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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 07:29

Une autre explication de l'efficacité de notre prière à Notre-Dame : sa prodigieuse miséricorde. De cette vertu, elle apparaît comme la vivante incarnation. Toujours prête à se pencher vers toute cette multitude qui peine, qui lutte, qui souffre, qui tombe, vers tous les gueux et forçats de la vie ; toujours prête à voler au secours de toutes les misères, physiques ou morales. Fût-on tombé au fin fond de l'abîme, rejeté de Dieu, et comme maudit, il resterait encore au-dessus de tous nos désespoirs, une immense espérance : la Sainte Vierge, espérance des désespérés. Miséricordieuse au point d'accourir avant d'être appelée, que sera-ce alors, lorsque nous l'invoquerons ?

Et c'est là, sans doute, un des plus beaux spectacles qui soient au monde, de voir la toute pure, la toute immaculée, la toute sainte se pencher avec une pitié immense vers tous ces charniers d'âmes, en pleine putréfaction spirituelle, pour faire jaillir de cette pourriture morale une vie nouvelle, une vie divine. Elle ressuscite les morts ; et c'est là, le triomphe de son cœur maternel et pitoyable, de faire de jeunes saints avec de vieux pécheurs.

Ne pourrait-on lui appliquer ces paroles de Nôtre-Seigneur à Gemma Galgani : « Je suis le chiffonnier des âmes ». Divine chiffonnière, elle s'en va, à travers le monde, ramasser tous ces vieux chiffons d'âmes, sales, troués, puants, infects ; elle lave tout cela, répare tout cela, et avec tous ces vieux chiffons transformés, elle fait un manteau de gloire à Jésus-Christ.

Qu'on écoute les aveux de tous ces illustres enfants pro­digues ramenés par leur Mère à la maison du Père. Le 27 septembre 1913, Péguy écrivait à son ami Lotte : « Notre-Dame m'a sauvé du désespoir. C'était le plus grand danger... Figure-toi que pendant dix-huit mois, je n'ai pu dire mon « Notre Père ». Que votre volonté soit faite, je ne pouvais pas dire ça. Je ne pouvais pas. Comprends-tu cela ? Je ne pouvais pas prier Dieu, parce que je ne pouvais pas accepter sa volonté. C'est effrayant ! Il ne s'agit pas de dire des prières à la mie de pain, il s'agit de dire vraiment ce que l'on dit. Je ne pouvais pas dire vraiment « que votre volonté soit faite ». Alors, je priais Marie. Les prières à Marie sont des prières de réserve. Il n'y en a pas une dans toute la liturgie, pas une, tu entends, que le plus lamentable pécheur ne puisse dire vraiment. Dans le mécanisme du salut, l'Ave Maria est le dernier secours. Avec lui, on ne peut être perdu1.»

Enfin, dernier motif — conséquence logique des trois autres — qui va donner à notre prière mariale sa puissance infaillible d'impétration : la confiance exceptionnelle qui l'inspire et la soulève. Confiance filiale, totale, invincible en celle qui nous apparaît comme la plus puissante, la plus miséricordieuse et la plus généreuse des Mères... confiance qui ne peut être trompée ! « Parce qu'en Jésus-Christ les hommes reconnaissent et redoutent la majesté divine, laquelle réside en lui, comme en Dieu, il a été nécessaire de nous assigner un autre avocat, auquel nous puissions recourir avec moins de crainte et plus de confiance, et c'est à Marie que le Seigneur a confié cet office...

Ce serait faire injure à la bonté de Marie, si l'on appréhendait aussi d'aller se jeter aux pieds de cette douce avocate, qui loin d'avoir rien de sévère et de terrible, n'est que prévenance, amabilité, bénignité. » Fin

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

Ce volume sera envoyé en PDF a ceux qui en feront la demande.

elogofioupiou.over-blog.com

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 11:49

Mais à quoi attribuer cette souveraine et universelle efficacité de notre prière à la Vierge ? Saint Alphonse, dans son ouvrage sur Les Gloires de Marie., en donne quatre raisons.

La première : Notre-Dame est la médiatrice de tous les hommes et la distributrice de toutes grâces. Tout doit nous venir par Marie. Par vocation, par devoir d'état, elle est donc tenue de nous donner les grâces divines. Dès lors, par vocation, par devoir d'état, elle est obligée d'écouter nos prières, puisque c'est par la prière surtout que nous pouvons obtenir le secours divin. « Ainsi, toutes les fois que nous désirons et demandons quelque grâce, ayons soin de nous recommander à Marie, avec la confiance que nous l'obtiendrons par son entremise car, si nous ne méritons pas d'obtenir de Dieu la faveur que nous sollicitons, Marie en est toujours bien digne, et elle la demandera pour nous.

Enfin, le même saint nous indique le moyen à prendre pour n'être jamais repoussés, quand nous avons quelque bonne œuvre ou quelque prière à présenter au Seigneur : « C'est de remettre le tout entre les mains de Marie. »

Seconde raison : la double maternité divine et humaine de Notre-Dame.

Mère de Jésus, elle obtient tout de son Enfant bien-aimé ! Peut-on s'imaginer un refus d'un tel Fils à une telle Mère ! Dans une de ses extases, Gemma Galgani implorait auprès de Nôtre-Seigneur la conversion d'un grand pécheur. Malgré toutes les supplications de la séraphique vierge, le Christ restait inflexible. « Quand soudain brille à son esprit un autre motif qui lui semble invincible. Elle reprend vive­ment courage et s'écrie : Bien, je suis pécheresse ; vous ne pourriez trouver pire que moi, vous-même me l'avez dit. Non, je ne mérite pas, je le confesse, que vous m'écoutiez. Mais, je vous présente un autre intercesseur : c'est votre propre Mère, qui vous prie en sa faveur. Allez-vous dire non à votre Mère ? Certainement, à elle vous ne le pourrez pas, et maintenant, répondez-moi, Jésus, que mon pécheur est sauvé. Cette fois c'est la victoire ; le miséricordieux Seigneur accorde la grâce, et la scène change d'aspect. Avec un air de joie indescriptible, Gemma s'écrie : II est sauvé, il est sauvé ! Vous avez vaincu, Jésus, triomphez toujours ainsi, et elle sort de l'extase. »

En plus, Notre-Dame n'est-elle point notre Mère, et qu'est-ce qu'une telle Mère pourrait bien nous refuser ? Fait d'expérience quotidienne : plus que le père, la mère est toujours prompte à répondre à l'appel de tous et de chacun. Ainsi, d'instinct, les enfants s'adressent-ils de pré­férence à la maman pour obtenir le morceau de pain, qui sera — ils le savent — plus gros et agrémenté de quelques confitures. Les mères ont toujours ignoré, pour leurs petits, la « carte de rationnement », quitte à se priver elles-mêmes du nécessaire.

« La Bienheureuse Vierge a révélé elle-même à sainte Brigitte, qu'elle ressemble à une mère qui, voyant son fils sous le glaive de ses ennemis, fait tous ses efforts pour le sauver. C'est ainsi que j'agis, lui dit-elle, et que j'agirai toujours envers mes enfants, quelque grands pécheurs qu'ils soient, quand ils invoquent mon secours... Écoutons donc la voix de notre Mère, qui nous engage à devenir comme de petits enfants, à nous tenir près d'elle, et à l'invoquer dans tous nos besoins. Les enfants ont toujours à la bouche le nom de leur mère ; et dans tous les dangers qui les menacent, dès que la moindre crainte les saisit, on les entend aussitôt s'écrier : Ma mère ! Ma mère ! — Ah ! Douce Marie, ma tendre Mère ! C'est là précisément ce que vous désirez de nous ; vous désirez que, comme vos enfants, nous vous appelions à notre secours dans tous nos périls, parce que vous voulez nous protéger et nous sauver, ainsi que vous avez toujours fait, quand vos enfants ont eu recours à vous. »

A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R (Ce volume sera envoyé en PDF a ceux qui en feront la demande.)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:42

Marie, la reine des saints et notre première avocate, dès qu'elle a soustrait une âme à l'affreuse tyrannie de Lucifer et l'a unie à Dieu, exige que cette âme s'applique à l'imiter; autrement, elle ne pourrait à son gré l'enrichir de ses dons, le voyant mener une conduite opposée à la sienne. C'est pour cela que Marie appelle bienheureux, ceux qui se montrent zélés à imiter ses vertus : « Maintenant, donc, mes fils, écoutez-moi : bienheureux ceux qui gardent mes voies. »

Que Notre-Dame ne puisse jamais nous répondre, ainsi qu'à un vieux pécheur qui l'implorait : « On dit que vous êtes notre Mère ; eh bien ! Montrez donc que vous l'êtes vraiment ! » — « Malheureux ! Vous êtes tous les mêmes ! Vous m'appelez « Mère » ; et par vos péchés, vous faites de moi une mère de douleur et de désolation. A mon tour, je vous dis : montrez-vous donc mes fils ! »

Notre prière mariale glorifie Dieu, honore la Vierge ; elle se révèle aussi pour nous une source toujours jaillissante de grâces. A ce point de vue personnel et intéressé, si l'on se pose la question : de préférence, qui faut-il prier ? La réponse s'impose : avant tout, il faut prier Notre-Dame. De toutes les requêtes, celles qui lui sont adressées sont — règle générale — les plus efficaces et les plus rapidement exaucées.

« Quand on s'adresse aux saints, ils se font un peu attendre, on sent qu'ils doivent aller présenter leur requête ; mais quand on demande une grâce à la Sainte Vierge, c'est un secours immédiat que l'on reçoit... N'avez-vous pas remarqué cela ? Faites-en l'expérience et vous verrez. »

Selon saint Alphonse, il vaut mieux parfois s'adresser à la Vierge, qu'à Dieu ou à Nôtre-Seigneur : « Saint Anselme augmente encore notre confiance, en ajoutant que, lorsque nous recourons à cette divine Mère, non seulement nous devons être assurés de sa protection, mais que nous serons parfois plus vite exaucés et sauvés en invoquant le saint nom de Marie, qu'en invoquant le saint nom de Jésus, notre Sauveur ... Et il en donne la raison : le Fils est notre Seigneur et notre Juge... mais en invoquant le nom de Marie, notre Mère, à défaut des mérites de celui qui prie, interviennent les mérites de notre Mère… et l'on est exaucé. Ce qui signifie : si nous trouvons plus vite le salut en recourant à la Mère qu'en recourant au Fils, ce n'est pas que Marie ait plus de pouvoir que son Fils pour nous sauver ; car, nous savons que Jésus-Christ est notre unique Sauveur, que lui seul, par ses mérites, nous a obtenu et nous obtient le salut ; mais, c'est qu'en recourant à Jésus-Christ, notre Rédempteur et aussi notre Juge, à qui nous savons qu'il appartient de punir les ingrats, il peut arriver que nous manquions de la confiance nécessaire pour être exaucés, au lieu qu'en nous adressant à Marie, qui n'a d'autre office que de compatir à nos peines, comme Mère de miséricorde, et de nous défendre comme notre Avocate, il semble que notre confiance doit être plus entière et plus ferme.

« Remarquons enfin avec Nicéphore, que telle est la volonté de Dieu. On demande beaucoup de choses à Dieu, et on ne les obtient pas, nous dit-il ; on les demande à Marie et on les obtient ; comment cela se fait-il ? Ce n'est pas que Marie soit plus puissante que Dieu, mais c'est que Dieu a voulu honorer ainsi sa Mère. » A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 19:18

Saint Alphonse énumère dix pratiques de dévotion en l’honneur de la Madone, dont voici la neuvième, «Recourir fréquemment à Marie, et de tous les hommages que nous pouvons offrir à notre Mère, je soutiens qu’aucun ne lui agrée autant que de recourir souvent à son intercession en lui demandant assistance dans tous nos besoins particuliers.» Concert de louanges, nos supplications ne seraient-elles pas encore un chant d’amour? Toutes prière parfaite—nous l'avons dit — vient du cœur et se parfume de dilection.

C'est donc avec une âme d'enfant, et non point seulement en serviteur, que nous allons invoquer celle qui est et restera toujours pour nous, notre Mère et la meilleure des Mères. C'est parce qu'elle nous aime et parce que nous l'aimons que notre prière s'élève vers elle, si spontanée, si confiante, si sûre d'être exaucée.

Savoir faire plaisir est une des délicatesses de l'amour. Cette délicatesse accompagne chacune de nos prières à Notre-Dame. De nous voir à ses genoux, lui est une joie, parce qu'elle trouve là l'occasion de remplir son rôle d'avocate et ses fonctions de Mère. Quoi de plus doux, pour un cœur maternel, que de pouvoir s'occuper de ses enfants ! La Sainte Vierge, mais elle est notre obligée, chaque fois que nous l'implorons. Sans nous, sans nos misères à guérir, sans nos supplications à écouter, que ferait-elle ? Que ferait-elle de sa puissance, de sa miséricorde et de ses grâces ? Alertée par les cris de l'humanité, c'est pour elle plus qu'une joie, plus qu'une béatitude, c'est un besoin de répondre à l'appel de tous les malheureux et désespérés.

Après la mort de Jésus, l'ancienne pécheresse de Magdala et la Vierge Immaculée s'étaient liées d'une étroite et très douce amitié. Or, une fois que Madeleine avait quelque peu tardé à rendre visite à Marie, celle-ci, en l'accueillant, lui dit, avec un accent de reproche : « Oh ! Comme vous avez tardé ! Je vous attendais, j'avais besoin de vous !» — « Com­ment ! Vous aviez besoin de moi ! Que, moi-même, j'aie besoin de vous, oui, certes ! Mais vous ! Vous !» — « Oui, mon enfant, j'avais besoin de vous, besoin de vous voir, besoin de vous éclairer, de vous consoler ; besoin de vous parler de Jésus. » La Vierge continue à avoir besoin de nous, besoin de nos misères... besoin de nos prières : ne les lui refusons pas.

La prière, pour être parfaite implique, du moins implicitement, dans son objet et comme condition, l'imitation de Notre-Dame. Que nous puissions lui demander toutes grâces, matérielles et spirituelles, temporelles et éternelles et recourir à elle à toute heure et en toutes circonstances : nous le savons, car sa sollicitude est universelle. Il n'en reste pas moins vrai que notre vraie et habituelle demande doit porter d'abord sur la vertu, la persévérance et le ciel. Ce qu'il nous faut, avant tout, solliciter de la Vierge, c'est de marcher sur ses traces, de reproduire en nous son innocence, son humilité, son obéissance, sa charité, sa chasteté, bref, sa sainteté. Tel mère, tel fils !

Et c'est alors, que notre prière d'enfant ira droit à son cœur maternel, que Notre-Dame se penchera sur nous avec plus d'amour et de bonté, et nous comblera plus abondamment de ses dons. Saint Alphonse dit que pour obtenir plus sûrement et avec plus d'étendue la faveur des saints, il faut les imiter, parce que nous voyant pratiquer les vertus dont ils ont donné l'exemple, ils sont plus disposés à prier pour nous.

A suivre

Extrait du volume de 1953. MAIS...PRIEZ DONC, par L. COLIN, C.SS.R

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 07:44

23. De la méditation de la mort

7. Insensés, sur quoi vous promettez-vous de vivre longtemps, lorsque vous n'avez pas un seul jour d'assuré ?

Combien ont été trompés et arrachés subitement de leur corps !

Combien de fois avez-vous ouï dire: Cet homme a été tué d'un coup d'épée; celui-ci s'est noyé, celui-là s'est brisé en tombant d'un lieu élevé; l'un a expiré en mangeant, l'autre en jouant; l'un a péri par le feu, un autre par le fer, un autre par la peste, un autre par la main des voleurs !

Et ainsi la fin de tous est la mort, et la vie des hommes passe comme l'ombre.

8. Qui se souviendra de vous après votre mort, et qui priera pour vous ?

Faites, faites maintenant, mon cher frère, tout ce que vous pouvez, car vous ne savez pas quand vous mourrez, ni ce qui suivra pour vous la mort.

Tandis que vous en avez le temps, amassez des richesses immortelles.

Ne pensez qu'à votre salut, ne vous occupez que des choses de Dieu.

Faites-vous maintenant des amis, en honorant les saints et en imitant leurs œuvres, afin qu'arrivé au terme de cette vie, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 07:42

Utile à rappeler en ces temps de Passion de l'Église fidèle, persécuté, en exil comme son chef.... Serviteur des serviteurs. En matière de préparation à la fête de la Transfiguration, où tous les mystères révèlent leur plénitude béatifique.

Prophétie extraordinaire dans sa concision et sa précision, datée de 800 ans avant Jésus Christ, rejoignant la description du Serviteur souffrant du psaume 21, que Jésus récita sur la croix comme la conclusion de la Passion (il faut le lire en entier et d'une seule traite pour en saisir tout le sens prophétique)

« IL s'est élevé devant lui comme un faible roseau, comme une racine qui sort d'une terre desséchée. Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards; Il n'avait aucune grâce pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur qui sait ce qu'est la souffrance. Son visage était couvert et sans grâce, aussi n'en avons-nous fait aucun cas. Vraiment, Il a porté nos souffrances, et Il s'est chargé de nos douleurs; mais nous L'avons considéré comme un lépreux, frappé de Dieu, condamné aux humiliations. Pourtant Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos crimes. Le châtiment qui nous donne la paix s'est abattu sur Lui, et c'est par Ses meurtrissures que nous avons été guéris.

Nous errions tous comme des brebis, chacun suivait son propre chemin; et le Seigneur a fait retomber sur Lui notre iniquité à tous. Il a été mené au sacrifice parce qu'Il l'a voulu, et Il n'a point ouvert la bouche. Comme une brebis, on l'a amené à la boucherie; comme un agneau qu'on va tondre, Il s'est tu, et Il n'a point ouvert la bouche. Par la détresse et le jugement il a été enlevé, qui se soucie encore de lui? Car Il a été retranché de la terre des vivants et frappé à mort pour les péchés de Mon peuple. On a mis Son tombeau parmi les impies, et Son sépulcre avec le riche, bien qu'Il n'eût point commis d'injustice et qu'il n'y eût point de ruse dans Sa bouche. Le Seigneur a voulu Le briser par la souffrance. S'il livre Sa vie comme un sacrifice expiatoire, Il verra sa postérité et prolongera Ses jours et Il aura accompli ce qui plaît au Seigneur. A cause de Sa propre peine Il le verra et Sa connaissance Le comblera.

Par Sa science, le Juste, Mon Serviteur, absoudra les hommes innombrables dont Il portera les fautes. Aussi lui donnerai-Je un grand nombre d'hommes en héritage, et partagera-t-il le butin des grands, parce qu'Il s'est livré Lui-même à la mort et qu'Il a été compté parmi les criminels, parce qu'Il a porté les péchés de beaucoup et qu'Il a intercédé pour les pécheurs. »

http://amdg.over-blog.fr/2016/08/l-humilite-precede-la-gloire.html

Avis aux lecteurs : Si vous avez un chapelet, sortez le et récitez le tous les jours. Ave Maria.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 00:44

Saint Eugène fut élevé sur le siège épiscopal de Carthage en 481. Il gouvernait cette église avec une sagesse ad­mirable depuis près de huit ans, lorsque le roi des Vandales Ariens, Hunéric, suscita contre les fidèles de Carthage une des plus cruelles persécutions rapportées dans l'histoire de l'Eglise. Un grand nombre de catholiques furent condamnées à l'exil ; les routes, disent les chroniques, étaient couvertes d'évêques, de diacres, de vierges, d'enfants même auxquels on faisait subir d'incroyables tourments.

Saint Eugène fut cependant, cette fois, épargné par Hunéric. Le saint évêque dut consentir à une controverse publique entre les évêques ariens et les prélats catholiques africains, exigée par ce roi impie, dans la pensée que les Ariens vaincraient sans peine les évêques fidèles à la foi de Nicée.

Après avoir vainement demandé que les évêques catholiques de toutes les parties de l'Eglise, celui de Rome en particulier, fussent invités à la controverse, Eugène établit si clairement la divinité de Nôtre-Seigneur, que des Ariens durent cesser la discussion. Ce fut le signal d'une nouvelle persécution.

Saint Eugène fut exilé avec un grand nombre d'évêques et de fidèles dans la pro­vince de Tripoli. Plus tard, relégué près d'Albi, il y construi­sit un monastère. C'est là qu'il mourut dans l'exercice de la pénitence et des bonnes œuvres, le 13 juillet de l'an 505.

Saint Eugène priez pour nous. Hâtez le retour de SS Paul VI et réveillez les endormis et les hérétiques qui se diriges vers l’enfer éternel.

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