PRIÈRE (Extrait du DIES IRAE).
Lorsque le Juge siégera, tout ce qui est caché apparaîtra et rien ne restera impuni.
Malheureux, que dirai-je, alors ?
Quel avocat vais-je implorer, quand le juste aura grande peine à être en sûreté ?
O mon Roi d'une majesté redoutable, Vous qui sauvez gratuitement vos élus, sauvez-moi, source de bonté.
Souvenez - Vous, ô bon Jésus, que Vous êtes venu pour moi, ne me perdez pas en ce jour.
A me chercher. Vous Vous êtes fatigué.
Vous m'avez racheté, en souffrant sur la Croix.
Que tant d'efforts ne soient pas vains.
Juge juste, en vos vengeances, accordez-moi grâce et pardon avant le jour des comptes.
Je gémis comme un coupable : Mes fautes font rougir mon front, je Vous supplie, épargnez-moi.
Vous avez absous Marie Madeleine, et exaucé le bon larron : à moi aussi, donnez l'espérance.
Mes prières ne sont pas dignes, mais Vous qui êtes bon, faites de grâce, que je ne brûle pas au feu éternel.
Placez-moi parmi les brebis, séparez-moi des béliers, en me mettant à droite.
En confondant les maudits, voués aux flammes éternelles, appelez-moi avec les bénis, je prie suppliant et prosterné, le coeur broyé comme de la cendre, prenez soin de ma destinée...
Doux Jésus, Seigneur, donnez-leur le repos éternel. Amen.
BOC No 140, Novembre 1989
elogofioupiou.over-blog.com