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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:54

Programme de la journée : 1 les maux que nous fait le péché véniel; 2 les maux bien plus grands encore que nous fait le péché mortel. — Nous pren­drons ensuite la résolution : 1" d'avoir horreur des moin­dres fautes et de nous tenir bien humiliés devant Dieu d'en avoir tant commis dans, le cours de notre vie ; 2° de fuir, plus que la peste, les moindres occasions du pé­ché, de nous défier de nous-mêmes, de veiller et de prier pour ne plus retomber à l'avenir.  Nous retiendrons pour bouquet spirituel les paroles du publicain :  ‘’Seigneurayez pitié de moi qui suis un pécheur.’’

MAL QUE LE PÉCHÉ FAIT A L'HOMME.           

Adorons Notre Seigneur Jésus-Christ couvert de plaies et attaché à la croix pour nos péchés. Nos crimes sont ses bourreaux, et nous sommes ses meurtriers. 0 Dieu, ma victime ! Je vous adore et je vous aime; je déplore mon orgueil qui vous a couronné d'épines, ma mollesse qui a déchiré tous vos membres, mon amour de l'indé­pendance qui vous a cloué à la croix.

0 divin crucifié ! Formez dans mon cœur la haine du péché, de ce mal si grand qu'il n'a pu être réparé que par votre mort, et donnez-moi de comprendre les maux qu'il me fait à moi-même.

PREMIER  POINT        Maux que nous fait le péché véniel.

 

On ne saurait dire tous les maux que nous fait le pé­ché véniel. Dans l'autre vie, s'il n'est expié, il reculera pour nous les jouissances du paradis peut-être pendant de longues années, et nous coûtera de terribles châti­ments. Après même qu'il aura été expié, il nous privera, toute l'éternité, du degré de gloire et de bonheur où nous eût élevés l'acte de la vertu contraire. Dans cette vie, il refroidit l'amitié de Dieu et diminue ses grâces, ses grâces si nécessaires cependant à notre faiblesse ; il amoindrit en nous la foi et le sentiment des vérités éter­nelles; il ôte à l'âme ce goût tendre de piété, ces joies de l'Esprit Saint, ces délices de l'innocence; il amollit la volonté, la façonne peu à peu au mal, étouffe le remords, dissipe la vigilance et conduit par là aux grandes chutes, qui ne sont jamais que la conséquence d'une suite de relâchements. Enfin, quand il est converti en habitude, il réduit l'âme à un état pire que la mort, à la tiédeur. Car cet état affreux a pour caractère fondamental l'ha­bitude des fautes vénielles.

Aussi sainte Thérèse nous dit-elle que Dieu lui fit voir un jour la place qu'elle eut occupée au fond des enfers, si elle eût cédé à une tentation de vanité.

0 mon Dieu!

Que le péché véniel nous est donc funeste !

Et cependant je le crains si peu, je le commets si facilement!

0 Seigneur! Inspirez m'en l'hor­reur à jamais.

 

SECOND  POINT

Maux que nous fait le péché mortel.

 

1° II nous enlève l'amitié de Dieu et nous laisse sa haine. Avant la chute, nous étions l’enfant chéri de Dieu, son temple et l'objet de ses complaisances. Nous levions au ciel des yeux pleins de confiance, et nous y voyions un père qui n'avait sur nous que des pensées de bonté et d'amour. Mais, le péché commis, que notre sort est changé! Et quel malheur est devenu le nôtre! Esclave et repaire du démon, enfant de colère, objet de malédic­tion, il n'y a plus pour nous au ciel, si nous ne nous convertissons, qu'un juge sévère dont la foudre nous menace. Hélas ! Pour peu qu'on réfléchisse, qu'on est malheureux sous le poids de cette pensée : J'ai encouru la haine de Dieu !

— 2° Le péché nous enlève la paix du cœur et nous laisse le remords. Lorsqu'on était inno­cent, on était heureux; le calme régnait au dedans; et une gaieté douce et aimable redisait au dehors le bon heur d'un cœur pur. Mais, avec le péché, la pais a dis­paru et a fait place au trouble, au remords, à l'inquié­tude, à l'agitation de la conscience, qui se tourne en tout sens et ne trouve partout que le malheur. Car, ô Sei­gneur ! Vous nous avez faits pour vous; et hors de vous il n'est ni paix ni bonheur.

— .3 Le péché nous enlève tous nos mérites, et nous laisse la nudité et l'indigence. Un homme eût-il vécu soixante siècles et mérité à chaque moment autant que tous les saints à la fois : un seul péché mortel détruit tout, enlève à l'âme tous ses mé­rites, et la rend incapable de rien mériter de nouveau, tant qu'elle sera sous son empire.

— 4° Le péché nous enlève le ciel, et nous laisse l'enfer. Tant qu'on ost dans frétât de péché, on ne peut plus prétendre ni à ces beaux |trônes où nous devions être assis, ni a ces couronnes qui devaient nous ceindre le front, ni à la société si ravissante des anges et des saints, de Marie et de l'humanité sainte de Jésus-Christ, ni à la possession de Dieu. L'enfer, voilà le seul partage qui nous reste. Les démons sont auprès de Dieu, demandant la permission d'y précipiter, le pécheur. Quelle position, grand Dieu ! Je ne suis qu'à un pas de l'enfer !

N'est-ce pas pour moi que gronde la foudre?

Ô téméraire!

Ô imprudent que je suis !

Grâce, mon Dieu, miséricorde ! 

Je déplore mon péché, je le dé­teste de toute mon âme.

 

Résolutions et bouquet spirituel : Mon Dieu ayez pitié de moi qui suis un pécheur.

 

Extrait du livre MÉDITATION  1921, page 417-418 écrit par M. Hamon pour le : 

LUNDI DE LA QUATRIÈME SEMAINE du Carême.

 

G.G.    

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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