Nature, forme et nécessite du sacrement de la Pénitence
La pénitence est un sacrement qui remet les péchés commis après le baptême, quoique grands et en quoique nombreux qu'ils soient, pourvu que le pécheur s'en accuse avec les dispositions nécessaires.
Ce sacrement a été institué par Jésus-Christ, lorsque, après sa résurrection, il souffla sur ses apôtres et qu'il leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ; " les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et " ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez."
La forme de ce sacrement consiste dans ces paroles du prêtre qui l'administre : Je t'absous, . . ., au nom du Père,… etc.
Les trois actes du pénitent, sont : la contrition, la confession et la satisfaction, doivent accompagner l'absolution, sans quoi le sacrement est nul pour la rémission des péchés et en plus on commet un sacrilège.
Celui donc qui est coupable de péchés mortels ne peut en obtenir la rémission que par ce sacrement ou, dans le cas d'impossibilité de le recevoir, par un acte de contrition parfaite, qui renferme le désir ardent de le recevoir.
Que personne ne dise : je fais pénitence en particulier, je fais pénitence devant Dieu. Je me confesse directement à Dieu.
Cela ne suffit pas, dit saint Augustin, il faut recourir au sacrement. Comme les péchés commis avant le baptême ne peuvent être remis que par ce premier sacrement, de même les péchés commis après le baptême ne peuvent être effacés que par le sacrement de pénitence.
Nous parlons des péchés mortels, car pour ce qui regarde les péchés véniels, on peut en obtenir la rémission par des prières et d'autres bonnes œuvres. Il est cependant utile de les soumettre au sacrement et d'en recevoir l'absolution, parce que c'est toujours le moyen le plus efficace d'en obtenir le pardon et parce que l'absolution que l'on en reçoit augmente la grâce en nous. Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de distinguer ce qui est péché véniel de ce qui est péché mortel.
Le sacrement de pénitence est donc comme un second baptême offert aux pécheurs qui auraient perdu la grâce du premier mais ce second baptême est un baptême pénible et laborieux, qui demande des larmes, des gémissements, des travaux. Au lieu que dans le premier Dieu, voulant signaler sa pure miséricorde, tient le pécheur quitte de tout sans se rien réserver ; dans le second, par une conduite mêlée de miséricorde et de justice, il ne se réconcilie avec lui qu'à des conditions dures et humiliantes. D'ailleurs, les saintes rigueurs de la pénitence sont non seulement un remède salutaire pour l'expiation des péchés passés, mais encore une espèce de frein qui en arrête le cours, qui réprime les passions de l'homme et qui l'oblige d'être à l'avenir plus vigilant et plus ferme à résister aux attraits séduisants de la chair et du monde.
Les trois choses sont nécessaires pour recevoir dignement le sacrement de pénitence sont: la contrition, la confession et la satisfaction (accomplir la pénitence imposée par le prêtre).
(A suivre)
Extrait du catéchisme : Les devoirs du chrétien envers Dieu. (1860)
La loi de Dieu ne changera jamais, il est la voie et la vie.
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