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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:11

 

             

Par ces paroles : Que votre règne arrive, nous ne deman­dons pas que Dieu possède un pouvoir souverain sur toutes les créatures ; cette souveraineté lui appartient souverainement et essentiellement ; nul ne peut se soustraire à son empire.

 

Mais il y a un autre règne, un règne de grâce au­quel nous devons coopérer et que Dieu fait dépendre de notre consentement ; un règne tout spirituel, où l'âme, prévenue et aidée par la grâce, obéit volontairement et li­brement à toutes les inspirations de Dieu, se conforme en toutes choses et sans réserve à son bon plaisir, exécute avec une pleine fidélité tous ses ordres et n'a point d'autre règle de conduite que sa loi et ses divins commandements;un règne où le cœur se donne lui-même à Dieu, afin qu'il le possède tout entier, afin qu'il le gouverne se­lon son gré, pour qu'il le dégage de toute affection terres­tre, de toute attache humaine. Voilà le règne que nous désirons que Dieu établisse en nous dès le présent.

 

Il y a un règne de gloire où Dieu a préparé à ses élus une couronne immortelle, où il se donne à eux pour qu'ils le possèdent à jamais, où il répand sur eux tous ses trésors et ses richesses, où il les enivre de l'abondance des biens de sa maison et d'un torrent de délices, où il les fait régner avec lui dans tous les siècles des siècles. Voilà le règne que nous désirons voir arriver.

 

Ce que nous demandons, c'est donc que Dieu règne dès à présent dans nos cœurs par la grâce et qu'il nous fasse ré­gner un jour avec lui dans sa gloire. En faisant cette demande, nous devons désirer sincèrement que le règne du péché, que le règne des passions soit détruit en nous et que notre esprit, notre cœur et notre corps soient soumis à Dieu, qu'il en soit le maître et l'unique souverain.

 

Si nous sommes dominés par des mauvaises habitudes et assujettis à des vices, il faut que nous gémissions de cette malheureuse servitude, que nous souhaitions de briser nos chaînes et de rentrer dans la liberté des enfants de Dieu ; il faut ensuite que nous élevions nos pensées et nos désirs au-dessus de la terre, qui n'est pour nous qu'un lieu d'exil; que nous soupirions après notre patrie, où plongés dans les délices éternelles, nous régnerons avec Jésus-Christ. Ce doit être là l'objet de nos désirs et de nos espérances, la consolation de nos travaux et de nos peines.

 

La vie de l'homme, si courte dans sa durée, est remplie de beaucoup de misères. Comment pouvons-nous- être at­tachés à cette vie misérable, nous qui sommes destinés à une vie éternelle ?

 

Comment pouvons-nous appréhender la séparation de ce corps mortel et corruptible qui nous em­pêche de voir Dieu, de nous réunir à la société des esprits bienheureux ?

 

Que peut-il nous arriver de plus avantageux que de sortir de cette prison, que de quitter ce monde vi­sible, où nous sommes exposés à tant de dangers, où tout est piège pour nous, où nous courrons risque de périr à chaque instant ?

 

Un bon chrétien a sans cesse devant les yeux la récompense qu'il attend ; il se regarde sur la terre comme un voyageur ; il est déjà citoyen du ciel par la vi­vacité de sa foi et de son espérance ; assis sur les rivages des fleuves de Babylone, il pleure amèrement au souvenir de la Jérusalem céleste, qui est sa véritable patrie ; il lève souvent les yeux vers la montagne sainte, où est le séjour de la paix, où son héritage l'attend, où Jésus-Christ doit le couronner et le rendre éternellement heureux.

 

histoire : Peu importe la perte de mes biens, disait un martyr de la foi : le ciel me reste, c'est là le véritable héritage de mon Père, personne ne pourra me le ravir; dans un moment je vais en prendre possession.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:51

 

     

Il est bien juste que notre premier désir et notre première demande aient la gloire de Dieu pour objet. Si nous sommes ses enfants, rien ne doit nous être plus cher que l'hon­neur et la gloire de notre père.

 

Nous commençons donc par demander que son nom soit sanctifié, c'est-à-dire honoré et glorifié. Le nom de Dieu est saint par lui-même et il ne peut acquérir aucun nouveau degré de sainteté ; mais il est souvent déshonoré par le discours et par la conduite des hommes. Ce que nous demandons par ces paroles, c'est que le saint nom de Dieu soit connu, loué et adoré par toutes les créatures ; que toute langue le bénisse ; que tout l'univers lui rende l'hommage qui est dû à la souve­raine Majesté; que sa gloire s'étende dans toutes les con­trées du monde.

 

Il y a encore des nations infidèles, des peuples qui ne connaissent point Dieu : nous le prions de les faire sortir des ténèbres où ils sont ensevelis et de les appeler à la lu­mière admirable de l'Évangile. Il y a des hérétiques qui le connaissent mais qui ne lui rendent pas un culte pur : nous demandons qu'ils renoncent à l'erreur, qu'ils recon­naissent la vérité et qu'ils rentrent dans le sein de la véri­table Église, hors de laquelle il n'y a point de salut.

 

Enfin, il y a de mauvais chrétiens qui ne servent pas Dieu, qui l'outragent même par leurs péchés, qui profanent et blas­phèment son nom redoutable : nous demandons qu'ils se convertissent à Dieu par une sincère pénitence et qu'ils commencent à le glorifier par une conduite édifiante.

 

Nous prions même pour les justes, qui honorent déjà le nom de Dieu par leurs vertus, afin qu'ils croissent et qu'ils persévèrent jusqu'à la fin dans la justice ; mais ce que nous devons surtout désirer, c'est de sanctifier nous-mêmes le nom de Dieu, de consacrer toute notre vie à le glorifier et à le faire glorifier par les autres.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses pensées, en s'humi­liant profondément devant la Majesté divine, en ne pen­sant jamais à Dieu ni aux choses de Dieu qu'avec un pro­fond respect et une vénération religieuse.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses paroles, en ne parlant jamais de Dieu qu'avec un sentiment d'adoration intérieure et un saint tremblement.

 

On le sanctifie par ses actions, en menant une vie exemplaire, qui porte les autres à louer Dieu et à le servir. Nous devons donc, en prononçant cette deman­de : Que votre nom soit sanctifié, avoir un désir sincère de procurer la gloire de Dieu autant qu'il nous est possible ; de porter les autres à l'honorer, de leur inspirer par nos  discours et par notre exemple l'amour de la vertu et le goût de la piété.

 

Sans ce désir, notre cœur démentirait notre bouche et nos paroles déposeraient contre nous-mê­mes, puisque nous ne désirerions pas ce que nous parais­sons demander. Que serait-ce si, en demandant à Dieu que son nom soit sanctifié, nous étions du nombre de ceux qui portent les autres à l'offenser ?

 

histoire : Un enfant bien né ne peut s'empêcher de bénir le nom de son père ; tout son plaisir est de l'entendre louer, son malheur serait de le voir mépriser. C'est ainsi qu'un chrétien doit agir envers Dieu : son cœur est animé du zèle de la gloire de son maître : l'indolence du lâche l'afflige, le blas­phème de l'impie le glace d'effroi.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:08

 

C'est Notre Seigneur lui-même qui nous a enseigné ce  que nous devons demander à Dieu et l'ordre dans lequel il faut le demander. Il a bien voulu lui-même dresser la re­quête que nous devons présenter en son nom au Père éter­nel  et  nous  laisser  une   excellente   formule  de  prière, que l'on appelle pour cette raison la prière du Seigneur, ou l'Oraison Dominicale.

 

Saint Cyprien dit, entre autres avis et préceptes salutaires, que Jésus-Christ a prescrit à son peuple pour le conduire au salut, une formule de prière, afin que nous fussions plus facilement exaucés par le Père, lorsque nous lui adresserions la même prière que son propre  Fils nous a apprise.    

 

Prions donc, ajoute ce saint docteur, comme notre maître et notre Dieu nous l'a enseigné ; c'est une prière bien agréable à Dieu que celle qui vient de lui-même, que celle qui frappe ses oreilles par les paroles de Jésus-Christ : que le Père reconnaisse les paroles de son Fils quand nous le prions.   

 

Puisque c'est Jésus-Christ qui est notre avocat  auprès du Père, servons-nous des propres paroles de notre intercesseur ; il nous assure que le Père nous accordera tout ce que nous lui demanderons en son nom ;   combien plus nous accordera-t-il,  si nous  demandons  non seulement en son nom, mais par ses paroles !    

 

Aussi l'Église fait-elle un usage continuel de cette divine prière ;   c'est par elle qu'elle commence et qu'elle finit tous ses offices ; elle la rappelle en particulier au saint sacrifice de la messe. Les vrais fidèles ne manquent jamais de la réciter tous les jours, au moins le matin et le soir.

 

L’oraison dominicale est composée d'une courte préface, et de sept demandes, dont les trois premières se rapportent à Dieu et les quatre autres nous regardent nous-mêmes : elle renferme tout ce que nous pouvons désirer et demander à Dieu ; elle est la règle sur laquelle nous devons former nos sentiments et nos désirs.    

 

Nous pouvons bien nous servir d'autres paroles dans nos prières, mais nous ne pou­vons demander autre chose que ce qui y est enfermé ; tou­te demande qu'on ne peut y rapporter est indigne d'un chrétien et ne saurait être agréable à Dieu.   

 

La préface consiste dans ces mots : Notre Père qui êtes dans les cieux. Jésus-Christ a réuni dans ce peu de mots tout ce qu'il y a de plus capable d'engager Dieu à nous exaucer et de nous inspirer à nous-mêmes des sentiments de respect,  d'amour et de confiance.

 

Nous appelons Dieu notre père, c'est Jésus-Christ qui nous l'ordonne.    Dieu est en effet notre père par la  créa­tion, puisqu'il nous a donné la vie et qu'il nous  a formés à son image ; il l'est encore plus par la grâce de la régénéra­tion puisque dans le baptême il nous a adoptés en Jésus-Christ pour ses enfants. Considère dit l'apôtre saint Jean, quel amour le père a eu pour nous, de vouloir que nous soyons appelés et que nous soyons  en effet les enfants de Dieu !  Parce que vous êtes enfants, ajoute  saint Paul, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'esprit de son Fils, qui crie : Mon père, mon père !"   

 

O nom plein   de douceur et de charmes ! Quel amour, quelle reconnaissance, quelle confiance ne doit-il pas exciter dans notre cœur ! S'il est vrai, que Dieu est votre père,  pouvez-vous craindre que votre prière soit rejetée lorsque vous lui rappelez un nom qu'il prend à notre égard avec tant de complaisance ? Que n'accorde-t-il pas à un enfant qui le prie, après qu'il l'a reçu au nombre de ses enfants par une grâce qui a pré­venu ses prières et ses désirs !  

 

Ne craignez que de vous rendre indigne par votre désobéissance d'être appelé l'en­fant de Dieu ; rien autre chose ne peut arrêter le cours de ses grâces et l'effet de vos prières.

 

Chacun de nous, en parlant à Dieu, dit : Notre Pèreet non pas Mon Père, parce qu'ayant tous le même père et espérant de lui le même héritage, nous ne devons pas seulement le prier pour nous, mais encore pour tous les fidèles, qui sont nos frères. Par là nous comprenons que ce n'est pas en notre propre nom que nous prions, mais au nom de Jésus-Christ et en union avec tout le corps de son Église, dont nous sommes les membres.

 

Nous ajoutons : Qui êtes dans les cieux, car quoique Dieu soit en tous lieux par son immensité, nous considérons néanmoins le ciel comme le trône de sa gloire : c'est dans le ciel qu'il fait éclater sa magnificence et qu'il se montre à ses élus à découvert et sans nuage. C'est au ciel que nous sommes appelés nous-mêmes ; le ciel est notre patrie et l'héritage que notre père nous destine.

 

Lors donc que nous nous mettons en prière, élevons nos pensées et nos désirs vers le ciel ; unissons-nous à la société des esprits bienheureux, excitons dans nos cœurs le désir et l'espérance de posséder Dieu.

 

histoires : C'est maintenant, disait saint François d'Assise, après avoir été déshérité par son père à cause de ses grandes libéralités envers les pauvres, c'est maintenant que je pourrai dire: Notre père qui êtes aux cieux.

 

Oh ! Quelle est la noblesse d'un chrétien ! Dieu est son Père. Un jeune berger avait pria l'habitude de prier en paissant son troupeau. Interrogé s'il n'éprouvait pas souvent de l'ennui à rester si souvent seul dans la campagne, il répondit que son Pater lui suffisait pour abréger ses journées et les rendre agréables, parce qu'il y trouvait une source toujours nouvelle de pensées consolantes et de bons sentiments, en sorte qu'il lui fallait quelquefois toute une semaine pour le méditer en entier. (Le bon catéchiste, par M. de la palme.)

 

Saint Hugues, évêque de Grenoble, étant toujours malade, ne fit presque autre chose pendant toute une nuit que de réciter l'oraison dominicale. Le domestique qui le gardait lui repré­senta que la récitation de cette prière, si souvent répétée, serait certainement nuisible à sa santé. Il lui répondit : « Détrompez- vous : la récitation de cette prière si belle ne peut me faire aucun mal, je sens même qu’elle une fait un grand bien.»  (labausse)

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:33

 

  

Les grands avantages de la prière sont attachés à la manière dont on s'acquitte de ce devoir.    Pour bien prier, il faut d'abord que ce soit au nom et par les mérites de Jé­sus-Christ ; il n'a promis de nous accorder que ce que nous demanderions en son nom : c'est pour cela que l'Église ter­mine toutes ses prières par ces paroles : Nous Vous en pri­ons par Jésus-Christ Nôtre Seigneur.

 

Secondement, il faut prier avec attention, c'est-à-dire penser à Dieu et à ce qu'on lui demande. Dieu écoute bien plus les paroles du cœur que celles de la bouche. La prière est une élévation de notre âme vers Dieu ; ce n'est donc pas prier que de penser à toute autre chose qu'à Dieu quand on lui parle. Il est vrai que les distractions, quand elles sont involontaires, ne rendent pas la prière mauvaise ; mais Dieu est offensé par celles auxquelles on a donné oc­casion par sa faute ou qu'on ne rejette point après qu'on s'en est aperçu. On mérite alors ce reproche que Dieu fai­sait autrefois aux Juifs : " Ce peuple m'honore des lèvres,   mais son cœur est loin de moi."

 

Troisièmement, il faut prier avec confiance. Notre Sei­gneur, en nous promettant d'exaucer nos prières, y met toujours cette condition : pourvu qu'elles soient faites avec foi. Il disait ordinairement à ceux qui s'adressaient à lui pour obtenir leur guérison : Qu'il vous soit fait selon votre foi. Notre confiance ne saurait être trop ferme, puisqu'elle est appuyée sur la puissance de Dieu qui peut faire infiniment plus que nous ne lui demandons ; sur sa miséricorde, qui n'a point de bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ, au nom duquel nous prions.  

 

Eh quoi ! Nous nous adresserions avec confiance, dans nos besoins temporels, à  un ami riche, puissant et éprouvé, et nous en manquerions en nous adressant à Dieu pour les besoins même spirituels, quoiqu'il nous commande et  qu'il nous invite  lui-même à recourir a lui comme à un bon père !

 

Une telle défiance ne serait-elle pas injurieuse à sa tendresse ? Qu'est-ce donc que la bonté des hommes comparée à celle de Dieu ?

 

Enfin,  il faut prier avec persévérance.    Dieu, par une conduite pleine de sagesse et de bonté,  diffère quelquefois de nous accorder ce que nous lui demandons ; ce délai n'est pas un refus, mais une épreuve.   

 

Il veut par là nous faire connaître le prix de ses dons,  augmenter l'ardeur de nos désirs et nous disposera les recevoir avec plus d'abondance. On ne doit pas se décourager ni se lasser de prier : Jésus-Christ nous l'ordonne et pour nous faire sentir la nécessité de la persévérance, il se sert de deux comparaisons : la pre­mière est celle d'une veuve qui, par ses importunités, touche enfin le cœur d'un mauvais juge et le force à lui rendre jus­tice; la seconde est celle d'un homme qui, au milieu  delà nuit, va demander à son ami trois pains à emprunter.    Ce dernier refuse de se lever ; l'autre ne se rebute point, il continue à frapper à la porte et il redouble ses prières : sa persévérance est récompensée et il obtient ce qu'il deman­dait.   

 

Notre Seigneur termine cette parabole par une ex­hortation vive et pressante de prier sans relâche et par une promesse formelle de nous accorder tout ce que nous deman­derons avec persévérance.  Le moment où nous cesserons de prier est peut-être celui que Dieu avait destiné pour nous exaucer. Retenez bien ceci : c'est la prière  qui demande, mais c'est la persévérance qui obtient.

 

histoire : C'était, dit un pieux  auteur, la pratique  d'un jeune enfant de qualité d'offrir son cœur à Dieu tous les matins, avec beaucoup de ferveur, ce qui était comme l'âme de toutes les actions qu'il faisait  pendant  le  jour.   Si  je  manque,  disait-il, à ce devoir  comme il m'est arrivé   quelquefois,   je  suis dissipé tout le reste de la journée. Ce saint enfant, n'ayant pas encore l'âge de douze ans, mourut avec le sentiment d’une rare piété.   Mon Dieu, s’écriait-il de temps en temps, étant près d'expirer, je vous ai fait presque tous  les jours le sacrifice de mon cœur, je vous fais maintenant celui de ma propre vie.

 

Imitons ce pieux enfant et soyons exacts comme lui à offrir tous les matins notre cœur notre cœur a Dieu, afin de mourir, comme lui, dans les sentiments d'une vraie piété. (arnisennet, le bon Ange de l’enfant.)

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:29

Tout est promis à la prière ; elle obtient tout quand elle il est bien faite. C'est une vérité répétée presque à chaque page de l'Écriture ; la promesse de Jésus-Christ y est for­melle : Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous  trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Tout ce que  vous demanderez dans la prière, si vous le demandez avec foi, vous l'obtiendrez.

 

Il ne s'est pas même contenté de nous déclarer qu'une prière bien faite est toujours exaucée ; il nous l'a assuré avec serment : En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon père en mon nom, Il vous le donnera.  

 

Enfin, pour dis­siper tous nos doutes, il ajoute cette preuve qui est bien capable de ranimer les esprits les plus découragés : Y a-t-il parmi vous un père qui donne une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? Et s'il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, tous méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre père céleste donnera-t-il les vrais biens a ceux qui les demandent ?

 

Après une promesse si formelle il faudrait bien avoir per­du la foi pour douter de l'efficacité de la prière. Si l'on compte sur les promesses d'un homme de bien, combien plus doit-on compter sur la promesse et le serment de Jésus-Christ, qui est la vérité même !

 

Faire entrer la défiance dans son cœur, ce serait lui faire injure. Eh ! D'où pourrait donc lui venir cette défiance ! Serait-ce de notre indignité ! Mais la bonté de Dieu pour nous n'est-elle pas; toute gratuite ? Mais l'aveu même de notre indignité n'est-il pas un titre pour avoir accès auprès d'une miséricorde que les plus grands crimes ne peuvent épuiser et qui invite les plus grands pécheurs à s'approcher d'elle avec confiance ?  Mais n'est-ce pas au nom de Jésus-Christ que nous prions et notre indignité n'est-elle pas couverte par ses mérites, infinis ?

 

Non, jamais la prière du pécheur qui s'humilie n'a été rejetée ; elle s'élève jusqu'au trône de Dieu et elle at­tire infailliblement un regard de miséricorde sur celui qui la fait.

 

Est-il quelqu'un, dit le prophète, qui ait été méprisé ? Nos pères ont crié vers le Seigneur et ils ont été délivrés ;  ils ont espéré dans le Seigneur et ils n'ont point été confondus ; quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Cette confiance pleine, entière et sans bornes, honore Dieu ; c'est un hommage rendu à sa puissance, à sa bonté, à sa fidélité dans ses promesses : elle obtient tout, Dieu ne lui refuse rien.

 

Moïse prie sur la montagne et les ennemis du peuple de Dieu sont vaincus; Judith prie et sa patrie est délivrée ; le pieux roi Ezéchias prie, et Dieu ré­voque l'arrêt de mort qu'il avait prononcé contre lui ; le Publicain prie dans le temple, et il en sort justifié ; la fem­me pécheresse prie, et les péchés lui sont remis ; le bon larron prie sur la croix, et quoiqu'il fût chargé des crimes les plus énormes, il en obtint le pardon.

 

Voilà pourquoi saint Jean disait : Ce qui fait notre confiance eu Dieu c'est qu'il nous exauce en tout ce que nous lui demandons qui est conforme à sa volonté : car nous savons qu'il nous exaucera en tout ce que nous lui demanderons et nous le  savons parce que nous avons reçu l'effet des demandes que nous lui avons faites.

 

N'alléguons donc plus notre faiblesse quand on nous exhorte à pratiquer la vertu ; ne disons plus que notre penchant pour le mal nous entraîne, que nous ne pouvons résister à la violence de nos passions.

 

Nous pouvons prier et la prière soutiendra notre faiblesse; nous pouvons prier et la prière nous fortifiera contre nos mauvais penchants ; nous pouvons prier et la prière modérera la violence de nos passions. Nous avons besoin de grâces pour pratiquer la sagesse ; demandons-les et Dieu nous les accordera.

 

Si quelqu'un de vous manque de sagesse, dit l'apôtre saint Jacques, qu'il la demande à Dieu  qui donne à tous libéralement, et la sagesse lui sera don­née.

 

On ne manque donc jamais d'obtenir de Dieu les secours qu'on lui demande comme il faut ; et si nous ne les obtenons pas, c'est toujours notre faute, c'est que nous ne recourons pas à Dieu avec les dispositions suffisantes et surtout avec cette confiance qui obtient tout.

 

histoire. Saint Jean Ghrysostôme ne craint pas d’écrire que la prière est, en quelque sorte, plus puissante que Dieu même, puisqu'elle vient à bout de le fléchir, de lui faire ré­tracter les sentences qu'il a portées contre nous.

 

Voici un exemple.   Les Israélites ayant transgressé les lois du Seigneur et élevé dans le désert un Veau d'or pour l'adorer, Dieu,  tou­jours clément, semble craindre la puissance de l'intercession de  Moïse.  Laisse agir ma colère,  dit-il à son serviteur;   ne t'oppose pas à ce que j'extermine ce peuple infidèle.   Mais, vaincu par les prières de Moïse, il n'exécuta pas, dit l'Écriture, le mal qu'il avait prononcé contre son peuple.

 

Extrait de : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 09:59

Les sacrements sont le premier moyen pour obtenir les grâces ; la prière en est le second. La prière est une élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu, pour lui rendre nos devoirs de remerciement, et de demande pour les choses qui nous sont nécessaires.

 

La prière est un devoir indispensable que l'on ne peut omettre sans péché : Jésus-Christ nous en a fait un comman­dement exprès et ce précepte est souvent répété dans l'Évangile. Veillez, nous dit-il, et priez; et toujours priez et ne point se lasser de le faire. De là ce reproche qu'il fait à ses disciples : "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez." Il a pratiqué lui-même ce qu'il nous commande ; il passait souvent les nuits à prier ou, pour mieux dire, toute sa vie a été une prière conti­nuelle.

 

Jésus-Christ n'avait certainement pas besoin de prier pour lui-même ; mais il voulait nous donner l'exem­ple et nous engager par là à nous livrer à ce saint exercice : nous avions besoin qu'il priât pour nous et qu'il nous mon­trât l'obligation où nous sommes de prier.

 

Ce saint exercice est d'une nécessité indispensable et quand même l'Évangile ne nous ferait pas une loi positive de prier et de prier sans cesse, le sentiment de notre misère suffirait seul pour prouver cette nécessité. Les besoins toujours renaissants de notre âme et de notre corps ne nous avertissent-ils pas continuellement de recourir à Celui qui peut seul y remédier? N'est-ce pas le partage des misérables de gémir et de solliciter du secours ?

 

Notre indigence est extrême, les biens qui nous manquent sont d'un prix infini. Dieu est prêt à nous les accorder ; non seulement il nous permet, mais il nous commande de les lui demander. Ce n'est pas qu'il ignore nos besoins ; il les connaît mieux que nous ne les connaissons nous-mêmes; il exige cependant que nous les lui exposions, pour nous faire désirer avec plus d'ardeur les biens qu'il nous prépare et pour nous rendre par ce désir plus capables de les rece­voir.

 

Le désir des biens spirituels s'enflamme par l'exercice de la prière, et plus ce désir est ardent, plus on reçoit de Dieu ; il remplit ceux qui sont affamés et il renvoie vides ceux qui se croient riches et qui s'imaginent n'avoir besoin de rien.

 

Si Dieu nous accorde ses biens sans attendre nos prières, nous serons portés à nous les attribuer ; mais quand, après avoir senti notre misère et notre impuissance, nous recou­rons à lui, nous ne pouvons alors nous dissimuler à nous-mêmes notre dépendance ; nous sommes obligés de recon­naître que nous ne pouvons rien sans lui et que tout ce que nous en recevons est un don de sa pure libéralité : cet hum­ble aveu de notre indigence nous dispose à recevoir ses bienfaits avec abondance.

 

Appliquons-nous donc à ce saint exercice ; ne croyons pas que pour remplir ce devoir essentiel, il suffise d'y em­ployer quelques moments rapides et de passer le reste du temps sans penser à Dieu : il faut avoir souvent re­cours à la prière et y persévérer longtemps.

 

Dieu veut être sollicité, pressé, importuné : il ne se lasse pas de nous écouter ; le trésor de ses grâces est infini et on ne peut rien faire qui lui soit plus agréable que de demander sans cesse à y puiser. Les rois de la terre ne permettent pas à toutes sortes de personnes de leur parler ; c'est une faveur qu'ils n'accordent qu'à leurs favoris et dans certains mo­ments ; mais il n'en est pas ainsi de notre Dieu ; il nous permet de lui parler à toute heure, de lui présenter nos be­soins et de réclamer son secours : il nous ordonne même de le faire en toute liberté et si l'on ne se présente pas devant lui, il s'en offense. Quel honneur pour une vile créature de s'approcher ainsi de son Dieu, de lui communiquer ses pensées, ses inquiétudes, ses désirs avec une sainte liberté, avec une douce confiance !

 

Ne serait-ce pas mépriser sa bonté que de ne pas profiter de la faveur qu'il nous accorde de nous écouter et de s'intéresser à tout ce que nous désirons ?

 

histoires.

La prière est la porte par laquelle  le  Seigneur nous fait passer ses  grâces,  disait  sainte  Thérèse.    Si  cette porte est fermée, qu'allons-nous devenir ? Hélas ! Ajoutait-elle, j'en ai fait l'expérience.    J'eus le malheur d'abandonner la prière mentale et je devenais jours après jours moins chrétienne. Si je n'eusse repris ce saint exercice,   j'étais  perdue. Vie de sainte Thérèse.

 

David, quoique placé sur le trône et occupé des affaires de son royaume, avait coutume de prier sept fois le jour,  ainsi qu'il le dit lui-même ; il se levait la nuit pour prier.    Inspiré de l'esprit de Dieu, il compose ces cantiques sublimes, que l'on appelle les psaumes, qui sont encore chantés dans l'Église.

      

Plusieurs grands princes, tels que Charlemagne, saint Louis et saint Henri, empereur, observaient religieusement la pratique de réciter chaque jour l'office de l'Église et se levaient la nuit pour assister aux prières des matines.

 

Un auteur non suspect et qui a écrit sous  l'influence de la philosophie du dix-huitième siècle, alors dans toute sa nou­veauté comme dans toute la violence de sa haine contre le christianisme, a fait la réflexion suivante : «Chez les Romains,  en se mettant à table, le maître de la maison prenait une  coupe de vin et en versait quelques gouttes à terre: ces libations étaient un hommage qu'ils rendaient à la providence.   De tout temps les chrétiens, avant et après le dîner et le souper, ont fait une prière àDieu pour le remercier du repas  qu'ils allaient prendre ou qu'ils avaient pris. N'est-il pas  bien condamnable et en même temps bien ridicule que  cet acte si naturel de reconnaissance et de religion ait été regardé par les personnes du grand monde comme une petite cérémonie puérile, une vieille mode que le nouveau bel usage doit proscrire? Nos inférieurs, en devenant, à notre exemple, ingrats envers Dieu, s'habituent à l'Être envers nous

 

Extrait du volume : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  Édition 1860.   Pages 264-5-6

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:16

Comment soutenir notre saint Pères PAUL VI en exil et ainsi demander à N.S.J.-C., de ressusciter sa véritable Église, qui est au tombeau depuis près de 40 ans.

Vous pouvez, avec les trois prières suivantes, sur votre chapelet, gagner beaucoup d’indulgence. Si nous soulageons les âmes du purgatoire, en priant pour elles, nous pouvons leur demander de soutenir notre saint Pères PAUL VI.

A chaque dizaine on peut commencer ainsi :

« Par le signe de la croix, ô notre Dieu, délivrez-nous de nos ennemis. » (3 ans)

On enchaîne ensuite avec dix : « Miséricordieux Jésus, donnez aux saintes âmes du purgatoire le repos éternel,  par les mérites de vos  Saintes  Plaies. »   (7 ans)

On termine chaque dizaine avec : «Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons, parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix».   (3 ans)

Ce sera, vous verrez, une bonne façon d’attirer sur nous les bénédictions du Seigneur Jésus et plus vous prendrez l’habitude de dire  ces trois merveilleuses invocations en les méditants, plus vous vous sentirez dans l’action. Vous serez passé, de l’attente passive, en mode participation.

Essayez et vous pourrez, lors du retour de S. S. Paul VI, avoir la joie de vous dire en vous-même, j’ai participé à son retour Alléluia.

Seigneur nous savons, parce que Vous nous avez prévenu par divers moyens et en plusieurs occasions du retour de notre saint Père, que cet événement doit se produire à votre heure. 

En attendant, que pouvons nous faire de mieux que de prier et se sacrifier pour que la sainte volonté de Dieu se réalise au plus tôt.

Comment pourrait-Il ne pas exaucer ces trois belles demandes ? UDP

elogofioupiou.over-blog.com

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