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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 22:08

LE  SACREMENT  DE   MARIAGE

 

Le mariage a été institué des le commencement du monde, lorsque Dieu donna à l'homme pour compagne la femme qu'il avait formée d'une de ses côtes et que par une bénédiction particulière, il lui accorda la fécondité. Pour rendre cette institution plus sainte encore, Jésus Christ l'a élevée à la dignité de sacrement, y attachant une grâce spéciale pour affermir cette union indissoluble et pour sanctifier ceux qui la contractent ; il l'a rendue l'image et le signe d'un grand mystère, de son union intime et éternelle avec l'Église ; par là le mariage est devenu une source de bénédictions spirituelles pour ceux qui le reçoivent avec les dispositions chrétiennes.

 Le mariage est donc un sacrement qui sanctifie et rend légitime l'union de l'homme et de la femme. C'est une vérité certaine que ceux qui se marient après avoir consulté Dieu et avec des vues chrétiennes, reçoivent par la vertu de ce sacrement des grâces pour se sanctifier en remplissant fidèlement les obligations de leur état. -Avant de se décider à embrasser cet état, il faut donc adresser à Dieu des prières ferventes pour connaître s'il nous y appelle; sans cela on contracterait témérairement et peut-être contre l'ordre de Dieu, un engagement irrévocable qu'il ne bénirait pas et où le salut serait exposé à un grand danger. Dieu ne manque jamais de faire connaître sa volonté à ceux qui l'invoquent de tout leur cœur. On doit aussi prendre conseil de ses parents : ils veulent le meilleur pour leurs enfants et ils savent mieux qu'eux ce qui peut le leur procurer ; on doit suivre leur avis plutôt qu'une inclination aveugle dans une affaire si importante, et d'où dépend le bonheur pour le temps et pour l'éternité.

Il y a trois principales dispositions pour recevoir le sacrement de mariage : le premier est de le recevoir avec une conscience purifiée de tout péché mortel, parce que le mariage est un sacrement des vivants, qui suppose la vie spirituelle de la grâce dans ceux qui le reçoivent. Le concile de Trente exhorte les personnes qui veulent entrer dans cet état de s'approcher de la sainte Eucharistie, pour attirer sur elles les bénédictions du ciel. La seconde disposition est de le recevoir dans l'intention de faire la volonté de Dieu et de le servir dans cet état. C'est un principe que nous devons nous proposer de plaire à Dieu dans toutes nos actions, même les plus communes, à plus forte raison dans un engagement qui va durer toute la vie. " Nous " sommes les enfants des saints, disait le jeune Tobie à " Sara son épouse, et nous ne devons pas nous marier " comme les païens qui ne connaissent point Dieu. "

 Que celui qui se croît appelé à l'état du mariage n'y entre donc que dans la vue de se sanctifier et d'en remplir toutes les obligations. La troisième disposition pour le sacrement de mariage est de le recevoir avec la modestie, la pudeur et les autres vertus convenables à la sainteté de ce sacrement, en évitant avec soin tout ce qui pourrait s'écarter des règles de la plus exacte bienfaisance. Recevoir la bénédiction nuptiale avec un extérieur contraire à la modestie, ce serait offenser Dieu au pied même des autels et profaner un sacrement dont on ne doit s'approcher qu'avec beaucoup de piété et de religion.

Les personnes mariées ont quatre obligations à remplir: elle doivent vivent ensemble dans une sainte société et une parfaite union, se garder réciproquement la foi conjugale qu'elles se sont promise au pied des autels, s'assister mutuellement dans leurs besoins et enfin donner à leurs enfants une éducation chrétienne, en les accoutumant de bonne heure à prier Dieu et à faire avec piété les autres exercices de religion, en leur apprenant et leur répétant souvent les maximes de l'évangile, en leur donnant bon exemple en toutes choses et en veillant sur leur conduite pour les éloigner de tout ce qui pourrait les porter au mal.

Histoire — Un jeune médecin habitant la capitale, y reçut au mois d'octobre 1829 le sacrement de mariage dans des circonstances bien édifiantes.

Un de ses amis l'avait introduit dans une maison recommandable par ses vertus, en lui faisant espérer la main d'une fille unique, aussi pieuse que le reste de la famille. La jeune personne est bientôt promise au docteur, dont l'aimable modestie égale la science.

Bientôt la cérémonie nuptiale allait avoir lieu, lorsque celui-ci vient seul trouver la mère de sa future épouse et lui demande à parler en particulier à mademoiselle Emilie.—Ce n'est pas possible, monsieur, répondit-elle d'une manière obligeante; ma fille n'est pas bien depuis deux jours et elle a besoin de tranquillité.—Mais, madame, il m'est bien pénible de ne pouvoir m'entretenir un instant avec votre fille; à peine ai-je eu la satisfaction de la voir trois ou quatre fois dans la société ; jusqu'ici je n'ai point trouvé l'occasion de lui exprimer à mon aise mes sentiments et de connaître les siens.—Vos instances me font peine, monsieur, mais ma fille n'est pas visible.—J'aurais cependant quelque chose de très important à lui communiquer. -- Je l'appellerai, si vous le désirez, et vous lui parlerez en ma présence ; jamais ma fille ne s'est trouvée en tête à tête avec aucun homme. -- Mais bientôt je dois être son époux! -- Alors, monsieur, ma fille ne m'appartiendra plus ; jusqu'à ce temps je dois remplir à son égard tous les devoirs d'une mère chrétienne et prudente. -- Ah ! Madame, s'écrie le jeune médecin, il faut donc que je vous confie mes intentions. Élevé moi-même par des parents religieux, je suis toujours demeuré fidèle à cette religion sainte qui vous dicte une si belle conduite. L'indifférence qui existe malheureusement parmi certains hommes instruits, a pu vous inspirer quelque défiance : mais loin de la partager, je me fais une gloire et un bonheur de suivre en tout point les pratiques de la foi ; plus je les étudie, plus elles me semblent grandes et respectables. Si j'ai tant insisté pour avoir avec votre fille un entretien particulier, c'est que je voulais sonder ses dispositions à cet égard et la prier de se disposer par une confession générale et la participation à l'adorable Eucharistie, à recevoir avec la bénédiction nuptiale toutes les grâces qui y sont attachées.

A ces mots la mère ne pus retenir ses larmes ! Elle se jette dans les bras du vertueux médecin et lui dit en le tenant serré contre son cœur : " Eh bien, mon fils, nous communierons tous ensemble ; allez voir votre futur épouse et dites-lui bien que je vous ai appelé mon fils. Allez, pieux jeune homme, vos sentiments me garantissent de votre bonheur et de celui de ma fille."

Le pieux docteur ne se borna pas là. Pendant huit jours le saint sacrifice de la messe fut célébré pour attirer l'abondance des bénédictions célestes. Mais ce qu'il y eut de plus beau, de plus attendrissant, ce fut de voir, le jour même du mariage, les doux époux à la table sainte, environnés l'un de son respectable père et de sa mère en pleurs ; l'autre de sa mère et de sa grande mère, qui reçurent tous ensemble la sainte communion des mains du prêtre qui leur donnait la bénédiction nuptiale.

Quel bel exemple pour les jeunes gens ! Quelle leçon pour tant de parents indifférents ou impies ! Ah! Si toutes les unions ressemblaient a celle-ci, que la société serait heureuse et tranquille  !

 

Page  260-263, du volume NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  Édition 1860.  G.G.

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

 

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commentaires

E
C'est une très belle histoire!
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