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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 17:35

Après la mort de Jésus notre Sauveur, pour tous ceux qui l’avait suivi ce fut comme la fin d’un rêve merveilleux. Ils n’avaient pas compris qu’Il devait mourir pour s’offrir en holocauste à Dieu le Père, pour nous racheter et aussi pour nous prouver qu’Il était DIEU. L’abandon qui les frappait semblait être au delà de leur force.

Voyons comment la Mère de Jésus réagit et faisons un parallèle avec ce que nous vivons présentement, par la mort apparente de notre Saint Père PAUL VI.

Sur la croix, Jésus dit à St Jean : Voici votre Mère. A partir de ce moment là, Marie est devenu notre mère du Ciel.

Durant la vie de Jésus, elle était continuellement en communication spirituelle avec Lui. Après la mort de Jésus sur la croix, cette communication s’est interrompu, elle connu le silence, l’abandon en son cœur et en son âme, jusqu’à la résurrection de son Fils.

Nous les véritables catholiques qui croyons les paroles de Notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bien dit qu’il n’abandonnerait jamais son ÉGLISE.

Nous sommes temporairement privé de notre chef légitime PAUL VI depuis Juin 1972.

Le 8 juin 1972, Jacinthe de Fatima apparut à la voyante de Bayside, Veronica Lueken, et lui dit que le troisième secret allait s'accomplir. Une vingtaine de jours plus tard, le 29 juin 1972, Paul VI prononçait le discours où il déclara que « les fumées de Satan étaient entrées dans le peuple de Dieu », dénonçant discrètement les infiltrations maçonniques et la trahison.

Il est important de noter que cette expression fut reprise par Paul VI d'une phrase qu'il avait déjà prononcée deux années plus tôt, précisément lors d'une trahison, rapportée par Mgr J. Masson.

Le Lundi de Pentecôte de 1970, Mgr Martin attendait l'arrivée du Pape Paul VI pour sa Messe quotidienne ; le Saint-Père s'étonna qu'il y eût les ornements verts, et non les ornements rouges. Voici ce qu'il se vit répondre : Mgr Martin, très, très embarrassé :

- « Très Saint-Père... l'Octave de la Pentecôte n'existe plus: c'est Vous qui avez signé sa suppression. »

Paul VI : - « Non, Je n'ai rien signé de ce genre. Alors, j'ai été trahi. Comme le Christ Vraiment, la fumée de Satan est entrée dans l'Église. Mais «portae inferi non praevalebunt » »

La dénonciation du 29 juin fut suffisante pour que les valets de l'Enfer emprisonnassent le Saint-Père et voulussent le tuer... …

Profitons de l’exemple de Marie, qui à la suite de ces terribles épreuves, qui n’ont rien de comparables a celle que nous vivons depuis 42 ans. Prions, ayons foi dans les promesses du Seigneur qui tient toujours ses promesses.

Bientôt nous aussi nous aurons notre Dimanche de Pâques, celui de toute la Sainte Église, avec le retour du vénérable représentant de Dieu sur la terre.

Il faut lire ou relire ce que la Sainte Vierge Marie, co-rédemptrice du genre humain, nous a révélé lors du dit : Secret de la Salette. http://prophetiesaintmalachie.over-blog.com/

Ce texte explique très bien, les événements que nous vivons présentement, ainsi que le rôle du Saint Père PAUL VI, Pape Martyr de la fin des temps. http://paulvipapemartyr.over-blog.com/page-4070084.html

«O Très Sainte Trinité, je vous offre aussi l'acte de foi solitaire, cruel et parfait que fit la Très Sainte Vierge Marie le Samedi Saint, lorsque tous avaient perdu la foi» (Saint Bernard).

elogofioupiou.over-blog.com

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 09:29

Le précieux Sang

Dans la nuit de jeudi à vendredi, il me fut donné de voir mon divin Sauveur crucifié, couvert de plaies et gisant dans son sang. Je vis surtout d'une manière très distincte les pensées cuisantes de son âme divine. J'ai compris que c'était pour mon amour que Jésus, l'Agneau sans tache, endurait de si cruelles souffran­ces ...

Et ma douleur devint pour un moment profonde comme la mer. Le péché m'apparaissait dans toute sa malice. De l'oeil de l'intelligence, je voyais Dieu irrité des outrages qu'il reçoit de la part de ses créatures, et déchargeant les coups de sa justice sur la Victime immaculée.

Au milieu de ces atroces tortures, la voix gémissante du Bien Aimé se fit entendre à mon âme. Elle lui disait : Ouvrez-moi votre cœur, mon épouse, parce que par­tout on me rebute. Mettez-moi à l'abri de mes persécuteurs; étanchez ma soif brûlante, donnez-moi de l'amour, aimez-moi pour ceux qui insultent à mes douleurs, qui se moquent de mon amour, qui foulent aux pieds le Sang que j'ai versé au milieu d'incom­parables douleurs, qui font de leurs âmes que j'ai créées à mon image, que j'ai imprégnées de mon Sang, de véritables repaires de démons...

Tout hors de moi-même, en voyant le Dieu fait homme écrasé sous le poids des douleurs et des opprobres, j'ai juré à mon divin Époux que je voulais m'immoler avec Lui et verser jusqu'à la dernière goutte de mon sang, pour lui gagner des âmes...

Jésus répétait encore : Je rejetterai ceux qui me rejettent, je me rirai de ceux qui me méprisent, je foudroierai ceux qui se moquent de moi et font peu de cas de la valeur de mon Sang.

Mais ceux qui méditent ma Passion et ma mort, qui s'en appliquent souvent les mérites infinis, qui aiment à contempler mes souffrances, qui désirent partager mes angoisses et mes hu­miliations, ceux-là sont mes bien-aimés...

Je les porterai dans mon coeur, je les nourrirai de mon Sang.

Venez donc, Aurélie, vous désaltérer avec confiance et amour à la source du salut et de la vie. Venez, mes plaies sont ouvertes pour vous recevoir, mon Sang coule pour étancher votre soif insa­tiable et vous vivifier !

Je m'approche avec tremblement du Dieu trois fois saint, j'applique ma bouche sur son divin cœur et je bois à longs traits le Sang vermeil et chaud qui s'en échappe...

Le ciel est dans mon coeur ou plutôt mon coeur est au ciel. Je jouis des promesses de Jésus. Je possède la récompense promise à ceux qui chaque jour boivent le Sang et qui travaillent à le faire connaître et glorifier. Mais bientôt, à cette paix profonde succè­de l'agonie de l'âme ...

Je pleure de ne pouvoir assez aimer Celui qui vient de me donner des marques du plus tendre amour. Au sortir de cette union, je me sens dévorée d'un zèle brûlant...

Ce fut dans ces dispositions que quelques heures plus tard, je reçus mon Bien-Aimé. Ai-je besoin de vous dire ce qui s'est passé dans l'union eucharistique ? ... L'Époux a donné du Sang à l'épouse, Il a guéri ses infirmités, Il a communiqué à son âme une fermeté inébranlable, Il a dissipé ses doutes, Il lui a assuré sa divine pro­tection par ces paroles : Chère épouse rachetée de mon Sang, met­tez-vous à l'œuvre et ne craignez rien ! Je serai près de vous pour vous secourir dans tous vos besoins...

La dévotion au Précieux Sang

Une lumière subite éclaira en même temps mon entendement. Je vis d'une manière très distincte que j'étais appelée à travailler à la fondation d'une arche où viendrait s'abriter une troupe d'éli­te...

Je ne doutais plus des promesses de Jésus-Christ et, dans l'enthousiasme d'une reconnaissance sans égale, je m'écriai : Je veux, je crois, j'espère !

— Mais, dit Jésus, il ne suffit pas de vouloir, de croire et d'at­tendre; il faut se hâter de faire ma volonté, que je t'ai plus d'une fois manifestée,

— Seigneur, vous voyez mon coeur, vous connaissez l'ardeur de mes désirs. Vos ministres n'ont qu'un mot à dire et je suis à l'Oeuvre.

— Eh bien ! Mets de côté le sentiment de crainte qui t'arrête et, tout en confessant ton indignité, sollicite vivement de ma part, l'exécution de mes desseins sur toi et sur un grand nombre d'âmes.

N'hésite plus à croire que je t'ai choisie pour être l'amante de mon Sang et que par toi, il doit être connu, aimé et glorifié.

Au moment où ces paroles sont prononcées, une figure res­plendissante de beauté et de lumière m'apparaît... C'est un hom­me revêtu d'une immortelle jeunesse et qui, en me montrant ses mains, ses pieds et son côté percés d'où s'échappent des rayons lumineux et des torrents de sang, me dit d'une voix forte et douce : Je suis l'Époux des vierges; je suis la vraie Voie, la Vérité souveraine et la véritable Vie.., Suivez-moi et à votre suite mar­chera cette troupe de vierges que vous voyez. Le regard de mon intelligence fut illuminé et je vis qu'en effet un cortège de vier­ges plus blanches que la neige et plus vermeilles que la rosée s'avançait vers moi...

Jésus les aspergeait de son Sang en disant : Soyez bénies, ô vierges, qui avez été jugées dignes de marcher à la suite de l'Agneau immaculé, de partager ses souffrances, ses humiliations, ses abandons...

Pour prix de votre généreux dé­vouement, de vos sacrifices, de vos larmes et de vos prières, vous partagerez, dans le ciel, ma félicité. Je ferai jaillir sur vous la gloire que me procurera le salut des pécheurs. En retour des âmes que vous enfanterez à la vie de la grâce, je ceindrai vos fronts d'une auréole particulière dans la cité des élus. Au jour de mes vengeances, vous serez à l'abri des coups de ma justice; vous par­tagerez la gloire des Apôtres, la récompense des Martyrs, le bon­heur des Vierges.

Au nom de Jésus crucifié que j'ai vu, que j'aime et que j'ai choisi pour mon unique Époux, je viens vous conjurer, mon Père, de ne pas suspendre plus longtemps l'exécution de la volonté de Dieu. Ne retardez pas mon bonheur; ne laissez pas perdre l'orne­ment de gloire que l'Église recevrait de la pauvreté, de l'humilité, de la pureté et de l'amour des vierges adoratrices du Sang Pré­cieux, filles de Marie Immaculée. Sinon, vous aurez à rendre compte aussi exactement que possible de tout ce qui s'est passé vendredi. Il ne me reste plus qu'à m'anéantir profondément en la présence de Dieu...

Je serais prête à perdre mille vies plutôt que de manquer à croire et à soutenir la vérité des paroles et des promesses de mon Époux d'amour... C'est dans ces sentiments qu'humblement prosternée devant l'adorable majesté de Dieu, je le conjure, au nom de la Passion de son Fils, au nom du Sang très précieux, au nom de la Vierge Immaculée, d'avoir pitié de moi, qui n'ai d'autre ambition que d'aimer mon Sauveur crucifié et de, procurer la gloire de son Sang.

A vous maintenant de peser toutes ces choses et à moi d'exécuter promptement tous vos ordres que je regarderai comme venant de Dieu même. Demandez à Ma­rie qu'elle me fasse part de son humilité et de sa soumission.

Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 11:54

LE MÉMORIAL DE LA PASSION

Le pain de vie

La Passion fut assurément, très amère et douloureuse pour Jé­sus, d'abord à cause du spectacle des péchés, des crimes sans nombre qui souilleraient la terre et perdraient les âmes, dans tous les siècles. Son coeur en est brisé, et c'est là une des causes de cette sueur de sang qui l'inonde au jardin des Oliviers.

Douloureuse mille fois plus que toutes les souffrances endu­rées dans tous les siècles par tous les martyrs. Car Jésus le plus beau, le plus parfait des hommes, l'homme par excellence, était le plus sensible, le plus capable de souffrir dans l'âme et dans le corps, le plus vulnérable sous les coups des injures, des fouets, des soufflets, des marteaux et de cette suite inouïe de tourments qui brisèrent son coeur et lui ôtèrent la vie. Chacun de ces coups est un abîme insondable. (5,115 coups de fouets, selon Marie d’AGRÉDA)

Mais, ô mystère d'amour ! Toutes les souffrances lui sont ren­dues supportables et même délicieuses par la pensée que son corps adorable ainsi broyé, brisé, haché, moulu comme le froment, va devenir notre victime, notre hostie, notre nourriture, notre vie, dans l'Eucharistie.

La présence réelle

La Passion fut très pénible à Jésus, à cause des séparations qu'elle lui imposait. Se séparer des personnes tendrement aimées selon Dieu, s'éloigner d'elles ne serait-ce que pour peu de temps, est pénible au coeur noble, au coeur doué de sentiments élevés.

Quel cœur ne fut jamais rempli de tendresse à l'égal du cœur de Jésus pour ses apôtres et ses disciples ? Et voilà que la mort va le séparer d'eux. Il sait qu'après sa mort, il quittera la terre, qu'il dira adieu à sa mère bien-aimée, à ses apôtres, à tous ceux qu'il a comblés de ses tendresses. Ah ! Combien son cœur si bon souffre à cette pensée. Je m'en vais, mais consolez-vous; ce ne sera que pour peu de temps; Je vais à mon Père, et je vais vous préparer un trône. Je ne vous laisserai pas orphelins. Je vous en­verrai l'Esprit consolateur.

Il les revoit après la résurrection, avec quelle joie, quelles effusions de tendresse ! Mais ce n'est que pour quelques jours. Il faut qu'il disparaisse. Et son coeur saigne. Où trouvera-t-il une suprême consolation ? Dans l'Eucharistie. Je suis avec vous jusqu'à la fin des siècles. Il pense au pouvoir qu'il a donné à ses prêtres de renouveler sa présence : Faites ceci en mémoire de moi. (Par la sainte messe tridentine de St-Pie V)

Le sacrement d'amour

Ce qui contribua encore à rendre plus pénible et très amère la Passion de Jésus, ce qui le réduisit à l'agonie au jardin des Oliviers, ce fut la haine et l'ingratitude de ses contemporains et de tous ceux qui dans la suite des siècles se tourneraient contre lui et même se serviraient de ses bienfaits, de son sang, de ses sacrements pour l'outrager, le trahir et perdre les âmes qu'il venait sauver.

Les prophètes ont annoncé bien souvent cette cause des dou­leurs du divin Sauveur et lui-même a pleuré sur Jérusalem ingrate et perfide et sur toutes les âmes et les nations qui le trahiraient : A quoi bon verser mon sang à la flagellation, au couronnement d'épines, à la croix ? Tout cela sera inutile pour des millions d'âmes, pour tous ces coeurs endurcis qui se moqueront de moi et qu'il me faudra condamner dans un juste châtiment éternel.

O mon peuple, que t'ai-je donc fait, en quoi t'ai-je fait de la peine; réponds-moi ? O ingratitude, ô trahison ! Voilà ce qui plonge Jésus dans une tristesse sanglan­te et lui arrache ce cri de détresse sur la croix : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? Où donc trouvera-t-il un adoucissement à ses douleurs ? À cette angoisse mortelle ? En­core dans l'Eucharistie. Ah ! Sans doute l'Eucharistie rencon­trera aussi la haine, la profanation, les coeurs endurcis. Mais Jésus sait qu'elle enflammera bien des âmes, et qu'elle répandra sous tous les climats, en tous temps et en tous lieux, un vaste incendie d'amour que la haine, l'indifférence, l'ingratitude ne pourront jamais éteindre. L'Eucharistie fera germer et mûrir dans des millions de cœurs une abondante moisson de vertus, et produira les plus merveilleux effets pour la gloire de Dieu et pour le salut éternel d'une multitude innombrable d'âmes.

L'âme fidèle qui vit de la foi comprend ces trois grandes causes des souffrances de Jésus et si, comme son Maître et Sau­veur, elle les éprouve elle-même, elle vient à l'Eucharistie cher­cher un adoucissement aux peines corporelles, aux déchirements des séparations inévitables, à la haine et à l'ingratitude; et com­me Jésus, elle accepte tout avec joie ou avec résignation, pour res­sembler à Celui qui l'a aimée jusqu'à la croix.

Le saint sacrifice

L'Eucharistie est aussi un mémorial de la Passion par le fait que Jésus se donne à nous dans la sainte communion, dans son état de victime immolée au saint autel comme sur la croix. A la messe, le glaive des paroles de Jésus, prononcées par le prêtre, im­mole la divine Victime; en la plaçant dans un état de mort appa­rente. Vivante représentation du sacrifice de la croix !

Au Calvaire, le corps de Jésus était suspendu au gibet, et son sang inon­dait la croix et la terre, comme il avait inondé le jardin de l'ago­nie et le prétoire de la flagellation. Ce même sang, les anges le contemplent dans le calice du prêtre et sur la patène du sacrifice. Jetons un regard de foi sur la Victime immolée.

A.-N. Valiquet, o.m.i.

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:23

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné !

Jésus a-t-il assez souffert ? Couvert d'ignominies, épuisé dans son corps par la perte de son sang qui coule de toutes ses plaies, torturé dans son coeur par tous les déchirements de l'amour, a-t-il atteint le degré suprême de la douleur, et la passion de son âme est-elle complète ? Oh non, loin de là. Il doit vider le calice jusqu'à la lie. Cette lie ne viendra pas des créatures. Elle sera ver­sée par la justice infinie d'un Dieu qui exige le châtiment absolu de Celui qui seul peut l'offrir dans toute sa perfection.

Au moment de mourir dans les affres de la plus cruelle des agonies, Jésus adresse à son Père le cri déchirant de la désolation : Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? Dans les épreuves les plus douloureuses, alors que l'homme troublé, bouleversé jusque dans le fond de son être, ne voit autour de lui que ténè­bres et tristesses, quand tout le monde le repousse avec dédain et sans pitié, il lui reste quand même la ressource d'une cons­cience qui le console par le calme de sa sécurité, ou le soutient même par la satisfaction du remords. Et surtout il peut, privé de toute consolation humaine, se tourner vers Dieu et jeter en lui une espérance qui ne trompe jamais.

Mais pour le Sauveur sur la croix, il est devenu l'iniquité elle-même, puisqu'il porte tous les péchés, toutes les offenses de l'hu­manité; et devant son Père il disparaît avec sa sainteté et son amour, pour ne laisser voir que le crime et la peine à subir. Il n'a donc rien à attendre que justice implacable et délaissement cruel.

Et pourtant c'est le Père qui jadis mettait ses complaisances dans le Fils bien-aimé, c'est Lui dont Jésus a voulu en toute chose faire la volonté, c'est Lui dont le Sauveur avait enseigné à tous les bontés prévoyantes, et vers qui il avait ramené la confiance humaine par la prière filiale. C'est à lui que tout à l'heure au cénacle il adressait un chant d'amour, et pour qui il voulait con­quérir l'humanité. A l'instant même, il vient de supplier son Père, et de demander le pardon pour les bourreaux qui le tourmentent. Et maintenant tout est changé; tout semble évanoui des tendres­ses divines.

Le Fils ne voit pas s'ouvrir les bras paternels, il faudra qu'il meure sans avoir senti les douceurs du pardon, ni les joies de la réconciliation, puisque c'est l'acte même de la mort qui la fera s'opérer : Mon Dieu pourquoi m'avez-vous donc abandonné.

Tout est consommé

Cherchons s'il s'est jamais trouvé quelque chose dans l'histoire des douleurs humaines, et jusque dans la passion de Jésus qui les résume toutes, qui puisse être comparée à cet état de l'âme de Jésus, ainsi privée de la seule consolation qui lui apporterait quelque soulagement.

Que sont les peines, les tourments de toute nature qui peuvent lui venir des êtres qui l'entourent, et sur lesquels il lui suffirait d'un regard pour les terrasser et les anéantir.

De ces afflictions extérieures ou même intimes qui sont l'effet de la haine ou de l'amour des hommes, il a pu lui-même fixer librement la mesure. Il est vrai que cette mesure, dépasse tout ce qu'une âme humaine, aurait jamais pu concevoir. Mais pour i'affliction qui lui vient de son Père, exerçant sur lui sa pleine justice pour le châtiment de l'humanité, dont il porte tous les crimes et par conséquent, dont il porte aussi toutes les douleurs qu'elle a méritées, cette affliction l'enveloppe comme un vêtement dont il ne peut se dégager et qui, par le caractère épouvantable de son action sur le cœur de Jésus, a pu être prédite par les prophètes comme une malédiction. Et c'est là le dernier mot de la passion de l'âme de Jésus, qu'il remet ainsi broyée entre les mains de son Père.

Mgr Joseph-Médard Emard, év.

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 18:02

Je suis innocent du sang de ce juste, vous en répondrez…

Voici le Sauveur au prétoire devant Pilate.

Pilate, oh ! Nous le connaissons bien. C'est le gouverneur de la Judée. C'est le premier citoyen. Sa charge, ses fonctions, son influence, ses relations, tout contribue à le mettre en relief, comme le personnage le plus important, mais aussi à faire peser sur ses épaules, le fardeau des plus lourdes responsabilités. Il con­naît son devoir et l'étendue de son autorité. Il voudrait être juste, sauver de la mort Celui dont il est forcé de reconnaître l'innocen­ce, il ne trouve en lui aucun sujet de condamnation, mais on le menace de perdre sa place, et le peuple voyant ses hésitations et sa faiblesse augmente d'arrogance et réclame contre Jésus une sentence de mort.

L'instinct de la justice demeure, mais Pilate placé entre son intérêt et son devoir, cherche de vains subterfuges pour les con­cilier si c'était possible. L'avertissement de sa femme reste sans ef­fet. La libération de Barrabas n'apaise point la foule. La flagel­lation du Sauveur, sa couronne d'épines, son ignoble manteau de pourpre ne font qu'exciter sa fureur, et Pilate ne décide encore rien.

Par la douceur de ses réponses, Jésus l'impressionne évidem­ment. Ce dépositaire de l'autorité, ce magistrat responsable de l'ordre public, va-t-il enfin par un acte énergique faire justice et délivrer le Sauveur ? Oh non ! La politique l'emporte et Ponce Pilate lave ses mains devant le peuple en disant : Je suis innocent du sang de ce juste vous en répondrez. Mais vaine tentative. C'est devant lui et par lui que Jésus aura subi ce qu'il y a de plus dur peut-être dans la vie sociale, se savoir victime de la lâcheté et, par le fait même, de l'injustice de ceux qui ont tout à la fois le droit, et le pouvoir de protéger l'innocence et de proclamer la vertu.

C'est toujours pour Jésus la passion de son âme. Comme elle durera longtemps cette injure particulière. Dans la suite des siècles et jusqu'à la fin des temps, les chrétiens rediront tous les jours la parole vengeresse : a souffert sous Ponce Pilate. Et cette parole servira à dénoncer toujours et partout les Pilate quels qu'ils soient qui, dans l'administration de la chose publi­que, en dépit de tous les avertissements, n'osent jamais porter le courage jusqu'au point de maintenir la justice et le bon ordre, même au détriment de quelque vulgaire intérêt, et malgré la pous­sée de la clameur populaire.

J'ai soif

Jésus est crucifié entre deux voleurs. Il a été mis, dit l'Écriture, au rang des scélérats. Au-dessus de sa tête est l'inscription : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. A ses pieds on s'est partagé ses vête­ments, sa tunique a été tirée au sort. Ce prêtre souverain éprou­ve les tourments de la soif, la soif brûlante des âmes.

On l'abreuve du fiel de l'ingratitude, et du vinaigre de l'in­différence, plus encore des moqueries et des sarcasmes de l'im­piété. Les deux criminels à ses côtés lui lancent les mêmes blas­phèmes. L'un se convertit cependant, et Jésus agonisant oublie sa souffrance pour lui promettre le paradis.

Le coeur de Jésus palpite toujours pour ceux qui l'insultent, il implore le pardon de son Père qu'il achète au prix de son sang.

Femme, voilà votre Fils; voilà votre Mère !

Puis des hauteurs du gibet, ses regards s'abaissent sur Marie sa mère, debout au pied de la croix. Qui pourrait, avec une langue assez sainte et sublime, décrire ce qui se passe à la fois dans le cœur du Fils et dans celui de la mère ! Jamais deux âmes ne furent mieux faites pour savourer ensemble les mêmes douleurs.

Un glaive transpercera votre âme, avait dit à Marie le vieil­lard Siméon. Et elle avait vécu dans l'attente douloureuse de ces heures lugubres et divines durant lesquelles, ressentant en elle-même le contre coup de toutes les souffrances de son enfant, elle lui serait une source à tout instant renouvelée d'afflictions nou­velles et de plus cruelles tortures.

Une mère penchée sur son enfant qui souffre endure plus que lui la douleur. Marie est la mère la plus parfaite, parce qu'elle est la plus sainte. Elle compte chaque goutte du sang de son Fils, chaque battement de son coeur, chaque mouvement de ses lèvres. Elle contemple ses plaies, elle suit la marche lente de la vie qui s'écoule, de la mort qui s'approche. Tout son amour est en oeu­vre pour rappeler toutes les douleurs de sa vie, toutes ses angoisses; elles revivent toutes à la fois, et de son coeur transpercé montent vers l'âme de son Fils, les flammes ardentes qui le brûlent, le tourmentent, le déchirent, et reviennent comme à leur foyer dans le coeur de la mère qui souffre toujours davantage.

Deux foyers qui se renvoient à l'infini des rayons toujours plus ardents, et la compassion de la Sainte Vierge est l'instrument merveilleux qui accentue la passion de l'âme de Jésus.

Aussi on dirait que, à bout de force par l'intensité de l'amour qui le consume, Jésus veut dans son extrême douleur se donner à lui-même et accorder à sa mère par son prêtre bien aimé, toute la consolation possible : Femme voilà votre fils, voilà votre mère. Mgr Joseph-Médard Emard, év.

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 18:34

Oh mystère insondable ! Un Dieu est mort pour nous. Un Dieu fait homme a livré son humanité en victime d'expiation à la justice divine et a fait peser sur elle le fardeau de toutes les iniquités. Cette expiation s'est faite par la souffrance et par la mort afin de nous épargner à nous-mêmes la mort spirituelle et l'éternelle souffrance.

Mon âme est triste jusqu'à la mort

Au jardin des Olives, il est saisi d'effroi et de dégoût. La tristesse et l'ennui l'envahissent. Il a la claire vue de tout ce qui se prépare contre lui. Il accepte le calice d'une amertume sans nom et qu'il doit boire jusqu'à la lie. Toute consolation lui est retirée, c'est une véritable agonie, son cœur déborde, des sueurs de sang l'inondent et coulent jusqu'à terre. Si un ange du ciel lui apparaît et le fortifie, c'est afin de le rendre capable de porter une douleur qui dépasse les limites de la puissance humaine. Où trouvera-t-il une consolation dans cet effroyable abattement ? Ses disciples les plus chers sommeillent et dorment malgré ses instances et ses reproches. Pourtant, il vient de les consacrer prêtres. Ils avaient promis de le suivre partout, et s'étaient dé­clarés capables et prêts de vider avec lui le même calice... Et à côté de Jésus abîmé dans l'amertume et l'abandon, eux se sont endormis. C'est la passion de l'âme qui est commencée pour Jésus et trois de ses Apôtres, les plus favorisés, en sont les premiers instruments. Mon Père ! S'il est possible, que ce Calice s'éloigne de moi !

Celui qui doit me trahir approche

Mais voici quelque chose de plus affreux. A la tête d'une troupe de soldats et de valets, avec des lanternes, des torches, et des armes, Judas s'avance, il s'approche de Jésus : Salut Maître, lui dit-il, et il l'embrasse. Ami, lui dit Jésus, qu'es-tu venu faire ? Tu trahis le fils de l'homme par un baiser.

Judas, c'est encore un intime, un disciple, un confident. Tout à l'heure il était au cénacle, il se laissait laver les pieds par Jé­sus. Il communiait à son corps et à son sang. Il était lui aussi ordonné prêtre. Déjà il avait vendu son Maître, maintenant il le livre. Judas c'est l'avarice, la jalousie, l'hypocrisie. Judas c'est le sacrilège, l'apostasie, la trahison, tout à l'heure ce sera le déses­poir; mais malgré tout Jésus l'avait aimé, il l'aime encore, il l'ap­pelle son ami, il reçoit son baiser. Sa parole est tendre, son affec­tion suppliante, mais le cœur endurci de Judas résiste à tout, et le poignard de la trahison est plongé par lui dans le cœur de Jésus, c'est la passion de l'âme qui continue.

Non je ne connais pas cet homme-là !

Plus tard chez le grand prêtre Caïphe, une foule qui blasphè­me entoure le Sauveur. Pierre qui dormait au jardin, au lieu de prier, s'est joint à la multitude, une servante l'aperçoit, elle croit le reconnaître : Tu étais avec Jésus de Galilée ! Pierre le nia de­vant tout le monde : Femme, je ne le connais pas. Je ne sais, je ne puis comprendre ce que tu dis. Le voici inquiet, cherchant à s'esquiver; à d'autres qui l'interrogent il répond une seconde fois dans les mêmes termes. Mais ton langage te trahit, lui dit-on. Est-ce qu'on ne t'a pas vu dans le jardin avec lui ? Non, non, je ne connais pas cet homme-là, je ne sais ce que vous voulez dire.

Jésus, à qui rien ne pouvait échapper, entendit ces paroles. Pierre qui avait jadis confessé sa divinité et reçu ses promesses les plus glorieuses, Pierre qui dans sa foi bruyante avait voulu se dérober à l'humilité de son Maître, Pierre qui se croyait plus fer­me et meilleur que tous les autres, et qui avec jurement avait pro­mis de ne jamais abandonner Jésus, quand il serait seul à le soute­nir, Pierre qui vient de tirer l'épée pour défendre son Maître, ce même Pierre, effrayé à la voix d'une femme, renie Jésus et dé­clare ne point le connaître, ne l'avoir jamais fréquenté, lui être absolument étranger.

Conçoit-on combien cette conduite du futur chef de ses Apôtres fut sensible à Notre-Seigneur. Cependant Jésus passe. Il s'applique ici à lui-même le précepte qu'il avait naguère formulé pour ses prêtres. Avant de monter au Calvaire où il doit s'offrir en victime sur l'autel de la Croix, il porte dans l'âme de celui qui vient de l'offenser si gravement, le pardon sans atten­dre la supplication ou les excuses du coupable; il n'attend point que Pierre marque son repentir et demande pardon, il a pitié de la gêne qui sans doute empêche son disciple de parler, il arrête sur lui son regard. Les yeux du disciple renégat rencontrent ceux de son Maître. Il peut y lire le reproche sans doute, la douleur en même temps que la sévérité, il y aperçoit surtout une infinie miséricorde, et cette bonté provoque la confiance avec le repentir et Pierre verse des larmes amères qui augmentent encore la pas­sion de l'âme de Jésus.

Mgr Joseph-Médard Emard, év. (92)

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 13:53

Roi parce que Dieu et Rédempteur

C'est par un droit divin que se justifie d'abord la domination politique et sociale du Christ-Roi. Et si le droit divin qui fut réclamé par des rois de la terre, fut souvent contesté et brisé par des révolutions triomphantes, celui-là le droit divin du Christ est immuable et éternel : et en dépit de toutes les insurrections passagères des impiétés officielles, il est assuré d'un triomphe final qui confondra tous les orgueils de toutes les révoltes de la po­litique humaine.

C'est que le Christ-Roi est Dieu. Il est Dieu comme son Père qui l'a envoyé; il est Dieu comme l'Esprit qui procède du Père et du Fils. Il est Dieu et Homme sans doute; mais l'homme qui est en lui uni à la divinité, est de telle sorte uni à cette divinité et par elle de telle sorte absorbé, que la nature humaine et la na­ture divine se réunissent en une seule et même personne, qui est dans le Christ la personne du Verbe de Dieu. Merveille et mys­tère de l'union hypostatique d'où résulte que le Verbe incarné, élevant jusqu'à la dignité divine l'humanité qui est en lui, de­meure ce qu'il est de toute éternité, vrai Dieu, et que le Christ, en qui s'est accomplie l'incarnation, est ce Dieu même devant qui tout genou doit fléchir sur la terre et aux cieux.

Mais puisque le Christ est Dieu, et que Dieu est un en sa trinité adorable, il s'ensuit que le Christ en tant que Dieu a créé avec le Père et avec l'Esprit; il a créé tout ce qui est, tout ce qui vit et tout ce qui respire, au ciel et sur la terre. Étant créateur, il est Maître souverain, et c'est donc de lui comme du Père et de l'Esprit qu'il faut affirmer le mot qui définit le domaine terrestre de la Trinité : Domini est terra et plenitudo ejus.

La royauté de Jésus a donc pour principe sa filiation divine. Le Verbe éternel avait pris soin de la faire proclamer par son prophète. Après avoir rappelé les vaines tentatives des rois et des peuples pour secouer l'autorité du Seigneur et de son Christ, le psalmiste ajoute : Le Seigneur m'a dit : Tu es mon Fils; je t'ai engendré aujourd'hui. Demande-moi, et je te donnerai les na­tions pour héritage. (Ps. II, 7-8). Merveilleux héritage, royal testament qui fait le Christ maître de l'Univers, et qui étend sa puissance jusqu'aux extrémités du monde...

Est-il étonnant qu'après l'incarnation, Jésus ait lui-même af­firmé devant ses Apôtres, ses disciples, et mêmes ses ennemis, sa royauté universelle : Toute puissance m'a été donnée au ciel et sur la terre. Et quand Pilate pose la question décisive qui va in­criminer Jésus : Es-tu le Roi ? — Jésus se dresse devant le pro­consul avec toute la majesté d'un Dieu, et il fait la réponse brève et souveraine qui a retenti du Prétoire jusqu'à nous : Ego sum. Je suis le Roi !

Roi parce que Rédempteur

Est-il nécessaire de rappeler ici que le Christ un jour ajouta à son droit divin sur les nations, un droit plus sacré peut-être encore au regard de nos âmes coupables et rachetées, le droit de la rédemption. Roi par droit de nature, il le voulut être par droit de conquête. Il a conquis à son Père et à justice l'humanité qui s'était retranchée par son péché du royaume éternel, des âmes qui s'étaient révoltées, qui avaient répété pour elles-mêmes et à leur compte, le cri de l'indépendance : non serviam.

Il est venu sur la terre, il s'est incarné pour opérer parmi les hommes cette conquête; il a mis à cette œuvre, à cette guerre au péché et à Satan, toutes les ressources de son immense et éternel amour. Son arme de conquête, ce fut la croix. C'est du haut de cette croix, que le Christ flagellé, brisé, rompu, sanglant, couronné d'épines, fit monter vers le ciel la prière rédemptrice Pater dimitte Mis, et c'est sur cette croix que descendit le pardon universel,

Il règne par sa croix

Par la croix, Jésus avait donc fait rentrer au royaume de Dieu les hommes; par la croix il avait conquis ceux-là mêmes qu'il avait créés; et c'est par la croix que désormais il règne sur eux tous : Regnavit a ligna Deus !

Il règne par la croix sur toutes les terres et sur tous les peu­ples. Par la croix, signe de ses conquêtes, il règne plus particu­lièrement sur notre terre bien aimée du Canada. Et il y règne par le geste spontané d'une consécration qui date de la décou­verte de ce pays. Si bien qu'aux droits divins du Christ Rédemp­teur sur notre terre canadienne, il nous est particulièrement con­solant d'ajouter le droit spécial qui se fonde sur l'hommage vo­lontaire que par la croix Jacques Cartier fit à Dieu de tout le pays qu'il venait de découvrir.

Il y a près de quatre cents ans que s'accomplit au rivage de Gaspé le rite de cette dédicace du Canada au Christ-Roi. Vous vous souvenez de cet acte de foi, de cet acte de double loyauté au roi de France, et au Roi des rois. [ ...}

C'est une fierté pour le Canada français, pour tout le Canada catholique, pour le Canada tout court, que faire remonter jus­qu'à la consécration religieuse de 1534, l'histoire de ses destinées. Mgr Camille Roy, p.a.

Note : Ici le rédacteur du blog, prend la liberté d’actualiser la fin de la prière, pour l’adapter à notre temps.

Aujourd'hui il est triste de constater qu'avec toutes les variations de la politique et de la fortune, avec toutes les vicissitudes de la guerre et tous les changements d'allégeance, de voir ce qui reste de cette belle foi catholique d’autrefois.

Qu’est devenue cette croix immuable et intangible? Sa domination devait rester certaine et inchangée, c'est ce que Dieu et son Christ attendait de nous. Nous serons jugé sur nos efforts à faire connaître et défendre notre Sauveur. Pas aimé, parce que pas connue. A vous d’agir si vous voulez partager la récompense éternel.

La base de notre belle religion est le catéchisme du Concile de Trente, qui fut révisé et publié sous Saint Pie V en 1566. (Volume de 584 pages)

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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