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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 09:55

Cette prière, composée par le pape LÉON XIII, d'après le formulaire des Exorcismes du Rituel Romain, complétée et mise en français dans le texte authentique, devrait être récitée fréquemment par tous, en public comme en privé, pour mettre en fuite les démons, diminuer leur action perverse sur les pécheurs, préserver l'Église, la Patrie et les Familles, de grands maux.

 

Cette très méritoire prière, enrichie d'une Indulgence plénière applicable chaque fois aux Vivants et aux Défunts, exerce particulièrement son influence libératrice sur les personnes et les lieux maléficiés par des sorts occultes, des menaces ennemies, et tout ce qui peut gravement troubler la concorde et la paix chrétienne, surtout quand il importe de triompher de dangereuses tentations contre la foi ou les mœurs, de l'endurcissement de certains pécheurs, de   crise de désespoir dans le malheur, des assauts diaboliques au moment de l'agonie, en général, de toutes calamités publi­ques ou privées. C’est pourquoi il est encore particulièrement recommandé de la réciter en public au cours de pèlerinages.

 

Aucune autorisation ecclésiastique spéciale, ni jeûne préa­lable, ne sont exigés ; mais on recommande une Confession et une Communion, autant que possible, jointe à quelque pénitence préparatoire, afin de lui obtenir une complète efficacité.

 

En famille, ainsi que dans les oratoires privés, en l'absence de tout prêtre, un clerc exorciste, un membre de l'Ordre reli­gieux, et même un simple fidèle laïc, homme ou femme, peu­vent réciter cette prière à haute voix au nom de l'Assemblée Chrétienne.

 

Dans la récitation publique, les laïcs omettent de dire les invocations liturgiques réservées au Prêtre, (déjà supprimées dans le texte publié par elogofioupiou). 

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

A la fin de l'Exorcisme, on asperge d'eau bénite le lieu et les personnes présentes. Le Curé peut donner la Bénédiction Solennelle avec la Croix ou le Très Saint Sacrement, s'il en  est porteur, même en privé !

 

Note : Cette édition date de 1903, c'est l'une des dernières qui aient été complètes. Toutes les suivantes furent tronquées d'une partie importante. 

C’est bien la preuve de la présence dans l'Église des anges apostats, et de l'influence qu'ils y ont exercée.

 

Si vous voulez en savoir plus, nous vous recommandons fortement la lecture de la brochure de Mme Marie Carré qui a pour titre : ES-1025. Cette brochure raconte l’histoire d’un infiltré dans l’Église pour la détruire de l’intérieur.  Vous pouvez la télécharger gratuitement en PDF.

http://catholicapedia.net/Documents/ACRF/documents/CARRE-ES1025.pdf

 

C’est la disparition d'une partie de ces textes de l'exorcisme qui fera l’objet des deux prochain articles,  sous le titre : "Exorciser l'exorcisme" (1) et (2).

 

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 09:20

La récompense de l'homme spirituel, c'est que ce qu'il y a en lui de plus profond rejoint spon­tanément, au dehors, ce qu'il y a de plus élevé, de plus lointain et de plus inaccessible en appa­rence à nos pensées.

 

L'univers est mystérieux; ses durées et ses dimensions nous confondent; ses procédés nous étonnent et bien souvent nous scandalisent

 

Chez le savant, l'admiration prédomine et chez le vivant la peur; mais tous ressentent devant ces étendues l'accablement de l'impuissance.

 

Seul l'homme spirituel, uni à son Dieu, « domine les astres », ainsi qu'il a été dit du sage. Il les domine en ce sens qu'il ne subit pas les entraînements de la matière qu'ils règlent, mais aussi en ce qu'il échappe à l'oppression de leur mystère et à l'écrasement de leur grandeur.

 

La nature n'est pas pour nous une mère effrayante; elle est une sœur, dès que nous avons véritablement Dieu pour père. Il n'y a pas de limites à la liberté de nos rapports, à leur carac­tère favorable et à leur ampleur, quand nous sommes associés à la Puissance première, dont dépendent toutes les autres.

 

La Sagesse « se joue » dans la création, et nous sommes en droit de nous y jouer nous aussi, en esprit d'admi­ration et de confiance, d'abandon fraternel et de paix.

 

Pygmées de quelques pieds, ou rois de la création, c'est pour nous la même chose, parce que gran­deur et petitesse s'effacent, au regard de Celui qui n'a ni taille ni forme, et qui nous commu­nique tout ce qu'il est.

 

Aucun mur de prison ne nous retient. Devant nous, tous les espaces s'ouvrent. Tous les temps sont les contemporains de notre vie en l'Éternel.

 

Cette petite vie, faite d'événements médiocres et de répétitions monotones, s'élève, parce qu'elle côtoie Dieu, à la hauteur de ce Souverain im­mortel.

 

Toutes les misères de ce monde n'y font rien. L'esprit les absorbe. Ces pauvres flammes pâ­lissent dans le grand rayonnement du ciel. La douleur et l'obscurité, c'est tout un; leur mystère a le même nom et ne provoque en nous qu'une même inquiétude : toutes deux sont donc vain­cues en même temps. Elles succombent à la même lumière, l’évidence de Dieu les tue.

 

Ce Dieu, dont tout le créé est comme un affleu­rement, une trace, un contour visible, a bien de quoi résorber la nuit et le mal dans son sein! Il n'est que de lui être uni, et tout se transfigure.

 

L'esprit qui le contemple a percé toutes les cloisons; l'esprit divinisé par la foi et l'amour dépasse toutes les bornes et rompt tous les pièges.

 

Que l'homme puisse ainsi rêver le rêve de Dieu, créer avec Dieu son œuvre et atteindre ses fins, reconstruire dans sa pensée l'architec­ture de l'infini et réaliser dans son cœur le Royaume des cieux, c'est là sa grandeur.

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:38

La vérité de notre vie est par elle-même dans une éclatante lumière; elle est le vrai éternel, et le « clairvoyant », c'est-à-dire l'homme con­scient de lui-même, le reconnaît. Mais à l'égard des autres, qui sont le grand nombre, cette clarté est une nuit.

 

Pourquoi? Parce qu'ici la lumière appartient à « l'homme qui s'est dompté, au cœur pur de l'Évangile.», à celui qui n'est pas esclave des sens et ne subit pas leur puissance ténébreuse, apte à tout dévoyer en nous.

 

A midi,  dans  l'éblouissement  du  soleil,  les étoiles sont là; mais on ne les voit pas; une pellicule de lumière nous les cache : ainsi la clarté des évidences terriennes dérobe à notre vue spi­rituelle ses objets, l'éteint elle-même, et nous réduit peu à peu, si nous ne réagissons, à l'état de cette taupe de Victor Hugo qui disait, se gaudissant des hommes clairvoyants : « Ils me font rire, avec leur soleil ! »

 

L'origine première de ce malheur est que le monde de l'esprit lui-même ne nous est acces­sible que par les sens. Les sens en abusent. Pour peu qu'on leur en donne licence, ils accaparent au passage tout.

 

Impérialistes, comme toute puissance de vie, ils tendent à maîtriser et à pousser vers leurs fins notre vie entière. Dès lors, pour l'homme spirituel averti de ce danger, l'effort est de renverser les rôles; d'obliger les sens mêmes, en les subjuguant, à nous conduire où nous voulons aller; de muer leur clarté infé­rieure en clarté spiritualisée, comme il se peut grâce à des réflexions ardentes, et comme il sied à l'homme faisant métier d'homme.

 

La vie des sens est la vie de la bête. Que la raison s'y associe et emploie ses propres lumières à la mener plus loin, c'est pire, si la direction est la même, et la vie ainsi rationalisée n'est pas pour cela spiritualisée, mais matérialisée avec plus de puissance et de désastre.

 

Ah! Si l'intégrité morale nous était sensible!

Si le charme spirituel s'exerçait à la manière des objets changeants! Platon disait de la sagesse : « Elle suggérerait de prodi­gieuses amours, si elle offrait à nos yeux une image aussi claire que celle de la beauté. »

 

Certes! Mais le charme de la sagesse, il faut nous-mêmes le créer, avant de le subir. Il a beau subsister en soi, il n'est pour nous qu'au prix d'une évocation laborieuse, en contradiction permanente avec nos instincts.

 

Notre âme baigne dans le monde de l'esprit comme notre corps dans celui de l'espace. Notre corps sait sa route; l'âme, en hésitant devant la sienne, va-t-elle se laisser devancer et entraîner par son compagnon de destin ?

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:34

Nous ne vivons, au fond, que de lumière. Même physiquement, n'est-ce pas là une très précise vérité ? C'est l'énergie des rayons solaires qui alimente toute vie. Nous ne fixons pas direc­tement cette énergie, mais les plantes la fixent, et nous mangeons les plantes, ou bien les animaux qui ont mangé les plantes, et ainsi nous mangeons la lumière du ciel.

 

Spirituellement, donc et à plus forte raison nous vivons de lumière. Quand nous créons en nous de la pensée, cette pensée à son tour nous crée, et, forte de cet être nouveau, elle nous tire après soi, comme l'enfant entraîne sa mère.

 

Un spectacle intérieur, pareil au paysage enchanté qui attirerait le voyageur, éveille dans nos puissances un dynamisme apparenté à ses attraits et prompt à les rejoindre. Quel miracle, parfois! Un univers nouveau semble né; de larges horizons s'étalent au regard; des chemins s'ouvrent, et il paraît facile à la vie de s'y élancer en bravant tous les hasards.

 

N'est-ce pas ce qu'il faudrait provoquer déli­bérément, au bénéfice de la vraie vie où la raison et la foi conjuguent leurs lumières ? Une vie éternelle, en nous, doit diriger le temps. Je veux dire cette vie de la pensée qui, une fois rectifiée et fortement assimilée, entraîne l'acte.

 

L'éternelle vérité fait partie de ce monde, puisque le monde est en Dieu, puisque Dieu s'est manifesté dans le monde par son Christ et par l'Évangile. Mais nous ne percevons de vérité qu'à la condition de la recréer pour nous. Il y faut un effort, ou bien une secousse, comme celle d'un grave événement, d'une maladie, d'une ruine, d'une mort, ou d'un amour.

 

Alors la des­tinée s'éclaire parfois soudainement. La vie est en pleine lumière. Avec un large sentiment de liberté, nous éprouvons devant le sort qui nous est fait une clairvoyante lucidité à le déceler et le courage d'y croire. Le courage de l'affronter en dépit de ses obstacles, de ses épreuves, de ses retards, de tout ce qu'il exige de générosité et de patience, ne s'ensuivra-t-il pas ?

 

La vie est belle, en sa vérité. Cela ne veut pas dire qu'elle soit rosée. Toutes les couleurs y interviennent, et le gris, et aussi le noir. Mais qu'importent les tons, dans un tableau de Rem­brandt tout pétri de lumière ? C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel.

 

Le malheur est que trop souvent la vie coule sans se constituer, par la pensée régénérée et divi­nisée, en spectatrice d'elle-même, en juge, en guide éclairé, en prophète. La prophétie ne serait pas ici de lire dans l'avenir, mais de lire toute la durée, avenir, passé et présent temporel, dans l'éternel présent que la pensée supérieure et la foi nous dévoilent.

 

Quelle tristesse que cette création intérieure fasse si souvent défaut! Notre temps affairé l'ignore désespérément. Pour la grande masse de nos contemporains, la pensée ressemble à une mauvaise étude de paysage, où les premiers plans sont d'une vérité crue, sans ambiance lumineuse et sans horizon.

 

Le chrétien et l'homme de sens se doivent de réagir, de vivre de lumière pour eux-mêmes et aussi pour d'autres. La lumière de vie est une exigence de grandeur, de droiture, de dépasse­ment, de progrès. La magnanimité est pour elle ce qu'est la petitesse chez un esprit obtus ou inconscient.

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:48

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.  Ainsi soit-il.

 

Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dispersés; et que fuient  devant sa face ceux qui le haïssent.

 

Comme se dissipe la fumée, dissipe-les, comme la cire fond au feu, que les pécheurs  disparaissent  devant  Dieu.   (Psaume 67, 1-2)

 

Seigneur, jugez ceux qui me veulent du mal et  triomphez  de ceux  qui  m'assaillent. (Psaume 35)

 

Qu'ils soient confondus et rougissent de honte ceux qui en veulent à  ma  vie.

Qu'ils   reculent  et  soient   confondus ceux qui méditent ma perte.

 

Qu'ils soient  comme la  poussière  dans le  vent, et que  l'Ange du  Seigneur les chasse devant lui. Que leurs voies soient ténébreuses et glissantes; et que l'Ange du Seigneur les poursuivre.

 

Car sans cause, ils ont  caché  leurs filets pour ma ruine. C'est sans  fondement qu'ils ont porté blâme contre moi.

 

Je vous louerai, Seigneur, parce que vous m’avez délivré, vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépends. Seigneur, j’ai crié vers vous et vous m’avez guéri.  Ps. 29 2-3

 

Et mon âme exultera dans le Seigneur, elle goûtera l'allégresse dans son salut.

 

Glôria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto.

 

Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in saécula saeculorum.  Amen

 

 

SUPPLIQUE À SAINT MICHEL ARCHANGE.

 

Très glorieux prince de la milice  céleste, St Michel Archange, défendez-nous dans le combat, guidez-nous dans la lutte  que  nous  devons mener, contre les principes et les puissances diaboliques  qui  conspirent  dans  ce  monde  de ténèbres et contre  tous  les  esprits pervers qui errent dans l'atmosphère. 

 

Venez en aide aux hommes que  Dieu avait  créés  vierges  de  toute  errance, forgés à l'image de sa propre nature, et rachetés à si grand prix de  la  tyrannie exercée  par   le  démon.  Maintenant encore, vous-même St- Michel et toute l'armée des  Anges bienheureux, combattez  le  combat  du  Seigneur,  tout comme antan vous  avez  lutté contre Lucifer,  le prince  des  orgueilleux,  et contre ses anges apostats. Et voici, ils ne purent vaincre et leur place ne se trouva plus dans le ciel. Alors Lucifer fut précipité avec  ses  anges révoltés en enfers et sur la terre.

 

Or, voici que cet  antique  ennemi, homicide dès le  commencement, s'est redressé avec véhémence, déguisé en ange de lumière, ayant pour  escorte la  horde des esprits pervers, c'est en tout sens qu'il parcourt la terre, et partout s'y insère, en vue d'y abolir le nom de Dieu et de son  Christ,  en vue  de  dérober, de faire périr et de perdre dans la damnation  sans fin, les  âmes  que  devait couronner  la  gloire  éternelle.  Le dragon maléfique transfuse, dans les hommes mentalement dépravés et corrompus par le cœur, un flot d'abjections; le virus de sa malice, l'esprit de mensonge, d'impiété et de blasphème, le souffle  mortel du vice,  de la  luxure et  de l'iniquité universalisée.

 

L'Église, épouse de  l'Agneau  Immaculé,  la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison par des ennemis très rusés  qui ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle a de plus sacré.

 

Là  où  fut  institué  le  siège du  bienheureux Pierre et la chaire de la  Vérité,  là ils ont  posé  le  trône de  leur abomination dans  l'impiété, en  sorte que le pasteur  étant  évincé, le  troupeau  puisse être  dispersé. O  Saint-Michel,  chef  invincible,  rendez-vous donc présent aux membres de l'Église Militante qui sont aux prises avec l'esprit d'iniquité,  donnez-leur  la  victoire et faites-les triompher !

 

La Sainte Église vous vénère  comme son  Gardien et  son  Protecteur ; elle vous rend gloire comme étant son Défenseur  contre toutes les  puissances nuisibles, sur terre et dans les enfers; c’est à vous que le  Seigneur  a  confié la mission de conduire les âmes des  rachetés dans le  lieu de la suprême félicité.

 

Priez le  Dieu de la  Paix qu'il  écrase Satan  sous nos  pieds,  afin  qu'il  ne puisse  plus,  ni  retenir  les  hommes captifs, ni nuire à l'Église. Offrez nos prières en présence du Très Haut, afin que surviennent en nous au  plus  vite les miséricordes du  Seigneur, et  que vous  saisissiez  le  dragon,  l'antique serpent qui est  le diable ou Satan, et que  lié  dans  l'abîme, il  ne  séduise plus les nations.

 

Ainsi  nous  fiant a votre  protection  et à votre patronage, de par l'autorité sacrée de notre  mère  la  Sainte  Église, c'est  en  toute  confiance  que   nous entreprenons de refouler, les infestations de l'astuce diabolique, au nom  de Jésus-Christ, notre Dieu et  Seigneur.

 

--Voici la Croix  du  Seigneur, fuyez, puissances ennemies. Il a vaincu le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David.

 

--Que  votre  miséricorde, Seigneur, soit sur nous  dans la même mesure que nous espérons en Vous.

--Seigneur  exaucez ma prière,  et que mon cri monte jusqu'à Vous.

 

ORAISON.

 

Dieu et Père de Notre Seigneur  Jésus - Christ, nous invoquons votre  Saint  Nom, et suppliants, nous réclamons très instamment  votre  clémence,  par l'intercession de la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, de St Michel Archange, de  Saint  Joseph, époux de la même vierge Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et  de  tous  les  Saints,  daignez  nous octroyer votre secours  contre Satan et  contre tous les autres  esprits  impurs, qui  parcourent le monde en vue de nuire au genre humain et de perdre les âmes.       Ainsi soit-il.

 

EXORCISME

 


Note importante : Ce + signifie qu'il faut faire le signe de la croix en récitant chacune de ces exhortations. 

 

 

Nous t'exorcisons, qui que tu sois, esprit  immonde, puissance  satanique, horde  de  l'infernal  ennemi,  légion démoniaque, toute assemblée et secte diabolique.

 

Au nom et par la VERTU de Notre-Seigneur   Jésus Christ, soit extirpé et chassé par l'Église de Dieu, des âmes créées à l'image de Dieu et rachetées  par  le  précieux  Sang  + du Divin  Agneau.

 

Désormais, n'aies plus l'audace, perfide serpent, de tromper le  genre  humain, de  persécuter l'Église de Dieu, de secouer et de cribler comme le  froment  les  élus  de  + Dieu.

 

Il te le commande, le Dieu + Très Haut à qui, en ton grand orgueil, tu prétends encore être semblable, Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité.

 

Il te le commande,  Dieu le Père !

   

Il te le commande,  +  Dieu  le  Fils !

 

Il te le commande, + Dieu le St - Esprit !

    

Il te le commande, le Christ en majesté, Verbe éternel de Dieu  fait chair !

  

Il te le commande,  +  Lui qui, pour le  salut de notre race, perdue par ta  jalousie,  s'est humilié lui-même et s'est fait obéissant jusqu'à  la  mort !

 

Il te le commande,  + Lui  qui  a  édifié son Église, sur le Roc, et  promis  que  les portes de l'enfer ne  prévaudront  pas contre elle,  puisqu'il  demeurera  avec  Elle  jusqu'à  la consommation des siècles.

 

Il te le commande, le signe sacré de la SAINTE + CROIX !

 

Il te le commande, + Lui, la vertu inhérente à tous les mystères de la foi chrétienne.

 

Elle te le commande,  la très  auguste Vierge Marie, +  Mère de Dieu, qui, dès  le  premier instant de  son  Immaculée  Conception, a par son humilité, écrasé ta tête trop orgueilleuse.

 

Elle te le commande la  Foi des saints Apôtres  Pierre  et  Paul + et de tous les autres Saints Apôtres !

 

Ils te le commandent, le sang des martyrs et la  pieuse  intercession  de  tous  les Saints   et  les  Saintes !

  

Par ce Dieu   +   Vivant,  par ce Dieu   +   Vrai, par ce Dieu   +   Saint, par ce Dieu qui a tant aimé le  monde au point de lui donner son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.

 

 Ainsi donc, dragon maudit  et toute  légion   démoniaque,  nous  t'adjurons :

 

De cesser de tromper les créatures humaines,  de cesser de verser en eux le  poison de la damnation éternelle, et de cesser de nuire à l'Église et d'entraver sa liberté.

 

Arrière ! Satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi  du  salut des hommes.  Cède ta place au  Christ en qui tu n'as rien trouvé de  tes  œuvres.  Cède la place à  l'Église, Une, Sainte,  Catholique   et   Apostolique,  que   le Christ a acquis au prix de son Sang.  Incline-toi sous la main  puissante  de Dieu, tremble et fuis à l'invocation que nous faisons du saint et redoutable Nom de Jésus qui fait trembler les enfers, à qui sont soumises les Vertus des Cieux, les Puissances, les Dominations et que les Chérubins, les Séraphins et les Trônes  louent  dans  un  concert sans fin, disant:  Saint,  Saint,  Saint  est  le  Seigneur,  Dieu des armées.

Seigneur,        Exaucez  ma  prière.

 

Et que mon cri monte jusqu'à vous.

 

Oraison

 

Dieu du Ciel,

Dieu de la terre,

Dieu des Anges,

Dieu des Archanges,

Dieu des Patriarches,

Dieu des Prophètes,

Dieu des Apôtres,

Dieu des Martyrs,

Dieu des Confesseurs,

Dieu des Vierges,

 

O Dieu qui avez le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après le travail, puisqu'il n'y a pas  d'autre Dieu que Vous, et  qu'il ne peut y en avoir si  ce n'est   Vous,  le  Créateur   de   toutes choses   visibles  et  invisibles,  Vous dont  le   règne n'aura  point  de   fin. Nous  supplions  humblement  votre Glorieuse  Majesté d'user de sa Puissance  pour  nous  délivrer, de  toute tyrannie  des esprits infernaux, de leurs pièges, tromperies, méchancetés,  et de  nous  conserver indemnes de tout mal.

 

Par Jésus Christ Notre Seigneur.

 

Ainsi soit-il.

 

--- Des embûches du Démon.

 

--- Délivrez-nous Seigneur.

 

--- Que votre Sainte Église vous serve en toute  liberté, dans l'ordre et dans la Paix!

 

--- Nous Vous en prions, Seigneur, écoutez-nous !

 

--- Que les ennemis de votre Sainte Église  soient  humiliés et  converties !

 

--- Nous Vous en supplions, Seigneur exaucez-nous !

 

Antienne:

 

Seigneur, ne  Vous  souvenez pas de nos  fautes, ni de  celles des personnes qui me sont chères et ne tirez  point  vengeance  de nos péchés; gardez-nous de consentir à la tentation,  délivrez-nous du  mal. 

 

 Ainsi soit-il.

 

 

(Aspergez d'eau bénite les personnes présentes et  les quatre coins de la salle. Remercier aussitôt des grâces obtenues en récitant le Magnificat.)

 

 

MAGNIFICAT  

 

Mon    âme   glorifie    le     Seigneur, et  mon  esprit s'est  réjoui  en  Dieu  mon  Sauveur,

 

Parce qu'il a regardé  la  bassesse de  sa   servante: Voici que désormais toutes les  générations  m'appelleront bienheureuse.

Parce que le Tout - Puissant a fait en moi  de  grandes  choses,  son   NOM  est Saint.

 

Sa miséricorde s'étend de générations en génération envers ceux qui le craignent.

Il a déployé la force de son bras. Il a dispersé les superbes avec leurs orgueilleuses pensées.

 

Il a renversé de leur trône les puissants,  et  il  a  exalté  les humbles.

Il a comblé de biens  les  indigents, et il a  réduit  les  riches  au  néant.

 

Il a rassemblé les  prédestinés sous sa protection, se souvenant de sa  miséricorde.

Telle qu’Il  l'avait   promise   à   nos  pères, à  Abraham  et à sa postérité pour toujours.

 

Glôria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto.

 

Sicut erat in principio, et nunc, et semper,

 

et in saécula saeculorum.    Amen

 

Indulgence plénière applicable chaque fois aux Vivants et aux Défunts (Léon XIII)

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:39

Depuis Renan, on a coutume de caractériser l'homme comme idéal, l'homme qui domine les con­tingences, en disant un peu ironiquement : il voit tout du point de vue de Sirius.

 

Sirius est une très belle étoile, et qui règne aune belle hauteur; mais elle n'est pas encore assez haute. Ou bien elle l'est trop. Elle repré­sente une de ces demi-mesures qui compliquent les problèmes et ne les résolvent point.

 

Le point de vue de Sirius nous éloigne du réel et ne nous   fait   point   accéder à l'idéal. L'idéal authentique n'est pas loin; il est intime à toute âme et à toute chose, étant Dieu même en l'une des formes  de  sa  pensée  créatrice et rectrice proposée à notre recherche.  Et l'idéal authentique est infiniment loin, plus loin que Sirius, en ce que sa perfection le rend à jamais inaccessible en sa plénitude. On peut seulement marcher à sa lumière.

 

L'hôte de Sirius se dégage des grossissements passionnés et des désirs éphémères : c'est un bien partiel; mais il oublie que nos riens sont en relation avec le Tout et y prennent, par leur côté éternel, une tragique importance.

 

La clairvoyance des saints c’est de tout concilier. La clairvoyance voit de haut et elle voit de près, elle juge de tout du point de vue divin, et pour cela même compatit aux misères et aux petitesses, toute dé­vouée à leur service. Pour elle-même, elle ne néglige rien, sachant que tout est grand, et elle n'est esclave de rien, sachant que tout est petit de ce qui enchaîne la liberté du vol vers l'Unique Nécessaire.

 

Penser droit, c'est donc échapper aux cir­constances de sa vie actuelle sans les dédai­gner; c'est les transfigurer en les plaçant sous le grand rayonnement qui divinise tout, après avoir tout épuré et tout mesuré à l'aulne éter­nelle.

 

Si un peu de réflexion nous détache des choses et des gens convaincus de futilité, une réflexion plus profonde y ramène notre pensée et notre cœur en vue du service, en considération de l'utile partout répandu, dans un esprit d'amitié universelle et d'universelle estime pour les valeurs que nous offre la providence.

 

Un ami de l'idéal ne doit pas ressembler au personnage de François de Curel « nomade entre ciel et terre », mais à l'idéaliste d'Assise, qui aime tout et se tient libre de tout, qui voue son âme à la terre et au ciel, comme un arbre.

 

Un arbre est une flamme qui jaillit en deux sens : dans l'air et dans le sol, parce que tous deux l'alimentent : ainsi l'homme de l'idéal doit se tenir entre ciel et terre non comme étran­ger, mais comme parent, client, serviteur et ins­trument de l'un et de l'autre, chargé de les assembler en soi pour grandir et pour aider ses frères, qui sont comme lui des terriens et des immortels.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:43

Les mystiques et les profonds penseurs, nous étonnent avec leurs pa­roles et aussi dans leur langage à eux, les grands artistes, parce qu'ils essaient de faire dire aux mots, aux cou­leurs et aux formes des choses impos­sibles, dont eux seuls en savent le secret.

 

La signification de cet étonnement est expri­mée par Gœthe dans cette phrase profonde : « Toutes les choses périssables ne sont que des sym­boles. » Symbole de quoi? Évidemment de l'idéal, que l'on déclare ainsi vraie réalité, dont le sym­bole est l'annonce.

 

Pascal écrivait   déjà   à   M11e de Roannez (4e lettre) : « Toutes choses couvrent quelque mys­tère; toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu. Les   chrétiens   doivent le reconnaître en tout. » Ici, la pensée est complète. La réalité du créé est toute fondée en l'idéalité de Dieu. Elle est donc  spirituelle.  

 

Les choses sont filles de l'Esprit, communication de l'Esprit; elles révèlent cet Esprit par leur essence même, et c'est ainsi qu'elles sont des symboles. Si elles n'étaient res­semblance de Dieu, elles ne seraient point. Cette ressemblance est leur être même en tout ce qu'il a de significatif et d'utile pour nous : Comment nous   arrêter à ces   images   changeantes   en ou­bliant ce qui fait, en arrière, leur stabilité ?

 

Toute chose est ferme en Dieu et en elle-même fuyante, caduque, presque inexistante. Les idées créatrices sont le solide, et les formes créées sont le reflet. Il s'ensuit que dans les idées de Dieu, que la conscience ou bien l'Évan­gile nous les révèle ; la loi de toutes choses y est inscrite, et la nôtre, et le secret de toute consistance, et la for­mule de tout progrès, et le terme de tout effort.

 

On croit que  les idées   sont   en nous : c'est nous qui sommes en elles. Elles constituent un univers pour lequel nous sommes faits, sur lequel se modèle grossièrement l'autre, à cause de la matière, et qui doit être pris comme référence, pour que   l'univers   commun   des   hommes  et l'univers de  chaque homme  ne  se  détraquent point.

 

On ne sait plus cela, et c'est pourquoi tant de détraquements se constatent. On refuse de vivre « dans un autre monde », croyant se raidir dans sa foi en celui-ci. Mais si celui-ci n'est que l'autre même en sa manifestation imparfaite et beso­gneuse ? S'il est une traduction dont le texte est ailleurs ? Si le moment éternel des choses est le secret de leurs heureux changements, et si l'oubli de ce type permanent, de ce chiffre, assure leur ruine ?

 

Se croira-t-on d'autant plus d'esprit qu'on a nié l'Esprit ? Alors, périsse l'esprit ainsi avili, dans   le   péril   et   la   prompte   catastrophe   du monde! L'homme spirituel proteste contre une pareille profanation.

 

Il adhère à la devise d'Ox­ford : « Dieu est ma lumière », parce qu'il a reconnu qu'en toutes choses l'idéal est le père des réalités   qui   valent   et qui durent, et   que l'idéal est Dieu.

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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