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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:59

Satan et la complicité des hommes.

Le Diable, en effet, ne parviendrait pas à régner sur le monde sans la complicité de la malice des hommes. Mais, cette complicité de notre malice étant admise, il lui est facile d'animer et coordonner la révolte des méchants pour en décupler la puissance.

 

En effet, quand on étudie les manifestations du mal et de l'erreur tout au long des siècles, on est surpris par l'étonnante unité, l'extraordi­naire constance, la patiente persévérance de cette marée de maux et de forces subversives. Or, précisément, ce spectacle est étrange. Normalement, l'erreur et le mal, par le fait même qu'ils sont «manque d'être» et désor­dre, ne devraient pas avoir ce caractère d'incontestable unité dans leur évolution et de force ordonnée dans leur progression. Or, en dépit des conflits aigus, des guerres sauvages, des sanglantes rivalités, qui font s'entredétruire constamment les troupes de l'erreur, on ne peut pas ne pas être frappé de l'extraordinaire persistance et continuité de ce que tant d'anarchie semblerait vouer, au contraire, à la plus rapide disparition, sinon à la plus dérisoire des impuissances.

 

Que le mal et l'erreur soient sans cesse renaissants, rien de plus nor­mal. Notre nature viciée originellement suffit à l'expliquer, mais que l'erreur et le mal arrivent à se manifester en un courant de puissance orga­nisée, universelle et telle qu'il parvient à s'opposer victorieusement à l'énergie autant qu'à la ténacité des meilleurs, voilà ce que la seule nature humaine ne saurait expliquer, au moins à ce degré. Derrière l'anarchie des mensonges et de tant d'entreprises impies au cours de l'histoire, on est frappé par l'action d'une puissance qui, si l'on peut ainsi parler, orga­niserait, disciplinerait ce chaos, assurant, en quelque sorte, sa transmission et sa démultiplication.

 

M. Marquès-Rivière lui-même, au terme de sa très naturaliste « His­toire des Doctrines Ésotériques » s'est vu embarrassé par cette énigme. Et lui aussi vient à se demander comment expliquer cette permanence et cette universalité. Il écarte, il est vrai, « la théorie facile d'un Satan inspirateur officiel et quasi-automatique de toutes les hérésies à travers le « temps et l'espace... » Mais pour proposer quoi ? Une interrogation... Seulement ? Mais où il est question « d'une source d'inspiration incessante dans les plans subtils de l'être qu'elle a justement la prétention « de pénétrer et de dominer ! »

 

La chute en est fort belle... Pourtant la formule nous suffit.

 

M. Marquès-Rivière a bien constaté la nature de l'opération. Restait à déterminer l'organe qui l'exerce. Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, l'his­torien naturaliste s'y est refusé. Mais un catholique, lui, ne manquera pas d'admirer une formule dont les termes contribuent, malgré tout, à donner une description assez exacte de l'action que l'Enfer ne peut man­quer d'exercer en ce genre d'affaires... « Source d'inspiration incessante »... ayant « la prétention de pénétrer et de dominer »... et qui s'exerce « dans les plans les plus subtils de notre être... » Pour du naturalisme, ce n'est pas mal.

 

« Si j'étais le diable, notait (il y a 170 ans) Alban Stolz, soit en 1845, et que le peuple « me choisît pour son député au Parlement, j'y ferais une motion, une  seule, qui procurerait à l'Enfer le plus de clients possible; je proposerais « de séparer complètement l'école de l'Église. »

 

En vérité voilà qui peut donner une très juste idée de l'action satanique qui nous intéresse le plus en ce chapitre.

 

Si l'intelligence d'un homme peut concevoir telle mesure plus suscep­tible de servir la cause de l'Enfer, on peut être assuré que Satan n'a pas manqué d'y penser lui aussi. Si une telle mesure a été prise, il serait puéril de croire que les diables s'en désintéressaient et s'en étaient allés baguenauder ailleurs pendant qu'on la prenait.

 

Si par-dessus tout, l'histoire nous révèle un ensemble gigantesque et pratiquement universel d'organisations, opérations, transformations socia­les, dont le moins qu'on puisse dire est que cet ensemble apparaît comme la plus effroyable entreprise qu'on ait jamais vue pour saper la foi dans les âmes  et arracher le christianisme de la vie des nations comme de la vie des individus, il est évident que tout l'Enfer est certainement déchaîné pour cette affaire.

 

Et donc, c'est très raisonnable qu'une telle entreprise peut être dite satanique. (« Le démon est le chef de tous les hommes iniques, enseignait déjà le Pape saint Grégoire, et tous les hommes impies sont les membres de ce chef.») (Sermon pour le premier dimanche de Carême).

 

Le parallélisme est, d'ailleurs, éloquent, qui consiste à rappeler d'une part ce que l'Enfer désire, ce qu'il cherche à réaliser, quelles sont les marques ordinaires de ses opérations et, d'autre part, ce que désire, ce que cherche à réaliser la Révolution, quelles sont les marques ordinaires de ses opérations.

 

Nous avons déjà dit les raisons de la haine de Lucifer contre le Dieu fait homme. Que la Sainte Vierge Marie se trouve comme englobée dans cette détestation, la chose va sans dire. Satan ne pardonnera jamais à une créature humaine d'avoir pu être élevée jusqu'à ce rang d'incompré­hensible dignité de « Mère de Dieu ».

 

Dans la logique de cette haine se trouvent aussi : la détestation de l'Église, Corps Mystique du Christ, la détestation des chrétiens, qui sont Ses membres, la détestation, enfin, de l'humanité comme telle, en tant qu'objet de la prédilection divine.

 

Avilir cette humanité, corrompre systématiquement les hommes, les voir sombrer dans les pires désordres et, finalement, dans cette « anima­lité » à laquelle ils participent par leurs corps, telle est l'ambition, très compréhensible en un sens, de ces purs esprits dévoyés qui ne nourrissent que mépris pour ces créatures de chair et de sang appelées à prendre leur place dans le ciel.

 

Pour atteindre ce but, anéantissement de ce qui peut aider ou soutenir la personnalité : cadres, corps ou moyens naturels d'éducation, ordre social, famille, propriété, etc. Anéantissement des élites par la suppression des corps intermédiaires. Réduction de l'humanité à l'état d'une « masse » amorphe et grégaire par l'anéantissement des nations..., sous l'autorité d'un pouvoir tout puissant et qui serait athée.

 

Pillages, attentats, révolutions, meurtres, exécutions sommaires, ter­reur, guerres de plus en plus atroces, telles sont les manifestations très caractéristiques de celui dont nous savons qu'il fut homicide dès le com­mencement.

 

Homicide, père du mensonge et prince des ténèbres ! D'où son horreur pour la vérité, pour la lumière, la clarté, la netteté. Persécuter, spolier, abattre la Sainte Église. Tout lui préférer, et d'abord les fausses religions, le schisme et l'hérésie.

 

Ruiner, saper, diminuer, sous-estimer l'autorité du pape. Combattre, chasser, massacrer les prêtres et les religieux. Corrompre ceux qu'on pourra séduire. Tout mettre en œuvre pour neutraliser l'enseignement de la bonne doctrine. Enrayer, sinon freiner les vocations, etc.

 

Telle est, à n'en pouvoir douter, la frénétique volonté et l'action per­sévérante de l'Enfer.

 

                                                       *   *   *

 

                                     SANS   SOUFRE,   NI   FUMÉE

 

« L'antéchrist ne s'appellera pas ainsi ; s'il le faisait il n'aurait pas d'adeptes.

Il ne perlera pas un « maillot » rouge et ne vomira point de soufre. Il arrivera déguisé comme le grand hu­maniste ; il parlera de paix et d'abondance. Il protégera la science, mais seulement pour que les fabricants d'armes se servent d'une merveille de la science pour détruire l'autre. Il parlera même, parfois, du Christ, et il dira qu'il fut l'homme le plus grand qui n’ait jamais existé. Au milieu de son amour apparent de l'Humanité et de ses paroles attendrissantes sur la Liberté et l'Égalité, il gardera un grand secret qu'il ne dira à personne. Il ne croira pas en Dieu.  Nous vivons  les jours de l'Apocalypse...  ».  

 

En 1965, ce massage de S. Exc. Monseigneur Fulton Sheen, évêque auxiliaire de New York, mettait l'accent sur la nature du travail de Satan.  Soit déjà plus 50 ans.

 

Il (Satan) intervient rarement « en personne » avec des mani­festations nauséabondes et infernales. Les sacrilèges eux-mêmes ne sont que le débordement accidentel du sata­nisme contemporain.

 

De tels moyens sont inutiles quand le diable tient déjà les âmes par les mœurs et les institutions.  Ainsi un bon socialisme, l'expansion légale des crimes contre la vie, la prolifération de ceux que l'Écriture appelle « in­fâmes » ou « abominables », voilà qui pousse à leur perte plus d'âmes que les fureurs isolées de quelques démonia­ques.

 

Ne jamais oublier  que : "Si j'étais le diable, et si le peuple me choisît pour son dépu­té au Parlement, j'y ferais une motion, une seule, qui procurerait à l'Enfer le plus de clients possible; je proposerais de séparer complètement l'école de l'Église."   (Alban Stolz)

 

FIN

 

Récitons tous les jours cette prière : http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

Extrait d’une brochure de M. Robert Kothen : L'ACTION SOCIALE DE SATAN

 

elogofioupiou.over-blog.com

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 10:54

E. — LA TACTIQUE DU DIABLE.

Nous voudrions ici esquisser en gros traits quelques lignes générales de la tactique qu'emploie le démon pour pervertir le monde. — Comme le dit très jus­tement de Rougemont : « Le réel... est gouverné par des structures de forces ou des ensembles dyna­miques» et le diable possède un dynamisme tout particulier pour mettre l'humanité à son service.

 

1° Le démon est Père du mensonge.

 

Ici encore de Rougemont précise ce rôle, disant :

« Son essence étant précisément le déguisement, l'usurpation des apparences, le bluff éhonté ou subtil, bref, l'art de faire mentir les formes. ... l'oeuvre du diable au temps présent, en face de nous et parmi nous, c'est le grand truquage » (DE ROUGEMONT, La Part du Diable,  p.   17.).

 

C'est ainsi qu'il répand de par le monde les faux systèmes, les hérésies et les erreurs ; les préjugés et les malentendus. Il tente d'obscurcir, sous toutes les formes possibles, la raison.

 

Une manifestation classique de son action est d'écarter toute idée de la mort ; et l'on sait que sous son influence on organise autour des moribonds la consigne du silence et du mensonge : les parents, les médecins, les infirmières, les amis, tous mentent autour du malade. On crée ainsi autour de ce dernier une atmosphère diabolique qui a pour effet d'écarter le prêtre et peut-être de précipiter le mourant en enfer.

 

1) Parmi les faux systèmes de pensée qu'il invite à répandre, il en est qui professent un optimisme exagéré. C'est ainsi que depuis la fin du XIXe siècle on croit à tort que la science va résoudre tous les problèmes du monde.

L'humanité est destinée — grâce aux découvertes — à évoluer selon un progrès continu et elle avance à grands pas vers la reconstitution d'un paradis. W. Robinson a écrit que, pour certains de nos contem­porains, « l'Elysée est derrière le prochain coin » (W. Robinson, The Devil and Cad, p.  10.).

 

C'est ainsi qu'il porte à faire croire que la vie est déterminée et qu'elle nous conduit selon une ligne fatale vers les sommets. Par là même il anni­hile la personnalité, lui enlève sa liberté et toute responsabilité.

 

Nos vices sont affaires de glandes endocrines et de cellules nerveuses ; demain les progrès de la médecine en auront totalement raison ; ainsi la science construira une sainteté nouvelle.

 

2) Dans d'autres cas, Satan, organisateur du chaos, place les hommes devant des situations inextricables et désespérées et les fait blasphémer contre Dieu, transformé en une sorte de monstre trouvant son plaisir à tourmenter les hommes. Nous trouvons une frappante expression de ce nihilisme radical dans ce texte de Bertrand Russel :

 

« L'homme est le produit de causes qui ne pou­vaient prévoir ce qu'elles allaient réaliser ; son origine, son développement, ses espoirs et ses crain­tes, ses amours et ses croyances ne sont que l'aboutis­sement de chocs accidentels d'atomes ; aucun feu, aucun héroïsme, aucun effort de pensée ou de sen­timent ne peut faire survivre la vie individuelle au-delà de la tombe ; tous les travaux de tous les âges, toute la piété, toutes les inspirations, toute la gran­deur éclatante du génie humain tout cela est destiné à se perdre dans la mort immense du système solaire ; toutes les constructions faites de main d'homme doivent inévitablement être ensevelies sous les débris de l'univers en ruine, tout cela — bien que tous ne l'admettent pas — est à peu près certain, à tel point qu'un philosophe qui rejette ce point de vue ne peut espérer subsister ».

 

On retrouvera dans la « Nausée » de Sartre, l'exploi­tation de la même veine.

 

3) Satan invite aussi les humains à découvrir de faux remèdes aux maux présents : on versera dans les superstitions et les religions les plus étranges.

 

De Rougement nous prévient : « Tout porte à croire que nous allons entrer dans une ère de reli­gions aberrantes... ». Le diable va se baigner avec délices dans la grande confusion religieuse qui marquera la paix du XXe siècle.

 

On créera des religions synthétiques comme on a fabriqué du caoutchouc synthétique.

 

« J'imagine que Satan va nous offrir un choix con­sidérable d'Antéchrists. Tout et n'importe quoi ; sauf l'Évangile et la sobriété de la Croix. Il nous dira : « Faisons au moins du christianisme une religion comme toutes les autres, un écran entre l'homme et Dieu, une fantasmagorie psychologique où l'homme n'adore que son propre reflet ». Ce sera le temps de regretter les dictatures qui tuent les corps mais qui ne peuvent rien faire de plus ».

 

2° Le démon excite l'orgueil.

Déjà saint Augustin, faisant allusion aux applau­dissements qui saluaient ses discours, déclare que... « Ceux-ci l'emportèrent vers de « vaines chimères » car, dit-il, il y a plusieurs manières de sacrifier aux idoles ».

 

Satan cherche, en effet, à se constituer le centre de l'univers, et invite les hommes à penser de même.

 

On retrouve sur le plan social, cette influence diabolique quand on entretient certains groupes dans une atmosphère de serre chaude, et lorsque les mem­bres du groupe aiment à s'admirer mutuellement à l'intérieur d'un cercle fermé et préfèrent ne pas avoir de rapports avec l'extérieur pour ne pas s'y contaminer ! C'est ainsi que se créent les factions, les coteries, les cliques.

 

C’est en vertu de ce même principe faux que, par exemple, on tente d'enfermer la religion à l'inté­rieur même d'un groupe national ; en créant une religion nationale... et l'essentiel de la religion devient alors le développement du groupe national : on divinise la nation.

 

3° Le  démon  provoque  l'idolâtrie.

 

Le Prince des Ténèbres essaie de détourner les hommes vers un autre pôle d'attraction que le Christ, il forge de ses propres mains de nouveaux dieux qu'il présente à l'adoration des hommes, il fabrique des idoles.

 

Déjà saint Paul mettait en garde à ce sujet, les chrétiens :

 

« Je dis que ce que les païens offrent en sacrifice ; ils l'immolent à des démons et non à Dieu : je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.

 

«Vous ne pouvez boire à la fois au calice du Seigneur et au calice des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons... ».

 

Satan a imaginé un plan grandiose, une fois de plus il s'est transformé en ange de lu­mière et a voulu faire croire que le Christianisme s'était détourné de l'esprit de son Fondateur. Le Jésus auquel les chrétiens croient n'est pas le vrai, dit-il, c'est Lucifer qui va nous dire quel est le Jésus authentique.

 

Ainsi aux environs de 1910, il nous a présenté un Jésus libéral — et aujourd'hui il nous présente un Jésus marxiste. N'entendons-nous pas dire autour de nous que si Jésus revenait. Il ne reconnaîtrait pas pour ses disciples, les chrétiens de notre temps, mais bien les communistes ?

 

Ainsi un Christ nouveau — une idole — est con­struite selon les indications de Satan.

 

En d'autres circonstances, c'est l'Argent, la Nation, la Race, la Classe etc., qui sont chargées de jouer le rôle d'idole.

 

Saint Jean termine sa première Épître par ce» mots adressés aux premiers chrétiens : « Mes petits enfants, gardez-vous des idoles ».

 

4° Le démon maître des masses.

 

Déjà l'Écriture nous avait dit que le nom au diable est « légion » ; nous dirions maintenant « masse anonyme ».

 

Kierkegaard nous dit qu'aujourd'hui il y a de moins en moins de possessions diaboliques individuelles mais ce sont les masses qui sont possédées par lui.

 

Le démon craint, en effet, les réactions propres de la personne humaine, quand l'homme raisonne, quand l'homme veut, il y a beaucoup de chance que celui-ci s'aperçoive des stratagèmes employés par Satan et qu'alors il s'en écarte.

 

Or il y a aujourd'hui un moyen facile de noyer la personnalité d'un chacun dans une masse.

 

Dom Vomer nous dit à ce sujet : « L'influence du diable sur les masses humaines est sans doute beau­coup plus forte que la séduction qu'il opère sur des hommes particuliers. Les masses sont plus sujettes à la suggestion et tout ce que nous savons de la psychologie des foules nous porte à craindre que, mis à part le peuple chrétien, l'influence de Satan sur l'humanité soit un fait très réel ». Les démons sont d'après les paroles de saint Paul « les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Eh. VI. 12).

 

C'est ici surtout qu'Hitler fut un excellent instru­ment diabolique car il créa des « masses passion­nées», et priva des milliers d'hommes de leur con­science ; il provoqua dans un peuple entier une « in­conscience somnambulique ».

 

Ne déclarait-il pas lui-même : « Tous les grands mouvements de l'Histoire sont des éruptions vol­caniques de passions et de sensations spirituelles provoquées soit par la cruelle déesse de la misère, soit par la torche de la parole jetée dans les masses. Seule une tempête de passion brûlante peut changer les destinées d'un peuple ».

 

L'État totalitaire qui manœuvre les masses se pré­sente à celles-ci comme le Dieu Providence ; et du même coup le Dieu transcendant Maître de l'Univers se volatilise dans l'esprit de ceux qui se laissent gagner par l'hypnose de la foule.

 

S. S. Pie XII écrivait de son côté : « La masse est d'elle-même inerte... La masse attend l'impulsion du dehors, jouet facile aux mains de qui en exploite les instincts ou les impressions ».

 

C'est alors aussi le règne des slogans, des mots d'ordre qui se substituent à la conscience indivi­duelle.

 

On saisit ici le danger que constituent aujourd'hui les grands moyens de propagande tels : la presse, le cinéma, les modes, les spectacles, la radio, la télévision  etc.,  qui s'efforcent d'entretenir et de développer cet esprit de masse.

 

Nous serions tentés de dire que la grande offen­sive tactique de Satan se joue aujourd'hui sur ce front : il tente, sous des formes multiples, de déper­sonnaliser les individus et de les submerger dans une masse dont il est incontestablement le Prince.

 

Les mouvements de masses sont une proie de choix pour Satan.

 

On comprend dès lors que pour les sociologues, il soit indispensable de connaître les positions exactes de l’ennemi, qui ne cesse de fomenter des troubles dans les sociétés humaines.

 

Il faut estimer à sa juste valeur sa puissance.

 

Puissance sur les masses, puissance sur l'instinct, puissance sur l'imagination, puissance sur le monde païen... mais impuissance sur la raison, impuissance sur la volonté et impuissance devant la grâce. Saint Jean ne dit-il pas : « Celui qui est né de Dieu se garde lui-même et le malin ne le touche pas ».

 

Comme de Rougemont l'a écrit :

 

« Chaque homme vivant une vie responsable est une défaite pour le diable d'ores et déjà, pour les Tyrans aussi ; une défaite absolue et sans recours, un élément premier de l'ordre impérissable ».

 

Or cet élément premier doit s'encadrer dans un ordre cosmique et se réaliser dans un ordre social ; le premier nous étant donné, le second étant à donner ; le premier figurant la condition de possi­bilité de tout ordre personnel, le second sa condition de fécondité.

 

De plus nous avons des armes très efficaces pour lutter contre lui ; d'abord le jeûne et la prière, comme le Christ l'a dit lui-même : « Ce genre de démons ne peut être chassé que par la prière et le jeûne ».

 

Charles Wesley disait également : « Le diable tremble quand il voit le plus faible saint se mettre à genoux.»  Et surtout, nous avons la grâce du Christ et tout l'appareil de la sainteté chrétienne (quand elle n’est pas passé aux mains de l’ennemi).

 

De Rougemont a très bien établi le bilan de notre force anti-diabolique :

 

« J'oppose au diable toutes les choses dont il ignore la vertu et la splendeur. Je lui oppose les gages d'une confiance que n'atteindra jamais sa ruse. Je lui oppose la hiérarchie de l'ordre ; l'ordre céleste et le cri de guerre de l'Ange blanc ; l'ordre intérieur de la sainteté ; l'ordre cosmique et son discours immense ; l'ordre des lois jurées dans la cité ; l'ordre de la parole et l'ordre des vertus. Je lui oppose l'Esprit, l'Eau, et le Sang « qui rendent témoignage et les trois mots sont d'accord ». Je lui oppose le Feu des Langues, le Sel et l'Huile. Je lui oppose le Pain et le Vin.

 

Je lui oppose aussi les oeuvres des hommes où sa part a été consumée. Je lui oppose le bleu du ciel ».

 

De telle sorte que celui qui se penche sur la société des hommes pour en déceler les maladies et pré­coniser les remèdes adéquats, découvre que, pour faire reculer l'empire de Satan, il est nécessaire d'em­ployer des forces surnaturelles et en même temps d'appliquer dans le même but toutes ses énergies dans l'ordre naturel.

 

C'est de la conjugaison harmonieuse et de l'uti­lisation de ces deux forces que naîtra un ordre social chrétien.

 

A SUIVRE

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

Extrait d’une brochure de M. Robert Kothen : L'ACTION SOCIALE DE SATAN

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 18:40

D. — LE TÉMOIGNAGE DE L'HISTOIRE.

L’histoire contemporaine nous montre clairement qu'un long travail diabolique fût élaboré pour enfin enlever au monde le ferment chrétien qui le travaillait depuis plusieurs siècles, afin de le « laïciser ».

 

Aujourd'hui, le laïcisme a atteint tous les do­maines de la vie humaine et nous assistons réellement à un retour offensif du paganisme.

 

Les valeurs chrétiennes sont une à une remplacées par les valeurs païennes c'est-à-dire celles qui carac­térisent le royaume de Satan.

 

L'état de nature rédimée grâce à la Rédemption, n'est pas seulement complètement dévalorisé, mais rendu méprisable et déclaré indigne de la nature humaine. L'état de nature blessée, la nature marquée par le péché originel, est apprécié comme une noblesse héréditaire, comme la plus haute dignité de l'homme, comme la seule valeur à réaliser. Nous nous trouvons là, devant un déchaînement malfaisant, de l'action satanique.

 

1. Le Roman  d'aujourd'hui.

 

Dom Aloïs Mager distingue en particulier l'action du démon dans la littérature contemporaine.

 

Le roman, surtout français et russe, ouvre nos yeux à une réalité spirituelle nouvelle, au satanisme. Au­trefois, Nietsche découvrit déjà ces forces pro­fondes ; les écrivains français et russes étaient depuis toujours des maîtres dans l'étude de l'âme humaine. Ce furent eux qui, par leurs antennes spirituelles, extrêmement sensibles, pénétrèrent jusqu'aux sources mêmes de l'envahissement diabolique dans l'être hu­main. Ils arrivèrent à déceler de façon directe le souffle satanique comme une force motrice, et s'effor­cèrent de le traduire, dans une représentation artis­tique et en langage humain et d'attirer ainsi l'attention du monde contemporain sur la réalité nouvellement découverte.

 

On se souvient des oeuvres de Bernanos : « Sous le Soleil de Satan » et « Le Journal d'un Curé de cam­pagne ».

 

Du Bos étudia le satanisme d'André Gide, de Nietsche et de Dostojewski. Les descriptions de Dostojewski respirent un tel réalisme que Du Bos admet une collaboration directe de l'auteur avec Satan. Jamais auparavant, une plume n'avait dépeint avec un réalisme aussi fidèle le satanisme dans sa surhumanité.

 

2. Le   National - Socialisme.

 

Dans le national socialisme, le satanisme empiète sur une société humaine tout entière avec la prétention expresse d'attirer tout un peuple et, par celui-ci, le monde entier dans son orbite. Le Satanisme devient une manifestation de masse. Il devient une forme de vie et d'activité individuelle et sociale.

 

Un nouvel ordre mondial et humain devait surgir du Satanisme.

 

Un déclic fut donné et il sembla pendant long­temps que rien ne pourrait arrêter le mouvement dans sa marche victorieuse. Personne n'oserait nier que les puissances motrices du national-socialisme n'étaient pas produites directement par la triple con­séquence du péché originel.

 

Jamais encore, dans l'histoire humaine, universelle la concupiscence des yeux, la concupiscence de la chair et l'orgueil de la vie ne furent aussi con­sciemment, aussi délibérément vécus que dans le national-socialisme.

 

Il fut l’idolâtrie de la concupiscence des yeux, de la concupiscence de la chair et de l'orgueil de la vie.

 

Le Médium par lequel les démons voulaient édifier leur empire et détruire toutes les normes du droit et de la moralité fut Adolf Hitler.

 

Il n'y a pas, pour Hitler, de définition plus brève, plus pénétrante, plus compréhensive que celle-ci : Médium diabolique.

 

S'il est, à peu près caractéristique pour tous les médiums d'être des personnalités, moralement et psychologiquement inférieures, cela vaut à un degré exceptionnel pour un médium du démon. Celui que ne se laisse pas induire en erreur par une apparence trom­peuse, n'a jamais pu et ne peut pas reconnaître en Hitler une grande personnalité morale et psycholo­gique.

 

Au procès de Nuremberg, le maréchal Jodl disait de lui : « C'était une grandeur, mais une grandeur infernale ». Une grandeur diabolique est toujours une fausse grandeur. Pour l'imagination, accessible à l'in­fluence diabolique, des dimensions gigantesques s'édifient, mais pour la pensée dégrisée, elles se ré­duisent à une misérable caricature. C'est comme si Lucifer s'était un jour approché d'Hitler et lui avait fait cette promesse rapportée par saint Luc : « Le démon le conduisit sur une haute montagne et lui montra toutes les nations de la terre, en un instant, et lui dit : Je vous donnerai toute cette puissance et toute la gloire de ces royaumes car elle m'a été livrée, je la donne à qui je veux. Si vous vous pros­ternez devant moi, elle sera toute à vous... ».

 

Deux caractères marquent infailliblement le diabo­lique : le mensonge et l'homicide. Le mensonge et l'homicide sont l'essence du national-socialisme.

 

Jamais encore le mensonge et l'homicide ne sont devenus avec une telle décision froide, dans le calme de la réflexion, une aspiration consciente vers un but, le ressort vital, la raison de vivre de tout un peuple comme ce fut le cas dans le national-socia­lisme.

 

Pie XI, en disait qu'il était le mensonge incarné, a pu définir le national-socialisme d'une manière exacte. Le mensonge s'exprimait par tous les commu­niqués de la presse, par toutes les annonces de la radio. Ce que le national-socialisme pensait, disait, écrivait et faisait était mensonge ou accompli dans le mensonge.

 

Sur le mensonge était édifié le parti. Innom­brables sont les documents qu'on pourrait produire pour le prouver. Ils sont encore trop vivants dans la mémoire de tous pour qu'il soit nécessaire de les produire un à un. Le mensonge qui caractérise le national-socialisme n'est pas purement humain, il est essentiellement diabolique.

L'esprit de l'homme est fait pour la vérité. Dans certaines limites, il peut errer. Il peut être la proie de 1’erreur, servir fanatiquement l'erreur. Mais le men­songe dépasse l'erreur. Il est une altération consciente de la vérité.

 

Vivre du mensonge est contraire à l'essence de l'homme. Seuls des esprits comme le sont les démons peuvent essentiellement vivre dans le mensonge et du mensonge. Partout où le mensonge substantiel est devenu principe de vie, âme de la pensée, du vouloir, de l'agir, le diabolique joue de manière directe.

 

C'était le cas du national-socialisme. Il est diabo­lique par essence.

 

Une accumulation de cadavres marque la route suivie par le national-socialisme. Le jugement de l'histoire est déjà prononcé définitivement : les seuls coupables dans cette guerre avec ses millions de morts et de blessés ce sont Hitler et ses partisans immédiats. L'homicide fut le sommet de la manifestation de puissance du national-socialisme. Toujours détruire, voilà en quoi se montre la puissance du Satanisme. Dans les discours de Hitler et des dirigeants nazis, dans leur presse, aucune parole n'est autant dite et régulièrement répétée que celle de destruction, d'ané­antissement. Or, celui qui ne peut rien faire d'autre se détruit et s’anéantit lui-même. C'est une puissance apparente de l'impuissance.

 

Voilà précisément le secret du diabolique. Parce qu'il est impuissant en lui-même, le démon est lâche. Pour voiler son im­puissance, il remplace la puissance par la vantardise, les cris, les grands gestes, les faux succès éblouissants, les injures, le mépris. Ainsi était Hitler. L'homme vraiment puissant ne se vante pas, n’injurie pas, ne méprise pas. Le démon seul et son médium injurient et méprisent. Voilà les signes infaillibles de l'im­puissance diabolique. Nous retrouvons ici encore cette contradiction : une impuissance qui se donne comme puissance.

 

L'ouvrage « Kreuz und Hakenkreuz » (La Croix et la Croix gammée) de S. Excellence Mgr Neuhausler, évêque auxiliaire de Munich, synthétise l'essence et la caractéristique du national-socialisme comme suit : « Satan et le national-socialisme s'étaient associés : sataniques étaient le national-socialisme et sa haine du christianisme et des saints ; sataniques étaient la violence et la cruauté du national-socialisme ; sata­niques étaient les méthodes de lutte et d'enrôlement du national-socialisme ; sataniques étaient finalement la chute et la fin du national-socialisme ».

 

S. S. Pie XI avait d'ailleurs en termes précis dénoncés le national-socialisme en ces termes :

 

« Les expériences des dernières années mettent les responsabilités en pleine lumière : elles révèlent des intrigues qui dès le début ne visaient qu'à une guerre d'extermination. Dans les sillons où Nous Nous étions efforcé de semer le germe d'une paix sincère, d'autres répandirent — tel l'« inimicus homo » de la sainte Écriture (Matt. XIII, 25) — l'ivraie de la méfiance, du mécontentement, de la haine, de la diffamation, d'une hostilité de principe, soit voilée, soit ouverte, alimentée par mille sources et agissant par tous les moyens, contre le Christ et son Église. Eux, et eux seuls, avec leurs silencieux ou bruyants complices, sont aujourd'hui responsables si, au lieu de l'arc-en-ciel de la paix, c'est l'orage des funestes luttes religieuses qui se montre à l'hori­zon de l'Allemagne ».

 

3. Le communisme.

 

Si on cherche à découvrir, aujourd'hui, à travers la trame des événements contemporains, la trace de cette action diabolique, il n'est pas difficile de la trou­ver très nettement mise en lumière dans le commu­nisme.

 

En effet, le communisme se présente, nous dit Pie XI dans l’Encyclique Divini Redemptoris, comme une guerre totale déclarée à Dieu.

 

« Dans une telle doctrine, c'est évident, il n'y a plus de place pour l'idée de Dieu, il n'existe pas de différence entre l'esprit et la matière, ni entre l'âme et le corps : il n'y a pas de survivance de l'âme après la mort et par conséquent nulle espé­rance d'une autre vie ».

 

« De plus, la diffusion si rapide des idées commu­nistes, qui s'infiltrent dans tous les pays, grands et petits, civilisés ou moins développés, au point qu'aucune partie du monde n'y échappe, cette diffusion s'explique par une propagande vraiment diabolique, telle que le monde n'en a peut-être jamais vue ; propagande dirigée par un centre unique et qui s'adapte très habilement aux conditions des différents peuples ; propagande qui dispose de grands moyens financiers, d'organisations gigantesques, de congrès internationaux, de forces nombreuses et bien disciplinées ; propagande qui se fait par des tracts et par des revues, par le cinéma, le théâtre et la radio, dans les écoles et même dans les universités, qui envahit peu à peu tous les milieux, même les meil­leurs, si bien que le poison pénètre presque insensible­ment et toujours davantage les esprits et les coeurs ».

 

Dans un autre passage de la même Encyclique le Pape dénonce le communisme comme « un fléau satanique ».

 

D'ailleurs le Pape énonce un principe de valeur permanente :

 

« L'ancien tentateur n'a jamais cessé par ses promesses fallacieuses de tromper le genre humain.

 

C'est pourquoi, au cours des siècles, on a vu les bou­leversements se succéder jusqu'à la révolution ac­tuelle, qui est déjà déchaînée ou qui devient sérieusement menaçante presque partout, peut-on dire, et qui dépasse, par l'ampleur et la violence, ce qu'on a éprouvé dans les persécutions antérieures contre l'Église. Des peuples entiers sont exposés à retomber dans une barbarie telle que celle où se trouvait encore la plus grande partie du monde à la venue du Rédempteur. Ce péril si menaçant... c'est le communisme bolchevique et athée qui prétend renverser l'ordre social et saper jusque dans ses fondements la civilisation chrétienne ».

 

4. Autres manifestations sociales de Satan.

 

Mais il faudrait découvrir aussi cette même action diabolique dans d'autres manifestations sociales : telles que les lois imposant à tous les enfants une éducation sans Dieu ; ces décrets facilitant la pra­tique du divorce ; ces institutions favorisant la limi­tation des naissances ; ces régimes bâtis sur l'égoïsme économique ; ces Universités propageant une fausse science toute pénétrée de matérialisme ; ces fausses philosophies de la vie empoisonnant l'atmosphère que les peuples doivent respirer.

 

Des considérations que nous venons de faire, il ressort que l'étude des problèmes sociaux suppose qu'on s'attache d'abord à découvrir les causes natu­relles des maux qui frappent le genre humain ; mais si on veut toutefois remonter à la cause fondamentale des maux sociaux, on découvrira le mystère d'ini­quité.

 

Prenons, à titre d'exemple, la guerre que nous venons de subir : celle-ci trouve sa cause immédiate dans une série d'incidents internationaux, eux-mêmes dus à l'ambition de chefs d'État ; mais à y regarder de plus près, on voit que cette guerre est le fruit d'une fausse philosophie de la vie ; et cette dernière caractérise précisément le mystère d'iniquité.

 

Dès lors les catholiques qui s'attachent à trouver des solutions aux maux sociaux, doivent sans doute préconiser des réformes sociales qui jouent un rôle sédatif, c'est-à-dire qu'elles endorment le mal ou apportent une guérison provisoire, mais ils doivent surtout s'attaquer au démon, auteur et source du mal, et pour le combattre, il faut employer les moyens sur­naturels : la prière, la pénitence, l'usage des sacre­ments, la pratique des vertus chrétiennes, etc.

 

Les Encycliques pontificales qui traitent des ques­tions sociales dressent ce double programme devant les yeux des chrétiens : l'étude des réformes sociales et l'usage des moyens surnaturels.

 

L'abbé Furfey n'hésite pas à dire : « Nous catho­liques, nous possédons un bien très précieux dans notre doctrine du mystère d'iniquité. Cette doctrine contient, en effet, la solution des problèmes qui torturent notre monde désaxé.

 

Convaincus que le mystère d'iniquité est la cause fondamentale de tous les maux sociaux, nous pouvons donc attaquer ces derniers à leur source, par l'usage des moyens surnaturels. Là gît notre confiance dans la victoire. Par contre les incroyants ne peuvent se baser que sur les données de la pru­dence humaine ; or, celle-ci est vouée à l'échec. Utiliser des armes aussi peu solides pour attaquer les grands problèmes sociaux équivaut à vouloir couler un navire de guerre avec un revolver qui crache des petits pois ! ».

 

Mais nous, catholiques, nous devons profiter du fait que ces moyens surnaturels sont en notre possession.

 

Quand nous jetterons aux quatre vents tous les conseils de modération dictés par la prudence hu­maine, quand nous puiserons nos principes d'action dans le Nouveau Testament et dans la glorieuse tradition doctrinale de l'Église, telle qu'elle a été énoncée d'une manière très concrète dans les en­cycliques, quand nous accepterons à la lettre et avec une foi d'enfant, les doctrines très précieuses de la révélation, quand nous abandonnerons notre admi­ration servile pour les théories matérialistes, alors nous commencerons à marquer des victoires sur le mystère d'iniquité. Mais en attendant, nous ne ferons que marquer le pas.

 

Une seule puissance peut bannir le satanisme et le rejeter dans ses abîmes : la rédemption par le Christ telle qu'elle est appliquée par le Christianisme et l'Église. Car jamais le Christianisme et l'Église n'ont cessé d'affirmer qu’il n'y a de salut que par la Croix et notamment par la victoire morale sur la concupiscence des yeux, la concupiscence de la chair et l'orgueil de la vie.

 

Et c'est ainsi que la dernière domination de l'enfer sur les hommes et le monde sera détruite : « Ecce Crucem Domini, fugite partes adversae ».

 

A SUIVRE

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

 

Extrait d’une brochure de M. Robert Kothen : L'ACTION SOCIALE DE SATAN

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 10:41

Bonne et sainte année 2015 à toutes et à tous :

Offrir des vœux, c’est bien ; offrir une prière, c’est beaucoup mieux

Sainte Gertrude ayant, sur l'invitation de Notre-Seigneur, prié de cette manière pour les personnes qui lui étaient chères, notre Bon Sauveur usa envers chacune d'elles d'une compassion pleine de condescendance et d'amour, en remettant sous Ses yeux, dans la lumière de Sa connaissance divine, chacun de leurs besoins. L. 4, e, 5.  

Prière pour les AMIS « O bon Jésus, je Vous présente tous ceux qui se sont recommandés à mes indignes prières, et je les confie à cette divine connaissance et à cet amour qui sont en Vous, et qui Vous ont porté à descendre du Sein de Votre Père sur la terre pour sauver l'homme.  En union de cet amour, avec lequel Vous avez remis Votre esprit à Votre Père, je les remets et je les renferme dans Votre très doux Cœur; et je Vous offre et je Vous donne ce même Cœur divin, en union de l'amour qui Vous a fait unir ce Cœur humain avec Votre Divinité pour le salut des hommes : Je vous offre Votre Cœur, que Vous avez souvent donné à Vos amis , comme un gage spécial de Votre amour, afin que Vous y puisiez des biens à répandre sur ceux pour lesquels je Vous prie et je dois Vous prier. » -(C'est Jésus qui a appris cette prière à Sainte Gertrude » L.4, c.5.

Dites ensuite un « Notre Père » et offrez-le comme suit :   « Bon Jésus, je Vous offre cette prière pour Votre éternelle gloire, afin que par elle Vous répandiez Vos bienfaits sur Vos amis et sur mes amis en particulier, selon le bon plaisir de Votre divine tendresse. Ainsi soit-il. »

De la même manière, Sainte Gertrude offrit, à la grande satisfaction du Sauveur, un « Miserere »  pour les personnes qui lui étaient chères,   « Si vous voulez savoir combien il est utile de prier pour les autres, écoutez les paroles de Notre Sauveur à Sainte Gertrude: « Comme il est impossible que le cœur de celui à qui on transperce les pieds, reste sans douleur, ainsi il est impossible à Ma tendresse paternelle de ne pas regarder avec amour, et de ne pas enrichir de Mes miséricordes celui qui ne cesse de Me supplier par charité pour le salut du prochain, bien que, chargé de ses propres péchés, il reconnaisse qu'il a besoin le premier des effets de Ma divine Miséricorde. » L.5, c.75.

   Prière POUR LES ENNEMIS .Sainte Gertrude ayant récité la prière suivante, Jésus se prosterna devant Dieu Son Père, et offrit pour elle le fruit de toute Sa Très Sainte Vie, afin d'effacer tous les péchés qu'elle avait pu commettre. L. 4. c.

« Seigneur Jésus, en union de cette indicible douceur et de cet amour avec lesquels, même au milieu des inexprimables douleurs de Votre Passion et des tourments de Votre mort, Vous avez prié pour Vos bourreaux, en disant: Mon Père, pardonnez-leur ; je Vous supplie, du fond de mon cœur de daigner pardonner à tous ceux qui m'ont  offensé en quelque chose. Ainsi soit-il »  

Prières Inspirées de : http://amdg.over-blog.fr/2015/01/ora-et-labora-en-2015-plus-que-jamais.html

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 12:56

 

 

 

et DES  DETTES POUR LE PEUPLE

Je tiens à exprimer aies remerciements cordiaux à l'auteur, Sheldon Emry, pour ce merveilleux petit livre. Je lui dois une re­connaissance supplémentaire pour ne pas y avoir imposé de droits d'auteur. Ceci m'a permis de le réécrire et de le situer dans le contexte canadien.

http://liberty-tree.ca/research/Billions.for.the.Bankers

  http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?


—         ("L'inflation nous ruinera-t-elle?")

Cette étude sur la monnaie n'a pas de droit d’auteur. E11e peut être reproduite en totalité ou en partie dans le but d'aider le peuple canadien.

Les Canadiens, vivant dans un pays réputé comme un des plus riches en ressources naturelles per capita au monde, semblent toujours à court d'argent. Les épouses occupent des emplois en nombres jamais vus, ou travaillent à temps partiel les soirs et les fins de semaines, les enfants recherchent les petits travaux pour obtenir de l'argent de poche, la dette familiale grimpe toujours,

et les psychologues nous disent que les discussions au sujet de l'argent sont une des plus grandes causes des mésententes familia­les et des divorces. Nous pouvons nous apercevoir qu'une grande part de ces ennuis découle de notre système actuel de "monnaie-det­te".

Peu de Canadiens réalisent pourquoi les Pères de la Con­fédération ont inscrit dans l'Acte de l'Amérique du Nord Britanni­que (article 91, alinéas 14 et 15) que l'autorité législative du Parlement aurait le pouvoir de contrôler "Le cours monétaire et le monnayage" et "Les banques, l'incorporation des banques et l'émis­sion du papier-monnaie". Ils le firent, espérant avec ferveur qu'ils empêcheraient l'amour de l'argent de détruire le gouverne­ment démocratique qu'ils avaient fondé.

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:32

C. —  LE TÉMOIGNAGE DE LA THÉOLOGIE.

Les théologiens ont sans cesse insisté sur le rôle néfaste du démon, dont l'origine remonte au commen­cement du monde, quand Ève introduisit le péché dans le monde.

 

Le Concile de Trente énonce qu'à la suite du péché originel, les hommes furent faits esclaves du démon, prince de ce monde et de la mort et les Pères même du Concile insistent sur l'hostilité permanente qui met aux prises le genre humain tout entier avec Satan. — Celui-ci ne cesse de tenter le monde.

 

Déjà saint Augustin avait brossé un tableau de l'univers où se manifestait l'opposition entre le corps mystique du Christ et le corps mystique du diable (Cf.  R.   P.   Mersch,   S.   J.,  Le  Corps Mystique  du  Christ, t. 11 (Bruxelles, Ed. Universelle,  1936), p. 30, note 2.)

.

 

Saint Grégoire également parlait des païens et des pécheurs comme des membres du corps diabo­lique (id., p. 405.). Il déclare, par exemple : « Certes, le diable est la tête de tous les méchants, et tous les pécheurs sont membres de cette tête. Pilate ne fut-il pas membre du diable ? Pourquoi donc les Juifs persécuteurs et les soldats qui ont crucifié le Christ ne seraient-ils pas membres du diable ? » (Hom. XVI, 25.).

 

Saint Thomas nous montre de son côté, que le démon est à la tête de tous les méchants et qu'il exerce sur le corps de péché un réel gouvernement extérieur analogue à celui qu'un prince terrestre exerce sur la multitude qui lui est soumise. Pour reprendre l'expression de Job (Job XLI, a. 7.)  ; « Satan est le Roi de tous les fils d'orgueil ». On entre dans ce royaume par le péché.

 

1. L'Action  diabolique.

 

Le péché du démon consiste à vouloir imiter Dieu, à vouloir s'attribuer la maîtrise souveraine sur toute chose ;  c'est là le  propre de l'orgueil.

 

Aussi le démon tente-t-il d'organiser le monde afin que les hommes pèchent par envie.

 

Toutefois, le diable n'a pas un pouvoir déterminant sur les hommes ; et il n'est pas, au sens strict, cause de péché. Mais il brûle le cœur des hommes par des désirs, il rôde à 1’extérieur, autour des hommes pour les exciter, les tromper, les persuader, les inviter, les tenter.

 

Il jouit d'une force qui dispose l’homme au péché. Il suffit de relire le récit de la chute d Ève pour voir la tactique suivie par Satan.

 

L'homme garde donc, devant le démon agissant et séduisant, toute sa liberté et par là toute la respon­sabilité de ses actes. Il faut ajouter encore que le démon s'est assuré — depuis le premier péché — la complicité du monde entier, qui est devenu un instrument docile entre ses mains, pour inviter les hommes à le suivre et à s intégrer dans son corps de mort.

 

Voici d ailleurs comment on a pu décrire la genèse de cette action diabolique (Cf. S. thomas, De Malo, 111, a. 3 et 4.) :

 

Au jour de la création, ce ne fut pas seulement un monde visible qui fut appelé à l'existence, mais aussi un monde invisible celui des purs esprits du monde angélique. Comme nos premiers parents, les anges furent aussi créés non pas dans l'état de pure nature, mais dans l'état de surnature. Les anges devaient, comme nos premiers parents, s'approprier par une décision personnelle libre, 1’être et la vie surnaturels. Sous la conduite du premier des anges, que l'Écriture nomme Lucifer, une partie des anges firent défaillance en refusant d'obéir à Dieu. Depuis le moment où le premier péché fut commis, il y a des démons, il y a un enfer.

 

Pas moins qu'Adam, Lucifer ne perdit sa place dans la création de Dieu.

 

D’après la croyance générale, les Anges exercent une souveraineté sur la création placée au-dessous d'eux. Lucifer, comme le premier des purs esprits, possédait une puissance de domination sur tout le reste de la Création.

 

C'est pourquoi le Christ le nomme à bon droit « le prince de ce monde ».

 

Il ressort de l'Évangile selon saint Luc que Lucifer conserva, après la chute, cette position dans l'ordre de la création. Lorsqu'au désert, le démon tenta Nôtre Seigneur, il s'approcha de Lui, en disant : « Je vous donnerai toute cette puissance et toute la gloire de ces royaumes ; car elle m'a été livrée et je la donne à qui je veux » (Luc IV. 6.).

 

Lucifer revendique ici, comme prince de ce monde, son droit à la domination de ce monde et à toutes les richesses de celui-ci. Aussi longtemps que nos premiers parents se trouvaient dans l'état de surnature, ils n'étaient pas soumis au prince de ce monde et pas davantage à la création visible. Ce n'est que si Lucifer réussissait à attirer les premiers parents dans sa chute, que ceux-ci tomberaient sous sa domination. Il ne pouvait cependant pas les faire tomber par une action sur leurs facultés spirituelles. La perception sensible extérieure seule se trouve exposée à son influence. C'est par cette voie qu'il s'attaqua à Adam et Ève. C'est bien ainsi qu'il faut interpréter le récit de la tentation au Para­dis (Gen. III, 1-7).

 

Adam et Ève succombèrent à la tentation. Dans le plein sens du terme, Lucifer devint alors le prince de ce monde.

 

2. La lutte entre le Christ et Satan.

 

Mais dès le début aussi, Satan sentit son empire menacé.

 

Du torrent de la vie humaine, surgit une deuxième Êve qui, par sa conception immaculée, retira au prince de ce monde sa souveraineté. C'était la femme qui, d'après la promesse faite, devait écraser la tête du serpent, du démon. Elle était un mystère pour le démon. Plus mystérieux était l'enfant qu'Elle mit au monde. N'était-il qu'un homme ou était-il plus qu'un homme ? S'il n'était qu'un homme, pure créature, il devait être accessible à la tenta­tion ? La méthode employée auprès des premiers parents devait, ici aussi, mener au but. Il s'attaqua effectivement, pendant la tentation du désert, au même point que, naguère auprès d'Adam : le désir d'égalité avec Dieu. Mais, ici, il fut repoussé. Toute­fois il n’abandonna pas son jeu. Il commença le siège de l'Homme Dieu et ceci représente un aspect tragique dans la vie du Christ. Il attisa lentement l'envie, la jalousie, la haine des Juifs. Finalement, il s'empara de l'un du cercle immédiat du Sauveur, d'un apôtre, de Judas Iscariote. « C'est celui, dit Jésus, à la dernière Cène, auquel je présenterai le pain trempé... Et Il trempa le pain et Il le donna à Judas Iscariote, le fils de Simon. Et après avoir pris ce morceau, Satan entra en lui » (Jean XIII, 26.).

 

Judas livra le Seigneur aux Juifs pour être crucifié. Le prince de ce monde triomphait. L'adversaire haï était supprimé. Et cependant la mort du Christ sur la Croix devint la faillite de Satan.

 

La Préface de la Croix l'exprime de manière telle­ment incomparable : « Vous avez attaché le salut du monde au bois de la Croix afin que de là où surgit la mort ressuscita aussi la Vie et que celui qui triompha par le bois fut aussi vaincu par lui ». Voilà l'accom­plissement : « Le prince de ce monde sera jeté de­hors ».

 

Aussi longtemps, qu'existe le péché originel et ses suites, la domination du prince de ce monde n'est pas interrompue. Le baptême efface toutefois la tâche du péché originel mais n'en détruit pas les suites.

 

Saint Jean ramène celles-ci à une triple cause, quand il écrit : « Tout, ici-bas, est concupiscence des yeux, concupiscence de la chair et orgueil de la vie » 63). Il y a dans la nature humaine une triple manifestation du trouble maladif héréditaire dans la vie spirituelle : le rapport avec le monde extérieur, avec l'être corporel propre, avec le Moi. Ce trouble maladif n'est pas écarté par le baptême. Il ne peut être vaincu que par l'effort moral tenace et avec l'aide de la grâce divine. Aussi longtemps qu'il existe et partout où il subsiste, un point d'accès reste ouvert au démon par lequel il peut exercer, sur les hommes et le monde, son action malfaisante.

 

Les suites du péché originel sont et demeurent les points de pénétration du démon dans les différents domaines de la vie humaine.

 

Qu'il ne s'agisse pas ici de considérations théologiques peu réalistes, la vie des Saints en témoigne de manière irrécusable, surtout de ceux dont nous avons pu pénétrer profondément la vie toute remplie de grâces mystiques. La vie héroïque des saints éloigne de leur être les suites héréditaires du péché jusqu'à produire leur complète innocuité. L’ordre paradisiaque est rétabli jusqu'à un certain degré, ainsi que l'enseigne le Docteur mystique de l'Église : saint Jean de la Croix.

 

Ce stade de la vie des saints ne peut être atteint que par ce que saint Jean de la Croix appelle la purification passive des sens et de l'esprit.

 

Mais à l'heure où le travail héroïque de l'ascèse humaine atteint les dernières racines des suites du péché originel, il se bute à la résistance la plus opi­niâtre du démon qui défend avec la plus extrême ténacité ses dernières frontières d'accès : l'élément diabolique joue ici son dernier rôle décisif dans la vie des saints.

 

La destinée du Christianisme ici-bas est aussi l'histoire du Satanisme dans ce monde.

 

A SUIVRE

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

Extrait d’une brochure de M. Robert Kothen : L'ACTION SOCIALE DE SATAN

 

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:28

(B). —  LE  TÉMOIGNAGE   DE   LA   LITURGIE.

Les livres liturgiques, notamment certains textes du Rituel, du Missel et du Pontifical viennent nous apporter des lumières nouvelles sur la pensée de l'Église concernant l'action du démon dans le monde.

 

1. Le  baptême.

 

Si, par exemple, on parcourt le Rituel du Baptême, on y découvre toute une doctrine concernant l'action de Satan.

 

L'Église commence, en effet, par considérer le païen comme un membre du Royaume de Satan ; le candidat au baptême est un de « ceux qui sont sous l'empire du diable » (Acte. X, 38.).  Il est effectivement dans un état de servitude, il est captif du démon.

 

Il s'agit donc de le libérer. C'est pourquoi l'Église prie afin que les liens sataniques soient rompus et on oblige le catéchumène à renoncer à Satan ; l'Église ordonne en conséquence à l'esprit impur de quitter cet homme. Une série d'exorcismes ont pour effet d'opérer cette libération. On voit par là que le monde païen est réellement envisagé comme un fief diabolique, et que le bap­tême permet aux hommes de quitter ce royaume, en devenant chrétiens, et ainsi ils entrent dans le royaume de Dieu.

 

Le Cardinal Schuster met en relief ce passage d'un empire à l'autre, quand il écrit :

« Dans l'antiquité, alors que le monde demeurait en grande partie corrompu par l'idolâtrie, le baptême des adultes comportait vraiment une conversion décisive à Dieu, et était le résultat d'une lutte suprême entre l'âme et le démon. L'âme voulait s'affranchir de la servitude honteuse de Satan, qui, par les séductions du vice et la force des passions, faisait tout pour ne pas laisser échapper sa proie. L'instant où le catéchumène descendait dans la pis­cine baptismale était le moment décisif de la lutte ; aussi, à l'imitation de ce qu'avaient coutume de faire les athlètes dans le stade, où, avant de commencer à lutter, ils oignaient d'huile leurs mem­bres, la sainte Mère Église oignait ses athlètes avec l'huile bénite des catéchumènes afin de les fortifier dans le combat.

 

« Le moment était solennel. A la demande du Pon­tife : « Renonces-tu à Satan ? » chacun des aspirants, l'index tendu vers l'occident, région des ombres, du couchant, et des ténèbres nocturnes, disait ; « Je renonce à toi, ô Satan, à ta gloire, à tes oeuvres ». Puis, se tournant vers l'Orient, le candidat prononçait la formule sainte de sa consécration : « Je me dédie à toi, ô Lumière incréée ». (Cardinal   SCHUSTER,   Liber   Sacramentorum,   t. III   (Bru-elles, Ed. Vromant,   1929), pp. 272-273.)

 

2. Le Sacrifice de la Messe.

 

Les cérémonies qui entourent le Sacrifice eucha­ristique font de nombreuses allusions à l'empire satanique.

 

Il faut tout d'abord préparer l'endroit où le Sacri­fice va avoir lieu, écarter de ce lieu toute influence du démon, afin de rendre la place toute sainte.

 

On commencera donc par faire une aspersion avec l'eau et le sel bénits. Mais au préalable, le prêtre exorcise le sel : « Exorcizo te créature salis... » car ici encore, on considère le sel, l'eau et toute matière, comme faisant primitivement partie de l'empire de Satan, il faut donc retirer ces matières de la zone d'influence diabolique et les transférer dans le royaume de la grâce.

 

C’est pourquoi le prêtre demande que le sel de­vienne maintenant, en vertu de la puissance surna­turelle contenue dans la Croix du Christ, un « sacre­ment salutaire destiné à mettre en fuite l'ennemi » que le sel exorcisé procure dès lors le salut des croyants et que partout où on le répandra, soit écartée toute imagination perverse, toute corrup­tion, toute malice diabolique, tout esprit impur.

 

Des paroles analogues sont prononcées sur l'eau ; il y est demandé que tout pouvoir de l'ennemi en soit écarté, et, qu'au contraire, elle serve à déraciner et à arracher sa puissance sur les choses, ainsi que celle de ses mandataires apostats — ... que l'esprit de « pestilence » n'y réside plus. Que partout où cette eau sera aspergée avec l'invocation du saint nom du Seigneur toute infection de l'esprit impur soit écartée et que la crainte du serpent venimeux soit rejetée au loin).

 

Les lieux, qui autrefois étaient dans les ténèbres de la mort, sont maintenant grâce à l'aspersion d’eaux bénites, éclairées et étincelantes comme la neige.

 

C'est encore ce qu'opéré l'Église en bénissant les cierges qui brûlent sur l'autel. Désormais les princes des ténèbres quitteront ces lieux, en tremblant et ils fuiront pleins d'effroi ce lieu avec tous leurs acolytes et désormais ils n'inquiéteront plus, ni le molesteront les serviteurs de Dieu.

 

L'endroit où la messe est célébrée est désormais indemne de toute influence diabolique ; le prêtre peut accéder à l'autel. Lui-même a d'ailleurs demandé que sa cause soit nettement distinguée de celle des peuples non saints et avant d'annoncer l'Évangile, il prie afin que ses lèvres soient purifiées comme par une pierre incandescente.

 

Mais ensuite, au cours du Sacrifice, il n'est plus fait la moindre allusion au diable.

 

Le prêtre et l'assemblée sont, en effet, plongés dans la sainteté même du mystère et à ce moment il n'est plus pos­sible de penser à Satan. On se trouve là dans une zone où toute présence diabolique est exclue.

 

Après la Messe toutefois, dans les prières récitées à genoux au pied de l'autel, l'Église implore encore le secours de Dieu pour repousser les attaques du démon, qui ne manqueront pas de survenir. « Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant ; et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes ».

 

3. Les secours aux malades.

 

L Église, en conférant l'extrême-onction, prévoit que le démon se prépare à livrer aux âmes en danger de mort, un combat suprême et décisif. C'est pour­quoi elle prie avec insistance aux chevets des mou­rants : « Que l'accès de ce lieu soit fermé aux dé­mons... » . « Que toutes les puissances adverses s'éloignent ». « Qu'en toi la force du diable s'éteigne par l'imposition de nos mains». Lorsque la fin approche, quand le moribond entre en agonie, l'Église dans l'« Ordo commendationis animae » prie encore afin que le terrible Satan et tous ses satellites quittent les lieux et que toutes les légions de l'enfer soient confondues et s'enfuient de honte et que les ministres de Satan n'osent pas se mettre en travers de son chemin.

 

Après la mort, l'Église supplie une dernière fois afin que l'âme du défunt soit libérée de la gueule du lion et au cours des absoutes, elle demande que cette âme ne soit pas livrée aux mains de l'ennemi.

 

4.  Le monde divisé.

 

Par les quelques citations que nous avons énumérées, par les textes du Pontifical qui figurent au cours de l'ordination des Exorcistes — c'est-à-dire des spécialistes dans la lutte que l'Église mène contre les démons — on voit que la doctrine chrétienne envisage le monde comme un vaste champ de ba­taille. Depuis sa prise de possession par Satan, lors de la première chute, le monde constitue son Empire et néanmoins l'Esprit de Dieu remplit toute la terre (Spiritus Domini replevit orbem terrarum). Il y a donc une double présence, une double domination qui s'exerce sur le monde : celle de Satan, de ses légions infernales et celle de l'Esprit du Christ.

 

Les textes liturgiques nous ont montré que l'Église a le pouvoir de combattre efficacement l'influence des démons ; elle gagne — en appliquant la grâce du Christ, dans les sacrements et dans les sacramentaux — des victoires sur les armées sataniques ; chaque fois qu'elle applique cette grâce, le secteur exorcisé par elle, devient un secteur béni, soustrait à l'Empire du diable.

 

Et nous savons qu'il faudra, à la fin des temps, une purification dernière, afin que l'influence de Satan soit définitivement et totalement réduite à néant sur la terre.

 

Cette purification se fera, selon la tradition, par le feu.

 

A SUIVRE

 

Prière très importante: http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

Extrait d’une brochure de M. Robert Kothen : L'ACTION SOCIALE DE SATAN

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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