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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:39

                   

Toujours en avant ! — II faut, pour bien cheminer, nous appliquer à bien faire le chemin que nous avons plus près de nous, et la première journée ; et non pas s'amu­ser à désirer de faire la dernière, pendant qu'il faut faire et finir la première. Il me semble que ceux auxquels on de­mande le chemin du ciel ont grandement raison de dire, comme ceux qui enseignent, que, pour aller à un tel lieu, il faut toujours aller, mettant les pieds l'un devant l'autre. Allez toujours, dit-on à ces âmes désireuses de leur perfection, allez en la voie de votre vocation en simplicité, vous attachant plus à faire qu'à désirer : c'est le plus court chemin.

Notre imperfection nous doit accompagner jusqu'au cer­cueil ; nous ne pouvons aller sans toucher à terre. Il ne faut pas s'y coucher ni vautrer ; mais il ne faut pas non plus penser voler : car nous sommes si petits que nous n'avons pas encore nos ailes. Marchons donc au petit pas, mais constamment.

N'oublions pas la maxime : Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Ne nous dépitons pas si nous nous voyons toujours très imparfaites et ne rêvons pas une sainteté chimérique, mais faisons à chaque instant tout ce que nous pouvons et aussi bien que nous le pouvons.

La statue dans sa niche. — Si une statue, que l'on aurait mise dans une niche au milieu d'une salle, pouvait parler et qu'on lui demandât : « Pourquoi es-tu là ? — Parce que, dirait-elle, le statuaire mon maître m'a mise ici. —Pourquoi ne te remues-tu point ? — Parce qu'il veut que j'y demeure immobile. — De quoi sers-tu là? Quel profit te revient-il d'ê­tre ainsi ? — Ce n'est pas pour mon service que j'y suis, c'est pour servir et obéir à la volonté de mon maître. — Mais, tu ne le vois pas ! — Non, mais il me voit et prend plaisir que je sois où il m'a mise.— Mais ne voudrais-tu pas bien avoir du mouvement pour aller plus près de lui ? — Non pas, sinon qu'il me le commandât. — Ne désires-tu donc rien ? — Non, car je suis où mon maître m'a mise, et son gré est l'unique contentement de mon être. »

Mon Dieu ! Que c'est une bonne façon de se tenir en la présence de Dieu, que de se tenir en sa volonté et en son bon plaisir I II m'est avis que Madeleine était une statue en sa niche, quand, sans dire mot, sans se remuer et peut-être sans le regarder, elle écoutait ce que Nôtre Seigneur disait, assise à ses pieds, ne se souciant que d'une chose : rester toujours là!...

Proposons-nous d'être devant Dieu, comme la statue dans une niche, toujours contentes en sa sainte présence.

Une coupe qui ne se vide jamais. — Les actes de charité que nous exerçons par le seul amour de Dieu, sans mélange de notre propre intérêt, sont mille fois plus parfaits que les autres, parce que dans ces actes tout tend purement à Dieu ; mais les services et autres assistances que nous rendons à ceux que nous aimons par inclination sont beaucoup moin­dres en mérite, à cause de la grande complaisance et satisfac­tion que nous avons à les faire, et parce que pour l'ordinaire nous les faisons plus par ce mouvement que par celui de l'a­mour de Dieu.

Sainte Catherine propose à ce sujet une belle comparaison. « Si vous prenez, dit-elle, une coupe, et que vous l'emplissiez à une fontaine, et que vous buviez dans cette coupe sans la sortir de la fontaine, encore que vous buviez tant que vous voudrez, la coupe ne se videra point ; mais si vous la tirez hors de la fontaine, quand vous aurez bu, la coupe sera vide. Ainsi en est-il de nos affections ; quand on ne les tire point de leur source, elles ne tarissent jamais. » Prenons garde d'aimer le prochain uniquement par sym­pathie ou par intérêt : ce ne serait ni Dieu, ni lui que nous aimerions, mais nous-même.

 

Assez mangé qui bien digère. — Comment donc se fait-il que les grands saints du désert, mangeant si peu de nos ali­ments spirituels, étaient néanmoins toujours si forts pour tendre à la perfection ; et que nous qui mangeons beaucoup, sommes toujours si maigres, c'est-à-dire si languissants à la poursuite de nos entreprises ?

Grande folie de vouloir manger plus qu'on ne peut digérer ! Nous n'avons pas assez de chaleur spirituelle pour bien digé­rer nos exercices : de là vient qu'ils profitent peu.

Ceux qui font bonne digestion corporelle ressentent une nouvelle vigueur par tout leur corps, par la distribution générale qui s'y fait de la nourriture. Ainsi ceux qui font bonne digestion spirituelle ressentent que Jésus-Christ qui est leur nourriture se répand et se communique à tout leur être. Il redresse tout, il vivifie tout.

Ne nous préoccupons pas de faire beaucoup, mais de bien faire ; de prier longtemps, mais de bien prier.

 

Comme les colombes, et non comme les singes. — Ce que j'ai remarqué dans les colombes, c'est qu'elles pleurent comme elles se réjouissent, et qu'elles chantent toujours un même air, tant pour cantiques de réjouissance que pour can­tiques de douleur. Soit qu'elles soient joyeuses ou tristes, elles ne changent point d'air : c'est toujours le même grom­mellement.

Oh ! Que les saints ressemblent bien à la colombe, qui se réjouit et se lamente toujours sur l'air d'une continuelle éga­lité !

Ne faisons point comme ceux qui pleurent quand la conso­lation leur manque, et ne font que chanter quand elle est revenue : en quoi ils ressemblent aux singes et magots, qui sont mornes et furieux quand le temps est sombre et plu­vieux, et ne cessent de sauter et gambader quand le temps est beau et serein.

Soyons donc bien abandonnés au bon plaisir de Dieu : Fiat ! Telle doit être notre unique devise.

 

(Petites leçons spirituelles d'après S. François de Sales.)

 

Tiré de : Lectures méditées.    (1933)   (105-1)

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:37


    CHAPITRE I


POURQUOI SE DISPUTE-T-ON AU SUJET DE LA MESSE ? DE QUOI S'AGIT-IL EXACTEMENT?

 

Peu de gens se rendent compte de la gravité de la bataille que la Sainte Église doit livrer aujourd'hui contre l'Enfer, pour, défendre te dépôt de la Foi, que lui a confié son Divin Fondateur. Bataille qui fait fureur dans tous les pays et sur tous les points en même temps, mais dont le point central est la Messe.

 

De quoi s'agit-il exactement? La Messe est-elle vraiment menacée ? En quoi est-elle menacée ?... Et serait-ce grave, si ces efforts orga­nisés contre la Messe réussissaient?...

 

Certaine sont persuadés qu'il ne s'agit que d'une question très secondaire. D'une question de prières en Français ou en Latin... (Certes, la question langue liturgique a son importance, mais le nœud de la question n'est pas là !)

 

Certains Ecclésiastiques pensent et disent que nous sommes en face d'un grand progrès !... D'autres estiment qu'il ne s'agit que d'une querelle d'originaux mécontents, ennemis «à priori» de toute évolution ;... de vieux traditionalistes indisciplinés, troublés dans leurs habitudes et refusant d'obéir au Pape !...

 

Un certain nombre de catholiques de bons sens (laïcs, prêtres et mêmes évêques), désireux d'y voir clair là-dessus, m'ont demandé de leur faire un exposé bref et assez complet sur cette question. Ce n'est ni une discussion, ni une contestation. J'ai tâché d'exposer familièrement et brièvement ce problème, le plus objectivement possible. Je le fais d'autant plus volontiers que mes frères en reli­gion, tous pleins de bonne volonté, sont persuadés, à un ou deux près, qu'ils feraient un péché mortel s'ils disaient la Messe catho­lique traditionnelle... tellement est fort bien mené le jeu de la Sub­version. Combien de bons prêtres en sont là aujourd'hui ! (en1974)

 

Or, il ne s'agit pas ici d'opinions facultatives, mais de dogmes de Foi, que tout catholique doit accepter sous peine de damnation. Articles de Foi sur le Saint Sacrifice de la Messe, la Présence Réelle, le Sacerdoce, tels que la Sainte Église, par les Papes et les Conciles, l'a toujours enseigné, et tout récemment encore le Pape, Paul VI lui-même, dans son Encyclique «Mysterium Fidei», sa «Profession de Foi» et ses discours.

 

Vérités de Foi pour lesquelles de nombreux catholiques sont morts au Siècle de la Réforme, et pour lesquelles nous devons tous être prêts, avec la grâce de Dieu, à endurer le Martyre.

 

Je me contenterai ici d'un simple exposé amical, laissant à chacun; le soin de tirer ses conclusions. Ceux qui désirent une documentation plus abondante la trouveront facilement dans la Collection!  «ltinéraires», du «Courrier de Rome», etc., où j'ai moi-même puisé abondamment.    

 

(A suivre)

 

Cette série d’articles est tiré de :

La Messe Catholique est-elle encore permise ?

Auteur: L.M. Barrielle  C.P.C.R.-V.  (6 Janvier 1974)

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:32

 

 

Jeunes filles, c'est principalement à vous que s'adresse cette lecture. Les mains de vos frères, encore sur les bancs du collège ou dans les écoles spéciales, saisiront bientôt le fusil et l'épée : entre vos mains, la Providence a placé aussi des armes, mais qui sont moins meurtrières.  Il y a d'abord les armes spirituelles, dont je nommerai ici les deux principales : le chapelet et le scapulaire. Le chapelet, c'est l'arme de poche. Vous savez combien le revolver est maintenant à la mode : on a souvent affaire à des ennemis hypocrites, on est exposé à de mauvaises rencontres ; le re­volver, pour certaines personnes et spécialement pour les voy­ageurs, est un précieux auxiliaire.

L'Enfant de Marie doit avoir aussi son petit revolver, cette arme mignonne, commode, qui ne pèse pas, qui tient peu de place, qui demande peu d'art à manier, avec laquelle la moins adroite vise toujours juste : c'est son chapelet.

Ah! Que de fois, lorsqu’on promène ses ennuis par monts et par vaux, ou même encore dans la solitude de sa chambrette, on se trouve aux prises avec ce maudit assassin qui vous crie furieusement : Votre trésor !... Le trésor, c'est l'innocence, c'est ce joyau de la pureté, mille fois préférable à tous les biens de la terre. Que ferons-nous, chère enfant, devant cette ter­rible injonction ?

Allons-nous consentir à ce que nous propose le tentateur ? Allons-nous trahir Jésus, notre bien-aimé Sauveur, et Marie, notre bonne Mère ?

Vous ne le voudriez pas, assurément. Mais alors il faut lut­ter, car le démon vous presse, vous harcèle et livre à votre âme un formidable assaut. Vite, le chapelet !  Lancez dans la direction du ciel vos tout-puissants Ave Maria et l'ennemi prendra la fuite.

Seconde arme de la jeune chrétienne : le scapulaire. C'est son bouclier, sa cuirasse.

Oh ! Elle est solide, cette cuirasse ! Elle est à l'épreuve, non seulement de la balle, mais même du canon. Le ministre de la guerre n'a rien à voir dans cette armure ; mais l'Église en tient particulièrement le dépôt dans ses arsenaux. Un si grand nombre de ses enfants ont dû leur salut à cette arme protectrice !

Nous ne vous demandons pas si vous portez le scapulaire ou la médaille qui le remplace ; la chose n'est pas douteuse ; mais vénérez-le comme il le mérite ; matin et soir, baisez-le avec amour.

Dans les dangers auxquels votre âme se trouve exposée, en face de ces fantômes séducteurs que le démon présente à votre imagination, rappelez-vous que l'image de Marie repose sur votre poitrine et promettez à votre Mère de lui rester fidèle. Jamais, sous aucun prétexte, ne consentez à vous sé­parer de votre cher scapulaire.

 

Après les armes spirituelles, il y a celles de la vie privée. Voici les principales d'après un auteur de notre temps.          

La première arme dont une jeune fille peut utilement se servir, c'est la plume. Sans elle, vous lutteriez plus difficilement contre l'oisiveté, ce dangereux ennemi de l'innocence. Usez de la plume pour noter les bonnes pensées qui vous viennent ou que vous lisez dans les livres. Maniez volontiers la plume, pourvu que ce soit avec pureté d'intention, pour la gloire de Dieu et le désir d'acquérir une utile formation.

Sur le même rang que la plume, ou même plus haut encore, il faut mettre l'aiguille. Oh ! Devenez habiles à faire courir cette mignonne aiguille, symbole de l'activité ! II faut l'esti­mer, ce petit instrument, moins pour les gracieuses broderies qui naissent sous vos doigts, grâce a lui, que parce qu'il em­bellit bien des vies de jeunes filles et les empêche de se dé­coudre.

L'aiguille enseigne l'amour du travail et l'humilité. Une jeune fille qui aime l'aiguille ne devient pas une jeune fille boudeuse et ennuyée ; la vierge dont les yeux restent baissés sur sa couture prend l'habitude de la modestie.

J'hésite à nommer la troisième arme, que l'importance de l'ordre  et  de  la  propreté  rend   indispensable   à   la  jeune fille, le balai.

Ah ! Oui, ne faites pas la grimace ! Jeunes chrétiennes, nous se devons pas craindre de nous déshonorer en tenant le balai, |e plumeau entre les mains. En vérité, une faute d'orthographe n'est-elle pas plus excusable que du désordre, de la malpropreté dans vos appartements, de la poussière sur vos meubles, etc. ?

A ces armes, je voudrais ajouter le fuseau, symbole de l'assiduité au foyer de la famille. Qu'elle est touchante cette image de la « Mère admirable » filant la quenouille pour subvenir aux besoins de son Fils I Si le fuseau n'est plus de noire âge, conservons du moins les vertus dont il est l'emblème. Ne soyons pas de ces jeunes filles légères qu'un obscur travail exaspère et qui aiment à courir dans le monde : notre place est auprès de la famille.

Chères Lectrices, passez de temps en temps la revue de vo­te petit arsenal et veillez à ce que les armes qui le composent ne se rouillent pas !... Mais surtout rendez-vous bien compte que vous possédez et utilisez toujours les armes spirituelles recommandées dans la sainte Écriture et chéries des saints de tous les siècles : une foi vive, une charité active et sincère, une vigilance  de tous les instants.  Aimez  à recourir au bon Dieu lorsque le démon veut vous livrer un de ses assauts ; ne négligez jamais la méditation, la fréquentation des I sacrements : voilà ce qui fait les vaillantes, ce qui leur assure lia victoire ici-bas, la palme du triomphe au ciel ! 

 

Tiré de : Lectures méditées.    (1933)  (87-1)

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:29

 Dieu veut nous faire passer une fois de plus, par Celle que Paul VI a proclamée Mère de l'Église.

En notre XX° siècle, Claire Ferchaud ne déroge pas à cette lignée des grandes âmes mariales. Non seulement la soumission, l'amour de l'Église, mais la pureté même de la doctrine, résident dans sa prière. Aucune déviation, aucune déformation n'est permise. Aucune aventure. A l'avance, toute tentation de schisme est anéantie. Si d'aucuns s'exclament : « Jamais tel Pape n'instituera la messe perpétuelle ! », Claire a déjà répondu que l'ordre arriverait quand tout irait contre.

Comment ?  Réponse : Par la Miséricorde de Dieu et la Puissance de l'Esprit Saint, toutes deux sollicitées et obtenues par la Vierge Marie : « Maman ! Maman !... si tu le veux... oui, si tu demandes à Dieu, Il t'écoutera, ô Fille du Père... Il te donnera, ô Épouse de l'Esprit Saint. Il te comblera, ô Mère du Bel Agneau ».

Le don que Dieu veut nous faire passe une fois de plus par Celle que Paul VI a proclamée Mère de l'Église. Aucune autre créature ne peut servir de médiatrice dans cet acte de Dieu, car il s'agit à nou­veau du don du Sauveur lui-même. S'il a pris chair de la Vierge Marie pour assumer la Rédemption, c'est d'Elle à nouveau qu'il procédera pour inspirer au Pape l'institution de la messe perpétuelle.

On dit communément que le règne du Christ-Roi vient par Marie. Une telle vérité est d'une évidence aveuglante avec le message de Loublande. Mère de l'Église parce que Mère du Sauveur qui ne fait qu'un avec son Église, la Très Sainte Vierge Marie est seule à pouvoir nous obtenir la messe perpétuelle :

« Si tu demandes à Dieu, Il t'écoutera... »     D'où la nécessité de prier Notre-Dame des Rinfillières.

En ce décembre 1940, Sœur Claire voit avec douleur la France envahie. Déjà en 1917, le Sacré-Cœur de Jésus a été refusé et, pour elle, cette guerre est la suite de l'autre. « Je n'ai jamais considéré la paix de 1918 comme une guerre finie, mais comme une trêve, d'une durée plus ou moins longue », a-t-elle écrit au Père Lemnius le 26 octobre 1930. Et le 4 juin 1959, elle écrira à nouveau : « Le Seigneur Souverain, une seconde fois dans l'histoire humaine, se heurte à la rébellion des hommes, son plan tout de Miséricorde est détruit, et c'est alors que Dieu décrète le châtiment qui plongera les nations dans le chaos des nuits ».

Aussi, c'est non seulement la Mère du Bel Agneau qu'elle supplie, c'est-à-dire Celle du salut de nos âmes, mais Celle qui épargne et qui protège dans les fléaux.

Réellement, Notre-Dame des Rinfillières a arrêté en 1862, l'épi­démie de typhoïde qui décimait la famille Ferchaud. Réellement, Elle a montré à plusieurs âmes confiantes son efficacité dans les calamités, notamment dans celles de la guerre. La chapelle des Rinfillières est tapissée d'ex-votos de reconnaissance. Des soldats y ont laissé leurs décorations et leurs fourragères. Symboliquement donc, la Vierge Toute Blanche voulait montrer par-là qu'elle est vraiment, Celle qu'il faut prier dans le chaos qui s'annonce (en 2012 ?).

Tandis que Sœur Claire et des âmes expiatrices nous auront mérité, associées aux souffrances du Christ et par un choix du Divin Maître, le don de la messe perpétuelle, c'est Marie qui nous l'assurera.

« La messe qui, dépassant toute sublimité, épanche sur le monde toute la valeur rédemptrice du Christ Sauveur. La messe qui remet l'homme dans l'axe de sa filiation divine, qui restaure les institutions affaiblies, qui consolide les piliers ébranlés de l'Église. La Messe, la seule porte d'accès aujourd'hui pour ouvrir les vannes de la Misé­ricorde divine. La Messe qui paie intégralement la dette des hommes », précise encore Sœur Claire dans sa lettre du 4 juin 1959.

Vraiment, il est URGENT de prier Notre-Dame des Rinfillières pour lui demander d'intercéder auprès de la Sainte Trinité, afin que Celle-ci inspire au Pape (Paul VI) l'institution de la messe perpétuelle, don par lequel le Sacré-Cœur veut sauver l'Église, la France et le monde.

En ces moments de péril extrême, faisons nôtre le cri de Sœur Claire : « Maman aux bras toujours ouverts, dans notre détresse nous nous jetons sur ton Cœur... Replie tes bras sur nous et sauve... oh ! Sauve-nous... »     

(11 juin 1973)   FIN

 

 

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain.  Diffusion de la Pensée Française.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:40

     «Inspirez, Seigneur, à PIERRE, QUI EST VOTRE VICAIRE, DE DÉTERMINER CE QUE VOUS VOULEZ. » 

Claire ne prie pas toute seule, elle porte aussi la prière de tous ceux qui l'aiment et l'aimeront. Ce renfort lui permet d'escalader les cimes et de formuler le vœu suprême :

—   Maman, parle pour moi au Pape !           

—   Pourquoi au Pape ?

—   Parce que LUI SEUL (PAUL VI, le pape martyr) peut donner l'autorisation d'offrir la « messe perpétuelle ».


     La messe perpétuelle ne peut et ne doit être qu'une institution d'Église. Jésus ne fera rien sans son Église elle-même, Il la sauvera avec elle-même. Il ne peut faire autrement, car « m'est avis que de Jésus et de l'Église, c'est un », disait Sainte Jeanne d'Arc. Et confirmant que son Autorité passe par Pierre, Il veut que ce soit Pierre lui-même qui rappelle et institue le seul instrument du salut : la Croix, sous la forme du Saint Sacrifice perpétuel.

Ceux qui voudront vérifier l'authenticité du message à Sœur Claire devront honnêtement retenir ce fait : Claire Ferchaud a dit que rien ne peut et ne doit se faire hors de l'Église, hors du Pape. (Il faut que ce soit un Pape légitime)

« Maman !... Fais-moi vivre dans l'Église. Maman, parle pour moi au Pape ! »

C'est absolument limpide.

On lit au Chapitre 7 de « LA CITE MYSTIQUE DE DIEU » par la Vénérable Marie d'Agreda que tes apôtres mirent bien du temps à comprendre les paroles de la Cène. A la Pentecôte, alors qu'ils prêchaient déjà dans toutes les langues, ils n'étaient pas encore complètement éclairés sur le Saint Sacrifice qu'ils devaient célébrer. Mais ils allaient bientôt l'être.

Alors, écrit Marie d'Agreda, « la Reine des Anges, retirée dans son oratoire... redoubla ses prières... suppliant d'éclairer les apôtres... Se prosternant, elle adora le Seigneur et lui dit : «Dieu éternel, ce chétif vermisseau vous loue et vous glorifie de l'amour immense que vous avez pour le genre humain, et de ce que vous manifestez si géné­reusement votre miséricorde paternelle, appelant tant d'hommes à la connaissance et à la foi de votre Très Saint Fils, et propageant dans le monde la gloire de votre Saint Nom. Je vous supplie, mon adorable Sei­gneur, d'éclairer vos apôtres et de leur suggérer tout ce qui convient le mieux à votre Église, afin qu'ils puissent établir le gouvernement néces­saire pour son agrandissement et sa conservation ».

« Aussitôt, la Très Prudente Mère connut dans cette vision qu'elle avait de la Divinité que sa prière était très agréable au Seigneur, qui lui répondit :

— Marie, mon Épouse, que voulez-vous ? Que me demandez-vous ? Car vos désirs se sont fait entendre et votre voix a doucement retenti à mes oreilles. Demandez ce que vous souhaitez, ma volonté est prête à vous l'accorder.

« La Bienheureuse Marie répondit :

—      Mon Dieu, Seigneur de tout mon être, mes désirs et mes gémissements ne sont point cachés à votre sagesse infinie. Je veux, je cherche et je demande ce qui vous est le plus agréable, votre plus grande gloire et l'exaltation de votre nom dans la Sainte Église... Je souhaite... que les apôtres, vos prêtres et vos ministres, commencent dès maintenant a consacrer le corps et le sang de votre fils et du mien, afin que par cet ineffable et nouveau sacrifice ils vous rendent des actions de grâce et des louanges pour le bienfait de la rédemption du genre humain, et pour toutes les autres faveurs que par elle vous avez faites au monde et que nous recevions, s'il vous plait, en qua­lité d'enfants de l'Église, cet aliment de vie éternelle. Je ne suis que cendre et que poussière, la moindre servante des fidèles et là plus petite de toutes les femmes, c'est pour cela que je n'ose point le pro­poser à vos prêtres les apôtres.

—   Mais inspirez, Seigneur, à PIERRE, QUI EST VOTRE VICAIRE, DE DÉTERMINER CE QUE VOUS VOULEZ.  »

Et Marie d'Agreda poursuit :

« La nouvelle Église fut encore redevable de ce bienfait à l'auguste Marie ; ce fut par suite de sa prévoyance et de son inter­cession QU'ON COMMENÇA DÈS LORS A CONSACRER LE CORPS ET LE SANG DE SON TRÈS SAINT FILS ET QU'ON CÉLÉBRA LA PREMIÈRE MESSE dans la même église après l'Ascension et la descente du Saint-Esprit. Il était juste en effet que cette première distribution du pain de vie entre ses enfants fût due à ses soins vigilants, puisqu'elle était l'heureux et riche vaisseau qui l'apporta du Ciel. C'est pourquoi le Seigneur lui dit : « Ma Bien Aimée et ma Colombe, que ce que vous souhaitez et deman­dez se fasse. Mes apôtres, avec Pierre et Jean, vous parleront, et vous ordonnerez par eux ce que vous désirez, afin qu'on l'exécute ».

C'est ainsi que Pierre célébra la première messe, « puisqu'il était le Souverain Pontife ».

(A suivre) 

 

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain.  Diffusion de la Pensée Française.

 

Il faut prier notre bonne Mère du Ciel, pour hâter le retour de Paul VI, c’est lui, le véritable pape légitime qui doit donner l'autorisation d'offrir la « messe perpétuelle ».

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:38

NECESSITE DE PRIER NOTRE-DAME … Le 8 décembre 1940, la France connaît à nouveau les châtiments et l'invasion. Claire Ferchaud monte aux Rinfillières et se jette aux pieds de Notre-Dame, la Vierge Toute Blanche, « Madame Maman du Ciel », dans cette petite chapelle érigée par sa famille en 1862, pour arrêter le fléau de la typhoïde. Vient-elle prier l'Immaculée Conception et la glorifier ? Oui, sans doute. Mais c'est plus spécialement à la mère du sauveur, qui est aussi notre Maman, que Claire va faire cette prière sublime : « A Madame Maman du Ciel, Vierge Toute Blanche, Maman Toute Bonne. Si donc tu es si bonne, il ne reste plus rien en Toi pour la rigueur, regarde... et prend pitié de ma détresse. Puisque tu es toute bonne, oublie mes péchés et laisse déborder de ton sein ton puissant secours. Regarde, Maman, regarde mon isole­ment, je n'ai personne qui puisse prendre ma cause et faire valoir la justice envers moi. « Je suis livrée, non pas à des créatures humaines, car si elles se rendaient compte des procédés employés par elles pour me crucifier, elles ne voudraient pas être si cruelles... mais je suis l'être faible... cet agneau tremblant devant les loups d'enfer. « Maman... Toi qui as donné la « Vie » au monde par le don de ton Jésus... « Prends pitié de ceux qui sont dans le réseau de ma souffrance. Bénis la patience et la foi de ceux qui attendent... Maman. Maman... si tu le veux... oui, si tu demandes à Dieu, Il t'écoutera, ô Fille du Père... Il te donnera, ô Épouse de l'Esprit Saint. Il te comblera, ô Mère du Bel Agneau. En elle-même, une telle prière se suffit et personne ne peut plus rien y ajouter. Pourtant, le contexte dans lequel elle est dite, la valeur des mots qui y sont prononcés, la mission même de Claire Ferchaud nous plongent dans la méditation. C'est d'abord pour Claire la confiance et l'anéantissement : « Ma­man Toute Bonne !... Oublie mes péchés... » Mais en même temps s'exhale ce qui fait la nature même de la messagère : la souffrance expiatrice : « Prends pitié de ma détresse... Regarde mon isolement... Je n'ai personne qui puisse prendre ma cause et faire valoir la justice envers moi... » ma cause... Que veut dire Claire ? De quelle cause s'agit-il ? De sa cause propre et personnelle, c'est-à-dire de l'étouffement, de l'écrase­ment, de l'injustice dont elle est victime, du silence dont on a muré sa bouche ? Ou bien d'une autre cause, trop grande pour une créature humaine, et dont elle est pourtant dépositaire ? Impossible de séparer les deux, tant l'humain et le divin sont étroitement mêlés. ma cause, c'est la cause de Jésus lui-même, car c'est sa cause qui est en elle, « l'être faible ». Elle souffre de la souffrance même du Christ refusé, et de même que Jésus dit : « Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font », de même elle épargne ses persécuteurs en prononçant des paroles semblables : « Je suis livrée non pas à des créatures humaines, car si elles se rendaient compte des procédés employés par elles pour me crucifier, elles ne voudraient pas être si cruelles ». Il ne nous appartient pas de parler des persécuteurs, d'autant que Claire invoque pour eux le Pardon du Père et plaide même leur cause en les excusant et en accusant plutôt « les loups d'enfer », c'est-à-dire les démons, dont ils sont victimes : « Dresse-toi, ô Mère... et arrête l'enfer. Désarme les démons... libère ta petite agnelle... » Voyez un peu : l'agnelle voudrait être libérée, « bondir de Vie dans l'Église ». Et elle se tourne, cette agnelle, vers la Mère de l'Agneau, qui, Elle, connaît la liberté et « a donné la Vie au monde par le don de son Jésus ». Bondir de Vie dans l'Église, dès ici-bas ? Oui, mais était-ce possible ? L'expiatrice ne devait-elle pas aller jusqu'au bout de son Gethsémani ? « Pour connaître les douceurs de la Croix, écrira-t-elle par ailleurs, il ne faut pas seulement se laisser clouer à son bois, il faut encore entrer, se mélanger à sa moelle ». Ou encore : « Souffrir, c'est mourir longtemps ». C'est son message, le message que le Sacré-Cœur lui a confié et qui étouffe en elle, qui un jour bondira de « Vie ». Pour l'heure, Claire, douloureuse, porteuse de cette nouvelle naissance, de la grande renaissance spirituelle, implore Marie : « Aie pitié de celle qui a reçu un don de vie aussi et ne peut le produire... » Qui ne se sent étreint de compassion et d'angoisse devant cette déchirante supplication ? On ne voudrait pas aller plus loin. On vou­drait soutenir Claire, rester avec elle, faire quelque chose pour elle. Si elle a comme ennemis des « loups d'enfer », elle a quand même de vrais amis. Saint-Jean, Véronique, les saintes femmes, mais aussi sans doute bien des pécheurs perdus parmi la foule, auraient voulu faire quelque chose pour Jésus ! Et elle sait, comme Jésus, qu'elle a des amis : « Prends pitié de ceux qui sont dans le réseau de ma souffrance. Bénis la patience et la foi de ceux qui attendent.» (A suivre) Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française. elogofioupiou.over-blog.com

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 19:34

Regardez la froideur que vous témoignerait votre fa­mille comme une parcelle de la croix de Nôtre Seigneur. C'est une voie dans laquelle il vous place avec beau­coup d'autres ; marchez-y avec humilité et confiance ; elle est sûre et fortifie l'âme.

En permettant que les affections légitimes nous fassent défaut, Dieu veut rendre notre cœur plus libre d'aller vers lui. Que le sentiment de l'amour privilégié de Dieu pour nous domine tout dans notre âme. N'allez donc pas vous agiter en disant : « J'avais fait tant de bien à cette personne, et elle affecte de ne plus même me regarder. » Ces choses arri­vent couramment dans le inonde et nous rappellent ce qu'il vaut et combien on peut compter sur lui. En vous arrêtant à ces pensées, vous commettriez beaucoup de fautes con­tre la charité et vous perdriez l'esprit intérieur. Il est naturel de ressentir la susceptibilité, les mouvements de l'amour-propre, mais il faut que notre cœur les surmonte en s'élevant à Dieu.

Les occasions où, par leur froideur, les créatures nous bles­sent sont donc précieuses pour nous en détacher, et nous re­porter vers Dieu seul qui doit être l'unique objet de notre âme. C'est par amour qu'il rend nos voies si pénibles pour nous élever jusqu'à lui, comme notre repos et notre appui. La colombe, au temps du déluge, ne trouvant pas d'endroit où elle pût s'abattre, fut obligée de rester dans les airs el de rentrer dans l'arche ; de même, Dieu nous entoure de circons­tances qui nous forcent, en quelque sorte, à penser à lui. Sans cela, si les personnes, objets légitimes de nos affections, étaient très expansives et aimables envers nous, nous serions moins occupées de Dieu, moins à lui. L'objet du travail in­térieur des âmes qui veulent arriver à la perfection, ou au moins y tendre, doit être de se détacher des consolations na­turelles, et, pour quelques-unes, d'accepter certaines dispo­sitions de la Providence qui en donne les moyens, comme des grâces qui les obligent à reporter vers Dieu toutes les affec­tions de leur cœur. Elles lui diront alors : Mon Dieu, vous voulez mon cœur tout entier, aidez-moi à vous le donner sans partage, et à vous faire le sacrifice de tout ce qui me distrait.

Les plus vives impressions naturelles ne doivent du reste ni étonner ni troubler ; Dieu les permet et les laisse subsister pour éprouver notre fidélité et nous donner l'occasion de com­battre, de remporter des victoires ; seulement, quand ces im­pressions se font sentir, n'agissons pas en raison de ce que nous éprouvons, mais pensons à ce qu'alors Dieu demande de nous. Regardons Nôtre Seigneur couronné d'épines ; et, lorsque les peines nous presseront, voyons les épines s'enfon­çant plus avant dans la tête de Jésus. Si Dieu permet que les créatures s'éloignent de nous, que les affections les plus légi­times diminuent, et nous fassent éprouver des froissements, des douleurs, un vide pénible, c'est qu'il veut tenir dans notre cœur la place des objets ou des consolations qu'il nous enlève. Que nous manquera-t-il ? A mesure que nous avançons en âge, Dieu nous prépare à l'éternelle union. Encore une fois, il sépare notre âme de tout ce qui est terrestre, des objets créés, pour la remplir de lui-même.

Acceptez l'isolement de votre cœur, et dites à Dieu : Vous me séparez ainsi pour que j'apprenne à mieux me donner à vous. Que votre volonté soit faite. Avec votre secours je triompherai de ma nature.

Il faut que vous ressembliez à la Vierge et à la Vierge dé­solée : par ce mot s'entend la solitude, l'isolement dans les­quels vous devez vivre tout occupée de vous unir à Dieu, de l'aimer et de séparer votre cœur de tout ce qui pourrait en par­tager les affections ; c'est pour cela qu'il permet que vous soyez comme entourée d'épines, et que les créatures se tien­nent à distance. Oh I que Dieu est bon de traiter ainsi votre cœur ! Il l'aime, il en est jaloux, il le veut tout entier, don­nez-le-lui. Que votre occupation soit d'orner votre âme, de l'unir à Dieu. Désoccupez-vous des choses extérieures et li­vrez-vous aux occupations de la vie intérieure, car s'attrister, rester oisive, c'est une disposition déplorable.

Il faut donc bien s'attacher à la croix, et, dans l'union à Jésus crucifié, s'exercer à l'humilité, à l'abnégation de soi-même, au détachement de toutes choses, pour ne voir, ne dé­sirer, ne vouloir que Dieu, et croître chaque jour dans cette séparation intérieure de toutes les créatures, et s'établir, se fixer dans le cœur adorable du Sauveur, par une union qui, se consommant dans la bienheureuse éternité, fera notre bon­heur.

Oui, allons à Jésus avec une grande confiance ; que notre âme, repoussée par les créatures qui ne peuvent la satisfaire, se rejette dans le sein de Dieu pour y établir sa demeure ; n'en sortons en quelque sorte que par son ordre pour accomplir sa volonté, et rentrons-y avec bonheur, puisqu'il permet dans sa grande bonté que nous ne trouvions pas ailleurs de jouis­sance vraie, ni de repos.

D’après un auteur ascétique anonyme.

Tiré de : Lectures méditées. (1933)

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