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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 03:48

LES DIX  COMMANDEMENTS DE DIEU et La révolte de l'homme.

 

La révolte de l'homme.

Nous étant élevés à cette hauteur, et connaissant désormais les merveilleux desseins de Dieu, venons maintenant au spectacle que nous donne le monde, nous allons voir la monstrueuse révolte de l'homme.

 

A) Oui, jetons courageusement un regard sur le monde qui nous entoure. Que voyons-nous ? Ah ! Nous sommes loin du compte : tout change très vite dans ce monde, mais il n'y a pas eu peut-être de changement aussi déplorable que sur ce point. Récemment (en 1945) je lisais les considérations effrayantes d'un jeune homme de trente ans : « Pourquoi les hommes d'aujourd'hui, s'éloignent-ils du mariage ? Parce que la conception de la vie chez l'homme moderne est beaucoup plus lâche, beaucoup moins sérieuse qu'autrefois. Autrefois on ignorait le vol dans les airs, mais les âmes pures s'élevaient librement vers les hauteurs d'un idéal généreux; il n'y avait pas de radio, mais les cœurs étaient purs, on se supportait davantage les uns les autres. Autrefois la femme qui se mettait de la poudre se rabaissait au rang de la courtisane. Aujourd'hui pas une femme ne veut sortir sans être fardée. Autrefois la femme ne se regardait au miroir que chez elle, aujourd'hui elle se regarde et se pare aussi souvent qu'elle en a le temps dans la rue, dans l'autobus, dans les lieux publics.

 

Dans les temps passés, la jeune fille insistait auprès de sa mère pour porter une robe longue, maintenant c'est à qui, de la mère ou de la fille, portera la robe la plus courte.

 

Jadis l'enfant s'adressait à ses parents avec une déférence et un respect qui n'excluaient pas l'affection; il avait pour son père et sa mère mille attentions. Entendez sur quel ton les enfants parlent à leurs parents aujourd'hui ! Il n'y a pas encore très longtemps on ne parlait qu'avec une certaine gêne et qu'avec regret des unions brisées; aujourd'hui le divorce est chose admise, à peine si l'on s'y arrête. Tout au plus est-ce devenu un sujet plaisantin pour l'heure du thé. Surtout si d'un premier divorce on en est venu à un second, en vue d'un troisième mariage. Il y a des jeunes femmes qui vous disent sans le moindre embarras que leur premier mariage n'est pour elles qu'un tremplin pour une vie plus large, pour s'émanciper, qu'elles pensent bien d'ailleurs ne pas en rester à leur premier mari.

 

Celui qui autrefois était infidèle à son serment était rejeté de la société et obligé de vivre à l'écart. Aujourd'hui on voit tous ces gens en rupture de bans se pavaner dans les cercles mondains et présenter leur nouveau conjoint.

Jadis les mariages ne se terminaient qu'au ciel, de nos jours le mariage est une institution surannée, une vieille formule qui a fait faillite et qui demande une réforme radicale. Les unions d'autrefois duraient jusqu'à la mort, maintenant les conjoints s'en vont bras dessus, bras dessous, devant les juges demander leur divorce. C'est que la femme d'autrefois mettait toute sa coquetterie, tout son amour-propre à tenir son intérieur, à élever ses enfants, à soigner sa cuisine. Mais la jeune femme d'aujourd'hui ne cherche à s'imposer que par la danse, les toilettes, la façon de fumer sa cigarette ou d'étonner par ses libres propos ».

 

Je vous donne ici les plaintes d'un jeune écrivain de trente ans. Qui donc oserait le contredire, hélas !  Demandez maintenant à un homme sérieux (pas besoin qu'il soit catholique) si le démon de la vie sexuelle, libéré des chaînes de la religion, n'est pas un danger mortel pour la société tout entière ?

 

Pourquoi est-ce un danger ? Mais parce que c'est méconnaître le véritable but de la vie, parce que c'est s'écarter de son devoir le plus essentiel, parce que c'est méconnaître le véritable but que Dieu a donné à notre existence.

 

Pas un seul être au monde ne peut s'écarter des lois posées par le Créateur; il n'y a que l'homme, parce qu'être libre, qui ait le pouvoir de le faire. L'homme seul peut porter une main sacrilège sur les décrets divins, et c'est ainsi qu'il profane le plan créateur de Dieu en péchant contre le VIe commandement. Oui, l'homme a le triste privilège de pouvoir enfreindre l'ordre du Créateur, il peut s'opposer à sa volonté, et de cette force que Dieu lui a confiée pour être la source d'existences nouvelles, la promesse de nouvelles géné­rations, il fait un moyen de plaisir et d'amusement frivole.

 

Non, mes frères, le corps n’est pas une machine à plaisir, mais il doit être un instrument de travail, disait un écrivain allemand. Instrument de la création entre les mains de Dieu. Voilà une conception véritablement chrétienne du corps humain. Or si nous jetons un regard autour de nous, que voyons-nous ?

 

S'il est un don de Dieu dont l'homme, dans son ingratitude, ait misérablement abusé, nous devons affirmer avec une infinie tristesse que c'est bien de celui-là que Dieu lui avait fait en le destinant à coopérer à la création; péchés qui ternissent la pureté de son âme, abus monstrueux dans les rapports qui doivent exister entre l'homme et la femme.

Ici la pensée de Dieu est claire et très nette : l'union de l'homme et de la femme par le mariage indissoluble a pour but unique de donner de nouveaux membres à l'humanité.

 

Et c'est contre le plan divin que s'élève la société contemporaine par les théâtres, les cinémas,  photographies, romans et livres. De faux prophètes de tout acabit proclament le droit pour le jeune homme et la jeune fille, avant même l'âge de fonder un foyer, alors que la vie est encore dans sa fleur et en écartant plus tard l'idée de la famille, de jouir des plaisirs des sens soit seul ou avec d'autres, de ces plaisirs qui dans le plan de Dieu ne sont permis que dans l'intimité du foyer.

 

Nulle part l'indigence de la civilisation moderne n'apparaît plus lamentable que dans l'aberration des péchés commis contre le VIe commandement.

 

B) Ne croyez pas que j'exagère. Loin de moi la pré­tention de soutenir que notre siècle a été le seul à con­naître ces tares, que les autres siècles ne connaissaient ces péchés. Non ce n'est pas vrai. Les passions humaines de tout temps se sont élevées contre la loi de Dieu.

(A suivre)

Extrait de : Les Dix commandements de Dieu…Tome II. Mgr TOTH

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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