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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 07:54

Si vous voulez découvrir ces deux auteurs qui sont des catholique et monarchiste, vous devez lire le beau texte qui est sur internet a l’adresse suivante : http://catholicapedia.net/Documents/BOC/2008-11_BOC_L-infiltration-marranes_Une-demonstration-par-l-exemple.pdf

Je connais ces auteurs depuis plusieurs années, ils m’ont fait connaître Abbé Maurice Pinay pour son œuvre 2000 ans de Complots contre l’Église.

http://aaargh.codoh.com/fran/livres8/PINAYfr.pdf

J’ai reçu le Bulletin de l’Occident Chrétien pendant plusieurs années, que je les relis à l’occasion.

J’espère que Monsieur Éric T… a trouvé la solution de ce qu’il appelait : «L’Énigme du comment la Sainte Église va pouvoir renaître de ses cendres». La solution de l’énigme se trouve dans le livre de Théodor Kolberg, disponible en PDF. Son titre est L’IMPOSTURE DU SIÈCLE. http://gloria.tv/?media=627022&language=MnVpcnQGQh7

Ce travail démontre, preuve a l’appui que le PAPE PAUL VI fut remplacée par un sosie, qui est mort en 1978. Les autres qui on succédés au sosie sont des imposteurs, car Paul VI est toujours bien vivant, et c’est lui qui va sauver la Sainte Église lorsqu’il reviendra.

Les sédévacantistes font erreur en prétendant que le siège de Pierre est vacant. Il n’est pas occupé par le véritable saint père, qui est en exil, mais par des imposteurs.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 13:12

A mes chers frères en Jésus-Christ,

Avant de publier cet ouvrage, je tiens à faire la déclaration suivante: Il y a quelques années déjà, que parut à Münster (Westphalie) un ouvrage de M. l'abbé Auguste Rohling, intitulé: « der Talmud-Jude».

Le livre fit grande sensation, mais ne jouissait pas d'une longue existence. La juiverie avec sa formidable puissance, mit tout en mouvement pour en provoquer, de la part des autorités, la prompte confiscation. Comme motif de cet acte de violence, on allégua que le livre contenait quelques erreurs, qui cependant étaient très insignifiantes.

Pendant 10 ans, je me suis donné la peine de soumettre ce livre à un examen approfondi et, après l'avoir entièrement refait et corrigé d'après les sources, je le présente de nouveau à l'attention du peuple chrétien.

Ce n'est pas la haine du judaïsme qui m'a poussé à ce travail, mais uniquement la pitié pour mes frères chrétiens. L'étude de la littérature religieuse des juifs, et les expériences que j'ai faites durant mon ministère pastoral de 40 ans, m'ont fait connaître toute l'étendue des grands dangers, que les agissements juifs préparent à la foi et à la fortune de nos frères chrétiens.

Je suis vieux et malade, j'attends le moment où j'entrerai dans une vie meilleure. Mais avant de quitter cette vie, à l'heure de ma mort j'éprouverais une consolation indicible, si je pouvais me dire que mes paroles ont servi à convaincre mes frères chrétiens du grand danger, dont leur foi, leur vie, leur honneur et leur fortune sont menacés de la part de la juiverie.

Abbé Maximilien De Lamarque. Monte Giuliano, 15 juillet 1888.

Note : En 1888, une récompense de 10,000 francs, à celui qui prouvera qu'une seule des citations contenues dans cet ouvrage est fausse. Cette récompense ne fut jamais réclamée.

Extrait de : Le Juif Talmudiste - Abbé Auguste Rohling, docteur en théologie.

http://www.barruel.com/le-juif-talmudiste-abbe-rohling.pdf

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 14:35

Lorsque le Pape Paul VI prononça un sermon sur la Passion, au cours duquel il dit : "C'est une page extrêmement solennelle et triste qui nous rappelle la rencontre de Jésus avec le peuple juif. Ce peuple était prédestiné à recevoir le Messie ; il l'avait attendu des milliers d'années et était pleinement absorbé dans cet espoir et cette certitude, mais à ce moment précis, c'est à dire quand le Christ vint, parla et qu'il se montra, non seulement ils ne le reconnurent pas, mais ils le combattirent, le calomnièrent, l'insultèrent et finalement le mirent à mort. (Osservatore Romano du 7 avril 1965) (Notez que le Grand Rabbin de Rome Elio Toaff protesta violemment contre cette déclaration le 4 avril 1965)

Le Dr Toaff et le Dr Sergio Piperno, président des Communautés Juives Italiennes adressèrent alors le télégramme suivant au Vatican : "Les Juifs italiens expriment leur stupéfaction inquiète devant l'imputation faite au peuple hébreux de la mort de Jésus que contenait l'homélie du Souverain Pontife prononcée peu avant Pâques, à la paroisse de Notre Dame de Guadalupe et qu'a rapportée la presse Vaticane officielle, renouvelant ainsi l'accusation de déicide, source séculaire de tragiques injustices envers les juifs, que les solennelles affirmations de Vatican II semblaient terminer à jamais." (Il Messagero di Roma, 8 avril 1965) …

Doit-on purger les Évangiles des nombreux passages qui ont un relent d'antisémitisme ? "Peut-on écrit Mgr Carli peut-on légitimement faire assumer par l'Église Catholique en tant que telle une responsabilité aussi énorme, qui en ferait la plus cruelle et la plus vaste association de malfaiteurs qui ait jamais existé à la surface de la terre ? "Les juifs aujourd'hui ne se veulent plus responsables de quoi que ce soit de ce que le Christ a subi de la part de leurs ancêtres, auxquels ils accordent même désormais le bénéfice de la bonne foi ; mais ils exigent de l'Église Catholique d'aujourd'hui qu'elle se sente responsable et coupable pour tout ce que, d'après eux, les juifs ont souffert au cours des deux mille ans écoulés." "Je ne pense pas que l'Église, même en dehors de la seule charité et humilité, puisse adopter officiellement une telle interprétation de l'Histoire. Du moins, elle ne devrait pas s'accuser d'une telle transgression, qui souille son image devant ses fils et le monde entier, avant d'avoir procédé à une investigation détaillée et impartiale, pour laquelle les quelques lignes du schéma conciliaire actuel ne peuvent suffire. "Personne n'entend nier, et tout le monde est prêt à regretter, qu'il ait pu y avoir, plus ou moins par ignorance ou quelquefois par mauvaise foi, des chrétiens à préjugés anti-juifs, de la même manière qu'une certaine littérature rabbinique juive insulta Jésus et la Vierge Marie, inspirant la haine et la malédiction contre les chrétiens. "Mais, bien plutôt que de s'engager dans des procès historiques et d'exiger réciproquement des aveux de culpabilité, il serait beaucoup plus utile à chacun de formuler d'exacts principes doctrinaux, de pratiquer l'estime et la charité, et ainsi de réduire les préjugés mutuels. En ce sens, on peut souscrire aux paroles du grand rabbin du Danemark : "Nous continuerons probablement à demeurer un signe de contradiction mutuelle, mais nous cesserons de nous dévorer l'un l'autre." (cf. Oekoumenikon, 1er août 1963, p. 270)

Donc, à cette condition que "nous ne renions aucun de nos principes".

Pour nous, catholiques, sans renier ni passer sous silence aucun des points contenus dans la Sainte Écriture ou dans la tradition divine et apostolique, "Entreprenons donc de travailler à un texte qui soit acceptable à tous "nos amis juifs", mais qui soit surtout acceptable à tous ceux qui aiment la vérité objective... "Quand bien même les deux mille ans d'histoire seraient remplis, comme le dit la thèse juive, des fautes morales de l'Église envers le peuple d'Israël, cela ne pourrait ni ne devrait rien changer aux termes de la question, telle qu'exprimée par la bouche de Jésus, de St Pierre, St Paul, etc... "La décision transmise par le schéma de 1964 coïncidait avec ce que les juifs proposent et espèrent. Qu'il me soit permis de douter qu'elle soit acceptable en regard de la vérité objective." (Mgr Carli, Palestro del Clero, 1er mai 1965)

Et quelle est la position de l'Église vis à vis de la persécution ? Terme que les juifs associent toujours avec le mot antisémitisme.

L'Eglise réprouve toutes formes de persécutions, de quelque coté qu’elles proviennent. De nouveau tout le monde sera d'accord, mais à la condition que soit clarifiée la phrase quelque fût la période et quiconque en fût responsable".

A entendre et à lire les auteurs juifs, on pourrait croire qu'eux seuls sont victimes de persécutions dans le monde. Dans le monde moderne, seul la persécution anti-juive réveille la conscience démocratique…

Dans son article dans La Palestra del Clero Mgr Carli expose clairement la doctrine catholique sur ce point : "A un certain moment de l'Histoire, Israël rompit l'Alliance avec Dieu, non pas tant pour avoir transgressé les commandements de Dieu ou en d'autres termes pour n'avoir pas rempli les conditions de l'Alliance (il avait si souvent commis ce péché, et Dieu le lui avait toujours pardonné) que parce qu'il avait refusé l'accomplissement de l'Alliance elle-même en refusant Jésus : car "le Christ est l'accomplissement de la Loi" (Rom. X, 4). Dès lors, il ne s'agissait plus des termes accidentels de l'Alliance, mais de sa propre substance. Automatiquement l'élection d'Israël fut annulée ; elle perdit son objet, et les privilèges qui y étaient attachés perdirent leur raison suffisante... Israël finit par s'institutionnaliser en quelque sorte dans une opposition globale, officielle et radicale au Christ et à sa doctrine, en dépit du grand "signe" de la Résurrection du Christ. "La religion Mosaïque, qui par une disposition révélée par Dieu devait aboutir au Christianisme pour y trouver son achèvement et sa perfection, tout au contraire refusa constamment d'adhérer au Christ, rejetant ainsi "la pierre angulaire" posée par Dieu. "Il ne s'agit pas seulement de sa renonciation pure et simple au plan de Dieu (ce qui est déjà une grave faute), mais d'une opposition positive ; sous cet angle, la relation entre le Christianisme et le Judaïsme est bien pire qu'entre le Christianisme et les autres religions. Car Israël seul avait été choisi, avait reçu une vocation, des dons, une histoire, etc., très différents de tous les autres peuples de la terre : dans le plan de Dieu, Israël se rapportait entièrement et complètement au Christ et au Christianisme. Pour n'avoir pas réalisé de sa propre faute cette relation si essentielle, il s'est mis de lui même dans une situation de rejet objectif. Cette situation durera aussi longtemps que la religion judaïque dans le monde refusera de reconnaître et d'accepter officiellement Jésus-Christ. "A mon sens, la Sainte Écriture justifie cette interprétation, et la tradition patristique la confirme".

La rupture entre l'Ancien Testament et le Nouveau n'a cessé d'augmenter, au fur et à mesure que la Torah ou Loi de Moïse fit place à l'influence croissante du Talmud comme source d'inspiration de la religion hébraïque.

Le juif moderne n'étudie pas la Loi de Moïse mais le Talmud, et entre l'Évangile et le Talmud il y a un antagonisme irréductible. …

Cet antagonisme durera-t-il toujours ? Non, répond la doctrine catholique telle que formulée par St Paul, car à la fin des temps, l'ensemble du peuple juif se convertira : "A la fin des temps, la masse des juifs se sauvera ; cette assertion de St Paul est une partie essentielle de l'espérance chrétienne... Les dons de Dieu sont donnés de manière absolue, c'est à dire qu'une fois donnés ils ne sont plus jamais retirés ; mais pour ceux qui les refusent ou qui ne les utilisent pas au moment opportun, ils deviennent des articles de condamnation... "Cette position fut librement acceptée par Israël, et aussi longtemps qu'elle persistera, la condition objective de malédiction demeurera avec toutes ses conséquences. Mais on doit nier catégoriquement qu'une quelconque autorité humaine, qu'elle soit privée ou publique, puisse sous aucun prétexte ou en aucun droit exécuter la punition attachée au jugement divin : Dieu seul peut le faire, de la manière et à l'heure qu'il choisit." (Mgr Carli : Palestra del Clero, 15 février 1965)

Extrait de : Le Judaïsme et le Vatican. (Léon De Poncins)

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 09:04

La première se trouve dans cette véhémente parole adressée aux Pharisiens :

Race de Vipères. Cette apostrophe est sur les lèvres de saint Jean-Baptiste et plus souvent encore sur celles de Notre-Seigneur. (Math., III, 7; XII, 34; XXIII, 33; Luc, III, 7.)

Cette insistance nous invite à en chercher, à en approfondir le sens caché. Dans ce but, méditons successivement : ce qu'est la vipère, ce qu'est sa progéniture et à quel sort elles sont réservées.

1. La Vipère

1. Au sens propre, ce nom désigne un serpent venimeux. Dans le livre de la Genèse (III, I), nous lisons que, de tous les animaux de la création, le serpent est le plus rusé. Il est cer­tain que tout en lui nous trompe.

A le voir au repos, on le croirait forcément condamné à l'inertie. Il n'a ni pattes, ni nageoires, ni ailes, ni membres d'aucune sorte. Comment pourra-t-il bouger ? Néanmoins, grâce à la souplesse de son échine, il se glisse, il court, il bondit, il grimpe et il nage.

A sa taille relativement petite, on le croirait, sinon inoffensif, du moins peu redoutable, mais il est armé d'un poison si subtil et si actif qu'il est à craindre à des animaux cent fois, mille fois plus forts que lui.

Aussi dans les pays infestés de vipères ou autres serpents venimeux, déploie-t-on une vraie vigilance pour en éviter les atteintes.

2. On pourrait se demander : Pourquoi la vipère a-t-elle été créée ? Entre autres raisons, c'est pour nous offrir une image du démon.

Comme la vipère, le démon, vu sa nature, semblerait ne pouvoir exercer aucune action sur nous. Il ne peut, en effet, avoir aucune influence directe sur nos facultés supérieures de l'intelligence et de la volonté. Mais il sait agir sur notre imagination et notre sensibilité, et, par cette voie détournée, égarer notre esprit et porter au mal notre volonté. Il est notre ennemi mortel, acharné ; nous le savons, n'importe, il flatte notre nature et nous nous laissons atteindre; son poison, le péché, est incomparablement plus redoutable que n'importe quel venin : ce n'est pas seulement la vie présente qu'il menace, c'est notre vie éternelle.

Saint Paul : « Je crains, qu'à la suite d'Ève, vous ne vous laissiez surprendre par l'astuce du serpent infernal. » (II Cor., XI, 3.)

Le plus souvent, il s'approche à la sourdine, dissimule la tentation sous l'apparence de quel­que bien et nous rend victime de l'illusion. D'autres fois, choisissant le moment propice, il fascine soudain par la violence de la tentation et l'impression que nous ne pourrons pas résis­ter. C'est ainsi, dit-on, que le serpent fait tomber à ses pieds les petits oiseaux : il les paralyse par la fixité de son regard perçant. Pourquoi l'oiseau ne détourne-t-il pas la tête ? Il vaincrait le charme et prendrait son vol ? Sachons employer ce moyen, détournons notre attention de l'objet qui nous séduit ou nous épouvante, et nous en triompherons facilement.

II. La progéniture de la Vipère.

1. La plupart des reptiles sont ovipares; leurs oeufs sont forcément inoffensifs, au moins jusqu'à leur éclosion. La vipère, comme son nom l'indique, est vivipare, elle donne le jour à des petits vivants, au nombre de douze à vingt-quatre, disent les savants. Cette progéniture ne tarde pas à se disperser, à envahir et infester la région, à multiplier les victimes. Dans les Indes, c'est par milliers qu'il faut compter les gens qui périssent à la suite de morsures de serpents. C'est une image trop vraie des rava­ges de l'enfer parmi les âmes.

2. La progéniture du démon, ce sont les pécheurs. (I Jean, III, 8.) De près ou de loin, c'est toujours lui qui les engendre. En effet, c'est lui qui tout d'abord a tenté notre première mère; nous savons l'histoire de sa chute. Avec Ève, devenue sa progéniture par le péché, le démon s'est attaqué à Adam. Celui-ci aurait peut-être résisté, si le serpent infernal eût été seul; mais il fut vaincu par Ève, et son péché a comme empoisonné toute la race humaine. Depuis lors, l'humanité porte en elle un attrait au mal, une sorte de vitesse acquise qui la porte au péché. Il lui faut lutter constam­ment contre cette concupiscence toujours prête à devenir complice du démon et du monde pervers. Celui-ci se compose de tous ceux qui sont déjà plus ou moins les descendants du serpent infernal par leur alliance avec le péché.

Tout pécheur est donc la progéniture du démon par son origine. Il l'est encore par la ressemblance de ses instincts. Aussi, Notre-Seigneur disait aux Pharisiens : « Vous avez le démon pour père et vous ne songez qu'à accomplir les désirs de votre père. » (Jean, VIII, 44.)

Ces désirs de l'enfer poursuivent sans relâche le mal de l'homme et si possible le mal de Dieu.

Le démon veut le malheur de l'homme. La pensée que celui-ci est appelé à occuper au ciel la place qu'il a perdue, lui inspire une jalousie et une haine implacables. Il ne néglige rien pour nous faire perdre l'héritage céleste, pour nous amener à partager son supplice, après nous avoir fait ici-bas ses esclaves et ses sup­pôts. Tout pécheur concourt à la contagion du péché. Ses suggestions comme ses exemples exercent une influence désastreuse. « Race de vipèresdisait Jésus aux Pharisiens — comment, mauvais comme vous l'êtes, pouvez-vous dire de bonnes paroles ? La bouche parle de l'abondance du coeur. »

Le démon veut également, autant qu'il est en lui, le mal de ce Dieu, dont la justice l'étreint, dont la réprobation et la séparation le torturent; il voudrait s'il était possible, qu'il n'y eût pas de Dieu, ou qu'il ne fût pas le Dieu de toute sain­teté, condamnant la révolte, et le Dieu de toute justice, la poursuivant du châtiment. L'homme, devenu par le péché l'esclave et la progéniture du démon, s'associe au moins implicitement à ses désirs déicides. Ne voulant pas renoncer au péché ni admettre la perspective des châti­ments du péché, il voudrait que Dieu ne connût pas ses désordres, ou s'il doit les con­naître, qu'il ne les condamnât pas, ou tout au moins qu'il ne pût en venir à l'exécution ; en d'autres termes, il voudrait que Dieu ne fut ni l'infinie sagesse ni l'infinie justice, ni l'infinie puissance ; il veut donc, ainsi que le déclare le Sauveur, accomplir le vœu de l'enfer.

III. Voici quel sera le sort de la Vipère et de sa progéniture.

Saint Paul, ayant été jeté par un naufrage sur les rochers de l'île de Malte, y alluma un grand feu pour s'y sécher, lui et ses compa­gnons. Tandis qu'il ramassait du bois pour alimenter le foyer, une vipère se jeta sur sa main et la mordit. L'Apôtre secoua le reptile dans le feu et n'eut aucun mal. La destinée de la vipère et de sa progéniture, c'est d'être tuée sans merci. Dans la plupart des régions, leur tête est mise à prix ; on veut les poursuivre jusqu'à extinction, si possible.

Telle est l'image du sort réservé à Satan et à ses suppôts, les pécheurs. C'est pour Satan et ses complices que l'enfer a été créé, et lorsque Satan eut fait tomber nos premiers parents, Dieu proclama qu'il aurait la tête écrasée par Marie, et que l'inimitié entre sa race et celle de Marie serait éternelle.

Au dernier jour, le souverain Juge dira aux pécheurs : « Allez, maudits, allez au feu inextin­guible qui a été allume pour le démon et sa suite. » Ayant devant les yeux cette horrible destinée des pécheurs, Jean-Baptiste disait à ceux qui ['écoutaient : «, Races de vipères, qui donc vous donnera le moyen d'échapper à la colère divine ? » (Math., III, 7.) Et Notre-Seigneur répétait aux Pharisiens : « Progéniture de vipère, comment pourrez-vous vous soustraire au jugement et à l'enfer? » (Math., XXIII, 33.)

Quand on s'est laissé mordre par le serpent infernal, est-on donc perdu sans ressource ? Non, grâce en soit rendue au bon Maître. Rap­pelons-nous ce qui se passa au désert, quand les Israélites furent victimes du serpent à la morsure brûlante. Moïse, sur l'ordre de Dieu, éleva sur une croix un serpent d'airain. Il suffi­sait de regarder ce serpent pour être guéri de la morsure de ceux qui infestaient le désert. Ce serpent d'airain était la figure du Sauveur. « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean, III, 14, 15.)

Actuellement le divin crucifié est arboré par­tout, et nous pouvons toujours recourir à lui et assurer notre salut.

Extrait de : PAROLES ÉVANGÉLIQUES expliquées et méditées. (1906) Ch. LACOUTURE

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:30

LES CHARISMATIQUES SE DONNENT UNE MISSION : le chanoine Caffarel suppose qu'elle existe mais n'en fait qu'une hypothèse : « Si le renouveau est une initiative divine... » Ce qui reste à prouver. Même dans cette hypothèse, il estime qu'on ne peut savoir la cause du renouveau. (Caffarel donne au mouvement le « rôle d'éducateur spirituel, de susciter et de former hommes et institutions capables de remplir cette mission »). Il est prudent. Le cardinal Suenens l'est moins et donne une mission au mouvement. « On souhaite s'effacer une fois le but atteint » mais une mission est confiée à quelqu’un par quelqu’un. Qui la leur a donnée ?

JÉSUS-CHRIST A ÉTABLI LA HIÉRARCHIE DE SON ÉGLISE et lui a confié la désignation des mi­nistères et des missions sacrées, comme nous voyons les apôtres s'acquitter de cette tâche. Nous ne voyons nulle part que l'Église ait confié une ou des missions à des charismatiques, en tant que tels. Dans son discours du 21 février 1973, le Pape PAUL VI s’étonne que s'étonne que : « Notre religion ne soit plus capable de se rénover elle-même par les méthodes traditionnelles ».

FAUTE DE MISSION, LE CHARISMATISME S'EST DONNÉ UN BUT :

Le but qu'il veut atteindre, par le « laïcat qui est l’Église » (sic), par les communautés de base, en s'intégrant aussi comme réformateur et animateur dans les « assemblées eucharistiques dominicales », si possible, est très net chez les Ranaghan et le cardinal Suenens :

- Le premier but est de réunir toutes les Églises, sous le manteau de l'oeucuménisme, par «l’Esprit, agent de communion» en une Église fédérale où disparaît, anéantie, l'Église catholique, seule Église du Christ. A cette absorption de l'Église catholique dans « La grande Église » que le Pape appelle «l’auto démolition de l’Église» travail le cardinal. Cela explique son affirmation que le renouveau charismatique est un mouvement et non une institution. Comme il ne veut pas remplacer une Église par une autre de même nature, nous pouvons voir par là le premier pas vers une religion informelle, puis naturelle, mondiale et qui ferait l’affaire de la Franc-Maçonnerie. Nous sommes éclairés par les déclarations du cardinal sur les dangers que font courir la Lex Fundamentalis et le Mysterium Ecclesiae (Card. J.L. Suenens).

- Un deuxième but est la démocratisation de l'Église catholique. C'est ce qu'expriment les Ranaghan en disant : « laïcat est l’Église ». La même idée brille dans le livre du cardinal. Après les synodes romains, il a exprimé son dépit par le mot célèbre : « L'ascenseur est resté à mi-chemin »

- Le troisième but est de changer les structures de l’Église catholique Romaine qui n'est pas assez une Église de l'Esprit : démocratisée. Le Pape a répliqué, le 21 février 1973 : « La structure ordinaire et institutionnelle de l’Église est toujours la voie maîtresse par laquelle l’Esprit Saint nous parvient », et le 12 juin 1974, il a précisé : « La nécessité d'être dûment insérés dans les structures institutionnel­les qui donnent à l'Église sa consistance ».

- Le quatrième but est de remplacer peu à peu les paroisses par les communautés de base.

En bref, le but, à demi avoué et transparent dans les ouvrages des Ranaghan et du cardinal Suenens est d'introduire la Révolution dans l'Église et la Société. Ce n'est pas par hasard que l'idée du

Pentecôtisme « catholique » est née dans les « CURSILLOS » organismes de fermentation intellectuelle révolutionnaire.

CONCLUSION

Le renouveau charismatique est issu directement du pentecôtisme protestant à qui il emprunte : principes, caractères essentiels et certaines expressions, cela en violation du Droit Canon et d'une prescription de Vatican II.

- Contre l'Église et la Tradition :

- Il professe que le catholique n'a pas la plénitude de l'Esprit si, à sa confirmation (ou à la réception d'un autre sacrement, selon le cardinal Suenens), il n'a pas fait une expérience sensible de l'Esprit-Saint et n'a pas reçu quelque charisme du type de ceux de la primitive. Église.

- Il professe tantôt la nécessité, tantôt l'importance de la prière charismatique d'assemblée, du leader, de l'imposition des mains pour obtenir du Saint-Esprit un complément d'effusion, appelé encore : Baptême dans l'Esprit. .

- Contrairement à l'Écriture et à la théologie sacramentelle catholique, il professe l'existence de cette impossible et inutile effusion qui n'a pas sa place dans la vie sacramentelle.

- Contrairement à l'Écriture, à la Tradition et à l'enseignement récent de Paul VI, il professe que l'événement de la Pentecôte vécu par les apôtres doit être personnellement expérimenté par les baptisés.

- Contrairement à la Foi et à l'enseignement du Pape Paul VI, les Théoriciens du mouvement professent que les hérétiques font une expérience authentique de l'Esprit-Saint. Ainsi ils induisent en erreur les adeptes qui participent aux réunions charismatiques protestantes et à des cènes protes­tantes.

- Contrairement aux textes du Concile Vatican II, à la foi catholique, à l'unité et à la vraie notion d'Église, le mouvement professe un faux oecuménisme, périlleux pour la Foi et injurieux pour l'Église de Jésus-Christ. Ils espèrent une union des Églises sans unité de Foi, le Saint-Esprit ser­vant « d'agent de communion » (cardinal Suenens), ce qui est blasphématoire et hérétique.

- Contrairement au dogme porteur de toute saine spiritualité catholique et en dehors duquel elle ne peut se constituer, le mouvement prétend que sa spiritualité est traditionnelle et range faussement son « expérience de Pentecôte » parmi les phénomènes mystiques.

- Contrairement à l'enseignement constant de l'Église, du dernier concile et des saints qui ré­prouvent énergiquement le désir des charismes, le mouvement incite à ce désir, en donne l'espérance certaine et la réalisation immédiate.

Pour ces raisons, et d'autres encore, les diverses formes du Pentecôtisme prétendu, catholique et des renouveaux dits charismatiques sont très gravement nocives, condamnables et con­damnées par le fait même (ipso facto) sans que soit nécessaire un acte particulier du Saint Siège.

Ce texte résume les cinq conférences du Père Eugène de Villeurbanne à NANTES, les 27 et 28 novembre 1974.

Extrait de : Les Mouvements Charismatiques au regard de la Foi et de l’Église. Père Eugène de Villeurbanne. O.F.M.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 13:39

Le renouveau charismatique a-t-il une mission dans l'Église?

Le renouveau charismatique n’a aucune mission spirituelle.

• Si l'effusion du Saint-Esprit existait, les charismatiques la définiraient pareillement. Le cardinal Suenens (initié à la franc- maçonnerie depuis 1966) croit faire une trouvaille chez les Ranaghan, quand il la définit avec eux comme une réaffirmation et un renouveau adulte des sacrements, une « ouverture de nous-mêmes à toutes leurs grâces. Mais que veut dire réaffirmer un sacrement ? Qui peut réaffirmer un sacrement ? Faire un renouveau adulte d'un sacrement? On ne peut le savoir car cela n'a jamais existé dans la théologie sacramentelle, sauf pour désigner la fidélité à la grâce reçue dans un sacrement, ce qui est un acte personnel. Le définir « ouverture de nous-mêmes à toutes leurs grâces » n'est pas définir une effusion particulière de la Trinité, mais en termes passifs la fidélité à la grâce qui, de notre part, est acti­ve. Nous ; l'avons montré : en dehors des sacrements, il n'y a pas de place pour une effusion active de la Trinité.

L’expérience sensible n'existant pas comme le prouve le Pape, le renouveau charismatique n'a pas de nouvelle mystique a offrir.

• Quant aux merveilleux charismes, nul n'a donné le pouvoir de les communiquer ni de forcer le Christ et l'Esprit à les donner, ni d'en réveiller la source tarie. Le Christ n'a jamais dit qu'il fai­sait don de son Esprit aux conditions fixées par les théoriciens et les leaders. On objecte la parole de Jésus (St Jean, XIV, 21) : « Je l'aimerai et me manifesterai en lui ». Mais Jésus ne dit rien de la manière, de la mesure, des conditions ; il parle de ceux qui, observant ses commandements, seront aimés du Père et du Fils. La prétention des charismatiques a d'autant moins d’objet qu’ils disent réveiller immédiatement l'Esprit et ont la certitude de sa réponse « concrète », c'est-à-dire sensible. Tout cela est subjectif ; ils en ont conscience et nous allons le voir.

Ils n'ont reçu aucune mission spirituelle de l'Église : ce qu’on dit de la vocation des leaders en témoigne : « Partout où se forment des groupes de prière, la réception du don d'animateur en est un des développements spontanés » écrivent les Ranaghan. L'assemblée se forme spontanément et le leader jaillit ! Mais quel est le jaillissement historique de l’inspiration et du mouvement ?

A l'origine, on trouve Keifer et Bourgeois, rebaptisés par des protestants.

• Le mouvement n'est pas né de l’Église catholique, il n’est pas né du Saint-Esprit, il n’a aucune mission spirituelle : ni celle de rénover la dévotion au Saint-Esprit, parfaitement au point dans l'Église catholique, toujours vivante chez les prêtres, les religieux et les fidèles que n'ont point recyclés les meneurs post-conciliaires, ni celle d'enseigner la prière, pratique très en honneur chez les catholiques et qu'enseignent fidèlement prêtres, catéchistes et parents qui n'ont pas adopté le catéchisme moderniste et remplacé la psychologie de la Foi par la psychologie athée.

Le mouvement n'a pas reçu de l'Église mission de suppléer à des carences imaginaires. Le Pape Paul VI écarte clairement cette mission : « La structure ordinaire et institutionnelle de l'Église est toujours la voie maîtresse par laquelle l'Esprit-Saint nous parvient ». D'ailleurs les seules carences sont des carences volontaires et on voudrait être sûr qu'elles n'ont pas la même cause que le mouvement qui prétend y remédier. En tout cas, on ne remédie pas à des carences du sacerdoce en détruisant la foi et en calomniant l'Église de Jésus-Christ.

• Une très curieuse affirmation du cardinal Suenens confirme que le mouvement n’est pas né du Saint-Esprit, mais « de la volonté de la chair » que travaille la démangeaison de « sentir » l'Esprit.

Le cardinal nous apprend que lui-même et les chefs du mouvement charisma­tique, souhaitent la disparition du mouvement quand il aura atteint son but. Ainsi voilà un mouvement qui reproche à l'Église catholique d'avoir perdu le Saint-Esprit, qui se flatte de l'avoir retrouvé, qui professe que le Saint-Esprit souffle où il veut - et même où il ne veut pas - et qui veut disparaître ! Pourquoi, s'il est Vérité et sanctification? On ne comprend pas.

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Extrait de : Les Mouvements Charismatiques au regard de la Foi et de l’Église. Père Eugène de Villeurbanne. O.F.M.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 18:46

L'un des silences les plus intolérables, est le silence le plus tendancieux, sur les paroles les plus significatives de Paul VI.

LES TEXTES DU SAINT PÈRE DISENT CLAIREMENT SA PENSÉE SUR LE RENOUVEAU CHARISMATIQUE.

Est-ce au nom de la même fidélité que les théoriciens et un cardinal de la Sainte Église avancent un ou deux textes du Pape sans signification particulière et taisent ceux qui s'opposent au renouveau charismatique ? Qu'on en juge par les citations qui suivent :

SUR L'ERREUR DE RECHERCHER L'EXPÉRIENCE SENSIBLE : « Nous voudrions traduire en expérience cette vérité religieuse, cette réalité mystérieuse... Cette doctrine n'est pas la bonne. L’expérience sensible et directe d'une réalité religieuse est en effet impossible ». Ainsi parlait Paul VI, le 16 janvier 1974.

SUR L'ERREUR DE VOULOIR UNE NOUVELLE PENTECOTE ET D’AFFIRMER UNE ACTION DE L’ESPRIT HORS DE L'INSERTION DANS LE CORPS DE L'ÉGLISE : « La Pentecôte est quelque chose qui demeure, une histoire permanente. L'Église vit toujours en vertu de cette prodigieuse infu­sion... » Puis le Pape cite saint Augustin « qui sera toujours notre maître » : «Seule l’Église catholi­que est le corps du Christ. En dehors de ce corps, l'Esprit ne vivifie personne... Ils n'ont pas l'Esprit-Saint ceux qui sont en dehors de l’Église… » Et Paul VI de conclure : « Cela nous conduit à méditer sur la nécessité d’être dûment insérés dans les structures institutionnelles qui donnent à l'Église sa consistance corporelle et sont présentées ici comme la condition pour bénéficier de l'Esprit-Saint » (12 juin 1974).

SUR L’ERREUR DE CROIRE QUE LE RENOUVEAU DE L’ÉGLISE DOIVENT VENIR D’UNE AUTRE INITIATIVE QUE D’ELLE-MÊME : « Notre religion n'est-elle plus capable de s'affirmer, de se maintenir, de se rénover par les méthodes traditionnelles ordinaires ? L'Esprit soufflerait-il uniquement en dehors des structures ordinaires ? L'Église de l'Esprit aurait-elle quitté l'Église institutionnelle? Les charismes de la spiritualité chrétienne authentique et primitive, de la spiritualité de la Pentecôte, ne se rencontreraient-ils plus que dans des groupes spontanés ?... Nous voulons affirmer deux choses : La structure ordinaire et institutionnelle de l'Église est toujours la voie maîtresse par laquelle l’Esprit-Saint nous parvient... Celui qui altère la conception de l’Église, dans l'intention de rénover la religion... entrave par là même la vie de l'Esprit » (21 février 1973). Et Paul VI a fait bien d'autres rectifications, par exemple : les 23-7-71, 23-5-73, 11-10-73.

Note de l’éditeur : Léon-Joseph Suenens, cardinal-archevêque de Malines et grand protecteur de l'hérésie pentecôtiste, francmaçon depuis le 15 juin 1966.

Le 11 octobre le cardinal Suenens eut une « audience privée » avec le Pape sur le mouvement charismatique : tout ce qu'il put dire à ce sujet fut que la rencontre avait été personnel­lement (notez le mot) extrêmement cordiale, mais que leurs vues ne coïncidaient pas toujours. Cela après l'audience des chefs « catholiques pentecôtistes » du 10 octobre, et l'on sait que les chefs du mouvement s'appuient beaucoup sur le congrès de Grottaferrata. Le pape qui marqua son désaccord avec le cardinal aurait-il approuvé le mouvement la veille ? Non pas : il choisit ses mots avec le plus grand soin, parla seulement de « certaines notes communes » pour promouvoir un renouveau spirituel dans l'Église d'aujourd'hui « sous différentes formes et environnements divers ». Il évita les mots pentecôtiste et charismatique et aurait pu faire la même déclaration à un groupe de « Légion de Marie » ou de«l'Opus Dei »... Le baptême dans l'Esprit, le don des langues, les prophéties, les guérisons pentecôtistes ne sont assurément pas des « notes communes » pour tous les rénovateurs spirituels et les paroles du pape n'étaient en aucune façon éloge ou approbation des pentecôtistes catholiques, comme beaucoup eurent tort (1) de le proclamer : toujours la mise en condition ! (1) Cette analyse est faite par le P. Rumble dans une lettre du 4 janvier 1974

Au cours de cette audience, le saint Père PAUL VI, a rappelé que « la vie spirituelle est avant tout l'exercice DES VERTUS DE FOI, D'ESPÉRANCE ET DE CHARITÉ », de Foi catholique évi­demment ! Et maintenant, les théoriciens mettront en avant de splendides discernements des esprits ! Saint Ignace devait l'entendre autrement.

Après les paroles du Pape, est-il besoin de dire que :

LA PRÉTENDUE SPIRITUALITÉ CHARISMATIQUE N'EST PAS CONFORME A LA SPIRI­TUALITÉ TRADITIONNELLE CATHOLIQUE. Rien n'est si opposé à la spiritualité tradition­nelle et à la théologie catholique que l'insertion d'une effusion, surtout constatable, de l'Esprit entre la grâce sanctifiante et ses ramifications d'origine sacramentelle d'une part et d'autre part l'effort de l'âme aidée des grâces actuelles. Est formellement anti-théologique la certitude que le Seigneur veut nous faire expérimenter sensiblement son Esprit et présence. Que l'expérience réponde immé­diatement au désir est contraire à la spiritualité traditionnelle. Contraire à la tradition est l'attente d'une expérience personnelle, hors des étapes de la purification nécessaire, sous prétexte que, Vati­can II a démocratisé la sainteté, que tout le monde est saint sans tendre à la sainteté. Contraire encore cette primauté de louange sur les larmes de regret qui doivent jaillir de nos yeux pécheurs et les larmes de tristesse devant les souffrances passées du Christ vivant et actuel. Cette exaltation de la louange est un facteur émotionnel et une mise en condition. Cette louange affranchie de tristesse ressemble à l'état d'âme du protestant, dont aucun péché ne peut être remis et qui ne pleure plus les souffrances du Christ parce qu'il est ressuscité, L'Église catholique pleure pendant le Carême et le temps de la Passion. Rien n'est plus contraire à la spiritualité traditionnelle que cette insistance à dire qu'avec l'Esprit, le charismatique reçoit la loi gravée dans son cœur, que l'expérience de l'Esprit est expérience de Vérité opposée à la Vérité « abstraite et purement rationnelle » : dangereux Illuminisme autant pour la Religion que pour l'État.

IL N'Y A PAS DE MYSTIQUE CHARISMATIQUE : Une des plus incroyables prétentions mouvement est de vouloir faire passer son expérience pour une expérience mystique. Paul VI a réfuté cette prétention. Cette expérience est souvent mentionnée chez les Ranaghan. Le cardinal Suenens réclame l'expérience pour secouer l'homme moderne. Il dit même que la liturgie nous fait « implorer les manifestations sensibles de Dieu » dans le Veni Sancte Spiritus. Dans la Vie Spi­rituelle de janvier-février 1974, page 85, sous le titre « un renouveau mystique », le père Ghislain Lafont présente l'expérience pentecôtiste comme une expérience mystique. Qu'en est-il ? Le domaine de la mystique, ce sont les sept dons du Saint-Esprit: Sagesse, Intelligence, Force, Conseil, Science, Piété et Crainte de Dieu. La contemplation infuse, connaissance et amour infus sont produits spécia­lement par l'Intelligence et la Sagesse, et l'Amour l'emporte sur les lumières de l'Intelligence :

Saint Bonaventure écrivait : (Hexaem, II, n° 32). «Si l'Intelligence n’entre pas dans l’expérience mystique, à plus forte raison : les sens.» Le simple fidèle comprend facilement. Les dons de l'Esprit- Saint sont une des trois ramifications de la Grâce : Vertus, Dons, Béatitudes, d'où découlent les fruits de l'Esprit. Or la grâce sanctifiante est surnaturelle, im­perceptible sensiblement et Dieu l'est aussi.

Quand on écrit que, dans la prétendue expérience mystique charismatique, le « renon­cement est autrement situé », cela signifie-t-il que l'expérience mystique précède la purification de l'âme et l'exercice des sept vertus théologales et morales ? Leur pratique, avant que l'on parvienne à la contemplation infuse, exige long travail et soumission. Quel Théologien mystique, quel Saint n’a jamais fait l’expérience mystique sans passer par les étapes de la sanctification de l'âme ? Saint Bonaventure, «Prince de la mystique» (Nommé ainsi par Léon XIII). écrivait que la voie directe qui mène à l’union mystique est un très grand amour du Crucifié et, pour lui Amour entraîne Imitation. Or le charismatique - ils le disent assez - porte son regard sur le Ressuscité, non sur le Crucifié.

(St Bonaventure «Itinéraire de l'âme à Dieu » Prologue n° 3. Les théoriciens du mouvement charismatique auraient intérêt à étudier les conditions et les voies de la mystique de St Bonaventure.)

Bien avant le Charismatisme, saint Bonaventure a écrit : « La porte de la Sagesse est le désir de la Sagesse », mais il dit « Sagesse » (42) et non expérience sensible. Il n'y a pas de mystique pentecôtiste ou charismatique.

Extrait de : Les Mouvements Charismatiques au regard de la Foi et de l’Église. Père Eugène de Villeurbanne. O.F.M.

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