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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:49

Méditation sur la mort

1. Ce sera bientôt fait de vous ici-bas; voyez en quelle disposition vous êtes : l'homme qui vit aujourd'hui ne paraît plus demain, et quand il a disparu à nos yeux, il s'efface bientôt de notre pensée.

0 duretés stupides du cœur humain, de ne penser qu'au présent, et de ne pas prévoir l'avenir ! Vous devriez vous comporter dans toutes vos actions et dans toutes vos pensées comme si vous deviez mourir aujourd'hui.

Si votre conscience était pure, tous n’appréhenderaient pas beaucoup de mourir, et il vaudrait bien mieux éviter le péché que de fuir la mort. Si vous n'êtes pas aujourd'hui prêt à mourir, comment le serez-vous demain? Ce demain est incertain : que savez-vous s'il y en a un pour vous?

2. Que nous revient-il de vivre longtemps, puisque nous nous corrigeons si peu? Hélas ! Une longue vie ne sert pas toujours à nous amender, et ne fait souvent qu'augmenter nos fautes. Plût à Dieu que nous eussions bien vécu en ce monde seulement pendant un jour !
Plusieurs comptent des années depuis leur conversion ; mais souvent ce temps leur a peu servi pour se corriger.
Si la mort est à craindre, il est peut-être plus dangereux de vivre longtemps. Heureux qui a toujours devant les yeux l'heure de sa mort, et qui se prépare à mourir! Si vous avez vu quelquefois un homme mourant, songez que vous passerez par le même chemin.

3. Quand vous êtes au matin, pensez que vous n'irez peut-être pas jusqu'au soir ; et, quand vous êtes au soir, ne vous flattez pas de voir le matin. Soyez donc toujours prêt, et vivez de telle sorte que la mort ne puisse pas vous prendre au dépourvu. Plusieurs meurent d'une mort subite et imprévue. Car le fils de l'homme viendra à l'heure qu'on n'y pense pas. (Luc. XXII, 40.)
Quand cette dernière heure sera venue, vous commencerez à juger bien autrement de toute votre vie passée, et vous aurez un grand regret d'avoir été si négligent et si lâche.

4. Celui-là est heureux et sage qui tâche de devenir présentement ce qu'il veut être à l'heure de la mort. En effet, ce qui donne à un homme une grande confiance qu'il fera une heureuse fin, c'est le mépris parfait qu'il a du monde, l'ardent désir de s'avancer dans la vertu, l'amour de la régularité, le travail de la pénitence, la promptitude à obéir, l'abnégation de soi-même, et la patience à souffrir toutes les adversités pour l'amour de Jésus-Christ. Vous pouvez  faire beaucoup de bien pendant que vous êtes en santé ; mais quand vous serez malade, je ne sais de quoi vous serez capables. Peu de gens s'amendent par les maladies ; de même que ceux qui font beaucoup de pèlerinages, rarement en deviennent plus saints.

5. Ne mettez donc point votre confiance dans vos amis et dans vos proches, et ne remettez point à un autre temps l'affaire votre salut ; car les hommes vous oublieront plus tôt que vous ne pensez.

Il vaut mieux, maintenant faire tout ce qu'il est en votre pourvoir pour votre salut, et d’envoyer devant vous au ciel quelques bonnes œuvres, que de vous attendre au secours des autres.

Si maintenant vous ne vous mettez pas en peine pour vous-même, qui est-ce qui en prendra soin quand vous ne serez plus?

Voici le temps le plus précieux. Voici les jours de salut, voici le temps favorable. (II Cor. VI, 2.) Mais quel malheur de ne pas mieux employer ce temps qui peut vous servir à mériter de vivre éternellement ! Un temps viendra que vous demanderez seulement un jour, et même une heure pour votre amendement, et je ne sais si vous l'obtiendrez.

6. Ah ! Mon cher frère, de quel danger et de quelle frayeur ne vous préservez-vous pas si à présent vous vivez toujours dans la crainte des jugements de Dieu et des surprises de la mort.
 Tâchez de vivre maintenant de telle sorte, qu'à l'heure de la mort vous ayez plus sujet de vous réjouir que de craindre.
 Apprenez maintenant à mourir au monde, afin qu'alors vous commencer à vivre avec Jésus-Christ.
 Apprenez maintenant à tout mépriser afin qu'alors vous soyez libre pour aller à Jésus-Christ.
 Châtiez maintenant votre corps par la pénitence, afin qu'alors vous puissiez avoir une confiance certaine.

7. Insensé que vous êtes ! Pourquoi vous promettez-vous une longue vie, vous qui n'avez pas un seul jour d'assuré ?
Combien de personnes ont été trompées, et ont été arrachées de cette vie lorsqu'elles y pensaient le moins ! Combien de fois avez-vous ouï dire : Un tel a été tué d'un coup a la tête ; un autre s'est noyé ; un autre, en tombant d'en haut, s'est brisé la tète ; celui-ci est mort table, cet autre en jouant; l'un a péri par le feu, l'autre par le fer; un autre par la peste, un autre par la main des voleurs !
 Ainsi la mort est la fin de tous les hommes, et leur vie passe en un moment comme l'ombre.
(Psal. CXL II 4. )

8. Qui se souviendra de vous après votre mort? Qui priera pour vous? Faites, faites maintenant, mon cher frère, tout ce qu'il nous est possible de faire, parce que vous ne savez ni le moment ni les suites de votre mort. Pendant que vous en avez le temps, amassez-vous des richesses immortelles. Ne pensez qu'à votre salut, et n'ayez de soin que pour les choses de Dieu. Faites-vous maintenant des amis auprès de Dieu, en honorant ses saints en imitant leurs vertus, afin qu'après que vous serez sorti de cette vie, ils vous  reçoivent  dans   les   tabernacles éternels. (Luc. XVI, 9.)

9. Comportez-vous sur la terre comme un voyageur et un étranger qui n'a point d'intérêt aux affaires du monde.
 Conservez votre cœur libre, et élevez-|e vers Dieu, parce que vous n'avez point ici-bas de demeure stable. C'est au ciel qu'il faut tous les jours adresser vos prières, vos gémissements et vos larmes, afin qu'après cette vie votre esprit puisse passer heureusement au Seigneur.

PRATIQUE

Craindre la mort sans éviter le péché, qui peut seul nous la rendre funeste, c'est la craindre inutilement pour son salut ; car pour la craindre en Chrétien; il faut faire de la crainte de la mort, la règle et le motif d’une bonne vie. Le grand secret et la pratique excellente pour bien mourir est de vivre tous jours dans l'état où l'on souhaiterait, que Dieu voulût lui-même nous trouver. Il faut donc faire tout le bien, et pratiquer toutes les vertus comme nous voudrions l'avoir fait à la mort. Tâchez de mourir tous les jours à quelques une des choses, que vous devez quitter à votre mort. Heureux un Chrétien dont le cœur meurt avant le corps ! Sa mort sera sainte et précieuse devant le Seigneur.

Prière

Étant certain, comme je le suis, que je mourrai un jour, mais ne sachant ni l'heure ni l'état où je dois mourir, je vous prie, ô mon Sauveur ! Par les mérites de votre sainte mort, de me disposer vous-même à bien mourir par une exacte fidélité à mes devoirs, à vos grâces, à la prière, au bon et fréquent usage des sacrements, aux bonnes œuvres et aux vertus propres à mon état; car voilà ce qui fera ma consolation et mon assurance à la mort. Faites que je me conserve toujours  dans votre grâce, que je n'agisse en tout que pour vous plaire, que je ne respire que pour votre amour; car, en vivant ainsi, mon Jésus, de vous, pour vous et comme vous, il me sera toujours plus avantageux de mourir, pour ne plus vous offenser jamais, et pour vous voir, vous aimer et vous posséder toujours.     Ainsi soit-il.

IMITATION  DE JÉSUS-CHRIST,  LIVRE I.  CHAPITRE XXIII

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:48

Pour vous aider à comprendre le complot, dont fut victime, le Pape Paul VI, je me permets de vous, offrir la possibilité de lire quelques pages du volume de Louis de Boanergès.  L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988)  Disponible  aux Editions  D F T.

238

Epouvante, effroi, indicibles tortures morales ne sont pas des mots en l'air. Le choc moral produit sur « Jean-Paul Ier » a été si fort, selon le témoignage de la Religieuse qui le servait depuis 20 ans et qui ne le reconnaissait plus depuis qu'il était « pape'», qu'il ne peut pas avoir d'autres'causes... « Le lendemain de son élection, le pape avait tellement peur qu'il n'osait pas sortir de sa chambre » titrait « France-Dimanche » le 15 octobre 1978. Exagération de cette revue à sensations ? Hélas non; quand on lit le témoignage de la pauvre Sœur consternée, c'est bien la vérité :
« ... la porte [de la chambre du « pape »] restait fermée [avec une demi-heure de retard sur l'horaire]. « Jean-Paul Ier », toujours invisible et Sœur Vincenza [sa dévouée Religieuse] se sont parlé à voix basse, comme s'ils communiquaient par le trou de la serrure. Le temps passait. On avait l'impression que le St-Père n'osait pas sortir de sa chambre comme s'il avait peur d'être écrasé par tout ce qui l'attendait etc. C'est au matin de sa première audience publique que se joue le premier drame : le pape est si nerveux qu'il ne peut réprimer le tremblement de ses mains. Sœur Vincenza, avec un geste de mère, prend les mains glacées du pape dans les siennes. Comme pour les réchauffer, les apaiser. Et devant tant de gentillesse, le Saint-Père ouvre son cœur à sa fidèle servante : « Je suis un bien pauvre pape » lui confia-t-il. » (Fin de citation.)
Le calvaire de « Jean-Paul 1er » ne faisait que commencer. Sœur Vincenza nous révèle en effet un peu plus loin que depuis son élection, il ne mangeait plus, ne dormait plus, était au bord de la crise de nerfs au cours de ses audiences et ne voyait aucun des dossiers « qui s'accumulaient sur son bureau », tout cela s'aggravant jusqu'au jour fatidique de sa mort... Une attitude aussi incroyable, une perturbation aussi profonde peut-elle s'expliquer autrement que par la connaissance qui lui avait été donnée, dès le lendemain de son élection, de la survie du Pape Paul VI ? En toute objectivité, il faut répondre NON.
Un Evêque, un Cardinal de Venise comme l'était Albino Luciani n'est plus un enfant pouvant s'intimider à ce point de la vie protocolaire d'un Pape, surtout qu'il n'était pas timoré, comme on va le voir. On a voulu faire accroire qu'il s'agissait du scandale financier au Vatican. C'est une thèse insoutenable. En effet, en 1972 déjà, Mgr Luciani (« Jean-Paul Ier ») avait osé se dresser contre les malfaiteurs mitres du Vatican qui avaient « volé » la Banco Cattolica del Veneto; il s'était déplacé à Rome (en pure perte, d'ailleurs, mais la démarche est tout à son honneur) : par là, on voit que lorsqu'il sera élu « pape » en 1978, il était déjà au courant des crapuleries abominables du Vatican, et donc l'état de choc des 33 jours de son « pontificat » n'est pas explicable par cette raison... d'autant que ce courageux Evêque qui se déplace à Rome pour taper du poing sur la table au nom de ses confrères vénitiens spoliés comme lui, ne paraît pas précisément timide ni impressionnable...
Non, la seule raison acceptable de cette agonie morale est bien la révélation qu'il eut de la survie du Pape Paul VI. Jouer le rôle de Pape alors qu'il ne l'était pas révulse cette âme malgré tout honnête, et provoque un état de choc moral qu'il ne peut cacher à ses intimes. Lorsque « Jean-Paul Ier » révèle à Sœur . Vincenza qu'il est « un bien pauvre pape » ce n'est pas, comme le pense la brave Sœur, pour dire que sa nouvelle vie le perturbe, mais la révélation à mots couverts de l'effroyable situation dans laquelle l'a mise son « élection » et qui l'a
(à suivre)
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:55

   
                       Le grand mystère de la patience de Dieu.
       On trouve des mystères partout, et dans la nature, et dans la science, et dans la religion. Parmi ces derniers, le plus inconcevable de tous, celui qui heurterait le plus notre raison, si elle n'était éclairée des lumières de la foi, c'est bien le grand mystère de la patience de Dieu.
On se demande quelquefois : comment Dieu souffre-t-il tout ce qui se passe sur la terre, tant de crimes qui se commettent chaque jour, tant de vols, tant d'injustices, tant de meurtres, tant d'infamies et de débauches, et les profanations du saint jour du dimanche, et les attentats sacrilèges dans le lieu saint, et les horribles blasphèmes qui montent jusqu'au trône du Très-Haut, et la guerre à mort qu'on fait de nos jours au catholicisme ! Dieu sait-il tout cela ? Dieu le voit-il ! — Oui, Dieu sait tout, Dieu voit tout.
— Mais si rien n'échappe au regard pénétrant de la science divine, à la vue de tant de désordres et d'impiétés, d'où vient que Dieu se tait, qu'il laisse faire, qu'il se montre en quelque sorte indifférent ? Tel un grand monarque qui, retiré dans l'intérieur de son palais, laisserait le désordre et la licence s'introduire et régner impunément dans ses Etats. Qui nous expliquera cette conduite incompréhensible du Dieu de toute puissance et de toute sainteté !
En voici deux raisons, puisées l’une dans la justice de Dieu, et l'autre dans sa miséricorde.  La première est de saint Augustin : Dieu est patient, dit-il, parce qu'il est éternel. Nous ajoutons: Dieu est patient, parce que Jésus-Christ  s'immole  pour  nous.
1° Qu'est-ce que la vie de l'homme ? Qu'est-ce que la vie de Dieu ?
L'homme vit aujourd'hui et demain il a disparu, on ne le trouve plus sous le soleil. La vie de l'homme sur la terre, nous disent les saints Livres, c'est un éclair qui brille et s'ensevelit dans la nuit d'où il est sorti ; c'est une onde rapide qui s'écoule, un peu de fumée que le vent dissipe, une ombre qui s'évanouit, un son qui frappe l'air et ne se fait plus entendre, un navire qui fend les flots sans laisser la trace de son passage, une fleur qui n'est pas plus tôt éclose qu'on la foule aux pieds.
La vie de Dieu ne connaît ni le berceau ni la tombe ; elle n'a ni commencement, ni fin.
Dieu n'a pas été, il ne sera pas ; Dieu est. Je suis celui qui suis : c'est un présent perpétuel, et ce présent est l'Éternité.
Dieu vit de ses perfections comme l'homme vit de son intelligence et de son amour.
Assis sur le trône de sa gloire, Dieu distingue de son regard, à travers les millions de mondes qu'il a jetés dans l'espace, une petite planète que nous nommons la terre: là, vit un petit ver, un insecte, un atome qui s'appelle l'homme......
Qu'est l'homme en effet comparé à Dieu !
— Et parce que l'homme désobéit à son Créateur et méconnaît les droits de son autorité et de son amour, vous voudriez que ce grand Dieu s'armât immédiatement de la foudre pour exterminer ce petit être qui, après le rapide éclair de son existence, doit tomber dans les mains de l'éternelle justice !
Oh ! non, Dieu ne s'irrite pas, Dieu demeure toujours dans le calme de la pitié, il est plus touché de notre infortune que de nos crimes. Malgré nos rechutes, il ne cesse de nous supporter, il ne cesse de nous faire du bien, et sa patience est inépuisable parce qu'il est éternel. « Je vous ai créés libres, nous dit-il ; à vous de choisir dans le temps entre le bien et le mal, entre le ciel et l'enfer; à moi l'éternité pour vous récompenser ou vous punir. »
2° Autre raison de la patience de Dieu puisée dans sa miséricorde.
Or, l'Église de Jésus-Christ comptait en 1933 deux cent millions de catholiques, parmi lesquels deux cent mille prêtres qui célébraient chaque jour le saint sacrifice de la messe et se partageaient, suivant les diverses longitudes, les quatorze cent quarante minutes qui composent la journée.
Deux cent mille messes dans l'espace de quatorze cent quarante minutes! Il n'y a donc pas un instant, pas une minute, dans toute l'année, où le corps de Jésus-Christ ne soit consacré, immolé, élevé entre le ciel et la terre. Le poète a eu bien raison de dire, en s'adressant au Dieu vengeur du crime : Tonne, frappe, il est temps, rends-moi guerre pour guerre. J'adore en périssant la loi qui me punit.  Mais sur quel lieu. Seigneur, tombera ton tonnerre.  Qui ne soit tout couvert du sang de Jésus-Christ !
Jésus-Christ élevé entre le ciel et la terre, à chaque minute, sur tous les points du globe où le catholicisme a pénétré... Voilà la grande voix qui prie et intercède pour les pécheurs ;
Voilà la grande miséricorde qui s'interpose entre l'homme et Dieu, et arrête continuellement le bras de sa justice ;
Voilà la grande victime d'expiation qui paie à Dieu toute la dette du péché ; Voilà l'Agneau sans tache qui efface dans son sang toutes les souillures du monde.  Jésus-Christ était élevé à chaque minute entre le ciel et la terre jusqu’en 1970.  Qu’en est-il aujourd’hui? Qui se souvient que le Saint Sacrifice de la messe est le renouvellement du sacrifice de Notre Seigneur Jésus Christ sur la croix, entre deux voleurs? Qu’est devenu notre paratonnerre, qui nous protégeait de bien des cataclysmes.
Mon Dieu ! Le voile tombe, je comprends aujourd'hui le mystère de votre inaltérable patience parce que le véritable sacrifice de la Sainte Messe était encore célébré en latin, selon le rite de Saint Pie V ; je le découvre dans les profondeurs de votre éternité et dans l'immolation perpétuelle de votre divin Fils. Bénie soit à jamais la miséricorde infinie de mon Dieu, si ingénieuse à nous détourner du vice, si zélée à nous attirer à la pratique de la vertu!
Malheur, trois fois malheur à ceux qui auront abusé  ici-bas de la patience de Dieu !


            FÊTE DU JOUR, le 2 août.  Saint Alphonse de Liguori, docteur.

Saint Alphonse naquit d'une noble famille, près de Naples, en 1696. Son éducation fut confiée aux Pères de l'Oratoire de Naples, et dès son enfance, Alphonse fut compté parmi les frères les plus pieux du Petit Oratoire. A seize ans il fut reçu docteur en droit, et suivit quelque temps la carrière du barreau avec ardeur et succès. Une erreur qui lui fit perdre une cause importante dévoila à Alphonse la vanité de la renommée humaine et le décida à ne plus travailler que pour la gloire de Dieu. Ordonné prêtre, il se dévoua aux âmes les plus délaissées et, pour accomplir son œuvre, il fonda la congrégation du Très-Saint-Rédempteur. A soixante-six ans, Alphonse de Liguori devint évêque de Sainte-Agathe, et entreprit la réforme de son diocèse avec le zèle d'un saint. Il fit le vœu héroïque de ne jamais perdre de temps, et composa un grand nombre d'ouvrages pleins de science, de sagesse et de piété. Saint Alphonse vécut dans des temps mauvais et eut à subir bien des persécutions et des désenchantements. Un état continuel de maladie l'empêcha de célébrer le saint sacrifice pendant les sept dernières années de sa vie, mais il communiait tous les jours et son amour pour Jésus et Marie le consola jusqu'à sa dernière heure qui sonna le 2 août 1787.

Cette réflexion, a été tirée en partie de ‘’Lectures méditées de 1933’’ de l’abbé Layet.    G. G.
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:53

Pour vous aider à comprendre le complot, dont fut victime, le Pape Paul VI, je me permets de vous, offrir la possibilité de lire quelques pages du volume de Louis de Boanergès.  L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988)  Disponible  aux Editions  D F T.

237

« C'est dans ces termes que s'est posée la substitution accomplie au Temple (...) Car la substitution d'un autre enfant et l'enlèvement d'un Louis XVII DÉMONÉTISÉ par un faux acte de décès et par l'apparition subséquente de « faux dauphins » (produits par la Franc-maçonnerie) allaient être aussi nécessaires, sinon plus, que les calomnies contre la légitimité des fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette pour atteindre le but ultime [qui sera le « MÊME DESSEIN » des « dix rois », pour la papauté] : OBSCURCIR DÉFINITIVEMENT LA VRAIE LÉGITIMITÉ » (1).
Oh ! Combien Nôtre-Seigneur a été miséricordieux avec nous, lorsqu'il nous a donné ce fil directeur de la Passion de l'Eglise par la Papauté, dans cette locution privée donnée à Sœur Lucie à Pontevedra en 1931, en rapprochant dans un seul et même châtiment la Royauté française et la Papauté !! En vérité, n'est-ce pas ce qui a eu lieu, et d'une manière si frappante avec la Papauté, avec le martyre enduré par le pauvre Pape Paul VI ? « Obscurcir définitivement la vraie légitimité », c'est-à-dire L'INFAILLIBILITÉ DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE... Cela saute aux yeux du « petit nombre qui y voit », comme le dira plus loin Notre-Dame... Mais retournons à Rome, avant de la quitter « en secouant la poussière de nos sandales » et en appelant le Feu du Ciel sur elle.
De 1975 jusqu'à la mort du sosie en 1978, le Pape Paul VI est toujours prisonnier dans sa « Tour du Temple » romaine. Lorsque le sosie ne voudra plus jouer son infâme rôle qui finit par lui répugner (c'était un Prêtre qui, par curiosité, s'était trop intéressé à la Franc-maçonnerie et elle le tenait ainsi à sa merci), il sera supprimé en août 1978 (2); il est évident que lui n'est pas protégé par DIEU...
A sa mort, la démonétisation du vrai Pape Paul VI est accomplie : on élit un successeur non pas à S.S. Paul VI mais à son sosie... c'est-à-dire théologique-ment sur du vent. Du coup, le jour de l'élection de l'anti-pape « Jean-Paul 1" » « Rome a [COMPLÈTEMENT] perdu la Foi » et la prophétie de la T.S. Vierge à La Salette est accomplie intégralement quant à sa première partie... en attendant la réalisation de la seconde. En tous cas, pour le VRAI Pape, Paul VI, cette mort du sosie et l'élection d'un faux successeur a la même incidence sur lui que le faux acte de décès de la Tour du Temple sur Louis XVII et l'usurpation du Trône de France par le bourgeois Louis XVIII : réduction à une mort civile, quoique vivant et détenteur de l'Infaillibilité de l'Eglise !...
Et le monde n'y voit que du bleu, plongé qu'il est dans le péché ou la tiédeur;
et Satan ne voit pas plus loin que s'approprier le pouvoir d'un « pape » que
reconnaît le monde pour le donner à son AntéXst, par le consensus général des
« dix rois » (des hauts dirigeants francs-maçons). En 1978, le DOUBLE-JEU
ANTÉXSTIQUE PEUT COMMENCER. Jean-Paul 1er, moderniste bon teint mais
malgré tout honnête, est épouvanté et effrayé de cette situation que le sinistre
Villot lui révélera crûment dès le soir de son élection : il refusera d'être le
premier « pape » de Satan inféodé à l’AntéXst, puisqu'il n'est pas le Pape du
Christ, et c'est ce qui le conduira après 33 jours d'indicibles tortures morales, au
martyre.   
(1) « Louis XVII », X. de Roche, pp. 270, sq.
(2) Voir le journal « L'Eglise en danger » qui apporte de nombreux détails.
(à suivre)
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:48

De la patience dans les maladies.

Seigneur   Jésus, quel vrai bonheur a une âme dédiée à Dieu, d'être fort exercée par la tribulation, avant qu'elle parte de cette vie !
Comment peut-on mieux connaître le franc et vif amour, que parmi les épines, les croix, les langueurs et surtout quand les langueurs sont accompagnées de longueurs ? Aussi notre cher Sauveur a témoigné son amour démesuré par la mesure de ses travaux et passions.
Soyez consolée, en pensant que c'est Dieu qui vous envoie vos croix ; car rien ne sort de cette main divine que pour l'utilité des âmes qui le craignent, ou pour les purifier, ou pour les affermir en son saint amour. Regardez souvent à la durée de l'éternité, et vous ne vous troublerez point des accidents de la vie de cette mortalité.
Jésus glorifié est beau ; mais quoiqu'il soit toujours très bon, il semble néanmoins qu'il le soit encore plus crucifié.
C'est Dieu qui veut ainsi exercer notre cœur. Ce n'est donc pas une rigueur, c'est une douceur. Que notre volonté ne soit pas faite, mais la sienne toute sainte!
Ayons bon courage : car pourvu que notre cœur lui soit fidèle, il ne nous surchargera point et supportera notre fardeau avec nous, quand il verra que de bonne affection nous soumettrons nos épaules.
Il n'en est pas des rosiers spirituels comme de ceux des jardins. En ceux-ci les épines durent, et les rosés passent ; en ceux-là les épines passeront, et les rosés demeureront.
Pratiquons bien cette sainte résignation et cet amour courageux de Nôtre Seigneur, qui ne se pratique jamais si entièrement que parmi les tourments. Car d'aimer Dieu dans le sucre, les petits enfants en feraient bien autant ; mais de l'aimer dans l'absinthe, c'est là le coup de notre amoureuse fidélité.
De dire : Vive Jésus ! Sur le Thabor, saint Pierre, tout grossier encore, en a bien eu le courage, mais de dire : Vive Jésus! Sur le Calvaire, cela n'appartient qu'à la Mère et au disciple bien-aimé.
Dans ces moments pénibles, élevez le plus fréquemment que vous pourrez votre cœur à ce Sauveur, et faites ces actes :
1° D'accepter cette douleur de sa main, comme si vous le voyiez lui-même vous l'imposant ; 2° vous offrant d'en souffrir encore davantage ; 3° le conjurant, par le mérite de ses tourments, d'accepter ces petites souffrances en union des peines qu'il souffrit sur la croix ; 4° protestant que vous voulez, non seulement souffrir, mais aimer ces maux, comme envoyés d'une si bonne et douce main ; 5° invoquant les martyrs, et tant de serviteurs et servantes de Dieu, qui jouissent du ciel pour avoir été affligés en ce monde.
Il n'y a nul danger à désirer du remède ; au contraire,  il faut Soigneusement le procurer : car Dieu, qui vous a donné le mal, est aussi l'auteur des remèdes.
Il faut donc les appliquer, avec telle résignation néanmoins que, si sa divine Majesté veut que le mal surmonte, vous y acquiescerez ; s'il veut que le remède vainque le mal, vous l'en bénirez.
Mon Dieu! Que vous serez heureuse, si vous vous tenez sous la main de Dieu, humblement, doucement et simplement ! Espérez toujours en Jésus ; et, pour espérer en lut, soyez toujours à lui. Immolez souvent votre cœur à son amour sur l'autel même de la croix, en laquelle il immola le sien pour l'amour de vous. La croix est la porte royale pour entrer au temple de la sainteté. Qui en cherche ailleurs, n'en trouvera jamais une miette.
Je ne vous dirai pas de ne point regarder vos afflictions ; car votre esprit, qui est prompt à répliquer, me dirait qu'elles se font bien regarder par l'âpreté de la douleur qu'elles donnent ; mais je vous dirai de ne les regarder qu'au travers de la croix.
Mon Dieu ! Que c'est chose douce de voir Nôtre Seigneur couronné d'épines sur la croix, et de gloire au ciel ! Car cela nous encourage à recevoir les contradictions amoureusement, sachant bien que, par la couronne d'épines, nous arriverons à la couronne de félicité. Tenez-vous toujours bien unie à Nôtre Seigneur, et vous ne sauriez avoir aucun mal qui ne se convertisse en bien.
Que nous importe que nous soyons à Dieu, ou d'une façon ou d'une autre ? En vérité, puisque nous ne cherchons que lui, et que nous ne le trouvons pas moins en la mortification qu'en l'oraison, surtout quand il nous touche de maladie, l'un nous doit être aussi bon que l'autre, outre que les oraisons jaculatoires et les élancements de notre esprit sont de vraies continuelles oraisons, et la souffrance volontaire des maux est la plus digne offrande que nous puissions faire à celui qui nous a sauvés en souffrant.
Ne vous inquiétez point de ne pouvoir pas servir Dieu selon votre goût ; car, en vous accommodant bien à vos souffrances, vous le servez selon le sien qui est meilleur que le vôtre. Qu'à jamais il soit béni et glorifié !

SAINT François de Sales.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:47


Pour vous aider à comprendre le complot, dont fut victime, le Pape Paul VI, je me permets de vous, offrir la possibilité de lire quelques pages du volume de Louis de Boanergès.  L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988)  Disponible  aux Editions  D F T.

236

religieux et traditionaliste ! — a lieu en ce moment-là, en 1975. Notez bien la situation : le grand acte est joué. Si « Rome [n'a pas encore radicalement]
perdu la Foi », comme l'annonce la T.S. Vierge, elle ne l'a plus et donc ne représente plus l'Eglise infaillible, que par la présence dans une prison vaticane d'un Pape Paul VI prisonnier (c'est-à-dire par un fil, une ombre). Toute la façade extérieure est déjà « païenne », ainsi que le dira plus loin la T.S. Vierge. Notez encore ceci : un sosie papal à la place du vrai Pape, c'est vraiment la décapitation, de ce Pape.
L'ouvrage de Bonaventure Meyer (1) explique remarquablement bien toute cette première partie, c'est-à-dire le Chemin de Croix du Pape Paul VI : le Bon DIEU a donné un éclairage exceptionnel sur ce problème par les révélations consignées dans beaucoup d'exorcismes, faites par le démon — contraint par Dieu — dont c'était la mission, grâce si méprisée (même — ô douleur — par les meilleurs) mais gravée dans ce livre « pour la chute et le relèvement de beaucoup (...) afin que de bien des cœurs soient révélés les raisonnements » (2)... A l'appui, il y a les photos et les sonogrammes gravés dans une étude de Théodor Kolberg, cet allemand pas seulement « journaliste » mais encore et surtout fervent chrétien — récemment décédé —, documents INCONTOURNABLES prouvant scientifique­ment l'existence d'un sosie du Pape Paul VI à partir de 1975. Nous ne pouvons développer plus longtemps ces ouvrages dans le cadre de notre Commentaire, mait tout Catholique digne de ce nom comprendra qu'il doit les lire, au moins celui existant en langue française du courageux B. Meyer (voir notre bibliographie), et également le petit dossier « Complot au Vatican » paru en 1980 dans le « Nouvel Europe Magazine » et présentant les preuves scientifiques du sosie de Paul VI.
2. La «démonétisation » du Roy Louis XVH par la subversion — « Nous l'avons vu, écrit M. Xavier de Roche, le but final des sectes, c'est la destruction de la Monarchie, de cette Royauté très Chrétienne, rempart de la Foi Catholique (...) On peut tuer le Roi Louis XVI. Comment, par-delà sa mort, détruire durablement la Légitimité royale ? (Car) ce n'est pas d'un Roi, en passant, d'un Roi auquel un autre Roi inévitablement succédera que les sectes veulent se défaire, mais de la Royauté elle-même (...) C'est une gageure, cela paraît impossible. Tuer le petit roi Louis XVII — ou le faire périr de consomption — ne servirait à rien. A rien, absolument à rien, sinon à consolider de façon irrécusable et définitive les droits dynastiques de son oncle Provence [Louis XVIII].
le monde ne connaissent la vérité. Le Vicaire de J.C. est prisonnier. [Suit la dénonciation des trois cardinaux F.M., Villot, Casaroli — chacun sait où J.P. II l'a nommé... — et Benelli.] (...) Le Pape Paul VI qui paraît en public n'est pas le vrai, mais un imposteur. Le vrai, ils lui ont coulé du poison dans les veines afin d'affaiblir son jugement et de paralyser ses jambes. C'est la grande mystification du siècle ! Faites-la connaître au monde. Ce sera la seule façon d'empêcher que le Siège de Pierre ne capitule aux mains de l'Anti-Christ et des agents du mal. (...) Les forces de l'Anti-Christ veulent s'emparer de Rome. C'est l'aboutissement d'une conspiration aux origines lointaines. L'autorité et la puissance du Vatican diminuent et si les forces du mal progressent à la présente vitesse, la Cité connaîtra un bain de sang ! (...) Si vous ne priez pas assez, le Pape Paul VI vous sera enlevé, on en mettra un autre qui a de noirs desseins, sur le Siège de Pierre. Il ne viendra pas de la part de Dieu mais de l'Enfer... » (voir « Des jours d'Apocalypse » de R.S. Catta et « Les apparitions de Bayside » présentées par G.R., 1976).
(1) « L'Eglise en danger », B. Meyer.
(2) Luc II, 34-35.
(à suivre)
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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:32

  LE    PREMIER ARTICLE DU SACREMENT DE PÉNITENCE

Nature, forme et nécessité de la Pénitence
     La pénitence est un sacrement qui remet les péchés commis après le baptême, aussi grands et aussi nombreux qu'ils soient, pourvu que le pécheur s'en accuse avec les dispositions nécessaires. Ce sacrement a été institué par Jésus-Christ, lorsque, après sa résurrection, il souffla sur ses apôtres et qu'il leur dit: " Recevez le Saint-Esprit; " les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et "ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez."
   La forme de ce sacrement consiste dans ces paroles du prêtre qui l'administre : Je l'absous . . ., au nom du Père, etc. Les trois actes du pénitent, à savoir : la contrition, la confession et la satisfaction, doivent accompagner l'absolution, sans quoi le sacrement est nul pour la rémission des péchés et l'on commet un sacrilège.
    Celui donc qui est coupable de péchés mortels ne peut en obtenir la rémission que par ce sacrement ou, dans le cas d'impossibilité de le recevoir, par un acte de contrition parfaite, qui renferme le désir ardent de le recevoir. Que personne ne dise : je fais pénitence en mon particulier, je fais pénitence devant Dieu. Cela ne suffit pas, dit saint Augustin, il faut recourir au sacrement. Comme les péchés commis avant le baptême ne peuvent être remis que par ce premier sacrement, de même les péchés commis après le baptême ne peuvent être effacés que par le sacrement de pénitence.
   Nous parlons des péchés mortels, car pour ce qui regarde les péchés véniels, on peut en obtenir la rémission par des prières et d'autres bonnes oeuvres. Il est cependant utile de les soumettre au sacrement et d'en recevoir l'absolution, parce que c'est toujours le moyen le plus efficace d'en obtenir le pardon et parce que l'absolution que l'on en reçoit augmente la grâce en nous. Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de distinguer ce qui est péché véniel de ce qui est péché mortel.
    Le sacrement de pénitence est donc comme un second baptême offert aux pécheurs qui auraient perdu la grâce du premier ; mais ce second baptême est un baptême pénible et laborieux, qui demande des larmes, des gémissements, des travaux. Au lieu que dans le premier Dieu, voulant signaler sa pure miséricorde, tient le pécheur quitte de tout sans se rien réserver ; dans le second, par une conduite mêlée de miséricorde et de justice, il ne se réconcilie avec lui qu'à des conditions dures et humiliantes. D'ailleurs, les saintes rigueurs de la pénitence sont non seulement un remède salutaire pour l'expiation des péchés passés, mais encore un espèce de frein qui en arrête le cours, qui réprime les passions de l'homme et qui l'oblige d'être à l'avenir plus vigilant et plus ferme à résister aux attraits séduisants de la chair et du monde.
Trois choses sont nécessaires pour recevoir dignement le sacrement de pénitence : la contrition, la confession et la satisfaction.

Histoires. —Mgr. de la Motho d'Orléans, évêque d'Amiens, se confessait tous les huit jours ; dans la préparation qu'il faisait pour bien se confesser, il faisait trois stations : la première dans l'Enfer, la seconde dans le Ciel, la troisième sur le Calvaire. Il entrait d'abord par la pensée dans le lieu des tourments et y voyait la place qu'il croyait avoir méritée au milieu du feu dévorant et éternel, dans la société des démons et des réprouvés. Il remerciait le Seigneur de ne pas l'y avoir précipité et le priait de lui faire miséricorde ; il lui demandait les grâces dont il avait besoin pour l'en préserver.—II montait ensuite dans le séjour de la gloire et du bonheur ; il gémissait de ce que par le péché il s'en était fermé les portes ; Il suppliait le Seigneur de les lui ouvrir et invoquait les saints.—II allait ensuite par la pensée au Calvaire : là, fixant attentivement et avec amour son Sauveur crucifié, il se disait à lui-même : "Voilà mon ouvrage ! Je suis la cause des douleurs que Jésus-Christ a endurées ; j'ai coopéré par mes péchés avec les autres pécheurs à couvrir de plaies le corps de l'Homme Dieu, a le crucifier, à lui donner la mort. O Jésus, quel mal m'avez-vous fait ? Comment ai-je pu vous traiter ainsi, vous qui m'avez  aimé jusqu'à l'excès, vous que je devrais aimer d'un amour infini si je pouvais vous aimer infiniment? C’est parce que vous êtes infiniment aimable que je vous aime et que je me repens de vous avoir offensé’’
    Quel fruit ne retirerions-nous pas de nos confessions, quel progrès ne ferions-nous pas dans les  voies de Dieu, si nous suivions la méthode de ce  vertueux prélat!

Page  220-221, du volume NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN  ENVERS DIEU.  Édition 1860.   G.G.
    
elogofioupiou.over-blog.com

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