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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 21:24


Le mauvais usage de la collégialité

Inutile, je pense, de vous rappeler que vous les êtes les successeurs des Apôtres: le dernier concile a fait de cette certitude un de ses thèmes préférés. Au coeur du schéma De Ecclesia, on avait placé le rapport des évêques au pape dans le gouvernement de l'Église. Pour ce qui concerne l'épiscopat, les Pères du concile ne cachèrent pas leur volonté d'affermir leur action: il fallait reconnaître au collège des évêques un pouvoir nouveau, une force nouvelle.

Or, qu'avez-vous obtenu? Il appert aux yeux du plus humble fidèle que non seulement vous n'avez pas acquis par collégialité une majoration de pouvoir, vous avez même perdu, en fait, le meilleur de l'autorité personnelle que vous possédiez au départ. Chacun de vous se trouve aujourd'hui lié par des décisions qu'il désapprouve cordiale­ment. Sous un tel joug, y a-t-il un seul évêque libre d'exercer, dans son diocèse, l'autorité qui lui appartient de droit? Illu­sions, rien d'autre: voilà en quoi consistèrent vos rêves de grandeur.

Vous réclamez de vos prêtres et du laïcat l'obéissance aux directives que vous votez « en collégialité ». Or, mes Seigneurs, l'autorité du collège des évêques a des limites bien définies. Hélas! Que de fois ne les avez-vous pas franchies, ces dernières années, par abus de pouvoir! J'offre ici deux exemples. Le collège des évêques, pape au sommet, a pris deux décisions qui, j'imagine, obligeaient chacun d'entre vous.

(1) L'usage du latin, sauf cas exceptionnels, doit être maintenu dans le rite latin. (Extrait des Principes généraux de la réforme approuvée par le concile.) (La même directive est consignée dans la constitution relative à la liturgie (Sacrosanctum Concilium, n. 36). Mais la traduction française en est fautive: elle dit que l'usage de la langue latine sera conservé, alors que l'original latin signifie: doit être conservé.

(2) Le Saint-Siège exhorte vivement les évêques, les prêtres et les fidèles à respecter attentivement la loi toujours en vigueur (de la réception de l'Hostie sur la langue) et qui se trouve de nouveau confirmée, en accord avec le jugement émis par la majorité de l'épiscopat catholique. (Instruction Memoriale Domini, 29 mai 1969; cf. la Documentation catholique, 20 juillet 1969, n. 1544, p. 670.)

Qu'est-il advenu depuis lors? Par groupes, — et vraisem­blablement à cause de leur interprétation de la collégialité (espèce de mini - collégialité, peut-être), — des évêques ont renversé ces décisions pour agir à leur fantaisie. Conséquemment, les malheureux laïcs que nous sommes ont enduré les grossières parodies du nouvel ordo en vernaculaire et constaté les innombrables profanations du Saint Sacrement chaque fois que les Saintes Espèces circulent de n'importe quelle main à une autre, sans même avoir, semble-t-il, passé d'abord par la main consacrée du prêtre.

Et ainsi, mes Seigneurs, vous ne pouvez ignorer que si, pour complaire aux extravagances d'une coterie (tout en invoquant, au besoin, la collégialité), vous enfreignez une directive de la majorité, c'est le principe de la collégialité que vous réduisez à une triste farce.

Comment oserez-vous encore nous prêcher l’obéissance, après avoir, par votre conduite, donné l'impression que vous méprisez l'enseignement du Saint-Père lui-même? N'auriez-vous pas pour maxime: « Faites ce que nous disons »? Plutôt que « Faites ce que nous faisons »? Peut-être avez-vous par opportunisme (ou) par vouloir délibéré), choisi d'oublier le texte suivant?

... le collège ou corps épiscopal n'a d'autorité que si on l'entend comme uni au pontife romain, successeur de Pierre, comme à son chef, et sans préjudice pour le pouvoir de ce primat qui s'étend à tous, pasteurs et fidèles. En effet, le pontife romain a sur l'Église, en vertu de sa charge de vicaire du Christ et de pasteur de toute l'Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu'il peut toujours exercer librement. — Vatican II, Lumen gentium (sur l'Église), n. 22; traduction du cardinal Garrone, Édit. du Centurion, Paris, 1967, p. 48.

Note : Sur le problème de la collégialité, rendu complexe par les équivoques conciliaires et les mésinterprétations régionales, on lira avec profit la savante étude composée par le canoniste Raymond Dulac, prêtre, la Collégialité épiscopale au deuxième concile du Vatican (Édit. du Cèdre, 13, rue Mazarine, 75006 Paris, 1979).

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:25

L'article qu'on va lire, écrit par un laïc catholique du nord est de l'Angleterre et intitulé « Letter to the Bishops of England and Wales », elle paru dans le mensuel anglais Christian Order, 65, Belgrave Road, Londres, S.W. IV, 2BG, oct 1982 pages 493-500. Le R.P. Paul Crâne, S.J., directeur, a gracieusement autorisé la traduction et sa publication.

Le 5e dimanche de Pâques, (La liturgie traditionnelle, on le sait, mentionne les dimanches non pas « de » Pâques, ce qui n'a aucun sens, mais « après » Pâques.) j'assistai à la messe avec (je l'avoue) le peu de ferveur que m'inspire habituellement le nouveau rite de la célébration dominicale...

Cette semaine-là, toutefois, les mots de l'évangile m'impres­sionnèrent formidablement: J'y découvris l'explication du désarroi qui affecte l'Église. Nous avons fait fausse route, parce que nous n'écoutons plus la vérité de Jésus-Christ. Jusqu'à la fin de la messe, je n'ai pu avoir en tête que le souvenir
des paroles de l'évangile, et il ne me quitta point durant les quinze jours qui suivirent. Je résolus alors d’écrire mes idées dans un genre d'épître à l'épiscopat d'Angleterre et de Galles.

On jugera peut-être que ma critique des évêques est trop sévère. Mais serait-on excusable de ménager quiconque s'ap­plique, par action ou par omission, à détruire l'unique vraie Église de Jésus-Christ ? Je pense que non. Vous estimerez que je n'apporte rien de neuf ou d'original et que ma lettre ne mérite aucune attention particulière. Libre à vous. Mais je peux affirmer que mon sentiment est partagé, en plus ou en moins, par nombre de mes amis et connaissances, tous profondément écoeurés de la situation actuelle, surtout dans les écoles nominalement catholiques, où nos enfants subissent les plus affligeantes âneries sous couvert de doctrine catholique.

Mes Seigneurs,

II vous arrive peut-être, en privé ou en public, de déplorer l'inquiétante baisse de popularité dont a souffert l'Église catholique au long des années qui s'écoulèrent après le concile. Et ce déclin continue de s'accélérer. Peut-être avez-vous, occa­sionnellement, réfléchi aux causes qui en rendent compte. Permettez-moi quand même de vous communiquer une propo­sition.

Si vraiment vous considérez avec souci :

a) l'angoissant abandon de l'observance dominicale, 

b) la chute catastrophique de la relève sacerdotale et reli­gieuse, 

c) le surplus de parents unanimes à réprouver l'insondable médiocrité de l'enseignement religieux à l'école catholique, veuillez méditer à fond l'évangile du 5e dimanche de Pâques, emprunté à (Jn 15: 1-8) : Il contient remède à votre souci.

Jésus dit à ses disciples:

Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l'enlève. Et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde pour qu'il porte encore plus de fruit... 

Je suis la vigne, vous, les sarments. 

Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car hors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette dehors comme le sarment, et il se dessèche.

Plusieurs dignitaires de notre hiérarchie semblent avoir, depuis Vatican II, rompu leur attachement à la vérité du Christ; ils adhèrent aux fables et au culte de l'homme. Exami­nons de près le discours de Jésus-Christ:

Note : Dans la liturgie traditionnelle, ce passage de l'évangile (Jn 15: 1-8) se lit à la messe d'un martyr au temps pascal.

Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette dehors comme le sarment, et il se dessèche.

Des questions et un contraste

Et voici les questions qui surgissent à l'esprit. Pourquoi nos séminaires et noviciats sont-ils ou presque vides ou fermés? Pourquoi la fréquentation de la messe du dimanche s'effondre-t-elle à un rythme alarmant? Pourquoi les parents catholiques retirent-ils leurs enfants des écoles dites catholiques? Et, problème non moins grave, pourquoi ces incongruités ne rencontrent-elles aucune contestation, comme si les chefs officiels s'en désintéressaient ?

Ne serait-ce pas, comme je l'ai suggéré, parce que, ces dernières années, vous avez, mes Seigneurs, rompu votre lien avec la vérité du Christ, avec la vigne de l'Évangile ? Au lieu de nourrir votre troupeau du fruit de la vraie vigne, ne lui avez-vous pas servi du « vin ordinaire », voire, souvent, un imbuvable vinaigre?

N'est-ce pas jusque là que, dans les messes du nouvel ordo, condescend votre tolé­rance ? Le fruit de la vigne n'y est-il pas assimilé à « l'oeuvre du travail humain » ? Un fléau s'est abattu, et la vigne est dénudée. On ne saurait le taire, c'est vous, les évêques, gardiens de la vigne, les seuls responsables du gâchis.

Par contraste, je vais faire allusion à un certain archevêque, et j'ai besoin, mes Seigneurs, de votre bienveillance. Il a piètre renommée parmi vous, mais — réalité indéniable — ses séminaires regorgent de candidats, au point qu'il doit en ouvrir davantage pour accueillir les jeunes hommes désireux de s'y former à la prêtrise. Loin d'emprunter le ton de l'Église « post­conciliaire » pour gémir sur la pénurie des vocations, il cherche, au contraire, à canaliser seulement le flot courant des sollicita­tions qu'il reçoit. Cela ne démontre-t-il pas qu'il y a quantité de jeunes ardemment disposés à consacrer leur vie au service du Christ dans le sacerdoce ?

De toute évidence, ils répondent à l'attrait de la vérité qui rayonne manifestement de cet arche­vêque. Ne serait-ce pas parce qu'il demeure dans le Christ et le Christ en lui, avec la garantie normale d'une riche fécondité ? Je pose la question, sans rien ajouter.

A suivre

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:06

Père Céleste, je me place sur la patène avec tout mon être,  je vous offre toute ma personne, mon âme, mon corps, tous les biens que vous avez mis à ma disposition, mon intelligence, ma volonté, mes joies, mes peines d’aujourd’hui, mon travail avec ses fatigues, mes croix avec leur amertume.

 

Je veux aussi placer sur cette patène, toutes les personnes que j’aime, toutes celles qui me font du bien et qui m’en ont fait, toutes celles qui me sont chères, toutes celles qui se sont recommandées à mes prières.

 

Par le Cœur Immaculé de Marie, j’unis tout cela à l’offrande de Jésus en holocauste d’amour pour le salut et la sanctification des âmes religieuses et sacerdotales, et pour ma propre sanctification.

 

Mon Dieu, permettez que je jette dans le Calice, avec la goutte d’eau qui me représente, tous les instants de ma vie humaine depuis le jour de mon baptême jusqu'à ce que je prenne mon envol vers vous, afin que tout soit sanctifié et divinisé par le sang du Christ, et parvienne par Lui à l’adorable Trinité.

 

Permettez que je jette aussi dans le Calice, en vous offrant la vie et les souffrances, de toutes celles qui sont en état de grâce, mais qui ne les offrent pas, afin que toutes ces vies et toutes ces souffrances puissent être unies à celles du Christ, qui a souffert plus qu’aucun homme n’a jamais souffert et qui est mort afin que tous aient la possibilité d’obtenir la vie éternelle et de réaliser ainsi leur prédestination avec le secours de votre sainte grâce.

 

Pour vous adorer et vous remercier, je m’unis à toutes les Véritables Saintes Messes, qui se célèbrent encore aujourd’hui en latin, selon le rite de Saint Pie V, à travers le monde, aux intentions du Sacré Cœur de Jésus. Je vous supplie de me réserver de ces Saintes Messes, une goutte de votre Précieux Sang, et d’en appliquer les effets en réparation de mes péchés, et aussi en expiation des péchés de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Bon Jésus venez réchauffer mon cœur du feu, de votre amour divin. Je vous aime, je vous adore et je vous remercie en mon âme.

 

Divin Cœur de Jésus, donnez au monde de nombreux et saints prêtres pour continuer l’œuvre de votre Rédemption.          

Ainsi soit-il.

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 19:50

   

 

   

Mon Dieu, pour vous adorer et vous remercier, jusqu'à  mon  dernier  soupir et  toutes  les  fois que mon  cœur  battra, je m’engage à vous offrir, aussi souvent qu’il y a de secondes dans la journée, de grains de sables sur la terre, de gouttes d’eau dans les océans, d'atomes dans  l'air,  d'étoiles au  firmament, de saints dans le paradis, de vous offrir dis-je, la vie exemplaire de Notre Seigneur J.-C., ses jeûnes, ses pénitences, sa  douloureuse  passion, son agonie au jardin des oliviers, son sang adorable, ses saintes plaies, ses humiliations, tous ses mérites et sa très sainte mort.

 

Je veux également vous offrir, toutes  les  Saintes Messes qui ont été et qui seront  à  jamais célébrées en latin selon le rite de St Pie V, tous les  mérites de  la très sainte Vierge, tous les travaux  des saints  apôtres, le sang des martyrs, la  pureté des vierges, les  austérités  des  pénitents et toutes les prières de la  Sainte Église.

 

En un mot, je  veux vous offrir tout ce qu'il y a eu et  tout  ce qu'il y aura  à  jamais  d'œuvres  méritoires, aux quelles je veux y associer toutes mes actions et toutes mes prières, afin de vous demander autant  de fois  pardon  pour  mes  péchés,  pour  ceux de mes parents et  ceux de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Dieu pardon et miséricorde pour tous les péchés de mes ennemis et pour ceux des  infidèles, des hérétiques, des juifs et des mauvais chrétiens.

 

Je  vous demande l'exaltation de la  Sainte Église,  l'accomplissement de votre adorable  volonté sur la terre et au ciel, la grâce d'une bonne mort, toutes les vertus,  en particulier la mémoire,  l'intelligence  et l'enthousiasme.

 

Je veux, avec le secours de votre très sainte grâce, gagner toutes les indulgences attachées aux bonnes œuvres, et aux prières que je ferai, au cours des prochaines 24 heures, pour la délivrance des âmes du purgatoire.

 

Que les âmes, les plus abandonnées du purgatoire, reposent en paix par la miséricorde de Dieu.     Amen.   (3 fois)

 

Je désire vous remercier, mon Dieu, en mon nom, au nom de mes parents et au nom de tous les hommes qui sont sur la terre, qui ont été et qui seront à jamais, des grâces reçues et à recevoir, des grâces connues et inconnues, des bienfaits naturels et surnaturels dont vous nous avez comblés et dont vous continuerez de nous combler jusqu'à la fin des temps.

 

J'ai l'intention de faire du reste de ma vie, un long acte d'amour et d’adoration. Mon Dieu, puissé-je par-là réparer, tout le temps  que  j'aie  perdu  et enfin vous rendre autant de gloire que j'ai pu vous en ravir !    Amen.

 

Père éternel, c’est  par le Cœur de Jésus que je m’approche de vous. Il est ma voie, Il est la vérité et Il est toute ma vie.

 

Mon Jésus, mon Sauveur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie. Ayez pitié des âmes qui me sont chères.

 

Je veux enfin essayer de satisfaire aux devoirs, que vous doivent chacune des personnes qui me sont chères, à Vous leur Créateur et Souverain Maître en offrant pour eux vos Saintes Plaies à votre Père Céleste.    Amen

 

O Dieu, mon Créateur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

O Dieu, mon Rédempteur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

O Dieu, mon Sanctificateur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:29
Je suis coupable, Excellence, de croire que les Évêques sont les gardiens nés de la foi et que Jésus-Christ leur imposa la terrible respon­sabilité de la garder en toute son intégrité et dans toute sa pureté et qu'ils ne doivent pas la laisser entre les mains des ennemis. Je suis coupable, Excellence, de croire que les Évêques sont les théologie morale désormais périmée et qui dut m'enseigner des mensonges puisqu'elle fut éditée avant le lumineux Concile de Vatican II. Cette théologie m'a appris deux principes que je n'ai pas oubliés : 1° Toute autorité vient de Dieu, en conséquence, il faut obéir à l'autorité chaque fois qu'elle commande ce qu'elle peut et doit commander ; 2° Celui qui possède l'autorité ne peut la posséder que pour assurer le bien commun, parce que telle est sa fin. On m'apprit aussi que le bien commun dans l'Église c'est la vérité ou doctrine de la Foi enseignée par Jésus-Christ, les Apôtres et l'Église ; que l'autorité ecclésiastique doit, elle aussi, se soumettre à cette Foi en faisant ce que la Foi ordonne, c'est-à-dire que l'autorité doit enseigner cette même doctrine et la faire observer par les autres. Et puisque le but de l'autorité est d'assurer le bien commun, c'est aussi la seule chose qu'elle peut commander et la seule chose à laquelle il faut obéir. Ma très grande ignorance m'empêche de voir — car, bien évidem­ment, je suis « vieux jeu » — qu'à présent que tout a évolué, le Christ aussi a évolué, et sa doctrine aussi doit évoluer et que, par conséquent, désormais on doit obéir aux autorités ecclésiastiques quoiqu'elles nous prêchent un autre Christ, un autre évangile (l'évangile de Marx), et bien qu'elles nous mènent au Marxisme. L'on m'accuse aussi de parler du Pape, et je confesse que c'est là le plus grand de tous mes délits. De Jésus-Christ, on peut dire des énormités, II peut être représenté avec une mitraillette, en laïque avec col et cravate, ou crucifié avec la faucille et le marteau au lieu du I.N.R.I. ; sa Résurrection et sa Divinité peuvent être niées ; II peut être représenté sur les écrans comme un homme vulgaire et, ce qui est plus infâme encore, comme un efféminé ; sa présence réelle dans la Sainte Eucharistie peut être niée ; sa sainte Mère peut être combattue impitoyablement ; on peut nier son Immaculée Conception ou sa Virginité Perpétuelle ; des messes carnavalesques peuvent être célébrées et au cours de ces messes toutes sortes d'hérésies peuvent être prêchées. Là, les Évêques s'enfoncent dans le plus criminel de tous les silences, comme s'ils voulaient, par leur silence, stimuler l'action destructrice des vandales d'aujourd'hui. Mais quand on dit que le Pape ? (Jean Paul 2) s'est mué en complice de l'apostasie ; quand on dit avec certitude qu'il s'oppose à la Tradition apostolique comme le démontrent des faits absolument évidents ; quand on dit qu'il est en train de nous protestantiser et que, par conséquent, le devoir de lui obéir n'existe déjà plus ; alors, oui, ces mêmes Évêques lèvent leur voix irritée et sur les théologiens qui, indiscrets, dénoncent ces choses, ils lancent les foudres de leur sainte colère. Il semble que pour ces Évêques, le fait que Jésus-Christ soit diffamé, que sa doctrine soit changée et que son Église soit détruite est sans importance ; la seule chose qui les intéresse c'est l'homme qui gouverne l'Église, auquel ils sont unis inconditionnellement, de qui, par obéissance aveugle, ils acceptent des rites équivoques et pour qui ils reçoivent comme catholiques des héré­tiques qui ne sont nullement convertis. Voilà toutes mes fautes ! Fautes qui furent commises aussi par Votre Excellence et par beaucoup d'autres, lesquels — comme Votre Excellence du reste — ont été libérés, enfin, par le glorieux Concile Vatican II, que les Communistes et les Francs-maçons du monde entier espéraient depuis si longtemps et qu'ils ont salué avec des tonnerres d'applaudissement. Tous ces Évêques, désormais affranchis des structures constantiniennes de la vieille Église ; ils ne veulent plus rien avoir avec l'Église « figée » du passé, ni avec ses Conciles dogmatiques, ni avec les Encycliques « ennuyeuses » des Souverains Pontifes qui, avant Vatican II, pendant vingt longs siècles, nous ont abusés en nous parlant de Dieu, de notre salut, de la vie éternelle. Quelques-uns de nos curés — probablement les nou­veaux docteurs de la nouvelle Église — prêchent à leurs fidèles que : « à partir du Concile Vatican II et au-delà, tout est mensonge ; à partir du Concile Vatican II et en deçà, tout est vérité.» Je ne sais vraiment pas pourquoi ces magnifiques lumières, ces soleils fulgurants qui éclipsent complètement les Thomas d'Aquin, les Bonaventure, les Augustin, et tant d'autres encore que nous croyions être des flambeaux splendides qui ne s'éteindraient jamais, sont arrivés avec tant de retard. Avec ces prêtres si illustres, nous verrons bientôt la réalisation rêvée par la juiverie internationale : un État mondial et une Église mondiale avec une Bible également mondiale. Moi, ignorant, je préfère continuer à être mis de côté. Je m'unis aux Évêques qui, en différentes parties du monde, élèvent leur voix pour défendre l'Église instituée divinement, aux Évêques qui ne se taisent pas, quoique la nouvelle Église les considère comme des gêneurs et quoi­qu'ils soient destitués et humiliés, comme le Cardinal de Hongrie dou­blement martyr (qu'il repose en paix). Je veux rester uni aux Évêques et aux prêtres dignement incorruptibles. Affectueusement, Moyses CARMONA, Curé de la Divine Providence à Acapulco. Tiré à part du No 41 de « FORTS DANS LA FOI » elogofioupiou.over-blog.com
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:14

1° Je célèbre la Messe en latin !

2° Je célèbre la Messe Traditionnelle, promulgué par Saint Pie V !

3° Je parle du Pape Paul VI ! 

Voila les crimes épouvantables que l’on me reproche, oui je les ai commis ; seulement voilà, je les ai commis, mais Votre Excellence aussi les a commis, et un nombre incalculable de fois ; et de très nombreuses personnes continueront encore à les commettre. Est-ce que j'essaye par là de me disculper ? Non ! Car je sais bien que c'est impossible vu que ma responsabilité est par trop évidente aux yeux de tous. Et de fait, je le reconnais, je suis coupable, j'ai commis et je continue de commettre une iniquité monstrueuse : j'obéis fidèlement au saint Concile de Trente qui fut un concile dog­matique.

J'obéis au saint Concile de Trente qui, traitant du saint Sacrifice de la Messe; enseigne :

«Bien que la Messe contienne un riche enseignement pour le peuple fidèle, il n'a cependant pas paru bon aux Pères qu'elle soit célébrée indistinctement en langue vulgaire »(XXIIe session, ch. VIII). Et encore : « si quelqu'un dit que la Messe doit n'être célébrée qu'en langue vulgaire, qu'il soit anathème »(Canon 9).

Oui je suis coupable, Excellence, de toujours célébrer avec des ornements sacerdotaux, parce que là encore je me laisse diriger par cet «ignoble »Concile de Trente qui enseigne, au Canon 7 :

«Si quelqu'un dit que les cérémonies, les vêtements et les signes exté­rieurs dont se sert l'Église dans la célébration de la Messe sont plutôt des stimulants à l'impiété que des devoirs rendus par la piété, qu'il soit anathème. »

Oui je suis coupable, Excellence, parce que je m'obstine à refuser de donner la communion sous les deux espèces et ce parce que je crois aveuglément le Concile de Trente, lequel, inspiré par le Saint-Esprit, affirme, lorsqu'il traite de la Communion :

«C'est pourquoi ce saint Concile, instruit par l'Esprit Saint qui est«l'Esprit de sagesse et d'intelligence, l'Esprit de conseil et de piété »(7s XI, 2), et guidé par le jugement et l'usage de l'Église, déclare et enseigne qu'aucun commandement divin n'oblige les laics et les clercs qui ne célèbrent pas à recevoir le sacrement de l'Eucharistie sous les deux espèces ; et qu'il n'y a aucune raison de douter, sans léser la foi, que la communion sous une seule espèce suffise au salut. »(Session XXIe, chap. I.)
        Et encore ;

«Si quelqu'un dit que les fidèles du Christ, tous et chacun, doivent, parce que Dieu l'a commandé ou parce que c'est nécessaire au salut, recevoir l'une et l'autre espèce du très saint sacrement de l'Eucharistie, qu'il soit anathème. »(Canon 1.)

Je suis coupable, Excellence, puisque je crois toujours que Jésus-Christ, lors de la dernière Cène, institua un véritable et propre sacrifice "et qu'il ordonna ses Apôtres prêtres, afin qu'ils puissent l'offrir. Et je le crois, précisément, parce que le Concile de Trente enseigne également :

«Si quelqu'un dit que, par ces paroles : « Faites ceci en mémoire de moi »(Le XXII, 19 ; I Co. XI, 24), le Christ n'a pas établi les Apôtres prêtres, ou qu'il n'a pas ordonné qu'eux et les autres prêtres offrissent son corps et son sang, qu'il soit anathème. » (Canon 2.)

Je  suis  coupable,  Excellence,  puisque je  célèbre toujours la si ; «exécrable »Messe codifiée par le Pape saint Pie V ; et je la célèbre parce que je me croyais en droit de la célébrer, puisque ce saint Pape affirme dans sa Bulle «Quo Primum Tempore »:

«...Par les dispositions des présentes et au nom de Notre autorité apostolique Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la Messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu'on pourra valablement l'utiliser librement et licitement et cela à perpétuité. Et d'une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les Supérieurs, Administrateurs, Chanoines, ou les Religieux de n'importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la Messe autrement que Nous l'avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction, dans toute sa force. »

II est possible que mon ignorance me fasse donner de la valeur à des documents qui sont déjà périmés et ne m'aide pas à découvrir les enchantements et les valeurs de la nouvelle Messe, chaque fois plus simplifiée, plus épouvantablement éloignée de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu'elle fut formulée par le saint Concile de Trente.


Je suis coupable, Excellence, de croire toujours en la présence réelle de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie et d'exhorter mes fidèles à ne pas s'en approcher, s'ils ont conscience d'avoir commis un péché mortel, et qu'ils ne peuvent se confesser avant de Le recevoir dans la sainte Communion.

Je suis coupable, puisque je continue à croire que le prêtre à toujours le pouvoir de pardonner les péchés, et aussi de les retenir, et de croire que pour l'exercice de ce double pouvoir les fidèles ont besoin de se confesser individuellement.

Je suis coupable de repousser comme invalide l'absolution collective, sauf dans les cas prévus par l'Église : bateau qui coule, tremblement de terre, soldats avant la bataille.

Je suis coupable, Excellence, de ne pas croire en une Église qui n'est pas l'Église de Jésus-Christ, puisqu'elle tire son origine des consignes du Parti Communiste. En effet, aux environs de l'année 30, «les services secrets du Parti Communiste en U.R.S.S., Section de l'Athéisme militant, donnèrent des consignes secrètes dans le but de modifier peu à peu la Messe, en ne prononçant pas les paroles de la consécration, et en éliminant tout ce qui fait de la Messe la rénovation non sanglante de ce même sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix ».

«Dès le début de l'année 1940, les communistes infiltrés dans l'Église commencèrent les premières et très discrètes tentatives de sup­pressions du latin, des ornements sacerdotaux, de la soutane, des habits religieux, des statues et des images, des cierges, de l'exposition du Saint Sacrement ; ils tentèrent aussi d'habituer progressivement les fidèles à ne pas s'agenouiller et de convertir la Messe en un repas commu­nautaire symbolique ; étape importante pour obtenir avec le temps que Jésus-Christ soit considéré comme un homme et non comme un Dieu. »

La dialectique marxiste infiltrée dans l'Église s'est proposée aussi la modernisation de la parole de Dieu dans le but de pouvoir fréquem­ment en atténuer l'intransigeance et, de plus, afin de donner à tout cela une apparence naturelle, ils firent participer à cette infamie des assemblées et des congrès bibliques apparemment interconfessionnels. Voilà l'origine lointaine de la suppression de la prière du Saint Rosaire, du culte marial, des festivités réservées à la Sainte Vierge Mère de Dieu ; de la destruction presque totale des images, statues, médailles de la Sainte Vierge.

N'oublions pas que si en Orient, les icônes représentent la principale dévotion mariale, en Occident c'est le rosaire qui jouit d'une extra­ordinaire popularité, il fallait donc détruire énergiquement une si pré­cieuse dévotion.

Mon erreur réside précisément dans le fait de m'opposer de toutes mes forces à cette EGLISE MARXISTE-LENINISTE.

(A suivre)

 

Tiré à part du No 41 de « FORTS DANS LA FOI »

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 19:43

 

Ainsi disent d'ailleurs la plupart : « J'ai menti, j'ai manqué à la charité, j'ai été paresseux, j'ai été vaniteux, etc. » Cette forme est plus correcte, mais l'accusation n'est guère meilleure, j'entends : guère plus profitable à votre âme, guère plus susceptible de vous attirer des conseils utiles de la part de votre confesseur ? Pourquoi ? Parce qu'elle est incolore. Elle ne vous a demandé aucune réflexion particulière, aucun effort de mise au point. Elle n'apporte au confesseur aucun « signale­ment particulier » qui lui permette de voir en quoi votre âme diffère de celle qu'il a eue à juger et à conseiller avant la vôtre. Sur dix pénitents qui se succèdent, neuf au moins pourraient présenter la même liste – et, de fait, hélas ! La présentent... Pourquoi (à moins qu'il vous connaisse par ailleurs) voulez-vous que votre confesseur vous donne exactement les conseils dont vous avez besoin, vous et non pas un autre ? Votre cas particulier ne lui est pas révélé par cette accusation ; elle ne lui offre aucune prise. Il faudrait qu'il fût merveilleusement psychologue et intuitif pour deviner, à travers ce rapide défilé de fautes « standards », à travers cette grille où il ne voit même pas votre visage, les mots qu'il doit dire pour vous atteindre et vous inciter à l'effort que vous, personnellement, devriez entreprendre ! On ne peut demander à tous les confesseurs d'être des Curés d’Ars. Normalement, il ne vous rendra que ce que vous lui aurez apporté.

 

Si, par surcroît, le pénitent se lance, comme cela arrive, dans une énumération qu'il veut faire exhaustive, s'il prétend tout dire et débite à peu près tous les péchés véniels qui se peuvent commettre (qu'il a sans doute commis, en fait), de telle sorte que cette énumération, faite à un rythme accéléré, dure parfois plusieurs minutes, voilà le confesseur complètement noyé – « Qu'y a-t-il de caractéristique dans tout cela ? » se demande-t-il en vain ? Et, ne trouvant rien, il se contente d'une exhortation générale qui vous sert peu. À qui la faute ?

 

Alors, comment s'accuser ?

 

Soulignons tout d'abord que le péché véniel est matière libre de confession. On n'est pas tenu de l'accuser. Un acte de contrition bien fait, un acte vrai d'amour de Dieu, l'usage d'un sacramental avec foi et humilité suffisent à en obtenir le pardon. Une confession qui ne comporte que des péchés véniels est donc, non une démarche nécessaire au salut, mais un moyen de sanctification. C'est un recours au sacrement, c'est-à-dire au sang purificateur de Jésus, par lequel nous sommes assainis et fortifiés ; c'est aussi, secondairement, un exercice d'humilité fondée sur la connaissance de soi et l'aveu de ce qui gêne le progrès spirituel. Parmi les péchés véniels commis, on sera donc libre de choisir ceux qu'on veut accuser.

 

Est-ce à dire qu’on va choisir les plus anodins, en reléguant dans l'oubli ceux qui gênent ? Non ! Ce sera exactement le contraire. Un examen de conscience bien fait tendra à faire émerger de la foule des fautes quotidiennes celles qui, du fait de leur fréquence ou du fait de leur malice, sont les plus dangereuses pour la vitalité de l'âme. La physionomie propre de mon âme pécheresse n’est pas plus semblable à celle d'une autre âme que mon visage n'est semblable à un autre visage ; en gros, nous commettons à peu près les mêmes fautes, de même que nous avons tous un nez, une bouche, des oreilles… ; mais l'importance, pour moi, de telle faute, la place qu'elle tient dans ma vie spirituelle, son voisinage avec d'autres fautes de la même famille, voilà ce qui compose mon visage de pécheur. Voilà donc ce qu'un examen de conscience intelligent tendra à mettre en valeur. Inutile d'accumuler une multitude de péchés : cinq ou six, bien choisis, suffiront à se voir et à se montrer tel qu'on est sous le regard de Dieu.

Mais ces péchés (et cette remarque est sans doute la plus pratique de toutes), il s'agira de les faire émerger avec la couleur propre que nous leur avons donnée. – « J'ai menti... » : Cela ne signifie rien... Omnis homo mendax, dit le Psaume ; tout homme est menteur. De quelle manière ai-je menti ? À qui ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi ? « J'ai menti à une amie malade qui comptait sur ma visite, parce que cela m'ennuyait daller la voir » : qui ne voit que cela constitue un mensonge d'une qualité spéciale ? « J'ai menti dans un salon en m'attribuant des relations que je n'avais pas ; j'ai menti à mes chefs pour obtenir un congé auquel je n'avais pas droit ; j'ai trompé un client sur la qualité de mon travail afin de pouvoir le lui compter plus cher... » : Autant de mensonges différents dont l'accusation « j'ai menti » n'aurait donné aucune idée. – « Manquer à la charité » : le péché le plus courant. Pourquoi employer cette expression qui n'a aucune couleur ? Dites plutôt : « J'ai dit une parole blessante à quelqu'un que je n'aime pas, avec l’intention de lui faire de la peine » ou « j'ai témoigné du mépris à un camarade peu intelligent » ; ou « j'ai refusé un secours que j'aurais pu donner à un dans le besoin » ; ou « je me suis moqué d'un infirme »... – Il y a cent façons d'être vaniteux. Quelle est la vôtre ? Est-ce de passer un temps exagéré à votre toilette ? Est-ce de vous regarder dans la glace à tout propos ? Est-ce de faire la roue dans les groupes où vous vous trouvez, en essayant de capter toute l'attention par votre brillante conversation ? – Et votre paresse, comment se manifeste-t-elle ? Par votre obstination à rester au lit quand l'heure est venue de vous lever ? Par votre négligence au devoir d'état, bâclé, a moitié fini ? Par votre nonchalance dans l'attitude ou un amour exagéré des fauteuils ?

 

On comprend par ces quelques exemples (qu'il serait aisé de multiplier) ce que nous voulons dire quand nous disons : accusez des actes précis, déterminez les circonstances dans lesquelles vous les avez commis, cherchez les mots les plus capables d'exprimer votre faute telle qu'elle a été dans le réel, en tant qu'elle fut votre faute à vous et non celle de n'importe qui. Ce sera tout profit pour vous. D'abord parce que cela vous obligera à vous voir tel que vous êtes ; ensuite parce que ce vous sera une salutaire humiliation (il est plus humiliant de dire : « J'ai passé chaque jour une demi-heure à me farder » que de dire : « J'ai été vaniteuse »...) ; enfin parce que, d’après ces données précises, votre confesseur pourra voir l'état de votre âme et en tirer des conseils appropriés.

 

Vous n'êtes pas invité pour autant au bavardage. S'accuser avec précision n'est pas « raconter des histoires ». La confession ne doit pas être noyée dans un flux de récits, d’explications, de digressions, où le pénitent perd de vue qu'il s'accuse et où le confesseur ne saisit plus ce que vous avouez être péché. Parfois on entend cette prétendue confession, se transformer en apologie, tout au moins en plaidoyer ; parfois en appréciations sur le compte d'autrui ; parfois en lamentations sur le malheur des temps... Que vous ayez besoin de décharger un cœur trop lourd et de recevoir quelques consolations, ou que vous désiriez certains éclaircissements pour la conduite à tenir, rien de plus légitime. Mais séparez donc nettement les deux ordres de propos : faites votre confession proprement dite en vous en tenant strictement aux fautes ; puis avertissez le confesseur que vous avez quelque chose d'autre à lui dire.

 

III

 

Ainsi ne risquera-t-on pas d'oublier, comme nous l'avons déjà noté en passant plusieurs fois, que, dans le sacrement de pénitence, la primauté de valeur revient à la purification par le sang du Christ, non à l'exhortation du confesseur. Et que cette purification est obtenue par le regret. Cette vérité engendre une conséquence pour la manière dont vous devez apporter vos fautes au tribunal de la pénitence : à savoir qu'il ne s'agit pas d'énumérer ses péchés, mais de les avouer.

 

Pourtant, tout prêtre qui confesse est frappé chaque jour par l'espèce d'indifférence, au moins apparente, avec laquelle nombre de pénitents énoncent leurs fautes. Ils font une énumération, ils dressent une liste : qu'elle soit bien au point, il semble qu'ils ont accompli tout ce que l’Église attend d'eux. Il n'y a plus qu'à recevoir l'absolution et à s'en aller, libérés désormais. La formalité est accomplie.

 

Or, il n'en est rien. Rien n'est « formalité » dans le domaine des actes religieux, pas plus la messe, dont il ne s'agit pas de « s'acquitter », mais à laquelle il faut participer, que la confession, qui est essentiellement rétractation, reniement du mal qu'on a commis, pour obtenir le pardon. Affaire d'amour, affaire de cœur (c'est-à-dire de volonté). On vient reconnaître qu’on a mal fait, qu'on a manqué à l'amour qu'on devait à Dieu en refusant d'accomplir l'une ou l'autre de ses volontés (volonté que nous soyons loyaux, ou justes, ou purs, ou aimants, etc.). Cela doit se traduire dans la manière dont on dit ses péchés. Confiteor..., dit la formule qu'il est recommandé de dire avant l'accusation : « Je confesse », je reconnais, j'avoue – c'est ma faute, je suis coupable, je me frappe la poitrine. Il faut que votre accusation soit dans la ligne de cette formule. Il ne s'agit pas de « constater » que vous avez été mauvais et de porter cette constatation à la connaissance du prêtre ; il s’agit d'exprimer un regret d'avoir été mauvais.

 

Il sera donc bon (et ce sera facile si on n'accuse qu'un nombre restreint de péchés) de répéter à propos de chaque faute : « Je m'accuse de… » Cela empêchera, pourvu qu’on y mette son cœur, de tomber dans la sécheresse indifférente de celui qui se contente de raconter ses fautes, au lieu de les avouer.

 

Convient-il d'accuser des péchés de la vie passée déjà pardonnés dans des confessions antérieures ?

 

Comme exercice d'humilité, il peut être bon, si cela n'apporte aucun trouble à la conscience, de se reconnaître coupable une fois de plus d'un péché ancien déjà absous. Et non seulement comme exercice d'humilité, mais parce que le sacrement portera sa grâce d'assainissement d'une manière spéciale sur le foyer d'infection d’où est sorti jadis ce péché et qui peut-être n'est pas entièrement nettoyé.

 

Aux mêmes titres, il peut être bon, en certaines circonstances graves de la vie (avant le mariage, l’entrée en religion, pendant une retraite, etc.) de faire ce qu'on appelle une « confession générale » portant, soit sur une année, soit sur une période plus longue. Mais à une condition : que ce ne soit pas en vertu d'une convention, mais d'un besoin ; qu'on s'y sente poussé par une nécessité intérieure, non par l'argument : « Cela se fait. » (Et cette remarque vaut surtout pour les confessions de retraites.)

 

Pourtant il y a des personnes qui devront s'abstenir de tout retour sur la vie passée : les scrupuleux. Les scrupuleux sont des malades, et leur maladie consiste précisément dans une inquiétude qui les rend incapables de juger s'ils ont fait ou non, s'ils ont bien fait ou mal fait telle ou telle action. Ils voudraient « être sûrs », et plus ils cherchent cette certitude, plus elle les fuit. Au confessionnal Ils veulent être sûrs d'avoir bien tout dit ou d'avoir bien eu une vraie contrition ; et n'étant jamais sûrs, ils répètent indéfiniment. Épuisante recherche, qui augmente leur maladie en prétendant l'apaiser. Un seul moyen leur reste de se guérir – obéir sans discuter au confesseur, qui leur donnera l'ordre de fermer les yeux d'une manière absolue sur tout passé proche ou lointain.

 

IV

 

Une forme d'inquiétude que ne connaissent pas seulement les scrupuleux mais les sincères, et qui porte sur la qualité de la contrition, s’exprime souvent ainsi : à quoi bon accuser tel péché ? Je n'en ai sûrement pas le regret puisque je sais que j'y retomberai.

 

Nous sommes là sur le chapitre du ferme propos.

Distinguons soigneusement : « prévoir qu'on retombera » et « vouloir retomber ».

Assurément, le pénitent qui veut retomber, qui est décidé, à la première occasion, à renouveler sa faute, n'est pas un « pénitent ». Il n'a aucune contrition. Il abuse du sacrement et se fait illusion sur Efficacité de l'absolution qui ne peut effacer un péché sans qu'il soit désavoué par son auteur. Mais ce n'est pas, Dieu merci ! Le cas habituel. La plupart ont simplement un sentiment aigu de leur fai­blesse, sentiment justifié par la malheureuse expérience des rechutes, Ils croient savoir que leur bonne intention, mise à l'épreuve une fois de plus, ne sera pas plus efficace à l'avenir qu'elle ne le fut dans le passé. Et ils concluent : je n'ai pas la contrition... C'est une erreur. Dans le fond, ils appellent « mal » le mal qu'ils ont fait ; ils voudraient bien ne pas l'avoir fait et être capables de ne jamais y retomber. Mais c'est cela, la contrition ! Dieu ne nous demande pas, pour nous pardonner, que nous soyons sûrs de ne pas retomber ! (Cette certitude ressemblerait fort à la présomption.) Il nous demande d'avoir l'intention de faire ce qui est en nous, avec l'appui promis de sa grâce, pour éviter le péché à nouveau. Cette intention est-elle en nous ? Alors nous n'avons pas à redouter l'hypocrisie et l'insincérité. Nos sombres pronostics ne la modifient pas. D'autant qu'ils reposent sur une défiance blâmable à l'égard de la grâce du sacrement. Si le sacrement de pénitence est un moyen de progrès, ce n'est pas tellement par l'effort psychologique qu'il demande de nous : c'est parce qu'il applique à notre âme malade le sang expiatoire et méritoire de Jésus-Christ qui est son remède. Non seulement Jésus nous accorde le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice par sa Passion, mais il nous donne des grâces d'assainissement et de force pour les luttes nouvelles à soutenir ; et précisément sur le plan des péchés que nous avons soumis à l'absolution. C'est en ces grâces qu'il faut mettre notre confiance, non dans les problématiques capacités de résistance de notre bonne volonté.

 

Ne vous inquiétez donc pas de « demain ». La grâce de demain suffira à demain, pourvu que vous restiez en confiance et en prière. Aujourd'hui, vous avez la grâce d'aujourd'hui, une grâce de contrition. Vouloir porter en imagination la tentation de demain, c'est vouloir porter un fardeau pour lequel vous n'êtes pas aidés : rien d'étonnant qu'il vous paraisse trop lourd et par avance écrasant.

 

Dire ainsi n'est d'ailleurs pas inviter à l'insouciance. L'accusation doit se compléter par une résolution. Une résolution dont on confiera l'exécution au secours divin, mais que la volonté travaillera à tenir. Pour qu'elle soit efficace, il la faut prendre précise, portant sur tel péché à éviter, non sur l'ensemble des fautes accusées ni même habituellement sur plusieurs. Mieux encore : on s'attachera à prévoir, d'après l'expérience du passé, les circonstances qui pourraient nous amener à la chute, les « occasions » au milieu desquelles, si nous nous y plaçons, nous risquons d'être entraînés à retomber. Et on fera porter la résolution sur ces occasions à éviter.

 

Nous savons que telle compagnie nous entraîne à la médisance, que telles lectures nous orientent vers l'impureté, que tel tiroir ouvert réveille des rancunes mal endormies, que tel genre de conversation excite notre bile : la résolution sera de fuir cette compagnie, de s'interdire ces lectures, de laisser fermé ce tiroir, d'éviter ce thème de conversation. Agir ainsi, c'est se prendre', tel qu'on est, capable de succomber là où un autre resterait fort ; c'est ne pas « tenter Dieu » en s'exposant présomptueusement ; c'est donc être logique avec sa contrition.

 

Pourquoi, de temps en temps, ne pas garantir sa résolution en la soumettant au confesseur à la fin de son accusation ? Cela aiderait certainement à la mieux tenir.

 

Ainsi pratiquée, la confession ne sera plus cette répétition fastidieuse de péchés « standards » qu'elle est trop souvent et qui est une corvée. Elle prendra place, comme un des plus puissants, dans les moyens de sanctification que l'Église du Christ met à notre disposition.

 

En quant au tribunal de la pénitence, nous aurons conscience d'aller au Christ en croix, qui tient en ses mains crucifiées le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice, le sang dont il veut nous laver.

 

 Conscients de notre misère, et d'autant plus que nous aurons été plus lucides dans le regard porté sur nos faiblesses quotidiennes, confiants dans sa miséricorde, et d'autant plus que nous l'aurons supplié de nous faire détester notre péché, nous franchirons le seuil du confessionnal dans l'humble disposition de l'enfant prodigue : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi : je ne suis pas digne d’être appelé ton fils. »

 

C'est pourquoi nous pourrons nous retirer avec une force nouvelle, fondée sur l'assurance libératrice : « Va en paix, mon fils, ta foi t'a sauvé. »

h. ch. chery, o.p.

 

 

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