A LA SUITE D'UNE VISITE CHEZ LE PADRE PIO...
MES MAINS …. furent GUERIES.
En mai I960, j'allai à San Giovanni Rotondo pour offrir mes vœux à Padre Pio, le jour de son anniversaire. Ce voyage coïncidait avec ma troisième retraite spirituelle, ayant rencontré personnellement pour la première fois, le Padre, à Pâques 1958.
Notre première rencontre spirituelle, au contraire, avait eu lieu en juillet 1952, dans une chambre d'hôtel, à New York, où j'avais parlé avec le Padre Pio, avec grand naturel, comme un fils avec son père, au cours d'une période particulièrement difficile de ma vie.
Depuis 1958, j'avais commencé à souffrir d'une forme de gerçure de la peau, légèrement saignante et brûlante sur les pulpes des doigts. Au début étaient intéressés uniquement l'index et le médius de la main gauche; puis la main droite fut attaquée et petit-à-petit le mal finit par intéresser huit doigts, I960.
Au cours d'une visite, je demandai à madame Emilia Sanguinetti, en lui montrant mes mains, si je pouvais demander au Padre de m'aider. En effet le mal progressait en dépit des cures appropriées et je craignais de devoir renoncer à mon activité de dentiste, devant toujours travailler dans la bouche des patients, en contact avec toutes les infections que peut donner la salive. La si chère et si gentille dame Sanguinetti m'incita à demander son aide au Padre, après la confession.
Le lendemain, après la confession, je montrai mes mains au Padre et lui dis: « Padre, faites guérir mes mains, j’en ai tellement besoin pour mon travail. »
Le Padre, en riant: « Mais vous, médecins, vous venez me demander ces choses a moi ? »
« Padre, si vous ne pouvez pas les guérir, personne n’y réussira, car depuis longtemps j’ai déjà eu recours à des spécialistes et à des médicaments.»
Le Padre, en souriant, posa sa main sur les miennes que je lui avais mises sous les yeux et: « Va, Va..»
Le lendemain matin, c’était un samedi, j'allai à la Messe comme d'habitude, oublieux de tout.
A un certain moment de la Messe, j'éprouvai un sentiment de malaise et crus qu'il s’agissait d'un embarras gastrique causé soit par le repas de la veille au soir, soit par mon lever hâtif, auquel je n'étais pas habitué; une sueur froide me couvrit et je sentais comme un fourmillement dans mes mains. Je crus être sur le point de m'évanouir et demandai à mon ange gardien la grâce de me soutenir jusqu'à la fin de la Messe, craignant de tomber à terre et d'être piétiné.
Je trouvai une carte-postale dans ma poche et m'en servis pour m'éventer afin de pouvoir résister. La Messe finie, je me précipitai à la sacristie pour respirer un peu mieux et tout redevint normal. Je ne pensais absolument pas à mes mains, ni au fait que pendant la Messe, j'avais été l'objet de la grâce de Dieu. Je continuais à me demander ce qui avait pu causer mon malaise, mon diner de la veille au soir ayant été très modeste.
Mais quelqu'un voulait m’empêcher de penser au grand fait survenu.
Le lendemain, qui était un dimanche, j'éprouvai le plus grand regret à
reprendre le chemin de la maison. Un cher ami m'accompagnait. Dans le train, il me demanda comment s'était passée la confession avec le Padre et comment mes mains allaient. Je lui montrai mes mains que je tenais dans des gants de coton et dis: « Oh ! En comparaison des maux du Padre, cela n’est rien. Les mains me brûlent un peu et je crains de devoir rapidement cesser mon travail que j’aime tant, ou d’attraper une des nombreuses infections par les germes de la salive des clients.»
Le lundi matin j'entrepris mon travail que je poursuivis toute la journée, comme à l'habitude, portant pendant plus de huit heures, des gants de caoutchouc, ce que j'avais fait pendant plus d'un an.
Le soir, comme tous les soirs, après le diner, je laissais reposer un peu mes mains, en les lavant et les essuyant avec des tampons et en utilisant des onguents variés pour apporter un peu de soulagement à la peau et un peu de vie.
Mais ce lundi soir, je négligeai de faire tout cela. J'étais en train de regarder le journal à la télévision lorsque ma femme s'approcha pour me reprocher doucement mon oubli. Ne sachant que répondre, je regardai mes mains, me levai, allai sous la lampe, regardai; sur la pulpe des doigts, au lieu des gerçures ensanglantées, tout était resté un signe blanc !
«Tu est guéri» me dit ma femme, d'une voix toute émue. La force me manquait pour confirmer. Nous nous regardâmes incrédules, puis nous remerciâmes le Padre.
Le lendemain je retournai au travail. Je balançai les gants, le talc et les pommades, à la grande surprise de mon infirmière, à qui je montrai mes mains guéries, éveillant sa grande stupéfaction et sa joie.
Je ne cesse de remercier Jésus et Padre Pio.
J'ai su par la suite que j'ai coûté à celui-ci le sacrifice de son sang jailli de ses saintes mains: une goutte pour chaque doigt.
Louis de France, T.O.S. F.
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