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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 21:06

II est difficile d'apprendre à un aveugle ce que c'est que la vue. Toutes les explications qu'on peut lui en donner ne réussiront pas à la lui faire com­prendre tant qu'il ne l'aura pas éprouvée: mais elles auront pourtant pour résultat de lui faire désirer de voir, et de lui donner du regret d'en être privé. On peut en dire autant des joies que donne la prière. Celui qui ne les a pas goûtées ne peut les comprendre, mais en lui prouvant que ces consolations ne sont pas des chimères, mais des réalités certaines, il con­cevra, avec le repentir de s'en être privé par sa négli­gence, la résolution de chercher à se les procurer. Que la prière apporte à l'âme la joie, nous en avons pour garants Dieu lui-même, la raison, le témoignage et l'expérience de tous les saints, et c'en est assez pour convaincre toute âme droite.

 

Quand Dieu parle, il a droit d'être cru. Or, voici sa parole : « La conversation avec la Sagesse divine n'a point d'amertume, il n'y a point d'ennui à vivre avec elle, on n'y trouve que joie et allégresse. »

 

« J'ai créé la paix comme fruit de la prière, » dit le Seigneur dans Isaïe. Il n'y a rien, en effet, qui rende l'âme paisible et sereine comme la prière, surtout dans les épreuves et les labeurs de la pénitence. « Quelqu'un d'entre vous est-il triste, qu'il prie. »

 

Or, voici comment Corneille de Lapierre commente ce texte : « Jésus-Christ était triste jusqu'à la mort au Jardin des Olives, il pria durant son agonie, et après il se leva avec intrépidité et se livra entre les mains des Juifs. La prière obtient de Dieu un secours, une force qui aide à triompher de la tristesse. Prier et s'entretenir avec Dieu, c'est déjà retrouver la joie et la consolation. Lors donc que vous êtes triste, n'allez pas chercher un soulagement chez vos amis, ni dans les festins, ni dans les concerts, ni dans les fables, mais bien dans la prière et les entretiens avec Dieu. Or, la tristesse a plus de puissance pour nous nuire que tous les démons. C'est par la tris­tesse que Satan triomphe des hommes; enlevez la tristesse et il ne pourra blesser personne. »

 

« Si quelqu'un de vous a l'esprit en paix, qu'il récite des psaumes. » Quoiqu'il soit utile à celui qui est triste de psalmodier, cependant cela lui est diffi­cile; mais celui qui à l'âme joyeuse se porte volon­tiers à chanter et à psalmodier, et la psalmodie con­serve et augmente sa joie et l'excite à louer Dieu. Saint Ephrem avait donc raison d'appeler la prière la consolation de ceux qui sont tristes, l'agrément de ceux qui sont dans la joie, le soulagement de ceux qui pleurent.

 

Et comment en pourrait-il être autrement ? La paix, la joie, le bonheur, sont un bien dont nous sommes avides, et que nous mendions souvent à la porte des créatures. Mais quelle est la source de ce bien? Quel est le principe de tout bien, sinon celui de qui descend tout ce qui a l'être, et qui seul a donné à chaque être tout ce qu'il a de bon, Dieu par conséquent?

 

Nous ne trouvons rien dans ce qui existe qui ne vienne de lui, rien dans les joies, dans les plaisirs du monde qu'il n'ait pas à un degré infiniment supérieur. Dieu est la félicité parfaite, le bonheur suprême, la source inépuisable de toute paix, de toute joie, de tout bien. S'en approcher souvent par la prière, c'est s'approcher du bonheur.

 

« Ne vous y trompez pas, vous crie saint Bernard, ne vous laissez pas séduire au point de croire que votre âme n'ait pas autant de plaisir dans les joies spirituelles que dans les sensations du corps. Les plaisirs de l'âme, c'est Dieu même, et Dieu n'aurait pas le pouvoir de donner autant de joie à votre cœur que la chair d'un animal mort en donne à votre palais, qu'un son harmonieux à vos oreilles, qu'un parfum exquis à votre odorat! »

 

Saint Augustin dit : Celui qui cherche Dieu cherche la joie. Celui qui s'éloigne de Dieu fuit son bonheur, sa paix, les vraies consolations. « C'est moi, dit en effet le Seigneur, c'est moi qui vous consolerai. » Aussi est-il écrit qu'il n'y a point de paix pour l'impie. On voit des gens qui ont abandonné la prière courir après les fêtes, les plaisirs, les festins, les divertissements: on les dirait heureux; et ceux qui n'y entendent rien le croient peut-être. Hélas! Ils ne font que s'étourdir et  chercher à dissiper cet inexorable  ennui, qui, fait le fond de la vie humaine'' depuis que l'homme a perdu le goût de Dieu, comme l'a dit Bossuet.

 

Saint Augustin, lui aussi, avait fui loin de Dieu; mais, revenu de ses égarements, il lui disait, instruit par l'expérience: « Ce que je sais certainement, c'est que sans Vous rien n'est bien pour moi, et que toute abondance qui n'est pas mon Dieu n'est que détresse. C'est que Vous nous avez faits pour vous, Seigneur; et notre cœur est dans le trouble tant qu'il ne se repose pas en vous. »

 

Or, la prière, ce sont-les pas par lesquels l'âme monte vers Dieu ; ce sont les mains qu'elle tend vers lui pour lui demander son secours ; ce sont les bras avec lesquels elle l'étreint et cherchent s'unir à lui. L'âme malheureuse et coupable peut bien trembler un peu quand elle aborde celui qu'elle a offensé ; le prodigue, couvert des haillons de la misère, ne reve­nait pas à son père sans que son cœur éprouvât quelque saisissement ; mais dès qu'il eut dit: « Mon père, j'ai péché », et que son père courant à sa ren­contre l'eut serré dans ses bras, quelle ne dut pas être sa joie ! C'est celle qui attend toute âme cou­pable qui cherche Dieu, si elle le fait de tout son cœur.

 

Les saints sont là du reste pour nous l'apprendre. « Les larmes de ceux qui prient, dit saint Augustin, sont plus douces que les joies de théâtre. » Et saint Bernard : « Dans la prière, dit-il, on boit le vin qui réjouit le cœur de l'homme, le vin du Saint-Esprit qui enivre l'âme et lui fait oublier les plaisirs grossiers de la terre. Il arrose et rend ainsi féconde une con­science desséchée. »

 

Saint J.-B. Vianney, curé d'Ars, disait : « La prière est un avant-goût du ciel ;   c'est un miel qui descend  dans l'âme. Les peines se fondent dans une prière comme la neige au soleil. »

 

Mais voici un soldat, un général, qui parle comme les Pères de l'Église et comme les saints. En 1876, le général de Sonis écrivait à un de ses amis : « Je ne connais rien de consolant comme la prière. » Et, certes, il avait eu besoin d'y chercher sa joie dans sa longue carrière, et, en particulier, dans la guerre de 1870, si désastreuse pour la France.

 

Qu'on lise la vie des saints qui, après tout, sont les plus heureux des hommes, et pour qui sont assuré­ment les plus grands bonheurs d'ici-bas. On les verra presque tous puiser dans leurs entretiens avec Dieu des joies ineffables qui rayonnaient parfois sur leur visage. « Mon âme, disait David, a refusé les consolations de la terre ; je me suis souvenu de Dieu, et j'ai été réjoui. »

 

Les joies qu'éprouvaient les saints dans la prière étaient parfois telles qu'ils n'en pouvaient soutenir le poids ; et ils étaient obligés de s'écrier: C'est assez, Seigneur, c'est assez! D'autres fois, ils éprouvaient une peine indicible à s'arracher à leur commerce avec Dieu ; c'est ainsi que saint Antoine, après avoir passé la nuit en prière, se plaignait au soleil de ce qu'il venait l'en distraire.

 

Qu'on ne s'imagine pas que ce soit là, des faits d'un autre âge et que l'esprit de prière ait abandonné notre terre.

 

Dans le cours de notre ministère, nous avons ren­contré, dans les diverses catégories de fidèles, des âmes dont la prière était la grande consolation, qui ne pouvaient s'arracher à leurs entretiens avec Dieu qu'en éprouvant une peine plus vive que celle d'un enfant altéré qu'on arrache du sein de sa mère, et qui avaient hâte de revenir à la prière comme à une source abondante de délices, dès que cessait l'obs­tacle qui les en avait détournées.

 

Et pourquoi recourir à ces exemples ? Ne suffit-il pas d'en appeler à l'expérience de nos lecteurs? Il serait bien à plaindre celui qui n'aurait jamais rien ressenti des joies de l'âme. Qui, parmi les chrétiens, n'a pas eu un jour, une heure dans sa vie, où il a goûté les douceurs de la prière, à l'époque d'une pre­mière confession, d'une première communion, par exemple, ou à la suite d'une retraite ou d'une mis­sion dont il avait suivi avec ferveur les exercices ?

 

Dieu n'a pas changé depuis : la prière a toujours les mêmes charmes. Si nous n'en jouissons pas, c'est que nous ne nous y appliquons pas ou que, du moins, nous ne le faisons pas avec assez d'attention et de ferveur.

 

Il arrive parfois, d'après saint Thomas, que la prière a sa valeur méritoire et qu'elle nous obtienne des grâces sans apporter à l'âme de grandes consolations parce que nous n'y mettons pas l'attention voulue.  

 

Prions avec l'application et la ferveur qui convient et nous ne tarderons pas « de sentir et de voir combien le Seigneur est doux ».

 

Extrait de LA CLÉ DU CIEL  (1904) Père Berthier.

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 20:12

Lorsq'une grande calamité s'abat sur une nation, chacun doit payer de sa personne pour la conjurer. Mais n'est-ce pas surtout aux chrétiennes, favorisées de tant de appartient d'exercer un utile apostolat,   dans les milieux surtout où le prêtre ne peut avoir aucun accès ?

 

Nous l’avons dit ailleurs, on ne conçoit pas comment des personnes vraiment dévouées à la religion peuvent hésiter à rendre un service de cette importance à tel parent, par exemple, qu’elles savent exposé à la damnation éternelle. Est-ce la crainte qui retient ? Si ce parent courait un grave danger pour sa santé, sa vie, et qu'il ne vous fût pas possible de l'avertir sans éprouver une appréhension analogue, ne passeriez-vous pas au-dessus de ces vaines frayeurs ? Eh bien, la vie qui doit durer  toujours vaut-elle moins que celle d'ici-bas ?

 

Ah ! Combien de femmes regretteront un jour d'avoir ainsi été victime de la fausse honte ! Mais c'est surtout à l’heure de la mort qu’il faut s'armer de courage et refouler toutes les hésitation du respect humain, pour s'acquitter de son devoir car alors c'est bien un devoir pour les parents du moribond.

 

Un moment désagréable est bientôt passé ; après tout, que pourrait-on craindre ? Un refus, une parole de reproche ? La belle affaire ! « Les paroles frappent l'air, dit l'auteur de l'Imitation, mais elle ne blessent point la pierre. » Si vous êtes repoussée, vous offrirez à Dieu cette petite humiliation, voilà tout. Mais croyez bien que le plus souvent vos charita­bles avertissements seront accueillis avec reconnaissance et bonheur.

 

Un père de famille, atteint d'un mal incurable, se faisait illusion sur son état. Son fils, jeune homme vertueux, com­prit qu'il avait un devoir à remplir.

 

— Mon père, lui dit-il avec affection et douleur, vous sa­vez combien je vous aime.

 

— Oui, mon fils ; je n'en ai jamais douté.

 

— Eh bien, c'est parce que je vous aime, que je veux vous rendre le plus grand des services.

 

— De quoi s'agit-il, mon enfant ?

 

— Mon bien-aimé père... Ah ! Le Seigneur de­mande de vous et de moi un douloureux sacrifice... Les larmes ne lui permirent pas d'achever.

 

— Je comprends, cher enfant, et je te remercie... Embrasse encore ton père qui t'aime... Fais venir un confesseur ; je veux mourir dans les bras de Dieu.

 

Quel malheur pour un chrétien de penser que son père ou sa mère est peut-être en enfer, et qu'il aurait pu les empêcher d'y tomber ! Comme il faut, aux approches de la mort, redoubler de prières, de vigilance et de soins dévoués !

 

Une jeune fille, sur le point de mourir, embrassa sa mère et lui dit tout en larmes :

 

— Je n'ai pas peur de la mort, non ; j'ai aimé le bon Dieu, j'ai confiance qu'il me réserve une belle couronne. Mais une pensée trouble mon bonheur. Depuis longtemps vous ne vous êtes pas approchée des sacrements ; je mourrai donc privée de la consolation de vous savoir en paix avec le Seigneur, et sans l'espoir de vous revoir un jour au ciel. Quoi ! Un jour je serais au ciel et ma pauvre mère serait damnée ! Et jamais je ne la reverrais partageant mon bonheur !...

 

Il était impossible qu'une mère résistât à de pareilles sup­plications.

 

Même auprès des personnes en bonne santé, on peut exer­cer un très fructueux apostolat. Une jeune enfant gémissait de voir son père travailler le dimanche. Un jour, elle lui dit avec une douce franchise :

 

Papa, pourquoi travaillez-vous le dimanche puis­que le bon Dieu le défend ?

 

— Mon enfant, répondit le père, il faut manger les diman­ches comme les autres jours, et pour manger il faut travailler.

 

— Sans doute, reprit l'enfant, et le bon Dieu y a pourvu en nous donnant six jours sur sept car en travaillant bien les six jours, on peut trouver de quoi manger le septième, sans travailler. Mais si vous trouvez que cela ne peut pas se faire, eh bien, soit je ne mangerai plus le dimanche, pour que vous ne soyez plus obligé de travailler ce jour-là, malgré la défense de Dieu.

 

Le père se rendit à cette leçon, et sa conduite ne tarda pas à devenir chrétienne.

 

Voici un autre trait, d'une grâce naïve, qui devrait bien donner un peu d'aplomb et de sainte hardiesse aux jeunes filles dont la timidité va jusqu’a leur (fermer la bouche) alors même qu’une rencontre apparemment providentielle sem­ble leur commander de parler.

 

Clément Brentano, célèbre écrivain allemand du XIXe siècle, obtenait de beaux succès littéraires, mais son incré­dulité le rendait malheureux. Il sentait un vide en son cœur, et une voix secrète le rappelait du côté de Dieu. Une lettre à Mgr Sailer fut suivie d'une réponse qui commença l'œuvre de sa réconciliation avec la religion ; mais ce fut une circons­tance toute particulière qui décida son retour aux pratiques chrétiennes. Se trouvant un jour dans un salon de Berlin, il remarqua la fille d'une des dames présentes, toute jeune enfant, dont l’air candide révélait la paix intérieure. Moitié sérieusement, moitié par plaisanterie, Brentano lui dit :

 

— Mon enfant, vous êtes plus heureuse que moi ; vous ne connaissez pas les chagrins et les soucis qui me rongent...

 

La jeune fille répondit sans se déconcerter, avec une ai­mable modestie :

 

— Monsieur, vous pouvez être heureux, si vous le voulez ; vous n’avez qu'une chose à faire; c’est de vous confesser.

 

On pense bien si le poète se récria à ce conseil. Il fit des objections à sa petite interlocutrice ; elle répliqua simple­ment, mais d'une manière nette, juste et décisive. Le croi­rait-on ? Cet entretien fut comme un trait qui perça le cœur de Brentano, et au mois de mars 1817 quelque temps après cette charmante scène, le grand homme allait se jeter aux pieds d'un prêtre.

 

Une pratique très recommandable consiste à signaler aux prêtres des paroisses les personnes malades et en danger de mort. Dans les grandes villes surtout, beaucoup meurent sans se réconcilier avec Dieu, car ils n'ont pas même vu un prêtre qui ait pu leur parler de leur âme et de l'éternité.

 

Dans l'exercice du zèle, il n'y a rien d'aussi excellent que l'apostolat auprès des mourants, la prière pour ceux qui sont à l'agonie, les démarches et les pressantes instances pour qu'aucun pécheur ne meure sans recevoir les sacre­ments. En vérité, si nous réfléchissions aux grandes pensées de la foi, à ce terrible « Toujours souffrir, jamais sortir… c’est cela l’Enfer éternel ».

 

Pourrions-nous être aussi indifférentes au sort des malheureux qui vont comparaître devant Dieu !

 

Extrait de  LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-trois-prieres-pour-les-mourants-95808008.html

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 20:40

S. S. Paul VI aura, le 26 septembre, 117 ans. Nous voulons vous inciter, chers amis catholique, a demander avec nous, a la Divine Providence, qu’Elle intervienne en sa faveur, afin que bientôt finisse son exil.

 

A son retour, il pourra avec le soutien de la Grâce Divine, dénoncer à la face du monde entier que l’église de Rome actuel, n’est pas Celle que N.S. J.-C. a fondé, mais la Grande prostituée de la fin des temps, que Saint Jean a annoncé dans son apocalypse.

 

Nous sommes avec vous saint père et nos prières vous accompagnent.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:45

15e DIMANCHE APRES LA PENTECOTE (21 septembre) selon la liturgie traditionnelle. Compassion de Jésus pour la veuve de Naïm, qui avait perdu son fils unique. L'Évangile de ce jour nous montre la compassion du Seigneur pour la veuve de Naïm, qui avait perdu son fils unique.

 

Une autre mère, l'Église, pleure sans cesse sur la mort spirituelle de tant de ses enfants qu'elle voudrait reconduire à la grâce de Jésus-Christ. Rappelons-nous donc que si nous avons perdu sa grâce par le péché, notre Sauveur fondé son Église, dans laquelle nous pouvons nous relever par la vertu de ses sacrements.  (Ce qui n’est plus le cas avec cette église conciliaire apostate.) (note d’elogofioupiou)

 

Introït. Prêtez l'oreille, Seigneur, et exaucez-moi; sauvez votre serviteur qui se confie en vous; ayez pitié de moi, Seigneur, car j'ai crié vers vous tout le jour. Ps. Consolez l'âme de votre serviteur, car c'est vers  vous, Seigneur, que  j'élève  mon âme.  Gloire au Père.

 

Collecte. Grâce à votre miséricorde sans fin, Sei­gneur, veuillez purifier votre Église et préservez-la; et puisqu'elle ne peut être sauvée que par vous, qu'elle soit toujours dirigée par votre grâce. Par notre Seigneur, etc. S. Ainsi soit-il.

 

Épître. Ga7. 5, 25-26; 6, 1-10. Mes frères, si nous vivons par l'Esprit, marchons dans la ligne de l'Esprit. Ne cherchons pas de vains succès; pas de provocations entre nous, pas de jalousies entre nous. Frères, si quelqu'un est pris en faute, vous qu'anime l'Esprit, redressez-le dans un esprit de douceur; et ouvrez l'œil sur vous; vous pouvez, vous aussi être tenté. Aidez-vous les uns les autres à porter vos fardeaux, vous accomplirez ainsi la loi du Christ. Se croire quelque chose alors qu'on n'est rien, c'est se faire illusion. Que chacun examine sa propre conduite; il y trouvera de quoi être fier de ce qui lui revient, et non de ce qui revient à autrui; car chacun doit porter son fardeau person­nel. Que celui qu'on instruit de la Parole donne de tous ses biens à qui l'en instruit. Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce que l'on sème, on le récoltera. Qui sème en sa chair, récoltera, de la chair, la corruption; qui sème en l'Esprit, récoltera, de l'Esprit, la vie éter­nelle. Mis à la belle besogne, ne nous décourageons pas; le moment venu, nous récolterons, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, faisons du bien à tous, surtout à nos frères dans la foi. S. Rendons grâces à Dieu.

 

Évangile. Luc 7, 11-16. En ce temps-là, Jésus se rendit ensuite à une ville appelée Naïm; ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Comme il approchait de la porte de la ville, voici qu'on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve; et une foule con­sidérable de gens de la ville accompagnait cette femme. A sa vue, le Seigneur fut ému de pitié pour elle et lui dit: "Ne pleure point!" Il s'approcha, toucha le cercueil (les porteurs s'étaient arrêtés) et dit: "Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi." Le mort se redressa sur son séant et se mit à parler. Et Jésus le remit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu: "Un grand pro­phète a surgi parmi nous," disaient-ils, et encore: "Dieu a jeté les yeux sur son peuple." S. Louange à vous, ô Christ.

 

Offertoire. Espérant, j'ai attendu le Seigneur et il s'est incliné vers moi, il a écouté ma prière; et il a mis dans ma bouche un cantique nou­veau, une hymne à notre Dieu. »

 

Secrète. Permettez-nous, Seigneur, d'être tou­jours gardés par vos mystères et protégés contre les incursions du démon. Par notre Seigneur, etc.

 

Extrait du missel quotidien Saint-Joseph, 1962

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 18:27

14e DIMANCHE APRES LA PENTECOTE, (le 14 septembre, selon la liturgie traditionnelle de la vraie Église)

 

La providence divine prend soin des oiseaux du ciel et des lis des champs. Et nous, "gens de peu de foi," nous mettons tant d'intérêt anxieux dans les choses tempo­relles que nous négligeons nos devoirs religieux. Si nous cherchons d'abord les choses surnaturelles, nous pouvons compter sur le secours paternel de Dieu dans les choses temporelles.

 

Introït. Dieu, notre protec­teur, voyez la face de votre Christ; vraiment, un jour dans vos parvis vaut mieux que mille ailleurs. ps. Que vos demeures sont aimables, Seigneur des armées! Mon âme languissante se con­sume à soupirer après les parvis du Seigneur. Gloire au Père.

 

Collecte. Que votre perpétuelle bonté soit la gar­dienne de votre Église et comme, sans vous, l'humanité mortelle ne peut que se tromper, assistez-la constamment, préservez-la du mal qui la menace et conduisez-la vers le salut. Par notre Seigneur, etc. S. Ainsi soit-il.

 

Épître.   Galate. 5, 16-24. Mes frères, laissez-vous conduire par l'Esprit, et vous ne donnerez pas satisfaction aux désirs de la chair, car les désirs de la chair s'opposent à ceux de l'Esprit, et ceux-ci à ceux de la chair; il y a entre eux opposition, et c'est pour cela que vous ne faites pas ce que vous voudriez. Mais si l'Esprit vous mène, vous êtes indépendants de la Loi. On sait ce que produit la chair: débauche, impureté, libertinage, luxure, idolâtrie, magie, inimitiés, discordes, jalousies, empor­tements, cabales, dissensions, factions, envie, meurtres, ivrognerie, orgies et autres excès de ce genre. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait: ceux qui s'y livrent n'hériteront pas du royaume de Dieu. Le fruit de l'Esprit au contraire, c'est charité, joie, paix, patience, affabilité, bonté, longanimité, douceur, fidélité, modestie, continence, chasteté. Contre telles choses, point n'est besoin de loi. Or les hommes de Jésus-Christ ont crucifié la chair avec passions et ses convoitises. S. Rendons grâces • Dieu

 

Évangile. M.att. 6, 24-33. En ce temps-là, Jésus lit à ses disciples: "Nul ne peut servir deux maîtres; ou bien il faut haïr l'un et aimer l'autre, bien se vouer à l'un et faire fi de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C'est pourquoi vous dis: Ne vous tracassez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez; ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, le corps plus que le vêtement? Re­gardez les oiseaux: ils ne sèment pas, ne moisson­nent pas, n'engrangent pas, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? Qui de vous peut, à force de soucis, pro­longer d'une seule coudée la longueur de sa vie? Et pourquoi vous tracasser pour vos vêtements? Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent. Cependant, je vous le dis: Salomon lui-même, au comble de l'opulence, n'était pas vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu donne tant d'élégance à la plante champêtre qui pousse aujourd'hui et sera jetée au feu demain, n'en fera-t-il pas bien davantage pour vous, gens de peu de foi? Il ne faut donc pas vous tracasser à dire: Que manger? Que boire? Comment nous vêtir? Tout cela, ce sont les préoccupations des païens; mais votre Père céleste sait bien que vous en avez be­soin. Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice; et l'on vous donnera tout le reste par surcroît." S. Louange à vous, ô Christ.

 

Secrète. Seigneur, nous vous en prions, concédez-nous la grâce d'être purifiés par ce sacrifice salu­taire et d'obtenir la faveur de votre Majesté. Par notre Seigneur, etc.

 

Extrait du missel quotidien Saint-Joseph, 1962

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 00:04

  « Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu et, comme l'avait prédit Siméon, un glaive de douleur transperça son âme. Impuissante, elle voit son enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir

 Lacompassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d'obtenir, la palme du martyre.

Célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle, la fête des Sept Douleurs de la Sainte Vierge fut étendue par Pie VII à toute l'Église, en 1817, afin de rappeler les souffrances qu'elle venait de traverser dans la personne de son chef d'abord exilé et captif, puis délivré grâce à la protection de la Vierge. Sa Sainteté Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe, et en 1912, il l'a fixée au 15 septembre où elle prend la place du jour octave de la Nativité de Marie

.                 Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion nous montre la part qu'elle prit au sacrifice de Jésus, sachons voir dans la seconde, au Temps après la Pentecôte; toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l'Église,l'épouse de Jésus, crucifiée à son tour, et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s'accroît dans les temps de calamités »

   « La Passion de Ma Mère est plus négligée encore que la Mienne. Commencez par elle et venez ensuite à la Mienne. »NSJC

         Notre-Dame parle de sa passion à Sœur Marie du Sacré-Cœur

                 «  Un jeudi soir de la semaine sainte, je me transportai par la pensée sur le haut du Calvaire. Là, je vis le Sauveur Jésus en croix et Marie debout au pied de la croix. Je n'ai jamais vu de spectacle qui m'ait émue de compassion comme celui que j'eus alors sous les yeux. J'aurais voulu être en croix à la place de Jésus qui souffrait pour moi, j'aurais voulu consoler Marie qui venait de sacrifier son Fils pour moi.

                 Je m'approchai de Marie, et je vis ses yeux s’arrêter sur mes yeux. Son regard m’arracha des pleurs. Elle vint à moi, essuya mes larmes et me dit: « Ma fille, j'ai voulu vous montrer l'état dans lequel m'avait mise la Passion de mon Fils et vous faire comprendre tout ce qu'a souffert mon cœur de Mère.

                En ce moment s'est réalisée la parole du Saint vieillard Siméon, m'annonçant qu'un glaive de douleur percerait mon âme. J'avais vu mon Fils livré par un de Ses disciples, conduit par une soldatesque barbare, flagellé; couronné d'épines, dépouillé de Ses vêtements; je Le voyais à cette heure cloué sur la Croix élevée entre le ciel et la terre.

                 Ah! Vous ne comprendrez jamais l'excès de mes souffrances en ce moment de la Passion de mon Fils; je souffrais tout ce qu'Il souffrait de la part des soldats, de ses juges, de ses bourreaux; j'étais crucifiée avec Lui. Oui, mon âme et ma bouche disaient bien haut à Dieu : `« Mon Dieu, que ce calice, s'il est possible, passe loin de moi ! Mais, sachant que par la mort de mon Fils le monde devait être sauvé, j'ajoutai: « Que Votre volonté soit faite et non la mienne. «Combien douloureux a été pour moi le glaive de la justice de Dieu perçant le Cœur de mon Fils, et perçant aussi mon cœur! Sera-t-il jamais douleur pareille à cette douleur? Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils m'ont coûté cher, ma fille ; combien ce rachat m'a fait souffrir ! Il ne m'a point coûté la vie ; mais il a coûté la vie de mon Fils, et, en ce moment, la vie m'était plus douloureuse que ne l’eût été la mort.

               Telle n'était point la volonté de Dieu; Il voulait la Mort de mon Fils et non ma mort, et j'ai vu mourir mon Fils, j'ai supporté, j'ai conservé ma vie avec soumission à Sa Sainte Volonté.

               Ma fille, vous aurez beaucoup à souffrir dans votre vie; vous aurez beaucoup de tribulations à supporter: quand vous n'aurez plus ni force ni courage, venez dans mon cœur, il vous relèvera et vous soutiendra.

 Venez dans mon cœur, il vous donnera patience et soumission;

 Venez dans mon cœur, il vous consolera;

 Venez dans mon cœur, il guérira toutes vos blessures et vous fera croître par la patience en mérite devant mon Fils.

                 La souffrance est le chemin du salut, le sentier qui mène à la patrie, le combat qui assure la couronne; c'est le signe de ralliement avec mon Fils, c'est le drapeau des soldats qui marchent sous Ses ordres. »  

 

http://amdg.over-blog.fr/2014/09/stabat-mater.html

 

 

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 19:25

Voila une expression qu'on entend souvent autour de soi et qui donne naissance à bien des procès, d'où surgissent des haines entre les familles, et la ruine de plusieurs d'entre elles.

 

Mais pourquoi les hommes exigent-ils si impérieusement ce qu'ils estiment leur revenir en justice, pourquoi sont-ils à cheval sur leurs droits, selon l'expression populaire ?

 

C'est la cupidité ou l'opiniâtreté qui pousse à ne céder en rien.

 

Quelle déplorable passion ! Quel amour-propre mal placé ! C'était la réflexion que je faisais involontairement l'autre jour en voyant un gamin emplir une cruche d'eau à une fontaine. Arrive un autre gamin qui prétend passer le premier et re­pousse la cruche du pauvre garçon. « La fontaine est pour tout le monde, déclare-t-il, j'ai aussi bien que toi le droit d'y pui­ser. » L'autre répond qu'elle est avant tout au premier occu­pant. Et alors voilà une rixe, au cours de laquelle l'un des combattants a un œil poché et l'autre sa cruche cassée ! N'est-ce pas bien joli ?...

 

Hélas ! Que de personnes ne sont pas plus sensées que ces deux gamins ! Et même des personnes qui se piquent de vi­vre en bonnes catholiques, en fidèles observatrices de la Loi évangélique... Comment est-il possible de pousser jusque-là l'illusion !

 

Dernièrement, je fis aussi la rencontre d'un cam­pagnard, qui m'avait longuement entretenu, l'année dernière, d'un procès à propos de deux lopins de terre labourable, dont un parent lui contestait la propriété.

 

— Eh bien ! Lui dis-je, est-ce terminé ?

— Oui, me répond-il froidement, c'est terminé...

— Bravo ! Les deux lopins sont donc à vous ?

— A moi ? Ma loi, non.

— A votre adversaire ?

— Pas davantage.

— Mais à qui donc alors ?

— L'un appartient maintenant à mon avocat, et l'autre à l'avocat de mon adversaire...

 

 Et pourtant, ajouta-t-il, mon avocat m'a dit que l'affaire avait très bien fini, que je devais m'en féliciter, parce qu'il avait craint longtemps qu'elle n'eût pas un aussi bon résultat. »

 

Il paraît donc qu'en matière de procès tout «n'est pas bien qui finit bien», à moins que ce ne soit pour les avocats...

 

Il est arrivé dans mon pays de montagnes, où l'on nourrit beaucoup de chèvres, une singulière aventure dont deux de ces animaux furent les acteurs. Une chèvre bien grasse et ro­buste broutait toute seule dans un endroit fort escarpé. Elle avait grimpé de plus haut en plus haut, de roc en roc, le long des sapins, cherchant les touffes d'herbe et le serpolet qui poussaient par-ci, par-là, entre les fentes des pierres.

 

Enfin, elle se trouva au pied d'un talus si raide, que même une chè­vre n'y pouvait grimper. C'était comme si on eût essayé de gravir un grand mur. Mais il y avait un sentier très étroit qui tournait autour du rocher ; la chèvre le prit. Juste au mo­ment où elle arrivait de l'autre côté, elle se trouva face à face avec une autre chèvre qui était en marche dans le même sen­tier. Qu'y avait-il à faire ?

 

Le chemin était tout juste assez large pour une seule chèvre, de sorte que si toutes deux essayaient d'y passer, l'une d'elles, ou les deux tomberaient dans le précipice et se tueraient. Il n'y avait pas la place de se retourner.

 

Tandis qu'elles restaient à se regarder, un homme, qui passait à quelque distance, les remarqua et courut ap­peler ses voisins, dans un village proche delà, pour voir ce qui allait arriver.

 

Il y eut bientôt une assez grande foule de gens réunis au bas de la montagne. Avanceront-elles ? — Recu­leront-elles ? — Se demandait-on.

 

Enfin, l'une des deux chèvres, pliant d'abord une patte, puis l'autre, et se serrant contre le roc, se coucha par terre : alors l'autre passa dessus avec précaution ; après quoi, celle qui était couchée se releva lentement et toutes deux  poursuivirent leur chemin.

 

Les témoins battirent des mains en voyant ces chèvres si avisées s'en tirer si bien, car, supposé que ni l'une ni l'autre des deux n'eût voulu cé­der et se coucher par terre afin que l'autre passât sur elle, que serait-il arrivé ?

 

Toutes deux seraient mortes de faim, ou elles se seraient poussées pour passer, et seraient tombées du haut des rochers dans le précipice. Mais maintenant, la­quelle des deux chèvres faut-il estimer davantage ?

 

C'est assurément celle qui a cédé et qui s'est couchée par terre.

 

Céder, oui, voilà bien ce qu'il y a de plus sage, de plus chré­tien, ce qui aussi nous prépare le plus de contentement. Ils l'avaient bien compris les habitants du village de Solles, qui, fatigués de leur arpenteur géomètre dont la présence était une source de brouilles et de discordes pour les cultivateurs, résolurent de s'en défaire et, pour y parvenir, se promirent mutuelle­ment de ne jamais l'employer ; à coup sûr, le pauvre homme devrait aller chercher fortune dans une autre localité.

 

Mais, pour se passer du géomètre, on convint que chacun, au lieu d'empiéter sur la terre du voisin, resterait vingt-cinq centimètres en deçà de la ligne de démarcation. Ainsi fut-il fait, et le géomètre délogea.

 

Lectrices chrétiennes, le procédé de ces braves paysans pourrait nous suggérer à toute une excellente pratique. Au lieu de tant parler de nos droits, et de chercher à nous gran­dir au détriment du prochain, restons un peu en deçà de ce que nous croyons avoir le droit d'exiger...

 

D'autre part, au lieu d'oublier nos devoirs, faisons un peu au delà de ce qu'ils ré­clament de nous ; servons à autrui une bonne et large me­sure.

 

Il n'y aura bientôt plus ni disputes, ni procès.

 

Si seulement ce moyen était mis en pratique dans la fa­mille, surtout entre frères et sœurs, que d'avantages il en résulterait !

 

Quelle paix et quelle douce intimité remplacerait bientôt les mécontentements, l'aigreur, le murmure et la chicane!

 

Oh! Faisons-nous une loi de pratiquer la charité chrétienne, et nous n'éprouverons aucune peine à suivre le conseil qui vient d'être formulé !

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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