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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 11:06

Avez-vous déjà lu Confiance en la Divine Providence…

C’est le plus merveilleux trésor de lumière.

En PDF sur mon blog.

https://drive.google.com/file/d/0BwuLXsGPXPbYWXJ3M1VYRUFfNG8/view

Vous l’apprécierez j’en suis sur.  Union de prières, avec Marie et Joseph.

Elogofioupiou.over-blog.com

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 10:27

Doctrine de la Vérité… CHAP. III

1. Heureux celui que la Vérité enseigne par elle-même, non par des figures et par des paroles qui passent, mais en se fai­sant connaître telle qu'elle est !

Notre opinion et nos sentiments bien souvent nous trompent et ne pénètrent guère avant dans les choses.

Que servent ces recherches raffinées sur des choses cachées et obscures, puis­que nous ne serons pas repris au jour du jugement de les avoir ignorées ?

Notre aveuglement est étrange : nous négligeons l'utile et le nécessaire, pour nous appliquer à des choses curieuses et nuisibles. C'est avoir des yeux et ne point voir.

2. Qu'avons-nous affaire de ces dis­putes sur le genre et l'espèce ? Celui à qui la parole éternelle se fait entendre est débarrassé d'une  infinité d'opinions.

Tout procède de cette unique Parole, et tous les êtres rendent témoignage qu'il n'y en a qu'une, et cette même parole est le principe qui nous parle intérieu­rement. (Joan. vin, 25.)

Sans elle, nul ne peut ni bien entendre les choses, ni en bien juger.

Celui qui trouve tout dans l'unité, qui rapporte tout à l'unité, et qui voit tout dans l'unité, peut avoir le cœur stable et demeurer en paix avec Dieu.

O Vérité, qui êtes Dieu même, faites que je sois une même chose avec vous par une éternelle charité. Je m'ennuie souvent de lire ; je me lasse d'entendre tant de choses : c'est en vous seule que je puis trouve tout ce que je cherche. Que tous les docteurs, que toutes les créatures se taisent devant vous : parlez-moi vous seule.

3. Plus un homme sera recueilli en lui-même et sera devenu simple de cœur, moins il aura de peine à comprendre les choses les plus relevées, parce qu'il re­cevra d'en haut la lumière de l'intelli­gence.

Une âme pure, simple et constante n'est point dissipée par la multitude des actions, parce qu'elle fait toutes choses pour la gloire de Dieu, et qu'elle tâche de se garantir de toutes les recherches de l'amour-propre.

Qu'est-ce qui vous causent plus de trou­bles et d'obstacles que les passions immortifiées de votre cœur ?

L'homme vertueux et fidèle à Dieu commence par régler au dedans de lui-même tout ce qu'il doit faire au dehors. Aussi ses actions ne l'entraînent point dans le penchant d'une inclination vi­cieuse, car il les redresse selon les lois de la droite raison.

Quelqu'un a-t-il plus à combattre que celui qui entreprend de se vaincre soi-même ?

Ce devrait donc être là toute notre occupation, que de nous vaincre nous-mêmes, de prendre chaque jour plus de force sur nous, et d'avancer de plus en plus dans la vertu.

4. Toute la perfection de cette vie a toujours quelque imperfection qui lui.est attachée, et toutes nos lumières ne sont pas sans quelques obscurités.

L'humble connaissance de soi-même est une voie bien plus sûre pour aller à Dieu que la recherche d'une science profonde.

Ce n'est pas qu'il faille blâmer la science, ou la simple connaissance des choses. Elle est bonne, étant considérée en elle-même et selon l'ordre de Dieu ; mais il faut tou­jours lui préférer une conscience pure et une vie vertueuse.

Mais parce que la plupart des hommes s'étudient plus à savoir beaucoup qu'à bien vivre, ils tombent dans l'erreur, et ne font que peu ou presque point de fruit.

5. Oh ! S'ils prenaient autant de soin à déraciner les vices de leur cœur, et à y semer les vertus, qu'ils s'en donnent à agiter des questions, on ne verrait pas tant de maux et de scandales parmi les peuples, ni tant de relâchement dans les monastères.

Il est certain qu'au jour du jugement on ne nous demandera pas ce que nous aurons lu, mais ce que nous aurons fait ; avec quelle éloquence nous aurons parlé, mais avec quelle sainteté nous aurons vécu.

Dites-moi où sont maintenant tous ces maîtres et ces docteurs que vous avez connus lorsqu'ils vivaient, et qu'ils florissaient dans les sciences. D'autres à présent occupent leurs places, et je ne sais s'ils pensent seulement à eux. Ils semblaient être quelque chose durant leur vie, et maintenant personne n'en parle.

6. Oh ! Que la gloire de ce monde passe vite ! Plût à Dieu que leur vie eût répondu à leur science ! C'est alors qu'ils auraient fait de bonnes lectures et de bonnes études. Combien y en a-t-il dans le monde qui se perdent par une science vaine, qui leur fait négliger le service de Dieu ! Comme ils songent plus à s'élever qu'à se rendre humbles, ils s'évaporent dans leurs vai­nes pensées.

Celui-là est vraiment grand, qui a une grande  charité.  Celui-là est vraiment grand, qui est petit à ses propres yeux, et qui compte pour rien les plus grands honneurs. Celui-là est vraiment prudent, qui regarde toutes les choses de la terre comme du fumier, pour gagner Jésus-Christ. (Philip. III, 8.) Enfin celui-là est vraiment savant, qui sait faire la vo­lonté de Dieu et renoncer à la sienne.

PRATIQUE

Étudier les vérités, non pas tant pour les savoir que pour les pratiquer; écouter la Parole éternelle, qui parle plus au cœur qu'à l'esprit ; savoir ce qui est nécessaire à notre salut, et le faire, c'est ce qui fait.la science du Chrétien.

Lassé des connaissances spéculatives qui flattent la curiosité de mon esprit, ni ne touchent et ne changent point mon coeur, je m'ennuie de tant savoir et de tant dire de choses sur les vérités éternelles et sur mon salut, et d'en faire si peu pour me sauver.

prière

O mon Jésus, qui nous avez enseigné que ce ne sont pas ceux qui disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le ciel, mais ceux qui font la volonté de votre Père et qui forment leur vie à leur croyance, ajoutez en nous à un esprit chrétien un cœur chrétien et une vie chrétienne. Faites que, détaché de toutes choses, et ne cherchant en toutes choses que vous seul, je mette toute ma science, toute ma capacité,  tout mon bonheur et tout mon mérite à vous plaire, à vous aimer, à gagner votre cœur et à me rendre digne de votre amour pour le temps et pour l'éternité. Ainsi soit-il.

Extrait de L’Imitation de Jésus-Christ (Édition 1899) Chap. III. Père De Gonnelieu

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 13:34

Les humbles sentiments qu'on doit avoir de soi-même…

1. Tout homme désire naturellement savoir; mais que sert la science sans la crainte de Dieu ?

Un pauvre paysan qui sert bien Dieu vaut sans doute beaucoup mieux qu'un philosophe superbe, qui, négligeant les affaires de son salut, s'occupe à consi­dérer le cours des astres.

Celui qui se connaît bien n'a que du mépris pour lui-même, et ne prend au­cun plaisir aux louanges des hommes.

Quand je saurais toutes les choses qui sont dans le monde, si je ne suis pas dans la pratique de la charité, que me servira ma science devant Dieu, qui doit me juger sur mes œuvres ?

2. Défaites-vous du trop grand désir de savoir, parce qu'il s'y rencontre beau­coup de distractions et de tromperies.

Les savants sont bien aises de paraître et de passer pour sages. Il y a cependant plusieurs choses dont la connaissance ne sert guère, ou point du tout, au salut de l'âme ; et il faut être bien insensé pour s'appliquer à d'autres choses qu'à ce qui sert à nous sauver. Ce n'est point la mul­titude des paroles qui peut rassasier l'âme ; c'est l'innocence de la vie qui met l'esprit en repos, et une conscience pure donne une grande confiance auprès de Dieu.

3. Plus vous avez de lumière touchant le bien, plus vous serez rigoureusement puni si vous n'en vivez pas plus sainte­ment.

Quelque adroit et quelque habile que vous soyez, n'en tirez donc point vanité; craignez plutôt que ces connaissances que Dieu vous a données ne vous con­damnent.

Si vous croyez savoir beaucoup de choses, et y être assez habite, songez que vous en ignorez infiniment plus que vous n'en savez.

Gardez-vous déporter votre esprit trop haut (Rom. xi, 20); mais avouez plutôt votre ignorance. Quel sujet avez-vous de vous estimer plus qu'un autre, puisqu'il y en a tant qui en savent plus que vous, et qui entendent mieux la loi de Dieu ? Si vous voulez que ce que vous appre­nez et ce que vous savez vous soit utile, prenez plaisir à être inconnu, et à n'être compté pour rien dans le monde.

4. La science la plus sublime et la plus salutaire étude est de se bien connaître et de se mépriser soi-même.

N'avoir aucune bonne opinion de soi, et estimer beaucoup les autres, c'est une grande sagesse et une haute perfection. Quand vous verriez quelqu'un tomber dans des fautes visibles, ou commettre quelques grands crimes, vous ne devriez pas pour cela vous juger meilleur que lui, parce que vous ne savez pas combien de temps vous persévérerez dans le bien.

Nous sommes tous fragiles; mais vous devez croire que personne ne l'est plus que vous.

PRATIQUE

Les sentiments de l'homme, dit l'Écriture, sont vains et inutiles s'il ne s'applique à con­naître Dieu et à l'aimer, à s'oublier et à se haïr lui-même. La foi simple et vive d'un esprit qui croit sans examiner et sans hésiter tout ce que Dieu veut que nous croyions, et qui porte le cœur à faire tout ce qu'il veut que nous fas­sions pour nous sauver, est préférable à toutes les sciences divines et humaines, qui sans cette foi vive enflent l'esprit, dessèchent le cœur, et sont inutiles au salut d'un Chrétien.

prière

Guérissez en moi, mon Sauveur, l'avidité que j'ai de tout apprendre, et la négligence que j'apporte à faire ce que je dois faire pour mon salut, puisque vous ne me jugerez pas sur ce que j'ai su, mais sur ce que j'ai fait ou manqué de faire pour me sauver.

Puis-je m'appliquer à vous bien connaître sans vous admirer et sans vous aimer ? Mais puis-je en même temps m'appliquer a me bien connaître sans me mépriser et me haïr ?

O vie abjecte, vie inconnue, vie cachée avec Jésus-Christ en Dieu, que vous êtes un excellent moyen de sanctifier et de sauver les Chrétiens ! Mais que Vous êtes peu en usage chez  les Chrétiens ! Donnez-leur, Seigneur, la connaissance et l'estime, l'amour et la pratique.  Ainsi soit-il.

 

Je supplie ce divin Maître d'étendre sur ces Pratiques la bénédiction qu'il a répandue jusqu'à présent sur l'ouvrage, afin qu'elles servent à le faire lire avec encore plus de goût et de fruit, pour sa plus grande gloire, et pour la sanctification et la consolation des âmes dévotes.  Père De Gonnelieu

Extrait de L’Imitation de Jésus-Christ (Édition 1899) CHAPITRE II

Père De Gonnelieu

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 10:46

 

IMITATION DE  JÉSUS-CHRIST… livre 1, chap. 1

AVIS UTILES POUR LA VIE SPIRITUELLE

Qu'il faut imiter Jésus - Christ, et mépriser toutes les vanités du monde.

1. Celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres (Joan. VIII, 12), dit Nôtre-Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa vie et sa conduite, si nous voulons être véritablement éclairés et délivrés de tout aveuglement de cœur. Faisons donc notre principale étude de méditer sur la vie de Jésus-Christ.

2. La doctrine du Sauveur est bien plus excellente que celle de tous les saints, et une personne qui en aurait le véritable esprit y trouverait une manne cachée.

Mais il arrive que la plupart de ceux qui entendent souvent l'Évangile n'en sont pour cela guère plus touchés, parce qu'ils n'ont point l'esprit de Jésus-Christ.

Pour bien comprendre et bien goûter les paroles de Jésus-Christ, il faut chercher à former notre vie sur le modèle de la sienne.

3. Que vous sert de parler savamment de la Trinité, si, n'étant pas humble, vous vous rendez désagréable à la Trinité ! Non, ce ne sont point les paroles sublimes qui sanctifient l'homme et qui le justifient : c'est la vie vertueuse qui le rend ami de Dieu.

J'aime bien mieux sentir la componc­tion que de savoir comment on la définit.

Quand vous sauriez par cœur toute la Bible et les sentences de tous les philo­sophes, que vous servirait tout cela sans l'amour de Dieu et sans sa grâce ? Va­nité des vanités, tout n'est que vanité! (Écli. I, 2.) Rien de plus solide que d'aimer Dieu, et de s'attacher à lui seul.

La grande sagesse, c'est de tendre au ciel par la voie du mépris du monde.

4. C'est donc une vanité que d'amasser des richesses périssables, et d'y mettre son espérance.

C'est une vanité que de rechercher les honneurs, et de s'élever aux premières places.

C'est une vanité que de suivre les dé­sirs de la chair, et d'aimer ce qui nous doit attirer dans la suite de rigoureux châtiments.

C'est une vanité que de souhaiter une longue vie, et de se mettre si peu en peine qu'elle soit bonne.

C'est une vanité de ne penser qu'aux choses présentes, et de ne pas prévoir les futures.

C'est une vanité que d'aimer ce qui passe si vite, et de ne point s'empresser à gagner le ciel, où la joie durera toujours.

5. Souvenez-vous souvent de cette pa­role du Sage : L'œil n'est jamais rassasié de ce qu'il voit, ni l'oreille remplie de ce qu'elle entend. (Écli. I, 8.) Travaillez donc à détacher votre cœur de l'amour des choses visibles, pour ne vous occuper que des choses invisibles. Car ceux qui suivent leur sensualité souillent leur conscience et perdent la grâce de Dieu.

PRATIQUE

Pour honorer parfaitement Jésus - Christ, et, par l'honneur qu'on lui rend, remplir les devoirs d'un véritable Chrétien, il faut s'ap­pliquer à le connaître, à l'aimer et à l'imiter; et cela est absolument nécessaire au salut de tous les Chrétiens, qui ne sont Chrétiens gué par la connaissance, par l'amour et par l'imitation de Jésus - Christ. Prétendre plaire au Sauveur par les connaissances sublimes qu'on a de sa divinité, sans s'attacher à suivre ses exemples et à vivre comme il a vécu, c'est la plus dangereuse des vanités.

prière

Que me servirait, mon Jésus, d'étudier et de connaître ce qu'il y a de plus grand dans votre personne et de plus élevé dans vos mystères, si je ne m'en appliquais le mérite et le fruit en entrant dans vos dispositions et en pratiquant vos vertus, puisque je dois, pour me sauver, savoir et faire ce que vous m'avez enseigné et ce que vous avez fait, c'est-à-dire savoir et pratiquer ma religion ? C'est la grâce que je vous demande, ô mon Sauveur, et que j'es­père que vous m'accorderez. Ainsi soit-il,

LIVRE PREMIER - CHAPITRE I  

Extrait de L’Imitation de Jésus – Christ (Édition 1899)  Père De Gonnelieu

Je supplie ce divin Maître d'étendre sur ces Pratiques la bénédiction qu'il a répandue jusqu'à présent sur l'ouvrage, afin qu'elles servent à le faire lire avec encore plus de goût et de fruit, pour sa plus grande gloire, et pour la sanctification et la consolation des âmes dévotes.  Père De Gonnelieu

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 10:35

Ce que Dieu nous commande par le  6e et le 9e…

Dieu nous ordonne dans le sixième et le neuvième com­mandement de respecter la pudeur et de vivre dans la chas­teté de notre état.

Ce commandement ordonne donc la pureté dans nos pensées, dans nos désirs, dans nos paroles, nos regards et nos actes. Être pur signifie qu'on ne tolère pas dans son cœur des pensées ou des inclinations menant à la sensualité et qu'on traite son corps conformément à sa sainteté.

Notre corps est saint :-             ;

1) parce qu'il est un chef d'œuvre de Dieu,

2) parce qu'il est l'habitacle de l'âme et qu'il est destiné à être sanctifié par les sacrements,

3) parce que un jour il doit ressusciter de façon transfi­gurée.

Notre corps est un chef d'œuvre sorti de la main de Dieu. Pour cette raison il est bon. La volonté de Dieu est que le corps lui aussi soit à Son service. Dieu veut que nos forces et nos instincts soient dominés et dirigés selon Son commandement divin. Si nous faisons usage de notre corps, de ses organes et ses forces selon la volonté de Dieu, cet usage est moralement bon et donc nous ne péchons pas. Mais si nous en abusons en éprouvant un plaisir défendu, nous agissons contre la volonté et la loi de Dieu.

Saint Paul dit du corps de ceux qui vivent dans la grâce de Dieu: «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous? » (1 Cor 3:16).

Pourquoi Dieu donna-t-il la pudeur aux hommes?

Dieu donna la pudeur aux hommes comme une protection naturelle de la chasteté.

Quiconque veut rester chaste gardera la pudeur qui en est la protec­tion. Si la conscience met en garde contre le péché, la pudeur met en garde contre les péchés qui violent les sixième et neuvième comman­dements. Elle est inscrite dans la nature de l'homme et voulue par Dieu. Quiconque méprise ou anesthésie la pudeur est impudique. Il n'y a pas péché lorsqu'on donne au corps les soins nécessaires; on ne doit cependant pas chercher le mauvais plaisir. Les mauvaises pensées, les mouvements charnels et les mauvais désirs qui ne sont pas voulus, ne sont pas péché. Quand on ne s'y arrête pas et l'on les repousse, c'est une victoire, et un acte méritoire.

Quand manque-t-on à la chasteté?

On manque à la chasteté, lorsqu'on cherche le plaisir vais ou lorsqu'on s'en réjouit.

Les mouvements et les actions volontaires provenant du désir désor­donné du plaisir de la chair sont tous des péchés contre la chasteté. Comme péché contre la chasteté il y a donc plus que l'adultère. Voici ce qui cause les péchés contre la chasteté: les pensées et les désirs impurs volontaires, - les conversations impures, les blagues et les chansons, écouter, regarder et lire ce qui est impur, - les attouche­ments et les regards impurs. Les actes impurs sont: le péché solitaire (l'onanisme); les rapports entre gens non-mariés (la fornication); la cohabitation sans le mariage religieux (concubinage); la fornication contre nature (l'homosexualité).

Tout péché d'impureté directement voulu et libre est un péché mortel. La gravité du péché d'impureté doit être prise au sérieux, parce que bien souvent il devient une habitude. Et même si nous devons vivre dans un monde pervers où le péché d'impureté s'étale sous nos yeux sans que les gens s'émeuvent, nous nous efforcerons de garder la pureté, même s'il nous arrivait de tomber.

Que faut-il faire pour rester chaste?

Pour rester chaste il faudra

1) toujours respecter la modestie et la pudeur,

2) fuir l'oisiveté, qui est »la mère de tous les vices«,

3) aimer la prière et recevoir les sacrements.

La Sainte Vierge Marie est notre aide dans le combat pour la pureté. L'homme qui est pur maîtrisera ses pensées, ses désirs, ses paroles et ses regards. Le saint curé d'Ars disait: «Offrez aussi la tentation pour demander la conversion des pécheurs; ça dépite le démon et le fait fuir, parce que la tentation se tourne contre lui. »

Lorsqu'on fait son travail avec soin et avec compétence on est mieux à l'abri des tentations contre la chasteté. Ne soyons pas craintifs non plus. Il n'y a pas de péché contre le sixième et le neuvième comman­dement lorsqu'il n'y a pas de danger de provoquer le mauvais plaisir. Pratiquer les sports d'une manière saine peut être bon; par là l'on se forme à la maîtrise de soi qui donne une joie simple et saine.

Extrait du : Catéchisme de l’Oratoire

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:25

Les sept péchés capitaux sont  …                   

L'orgueil, l'avarice, l'envie, la luxure, la gourmandise, la colère et la paresse.

Est orgueilleux celui qui se glorifie en s'attribuant à lui-même ses propres qualités en ne reconnaissant pas ce qu'il doit à Dieu, puis méprise les autres. L'orgueil est source d'une ambition fausse, d'arrogance, de vanité, d'hypocrisie, de la tartufferie (Absalon, les Phari­siens, Lucifer). « Dieu résiste aux orgueilleux » (Je 4:6). Nous triom­phons de l'orgueil par l'humilité chrétienne.

Est avare celui qui attache son cœur à l'argent et aux biens et se mon­tre dur pour les pauvres. L'avarice est source de la dureté de cœur, d'insensibilité au malheur d'autrui, de vol et de mensonge ( Judas). On triomphe de l'avarice par la générosité et par la charité.

Est envieux celui qui est jaloux du bien spirituel ou temporel du pro­chain. L'envie est source de jalousie, de calomnie, d'insultes, de la tendance aux commérages, des disputes et de la haine (Caïn, les frères de Joseph). On triomphe de l'envie par la justice, l'amour et la bien­veillance. Il faut rapporter à l'envie la mauvaise joie, lorsqu'on se réjouit du malheur des autres. La mauvaise joie est source de médi­sances, de calomnies, de moqueries (les ennemis du Christ, la méchante femme de Salomon). On triomphe de la mauvaise joie par la com­misération, la sympathie dans la misère d'autrui et la miséricorde.

Pour ce qui est de la luxure, soit le 6e et 9e commandement de Dieu, nous y reviendrons dans le prochain blog.

Est gourmand celui qui boit et mange avec excès et pour le seul plai­sir. La gourmandise est source de luxure, d'ivrognerie; on nuit à sa santé, on ne se retient pas, on est capable de commettre un crime et s'adonner aux vices (le mauvais riche, Hérode). On triomphe de la gourmandise par la modération, la maîtrise de soi, le jeûne et par un ordre de jour bien fait.

Est coléreux celui qui ne maîtrise pas ses émotions et repousse avec violence ce qui lui déplait. La colère est source d'inimitié, de dispute, d'aigreur, de rancune, de procès, de blessures corporelles et d'homi­cide (Saül contre David, Hérode l'assassin des enfants). Ceux qui ne se dominent pas deviennent durs et aveugles envers les autres, même à l'égard de leurs parents ou de leurs frères et sœurs. - On triomphe de la colère par l'égalité d'âme, la douceur, l'esprit conciliant, la patience. Il y a aussi la colère juste, maîtrisée et sainte (Moïse, Jésus lorsqu'il chassa les vendeurs du temple).

Est paresseux celui qui recule devant l'effort et le travail et qui néglige ses devoirs. La paresse est source de légèreté, de négligence dans l'accomplissement du devoir d'état, de la pauvreté coupable, de la vulgarité, du découragement (la parabole du serviteur coupable).

On triomphe de la paresse par l'amour du travail, le courage, la fidé­lité aux devoirs, la serviabilité et par la ponctualité.

NOTE : Il faut éviter ces péchés mortels et s’en corriger.  Voilà pourquoi il faut bien prier. C’est le but de mon blog.

Extrait du : Catéchisme de l’Oratoire

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 09:56

LE  PRIX DE  NOIRE ÂME…                

mes frères, Le roi David considérait un jour les œuvres de Dieu et il était ravi. Il regarda d'abord le ciel, et il lui semblait le voir briller des feux de ces milliers d'étoiles qui, par les belles nuits d'Orient, scintil­lent à sa voûte; il entendit l'harmonieux concert que forment les sphères en roulant dans l'immensité de l’espace.

Ses regards s’abaissèrent sur la terre, et elle lui apparut avec sa fécondité, la parure de ses fleurs, la majesté de ses montagnes, avec la ceinture azurée des mers dont Dieu l'environna au premier jour du monde : et à la vue de ces merveilles, il ne put contenir ses trans­ports et entonna ce beau cantique : Domine, Dominus noster…

Mais voilà qu'au centre de l'univers, il aperçoit un être plus beau que les autres. A sa démarche, à son regard, à l'intelligence qui rayonne sur son front, il a reconnu le roi du monde : il le salue alors avec respect, et poursuivant son cantique de louange : « Mon Dieu, s'écrie-t-il, de quelle gloire vous l'avez couronné ! Il n'est rien ici-bas qui égale sa grandeur; vos anges seuls sont au-dessus de lui, et encore, est-ce bien peu ! »

Qu'est-ce donc que cette créature qui ravit ainsi le royal prophète ? C'est l'homme !

Qu'est-ce que l'homme? L'homme, dit le caté­chisme, est une créature raisonnable, composée d'un corps et d'une âme; et volontiers je le com­pare à ces temples merveilleux que la foi des vrais chrétiens a élevés au moyen âge, à la gloire de Jésus-Hostie.

Entrez dans une église. Vous y admirez des colonnes élancées, des voûtes hardies, des lignes harmo­nieuses et tout un travail de sculpture et d'ornemen­tation qui manifeste à tous les yeux le génie de l'ar­chitecte. Pourquoi tant de richesses artistiques, sinon pour l'Hôte divin qui réside là-bas, sous les voiles eucharistiques au fond du sanctuaire ?

Ainsi l'homme. Vu de l'extérieur, c'est déjà tout un monde de merveilles : et la vivacité du regard, et la majesté de la démarche, et la dignité de sa pose, et la beauté de ses traits, nous disent mieux que la parole la plus éloquente, la puissance et la sagesse de Celui qui l'a créé.

Mais, pour quel hôte invisible Dieu a-t-il cons­truit ce superbe édifice ?

Il l'a construit pour l'âme et l'âme est le moteur intelligent qui, si je puis parler ainsi, du fond de son sanctuaire, donne le mouvement à la machine savamment organisée. Il est raconté qu'un soldat suisse avait ramassé sur le champ de bataille de Morat une petite pierre qui brillait d'un éclat extraordinaire, mais qui cependant ne lui  paraissait être qu'un simple mor­ceau de cristal. Il  fut  tout heureux de la vendre pour quelques pièces de monnaie.  C'était le plus riche diamant de la maison des ducs de Bourgogne. Il n'en connaissait pas la valeur. Est-ce que vous ne commettez pas une méprise qui des conséquences plus graves encore ? Que pensez-vous de votre âme ? Pour vous faire connaître le prix de votre âme, je vous dirai, mes Frères, qu'elle est la grande préoccupation de la Trinité tout entière.

Votre âme est la grande préoccupation de la Trinité tout entière : le Père l'a créée.

1° Votre âme est la fille et l'image de Dieu.

Nous le disions tout à l'heure : toutes les créatures sont belles! Venant de Dieu, elles manifestent quelque chose de sa puissance, de sa sagesse et de sa bonté.

Oui,  beau est le firmament d'où jaillissent des torrents de lumière !

Belle est l'étoile dont la douce clarté dirige, pen­dant le calme des nuits, le pilote sur les flots!

Belle est la mer, soit qu'elle s'élance jusqu'aux nues, soit que silencieuse elle repose dans ses gouf­fres profonds!

Belle est la terre avec ses vallées qu'arrosent les fleuves, et ses montagnes où habitent les aigles, et ses riches sillons où mûrissent les épis!

Pour créer ces merveilles, Dieu se contenta de jeter sa parole sur le néant :

« Que la terre soit », et à l'instant même, la terre se déroula dans l'espace.

« Que la lumière soit », et le firmament resplen­dit, et de ses feux illumina l'univers.

« Que la vie s'épanouisse », et la vie, accourant par des chemins secrets et mystérieux, s'épanouit en plantes et en fleurs, en arbres et en fruits. Mais tout à coup...

Dieu s'arrêta. Les trois personnes de la Trinité Sainte se recueil­lirent; elles se consultèrent,  elles délibérèrent : on eût dit qu'elles ramassaient tout ce qu'elles avaient d'énergie créatrice pour une œuvre suprême.

Il s'agissait de former l'homme, corps et âme à la fois, admirable dans son corps d'une merveil­leuse structure, bien plus admirable encore dans son âme; car, son âme, Dieu voulait qu'elle fût son portrait, et qu'en elle se reproduisissent les traits de sa perfection infinie.

Alors Dieu prononça cette parole, — révélation sublime de sa tendresse et de notre grandeur : « Fai­sons l'homme à notre image et à notre ressem­blance. » Puis, prenant du limon de la terre, il en fabriqua le corps, et se penchant avec amour sur cette boue pétrie, sculptée de ses propres mains, il y jeta un souffle, un soupir. C'est l'âme, souffle de l'esprit de Dieu, soupir de son amour. Et voilà l'homme debout, les yeux au ciel, façonné, disent encore nos saints livres, en une âme vivante, image de la divinité.

 

2° Arrêtons-nous un instant à considérer en nous ! Les traits divins.

Vous avez été frappés quelquefois des ressemblan­ces profondes qu'on remarque entre un fils et son père : c'est le même regard,  le même sourire,  la même physionomie. Ah! Si, déchirant les voiles qui couvrent vos yeux, Dieu vous montrait votre âme, et se montrait lui-même, vous seriez bien autrement frappés de la ressemblance qu'il y a entre le père sa fille, entre votre âme et Dieu...

Cette ressemblance, bien que vous ne puissiez pas la voir, vous  pouvez cependant en découvrir quelque chose, car, enfin, mes Frères, qu'y a-t-il en Dieu?

Dieu est Trinité. Semblable à Dieu le Père, l'âme a l'être; semblable à Dieu le Fils, elle a l'intelligence; semblable à Dieu  le  Saint-Esprit, elle a l’amour; et cet être, cette intelligence, cet amour, et une même vie, une seule âme tout comme trois adorables personnes de la sainte Trinité ne forment qu'un seul Dieu.

Dieu se connaît, et en se connaissant il s'aime, et en s’aimant il jouit d'un bonheur infini. Et les âmes sont ses destinées ? Connaître Dieu, l'aimer, et par sa connaissance et son amour, mériter le souverain bonheur.

Dieu est esprit. En lui rien de matériel, rien qui tombe sous les sens, rien qui se partage, parce qu'il est la plénitude de l'être, l'être infini. Et notre âme, n'est-elle pas esprit comme Dieu, simple et indivi­sible comme lui ? Voyez le corps : là tout est multi­ple, complexe; ce ne sont qu'éléments qui s'unis­sent, qui se séparent, qui changent et se succèdent. Dans l'âme, au contraire, tout échappe aux sens : impossible de la voir, de la saisir, de la décomposer et si vous y recherchez des parties, elle s'évanouit à vos yeux.

Dieu est libre. Il ne dépend de rien et tout dépend de Lui. Notre âme, elle aussi, est libre : libre dans ses pensées, libre dans sa volonté, libre dans son cœur, libre et tellement maîtresse de soi que ni le Créateur ni les créatures n'ont de puissance sur sa volonté que par le consentement de sa volonté même.

Dieu est immense. Partout où quelque chose vit, subsiste, Dieu est là. Eh bien! Par sa nature notre Âme partage, dans un certain degré, l'immensité de Dieu.  Vous êtes plus grands que l'espace. Aucune distance ne peut limiter vos conceptions et vos cal­culs.  Une seule de vos pensées est plus vaste que l'univers.  Nulle immensité n'est assez large pour l'envergure de vos ailes et le déploiement de votre vol.

Dieu est éternel. Il était avant les siècles, il est au­jourd'hui, il sera dans les âges sans fin; et, si mon âme n'était pas hier, elle vivra, pour la gloire ou l'ignominie dans son incommensurable éternité.

Dieu est souverain. Il règne en maître sur la terre, au ciel et jusque dans les enfers. Ainsi l'âme est reine et souveraine, l'univers entier a été mis à ses pieds. L'homme est roi.

Enfin   Dieu ne   trouve sa   béatitude   qu'en   lui-même.

C'est là le dernier trait de ressemblance de votre âme avec son Auteur, elle ne  trouve sa béatitude qu'en Dieu. Il n'est pas difficile de le prouver.

Avez-vous rencontré sur la terre un seul homme qui ait trouvé ici-bas un bonheur parfait ?  Non. Salomon remplit l'Orient du bruit de son nom, est-il heureux ? Voyez-le branler la tête et jeter à tous  les siècles ces mélancoliques paroles : « Vanité des vanités et tout est vanité ! » Les passions rempliront-elles mieux le cœur? St-Augustin a goûté toutes les délites de la voluptueuse Afrique, elles n'ont pu lui suffire... Il a épuisé la coupe des plaisirs, et son âme est vide, et voici qu'il s'écrie, tout désenchanté : « Je me suis devenu à moi-même une région d'indigence et de douleur ! » Non, ni la richesse, ni la gloire, ni les passions   ne   peuvent   rendre   l'âme   heureuse.   La science elle-même, si noble et si pure, ne peut la satisfaire, car la science a des mystères et notre âme besoin de lumière sans   ombres.  L'amour   d'un père, l'amour   d'une   mère, l'amour   d'un  enfant, toutes ces affections si vives et si douces n'y suffisent pas non plus.

Notre cœur, mes Frères, est un abîme. Jetez-y toutes les joies de la  terre, elles y produiront tout au plus, comme on l'a dit, l'illusion une pierre qui tombe dans un gouffre : le gouffre reçoit, tressaille et subsiste. Dieu seul, Dieu seul peut le combler, parce que, seul, II est infini.

C'est ce qui faisait dire à Lamartine s'adressant à Dieu :

Mon âme est un rayon de lumière et d'amour.

Qui  du foyer divin  détaché pour un jour,

De désirs dévorants loin de toi consumée,

Brûle   de  remonter  à  sa  source enflammée.

 

Extrait de : Retraite sur les Grandes Vérités. Père J. Millot. (1922)

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