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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:04

Si   dans nos cœurs émus, Nous possédons Jésus, C'est par Vous, grâce à Vous,  ô Marie !   Car dans ses plans divins, Tout passe  par  vos mains

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Quand Il  s'est incarné, Fragile  nouveau- né, C'est de Vous qu'il naquit, ô Marie !

Et c'est entre vos bras Qu'il fit ses premiers pas.     

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand Il s'est offert,

Immolé dans sa chair, Sur la Croix, devant Vous, ô Marie !

Mère au cœur déchiré

Vous nous L'avez livré:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie!

Pour Le remercier Et Le magnifier

C'est par Vous, comme Vous, ô Marie !

Qu'il faut de notre Auteur

Redire la grandeur.

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand au ciel Jésus Accueille ses Élus,

Près de Vous, avec Vous, ô Marie !

C'est encore ce refrain

Qui retentit sans fin:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Extrait de : Méditation lors du Dernier Évangile. (1939)  (Ça se chantait sur l’air du  Salve Régina)

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 07:29

Une autre explication de l'efficacité de notre prière à Notre-Dame : sa prodigieuse miséricorde. De cette vertu, elle apparaît comme la vivante incarnation. Toujours prête à se pencher vers toute cette multitude qui peine, qui lutte, qui souffre, qui tombe, vers tous les gueux et forçats de la vie ; toujours prête à voler au secours de toutes les misères, physiques ou morales. Fût-on tombé au fin fond de l'abîme, rejeté de Dieu, et comme maudit, il resterait encore au-dessus de tous nos désespoirs, une immense espérance : la Sainte Vierge, espérance des désespérés. Miséricordieuse au point d'accourir avant d'être appelée, que sera-ce alors, lorsque nous l'invoquerons ?

Et c'est là, sans doute, un des plus beaux spectacles qui soient au monde, de voir la toute pure, la toute immaculée, la toute sainte se pencher avec une pitié immense vers tous ces charniers d'âmes, en pleine putréfaction spirituelle, pour faire jaillir de cette pourriture morale une vie nouvelle, une vie divine. Elle ressuscite les morts ; et c'est là, le triomphe de son cœur maternel et pitoyable, de faire de jeunes saints avec de vieux pécheurs.

Ne pourrait-on lui appliquer ces paroles de Nôtre-Seigneur à Gemma Galgani : « Je suis le chiffonnier des âmes ». Divine chiffonnière, elle s'en va, à travers le monde, ramasser tous ces vieux chiffons d'âmes, sales, troués, puants, infects ; elle lave tout cela, répare tout cela, et avec tous ces vieux chiffons transformés, elle fait un manteau de gloire à Jésus-Christ.

Qu'on écoute les aveux de tous ces illustres enfants pro­digues ramenés par leur Mère à la maison du Père. Le 27 septembre 1913, Péguy écrivait à son ami Lotte : « Notre-Dame m'a sauvé du désespoir. C'était le plus grand danger... Figure-toi que pendant dix-huit mois, je n'ai pu dire mon « Notre Père ». Que votre volonté soit faite, je ne pouvais pas dire ça. Je ne pouvais pas. Comprends-tu cela ? Je ne pouvais pas prier Dieu, parce que je ne pouvais pas accepter sa volonté. C'est effrayant ! Il ne s'agit pas de dire des prières à la mie de pain, il s'agit de dire vraiment ce que l'on dit. Je ne pouvais pas dire vraiment « que votre volonté soit faite ». Alors, je priais Marie. Les prières à Marie sont des prières de réserve. Il n'y en a pas une dans toute la liturgie, pas une, tu entends, que le plus lamentable pécheur ne puisse dire vraiment. Dans le mécanisme du salut, l'Ave Maria est le dernier secours. Avec lui, on ne peut être perdu1.»

Enfin, dernier motif — conséquence logique des trois autres — qui va donner à notre prière mariale sa puissance infaillible d'impétration : la confiance exceptionnelle qui l'inspire et la soulève. Confiance filiale, totale, invincible en celle qui nous apparaît comme la plus puissante, la plus miséricordieuse et la plus généreuse des Mères... confiance qui ne peut être trompée ! « Parce qu'en Jésus-Christ les hommes reconnaissent et redoutent la majesté divine, laquelle réside en lui, comme en Dieu, il a été nécessaire de nous assigner un autre avocat, auquel nous puissions recourir avec moins de crainte et plus de confiance, et c'est à Marie que le Seigneur a confié cet office...

Ce serait faire injure à la bonté de Marie, si l'on appréhendait aussi d'aller se jeter aux pieds de cette douce avocate, qui loin d'avoir rien de sévère et de terrible, n'est que prévenance, amabilité, bénignité. » Fin

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

Ce volume sera envoyé en PDF a ceux qui en feront la demande.

elogofioupiou.over-blog.com

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 11:49

Mais à quoi attribuer cette souveraine et universelle efficacité de notre prière à la Vierge ? Saint Alphonse, dans son ouvrage sur Les Gloires de Marie., en donne quatre raisons.

La première : Notre-Dame est la médiatrice de tous les hommes et la distributrice de toutes grâces. Tout doit nous venir par Marie. Par vocation, par devoir d'état, elle est donc tenue de nous donner les grâces divines. Dès lors, par vocation, par devoir d'état, elle est obligée d'écouter nos prières, puisque c'est par la prière surtout que nous pouvons obtenir le secours divin. « Ainsi, toutes les fois que nous désirons et demandons quelque grâce, ayons soin de nous recommander à Marie, avec la confiance que nous l'obtiendrons par son entremise car, si nous ne méritons pas d'obtenir de Dieu la faveur que nous sollicitons, Marie en est toujours bien digne, et elle la demandera pour nous.

Enfin, le même saint nous indique le moyen à prendre pour n'être jamais repoussés, quand nous avons quelque bonne œuvre ou quelque prière à présenter au Seigneur : « C'est de remettre le tout entre les mains de Marie. »

Seconde raison : la double maternité divine et humaine de Notre-Dame.

Mère de Jésus, elle obtient tout de son Enfant bien-aimé ! Peut-on s'imaginer un refus d'un tel Fils à une telle Mère ! Dans une de ses extases, Gemma Galgani implorait auprès de Nôtre-Seigneur la conversion d'un grand pécheur. Malgré toutes les supplications de la séraphique vierge, le Christ restait inflexible. « Quand soudain brille à son esprit un autre motif qui lui semble invincible. Elle reprend vive­ment courage et s'écrie : Bien, je suis pécheresse ; vous ne pourriez trouver pire que moi, vous-même me l'avez dit. Non, je ne mérite pas, je le confesse, que vous m'écoutiez. Mais, je vous présente un autre intercesseur : c'est votre propre Mère, qui vous prie en sa faveur. Allez-vous dire non à votre Mère ? Certainement, à elle vous ne le pourrez pas, et maintenant, répondez-moi, Jésus, que mon pécheur est sauvé. Cette fois c'est la victoire ; le miséricordieux Seigneur accorde la grâce, et la scène change d'aspect. Avec un air de joie indescriptible, Gemma s'écrie : II est sauvé, il est sauvé ! Vous avez vaincu, Jésus, triomphez toujours ainsi, et elle sort de l'extase. »

En plus, Notre-Dame n'est-elle point notre Mère, et qu'est-ce qu'une telle Mère pourrait bien nous refuser ? Fait d'expérience quotidienne : plus que le père, la mère est toujours prompte à répondre à l'appel de tous et de chacun. Ainsi, d'instinct, les enfants s'adressent-ils de pré­férence à la maman pour obtenir le morceau de pain, qui sera — ils le savent — plus gros et agrémenté de quelques confitures. Les mères ont toujours ignoré, pour leurs petits, la « carte de rationnement », quitte à se priver elles-mêmes du nécessaire.

« La Bienheureuse Vierge a révélé elle-même à sainte Brigitte, qu'elle ressemble à une mère qui, voyant son fils sous le glaive de ses ennemis, fait tous ses efforts pour le sauver. C'est ainsi que j'agis, lui dit-elle, et que j'agirai toujours envers mes enfants, quelque grands pécheurs qu'ils soient, quand ils invoquent mon secours... Écoutons donc la voix de notre Mère, qui nous engage à devenir comme de petits enfants, à nous tenir près d'elle, et à l'invoquer dans tous nos besoins. Les enfants ont toujours à la bouche le nom de leur mère ; et dans tous les dangers qui les menacent, dès que la moindre crainte les saisit, on les entend aussitôt s'écrier : Ma mère ! Ma mère ! — Ah ! Douce Marie, ma tendre Mère ! C'est là précisément ce que vous désirez de nous ; vous désirez que, comme vos enfants, nous vous appelions à notre secours dans tous nos périls, parce que vous voulez nous protéger et nous sauver, ainsi que vous avez toujours fait, quand vos enfants ont eu recours à vous. »

A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R (Ce volume sera envoyé en PDF a ceux qui en feront la demande.)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:42

Marie, la reine des saints et notre première avocate, dès qu'elle a soustrait une âme à l'affreuse tyrannie de Lucifer et l'a unie à Dieu, exige que cette âme s'applique à l'imiter; autrement, elle ne pourrait à son gré l'enrichir de ses dons, le voyant mener une conduite opposée à la sienne. C'est pour cela que Marie appelle bienheureux, ceux qui se montrent zélés à imiter ses vertus : « Maintenant, donc, mes fils, écoutez-moi : bienheureux ceux qui gardent mes voies. »

Que Notre-Dame ne puisse jamais nous répondre, ainsi qu'à un vieux pécheur qui l'implorait : « On dit que vous êtes notre Mère ; eh bien ! Montrez donc que vous l'êtes vraiment ! » — « Malheureux ! Vous êtes tous les mêmes ! Vous m'appelez « Mère » ; et par vos péchés, vous faites de moi une mère de douleur et de désolation. A mon tour, je vous dis : montrez-vous donc mes fils ! »

Notre prière mariale glorifie Dieu, honore la Vierge ; elle se révèle aussi pour nous une source toujours jaillissante de grâces. A ce point de vue personnel et intéressé, si l'on se pose la question : de préférence, qui faut-il prier ? La réponse s'impose : avant tout, il faut prier Notre-Dame. De toutes les requêtes, celles qui lui sont adressées sont — règle générale — les plus efficaces et les plus rapidement exaucées.

« Quand on s'adresse aux saints, ils se font un peu attendre, on sent qu'ils doivent aller présenter leur requête ; mais quand on demande une grâce à la Sainte Vierge, c'est un secours immédiat que l'on reçoit... N'avez-vous pas remarqué cela ? Faites-en l'expérience et vous verrez. »

Selon saint Alphonse, il vaut mieux parfois s'adresser à la Vierge, qu'à Dieu ou à Nôtre-Seigneur : « Saint Anselme augmente encore notre confiance, en ajoutant que, lorsque nous recourons à cette divine Mère, non seulement nous devons être assurés de sa protection, mais que nous serons parfois plus vite exaucés et sauvés en invoquant le saint nom de Marie, qu'en invoquant le saint nom de Jésus, notre Sauveur ... Et il en donne la raison : le Fils est notre Seigneur et notre Juge... mais en invoquant le nom de Marie, notre Mère, à défaut des mérites de celui qui prie, interviennent les mérites de notre Mère… et l'on est exaucé. Ce qui signifie : si nous trouvons plus vite le salut en recourant à la Mère qu'en recourant au Fils, ce n'est pas que Marie ait plus de pouvoir que son Fils pour nous sauver ; car, nous savons que Jésus-Christ est notre unique Sauveur, que lui seul, par ses mérites, nous a obtenu et nous obtient le salut ; mais, c'est qu'en recourant à Jésus-Christ, notre Rédempteur et aussi notre Juge, à qui nous savons qu'il appartient de punir les ingrats, il peut arriver que nous manquions de la confiance nécessaire pour être exaucés, au lieu qu'en nous adressant à Marie, qui n'a d'autre office que de compatir à nos peines, comme Mère de miséricorde, et de nous défendre comme notre Avocate, il semble que notre confiance doit être plus entière et plus ferme.

« Remarquons enfin avec Nicéphore, que telle est la volonté de Dieu. On demande beaucoup de choses à Dieu, et on ne les obtient pas, nous dit-il ; on les demande à Marie et on les obtient ; comment cela se fait-il ? Ce n'est pas que Marie soit plus puissante que Dieu, mais c'est que Dieu a voulu honorer ainsi sa Mère. » A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 19:18

Saint Alphonse énumère dix pratiques de dévotion en l’honneur de la Madone, dont voici la neuvième, «Recourir fréquemment à Marie, et de tous les hommages que nous pouvons offrir à notre Mère, je soutiens qu’aucun ne lui agrée autant que de recourir souvent à son intercession en lui demandant assistance dans tous nos besoins particuliers.» Concert de louanges, nos supplications ne seraient-elles pas encore un chant d’amour? Toutes prière parfaite—nous l'avons dit — vient du cœur et se parfume de dilection.

C'est donc avec une âme d'enfant, et non point seulement en serviteur, que nous allons invoquer celle qui est et restera toujours pour nous, notre Mère et la meilleure des Mères. C'est parce qu'elle nous aime et parce que nous l'aimons que notre prière s'élève vers elle, si spontanée, si confiante, si sûre d'être exaucée.

Savoir faire plaisir est une des délicatesses de l'amour. Cette délicatesse accompagne chacune de nos prières à Notre-Dame. De nous voir à ses genoux, lui est une joie, parce qu'elle trouve là l'occasion de remplir son rôle d'avocate et ses fonctions de Mère. Quoi de plus doux, pour un cœur maternel, que de pouvoir s'occuper de ses enfants ! La Sainte Vierge, mais elle est notre obligée, chaque fois que nous l'implorons. Sans nous, sans nos misères à guérir, sans nos supplications à écouter, que ferait-elle ? Que ferait-elle de sa puissance, de sa miséricorde et de ses grâces ? Alertée par les cris de l'humanité, c'est pour elle plus qu'une joie, plus qu'une béatitude, c'est un besoin de répondre à l'appel de tous les malheureux et désespérés.

Après la mort de Jésus, l'ancienne pécheresse de Magdala et la Vierge Immaculée s'étaient liées d'une étroite et très douce amitié. Or, une fois que Madeleine avait quelque peu tardé à rendre visite à Marie, celle-ci, en l'accueillant, lui dit, avec un accent de reproche : « Oh ! Comme vous avez tardé ! Je vous attendais, j'avais besoin de vous !» — « Com­ment ! Vous aviez besoin de moi ! Que, moi-même, j'aie besoin de vous, oui, certes ! Mais vous ! Vous !» — « Oui, mon enfant, j'avais besoin de vous, besoin de vous voir, besoin de vous éclairer, de vous consoler ; besoin de vous parler de Jésus. » La Vierge continue à avoir besoin de nous, besoin de nos misères... besoin de nos prières : ne les lui refusons pas.

La prière, pour être parfaite implique, du moins implicitement, dans son objet et comme condition, l'imitation de Notre-Dame. Que nous puissions lui demander toutes grâces, matérielles et spirituelles, temporelles et éternelles et recourir à elle à toute heure et en toutes circonstances : nous le savons, car sa sollicitude est universelle. Il n'en reste pas moins vrai que notre vraie et habituelle demande doit porter d'abord sur la vertu, la persévérance et le ciel. Ce qu'il nous faut, avant tout, solliciter de la Vierge, c'est de marcher sur ses traces, de reproduire en nous son innocence, son humilité, son obéissance, sa charité, sa chasteté, bref, sa sainteté. Tel mère, tel fils !

Et c'est alors, que notre prière d'enfant ira droit à son cœur maternel, que Notre-Dame se penchera sur nous avec plus d'amour et de bonté, et nous comblera plus abondamment de ses dons. Saint Alphonse dit que pour obtenir plus sûrement et avec plus d'étendue la faveur des saints, il faut les imiter, parce que nous voyant pratiquer les vertus dont ils ont donné l'exemple, ils sont plus disposés à prier pour nous.

A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 07:42

Utile à rappeler en ces temps de Passion de l'Église fidèle, persécuté, en exil comme son chef.... Serviteur des serviteurs. En matière de préparation à la fête de la Transfiguration, où tous les mystères révèlent leur plénitude béatifique.

Prophétie extraordinaire dans sa concision et sa précision, datée de 800 ans avant Jésus Christ, rejoignant la description du Serviteur souffrant du psaume 21, que Jésus récita sur la croix comme la conclusion de la Passion (il faut le lire en entier et d'une seule traite pour en saisir tout le sens prophétique)

« IL s'est élevé devant lui comme un faible roseau, comme une racine qui sort d'une terre desséchée. Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards; Il n'avait aucune grâce pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur qui sait ce qu'est la souffrance. Son visage était couvert et sans grâce, aussi n'en avons-nous fait aucun cas. Vraiment, Il a porté nos souffrances, et Il s'est chargé de nos douleurs; mais nous L'avons considéré comme un lépreux, frappé de Dieu, condamné aux humiliations. Pourtant Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos crimes. Le châtiment qui nous donne la paix s'est abattu sur Lui, et c'est par Ses meurtrissures que nous avons été guéris.

Nous errions tous comme des brebis, chacun suivait son propre chemin; et le Seigneur a fait retomber sur Lui notre iniquité à tous. Il a été mené au sacrifice parce qu'Il l'a voulu, et Il n'a point ouvert la bouche. Comme une brebis, on l'a amené à la boucherie; comme un agneau qu'on va tondre, Il s'est tu, et Il n'a point ouvert la bouche. Par la détresse et le jugement il a été enlevé, qui se soucie encore de lui? Car Il a été retranché de la terre des vivants et frappé à mort pour les péchés de Mon peuple. On a mis Son tombeau parmi les impies, et Son sépulcre avec le riche, bien qu'Il n'eût point commis d'injustice et qu'il n'y eût point de ruse dans Sa bouche. Le Seigneur a voulu Le briser par la souffrance. S'il livre Sa vie comme un sacrifice expiatoire, Il verra sa postérité et prolongera Ses jours et Il aura accompli ce qui plaît au Seigneur. A cause de Sa propre peine Il le verra et Sa connaissance Le comblera.

Par Sa science, le Juste, Mon Serviteur, absoudra les hommes innombrables dont Il portera les fautes. Aussi lui donnerai-Je un grand nombre d'hommes en héritage, et partagera-t-il le butin des grands, parce qu'Il s'est livré Lui-même à la mort et qu'Il a été compté parmi les criminels, parce qu'Il a porté les péchés de beaucoup et qu'Il a intercédé pour les pécheurs. »

http://amdg.over-blog.fr/2016/08/l-humilite-precede-la-gloire.html

Avis aux lecteurs : Si vous avez un chapelet, sortez le et récitez le tous les jours. Ave Maria.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 08:44

Parmi les nombreuses formules de prières que l'Eglise approuve et qu'elle met à la disposition des fidèles, il en est une qui doit occuper la première place dans notre estime et dans la pratique de notre vie : c'est le Notre Père.

L'origine du « Notre Père »

Cette prière est, en effet, d'origine divine : c'est Nôtre-Seigneur Lui-même qui l'a composée pour ap­prendre à ses apôtres comment prier. Ceux-ci étaient un peu comme nous : négligents à s'acquitter du devoir de la prière. Notre-Seigneur avait beau les talonner et leur répéter qu'il faut toujours prier et ne jamais cesser, ceux-ci ou bien faisaient la sourde oreille, ou bien ou­bliaient vite les recommandations de leur Maître.

Un jour que Jésus revenait à la charge en leur di­sant : « Demandez donc : vous ne demandez jamais rien. Priez ! », les apôtres tentèrent d'excuser leur négligence en disant : « Seigneur, nous ne savons pas prier; mon­trez-nous comment faire. »

C'est alors qu'il leur enseigna la formule du Pater : prière vraiment divine, chef-d’œuvre incomparable tant par la concision et la simplicité de la formule que par la perfection des actes qu'elle contient.

Le chef-d’œuvre du « Notre Père »

Pour bien comprendre la vérité de cette assertion, il faut se rappeler que l'acte le plus parfait que puisse faire un être doué d'intelligence et de liberté, c'est l'acte de charité par lequel on aime Dieu pour Lui-même ou bien le prochain pour l'amour de Dieu. Cet acte est aussi éminemment salutaire, puisqu'il a la vertu de remettre automatiquement en état d3 grâce celui qui est coupable de péché mortel.

Il s'agit évidemment ici de la charité parfaite, c'est-à-dire de l'amour de bienveillance par lequel on veut du bien à celui qu'on aime. En ce qui concerne Dieu, nous ne pouvons pas, à proprement parler, lui faire du bien, puisqu'il est infini et que l'infini ne peut ni aug­menter ni diminuer en lui-même. Il n'en est pas de même de sa gloire extérieure qui est susceptible de recevoir des accroissements. Nous pouvons donc aimer Dieu de la charité parfaite en voulant qu'il soit glorifié par l'amour, par la louange, par l'adoration et par la soumission de tous les hommes à son adorable volonté, maintenant et dans l'éternité.

A l'égard des hommes, la charité parfaite nous com­mande de leur vouloir le plus grand de tous les biens : le bonheur éternel et les moyens d'y parvenir, c'est-à-dire le pardon des péchés, la grâce sanctifiante et la préservation du mal de l'enfer.

Ajoutons enfin que l'acte de charité du prochain a la même vertu que l'amour de Dieu; il nous obtient le pardon des péchés avant même l'absolution et, si nous avons le bonheur d'être déjà en état da grâce, il nous mérite un degré nouveau de grâce et de honneur éternel.

Grâce à ces remarques préliminaires, il nous sera facile d'apprécier à sa juste valeur la prière qu'un Dieu a bien voulu nous composer pour nous enseigner à prier.

• « Notre Père qui êtes aux deux »

Dans ces premiers mots, Nôtre-Seigneur nous ap­prend que nous devons nous adresser à Dieu avec la confiance et l'amour d'un enfant envers un Père infini­ment bon et puissant.

C'est dans cette disposition d'âme que Nôtre-Seigneur nous fait ensuite formuler trois désirs qui seront trois actes d'amour parfait envers Dieu et quatre demandes qui sont autant d'actes de charité parfaite à l'égard du prochain. On peut facilement s'en rendre compte en parcourant le texte de la formule.

Les trois premières demandes

• « Que votre nom soit sanctifié »

Cette expression signifie que nous voulons que Dieu soit glorifié, c'est-à-dire qu'il soit loué, adoré, aimé, obéi, béni par tous les êtres intelligents, maintenant et dans les siècles des siècles. Cette première demande, par laquelle nous désirons la gloire de Dieu et le salut de tous les hommes, est donc un acte d'amour parfait de Dieu et du prochain.

• « Que votre règne arrive »

Ces paroles expriment encore le désir de la gloire de Dieu et du salut des âmes. En effet, demander que le règne de Dieu arrive, c'est désirer que Dieu règne sur le monde, d'abord par l'extension et le triomphe de l'Eglise, qui est le royaume de Dieu sur terre; par la grâce sanctifiante dans le coeur de tous les hommes; enfin par le bonheur éternel des élus dans le royaume des cieux.

• « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Nôtre-Seigneur nous fait exprimer ici le désir que tous les hommes soient soumis sur la terre à la sainte et adorable volonté de Dieu, comme les élus le sont dans le ciel. Cette soumission consiste aussi à accepter de la main de Dieu tout ce qu'il nous réserve dans son plan de Providence jusqu'à la mort inclusivement.

Que ce soit là le sens de cette demande, nous en avons la preuve dans le fait que Nôtre-Seigneur a repris la même formule, pour son propre compte, lorsque à la fin de son agonie il a accepté le genre de mort sanglant et douloureux que le Père avait choisi pour son Fils bien-aimé : « Que votre volonté soit faite et non la mienne. »

Or, saint François de Sales affirme que la soumission de notre volonté à l'adorable volonté de Dieu, surtout en ce qui concerne la mort, est un acte de charité par­faite.

Conclusion

Et ainsi se termine la première partie de cette prière merveilleuse et vraiment divine que Notre-Seigneur a bien voulu composer Lui-même pour nous enseigner à prier. Il nous fait faire en quelques secondes trois actes d'amour parfait de Dieu, dont deux au moins sont en même temps des actes de charité parfaite du prochain.

Si nous nous rappelons ce que nous avons dit de la valeur et de l'efficacité de la vertu de charité, il faut avouer qu'il est difficile de condenser en si peu de mots autant d'actes salutaires.

Les quatre dernières demandes

La seconde partie du Pater est non moins admi­rable: elle est composée de quatre demandes qui con­tiennent cinq actes d'amour parfait du prochain. Voici le sens de ces quatre demandes :

1. — « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quo­tidien »

L'expression « pain quotidien » ne doit pas être prise dans le sens restreint de « nourriture ». De l'avis des meilleurs commentateurs, elle signifie tout ce qui est nécessaire pour notre vie naturelle : nourriture, logis, vêtement, etc., et aussi pour notre vie surnaturelle : grâce sanctifiante, inspirations divines, sacrements et particulièrement le Pain céleste que Nôtre-Seigneur a institué pour la nourriture de nos âmes.

Remarquons que ces moyens nécessaires à la vie temporelle et éternelle, Nôtre-Seigneur nous les fait demander au pluriel, c'est-à-dire pour chacun de nous et pour les deux milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui vivent actuellement dans cette vallée de larmes. Cette première demande contient donc un acte de charité parfaite qui embrasse d'un seul coup toute l'humanité.

2. — « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »

Cette demande est évidemment un acte de contrition dont l'efficacité est infaillible. En effet, Notre-Seigneur ne nous fait pas demander pardon seulement pour nos péchés personnels; il nous fait demander miséricorde au pluriel, pour les deux milliards d'hommes dont se compose l'humanité actuelle.

Or le pardon des péchés est une grâce incomparable qui comporte non seulement l'effacement de la tache que le péché imprime dans l'âme, mais encore la divi­nisation du pécheur par la production de la grâce sanctifiante et surtout le bienfait incroyable par lequel Dieu se donne Lui-même à son offenseur en lui confé­rant un droit véritable de propriété sur la Trinité tout entière. Il faut en conclure que demander à Dieu de pardonner à tous les hommes, c'est leur vouloir le plus grand des biens, le bien infini. La formule de contrition que Nôtre-Seigneur nous apprend à réciter est en même temps un acte de charité parfaite qui obtient in­failliblement à celui qui le fait le pardon de ses fautes.

« Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Voilà un nouvel acte de charité d'un mérite spécial, puisqu'il nous fait pratiquer le commandement parfait qui nous oblige à aimer même nos ennemis et à rendre le bien pour le mal.

3. — « Ne nous induisez pas en tentation »

D'après l'interprétation générale, cette demande si­gnifie : « Ne permettez pas que nous succombions à la tentation » ou, en d'autres termes : « Accordez-nous le secours de votre grâce pour nous aider à éviter le péché. »

II s'agit donc ici d'une formule de ferme propos qui contient encore un acte de charité parfaite, puisque la grâce d'être préservé du péché n'est pas une faveur que nous demandons seulement pour chacun de nous personnellement, mais pour tous les hommes.

4. — « Mais délivrez-nous du mal »

De quel mal s'agit-il dans cette demande ?

Les théologiens distinguent trois catégories de maux :

II y a, d'abord, les maux d'ordre physique : souf­frances de toute sorte, du corps et de l'âme, qu'on désigne sous le nom d'épreuves et qui sont le lot com­mun de tous ceux qui vivent dans cette vallée de larmes.

On peut évidemment demander à Dieu de nous épargner ce genre de maux, mais personne ne peut raisonnablement espérer être complètement à l'abri dans ce domaine. 11 y a des épreuves inévitables aux­quelles toute personne sensée doit se résigner : telles sont, entre autres, les séparations, les deuils, la mort...

Ces souffrances font d'ailleurs partie des maux que les philosophes appellent « accidentels », parce que, s'ils sont un mal sous un rapport, ils peuvent être un très grand bien sous un autre rapport. Il suffit, par exemple, de les accepter de la main de Dieu pour en faire un bien qui dépasse en valeur toutes les richesses d'ordre naturel. C'est précisément cette soumission à l'adorable volonté de Dieu que Nôtre-Seigneur nous enseigne à faire lorsqu'il nous fait dire : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

II y a, en second lieu, le mal moral, c'est-à-dire le péché. Mais il ne peut s'agir de ce genre de mal dans la demanda présente, puisque, dans les deux demandes précédentes, nous avons déjà imploré Dieu d'en être délivrés en le suppliant de nous pardonner nos pé­chés passés et de nous en préserver à l'avenir par le secours de sa grâce.

Reste enfin le mal suprême : la damnation éternelle, mal que les théologiens qualifient d'« essentiel », car il ne peut être un bien sous aucun rapport.

C'est évidemment de ce mal de la damnation éter­nelle qu'il est surtout question dans la quatrième de­mande et nous supplions « Notre Père qui est aux cieux » d'accorder à tous ses enfants la grâce d'une bonne mort afin de les préserver du sort terrible de l'enfer éternel.

La deuxième partie de l'oraison dominicale se ter­mine donc par un cinquième acte de charité parfaite.

Résumons. Dans le Notre Père, qu'on peut réciter en quelques secondes, Nôtre-Seigneur nous apprend d'abord à nous adresser à Dieu avec la confiance filiale d'un enfant envers son père; il nous fait faire ensuite trois actes d'amour de Dieu, dont deux sont en même temps des actes d'amour du prochain; et la prière se termine enfin par cinq actes de charité parfaite envers le prochain. Le pécheur qui récite cette prière atten­tivement et avec sincérité recouvre infailliblement l'état de grâce et celui qui a le bonheur de posséder déjà la grâce sanctifiante obtient une augmentation de plusieurs degrés de cette même grâce.

L'on est donc en droit de conclure que le Notre Père est une prière vraiment divine, un chef-d’œuvre de simplicité et de concision. Ici, aucune prétention à la littérature, aucun raisonnement savant; l'on va droit au but. Les actes d'amour jaillissent du coeur à coups ré­pétés, comme les explosions d'un feu d'artifice.

Il est à remarquer que Nôtre-Seigneur, dans la se­conde partie du Pater, nous fait prier uniquement au pluriel. Par là, l'oraison dominicale diffère d'un trop grand nombre de prières savantes et éloquentes, où le « moi » et le « je » émaille toutes les phrases.

Malgré l'extraordinaire perfection de sa formule, la récitation du Notre Père ne produit pas toujours les effets salutaires que nous avons signalés au cours de cet article. Deux défauts surtout contribuent à en dimi­nuer l'efficacité ou même à la rendre stérile.

II y a d'abord le manque d'attention

Le Notre Père est une des premières prières que nous avons apprises par coeur. On nous l'a enseigné à un âge où il nous était impossible d'en saisir le sens; nous l'avons ensuite récité pendant des années d'une façon toute machinale et sans penser au sens des paroles.

L'habitude prise au cours de notre enfance de marmonner nos prières sans penser à rien à la tendance na­turelle de durer toute la vie et elle est fort difficile à dé­raciner. Pour la combattre, les maîtres de la vie spiri­tuelle conseillent de réciter de temps en temps quelques-unes de nos prières lentement, en laissant quelques secondes entre les groupes de mots qui forment un sens complet, afin de pouvoir ainsi réfléchir suffisamment au sens de la prière. C'est ce que l'on devrait faire chaque jour pour le Notre Père; et le temps qui semble le plus approprié pour cet exercice, c'est le matin, immédiatement après le réveil. On est sûr ainsi de commencer la journée en état de grâce et le coeur rempli d'amour de Dieu et de charité envers notre prochain.

II y a ensuite l'égoïsme

Le second défaut qui vicie notre récitation du Pater, c'est la tendance instinctive que nous avons tous de faire au singulier les demandes que Nôtre-Seigneur nous fait faire au pluriel. En effet, nous sommes tous égoïstes par nature; nous sommes portés à penser d'abord ou uniquement à nous-mêmes; notre salut nous intéresse et le salut des autres nous laisse indifférents. Il arrive donc que quand nous disons : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien », dans notre intention et notre pensée, ces mots ont le sens de : « Donnez-moi »; « pardonnez-nous nos offenses » devient : « Pardonnez-moi... »

II faut réagir contre cette tendance égoïste et se rap­peler que le moyen le plus efficace d'obtenir beaucoup pour soi, c'est de demander beaucoup pour les autres. Nôtre-Seigneur, en effet, nous a avertis expressément qu'on nous traitera avec la même mesure que nous aurons traité les autres.

Fin

Extrait de : Le Pater Médité… Père A. Bettinger

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