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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 05:44

LES  SOUFFRANCES  DE   LA SAINTE   VIERGE   PENDANT   LA   PASSION   DE JÉSUS-CHRIST.

Ne me nommez plus Noémie, c'est-à-dire belle, mais appelez-moi Marie, c'est-à-dire affligée, parce que le Tout-Puissant m'a remplie de grandes afflictions. (Ruth, chap. I.)

Quelque douces que fussent la consolation et la joie de la sainte Vierge en voyant les merveilles qu'opérait le Sauveur dans la Galilée et la Judée, la pensée de sa Passion et l'image de la mort qu'il devait endurer pour la rédemption du genre humain étaient continuellement présentes à son esprit, et noyaient son cœur dans une   mer   d'amertumes, comme parlent les saints Pères; plus elle voyait sa sagesse admirée, ses miracles publiés et applaudis ; plus elle apprenait quelle était la réputation de ce Divin Fils dans toute la Syrie, et plus aussi son coeur était affligé, en pensant que ce cher Fils, les délices du Père éternel et les siennes, devait un jour être rassasié d'opprobres, et mourir ignomi­nieusement sur la croix. C'est que, bien instruite de tous les mystères de la Rédemption, elle voyait avec une amère douleur, par avance, le temps déter­miné de ce sanglant sacrifice ; et, comme chaque jour en approchait le terme, son cœur souffrait aussi chaque jour ; chaque jour en présentait à son esprit jusqu'aux moindres circonstances, chaque jour portait à son cœur un nouveau supplice.

Le temps de la Passion de son Fils étant venu, Marie se rendit à Jérusalem presque en même temps que lui, c'est-à-dire, six ou sept jours avant la fête de Pâque ; elle se retira chez Marie, mère de Marthe, sa parente, d'où elle fut témoin de ce triomphe superficiel et passager, avec lequel le Sauveur fut reçu à Jérusalem; la plus triste tragédie devait bientôt suivre l'enthousiasme que le peuple témoi­gnait à l'arrivée de Jésus-Christ. Aussi le cri d'Hosanna dont toute la ville retentissait, augmentait l'Amertume de son cœur, bien loin de l'adoucir ; elle savait qu'il serait bientôt changé en des cris l'exécration.

On peut comprendre quel fut son désespoir, quand elle apprit que Jésus-Christ était arrêté, et qu'on le traînait de tribunal en tribunal avec la dernière infamie ! Jamais mère ne ressentit plus douloureu­sement les traitements cruels qu'on fit éprouver à son Fils bien-aimé : toute l'Eglise convient qu'il n'y eut jamais une mère plus affligée ; tous les saints Pères s'accordent à dire qu'elle seule a plus souffert que tous les martyrs ensemble, ce qui l'en a fait désigner à si juste titre la Reine, Regina Martyrum, et que sans un miracle elle n'eût jamais pu survivre à la douloureuse et ignominieuse Passion de cet adorable Fils. Elle ne fit point de démarches pour réclamer contre cet assemblage inouï d'injustices, de calomnies, d'opprobres et de tourments intentés contre le Sauveur, parce qu'en l'offrant elle-même au Père éternel, en qualité de victime, le jour de sa Présentation, elle avait, pour ainsi dire, consenti à sa mort, pour le salut des hommes, et voilà pour­quoi elle garda un silence absolu durant tout le cours de sa Passion. Elle résolut même, par un courage surnaturel et bien au-dessus de son sexe, de l'accompagner sur le Calvaire et d'assister à sa mort au pied de la croix, selon les desseins impénétrables de la divine Providence. Jugez combien ce sacrifice lui dut coûter. Tout ce que la cruauté des bour­reaux a fait souffrir aux corps des martyrs, a été peu de chose, et doit être même compté pour rien, s'écrie saint Anselme, si on le compare, Vierge sainte, à ce que vous avez souffert à la mort de votre Fils sur le Calvaire. Ceux-là, dit saint Jérôme, ont été martyrs parce qu'ils sont morts pour Jésus-Christ, mais Marie l'a été bien plus douloureusement en mourant avec Jésus-Christ, ou pour mieux dire, en survivant à Jésus-Christ ; parce qu'elle a plus aimé son Fils que tous les autres, continue le même saint Jérôme, elle a aussi ressenti plus de douleur en le voyant souffrir, jusque-là que son âme tout entière en était pénétrée. Dans les autres martyrs, dit saint Bernard, le grand amour qu'ils avaient pour Dieu adoucissait la douleur que leur cau­saient leurs tourments; mais l'amour extrême que la sainte Vierge avait pour son cher Fils faisait son martyre, et la passion douloureuse du Fils a été dans toutes les circonstances la passion douloureuse de la Mère.

La seule vue de Jésus-Christ en  croix faisait la consolation de tous les martyrs; mais à l'égard de la sainte Vierge, ce triste  objet faisait  son plus cruel supplice. Jésus-Christ consolait, comblait même de joie intérieure tous les martyrs au milieu des plus grands tourments, suspendait même souvent en leur faveur, l'activité du feu dans les chaudières de plomb fondu et dans les fournaises ardentes; à l'égard de la sainte Vierge, Jésus-Christ souffrant et mourant ne détourne point de sa Mère le calice d'amertume qu'il lui fait au  contraire partager,  en  lui faisant sentir la vue de ses souf­frances. Il est pour elle, dit saint Bernard, une mer d'amertume, dans laquelle son cœur est noyé.

«Jugez delà grandeur de sa douleur, dit ce saint Docteur, par la grandeur de son amour ! elle seule a plus souffert dans son âme, que  tous les  martyrs  ensemble n'ont souf­fert dans leur corps, et certainement, dit saint Bernardin de Sienne, la douleur de la sainte Vierge, en voyant  expirer son  cher  Fils sur la croix, fut si vive, si extraordinaire, que si elle eût été partagée entre toutes les créatures capables de sentiment, pas  une qui ne fût morte  par la seule portion de celle que  Marie  souffrait  à  elle seule. 

L'amour   tendre   et  compatissant faisait dans l'âme de Marie, dit Arnaud de Chartres, ce que les clous, les  fouets, les  épines  et la  lance luisaient sur le corps adorable du Fils.

Votre Fils, Vierge sainte, à souffert en son corps, et vous en votre âme,  s'écrie saint  Bonaventure ; mais  toutes  ses plaies  divisées en chaque  membre de son  corps, se trouvaient réunies  ensemble dans votre cœur.

Il est donc vrai, bienheureuse Vierge, conclut saint Bernard, que votre âme a été véritablement transpercée de douleur.

Comme c'est pour l'amour du salut des hommes que la sainte Vierge a souffert ce douloureux martyre, auquel on a donné avec raison le nom de Passion, tous les fidèles ont toujours eu une dévotion parti­culière pour honorer cette Passion de la sainte Vierge sous le titre de Notre-Dame de Pitié, ou sous celui de la compassion de la sainte Vierge, ou de Notre-Dame des sept douleurs ; le Saint-Siège en a approuvé l'of­fice et la fête.

Voici l’exemple d’un ssacrifice héroïque d'une mère en faveur de l'assassin de son fils, dans la vue d'honorer les souffrances de Marie.

Une dame qui n'avait qu'un fils, apprit qu'il avait été tué, et que l'assassin s'était réfugié par hasard chez elle, dans son propre palais. Cette mère affligée, se rappelant que Marie avait pardonné aux bourreaux de Jésus, voulut aussi pardonner à ce malheureux,  en mémoire des douleurs de Marie ; et non seulement elle lui pardonna, mais elle le munit d'un cheval, d'argent et d'habits, afin qu'il pût s'échapper plus aisément.

Après ces actes généreux, son fils lui apparat, lui dit qu'il était sauvé, et qu'en considération de la conduite qu'elle avait tenue envers son ennemi, la Mère de Dieu l'avait délivré du purgatoire, où sans cela il aurait dû souf­frir longtemps. (Tiré d'un livre intitulé : Secret pour obtenir toutes sortes de grâces?)

PRATIQUE  EN  L'HONNEUR  DE  MARIE. (De Ste Colette.)

Compatissez à la sainte Vierge dans les douleurs qu'elle a souffertes à la Passion de son Fils ; comment pourrait-il se faire qu'un cœur qui aime Marie ne compatît point à ses douleurs ? La sainte Vierge parlant à sainte Brigitte, se plaignait de ce qu'il y avait si peu de chrétiens qui l'aimassent cordialement, puisque si peu compatissaient à ses douleurs. (Sainte Colette était très fidèle à cette pieuse pratique.)

PRIÈRE A LA  SAINTE VIERGE. (De saint Bernard.)

Vous êtes vraiment, ô Marie, cette femme forte en qui le Sei­gneur a trouvé son repos, et qu'il a faite dépositaire de tous ses trésors. L'univers honore votre chaste sein, comme le véritable temple de Dieu, où le salut du monde a commencé, où s'est faite la réconciliation entre Dieu et l'homme ; vous êtes ce verger où le pécheur n'a pas pu pénétrer pour le dévaster ; vous êtes ce beau jardin où Dieu a mis toutes les fleurs qui ornent son Eglise, entre autres, la violette de votre humilité et la rose de votre  charité.

O Mère de grâce et de bonté ! À qui pourrons-nous vous comparer ? Vous êtes le paradis de Dieu ; de vous sort la fontaine d'eau vive qui arrose la terre ; mais surtout que de bienfaits n'a pas reçus le monde, quand par vos souffrances vous avez mérité sur le Calvaire d'être l'aqueduc salutaire de tout le genre humain !

Faites que nous en éprouvions les heureux effets, afin que, lavés dans ses eaux pures, nous puissions être introduits un jour dans le royaume éternel, où rien de souillé ne peut entrer. Ainsi soit-il.

Extrait de L’ANNUAIRE DE MARIE. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

Disponible sur :https://books.google.ca/books

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 08:25

Les divines paroles

Abbé Auguste Saudreau, o.p.

Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques

Page 186

62. Combien est agréable à Dieu celui qui accepte amoureusement l'épuisement et l'extrême fatigue Ayant passé une nuit entière sans dormir, sainte Gertrude, très affaiblie, parla ainsi au Seigneur, selon qu'Il le lui enseigna: Par la douceur ineffable avec laquelle de toute éternité vous avez tranquillement reposé dans le sein de Dieu le Père, par le séjour si doux que vous avez fait durant neuf mois dans le sein d'une Vierge, par les délices que vous avez daigné jamais goûter dans une âme aimante, je vous prie, Dieu très miséricordieux, de daigner, non pour ma satisfaction, mais pour votre louange, m'accorder quelque repos, afin que mes membres fatigués puissent reprendre leurs exercices. Notre-Seigneur lui dit : « Viens, mon élue, repose sur mon Cœur, et vois si mon amour, toujours en éveil, te permettra de goûter le repos. » Ainsi posée sur ce Cœur, elle dit : Ô mon très doux amant, que me disent ces battements que je ressens à cette heure ? « Ils disent ceci: Toutes les fois que quelqu'un, se sentant épuisé par la veille et destitué de force, m'adressera cette courte prière que je viens de t'inspirer, afin que je lui accorde du repos pour ma louange et pour réparer ses forces, si je ne l'exauce pas et que néanmoins il supporte sa faiblesse avec patience et humilité, ma douceur, ma bonté divine l'accueilleront avec d'autant plus de joie... Il m'est infiniment plus agréable de voir quelqu'un, dont la maladie et les veilles ont épuisé les forces, m'offrir humblement et patiemment son infirmité, qu'un autre en bonne santé, passer la nuit en oraison, sans être fatigué de veiller. » (Liv, 3, ch. 52.)

63. La croix est un don de l'amour de Jésus L'Enfant Jésus se montra à sainte Véronique Juliani serrant une croix entre ses bras : « Voilà, lui dit-ll, le présent que je te fais, c'est le lit de l'amour ; c'est le lit de repos où se repose le véritable amour. » (Diario, l gennaro 1697.) Une autre fois Jésus lui apparut glorieux et lui présenta la croix en lui disant « Voici le signe de mon amour pour toi ; je veux que tu réveilles l'amour dans le cœur de mes épouses. Cette croix te servira de bouclier pour combattre contre tous tes ennemis, elle te donnera force et vigueur pour tout ce que tu auras à faire par amour pour moi. Dans ce don que je te fais de ma croix, je veux te communiquer mon immense amour. » (27 marzo 1698.) Une autre fois ce fut après la communion que le Seigneur lui montra une grande croix en lui disant : « Voici la croix dont je t'ai dotée; grâce à tes souffrances tu participeras à ce trésor; car c'est ainsi que s'appelle la croix de ceux qui m'aiment. » Et Il me fit comprendre, ajoute la sainte, que tous les vrais trésors qui enrichissent l'âme sont cachés là dans la croix. (3 maggio 1698.)

64. La croix donnée comme récompense

Le 1er novembre 1898, écrit la Mère Marie du Divin Coeur, quand j'eus fait voeu

d'obéissance au confesseur, Notre-Seigneur me dit: «Viens, mon épouse, que je te couronne avec la couronne des souffrances, en attendant que je te couronne avec la couronne de gloire.

Je t'ai dit que je te couronnerais avec la couronne des souffrances pour te récompenser du sacrifice que tu me fais aujourd'hui de toi-même, de ta liberté, de ta volonté, car je sais que tu ne désires rien tant que de souffrir pour mon amour et d'être crucifiée avec moi. » (Vie, ch. 10.)

65. La croix désirée et redoutée

Vers le milieu de février 1571, sainte Thérèse entendit de la bouche de Notre-Seigneur les paroles suivantes : « Tu désires toujours des souffrances, et d'un autre côté tu les refuses. Pour moi je dispose les choses d'après ce que je connais de ta bonne volonté et non d'après ta sensibilité et ta faiblesse. Prends courage, puisque tu vois combien je t'aide ; j'ai voulu te faire gagner cette couronne. » (Relation, 11.)

Anna-Maria Taïgi entendit des paroles semblables : « Rappelle-toi que, si une âme cherche à fuir la croix que je lui ai donnée pour son avantage et pour son bien, alors je la charge d'une autre plus pesante. Quoi, ma fille, tu es si désireuse de souffrir et ensuite tu te laisses ainsi accabler par la tristesse. Mais, tu le sais, tu dois souffrir jusqu'à la fin. » (Vie, par Mgr Luquet, ch. 4.)

66. La folie de la croix est la suprême sagesse

Voici une instruction de Dieu le Père à sainte Marie-Madeleine de Pazzi : « Ma fille, la folie de la croix est une sagesse infinie et l'abnégation de soi-même est une insigne prudence ; mais qui est-ce qui le comprend ? La prudence est une vertu qui en toutes choses considère la fin ; l'on regarde comme une personne prudente celle qui prévoit tout ce qui doit arriver et qui agit en tout avec poids et mesure. C'est donc une grande prudence que de renoncer à soi-même, car celui qui le fait pense à la fin et considère l'avenir. Il sait que personne ne peut venir à moi si ce n'est par la voie étroite... Mes élus et tous ceux qui veulent venir à moi, reconnaissant leur misère, s'abaissent et se rapetissent tellement par  l'abnégation d'eux-mêmes qu'ils n'ont aucune peine à marcher par cette voie étroite à la suite de mon Verbe, qui a voulu leur en donner l'exemple et leur montrer par là qu'elle est la bonne voie. » (4° part., ch. 17.)

67. Le joyau qui vaut mieux que tous les joyaux

Un jour que saint François d'Assise succombait sous le poids de la douleur, on l'entendit s'écrier : Ô mon Dieu ! Jetez les yeux sur votre pauvre petit serviteur, daignez venir à mon secours et accordez-moi la grâce de supporter patiemment toutes ces infirmités. Une voix répondit : « François, peut-on acheter trop cher un joyau qui permet d'acquérir un royaume sans prix ? Or, ce joyau c'est la souffrance, envoyée de Dieu ; sache qu'elle vaut mieux que tous les trésors de la terre et qu'il ne faudrait pas s'en défaire pour le monde entier, quand même toutes les montagnes se changeraient en or pur, toutes les pierres en diamants et toutes les eaux en baume. » Oui, Seigneur, repartit le saint, c'est ainsi que j'apprécie les peines par lesquelles vous me visitez ; elles sont un don de votre amour, qui me châtie en ce monde pour me faire éternellement miséricorde dans l'autre. « Réjouis-toi donc, ajouta la voix, car c'est là le chemin qui mène au Ciel. » François resta animé d'une ferveur nouvelle. (Vie, ch. 18.)

68. Les deux couronnes l'une après l'autre

Sainte Catherine de Sienne souffrait beaucoup d'une horrible calomnie et elle répandait devant Dieu ses prières et ses larmes, lorsque le Sauveur lui apparut, tenant dans sa main droite une couronne d'or enrichie de pierres précieuses, et dans sa main gauche, une couronne d'épines, et lui adressa ces paroles : « Sache bien, ma très chère fille, qu'il te faudra nécessairement recevoir, l'une après l'autre, ces deux couronnes. Choisis ce que tu préfères.

Veux-tu, pendant cette vie, porter la couronne d'épines, je te réserverai l'autre et sa beauté pour la vie éternelle. Veux-tu, au contraire, avoir dès maintenant la couronne de prix et tu recevras après ta mort celle d'épines. » Catherine répondit : Depuis longtemps, Seigneur, j'ai renoncé à ma volonté, préférant faire uniquement la vôtre. Par conséquent il ne m'appartient pas de rien choisir. Mais, puisque vous voulez une réponse, je vous dis donc que je veux avant tout me conformer toujours pendant cette vie à votre bienheureuse passion et mettre ma consolation à souffrir pour vous. Cela dit, dans sa ferveur, elle arrache à deux mains le diadème d'épines de la main du Sauveur et se le met si rudement sur la tête que celle-ci, transpercée de partout par ces épines, garda toujours, depuis cette vision, la douloureuse sensation de leurs piqûres ; c'est Catherine elle-même qui l'a attesté de vive voix.

Le Seigneur lui dit alors: « Toutes choses sont en mon pouvoir; de même que j'ai laissé ce scandale s'élever, ainsi puis-je tout aussi facilement l'étouffer. Pour toi, persévère dans le service que tu as entrepris et ne cède pas au diable, qui voudrait y mettre obstacle. Je te donnerai pleine victoire sur le Malin. Toutes ces machinations contre toi retomberont sur sa tête et tourneront à ta plus grande gloire. » (Vie, par le bienheureux Raymond, 2° part., ch. 4.)

Abbé Auguste Saudreau, o.p.

Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques

Édité en 1882 sous le titre : (Dernière édition 1936 avec ajout)

Les Divines Paroles ou ce que le Seigneur a dit à ses disciples dans le cours des siècles chrétiens  PDF

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 04:26

 

L'ÉTAT DE LA QUESTION…

Si vous me demandez de quelle question il s'agit ? Voici ma réponse : Il n'y a qu'une question.

Cette question, de laquelle dépendent tous les hommes, mais qui, elle aussi, dépend en partie des hommes, c'est la question qui se pose quand on confie une semence à la terre :

Que deviendra cette semence?

C'est la ques­tion du grain de sénevé.

Toute chose qui commence, si elle doit devenir grande, commence par être petite, ou, si vous voulez, par paraître petite.

La vérité n'aime pas le fracas.

Quand elle (La VÉRITÉ) s'est faite homme, rappelez-vous ses procédés, et si vous ne vous les rappelez pas bien, regardez ce qui se passe quand une pauvre petite graine est posée dans la terre.

Si faible en apparence, et si menacée, chargée de per­cer la terre et de devenir un grand arbre, obligée de s'enfouir d'abord, de se cacher et de mourir, abandonnée, dit-on, de Dieu et des hommes, pauvre petite, à quoi ressemble-t-elle ?

A  rien, si  ce  n'est au  royaume des  Cieux.   Nous l'avons vu naître  et fleurir,  le   Royaume des Cieux…

Extrait de : L’HOMME, la vie… Ernest HELLO (1936)

«Et vous, voulez vous devenir grand dans le royaume de Dieu dans la vraie vie, la vie éternelle ? Soyez petit en cette vie, car vous n’avez qu’une seule chance et c’est aujourd’hui, car demain ce sera peut-être jamais…  G.G.»

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 08:48

« Comme  des   Tout-Petits !  »  (Mt. XVIII, 3)

tout-petits,   envers   le   seigneur   jésus,

livrés à Lui, pour :

tout   ce   qu'il   veut,

comme   Il   le   désire,

quand Il Lui plaît,

tant qu'il le voudra,

par amour,  « pour Lui faire plaisir! »

Comme Lui à l'égard de son Père   :

«   J'ACCOMPLIS   TOUJOURS   LE  BON   PLAISIR   DE  MON   PÈRE !   »  (Jn. VIII, 29)

+++

tout-petits, comme Jésus encore,

pour  le   CHER  PROCHAIN,

par une inlassable Bonté, comme celle du Bon Maître

dans nos pensées, bienveillantes comme les siennes,

nos regards, encourageants comme son divin regard,

nos paroles, fermes et douces comme ses paroles,

nos actions, simples, droites avec les siennes,

notre amour des âmes, comme le sien, à en mourir.

En souriant, « faire plaisir au prochain pour faire plaisir à Jésus!»  

 

«   CE  QUE VOUS  AUREZ  FAIT  AUX  PLUS  PETITS...,   C'EST  A  MOI !   »  (Mt. xxv, 40)

+++

tout-petits, enfin, comme Lui,

toujours envers nous-mêmes

par l'oubli total de  soi,

pour que Jésus vive seul et si bien en nous

 qu'en nous voyant, on Le voie, Lui,

qu'en nous écoutant,  on   L'entende,  Lui,

qu'en nous aimant,  on  L'aime,  Lui.

Moi, rien : Lui, tout !

« QUE   CE   NE   SOIT   PLUS   MOI,   MAIS   LUI   QUI   VIVE   EN   MOI !    »  (St  Paul, Galat.,  II, 20)

  +++

Comme l'humble « Servante du Seigneur »

La  T.  S.  Vierge  Marie,

Ma   Mère,   et   par  Elle,

Je  veux  être  une  petite  hostie

unie à la divine Hostie de la Crèche, de la Croix, de l'Autel !

 

O Jésus. Roi d'Amour,

 j'ai confiance en votre Miséricordieuse Bonté !

 

Extrait de : La CLEF DU BONHEUR.  R. de la Chevasnerie, s.j. (1938)

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 09:37

Hymne à la victoire

Psaume de David  # 143

Seigneur,  écoutez ma prière, soyez attentif  à mes supplications, puisque vous êtes à la fois fidèle et juste.

 

Je suis votre serviteur, n'entrez pas en jugement contre moi, car personne sur cette terre n'est sans reproche devant vous Seigneur.

 

Il m'est impossible de payer sur cette terre tout ce que je vous dois, je vous prie d'effacer ma dette par les mérites de N.S.J.-C votre fils bien aimé.

 

Des ennemis rodent autour de moi et veulent me faire tomber et m’ entraîner dans les ténèbres avec ceux qui n'ont pas su résis­ter et qui sont morts faute de ne pas avoir réclamé votre aide.

 

Tout seul, sans votre aide je perds courage et je n'ai plus la force de réagir; cependant si je réfléchis sur mon passé et si je pense à tout ce que vous avez faite pour moi, je ne peux m'empêcher de voir toutes vos œuvres.

 

Devant vous Seigneur, je me sens comme une terre sans eau, c'est pourquoi, je tends les mains vers vous en suppliant.

Seigneur, je n'en peux plus, venez vite à mon secours, ne me

rejetez  pas, car je serai un homme fini.

 

Dès le matin, Vous me poursui­vez de votre miséricorde. Comment ne pas réaliser que vous êtes ma lumière dans la nuit ! Faites moi connaître le chemin que je dois suivre.

 

Seigneur délivrez-moi de mes ennemis. Près de vous je me sens comme dans un havre de paix et en sécurité.

 

Apprenez-moi à faire votre volon­té, vous mon Seigneur et mon Dieu, que votre Esprit me guide avec bienveillance vers une route sans obstacle.

 

Puisque vous êtes mon Seigneur et que vous êtes fidèle à vos pro­messes, rendez-moi la vie et ra­vivez ma foi.

 

Parce que je suis votre serviteur et que vous veillez toujours sur moi, j'implore votre infinie bonté Seigneur, afin que vous réduisiez au silence mes ennemis ainsi que tous ceux qui veulent me faire perdre ma récompense éternelle.

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 08:49

LE  PROBLÈME  DE  LA  SOUFFRANCE

« Ne fallait-il pas que  le Christ souffrit!  » (Lc. XXIV, 26)

Sous les huées de la foule, bousculé, frappé par les gardes et les soldats, courbés en deux, haletant, l'Homme des douleurs vient enfin d'arriver au Calvaire.

En abordant le plateau rocailleux, à bout de forces et de sang, une dernière fois, Il trébuche et tombe sous sa Croix qui L'étouffe.

Approchons-nous, regardons-Le, étendu à terre, anéanti, broyé.

A grands coups de cordes et de gourdins, on Le re­lève en ricanant.

Essayez de rencontrer sous les épines et les cheveux souillés, les pauvres yeux noyés d'angoisse, où perlent, comme au Jardin de l'Agonie, deux larmes de sang.

Et maintenant, on arrache d'un brutal effort la robe collée aux blessures. Pauvre corps, aux longs sillons rouges avec des lambeaux de chair, et par endroits les côtes à nu.

Ne regardez pas, si le sang vous fait mal. Lui n'en a pas eu peur pour vous!

C'est ici qu'il faut venir pour comprendre quelque chose à l'esprit d'enfance, à l'abandon total du Fils uni­que, livré au bon plaisir de son Père.

— Père, Je Vous aime, tout ce que Vous voudrez!

— Tout ?... Étends-Toi sur cette croix.

— Voilà ! Mon Père.

— Donne ta main droite. Ouvre-la bien pour le clou. C'est cela!

— Père, que votre Volonté soit faite!

— Ta main gauche !

— La voici. Père, Je Vous aime!

— Tes pieds maintenant,... oui, l'un sur l'autre : un clou suffira.

— Père, mon Père,... comme Vous voudrez, mais ayez pitié des pauvres hommes, mes frères!

C'est  fait,  les  trois  clous ne  lâcheront  pas  leur proie.

Alors, des valets saisissent la Croix sanglante, la sou­lèvent et, lourdement, la laissent retomber de tout son poids dans le trou qui l'attend. Au choc, le sang jaillit des blessures béantes.

Et l'agonie, l'atroce agonie de trois heures est commencée.

 

***

Mais, mon Dieu, pourquoi tant de souffrances ? Encore maintenant, après vingt siècles, un frisson passe sur nos cœurs de chair au seul souvenir de ces heures terribles, de tortures physiques et d'épouvanté morale.

C'est que tout en nous se révolte contre la souffrance : nos corps qui veulent vivre et qui se débattent contre cha­que amoindrissement de la vie : nos âmes assoiffées de lumière et qui s'arrachent éperdument à la nuit de la douleur et de la mort.

 

Oui, pourquoi la souffrance ?...

Il faut avouer qu'à la scruter du simple point de vue des philosophes, elle demeure une terrible énigme : elle nous révolte, nous la fuyons, comme une incompréhensi­ble diminution de notre moi.

Mais, au Calvaire, un rayon tombé de la Croix, sur le Larron, va, si nous le voulons, illuminer le troublant mystère et nous montrer par un exemple saisissant, pris en pleine expérience, les fruits admirables de la bonne souffrance unie à celle du Rédempteur.

Approchez-vous de Marie, de saint Jean et des Saintes Femmes et, tout en vous mettant à l'unisson de leur douleur, écoutez l'ardent appel du malheureux :

— Seigneur, souvenez-Vous de moi quand Vous serez dans votre Royaume!

« Seigneur! » Alors, il croit en Lui ?

Oui, c'est inouï, mais c'est ainsi !...

Quelques semaines plus tôt, ce détrousseur de grand chemin, orgueilleux et libre dans son repaire de mon­tagnes, défiait le ciel et la terre.

Dieu ? Quel besoin avait-il de Lui ?...

Mais voici que la souffrance est tombée sur ce bandit. D'abord, révolté comme son compagnon, l'autre larron, il a peu à peu senti son cœur s'émouvoir en regardant souffrir le Condamné du milieu, si patient, qu'il ne se plaint de rien, si bon qu'il vient de dire :

— Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font !

Tout un mystérieux et lent travail s'opère dans l'âme du voleur. Du cœur orgueilleux et froid, trop grand pour comprendre et pour aimer, la souffrance, unie à celle de Jésus, commence à faire un « tout-petit »!

« Seigneur! » — quel titre, quelle humble reconnais­sance de la supériorité de Jésus — « Seigneur ! » Il L'ap­pelle, il avoue donc sa faiblesse, il reconnaît qu'il a besoin de secours. « Souvenez-Vous de moi! » C'est une prière, une prière d'enfant qui s'abandonne et qui a con­fiance.

Les Bergers, les Mages avaient été bien humbles devant la Crèche, mais le bon Larron est plus admirable encore.

O bienheureuse souffrance, qui, d'un grand, fait un tout-petit ! Comme dans ces foyers trop heureux, où le Maître, des années, a été oublié. Mais la souffrance vient de toucher un des berceaux. On a eu peur,... on a eu mal, et soudain, des lèvres oublieuses sont montées un cri d'an­goisse, une prière vers le Père tout-puissant et bon, qui est aux Cieux :

— Abba ! Pater !

Oui, bienheureuse souffrance, qui, d'une âme trop grande, refait un enfant de Dieu!

Et un enfant dont les yeux s'ouvrent, qui comprend le pourquoi de cette souffrance expiatrice :

— Pour nous, c'est justice! dit le bon Larron à son compagnon qui se révolte.

« Justice ! » N'aurions-nous commis qu'une faute vé­nielle, que l'expiation s'imposerait, car toute faute est orgueil. Or la souffrance physique ou morale contracte, res­serre, humilie, anéantit, et d'un grand, d'un orgueilleux bien portant et hautain, fait une pauvre loque qui se ca­che et se tait jusqu'à l'effacement de la mort! Tel un fils à genoux devant son père offensé : geste réparateur, dont la valeur expiatrice dépend sans doute des sentiments qui l'animent, mais qui n'en est pas moins en lui-même une réparation, comme un symbole de ces sentiments auxquels il nous dispose.

« Père, j'étais trop grand, je Vous ai désobéi. Voyez comme votre enfant s'humilie maintenant, comme il se fait humble d'attitude et de cœur pour réparer. »

Le bon Larron, brisé par la souffrance, l'accepte amou­reusement, en tout-petit, et dès lors, il expie pour lui-même.

Et parce que nous ne sommes pas des étrangers les uns pour les autres, mais des frères intimement unis, en­fants du même Père céleste, la souffrance des uns peut expier pour les autres. Comme, dans une famille, le fils tendrement aimé, délicat, affectueux et fidèle, répare pour ses frères coupables en pleurant pour eux, aux genoux de leur père irrité.

C'est ainsi que Jésus, le pur, l'innocent, le bien-aimé de son Père, offre victorieusement pour nous sa souffrance expiatrice.

C'est encore ainsi qu'une légion de petites âmes victi­mes, continuent, depuis le Calvaire, d'expier pour les cou­pables, en union avec le divin Rédempteur.

O bienheureuse souffrance expiatrice des jeunes mar­tyrs, des Lucie, des Agnès, des Cécile, des Tharcisius !

Et plus proche de nous, bienheureuse l'expiation de ces François d'Assise, de ces Catherine de Sienne, de tant d'autres que l'Eglise offre à notre admiration recon­naissante et dont les mystérieux stigmates au front, aux mains et aux pieds,... au cœur, reproduisent douloureu­sement, sous nos yeux distraits, les blessures de la Passion, si vite oubliées, alors qu'elles sont ouvertes par nous... et pour nous!

O bienheureuses souffrances expiatrices, les plus terribles, comme celles des Saints, ou les plus humbles, comme les nôtres, déjà si lourdes à porter et qui nous de­viendraient plus légères, si nous pensions à les offrir pour tant d'âmes qui en ont plus besoin que du pain quotidien... et qui nous les mendient!

Écoutez donc déferler jusqu'à vous l'appel déchirant, des pauvres âmes, celles qui ont faim et soif de vérité, celles qui se débattent dans leurs fautes et celles qui vou­draient monter : les âmes de boue et les âmes de lumière, toutes ces rachetées du Christ, les entendez-vous qui vous appellent :

— A moi! A moi!

Âmes de la terre, âmes du Purgatoire, âmes ignorées, âmes que vous connaissez peut-être trop bien, — âmes scandalisées, âmes aimées,... quelles voix vous poursuivent et vous enveloppent, qui mendient vos prières et vos souf­frances !...

Oui, vos souffrances, car les âmes coûtent cher : elles ont coûté le sang d'un Dieu, et si nous voulons les payer à leur prix, nous devons, nous aussi, offrir pour elles le sang de notre corps ou le sang de nos cœurs.

Comprenez-vous maintenant la passion de souffrir qui torture les Saints et les Saintes, et les fait se livrer au bon plaisir de Dieu, pour ces mystérieuses immolations ou ces effroyables pénitences qui nous épouvantent ?

Ah! Ne croyez pas qu'ils aiment la souffrance pour elle-même! Comme nous, ils l'ont en horreur et leur pau­vre chair frémit comme la nôtre au cinglement des fouets, à la morsure des pointes d'acier. Mais, plus que nous, ils ont au cœur la soif des âmes : ils les aiment pour le Seigneur Jésus, et quand on aime,... on accomplit des folies.

Et ces folies que le Maître permet, ou que parfois Il exige de certaines âmes généreuses, soyez sûrs qu'elles ravissent le Cœur qui nous a aimés jusqu'aux tortures de sa Passion et de sa Croix, ces folies divines!

Nous n'avons pas, sans doute, à les imiter jusque-là, car, sans un appel divin très spécial et qu'il ne nous appartient pas de devancer, ce serait pour nous imprudent et bien vite dangereux.

Mais rien ne doit nous empêcher d'en prendre au moins l'esprit : ni nos préjugés modernes de confort et de vie épanouie, ni la faiblesse de notre santé, ni nos occu­pations absorbantes, car cet esprit de pénitence est l'esprit de la Crèche, de la Croix, de l'Hostie : l'esprit même de Jésus, le Fils bien-aimé de Dieu, l'Enfant qui s'humilie et qui aime, qui souffre, pour adorer, pour expier, pour sauver ses frères, selon le bon plaisir de son Père.

Voilà pourquoi l'Eglise nous conseille tant la péni­tence, « cette souffrance que nous nous imposons volon­tairement à nous-mêmes » ou qui nous est demandée, sous forme, par exemple, d'abstinence et de jeûne, pour nous aider, en union avec le Seigneur Jésus, à nous rendre plus humbles, à expier pour les autres et pour nous,... à mé­riter !

***

Car, la bonne souffrance mérite.

Écoutez la réponse de Jésus au bon Larron qui souffre si bien avec Lui :

— En vérité, en vérité, aujourd'hui même tu seras avec Moi, en Paradis!

Oui, vous entendez bien : « Aujourd'hui même », le ciel avec Jésus, pour ce voleur de grand chemin, qui deux heures plus tôt insultait à son Dieu!...

Mais la souffrance est passée sur ce cœur et parce qu'il l'accepte humblement, voilà que cette souffrance lui mérite le Ciel :

— Aujourd'hui, dans le Jardin où ton Dieu étanchera ta soif :

— Aujourd'hui, dans le Royaume, où la gloire divine transformera l'humiliation de ta Croix :

— Aujourd'hui même, dans la Maison où le Père accueillera son enfant pour récompenser par un éternel poids de bonheur chacune des douleurs de la terre!

 

N'ayez  donc plus  peur de  la  souffrance,  quelle, que soit sa violence ou sa durée :

Souffrance que nous envoie notre Père, ou qu'il per­met pour ses enfants; souffrances de nos corps épuisés, malades; souffrances de nos esprits qui cherchent, de nos cœurs blessés par l'indifférence ou les ingratitudes; souf­frances de nos entreprises trop lourdes, inquiétudes pour le lendemain, tristesse de nos actes qui nous suivent et que nous voudrions tant effacer; souffrances lentes ou vives de voir nos parents qui vieillissent... et cet enfant qui ne sourit déjà plus quand nous entrons dans sa cham­bre ensoleillée. Oh! Peur folle de voir mourir ceux que nous aimons plus que nous-mêmes!

Souffrances du jour qui se lève et souffrances des in­terminables nuits : souffrances du matin et souffrances du soir!

Légères ou plus sérieuses pénitences que nous demande l'Eglise ou qu'avec l'avis et l'autorisation de notre confes­seur, nous nous imposons à nous-mêmes.

Souffrances qui me rapprochez de mon Dieu, en m'obligeant à me jeter en tout-petit entre ses bras :

— souffrances qui m'offrez le moyen d'expier pour moi et pour les âmes;

— souffrances qui formez mon trésor du Ciel!

Bienheureuse souffrance, je vous accepte en enfant sûr du secours de son Père, je vous bénis et je vous aime, puisque par vous seulement, je puis ressembler à mon Christ douloureux et souffrant.

Ainsi-soit-il.

Extrait de : La CLEF DU BONHEUR.  R. de la Chevasnerie, s.j. (1938)

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 08:18

Les Sept Paroles de Jésus en croix

30 Mars 1923, Vendredi Saint. Jésus à Josefa Menéndez :

«Je t'ai fait connaître mes souffrances..., suis-Moi en elles..., accompagne-Moi et prends part à ma douleur. »

 

Voici l'heure de la Rédemption du monde! Ils vont M'élever de terre et M'offrir en specta­cle de dérision à la foule..., mais aussi à l'ad­miration des âmes!...

Le monde a trouvé la Paix!... Cette Croix qui, jusqu'alors, était l'instrument de supplice, où expiraient les criminels, devient la lumière du  monde et l'objet de la plus profonde vénération!

 

Dans mes Plaies sacrées, les pécheurs y puise­ront le pardon et la vie...

Mon Sang lavera et effacera toutes leurs souillures.

Dans mes Plaies sacrées, les âmes pures vien­dront se désaltérer et s'embraser d'amour...

Là, elles se réfugieront et fixeront à jamais leur demeure.

Le monde a trouvé son Rédempteur, et les âmes choisies, le Modèle qu'elles doivent imi­ter...

 

Et toi, Josefa, ces Mains sont à toi pour te soutenir... ces Pieds pour te suivre sans jamais te laisser seule!

Tout ce que tu vois, écris-le.

 

O MON PÈRE, PARDONNEZ-LEUR, CAR ILS NE SAVENT PAS CE QU'ILS FONT

Non! Ils n'ont pas connu Celui qui est leur Vie. Ils ont déchargé sur Lui toute la fureur de leurs iniquités. Mais, Je Vous en supplie, ô mon Père! Déchargez sur eux toute la force de votre Miséricorde!

 

AUJOURD'HUI, TU SERAS AVEC MOI EN PARADIS

Car ta foi en la miséricorde de ton Sau­veur a effacé tous tes crimes, et c'est elle qui te conduit à la vie éternelle !

 

FEMME, VOILA VOTRE FILS

O ma Mère ! Voilà mes frères... gardez-les... aimez-les... Vous n'êtes plus seuls, ô vous pour qui J'ai donné ma Vie! Vous avez maintenant une Mère à laquelle vous pouvez recourir en toutes vos nécessités.

MON DIEU ! POURQUOI  M'AVEZ-VOUS  ABANDONNÉ?

... Oui, l'âme a désormais le droit de dire à son Dieu : « Pourquoi m'avez-vous aban­donné ? Car, après la consommation du Mys­tère de la Rédemption, l'homme est devenu fils de Dieu, frère de Jésus-Christ, héritier de la vie éternelle.

 

J'AI SOIF !

O mon Père ! J'ai soif de votre Gloire, et voici que l'heure est venue !... Désormais, en voyant la réalisation de mes Paroles, le monde connaîtra que c'est Vous qui M'avez envoyé et Vous serez glorifié !

J'ai soif des âmes et, pour apaiser cette soif, J'ai donné jusqu'à la dernière goutte de mon Sang !... C'est pourquoi Je puis dire :

Josefa, ce que tu as entendu, écris-le. Je veux que les âmes écoutent et lisent ce qui est écrit..., afin que celle qui a soif se désaltère et que celle qui a faim soit rassasiée.

 

TOUT  EST   CONSOMMÉ

Maintenant est achevé le grand Mystère d'Amour dans lequel un Dieu livre à la mort son propre Fils, pour rendre la vie à l'homme.

Je suis venu dans le monde pour faire votre Volonté : Ô mon Père, elle est accomplie !

 

EN VOS MAINS, JE REMETS MON ÂME

Et à Vous Je livre mon  Esprit.

Ainsi les âmes qui ont accompli ma Volonté pourront-elles dire en vérité : «Tout est con­sommé !... Mon Seigneur et mon Dieu, recevez mon âme, je la remets entre vos Mains. »

 

Extrait de : L'Appel à l'Amour.  (LA PASSION DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST)  « Sœur Josefa Ménéndez  épouse,  victime  et  confidente de mon Cœur. »

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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