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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 15:15

Épreuve et consolation de Saint Joseph…

(.S. L., 1. -56; S. Mt, I, 18 25.)

Or, telle fut la génération du Christ : Après la  circoncision  du Précurseur  Marie  était revenue à Nazareth.

Précédemment fiancée à Joseph, il fut sensible, avant leur union, qu'elle portait dans son sein le fruit du Saint-Esprit.

Joseph, l'époux de Marie, était juste. Ne vou­lant point la dénoncer, il résolut de la renvoyer en secret.  Ces  pensées s'agitaient  dans son cœur lorsque l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de recevoir, Marie pour ton épouse, car ce qui est né en elle vient de  l’Esprit-Saint, Elle enfantera un  Fils,  et tu lui donneras le nom de JÉSUS. C'est lui, en effet, qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout ceci n'était que la réalisation de ce que le Seigneur avait dit par son Prophète : « Voici que la Vierge  concevra dans son sein et enfantera un Fils; et il sera appelé EMMANUEL, c'est-à-dire ; Dieu avec nous. » En ce nom d'Emmanuel, se révèle déjà la double nature du Sauveur : Dieu et homme à la fois. » (Isaie, VII, 14.)

Joseph, s'étant levé, accomplit les ordres de l'Ange et reçut Marie pour Épouse; mais il respecta sa vir­ginité. Et quand Marie enfanta son Fils Premier-né, il lui imposa le nom de Jésus. (Chez les Juifs, on appelait Premier-né le fils de toute femme qui n'avait pas encore été mère, même quand ce fils restait unique. Ce titre indiquait qu'il était soumis à la loi de la présentation au Temple et lui conférait des privilèges particuliers.)

Extrait de : Le Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ, traduction du Chanoine Alfred Weber. Approuvé par le Pape Pie X en 1904.

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 18:29

Nature, forme et nécessite du sacrement de la Pénitence

La pénitence est un sacrement qui remet les péchés com­mis après le baptême, quoique grands et en quoique nombreux qu'ils soient, pourvu que le pécheur  s'en  accuse avec   les dispositions nécessaires.    

Ce sacrement a été institué par Jésus-Christ, lorsque, après  sa résurrection,   il souffla sur ses apôtres et qu'il  leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ; " les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et " ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez."

La forme de ce sacrement consiste dans ces paroles du prêtre qui l'administre : Je t'absous, . . ., au nom du Père,… etc.

Les trois actes du pénitent, sont : la contrition, la confession et la satisfaction, doivent accompagner l'absolu­tion, sans quoi le sacrement est nul pour la rémission des péchés et en plus on commet un sacrilège.

Celui donc qui est coupable de péchés mortels ne peut en obtenir la rémission que par ce sacrement ou,  dans le cas d'impossibilité de le recevoir, par un acte de contrition par­faite, qui renferme le désir ardent de le recevoir.   

Que personne ne dise : je fais pénitence en particulier,  je fais pénitence devant Dieu.  Je me confesse directement à Dieu.

Cela ne suffit pas, dit saint Augustin, il faut recourir au  sacrement.    Comme les pé­chés commis avant le baptême ne peuvent être remis que par ce premier sacrement, de même les péchés commis après le baptême ne peuvent être effacés que par le sacre­ment de pénitence.

Nous parlons des péchés mortels, car pour ce qui regarde les péchés véniels, on peut en obtenir la rémission par des prières et d'autres bonnes œuvres. Il est cependant utile de les soumettre au sacrement et d'en recevoir l'absolution, parce que c'est toujours le moyen le plus efficace d'en obte­nir le pardon et parce que l'absolution que l'on en reçoit augmente la grâce en nous. Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de distinguer ce qui est péché véniel de ce qui est péché mortel.

Le  sacrement de pénitence est donc comme un second baptême offert aux pécheurs qui auraient perdu la grâce du premier  mais ce second baptême est un baptême péni­ble et laborieux, qui demande des larmes, des gémissements, des travaux.    Au lieu que  dans le premier Dieu, voulant signaler sa pure miséricorde, tient le pécheur quitte de tout sans se rien réserver ; dans le second, par une conduite mê­lée de miséricorde et de justice, il ne se réconcilie avec lui qu'à des conditions dures et humiliantes.    D'ailleurs,  les saintes rigueurs de la pénitence sont non seulement un re­mède salutaire pour l'expiation des péchés passés, mais en­core une espèce de frein qui en arrête le cours, qui réprime les passions de l'homme et qui l'oblige d'être à l'avenir plus vigilant et plus ferme à résister aux attraits séduisants de la chair et du monde.

Les trois choses sont nécessaires pour recevoir dignement le sacrement de pénitence sont: la contrition, la confession et la satisfaction (accomplir la pénitence imposée par le prêtre).

(A suivre)

Extrait du catéchisme : Les devoirs du chrétien envers Dieu. (1860)

La loi de Dieu ne changera jamais, il est la voie et la vie.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 03:48

LES DIX  COMMANDEMENTS DE DIEU et La révolte de l'homme.

 

La révolte de l'homme.

Nous étant élevés à cette hauteur, et connaissant désormais les merveilleux desseins de Dieu, venons maintenant au spectacle que nous donne le monde, nous allons voir la monstrueuse révolte de l'homme.

 

A) Oui, jetons courageusement un regard sur le monde qui nous entoure. Que voyons-nous ? Ah ! Nous sommes loin du compte : tout change très vite dans ce monde, mais il n'y a pas eu peut-être de changement aussi déplorable que sur ce point. Récemment (en 1945) je lisais les considérations effrayantes d'un jeune homme de trente ans : « Pourquoi les hommes d'aujourd'hui, s'éloignent-ils du mariage ? Parce que la conception de la vie chez l'homme moderne est beaucoup plus lâche, beaucoup moins sérieuse qu'autrefois. Autrefois on ignorait le vol dans les airs, mais les âmes pures s'élevaient librement vers les hauteurs d'un idéal généreux; il n'y avait pas de radio, mais les cœurs étaient purs, on se supportait davantage les uns les autres. Autrefois la femme qui se mettait de la poudre se rabaissait au rang de la courtisane. Aujourd'hui pas une femme ne veut sortir sans être fardée. Autrefois la femme ne se regardait au miroir que chez elle, aujourd'hui elle se regarde et se pare aussi souvent qu'elle en a le temps dans la rue, dans l'autobus, dans les lieux publics.

 

Dans les temps passés, la jeune fille insistait auprès de sa mère pour porter une robe longue, maintenant c'est à qui, de la mère ou de la fille, portera la robe la plus courte.

 

Jadis l'enfant s'adressait à ses parents avec une déférence et un respect qui n'excluaient pas l'affection; il avait pour son père et sa mère mille attentions. Entendez sur quel ton les enfants parlent à leurs parents aujourd'hui ! Il n'y a pas encore très longtemps on ne parlait qu'avec une certaine gêne et qu'avec regret des unions brisées; aujourd'hui le divorce est chose admise, à peine si l'on s'y arrête. Tout au plus est-ce devenu un sujet plaisantin pour l'heure du thé. Surtout si d'un premier divorce on en est venu à un second, en vue d'un troisième mariage. Il y a des jeunes femmes qui vous disent sans le moindre embarras que leur premier mariage n'est pour elles qu'un tremplin pour une vie plus large, pour s'émanciper, qu'elles pensent bien d'ailleurs ne pas en rester à leur premier mari.

 

Celui qui autrefois était infidèle à son serment était rejeté de la société et obligé de vivre à l'écart. Aujourd'hui on voit tous ces gens en rupture de bans se pavaner dans les cercles mondains et présenter leur nouveau conjoint.

Jadis les mariages ne se terminaient qu'au ciel, de nos jours le mariage est une institution surannée, une vieille formule qui a fait faillite et qui demande une réforme radicale. Les unions d'autrefois duraient jusqu'à la mort, maintenant les conjoints s'en vont bras dessus, bras dessous, devant les juges demander leur divorce. C'est que la femme d'autrefois mettait toute sa coquetterie, tout son amour-propre à tenir son intérieur, à élever ses enfants, à soigner sa cuisine. Mais la jeune femme d'aujourd'hui ne cherche à s'imposer que par la danse, les toilettes, la façon de fumer sa cigarette ou d'étonner par ses libres propos ».

 

Je vous donne ici les plaintes d'un jeune écrivain de trente ans. Qui donc oserait le contredire, hélas !  Demandez maintenant à un homme sérieux (pas besoin qu'il soit catholique) si le démon de la vie sexuelle, libéré des chaînes de la religion, n'est pas un danger mortel pour la société tout entière ?

 

Pourquoi est-ce un danger ? Mais parce que c'est méconnaître le véritable but de la vie, parce que c'est s'écarter de son devoir le plus essentiel, parce que c'est méconnaître le véritable but que Dieu a donné à notre existence.

 

Pas un seul être au monde ne peut s'écarter des lois posées par le Créateur; il n'y a que l'homme, parce qu'être libre, qui ait le pouvoir de le faire. L'homme seul peut porter une main sacrilège sur les décrets divins, et c'est ainsi qu'il profane le plan créateur de Dieu en péchant contre le VIe commandement. Oui, l'homme a le triste privilège de pouvoir enfreindre l'ordre du Créateur, il peut s'opposer à sa volonté, et de cette force que Dieu lui a confiée pour être la source d'existences nouvelles, la promesse de nouvelles géné­rations, il fait un moyen de plaisir et d'amusement frivole.

 

Non, mes frères, le corps n’est pas une machine à plaisir, mais il doit être un instrument de travail, disait un écrivain allemand. Instrument de la création entre les mains de Dieu. Voilà une conception véritablement chrétienne du corps humain. Or si nous jetons un regard autour de nous, que voyons-nous ?

 

S'il est un don de Dieu dont l'homme, dans son ingratitude, ait misérablement abusé, nous devons affirmer avec une infinie tristesse que c'est bien de celui-là que Dieu lui avait fait en le destinant à coopérer à la création; péchés qui ternissent la pureté de son âme, abus monstrueux dans les rapports qui doivent exister entre l'homme et la femme.

Ici la pensée de Dieu est claire et très nette : l'union de l'homme et de la femme par le mariage indissoluble a pour but unique de donner de nouveaux membres à l'humanité.

 

Et c'est contre le plan divin que s'élève la société contemporaine par les théâtres, les cinémas,  photographies, romans et livres. De faux prophètes de tout acabit proclament le droit pour le jeune homme et la jeune fille, avant même l'âge de fonder un foyer, alors que la vie est encore dans sa fleur et en écartant plus tard l'idée de la famille, de jouir des plaisirs des sens soit seul ou avec d'autres, de ces plaisirs qui dans le plan de Dieu ne sont permis que dans l'intimité du foyer.

 

Nulle part l'indigence de la civilisation moderne n'apparaît plus lamentable que dans l'aberration des péchés commis contre le VIe commandement.

 

B) Ne croyez pas que j'exagère. Loin de moi la pré­tention de soutenir que notre siècle a été le seul à con­naître ces tares, que les autres siècles ne connaissaient ces péchés. Non ce n'est pas vrai. Les passions humaines de tout temps se sont élevées contre la loi de Dieu.

(A suivre)

Extrait de : Les Dix commandements de Dieu…Tome II. Mgr TOTH

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 08:07
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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 07:03

Témoignage d’une âme du purgatoire

110e APPARITION

Sainte Catherine fut très puissante devant Dieu. Elle en eut beaucoup de grâces pour les vivants et les morts. Elle eut aussi beaucoup de révélations sur les âmes du purgatoire. Un jour, étant à prier dans la basilique de Saint-Pierre, à Rome, elle vit venir à elle une femme étrangère, vêtue d’une robe blanche, un voile blanc sur la tête et un manteau noir. Cette femme s’approcha de la sainte, la salua et l’exhorta à prier pour une âme, sa compatriote. Catherine demanda le nom de cette défunte. “ C’est, répondit la femme, une Suédoise, comme vous. Son nom est Gida, femme de votre frère, qui demande que vous intercédiez pour elle.”

Catherine pria l’étrangère de l’accompagner chez sa mère sainte Brigitte, pour lui annoncer elle-même la mort de sa bru. Il ne m’est pas permis, dit-elle, de faire cette visite ; je n’ai été envoyée qu’à vous. Vous n’avez point à douter de ce que je vous annonce : un envoyé de Suède, qui vous apporte la couronne d’or que la défunte vous a léguée par testament, afin que vous intercédiez pour elle auprès de Dieu vous confirmera cette nouvelle.”

Puis cette dame disparut. Catherine, surprise de cette disparition subite, demanda aux autres personnes, qui se trouvaient dans l’église, si elles avaient vu où elle était allée. Toutes répondirent qu’elles avaient entendu parler, mais n’avaient rien vu.

Catherine se rendit en toute hâte vers sa mère, à qui elle fit part de cette nouvelle et des circonstances extraordinaires dans lesquelles elle lui était parvenue.

Brigitte, souriant avec douceur, répondit que la nouvelle était certaine, que le Sauveur avait daigné la lui faire connaître, à elle-même, pendant sa prière ; que cette mort avait été chrétienne et consolante ; et que l’étrangère, qui lui avait parlé dans la basilique, était la défunte elle-même, à qui Dieu avait permis de venir solliciter leurs prières. Elle ajoute qu’en reconnaissance de la couronne d’or, souvenir envoyé de si loin, elles devaient, l'une et l'autre, faire tout ce qu'elles pourraient pour cette chère défunte.

Le courrier envoyé ne tarda pas à arriver à Rome. C’était Ingewald, officier du prince Charles, fils de sainte Brigitte. La couronne était fort belle et fort riche ; la défunte avait coutume de la porter à la cour du roi de Suède. Ce riche don arrivait à propos, car les deux saintes se trouvaient alors sans ressources. Brigitte et Catherine continuèrent à prier, à communier tous les jours, à jeûner, à faire des aumônes, à pratiquer toutes sortes d’austérités, et obtinrent promptement la délivrance de cette âme. La vie de  ces deux saintes est remplie de miracles de ce genre, assure leur historien, dont les témoignages ont été scrupuleusement contrôlés. Comme saintes Brigitte et Catherine, prions beaucoup pour les pauvres âmes du purgatoire, et nous serons secourus, à notre tour, comme la défunte Gida. Mais c’est surtout après la mort que nous le serons davantage.

Extrait du : « Livre d’or des âmes du purgatoire »

Téléchargeable du Bibliothèque St Libère

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 07:51

Jean XXIII est le père du faux concile Vatican II…

Le  Pape Paul VI a hérité de ce cadeau empoisonné,  et comme il était entouré de personnes qui n’étaient pas digne de sa confiance, cela a amené la perte de la vrai Foi Catholique.

Le véritable Paul VI a été remplacé par un sosie, qui est mort en août 1978.  Paul VI est toujours vivant et son retour va sonner l’heure de l’apostasie et de la renaissance de la vraie foi Catholique et Apostolique.

Nous devons continuer à prier la Sainte Vierge Marie avec confiance pour son retour.

Le Roi de l’univers ne nous abandonnera pas, il a promis que son Église vaincra, comme Lui a vaincu la mort.

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 11:39

La Sainte Vierge d’après St-Mathieu, Évangéliste…

Beaucoup de chrétiens de nos jours professent, au sujet de la personne de Marie, et du culte qui lui est dû, des idées incomplètes ou fausses.

On n'en est plus, il est vrai, au temps où de pré­tendus disciples de Jésus-Christ, engagés dans la fu­neste hérésie de Nestorius, refusaient à la Sainte Vierge le titre de Mère de Dieu.

Mais combien, parmi nos modernes hérétiques, ont renoncé à toutes marques de respect, à toute pratique de dévotion envers Marie !

Combien même n'ont pas craint de dire qu'elle est une femme comme les autres, et que ceux qui l'invo­quent font acte d'idolâtrie !

Ce serait Rome qui, d'après eux, aurait introduit, aux quatrième et cinquième siècles, cette superstition dans l'Eglise.

Mais d'un autre côté, la piété des catholiques en­vers la Mère de Dieu est peut-être plus grande que jamais.

Cependant chez plusieurs, cette piété repose plutôt sur le sentiment ; elle est une habitude heureusement contractée dans l'enfance, et non moins heureusement conservée avec les joies et les consolations si douces qui y sont attachées ; elle ne repose pas suffisamment sur les bases solides de la doctrine et de la foi.

Un exemple fera mieux comprendre cet état d'es­prit qui existe chez plus de catholiques qu'on ne le croit, parmi ceux même qui paraissent le plus dévoués à Marie.

Il n'y a pas un siècle, une jeune fille appartenant à une famille catholique avait renoncé à sa foi, peu de temps avant de contracter alliance avec un parti pro­testant.

Comme bien on peut penser, rien ne fut épargné pour la ramener dans la voie du devoir.

Une personne qu'elle avait jusque là particulière­ment estimée, lui ayant demandé, dans l'espoir d'arriver à toucher plus facilement son cœur, comment elle pourrait abandonner la dévotion à la Sainte Vierge qui lui avait toujours été si chère, en reçut cette réponse : " La dévotion à la Sainte Vierge, il n'en est pas même question dans l'Évangile."

Elle avait évidemment puisé cette erreur dans le nouveau milieu où elle s'était imprudemment engagée ; mais si elle eut mieux connu l'origine et le caractère de la dévotion à Marie, elle ne serait peut-être pas tombée dans un piège aussi grossier.

Il importe donc de savoir sur quels fondements inébranlables l'Esprit Saint a établi le culte de Marie, en l'appuyant sur les paroles mêmes de l'Évangile.

C'est ce que nous entreprenons de démontrer en vue de répandre et défaire fructifier, dans la mesure de nos forces, une si salutaire dévotion, persuadés que nous sommes qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr. Puisse la Mère de Dieu bénir nos humbles efforts, et les faire contribuer à maintenir dans son amour ses enfants fidèles et à y amener ceux qui ne l'ont jamais priée, ou qui auraient eu le malheur de l'abandonner !

 

CHAPITRE I

Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ. (St-Mathieu 1,16.)

Dès le premier chapitre de l'Évangile, Marie nous est annoncée comme la Mère de Dieu, la Mère du Verbe, fait homme pour notre salut.

L'Esprit Saint ne pouvait enseigner d'une manière plus formelle à tous les chrétiens que la dévotion envers la Sainte Vierge est inséparable du culte infiniment plus grand, du culte d'adoration qu'ils rendent à Jésus-Christ.

Car ce serait évidemment manquer à l'un des pre­miers devoirs envers le Sauveur lui-même, que de re­fuser à sa Mère l'honneur qu'exigé l'amour qu'il lui porte et la haute dignité dont il l'a revêtue.

Il n'est pas de bon fils qui ne se réjouisse de voir honorer sa mère, et Jésus est le meilleur des fils, infi­niment élevé sous ce rapport, comme dans ses autres perfections, au-dessus de tous les enfants des hommes ; il ne saurait ne pas avoir pour souverainement agréables les témoignages de respect, de vénération et d'amour dont sa Mère est l'objet de la part de ses vrais servi­teurs.

" Je vous ai donné l'exemple, nous a-t-il dit, afin que vous fassiez comme j'ai fait. " (Jean XIII, 15.)

Or Jésus a honoré, aimé Marie ; il lui a été sou­mis ; et il lui a demandé, tout Dieu qu'il est, ce qu'un fils demande avec confiance à sa mère, en observant dans la famille l'ordre établi par Dieu lui-même.

Nous devons donc aimer et honorer Marie, nous consacrer à son service et la prier de nous obtenir les grâces et les secours dont nous avons besoin pour nous associer à la vie divine de Jésus-Christ.

Les seules paroles de Saint Mathieu : " Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ " suffisent ainsi à démontrer la nécessité pour tout chrétien de professer le culte de la Mère de Dieu.

Le pieux lecteur se convaincra de plus en plus de cette vérité, nous en avons la ferme confiance, à mesure qu'il parcourra les divers chapitres de ce modeste travail.

 

CHAPITRE II

«Celui qui est conçu en Marie est le fruit de l'Esprit Saint(St-Mathieu 1,20.)

C'est par ces paroles que l'Ange de Dieu annonça au bienheureux Joseph le grand mystère de l'Incarna­tion du Verbe.

Marie, qui l'avait appris de l'Archange Gabriel (Luc 1, 28.) avait gardé discrètement dans son cœur, au milieu du recueillement et de la prière, la parole de l'envoyé divin.

Joseph suivit l'exemple de sa sainte épouse.

De leur côté, Zacharie et Elizabeth à qui le ciel avait fait pressentir le glorieux événement, observèrent la même loi du silence, puisque Jean-Baptiste déclara au jour où Jésus-Christ vint à lui, pour être baptisé, qu'il ne le connaissait pas. (Jean I, 33)

Ainsi se réalisa la parole de l'Esprit Saint : " Il est bon de ne pas révéler le secret du Roi." (Tobie XII, 7)

Aux yeux du monde, Marie n'était donc que la femme d'un vulgaire ouvrier de Nazareth, tandis que Dieu et les exécuteurs de ses desseins, voyaient en elle ce qu'elle est en réalité, l'épouse de l'Esprit Saint et la mère du Verbe incarné.

Ces deux titres d'où découle toute la grandeur de Marie établissent sur les bases les plus solides la dé­votion que lui portent les chrétiens dignes de ce nom.

En effet, si la mère et l'épouse d'un roi reçoivent après lui la plus grande part des hommages de ses sujets, combien plus celle qui réunit ces deux éminentes dignités, mère de Dieu le Fils, épouse de Dieu le Saint-Esprit, a-t-elle le droit de recevoir tout l'honneur dont puisse être entourée dans le ciel et sur la terre une pure créature !

Et de même que, par l'entremise de la mère et de l'épouse d'un roi, on peut en obtenir les plus grandes faveurs, ainsi et à plus forte raison, l'intercession de la Mère du Fils de Dieu et de l'Épouse de l'Esprit-Saint doit-elle être assez puissante pour faire descendre sur ceux qui la prient, l'abondance des grâces divines.

Il suffit de considérer ces vérités pour être pénétré de la plus grande dévotion envers la Sainte Vierge.

Mère du Verbe fait chair, épouse de l'Esprit-Saint, Marie est en même temps la fille de prédilection du Père céleste, auteur de tout don parfait ; elle est sortie de ses mains, toute pure, pleine de grâces et ornée des plus augustes prérogatives, puisqu'il convenait à la sagesse et à la puissance de Dieu, de rendre digne de ses complaisances, dès sa conception et à jamais, celle qui devait avoir avec lui des rapports à la fois si intimes et si élevés.

 

CHAPITRE III

«Les  Mages... entrant dans  la maison, trouvèrent l'enfant avec sa mère, et se proster­nant, ils l'adorèrent(St-Mathieu, II, 11.)

Déjà les bergers des environs de Bethléem, avertis les anges, étaient venus adorer le Sauveur qu'ils avaient trouvé couché dans une crèche, auprès de Marie et de Joseph. (Luc II 16)

Pour les petits comme pour les grands, devant les peuples et les rois, Jésus se présente, accompagné de sa 1ère, aux adorations de ceux qui le cherchent.

Il eut suffit, ce semble, aux évangélistes, de dire que les bergers et les Mages étaient venus adorer le Seigneur naissant ; mais le riant tableau de l'Enfant Divin dans les bras de sa mère, adoré ainsi par ses pieux serviteurs, devait être pour tous les chrétiens un sujet d'instruction et de sanctification, et l'ornement de leurs autels et de leurs demeures dans toute la suite des siècles.

C'est qu'il ne se trouve pas dans l'Évangile un seul passage qui n'ait été écrit sous l'inspiration de l’Esprit-Saint, et qui ne s'impose par là même à notre foi et à notre piété ; il n'en est pas un dont nous ne devions nous efforcer de pénétrer le sens profond, et de nous appliquer les saints enseignements.

" Vous lisez avec soin les Écritures, disait Jésus-Christ aux Juifs, parce que vous croyez y trouver la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi."  (Jean V 39.)

On ne saurait donc douter que Saint Mathieu et avec lui Saint Luc n'aient voulu, en faisant une mention spéciale de Marie dans ces deux scènes de l'Évangile, nous faire voir que, pour trouver Jésus, il faut aller à sa mère, qui nous l'a donné ; c'est bien ce que nous prouve d'ailleurs l'expérience des siècles chrétiens ; car tous les grands serviteurs de Jésus ont toujours professé envers Marie la plus tendre et la plus profonde dévotion, tandis que ceux qui ont abandonné le culte de la mère de Dieu se sont de plus en plus éloignés de son divin Fils. Un grand nombre d'entre eux ont même fini par nier tout à fait la divinité de Jésus-Christ.

Ce sont donc deux grands devoirs de la vie chré­tienne que d'adorer Jésus-Christ, et d'honorer la Sainte Vierge.

On ne saurait, après cela, se faire une trop grande idée de la nécessité de la dévotion envers la Mère de Dieu.

 

CHAPITRE IV

Levez-vous,   prenez   l'enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. (St-Mathieu II, 13.)

Dans tout ce qu'ils ont écrit sur la vie de la Sainte Vierge, les auteurs sacrés ne se sont pas seulement pro­posé de nous instruire à son sujet, mais aussi de nous engager à suivre ses exemples, comme elle-même a suivi avec la plus grande fidélité les exemples de son divin Fils.

En effet, combien plus que Saint Paul, l'auguste Mère de Dieu a-t-elle le droit de dire à tous les chré­tiens : " Soyez mes imitateurs comme je l'ai été moi-même de Jésus-Christ ! " (Cor. XI, 1)

Rien assurément dans le culte que l'on rend à Marie, ne saurait lui être plus agréable, ni la glorifier davantage, que l'imitation de ses vertus ; c'est pourquoi l'Évangile a plus particulièrement insisté sur ce point, dans tout ce qu'il dit de la bienheureuse Vierge.

Jésus-Christ, le soleil de justice, est le premier et le parfait modèle de toute sainteté ; mais la pensée de le former en nous, (Gal. IV, 19) suivant l'expression de Saint Paul, effraie souvent notre faiblesse.

C'est alors une grande consolation, que de pouvoir le considérer dans son miroir le plus parfait et le plus aimable qui est Marie.

L'imitation des saints nous initie de plus en plus à l'imitation de Marie, l'imitation de Marie à celle de Jésus-Christ, et c'est ainsi que, en obéissant à l'attrait de la grâce, nous pouvons être amenés à réaliser de plus en plus en nous la sublime recommandation du Sauveur: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (Math. V, 48)

" Celui qui attend de Dieu son secours, avait déjà dit le prophète David, prépare son cœur aux ascensions", (Ps. 4XXXIII-6) c'est-à-dire aux progrès incessants dans les voies de la sainteté.

Telles étaient les dispositions de la Sainte Vierge ; elles doivent être les nôtres, et c'est en considérant les principaux actes, les phases les plus importantes de sa vie, que nous serons portés à marcher sur ses traces.

Une étude sur l'exil de Marie en Égypte nous sera tout à fait précieuse sous ce rapport.

La descente de la sainte famille dans cette contrée, le long séjour qu'elle y fit, et son retour dans la Galilée font surtout briller en Marie les vertus de foi, de rési­gnation, de patience et de renoncement absolu à elle-même, en vue de Dieu.

C'est au milieu de la nuit, que Joseph, prévenu par un ange, lui annonce qu'il faut partir à l'instant pour l'Égypte avec le divin enfant.

Le chant céleste, " Gloire à Dieu au plus haut des cieux," (Luc II, XIV) entonné à la naissance du Sauveur, venait à peine de résonner à ses oreilles, les rois de l'Orient s'étaient la veille prosternés aux pieds de l'Enfant-Dieu, (Math. II, 11.) et voici que la sainte famille reçoit l'ordre de partir sans tarder pour la terre étrangère, une terre plongée dans les ténèbres du paganisme, et où ne pouvaient l'attendre que les misères et les afflictions de toutes sortes.

Il fallait, pour atteindre cette contrée, passer à travers des déserts inhabités que sillonnaient des troupes de brigands, et elle ne pouvait compter sur aucun secours humain pour une si pénible et si dangereuse entreprise.

En de telles conditions, se condamner à l'exil, sans en connaître la durée, demandait de la part de Marie une foi sans borne et la plus parfaite soumission à la volonté divine.

Mais c'est de foi et d'amour que vivait la pieuse vierge ; elle ne s'informe pas même du motif d'un ordre si subit et si étrange.

Obéissant à la voix de Joseph, elle prend l'enfant dans ses bras, et se met en route, pour se diriger vers le pays qu'il plaît à Dieu de lui assigner.

La tradition rapporte que la sainte famille étant tombée, durant ce périlleux trajet, entre les mains d'une bande de voleurs, l'un d'eux, frappé de l'éclat surhu­main qui rayonnait autour d'elle, et touché par la grâce, la prit sous sa protection, et la fit échapper aux dangers dont elle était menacée : il aurait ainsi mérité d'en­tendre de la bouche du Sauveur mourant ces consolantes paroles : " Vous serez avec moi aujourd'hui dans le paradis." (Luc XXIII, 43.)

C'était le bon larron que l'Eglise a mis au nombre de ses saints, et que nous devons prier pour obtenir d'être à son exemple les serviteurs dévoués de Marie.

CHAPITRE V

Demeurez  (en Égypte) jusqu'à  ce que je vous dise d'en revenir. (St-Mathieu II, 13.)

L'Égypte où la sainte famille, fidèle à la parole de l'ange, passa de cinq à sept années, garde encore de ce séjour plus d'un précieux souvenir.

Non loin du Caire, près de l'emplacement de l'antique Héliopolis, est une fontaine d'eau douce et rafraîchissante que l'on assure avoir surgi, pendant que la sainte famille faisait halte à cet endroit.

En effet, on ne boit d'ordinaire en Égypte que l'eau du Nil ; car celle qui gît à quelque profondeur du sol est saumâtre, toute cette contrée étant presque au niveau de la mer.

Tout préside la fontaine s'élève un grand arbre que l'on suppose être le rejeton de l'un de ceux qui prêtèrent leur ombrage à la sainte famille.

C'est là, depuis un temps immémorial, un lieu de pèlerinage pour les chrétiens ; ils s'y abreuvent avec bonheur, et emportent quelques pieux souvenirs de cet endroit où Jésus, Marie et Joseph firent probablement 1’une de leurs premières étapes, à leur entrée dans le pays des Pharaon.

Les traditions de l'Égypte offrent un caractère particulier d'authenticité ; car la riche vallée du Nil a été constamment visitée, depuis les premiers temps historiques, par les représentants de toutes les nations civilisées.

La sainte famille y a laissé des traces profondes de son passage ; car elle erra longtemps à travers les campagnes et jusque dans le désert ; elle y mena une vie non moins merveilleuse et non moins pénible que celle des anciens Hébreux au temps de Moïse.

Elle portait avec elle le salut du monde qu'avaient attendu les prophètes, et après lequel soupiraient alors les païens eux-mêmes.

Aussi a-t-il été vraiment inspiré, le peintre chré­tien qui nous représente la Sainte-Vierge, assise avec l'enfant Jésus dans ses bras, sur le rocher du Sphinx qui avoisine les grandes pyramides de Ghiseh.

Le Sphinx était pour les Égyptiens une divinité qui gardait les secrets de l'avenir ; en montrant ainsi Jésus et Marie, il semble découvrir au monde le grand mystère, espoir des nations, qui devait bientôt être connu jusqu'aux extrémités de l'univers.

C'est alors que furent déposés dans la terre de l'Égypte les précieux germes du salut ; le divin Enfant y répandit ses plus abondantes bénédictions, et l'on vit bientôt s'y établir une des plus florissantes églises des commencements du Christianisme.

La sainte famille occupa pendant un certain temps un pauvre réduit dans un des carrefours du Caire. Les deux chambres étroites qui le composent se voient encore au sous-sol d'un temple arménien.

Cette demeure du Caire offrit à la sainte famille un gîte non moins humble que celui de la grotte de Bethléem ; par où l'on voit que, sous une forme  ou sous une autre, Jésus a porté sa croix de Bethléem au Golgotha, et que ce n'est pas par pure imagination que certains artistes nous représententent dans   leurs tableaux l'enfant Jésus crucifié.

Il est donc facile de comprendre cette parole de Notre Seigneur : " Que celui qui veut être mon disci­ple prenne sa croix, et qu'il me suive. " (Math. XVI, 24.)

Marie et Joseph portèrent leur croix à la suite de Jésus, et ainsi ont toujours fait ses vrais serviteurs et ses fidèles servantes.

Mais la croix dont furent chargés les membres de la sainte famille, pendant leur séjour en Égypte, fut particulièrement lourde.

Joseph, pauvre ouvrier, qui ne fabriquait que de grossiers instruments de travail, eut sans doute grande peine à fournir la subsistance strictement nécessaire à la famille, sur cette terre ennemie du nom Juif où il ne fit, on doit le présumer, d'autre travail que celui dont les Égyptiens de la classe pauvre elle-même dédaignaient de se charger.

Et lorsque fut arrivé le terme de leur exil, Jésus, sa Mère et St Joseph, ayant reçu du ciel l'ordre de retourner en Galilée, eurent à prendre une route plus longue et plus pénible que celle qu'ils avaient suivie pour sortir de la Palestine ; il leur fallut éviter de passer par la Judée où régnait Archélaus, (Math. II, 22) fils d'Hérode, dont ils avaient à craindre la défiance et la cruauté ; ils côtoyèrent le littéral de la Méditerranée, et ce ne fut qu'après avoir atteint le mont Liban, qu'ils purent se diriger vers Nazareth.

Après tant d'angoisses et de souffrances, Marie entra sans doute avec joie dans le modeste patrimoine de ses ancêtres, où, à la suite de ses épousailles avec Saint Joseph, elle avait fixé sa demeure.

C'est là, que pendant plusieurs années, Marie et son saint époux, goûtèrent le bonheur de vivre en Dieu dans la pratique de toutes les vertus et dans la profes­sion de la sainte virginité, dont ils avaient fait vœu au Seigneur, et qu'ils observaient d'un seul cœur et d'une seule âme dans une joie toute céleste.

C'est ainsi que Dieu se plaît toujours à mêler ses consolations aux épreuves par lesquelles il veut faire passer ses serviteurs pour les conduire au ciel.

Extrait de : La Sainte Vierge d’après l’Évangile

Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Ca­nada, en l'année mil neuf cent dix par l'abbé Louis napoléons, au Ministère de l'Agriculture, à Ottawa.  (1910)

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