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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:32

Le monde a toujours de la place pour les médiocres, jamais pour les très bons ou les très mauvais. Les bons sont un reproche pour les médiocres et les mauvais sont une gêne. C'est pourquoi, au Calvaire, la Bonté est crucifiée entre deux voleurs. C'est Sa vraie position : au milieu du rebut et des vauriens. Jésus est l'homme qu'il convient, à la place qui convient. Lui qui a dit qu'il viendrait comme un voleur pendant la nuit, II Se trouve entre deux voleurs ; le Médecin est au milieu des lépreux; le Rédempteur est au milieu de ceux qui ne sont pas encore rachetés.

Le bon larron, touché par le Sauveur en Croix, Lui dit : « Seigneur, souviens-Toi de moi quand Tu seras dans Ton Royaume. » (Luc 23, 42.)

C'est la seule parole adressée à la Croix, qui ne fut pas un reproche. Tandis que les passants ne voulaient apprécier la Divinité de Nôtre-Seigneur que d'après la délivrance de la douleur, le bon larron demandait la délivrance du péché. Celui qui croit ne demande aucune preuve, et il n'y avait point la condition : « Si Tu es le Fils de Dieu ». Les paroles du larron impliquaient que certainement Celui qui pouvait le faire entrer dans un royaume pouvait alléger sa douleur et détacher les clous, s'il le voulait.

L'attitude de chacun autour de la Croix, était à l'opposé de la foi vraie que manifestait le bon larron ; celui-ci croyait en effet alors que les autres refusaient de croire. Le mal­faiteur pénitent appela Jésus « Seigneur », c'était reconnaître en Lui quelqu'un qui possédait le droit de régir; il Lui assi­gna un royaume qui n'était certainement pas de ce monde, car Il ne portait aucune marque extérieure de la royauté. Victime et Seigneur n'étaient pas pour le bon larron des termes incompatibles.

Un voleur sur le point de mourir com­prit cela avant les Apôtres. C'est la seule conversion à l'ar­ticle de la mort qui soit mentionnée par les Évangiles, mais elle avait été précédée par la Croix de souffrance. Ce que le bon larron demanda méritait d'être retenu. Mais pourquoi fallait-il le retenir, si ce n'est parce que le pardon, offert par le Christ à Ses bourreaux, pouvait aussi bien être offert au voleur? Il n'y eut pas un mot de blâme ou de reproche il l'endroit du bon larron, car son cœur était déjà meurtri et brisé. Cette parole à la Croix est la seule qui reçut une réponse, et cette réponse était la promesse du Paradis que le larron recevrait le jour même.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:17

Nôtre-Seigneur a dit sept paroles du haut de la Croix; mais il y eut aussi sept paroles adressées à Nôtre-Seigneur en Croix.

LA PREMIÈRE PAROLE A LA CROIX

Il est des gens qui ne restent jamais assez longtemps auprès de la Croix pour s'imprégner des flots de grâces qui coulent du Crucifié. Ce sont des « passants ».

Les passants L'injuriaient en branlant la tête et en disant : « Toi qui détruis le Temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve-Toi Toi-même; si Tu es le Fils de Dieu, des­cends de la Croix.» (Matthieu 27, 39-40.)

Le Seigneur était à peine sur la Croix, qu'ils Lui deman­daient d'en descendre. « Descends de la Croix » est la demande la plus typique d'un monde non régénéré, en face du renon­cement et de l'abnégation. Ils voudraient une religion sans la Croix. Tandis que Jésus priait pour Ses bourreaux, « Père, pardonne-leur », ils disaient d'un ton sarcastique : « Si tu es le Fils de Dieu ». S'il avait obéi à leur invitation outra­geante : «Descends», en qui auraient-ils cru? Comment l'Amour pourrait-il être l'Amour s'il ne coûtait pas Celui qui aime? Si le Christ était descendu de la Croix, il y aurait eu une Croix, mais pas de crucifix. La Croix est une contra­diction; le Crucifiement est la solution de la contradiction entre la vie et la mort, parce qu'elle montre que la mort est la condition d'une vie plus haute.

Les passants renouvelaient effrontément l'accusation déjà portée au tribunal, que Jésus voulait détruire le Temple de Jérusalem et, ensuite, en reconstruire un autre en trois jours, alors qu'ils savaient qu'il avait parlé du Temple de Son Corps. Cela excitait tellement leurs esprits qu'ils devaient renouveler encore la même accusation lorsqu’Étienne, le pre­mier martyr, fut lapidé.

Mais la raillerie est un des compo­sants de la coupe de tristesse et, si le Christ ne l'avait pas supportée patiemment, d'où Ses disciples auraient-ils pu tirer la force dans des procès identiques?

La cruauté des lèvres qui raillent fait partie de l'héritage du péché, aussi bien que la cruauté des mains qui clouent. Sur la montagne de la tentation, Satan usa du même argument lorsqu'il demanda au Seigneur affamé de changer les pierres en pain. C'était si inattendu que le Fils de Dieu eut faim! C'était si inattendu pour le Fils de Dieu qu'il souffrit!

Pourquoi les passants n'ont-ils pas eu la patience d'at­tendre les « trois jours » dont il était question dans leurs sarcasmes? Les sceptiques demandent toujours des miracles, comme de descendre de la Croix, mais jamais le miracle, pourtant plus grand, du pardon. (A SUIVRE)

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:13

LA QUATRIÈME PAROLE

Depuis midi jusqu'à trois heures, une obscurité extraordi­naire s'étendit sur toute la région, car la nature, par sym­pathie pour son Créateur, refusa d'éclairer de sa lumière le crime de déicide. Le genre humain, ayant condamné la Lu­mière du monde, perdait momentanément le symbole cos­mique de cette lumière qu'est le soleil. A Bethléem, où Jésus était né au milieu de la nuit, les cieux avaient brillé soudain d'une grande lumière. Au Calvaire, alors qu'il entrait dans l'ignominie de Son Crucifiement en plein jour, les cieux étaient privés de lumière. Le prophète Amos avait dit, quelques siècles plus tôt : « Jour de jugement, dit le Seigneur Dieu : où le soleil se couchera en plein midi, et la terre se couvrira de ténèbres en plein jour. » (Amos, 8, 9.)

Nôtre-Seigneur entrait dans la seconde phase de Ses souf­frances. Le fait d'être cloué sur la Croix provoquait les dou­leurs particulières à ce genre de supplice. Son Sang se coagu­lait là où il ne pouvait plus couler librement; la fièvre consumait le corps ; les épines, malédiction de la terre, étaient maintenant couvertes du sang versé pour la malédiction du péché. Un calme inaccoutumé, assez normal dans l'obscurité, devenait effrayant dans l'anormale obscurité d'un plein midi. Lorsque Judas était venu avec sa bande pour arrêter Jésus dans le jardin, Nôtre-Seigneur lui avait dit que c'était main­tenant son heure et « le pouvoir des ténèbres ». Cependant, ces ténèbres ne signifiaient pas seulement que les hommes chassaient la Lumière qui éclairait tout homme venant en ce monde, mais aussi que le Christ Se refusait à Lui-même, pour le moment, la lumière et la consolation de Sa Divinité. La souffrance venant du corps atteignait maintenant l'esprit et l'âme, tandis qu'il poussait un grand cri : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M'as-tu abandonné? » (Matthieu 27, 46.)

A ce moment de Son Crucifiement, Nôtre-Seigneur redisait le Psaume qui s'appliquait à Lui, bien qu'il ait été écrit des siècles plus tôt: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?...

Et Moi, ver et non pas homme, honte du genre humain, rebut du peuple, tous ceux qui Me voient Me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il s'est remis au Seigneur, qu'il Le libère ! Qu'il Le délivre, puisqu'il est Son ami. » ... Des taureaux nombreux Me cernent, de fortes bêtes de Basan M'encerclent; contre Moi bâille leur gueule, lions lacérant et rugissant. Ces gens Me toisent, Me surveillent. Je suis comme l'eau qui s'écoule, et tous Mes os se disloquent; Mon cœur est pareil à la cire, il fond au milieu de Mes entrailles; Mon palais est sec comme un tesson, et Ma langue est collée à la mâchoire. Des chiens nombreux Me cernent, une bande de vauriens M'assaille; ils Me percent les mains et les pieds, et Me couchent dans la poussière de la mort. Je peux compter tous Mes os; ces gens Me toisent, Me surveillent. (Psaume 21, 1, 3, 5-8.)

Le trait remarquable des souffrances de Nôtre-Seigneur, révélé par ce Psaume, c'est Sa désolation et Son abandon. Le divin Fils appelle Son Père « Mon Dieu » en contraste avec la prière qui avait appris aux hommes à dire : « Notre Père qui êtes aux cieux ». Ce n'était point parce que Sa nature humaine était séparée de Sa nature divine, car cela était im­possible. C'était plutôt quelque chose comme ce qui se produit souvent en montagne, où le soleil et sa chaleur sont cachés à la base par des nuages, tandis que le sommet est baigné par une radieuse lumière ; ainsi, en prenant sur Lui les péchés du monde, le Christ avait-Il voulu une sorte de retrait de la face de Son Père et de toute consolation divine. Le péché a des effets d'ordre physique, et Jésus les subissait dans Ses mains et Ses pieds transpercés; le péché a également des consé­quences d'ordre moral, et Il les avait exprimés dans Son Agonie au jardin de Gethsémani; enfin, le péché a des effets d'ordre spirituel comme le sentiment de l'abandon, de la sépa­ration de Dieu, de l'isolement. En ce moment même, ce que Jésus voulait éprouver personnellement, c'était cet effet prin­cipal du péché qu'est le sentiment de l'abandon.

L'homme rejetait Dieu, Jésus voulait à présent éprouver ce rejet. L'homme se séparait de Dieu, alors Celui qui était Dieu uni personnellement avec la nature humaine, voulait éprouver en Sa nature humaine ce terrible arrachement de la séparation, comme s'il était Lui-même coupable. La terre L'avait déjà abandonné en L'élevant au-dessus d'elle sur la Croix. Le ciel L'avait déjà abandonné en se voilant de ténèbres. Et cependant, suspendu comme Il l'était entre les deux, le Christ les unissait l'un à l'autre. Dans ce cri de Jésus se rassemblaient tous les sentiments du cœur humain qui traduisent la nostalgie de Dieu : le délaissement de l'athée, du sceptique, du pessimiste, des pécheurs qui se haïssent eux-mêmes tout en haïssant la vertu, et de tous ceux qui ne savent pas s'élever au-dessus de la chair, car c'est déjà l'enfer que de vivre sans amour. C'était bien le moment de pousser ce cri de détresse alors que, suspendu par les clous, le Sauveur Se tenait au bord de l'enfer à la place de tous les pécheurs. Comme Il entrait dans l'ultime châtiment du péché, qui est la séparation de Dieu, il convenait que Ses yeux s'emplissent d'ombre et que Son âme éprouve le délais­sement.

Dans chacune des autres paroles, Jésus avait agi en Média­teur-Dieu : la première avait été un plaidoyer en faveur des pécheurs en général; la seconde anticipait sur Son rôle final de la fin du monde, lorsqu'il séparerait les bons d'avec les mauvais; la troisième était du Médiateur assignant une maternité spirituelle à l'humanité rachetée. A présent, la quatrième parole était une médiation pour l'humanité péche­resse. Pour le moment, Dieu et Son Fils se trouvaient l'Un contre l'Autre. L'Ancien Testament avait prophétisé que Celui qui pendait à un arbre était maudit; l'obscurité expri­mait cette brûlante malédiction que le Christ écarterait en la supportant, pour en triompher dans Sa glorieuse Résurrec­tion. Un des plus grands dons que Dieu ait faits à l'homme est la lumière, dont Il a dit Lui-même qu'elle doit luire sur les justes et sur les méchants; mais, en qualité de médiateur et d'intercesseur pour le vide et l'obscurité des cœurs pécheurs, le Sauveur Se refusait à Lui-même ce premier don de la lumière.

L'histoire des rapports de Dieu avec l'homme a commencé, dans l'Ancien Testament, lorsque la lumière fut créée, et l'histoire finira, au Jugement dernier, lorsque le soleil et la lune s'obscurciront, lorsque les étoiles cesseront de briller, lorsque les cieux se couvriront du manteau de l'éternelle nuit. En ce midi exceptionnel le Fils de Dieu Se tenait entre la lumière créée et la nuit absolue à laquelle le mal sera condamné. Il ressentait en Lui les tensions de l'histoire : la Lumière est venue dans les ténèbres, et les ténèbres ne L'ont pas comprise. Au moment de la mort, il y a des personnes qui voient le résumé de toute leur vie ; ainsi le Christ voyait-Il, récapitulée en Lui-même, toute l'histoire, tandis que les ténèbres du péché avaient leur instant de triomphe. Le bouc émissaire, sur lequel les prêtres de l'Ancienne Loi imposaient les mains, avant de le chasser dans le désert, était reproduit en Celui qui était descendu aux portes mêmes de l'enfer. Le mal coupe tout fil qui relie l'homme à Dieu, pose des bar­rières en travers de toutes les avenues qui conduisent à Lui, et ferme tous les aqueducs qui pourraient apporter à l'homme un soutien dans sa marche vers Dieu. Le Christ, à présent, ressentait le même déchirement que s'il avait Lui-même délié le lien qui unissait la vie humaine à la Vie divine. L'agonie physique du Crucifiement n'était rien à côté de cette agonie morale qu'il avait prise sur Lui. C'est le péché qui introduit les ténèbres dans les âmes.

Le cri poussé par le Christ était le cri de la détresse qu'il éprouvait à Se trouver à la place d'un pécheur, mais ce n'était pas un cri de désespoir. L'âme qui désespère ne crie jamais vers Dieu. Les souffrances les plus aiguës de la faim ne sont pas celles d'un mourant qui est déjà complètement épuisé, mais celles de l'homme qui lutte pour sauver sa vie avec toute la force qu'il a encore, ainsi la détresse était-elle ressentie avec une acuité unique, non par un athée ou un impie, mais par le plus saint de tous les hommes, le Seigneur en Croix. La plus grande agonie morale du monde et la cause de bien des désordres psychiques, c'est que les esprits, les âmes et les cœurs sont privés de Dieu. Un tel vide ne trou­verait jamais de consolation, si le Sauveur n'avait pas éprouvé tout cela comme sien. A partir de ce moment, aucun athée ne pourra jamais dire, dans son délaissement, qu'il ne sait pas ce que c'est que d'être sans Dieu! Le Christ ressentit comme sien ce vide de l'humanité causé par le péché. S'il le proclama à haute voix, ce n'était point pour traduire le désespoir, mais au contraire pour affirmer l'espérance que le soleil reparaîtrait et dissiperait les ténèbres.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:44

LA TROISIÈME PAROLE

Le troisième message de Nôtre-Seigneur en Croix contient exactement le même mot qu'il avait employé pour s'adresser à Sa mère, au repas des noces de Cana. Lorsque Marie, pour tirer l'hôte d'embarras, avait fait la simple remarque qu'il n'y avait plus de vin, Jésus lui avait répondu : « Femme, qu'importé, Mon Heure n'est pas encore venue. » Nôtre-Seigneur employait toujours le mot « Heure » lorsqu'il était question de Sa Passion et de Sa mort.

Parlant à notre manière, Nôtre-Seigneur eût dit à Sa bien­heureuse Mère, à Cana : « Ma chère mère, vous rendez-vous compte que vous Me demandez de manifester Ma Divinité — d'apparaître devant le monde comme le Fils de Dieu, et de prouver Ma Divinité par Mes paroles et Mes miracles? A partir du moment où je ferai cela, Je M'engagerai dans la voie royale de la Croix. Lorsque Je ne serai plus connu parmi les hommes comme le fils du charpentier, mais comme le Fils de Dieu, j'aurai fait mon premier pas vers le Cal­vaire. Mon Heure n'est pas encore venue, mais voudriez-vous que Je l'anticipe? Est-ce votre volonté que J'aille vers la Croix? Si Je le fais, la parenté que vous avez avec Moi va changer. En ce moment, vous êtes Ma Mère ; vous êtes connue partout, dans notre village, comme la mère de Jésus. Mais si J'apparais maintenant comme le Sauveur des hommes, si J'entreprends l'œuvre de la Rédemption, votre rôle va chan­ger. A partir du moment où Je commencerai le salut de l'humanité, vous ne serez plus seulement Ma mère, vous serez aussi la mère de chacun de ceux que Je sauverai. Je suis la Tête de l'humanité ; dès que J'aurai sauvé le corps de cette humanité, vous qui êtes la mère de la Tête, vous deviendrez aussi la mère de Mon Corps Mystique, qui est l'Église. Vous serez alors la mère universelle, la nouvelle Eve, comme Je suis le nouvel Adam.

« Pour indiquer le rôle que vous jouerez dans la Rédemption, Je vous attribue ce titre de maternité universelle ; Je vous appelle : Femme. C'est à vous que Je faisais allusion quand J'ai dit à Satan que Je mettrais une inimitié entre lui et la femme, entre sa race et votre descendance, que Je suis. C'est avec ce grand titre de femme que Je proclame maintenant votre dignité. Et Je la proclamerai encore, cette dignité, lorsque Mon Heure viendra et lorsque J'aurai les bras étendus sur la Croix, comme un aigle blessé. Nous sommes solidaires dans cette œuvre de la Rédemption. Ce qui est à vous est à moi. A partir de cette Heure, nous ne sommes plus exactement Marie et Jésus, nous sommes le nouvel Adam et la nouvelle Eve, renouvelant l'humanité, changeant l'eau du péché en vin de vie. Maintenant que vous savez tout cela, Ma chère mère, est-ce votre volonté que J'anticipe la Croix et que Je marche vers le Calvaire ? »

Nôtre-Seigneur ne présentait pas seulement à Marie le choix entre solliciter ou non un miracle, Il demandait plutôt si elle voulait L'envoyer à Sa mort. Il avait bien mis en évidence que le monde ne tolérerait pas Sa Divinité et que, s'il changeait l'eau en vin, un jour viendrait où le vin serait changé en sang.

Trois ans avaient passé depuis le miracle de Cana. Du haut de Sa Croix, Nôtre-Seigneur regardait maintenant les deux créatures qu'il aimait le plus sur la terre, Sa très sainte Mère et Jean. Il reprit les mêmes mots qu'à Cana et donna à notre Mère le titre qu'il lui avait donné au repas de noces. Il l'appela : « Femme ». C'était comme une seconde Annon­ciation. Tournant Sa tête couronnée d'épines et Ses yeux souillés de poussière et de sang, Il regarda longuement vers Marie qui avait consenti à L'envoyer à la Croix, et qui se tenait là, tout près, en coopératrice de la Rédemption, puis Il dit : «Femme, voici ton fils. » Jésus dit à Son disciple bien-aimé : « Voici ta mère. » Il ne l'appela pas Jean, car c'eût été le désigner seulement comme le fils de Zébédée, alors que, dans l'anonymie, il représentait tous les hommes. Là se trouve la réponse, après bien des années, au mot mystérieux de l'Évangile de l'Incarnation qui indiquait que notre sainte Mère avait déposé son « premier-né» dans une crèche. Cela voulait-il dire que Notre-Dame devait avoir d'autres enfants? Oui, certainement, mais pas selon la chair. Notre divin Sauveur et Seigneur Jésus-Christ était le Fils unique de notre sainte Mère, selon la chair. Mais Notre-Dame devait avoir d'autres enfants, selon l'esprit.

Il y eut deux grandes périodes dans les rapports de Jésus et de Marie, l'une s'étendant de la Crèche à Cana, et l'autre de Cana à la Croix. Pendant la première période, Marie était la mère de Jésus; pendant la seconde, elle commença d'être la mère de tous ceux que Jésus rachetait en d'autres termes, elle devint la mère des hommes. De Bethléem à Cana, Marie avait Jésus comme une mère a son fils; elle L'appela même familièrement « Fils », à l'âge de douze ans, comme si c'était sa manière habituelle de s'adresser à Lui. Pendant ces trente années Il demeura auprès d'elle, dans ses bras lors de la fuite en Égypte, puis soumis à son autorité pendant la vie à Nazareth. Il était à elle et elle était à Lui, et même, au moment où ils s'en furent aux noces de Cana, c'est le nom de la mère qui est mentionné le premier : « Marie, la mère de Jésus, s'y trouvait. »

Mais, à partir de Cana, il y eut un détachement croissant que Marie s'appliqua à pratiquer elle-même. Un an après Cana, comme une pieuse mère, elle suivit Jésus dans Sa pré­dication. Un jour on annonça à Nôtre-Seigneur que Sa mère Le cherchait. Jésus, comme s'il s'en désintéressait, Se tourna vers la foule et lui demanda : « Qui est Ma mère? » (Matthieu 12, 48.)

Puis révélant le grand mystère chrétien, qui veut que la parenté ne relève pas de la chair et du sang, mais de l'union par la grâce avec la Nature divine, Il ajouta : « Quiconque fait la volonté de Mon Père qui est dans les cieux, celui-là est Mon frère, et Ma sœur, et Ma mère. » (Matthieu 12, 50.)

Le mystère s'acheva au Calvaire. Là, au moment où elle perdait son divin Fils, Marie devint notre mère. Ce qui sem­blait être une perte d'affection, en était, en réalité, l'appro­fondissement. Aucun amour ne s'élève à un plan supérieur sans perdre ce qui était au plan inférieur. Marie perdit l'amour de Jésus à Cana, mais elle Le retrouva au Calvaire, avec le Corps Mystique racheté par Lui. Pour le moment, c'était un pauvre échange que de donner Son divin Fils pour gagner l'humanité, mais en réalité, elle ne gagnait pas l'humanité sans Jésus. En ce jour où elle vint à Son sermon, Il commença à étendre sa maternité divine à une nouvelle maternité, celle de tous les hommes; au Calvaire, II lui fit aimer les hommes comme Il les aimait.

Il s'agissait d'un amour nouveau, ou peut-être du même amour, mais étendu au plan plus vaste de l'humanité. Cepen­dant cela n'allait pas sans quelque tristesse. Cela coûtait à Marie d'avoir les hommes pour fils. Elle avait pu donner naissance à Jésus avec joie, même dans une étable, mais elle ne pouvait donner naissance aux chrétiens que sur le Cal­vaire, et au milieu de douleurs assez intenses pour faire d'elle la Reine des Martyrs. Le Fiat, qu'elle avait prononcée lors­qu'elle était devenue la Mère de Dieu, se changeait en un autre Fiat, comme en une immense extension de ce qu'elle avait déjà donné au monde. C'était en outre un Fiat qui élargissait ses affections au point d'élargir aussi ses peines. L'amertume de la malédiction portée contre Ève, que la femme engendrerait dans la douleur, atteignait maintenant son comble, et ce n'était pas par l'ouverture des entrailles, mais par le transpercement d'un cœur, comme l'avait annoncé le vieillard Siméon. C'était le plus grand de tous les honneurs, que d'être mère du Christ, mais c'était aussi un grand hon­neur d'être la mère des Chrétiens. Il n'y avait pas eu de place dans l'hôtellerie pour sa première maternité, mais Marie avait le monde entier pour la seconde. N'oublions pas qu'en S'adressant au disciple bien-aimé, Nôtre-Seigneur ne l'appela pas Jean, car Il aurait semblé ne s'adresser qu'au fils de Zébédée. Or, en lui, c'était toute l'humanité qui était confiée à Marie; elle devenait la mère des hommes, non point par métaphore, ni par figure de rhétorique, mais par les dou­leurs de l'enfantement. Ce n'était pas non plus en raison d'une sollicitude purement sentimentale que Nôtre-Seigneur remettait Jean à Sa propre mère, puisque la mère de Jean était présente au pied de la Croix. Au point de vue humain, Jean n'avait plus besoin qu'on lui donne une mère. Les paroles de Jésus avaient une portée spirituelle, et elles se vérifièrent le jour de la Pentecôte, lorsque le Corps Mystique du Christ devint effectif et visible. Marie, en sa qualité de mère de l'humanité rachetée et régénérée, était alors au mi­lieu des Apôtres.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:52

Du haut de la Croix, Nôtre-Seigneur parla sept fois ; c'est ce qu'on appelle Ses sept dernières Paroles. La sainte Écri­ture ne rappelle les dernières paroles que de trois autres per­sonnages : Israël, Moïse et Étienne. La raison en est sans doute qu'aucune autre n'a été jugée aussi significative et représentative que ces trois-là. Israël était le premier de sa race ; Moïse était le premier de l'ère de la Loi ; Étienne était le premier martyr chrétien. Les dernières paroles de chacun marquaient le début de quelque chose de sublime dans l'his­toire des rapports de Dieu avec les hommes. Même les der­nières paroles de Pierre, ou de Paul, ou de Jean, ne sont pas restées dans l'héritage de l'humanité, car aucun esprit n'a guidé une plume pour révéler les secrets cueillis sur leurs lèvres mourantes. Et pourtant le cœur humain est toujours anxieux de connaître l'état d'esprit de chacun à ce moment même de la mort, qui est commun à tous et reste cependant si mystérieux.

Dans Sa bonté, Nôtre-Seigneur a révélé Ses pensées au moment de Sa mort, car Lui — plus qu'Israël, plus que Moïse, plus qu'Étienne — II représentait toute l'humanité. A ce moment sublime, II rappela tous Ses enfants autour de la chaire de la Croix, et chacun des mots qu'il prononça pour eux devait être publié éternellement et apporter une consolation sans fin. Il n'y a jamais eu de prédicateur comme le Christ mourant; il n'y eut jamais un auditoire comme celui qui s'est assemblé autour de cette chaire de la Croix; il n'y a jamais eu un sermon comparable à celui des sept Paroles du Christ.

LA PREMIÈRE PAROLE

Les bourreaux s'attendaient à ce que Jésus poussa des cris de douleur, comme tous les crucifiés l'avaient fait avant Lui. Sénèque écrit que ces malheureux maudissaient leur nais­sance, leurs bourreaux, leur mère et crachaient même sur ceux qui les regardaient. Cicéron rappelle que parfois il était nécessaire de couper la langue des crucifiés pour mettre fin à leurs terribles imprécations. Les bourreaux s'attendaient bien à des paroles, mais pas du genre de celles qu'ils enten­dirent. Les scribes et les pharisiens guettaient les réactions du Christ, et ils étaient bien sûrs que Celui qui avait prêché : « Aimez vos ennemis » et : « Faites le bien à ceux qui vous haïssent », oublierait cet Évangile, maintenant que Ses mains et Ses pieds étaient transpercés. Ils estimaient que les tor­tures du crucifiement et de l'agonie emporteraient toute réso­lution que Jésus aurait pu prendre de sauver les apparences. Chacun prévoyait un cri, mais personne, sauf les trois qui se tenaient au pied de la Croix, n'attendait celui qu'ils entendirent. Semblable à ces arbres odoriférants qui inondent de leur parfum la hache même qui les entaille, le Grand Cœur de l'Arbre d'Amour tira de ses profondeurs quelque chose qui était moins un cri qu'une prière — la douce, la suave, l'humble prière du pardon et de l'oubli de la faute :

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » (Luc 23, 34.)

Qui pardonner? Pardonner les ennemis? Pardonner le sol­dat qui, au tribunal de Caïphe, L'avait frappé d'une main de fer ? Pilate, le politicien, qui avait condamné Dieu pour conserver l'amitié de César? Hérode, qui avait revêtu la Sagesse de la robe des fous ? Les soldats qui avaient pendu le Roi des Rois !, entre ciel et terre sur l'arbre de la Croix ? Pardonnez-leur ! Pardonnez-leur, pourquoi ? Parce qu'ils savent ce qu'ils font ? Non, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. S'ils l'avaient su, et cependant avaient continué de le faire, ils n'auraient pas pu être sauvés. Ils n'auraient jamais pu être sauvés s'ils avaient su quel crime terrible ils commettaient en condam­nant à mort Celui qui était la Vie, quelle perversion du droit il y avait à préférer Barabbas au Christ, quelle cruauté c'était que de clouer les pieds qui avaient franchi les col­lines éternelles! Ils n'auraient jamais pu être sauvés si, sachant ce qu'ils faisaient, ils avaient continué de le faire sans tenir compte de ce que le Sang qu'ils répandaient était capable de les racheter. Au lieu d'être sauvés, ils eussent plutôt été damnés! C'est l'ignorance seule de leur énorme péché qui leur permit d'entrer dans le groupe des auditeurs de ce cri venu de la Croix. Ce n'est pas la sagesse qui sauve, c'est l'ignorance!

Les condamnés à mort prennent diverses attitudes : les uns proclament leur innocence, d'autres accusent les juges qui les ont condamnés, d'autres enfin demandent pardon pour leurs péchés. Mais Celui qui était l'Innocence Parfaite ne demanda pas pardon; Médiateur entre Dieu et l'homme, c'est Lui qui répandait le pardon. Grand Prêtre qui S'offrait Lui-même en sacrifice, Il intercédait pour les pécheurs. En un certain sens, les paroles de rémission furent prononcées deux fois : une fois au paradis terrestre, lorsque Dieu promit la Rédemption par le « lignage de la femme » qui écraserait le serpent du mal et maintenant que Dieu, sous la forme du Serviteur Souffrant, accomplissait la promesse. Si grand était l'Amour divin, manifesté par cette première Parole descen­due de la Croix, que des échos en ont retenti à travers l'his­toire. C'est ainsi qu'Étienne, le premier martyr, demanda au Seigneur de ne pas imputer le péché à ceux qui le lapi­daient. De son côté Paul a écrit : « Tous m'ont abandonné ! Qu'on le leur pardonne ! » (II Timothée 4, 16.)

Mais les prières d'Étienne et de Paul n'étaient pas comme celle du Christ dans laquelle le pardon et Son sacrifice ne faisaient qu'un. Parce qu'il était à la fois Prêtre et Victime, II était élevé comme Prêtre, mais détruit comme Victime. Ainsi Il intercédait et S'offrait Lui-même pour les coupables. Le sang d'Abel en appelait à la colère de Dieu pour venger le crime de Caïn ; le Sang du nouvel Abel, versé par les frères jaloux de la race de Caïn, s'élevait pour apaiser la colère et intercéder pour le pardon.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:45

LE « NOTRE PÈRE » est parmi les nombreuses formules de prières que (la vrai) Eglise approuva et qu'elle mit à la disposition des fidèles ; il doit occuper la première place dans notre estime et dans la pratique de notre vie.

L'origine du « Notre Père »

Cette prière est, en effet, d'origine divine : c'est Notre-Seigneur Lui-même qui l'a composée pour ap­prendre à ses apôtres comment prier. Ceux-ci étaient un peu comme nous : négligents à s'acquitter du devoir de la prière. Nôtre-Seigneur avait beau les talonner et leur répéter qu'il faut toujours prier et ne jamais cesser, ceux-ci ou bien faisaient la sourde oreille, ou bien ou­bliaient vite les recommandations de leur Maître.

Un jour que Jésus revenait à la charge en leur di­sant : «Demandez donc: vous ne demandez jamais rien. Priez !», les apôtres tentèrent d'excuser leur négligence en disant: «Seigneur, nous ne savons pas prier; mon­trez-nous comment faire.»

C'est alors qu'il leur enseigna la formule du Pater : prière vraiment divine, chef-d’œuvre incomparable tant par la concision et la simplicité de la formule que par la perfection des actes qu'elle contient.

Le chef-d’œuvre du « Notre Père »

Pour bien comprendre la vérité de cette assertion, il faut se rappeler que l'acte le plus parfait que puisse faire un être doué d'intelligence et de liberté, c'est l'acte de charité par lequel on aime Dieu pour Lui-même ou bien le prochain pour l'amour de Dieu. Cet acte est aussi éminemment salutaire, puisqu'il a la vertu de remettre automatiquement en état de grâce celui qui est coupable de péché mortel.

Il s'agit évidemment ici de la charité parfaite, c'est-à-dire de l'amour de bienveillance par lequel on veut du bien à celui qu'on aime. En ce qui concerne Dieu, nous ne pouvons pas, à proprement parler, lui faire du bien, puisqu'il est infini et que l'infini ne peut ni aug­menter ni diminuer en lui-même. Il n'en est pas de même de sa gloire extérieure qui est susceptible de recevoir des accroissements. Nous pouvons donc aimer Dieu de la charité parfaite en voulant qu'il soit glorifié par l'amour, par la louange, par l'adoration et par la soumission de tous les hommes à son adorable volonté, maintenant et dans l'éternité.

A l'égard des hommes, la charité parfaite nous com­mande de leur vouloir le plus grand de tous les biens : le bonheur éternel et les moyens d'y parvenir, c'est-à-dire le pardon des péchés, la grâce sanctifiante et la préservation du mal de l'enfer.

Ajoutons enfin que l'acte de charité du prochain a la même vertu que l'amour de Dieu; il nous obtient le pardon des péchés avant même l'absolution et, si nous avons le bonheur d'être déjà en état de grâce, il nous mérite un degré nouveau de grâce et de bonheur éternel.

Grâce à ces remarques préliminaires, il nous sera facile d'apprécier à sa juste valeur la prière qu'un Dieu a bien voulu nous composer pour nous enseigner à prier.

• « Notre Père qui êtes aux cieux »

Dans ces premiers mots, Notre-Seigneur nous ap­prend que nous devons nous adresser à Dieu avec la

confiance et l'amour d'un enfant envers un Père infini­ment bon et puissant.

C'est dans cette disposition d'âme que Nôtre-Seigneur nous fait ensuite formuler trois désirs qui seront trois actes d'amour parfait envers Dieu et quatre demandes qui sont autant d'actes de charité parfaite à l'égard du prochain. On peut facilement s'en rendre compte en parcourant le texte de la formule.

Les trois premières demandes

• « Que votre nom soit sanctifié »

Cette expression signifie que nous voulons que Dieu soit glorifié, c'est-à-dire qu'il soit loué, adoré, aimé, obéi, béni par tous les êtres intelligents, maintenant et dans les siècles des siècles. Cette première demande, par laquelle nous désirons la gloire de Dieu et le salut de tous les hommes, est donc un acte d'amour parfait de Dieu et du prochain.

« Que votre règne arrive »

Ces paroles expriment encore le désir de la gloire de Dieu et du salut des âmes. En effet, demander que le règne de Dieu arrive, c'est désirer que Dieu règne sur le monde, d'abord par l'extension et le triomphe de l'Eglise, (par le retour d’exil de SS Paul VI) qui est le royaume de Dieu sur terre; par la grâce sanctifiante dans le cœur de tous les hommes; enfin par le bonheur éternel des élus dans le royaume des cieux.

• « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Notre-Seigneur nous fait exprimer ici le désir que tous les hommes soient soumis sur la terre à la sainte et adorable volonté de Dieu, comme les élus le sont dans le ciel. Cette soumission consiste aussi à accepter de la main de Dieu tout ce qu'il nous réserve dans son plan de Providence jusqu'à la mort inclusivement.

Que ce soit là le sens de cette demande, nous en avons la preuve dans le fait que Nôtre-Seigneur a repris la même formule, pour son propre compte, lorsque à la fin de son agonie il a accepté le genre de mort sanglant et douloureux que le Père avait choisi pour son Fils bien-aimé : «Que votre volonté soit faite et non la mienne.»

Or, saint François de Sales affirme que la soumission de notre volonté à l'adorable volonté de Dieu, surtout en ce qui concerne la mort, est un acte de charité par­faite.

Conclusion

Et ainsi se termine la première partie de cette prière merveilleuse et vraiment divine que Notre-Seigneur a bien voulu composer Lui-même pour nous enseigner à prier. Il nous fait faire en quelques secondes trois actes d'amour parfait de Dieu, dont deux au moins sont en même temps des actes de charité parfaite du prochain.

Si nous nous rappelons ce que nous avons dit de la valeur et de l'efficacité de la vertu de charité, il faut avouer qu'il est difficile de condenser en si peu de mots autant d'actes salutaires. (À suivre)

Extrait de : LES PLUS BELLES PRIÈRES. Léon Lebel S. J. (1950)

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:54

Comme la majorité des prédestinés attendaient la venue du MESSIE, ce Sauveur des hommes de bonnes volontés, nous comme eux, nous attendons avec confiance et patience, le retour d’exil de Notre Saint Père « PAUL VI ».

Il devrait bientôt, soit à l’heure de Dieu, révéler à la face du monde entier, le COMPLOT qui vise la destruction de la véritable Église de Notre Seigneur Jésus Christ. Par des faux papes qui ont succédés au Sosie…

Demandons à Jésus de la crèche, de nous bénis, de nous délivrer des embuches du démon et de redonner la vue à ce monde aveuglé par la magie de Satan.

N’oubliez pas que le bonheur n’est pas de ce monde. Le bonheur c’est posséder dès maintenant Dieu en notre cœur, pour avoir le droit d’être avec Lui pendant l’éternité. (Gérald Guay)

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