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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 11:39

La Sainte Vierge d’après St-Mathieu, Évangéliste…

Beaucoup de chrétiens de nos jours professent, au sujet de la personne de Marie, et du culte qui lui est dû, des idées incomplètes ou fausses.

On n'en est plus, il est vrai, au temps où de pré­tendus disciples de Jésus-Christ, engagés dans la fu­neste hérésie de Nestorius, refusaient à la Sainte Vierge le titre de Mère de Dieu.

Mais combien, parmi nos modernes hérétiques, ont renoncé à toutes marques de respect, à toute pratique de dévotion envers Marie !

Combien même n'ont pas craint de dire qu'elle est une femme comme les autres, et que ceux qui l'invo­quent font acte d'idolâtrie !

Ce serait Rome qui, d'après eux, aurait introduit, aux quatrième et cinquième siècles, cette superstition dans l'Eglise.

Mais d'un autre côté, la piété des catholiques en­vers la Mère de Dieu est peut-être plus grande que jamais.

Cependant chez plusieurs, cette piété repose plutôt sur le sentiment ; elle est une habitude heureusement contractée dans l'enfance, et non moins heureusement conservée avec les joies et les consolations si douces qui y sont attachées ; elle ne repose pas suffisamment sur les bases solides de la doctrine et de la foi.

Un exemple fera mieux comprendre cet état d'es­prit qui existe chez plus de catholiques qu'on ne le croit, parmi ceux même qui paraissent le plus dévoués à Marie.

Il n'y a pas un siècle, une jeune fille appartenant à une famille catholique avait renoncé à sa foi, peu de temps avant de contracter alliance avec un parti pro­testant.

Comme bien on peut penser, rien ne fut épargné pour la ramener dans la voie du devoir.

Une personne qu'elle avait jusque là particulière­ment estimée, lui ayant demandé, dans l'espoir d'arriver à toucher plus facilement son cœur, comment elle pourrait abandonner la dévotion à la Sainte Vierge qui lui avait toujours été si chère, en reçut cette réponse : " La dévotion à la Sainte Vierge, il n'en est pas même question dans l'Évangile."

Elle avait évidemment puisé cette erreur dans le nouveau milieu où elle s'était imprudemment engagée ; mais si elle eut mieux connu l'origine et le caractère de la dévotion à Marie, elle ne serait peut-être pas tombée dans un piège aussi grossier.

Il importe donc de savoir sur quels fondements inébranlables l'Esprit Saint a établi le culte de Marie, en l'appuyant sur les paroles mêmes de l'Évangile.

C'est ce que nous entreprenons de démontrer en vue de répandre et défaire fructifier, dans la mesure de nos forces, une si salutaire dévotion, persuadés que nous sommes qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr. Puisse la Mère de Dieu bénir nos humbles efforts, et les faire contribuer à maintenir dans son amour ses enfants fidèles et à y amener ceux qui ne l'ont jamais priée, ou qui auraient eu le malheur de l'abandonner !

 

CHAPITRE I

Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ. (St-Mathieu 1,16.)

Dès le premier chapitre de l'Évangile, Marie nous est annoncée comme la Mère de Dieu, la Mère du Verbe, fait homme pour notre salut.

L'Esprit Saint ne pouvait enseigner d'une manière plus formelle à tous les chrétiens que la dévotion envers la Sainte Vierge est inséparable du culte infiniment plus grand, du culte d'adoration qu'ils rendent à Jésus-Christ.

Car ce serait évidemment manquer à l'un des pre­miers devoirs envers le Sauveur lui-même, que de re­fuser à sa Mère l'honneur qu'exigé l'amour qu'il lui porte et la haute dignité dont il l'a revêtue.

Il n'est pas de bon fils qui ne se réjouisse de voir honorer sa mère, et Jésus est le meilleur des fils, infi­niment élevé sous ce rapport, comme dans ses autres perfections, au-dessus de tous les enfants des hommes ; il ne saurait ne pas avoir pour souverainement agréables les témoignages de respect, de vénération et d'amour dont sa Mère est l'objet de la part de ses vrais servi­teurs.

" Je vous ai donné l'exemple, nous a-t-il dit, afin que vous fassiez comme j'ai fait. " (Jean XIII, 15.)

Or Jésus a honoré, aimé Marie ; il lui a été sou­mis ; et il lui a demandé, tout Dieu qu'il est, ce qu'un fils demande avec confiance à sa mère, en observant dans la famille l'ordre établi par Dieu lui-même.

Nous devons donc aimer et honorer Marie, nous consacrer à son service et la prier de nous obtenir les grâces et les secours dont nous avons besoin pour nous associer à la vie divine de Jésus-Christ.

Les seules paroles de Saint Mathieu : " Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ " suffisent ainsi à démontrer la nécessité pour tout chrétien de professer le culte de la Mère de Dieu.

Le pieux lecteur se convaincra de plus en plus de cette vérité, nous en avons la ferme confiance, à mesure qu'il parcourra les divers chapitres de ce modeste travail.

 

CHAPITRE II

«Celui qui est conçu en Marie est le fruit de l'Esprit Saint(St-Mathieu 1,20.)

C'est par ces paroles que l'Ange de Dieu annonça au bienheureux Joseph le grand mystère de l'Incarna­tion du Verbe.

Marie, qui l'avait appris de l'Archange Gabriel (Luc 1, 28.) avait gardé discrètement dans son cœur, au milieu du recueillement et de la prière, la parole de l'envoyé divin.

Joseph suivit l'exemple de sa sainte épouse.

De leur côté, Zacharie et Elizabeth à qui le ciel avait fait pressentir le glorieux événement, observèrent la même loi du silence, puisque Jean-Baptiste déclara au jour où Jésus-Christ vint à lui, pour être baptisé, qu'il ne le connaissait pas. (Jean I, 33)

Ainsi se réalisa la parole de l'Esprit Saint : " Il est bon de ne pas révéler le secret du Roi." (Tobie XII, 7)

Aux yeux du monde, Marie n'était donc que la femme d'un vulgaire ouvrier de Nazareth, tandis que Dieu et les exécuteurs de ses desseins, voyaient en elle ce qu'elle est en réalité, l'épouse de l'Esprit Saint et la mère du Verbe incarné.

Ces deux titres d'où découle toute la grandeur de Marie établissent sur les bases les plus solides la dé­votion que lui portent les chrétiens dignes de ce nom.

En effet, si la mère et l'épouse d'un roi reçoivent après lui la plus grande part des hommages de ses sujets, combien plus celle qui réunit ces deux éminentes dignités, mère de Dieu le Fils, épouse de Dieu le Saint-Esprit, a-t-elle le droit de recevoir tout l'honneur dont puisse être entourée dans le ciel et sur la terre une pure créature !

Et de même que, par l'entremise de la mère et de l'épouse d'un roi, on peut en obtenir les plus grandes faveurs, ainsi et à plus forte raison, l'intercession de la Mère du Fils de Dieu et de l'Épouse de l'Esprit-Saint doit-elle être assez puissante pour faire descendre sur ceux qui la prient, l'abondance des grâces divines.

Il suffit de considérer ces vérités pour être pénétré de la plus grande dévotion envers la Sainte Vierge.

Mère du Verbe fait chair, épouse de l'Esprit-Saint, Marie est en même temps la fille de prédilection du Père céleste, auteur de tout don parfait ; elle est sortie de ses mains, toute pure, pleine de grâces et ornée des plus augustes prérogatives, puisqu'il convenait à la sagesse et à la puissance de Dieu, de rendre digne de ses complaisances, dès sa conception et à jamais, celle qui devait avoir avec lui des rapports à la fois si intimes et si élevés.

 

CHAPITRE III

«Les  Mages... entrant dans  la maison, trouvèrent l'enfant avec sa mère, et se proster­nant, ils l'adorèrent(St-Mathieu, II, 11.)

Déjà les bergers des environs de Bethléem, avertis les anges, étaient venus adorer le Sauveur qu'ils avaient trouvé couché dans une crèche, auprès de Marie et de Joseph. (Luc II 16)

Pour les petits comme pour les grands, devant les peuples et les rois, Jésus se présente, accompagné de sa 1ère, aux adorations de ceux qui le cherchent.

Il eut suffit, ce semble, aux évangélistes, de dire que les bergers et les Mages étaient venus adorer le Seigneur naissant ; mais le riant tableau de l'Enfant Divin dans les bras de sa mère, adoré ainsi par ses pieux serviteurs, devait être pour tous les chrétiens un sujet d'instruction et de sanctification, et l'ornement de leurs autels et de leurs demeures dans toute la suite des siècles.

C'est qu'il ne se trouve pas dans l'Évangile un seul passage qui n'ait été écrit sous l'inspiration de l’Esprit-Saint, et qui ne s'impose par là même à notre foi et à notre piété ; il n'en est pas un dont nous ne devions nous efforcer de pénétrer le sens profond, et de nous appliquer les saints enseignements.

" Vous lisez avec soin les Écritures, disait Jésus-Christ aux Juifs, parce que vous croyez y trouver la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi."  (Jean V 39.)

On ne saurait donc douter que Saint Mathieu et avec lui Saint Luc n'aient voulu, en faisant une mention spéciale de Marie dans ces deux scènes de l'Évangile, nous faire voir que, pour trouver Jésus, il faut aller à sa mère, qui nous l'a donné ; c'est bien ce que nous prouve d'ailleurs l'expérience des siècles chrétiens ; car tous les grands serviteurs de Jésus ont toujours professé envers Marie la plus tendre et la plus profonde dévotion, tandis que ceux qui ont abandonné le culte de la mère de Dieu se sont de plus en plus éloignés de son divin Fils. Un grand nombre d'entre eux ont même fini par nier tout à fait la divinité de Jésus-Christ.

Ce sont donc deux grands devoirs de la vie chré­tienne que d'adorer Jésus-Christ, et d'honorer la Sainte Vierge.

On ne saurait, après cela, se faire une trop grande idée de la nécessité de la dévotion envers la Mère de Dieu.

 

CHAPITRE IV

Levez-vous,   prenez   l'enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. (St-Mathieu II, 13.)

Dans tout ce qu'ils ont écrit sur la vie de la Sainte Vierge, les auteurs sacrés ne se sont pas seulement pro­posé de nous instruire à son sujet, mais aussi de nous engager à suivre ses exemples, comme elle-même a suivi avec la plus grande fidélité les exemples de son divin Fils.

En effet, combien plus que Saint Paul, l'auguste Mère de Dieu a-t-elle le droit de dire à tous les chré­tiens : " Soyez mes imitateurs comme je l'ai été moi-même de Jésus-Christ ! " (Cor. XI, 1)

Rien assurément dans le culte que l'on rend à Marie, ne saurait lui être plus agréable, ni la glorifier davantage, que l'imitation de ses vertus ; c'est pourquoi l'Évangile a plus particulièrement insisté sur ce point, dans tout ce qu'il dit de la bienheureuse Vierge.

Jésus-Christ, le soleil de justice, est le premier et le parfait modèle de toute sainteté ; mais la pensée de le former en nous, (Gal. IV, 19) suivant l'expression de Saint Paul, effraie souvent notre faiblesse.

C'est alors une grande consolation, que de pouvoir le considérer dans son miroir le plus parfait et le plus aimable qui est Marie.

L'imitation des saints nous initie de plus en plus à l'imitation de Marie, l'imitation de Marie à celle de Jésus-Christ, et c'est ainsi que, en obéissant à l'attrait de la grâce, nous pouvons être amenés à réaliser de plus en plus en nous la sublime recommandation du Sauveur: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (Math. V, 48)

" Celui qui attend de Dieu son secours, avait déjà dit le prophète David, prépare son cœur aux ascensions", (Ps. 4XXXIII-6) c'est-à-dire aux progrès incessants dans les voies de la sainteté.

Telles étaient les dispositions de la Sainte Vierge ; elles doivent être les nôtres, et c'est en considérant les principaux actes, les phases les plus importantes de sa vie, que nous serons portés à marcher sur ses traces.

Une étude sur l'exil de Marie en Égypte nous sera tout à fait précieuse sous ce rapport.

La descente de la sainte famille dans cette contrée, le long séjour qu'elle y fit, et son retour dans la Galilée font surtout briller en Marie les vertus de foi, de rési­gnation, de patience et de renoncement absolu à elle-même, en vue de Dieu.

C'est au milieu de la nuit, que Joseph, prévenu par un ange, lui annonce qu'il faut partir à l'instant pour l'Égypte avec le divin enfant.

Le chant céleste, " Gloire à Dieu au plus haut des cieux," (Luc II, XIV) entonné à la naissance du Sauveur, venait à peine de résonner à ses oreilles, les rois de l'Orient s'étaient la veille prosternés aux pieds de l'Enfant-Dieu, (Math. II, 11.) et voici que la sainte famille reçoit l'ordre de partir sans tarder pour la terre étrangère, une terre plongée dans les ténèbres du paganisme, et où ne pouvaient l'attendre que les misères et les afflictions de toutes sortes.

Il fallait, pour atteindre cette contrée, passer à travers des déserts inhabités que sillonnaient des troupes de brigands, et elle ne pouvait compter sur aucun secours humain pour une si pénible et si dangereuse entreprise.

En de telles conditions, se condamner à l'exil, sans en connaître la durée, demandait de la part de Marie une foi sans borne et la plus parfaite soumission à la volonté divine.

Mais c'est de foi et d'amour que vivait la pieuse vierge ; elle ne s'informe pas même du motif d'un ordre si subit et si étrange.

Obéissant à la voix de Joseph, elle prend l'enfant dans ses bras, et se met en route, pour se diriger vers le pays qu'il plaît à Dieu de lui assigner.

La tradition rapporte que la sainte famille étant tombée, durant ce périlleux trajet, entre les mains d'une bande de voleurs, l'un d'eux, frappé de l'éclat surhu­main qui rayonnait autour d'elle, et touché par la grâce, la prit sous sa protection, et la fit échapper aux dangers dont elle était menacée : il aurait ainsi mérité d'en­tendre de la bouche du Sauveur mourant ces consolantes paroles : " Vous serez avec moi aujourd'hui dans le paradis." (Luc XXIII, 43.)

C'était le bon larron que l'Eglise a mis au nombre de ses saints, et que nous devons prier pour obtenir d'être à son exemple les serviteurs dévoués de Marie.

CHAPITRE V

Demeurez  (en Égypte) jusqu'à  ce que je vous dise d'en revenir. (St-Mathieu II, 13.)

L'Égypte où la sainte famille, fidèle à la parole de l'ange, passa de cinq à sept années, garde encore de ce séjour plus d'un précieux souvenir.

Non loin du Caire, près de l'emplacement de l'antique Héliopolis, est une fontaine d'eau douce et rafraîchissante que l'on assure avoir surgi, pendant que la sainte famille faisait halte à cet endroit.

En effet, on ne boit d'ordinaire en Égypte que l'eau du Nil ; car celle qui gît à quelque profondeur du sol est saumâtre, toute cette contrée étant presque au niveau de la mer.

Tout préside la fontaine s'élève un grand arbre que l'on suppose être le rejeton de l'un de ceux qui prêtèrent leur ombrage à la sainte famille.

C'est là, depuis un temps immémorial, un lieu de pèlerinage pour les chrétiens ; ils s'y abreuvent avec bonheur, et emportent quelques pieux souvenirs de cet endroit où Jésus, Marie et Joseph firent probablement 1’une de leurs premières étapes, à leur entrée dans le pays des Pharaon.

Les traditions de l'Égypte offrent un caractère particulier d'authenticité ; car la riche vallée du Nil a été constamment visitée, depuis les premiers temps historiques, par les représentants de toutes les nations civilisées.

La sainte famille y a laissé des traces profondes de son passage ; car elle erra longtemps à travers les campagnes et jusque dans le désert ; elle y mena une vie non moins merveilleuse et non moins pénible que celle des anciens Hébreux au temps de Moïse.

Elle portait avec elle le salut du monde qu'avaient attendu les prophètes, et après lequel soupiraient alors les païens eux-mêmes.

Aussi a-t-il été vraiment inspiré, le peintre chré­tien qui nous représente la Sainte-Vierge, assise avec l'enfant Jésus dans ses bras, sur le rocher du Sphinx qui avoisine les grandes pyramides de Ghiseh.

Le Sphinx était pour les Égyptiens une divinité qui gardait les secrets de l'avenir ; en montrant ainsi Jésus et Marie, il semble découvrir au monde le grand mystère, espoir des nations, qui devait bientôt être connu jusqu'aux extrémités de l'univers.

C'est alors que furent déposés dans la terre de l'Égypte les précieux germes du salut ; le divin Enfant y répandit ses plus abondantes bénédictions, et l'on vit bientôt s'y établir une des plus florissantes églises des commencements du Christianisme.

La sainte famille occupa pendant un certain temps un pauvre réduit dans un des carrefours du Caire. Les deux chambres étroites qui le composent se voient encore au sous-sol d'un temple arménien.

Cette demeure du Caire offrit à la sainte famille un gîte non moins humble que celui de la grotte de Bethléem ; par où l'on voit que, sous une forme  ou sous une autre, Jésus a porté sa croix de Bethléem au Golgotha, et que ce n'est pas par pure imagination que certains artistes nous représententent dans   leurs tableaux l'enfant Jésus crucifié.

Il est donc facile de comprendre cette parole de Notre Seigneur : " Que celui qui veut être mon disci­ple prenne sa croix, et qu'il me suive. " (Math. XVI, 24.)

Marie et Joseph portèrent leur croix à la suite de Jésus, et ainsi ont toujours fait ses vrais serviteurs et ses fidèles servantes.

Mais la croix dont furent chargés les membres de la sainte famille, pendant leur séjour en Égypte, fut particulièrement lourde.

Joseph, pauvre ouvrier, qui ne fabriquait que de grossiers instruments de travail, eut sans doute grande peine à fournir la subsistance strictement nécessaire à la famille, sur cette terre ennemie du nom Juif où il ne fit, on doit le présumer, d'autre travail que celui dont les Égyptiens de la classe pauvre elle-même dédaignaient de se charger.

Et lorsque fut arrivé le terme de leur exil, Jésus, sa Mère et St Joseph, ayant reçu du ciel l'ordre de retourner en Galilée, eurent à prendre une route plus longue et plus pénible que celle qu'ils avaient suivie pour sortir de la Palestine ; il leur fallut éviter de passer par la Judée où régnait Archélaus, (Math. II, 22) fils d'Hérode, dont ils avaient à craindre la défiance et la cruauté ; ils côtoyèrent le littéral de la Méditerranée, et ce ne fut qu'après avoir atteint le mont Liban, qu'ils purent se diriger vers Nazareth.

Après tant d'angoisses et de souffrances, Marie entra sans doute avec joie dans le modeste patrimoine de ses ancêtres, où, à la suite de ses épousailles avec Saint Joseph, elle avait fixé sa demeure.

C'est là, que pendant plusieurs années, Marie et son saint époux, goûtèrent le bonheur de vivre en Dieu dans la pratique de toutes les vertus et dans la profes­sion de la sainte virginité, dont ils avaient fait vœu au Seigneur, et qu'ils observaient d'un seul cœur et d'une seule âme dans une joie toute céleste.

C'est ainsi que Dieu se plaît toujours à mêler ses consolations aux épreuves par lesquelles il veut faire passer ses serviteurs pour les conduire au ciel.

Extrait de : La Sainte Vierge d’après l’Évangile

Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Ca­nada, en l'année mil neuf cent dix par l'abbé Louis napoléons, au Ministère de l'Agriculture, à Ottawa.  (1910)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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