NON c'est NON
L'Église de ce temps est friande de changement. Il y a pourtant un point sur lequel elle est allergique à tout changement. Quand elle a dit NON à une manifestation du surnaturel, elle ne revient pas dessus : c'est NON.
Les faits de Stich sont rapportés brièvement dans un recueil de miracles du Précieux Sang intitulé « Gottes Blut » (Le Sang de Dieu), par Franz Weiss, publié par les Éditions Christiana Verlag - 8260 Stein am Rhein. C.H. (En fin de volume est également reproduite la mise au point ci-dessus.)
Le 9 juin 1975, l'éditeur, M. Arnold Guillet, sur le conseil d'un prêtre allemand, faisait une proposition à l'évêché d'Augsbourg.
« Bien que l'ouvrage soit pratiquement achevé d'imprimer et que pour divers motifs nous soyons déjà en retard sur les délais prévus, j'ai promis au Dr X. Y. de répondre à son vœu dans l'intérêt de la vérité : Si dans les huit jours vous me fournissez une preuve plausible établissant que dans l'affaire de Maria Rain on est en présence d'une supercherie, je ferai mettre au pilon le chapitre en question ainsi que la prise de position qui s'y rapporte.
Comme vous avez pris officiellement position au sujet de cette affaire, je suis en droit de supposer que vous êtes en possession de toute la documentation qui fonde cette prise de position... Etant moi-même en possession de renseignements de première main au sujet de ladite affaire je suis tenu en conscience, en tant qu'éditeur responsable, d'en témoigner. J'ai vérifié le cas sans idée préconçue et en toute impartialité, et après avoir beaucoup prié, je me suis décidé à le publier, étant entendu que vous avez le loisir de le contester dans le délai susdit. Au cas où votre contre-argumentation ne serait pas ou serait trop peu convaincante, mon opinion est qu'il faudrait conclure d'après l'antique pratique de l'Église en pareil cas et d'après le conseil de Gamaliel : « Si l'œuvre est de Dieu: elle subsistera ; sinon elle disparaîtra. »
Dans sa réponse, datée du 13 juin, l’évêché déclarait que la commission avait tout examiné avec le plus grand soin, sans rien laisser dans l'ombre, et qu'il n'existait aucun motif de modifier ses conclusions.
Une telle affirmation n'étant pas un argument, l'éditeur Guillet concluait qu'il n'avait pas non plus de motif de mettre son ouvrage au pilon.
Le « confirmatur » de la Providence
L'œuvre était-elle de Dieu ? La réponse venait d'arriver, avant même que M. Guillet la posât. Dans les premiers jours de mai, M. l'abbé Leutenegger recevait la lettre suivante, datée du 2 mai :
Monsieur l'abbé
C'est un grand « Dieu merci ! » que nous voudrions vous crier par cette lettre ! Notre enfant malade, abandonné par tous les médecins, a été si bien guéri par le Précieux Sang de Jésus Christ que malgré un grave opération, il ne souffre plus aucune douleur et peut de nouveau fréquenter l'école normalement.
Il s'agit du petit garçon de neuf ans que nous vous avons amené en octobre 1970 à Engeratshofen (1). Il souffrait d'une tumeur maligne au cervelet. Encore deux mois auparavant, il avait été opéré à Stuttgart. Et nous avions eu le verdict impitoyable : « Incurable. L'enfant va mourir sous peu ». Depuis lors, l'enfant dépérissait de jour en jour. Il ne pouvait plus rien manger. Les sœurs nous ont dit que cela pouvait être une affaire de quelques jours (2).
Dans notre désespoir, Monsieur l'abbé, nous avons entendu parler du miracle du Précieux Sang dont vous-même aviez été favorisé (3). Un voisin complaisant nous a immédiatement offert ses services (4) et il nous a conduits avec notre petit malade chez vous à Engeratshofen. Jamais nous n'oublierons ces minutes, où vous avez posé sur la tête de notre enfant le corporal imbibé du Précieux Sang, et où vous avez prié avec tant de ferveur le bon Sauveur pour la guérison de ce petit malade (5) ! Nous avons encore pu vous l'amener les deux dimanches suivants. Et le grand miracle s'est produit. La semaine dernière, j'ai dû emmener le petit à l'hôpital pour des examens (6) : les médecins ne décèlent plus aucune trace de maladie.
Mille et mille fois merci ! Voudraient vous dire ses parents reconnaissants.
Veuillez agréer les salutations et meilleurs remerciements de la
Famille Anton et Marie Moosmann
D. 7981 Miïhlenreute
près de Schlier
Par Ravensbourg
(1) L'abbé L., ce « retraité » octogénaire plein de dynamisme, qui ne manque pas une occasion d'aller à droite et à gauche rendre service à des confrères, assurait alors un remplacement dans cette localité, située non loin de Miihlenreute.
(2) Notamment sa tante, sœur de sa mère. En conséquence on le prépara à la mort et lui administra les derniers sacrements.
(3) Fin septembre ou début octobre, une personne leur parla de ce prêtre suisse qui obtenait des guérisons en imposant un corporal miraculeux et les encouragea à recourir à lui. Ils accueillirent la proposition sans enthousiasme : à quoi bon encore tourmenter ce petit presque mourant ? Il était si affaibli qu'il ne pouvait plus marcher. Il faudra le transporter dans une chaise jusqu'à la voiture. Tout de même, en désespoir de cause, ils se résolurent à prendre contact par téléphone avec l'abbé, qui leur donna rendez-vous pour le dimanche.
(4) C'est-à-dire sa voiture, car eux n'en avaient pas.
(5) Dès que le prêtre lui eut posé le corporal sur la tête le petit éprouva une sensation de soulagement, de bien-être. Arrivé à la maison, tout mal de tête avait disparu.
(6) Les examens durèrent de midi à 5 h. 30
Là encore, rien ne serait plus facile que de faire une enquêté. Tous les témoins sont là. Il doit bien exister un dossier médical. Mais à quoi bon une enquête ? Les parents du petit Anton Moosmann sont comme la sœur de Zurich : ils se sont imaginé que le petit était malade, puis ils se sont imaginé qu'il était guéri...
(N.B. J'ai visité la famille Moosmann le 15 avril 1978. Le petit Anton, qui avait alors 14 ans, était un adolescent heureux de vivre...)
A suivre
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