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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 07:06

Bientôt-autrefois- déjà et trop tard

Bientôt. — Comme ce mot flatte l'espérance! Mais, dit Bossuet... nous traînons jusqu'au tombeau la longue chaîne de nos espérances trompées !...

Bientôt je serai libre, indépendante, débarrassée de cette sujétion qui fait mon tourment...

Bientôt j'obtiendrai telle place, telle rémunération, tel héritage... Hélas ! Nous oublions que si une croix disparaît, une autre la remplace ! Si un avantage nous échoit, nous en perdons peut-être un plus grand.

Et surtout, — ce qui est bien plus grave, — à la suite de tous ces bientôt, nous oublions le dernier, le seul décisif : Bientôt la mort... bientôt le jugement... bientôt l'éter­nité !

Oh ! Que ce bientôt exige une sérieuse préparation !

Autrefois. — Très instructif le mot autrefois ; très utile à méditer.

Autrefois, on allait plus volontiers à l'église qu'au théâtre : c'est le contraire aujourd'hui.

Autrefois, on se privait soi-même pour donner davantage aux pauvres. Maintenant on vit chacun pour soi.

Autrefois, on était moins savante, mais plus religieuse.

Autrefois, on s'occupait moins de son corps, mais bien da­vantage de son âme ; moins de sa toilette, mais beaucoup plus de sa conscience.

Autrefois, on se souciait moins d'amasser une grande for­tune, mais on arrivait à son dernier jour chargée de mérites; aujourd'hui on s'enrichit pour le temps, mais on se trouve les mains vides au tribunal de Dieu.

Déjà. — Jusqu'à vingt ans, on trouve le temps bien long : on a hâte de grandir... d'achever ses études... Mais ensuite !

L'âge mûr arrive et l'on dit : Quoi ! Déjà !...

Dieu rappelle à lui père et mère, et l'on dit : Quoi ! Déjà !

Les cheveux grisonnent, puis blanchissent, le front se ride, les forces se perdent, la vieillesse apparaît, et l'on dit : Quoi ! Déjà !

Mais voici quelque chose de bien plus sérieux : une maladie grave se déclare, les médecins sont impuissants... et l'on dit : La vie va donc finir ? Quoi ! Déjà !...

Puisque le temps est si court, employez-le bien, employez-le chrétiennement. N'en perdez plus un moment pour le ciel. Trop cruelle serait la déception !

Trop tard. — Que ce mot excite parfois de regrets ! Même pour un train manqué, une affaire compromise, on s'adresse des reproches de n'avoir pas été plus prompte, plus exacte.

Ce serait épouvantable si, pour la grande et seule grande affaire, on était réduite à s'écrier : Trop tard !

J'y ai pensé trop tard... je me suis préparée trop tard...

Hélas ! Ce trop tard sera irrévocable et irréparable.

Remercions Dieu de nous faire souvenir de l'éternité...

Oui, il est encore temps ! Le salut est dans nos mains.

Sachons profiter de chaque jour, de chaque heure, de cha­que minute, et jamais nous ne devrons prononcer le fatal : Trop tard.

Qu'à tout moment nous puissions dire : Je suis prête !

Saint Gênés, martyr. On célèbre sa fête le 26 août.

Saint Gênés est le patron de la ville d'Arles, où il naquit et souffrit le martyre au commencement du quatrième siècle. Il n'était encore que catéchumène lorsque Dieu l'appela tout d'un coup à la perfection des saints par le baptême du sang. Gênés était secrétaire du tribunal d'Arles. On lut un jour à l'audience les décrets de l'empereur qui ordonnait une persé­cution contre les chrétiens, et le secrétaire reçut ordre de les transcrire ; mais le généreux catéchumène ne put se résoudre à entendre ni à reproduire ces ordres sacrilèges. Il quitta son bureau, et, selon le conseil de Jésus-Christ, il s'enfuit pour éviter le châtiment réservé à son noble refus. Souvent il dut changer de retraite, car les persécuteurs avaient donné l'ordre de le mettre à mort en quelque lieu qu'on le trouvât. Cependant il cherchait le moyen de se faire baptiser, mais, soit que l'évêque n'eût pas le temps de se rendre auprès de lui, soit que la Providence le permît ainsi, afin qu'il fût solennellement con­sacré martyr et baptisé dans son sang, il fut découvert avant d'avoir pu recevoir le sacrement de la régénération. Gênés, à la vue des persécuteurs, s'enfuit dans la direction du Rhône, se précipita à la nage dans les eaux du fleuve, et déjà il atteignait l'autre rive, lorsqu'il fut tué d'un coup d'épée par des païens apostés pour le mettre à mort.

Extrait de Lecture Médités (1933)

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:22

Hier-aujourde’hui-demain-toujours et jamais

HIER. — Hier, c'est le passé, c'est un temps qui n'est plus en notre possession et que le gouffre de l'oubli va ensevelir pour toujours. Avons-nous bien ou mal agi hier ?

Si nous avons bien agi, sachons en rendre grâces à Dieu, l'auteur de tout bien ; puis excitons-nous à faire encore mieux à l'avenir.

Si nous avons des reproches à nous adresser, si nous avons perdu ou mal employé notre temps, il y a encore un remède à cela ; réparons ce mal par une conduite doublement exemplaire, par une infatigable activité.

Puis, ayons, comme David, l'esprit de componction: deman­dons à Dieu pardon de nos fautes. Que ce souvenir du passé nous devienne un aiguillon, un perpétuel avertissement pour l'avenir.

Aujourd'hui. — Si nous savions découvrir tout ce qu'il y a de leçons et de trésors cachés sous ce mot aujourd'hui, il suf­firait seul à nous maintenir dans la sagesse et la vertu.

Aujourd'hui !... c'est une monnaie qui m'est donnée pour acheter le ciel, une clef avec laquelle je puis en ouvrir la porte.

Aujourd'hui !... c'est mon bien, ma possession et ma plus précieuse ressource. Hier n'est plus à moi. Demain est le se­cret de Dieu ; mais il met à ma disposition le jour présent ou du moins l'heure présente.

Quelle ne serait pas l'activité d'un mendiant à qui l'on di­rait : Voilà des monceaux d'or : vous pouvez aujourd'hui en emporter tout ce qu'il vous plaira ? Ce mendiant, c'est moi-même.

Demain. — Ce mot demain, qui semble si plein d'espérances, cause trop souvent la perte des âmes lâches ou négligentes.

On s'endort aujourd'hui parce qu'on se promet de faire monts et merveilles demain. On pèche aujourd'hui parce qu'on se croit sûre d'être une sainte demain !

Il est pourtant bien vrai ce proverbe espagnol : Par la rue qui s'appelle demain on arrive à la place jamais.

Et notre vieux dicton français n'est pas moins vrai : Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

Ne soyons donc plus la dupe de nous-mêmes ! Non, ce n'est pas demain que je veux être fervente, laborieuse, charitable, etc. : c'est aujourd'hui, c'est tout de suite.

Toujours. — Que nous dit-il, ce mot toujours ?

Toujours le devoir, la fidélité à ce que demandent le bon Dieu et la conscience. En face de chaque action, de chaque situation, ne manquons pas de nous rappeler la devise : Toujours le devoir ! Peu importe le reste.

Toujours pure ! Plutôt mourir que de se souiller. Voilà encore une maxime qu'il ne faut pas cesser de nous rappeler. Quand tout irait mal, si nous restons pures, innocente, imma­culée, tout va bien.

Toujours bon ou bonne ! Oh ! L'excellente règle encore ! Parce que le monde devient mauvais, soyons bon ou bonne ! Parce qu'on se comporte plus méchamment envers nous, soyons bon, tou­jours bon.

Faisons bien tout cela, et nous serons toujours heureux.

Jamais. — Il faut du courage parfois pour prononcer ce not : jamais ! Non, jamais !

Il est si séduisant le plaisir que l'on vient me présenter ! Je me sens si fortement attirée par ses charmes !... Mais ma conscience a grondé... — Jamais ! Non, jamais !

Et ce livre il m'a l'air si intéressant ! Un peu léger peut-être? Si j'en lisais quelques pages ?... — Jamais ! Non, jamais... Voyons, si j'allais à ce spectacle, à cette fête mondaine ? On ne peut pas vivre comme un ermite ? Un tel et une telle y vont bien... Ah ! La conscience gronde encore... — Jamais ! Non, jamais !

Qu'elles seront heureuses à 1'heure de la mort celles qui tou­jours auront vaillamment redit ce mot de victoire : Jamais ! Non, jamais ! (A suivre)

Extrait de Lecture Médités (1933)

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:44

Les maîtres de la vie spirituelle nous recommandent de suivre de préférence les conseils de piété donnés par les saints ; la raison et l'expérience nous disent que nous devons aussi nous attacher principalement aux avis qui s'a­dressent à des personnes de notre sexe et de notre âge. Pour ce double motif, les vierges chrétiennes ne pourront méditer avec trop d'attention les recommandations suivantes que le grand roi saint Louis (Dont la fête se célèbre le 25 août) prit soin de tracer pour sa fille un peu avant de mourir et qui sont connues sous le titre de : Ensei­gnements de saint Louis à sa fille. Rien de plus pratique ni de plus chrétien que ces sages conseils.

1. — Celui qui veut avancer dans la connaissance de son Créateur doit, premièrement, travailler de toutes ses forces, à se connaître lui-même. Pour cela, il convient sou­vent de s'isoler des choses du dehors et de s'enfermer en son propre cœur, pour s'enquérir de sa vie et examiner avec soin qu’el­les pensées, quelles affections, quels désirs on a eus pendant le jour ; en quoi on a failli, et si l'on n'a cédé à aucun mouve­ment d'orgueil, d'envie, de gourmandise ou de paresse. Après avoir réfléchi combien de temps on est demeuré dans ces mau­vaises idées et mauvaises volontés ; après avoir bien étudié l'état de sa conscience, il convient de regarder sa vie au de­hors, de passer en revue ses actes, ses paroles, ses regards, ses démarches ; et, en se rappelant tous les biens que Dieu nous accorde chaque jour, il faut se demander comment on l'aime en retour de telles faveurs, comment on observe ses com­mandements.

2. — Ma fille, quand vous vous levez le matin et que l'hor­loge vous éveille, tournez votre cœur vers Dieu qui vous a créée, et recommandez-lui vos travaux de la journée qui commence. Priez-le qu'il vous garde de tout péché, et pro­posez-vous l'engagement de mener une bonne vie.

3. — Ma fille, quand vous êtes à l'église ou hors de l'église pour dire vos prières, que votre cœur soit tout en Dieu, ne vous souvenant en aucune façon des vanités ou des préoccu­pations du monde. En toutes choses, ayez votre cœur dirigé vers Dieu comme vers celui qui voit tout.

4. — Ma fille, quand vous vous mettez à table, vous ne de­vez pas y chercher le plaisir de la bouche, mais votre réfec­tion, et, quand vous avez terminé vos repas, vous devez rendre grâces à Dieu et prier pour ceux de qui le bien nous arrive.

5. — Ma fille, si vous êtes en compagnie et qu'il convienne que vous parliez vous-même, parlez par raison, et, avant que la parole arrive sur vos lèvres, pensez deux fois à ce que vous allez dire. Parlez de telle manière que votre parole soit pleine de charité et ne, porte dommage à personne. Soyez franche d’esprit et de cœur, humble de cœur et d’habit. Si l'on vous interroge, répondez simplement et en peu de mots.

6. — Ma fille, aimez les pauvres, Dieu vous aimera; ai­mez tous les gens de bien, vous aurez part à leurs bontés. Con­versez avec Dieu, les bons anges et les saints du paradis : ils feront vos affaires eux-mêmes devant le souverain Juge et vous faciliteront ainsi l'entrée de la bienheureuse éternité.

7. — Ma fille, aimez l'Eglise ; mortifiez-vous volontiers ; mettez-vous de temps en temps en retraite, loin des bruits du dehors, ne pensant qu'à pleurer vos fautes et à offrir votre cœur à Dieu, qui est présent devant vous. Pensez souvent à la mort, pensez qu'en mourant il faudra tout quitter, tout compter, tout payer. Cette pensée vous fera haïr le péché et vous excitera à bien faire. Chassez toute mauvaise pensée, et repoussez énergiquement les tentations de l'ennemi. Soyez débonnaire, ne gardez aucun ressentiment, et pardonnez de bon cœur ; évitez les personnes médisantes ; ne parlez jamais mal du prochain, et n'en laissez pas dire du mal devant vous.

8. — Ma fille, soyez souvent en oraison ; priez avec com­ponction, avec larmes. Les prières sont des boucliers contre les traits de l'ennemi ; elles nous servent de refuge dans toutes les tribulations de la vie et nous donnent les vraies lumières qui nous éclairent sur nos défauts. Soyez humble, à ce point de vous regarder toujours comme inférieure à toutes les personnes qui forment votre entourage. Réjouissez-vous du bonheur des autres, et partagez leurs peines : ainsi Dieu aura pitié de vous.

9. — Ma fille, le soir, après compiles, quand vous voulez aller prendre le repos, avant de vous coucher, examinez vo­tre conscience avec calme ; rappelez toutes vos pensées avec soin, voyez si vous avez mal agi, dans la journée, par pensées, par regards, ou en voyant, écoutant ou disant du mal, ou par quelque autre mauvaise parole ou mauvaise pensée, désir, volonté ou action. Demandez pardon à Dieu, purifiez votre conscience par le repentir de chacun de vos défauts par le­quel vous avez irrité votre Créateur.

10. — Ma fille, soyez sincère ; évitez le mensonge et le par­jure et ayez toujours la vérité sur les lèvres ; que vos paroles soient réglées et parlez peu. Ne faites tort ni peine à personne par vos paroles ; ne cherchez pas à vous venger, mais soyez paisible avec toute sorte de gens.

11. — Ma fille, souvenez-vous des souffrances de votre clément et doux Ami, Jésus-Christ. Rien n'est plus propre à émouvoir, à inspirer l'amour de Dieu et l'horreur du péché, que la contemplation de la mort douloureuse à laquelle le doux Jésus se soumit pour nous racheter de nos fautes.

12. — Ma fille, méditez les enseignements que je vous envoie, et réglez votre conduite d'après ce qu'ils disent ; lisez-les en particulier, et conformez-y toutes vos actions : c'est la voie pour aller à Dieu. Ainsi soit-il.

FÊTE DU JOUR: Saint Louis, roi de France.

la mère de saint Louis disait qu'elle aimerait mieux le voir mort que coupable d'un péché mortel, et jamais il n'oublia cette parole. Roi de France à douze ans, Louis fit de la défense des droits de Dieu le but de toute sa vie. En moins de deux ans, il organisa une croisade contre les hérétiques al­bigeois, les défit et les força par des peines sévères à respec­ter la foi catholique. Au milieu des affaires de son gouver­nement, le saint roi récitait chaque jour l'office divin et enten­dait deux messes. Protecteur énergique des faibles et des apprîmes, il fut choisi pour arbitre dans plusieurs grandes luttes qui eurent lieu de son temps. En 1248, il réunit autour de lui toute la chevalerie de France et s'em­barqua pour l'Orient afin de conquérir sur les infidèles la terre sanctifiée par Jésus-Christ. Là, aux yeux des musulmans, Louis se montra toujours, dans la victoire ou dans la défaite, dans la maladie ou la captivité, le premier, le meilleur, le plus brave des chevaliers chrétiens. La mort de sa mère Blan­che de Castille le rappela en France, mais dès qu'il eut rétabli l'ordre dans son royaume, il entreprit une seconde croisade. Victorieuse d'abord, son armée ne tarda pas à être décimée par la peste. Saint Louis fut une des premières victimes du fléau ; il expira couché sur la cendre, sacrifiant sa vie pour la gloire de Dieu avec la même joie qu'il avait sacrifié tout le reste.

Extrait de : Lectures Médités (1933)

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 06:09

Saint Barthélemi, apôtre. originaire de Cana en Galilée, et l'un des premiers dis­ciples du Sauveur, Barthélemi, le Nathanaël du récit sacré, n'apparaît qu'une fois à nos yeux dans l'Évangile, lorsque saint Jean raconte sa conversion. Nôtre-Seigneur a pronon­cé lui-même son éloge en disant: «Voici un véritable Israé­lite, en qui il n'y a point de duplicité, » comme s'il eût voulu dire : «Voici un homme au cœur simple et droit, à l'esprit docile, à l'âme détachée du monde ; un homme qui vit dans la paix, qui met sa force dans la prière, et qui a plutôt la sim­plicité de la colombe que la ruse du serpent. » Lorsque les apôtres se dispersèrent par le monde, l'Inde échut pour par­tage au zèle apostolique de Barthélemi. Après d'héroïques travaux et des souffrances sans nombre, il passa en Arménie et convertit beaucoup de cités à la loi chrétienne. Saint Barthé­lemi périt victime de la haine des prêtres païens qui l'écorchèrent tout vivant et lui tranchèrent la tête. Il est fêté le 24 août.

Extrait de lectures médités.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 07:21

Cependant il ne faut pas cesser de la transmettre.

« Quelle excuse possible pour ceux qui dépensent durant une vie entière les forces de leur esprit à vouloir nous prouver qu'il n'y a point d'esprit ?»

« L'univers n'est pensable que parce qu'il a d'abord été pensé »

« Le remède aux problèmes compliqués : les problèmes simples »

« Avoir raison avec violence de plume ou de parole, c'est commencer d'avoir tort »

« L'intelligence se nourrit des mystères, de même pour l'Art, (tout de clair obscur, de perspectives dont le point de fuite est à l'infini)»

« Aucun fait ne se termine à lui-même. Il est effet et il est cause; il est engendré et il engendre à son tour. Pour le bien comprendre, il ne suffit pas de savoir ce qui le précède, il faut connaître tout ce qui suit ».

« Dieu seul comprend tout d'une Seule Pensée car Il est au Commencement et à la Fin »

« Ayez pitié, Vierge Sainte, de l'isolement du cœur, de la faiblesse de notre foi, des objets de notre tendresse, de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent et donnez à tous l'espérance et la paix »

D’Un penseur catholique oublié.

Claude -Charles Charaux- 1828-1906

http://amdg.over-blog.fr/2016/07/glanes-de-survie-suite-8.html

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 18:47

L'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, …

L'instabilité du système financier

Publié par Simon ANDRE sur 22 Juin 2016, 18:24pm

Pour rappel, le dernier exorcisme suisse parvenu entre nos mains date de 1991 et annonce qu'il y aura avant l'avènement de l'Antéchrist une débâcle bancaire et une dévaluation de l'argent. Tandis que le Christ est venu durant la Pax Romana (-29 à 180 après Jésus Christ), l'Antéchrist viendra dans le trouble et la guerre.

Cet effondrement financier doit donc arriver conjointement au retour de Paul VI.

Si vous souhaitez comprendre quels sont les vices du système financier actuel, je vous conseille de lire le français Maurice Allais, et plus précisément l'article suivant (20 pages A4 environ). Son article est très accessible, il rend compte de l'instabilité du système financier dans un langage clair et précis, sans cependant aucune démagogie et vulgarité comme cela se voit parfois chez ceux qui dénoncent le système bancaire actuel.

Maurice Allais explique notamment les conséquences vicieuses de la création monétaire ex nihilo et du fonctionnement de la Bourse. La création monétaire à partir de rien aboutit à la formation d'énormes dettes impossibles à rembourser et permet à des personnes malhonnêtes de s'enrichir indûment.

Étant catholiques, vous connaissez peut-être l'encyclique Vix Pervenit de Benoît XIV contre l'usure, mais la création monétaire ex nihilo est un sujet un peu moins connu que celui de l'usure. Notre économie est instable car ses fondements financiers s'opposent à la morale naturelle; elle est beaucoup trop déconnectée de la réalité, puisque, de l'aveu de tous les économistes, la création monétaire ex nihilo est le même mécanisme que celui des faux-monnayeurs (un professeur de NEOMA Business School me l'a confirmé en école supérieure de commerce).

Extraits de l'article de Maurice Allais:

"Cependant, autant la mobilisation d'« épargnes vraies » par les banques pour leur permettre de financer des investissements productifs est fondamentalement utile, autant la création de « faux droits » par la création monétaire est fondamentalement nocive, tant du point de vue de l'efficacité économique qu'elle compromet par les distorsions de prix qu'elle suscite que du point de vue de la distribution des revenus qu'elle altère et rend inéquitable."
...
"Partout, la spéculation est favorisée par le crédit puisqu'on peut acheter sans payer et vendre sans détenir. On constate le plus souvent une dissociation entre les données de l'économie réelle et les cours nominaux déterminés par la spéculation.

Sur toutes les places, cette spéculation, frénétique et fébrile, est permise, alimentée et amplifiée par le crédit. Jamais dans le passé elle n'avait atteint une telle ampleur." …

... "L'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s'était constatée. Jamais sans doute il n'est devenu plus difficile d'y faire face. Jamais sans doute une telle instabilité potentielle n'était apparue avec une telle menace d'un effondrement général."
http://mission-divine-econe.over-blog.com/2016/06/l-instabilite-du-systeme-financier.html

On est bien en route pour le système 666, nous n’y échapperons pas. Demandons a nos anges gardiens de veiller sur nous. UDP

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 07:29

Une autre explication de l'efficacité de notre prière à Notre-Dame : sa prodigieuse miséricorde. De cette vertu, elle apparaît comme la vivante incarnation. Toujours prête à se pencher vers toute cette multitude qui peine, qui lutte, qui souffre, qui tombe, vers tous les gueux et forçats de la vie ; toujours prête à voler au secours de toutes les misères, physiques ou morales. Fût-on tombé au fin fond de l'abîme, rejeté de Dieu, et comme maudit, il resterait encore au-dessus de tous nos désespoirs, une immense espérance : la Sainte Vierge, espérance des désespérés. Miséricordieuse au point d'accourir avant d'être appelée, que sera-ce alors, lorsque nous l'invoquerons ?

Et c'est là, sans doute, un des plus beaux spectacles qui soient au monde, de voir la toute pure, la toute immaculée, la toute sainte se pencher avec une pitié immense vers tous ces charniers d'âmes, en pleine putréfaction spirituelle, pour faire jaillir de cette pourriture morale une vie nouvelle, une vie divine. Elle ressuscite les morts ; et c'est là, le triomphe de son cœur maternel et pitoyable, de faire de jeunes saints avec de vieux pécheurs.

Ne pourrait-on lui appliquer ces paroles de Nôtre-Seigneur à Gemma Galgani : « Je suis le chiffonnier des âmes ». Divine chiffonnière, elle s'en va, à travers le monde, ramasser tous ces vieux chiffons d'âmes, sales, troués, puants, infects ; elle lave tout cela, répare tout cela, et avec tous ces vieux chiffons transformés, elle fait un manteau de gloire à Jésus-Christ.

Qu'on écoute les aveux de tous ces illustres enfants pro­digues ramenés par leur Mère à la maison du Père. Le 27 septembre 1913, Péguy écrivait à son ami Lotte : « Notre-Dame m'a sauvé du désespoir. C'était le plus grand danger... Figure-toi que pendant dix-huit mois, je n'ai pu dire mon « Notre Père ». Que votre volonté soit faite, je ne pouvais pas dire ça. Je ne pouvais pas. Comprends-tu cela ? Je ne pouvais pas prier Dieu, parce que je ne pouvais pas accepter sa volonté. C'est effrayant ! Il ne s'agit pas de dire des prières à la mie de pain, il s'agit de dire vraiment ce que l'on dit. Je ne pouvais pas dire vraiment « que votre volonté soit faite ». Alors, je priais Marie. Les prières à Marie sont des prières de réserve. Il n'y en a pas une dans toute la liturgie, pas une, tu entends, que le plus lamentable pécheur ne puisse dire vraiment. Dans le mécanisme du salut, l'Ave Maria est le dernier secours. Avec lui, on ne peut être perdu1.»

Enfin, dernier motif — conséquence logique des trois autres — qui va donner à notre prière mariale sa puissance infaillible d'impétration : la confiance exceptionnelle qui l'inspire et la soulève. Confiance filiale, totale, invincible en celle qui nous apparaît comme la plus puissante, la plus miséricordieuse et la plus généreuse des Mères... confiance qui ne peut être trompée ! « Parce qu'en Jésus-Christ les hommes reconnaissent et redoutent la majesté divine, laquelle réside en lui, comme en Dieu, il a été nécessaire de nous assigner un autre avocat, auquel nous puissions recourir avec moins de crainte et plus de confiance, et c'est à Marie que le Seigneur a confié cet office...

Ce serait faire injure à la bonté de Marie, si l'on appréhendait aussi d'aller se jeter aux pieds de cette douce avocate, qui loin d'avoir rien de sévère et de terrible, n'est que prévenance, amabilité, bénignité. » Fin

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

Ce volume sera envoyé en PDF a ceux qui en feront la demande.

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