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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 07:12

Bonne fête à Sa Sainteté le pape PAUL VI...

Il est toujours vivant, il est né en 1897, le 26 septembre.

Il célèbre aujourd'hui ses 122 ans, par la grâce de Dieu.   

Nous vous remercions Seigneur Jésus, de nous avoir gardé ce chef suprême, qui doit bientôt se manifester, a votre heure, pour démontrer au monde entier votre toute puissance.  Ainsi soit-il !

Récitons notre chapelet pour que la Très Sainte Vierge Marie, notre mère du Ciel, continue de le soutenir.  Amen

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 09:33

Dans les notices sur saint Pierre Nolasque et saint Baymond de Pennafort on peut voir que la Sainte Vierge manifesta d'une manière authentique son désir qu'un Ordre fût institué pour le rachat des captifs, notamment de ces malheureux chrétiens qui si souvent étaient faits prisonniers par des pirates musulmans et couraient le plus grave danger de perdre la foi et la vie.

Pour conserver le souvenir de cette faveur et en témoigner à Dieu une particulière reconnaissance, le Pape Paul V institua la fête de Notre-Dame de la Merci, ordonnant qu'elle se célébrerait dans l'Ordre de ce nom.

Innocent XII l'a étendue à toute l'Eglise, et l'a fait insérer au martyrologe romain, en la plaçant au 24 septembre. La très Sainte Vierge n'a cessé de protéger l'Ordre qu'elle avait fondé ; il produisit en effet, sous ses auspices, des hommes d'u­ne charité admirable, qui, non contents d'employer les aumônes des fidèles au rachat des captifs, se sont souvent donnés eux-mêmes, pour rendre la liberté à ceux dont la foi était eu péril au milieu de ces peuples barbares.

Pendant de longs siècles, Marie s'est montrée, en Afrique, la douce consolatrice des affligés et des exilés.

Extrait de : Lectures méditées 1933

 

Notre Dame de la Merci, priez pour nous, sauvez-nous, nous allons périr sans votre intervention. Amen

Elogofioupiou.over-blog.com

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 06:59

S.V.P. regarder la vidéo du Docteur Strohm, concernant le plan anti chrétien afin de réduire la population mondiale, et aussi l'histoire des deux guerres mondiales et celle a venir.  Ce docteur est un spécialiste anti-nucléair.

https://www.kla.tv/14579

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 09:56

LE CHAPELET DE LA MISERICORDE…

Enseigné par Notre-Seigneur à Sœur Marie Faustine (1905-1938)

Le 13 septembre 1935, la religieuse eut une vision dans laquelle elle aperçut l'Ange exécuteur de la colère divine, lançant de ses mains éclairs et tonnerre. Voyant que ce signe de la justice divine devait tomber sur la terre, spécialement sur une contrée ; Sœur Faustine se mit à demander grâce ; elle se rendit compte bien vite qu'en face de la colère divine, sa prière restait inefficace. Au même instant, elle aperçut la Trinité Sainte et fut éblouie par sa majesté et son incommensurable sainteté. En même temps, elle entendit au-dedans d'elle-même des mots par lesquels, avec une force extraordinaire, elle s'est mise à supplier, demandant pitié pour le monde. O prodige, à la suite de cette prière, l'Ange resta incapable d'exécuter la juste punition. Les mots qu'elle adressait à Dieu étaient les suivants: "Père Éternel, je Vous offre le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour implorer de Vous le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier. -- Par la douloureuse Passion de Votre Fils, montrez-Vous miséricordieux envers nous et à l'égard du monde entier."

Le lendemain, entrant à la chapelle, Sœur Faustine entendit au-dedans d'elle-même cette recommandation: "Toutes les fois que tu entreras à la chapelle, répète aussitôt la prière que je t'ai enseignée hier." Lorsqu'elle eut exécuté l’ordre reçu, elle entendit de nouveau: "Cette prière est donnée pour calmer la justice divine. Tu la diras pendant neuf jours sur une dizaine de chapelet, à la manière suivante: d'abord tu diras un Pater, un Ave et un Credo. Ensuite, sur les gros grains, tu diras:

"Père Éternel, je Vous offre le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour implorer de Vous le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier. »

Et sur les petits grains, tu diras: " Par la douloureuse Passion de Votre Fils, montrez-Vous miséricordieux envers nous et à l'égard du monde entier.".

 Pour finir, tu diras trois fois: "Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, ayez pitié de nous et du monde entier."

Ainsi est né le chapelet à la divine Miséricorde. Nous pouvons juger combien cette pratique lui est agréable, en lisant les promesses faites à Sœur Faustine: "J'accorderai de très grandes grâces aux âmes qui diront le chapelet. Inscris ces mots, ma fille, proclame au monde entier ma Miséricorde. Que toute l'humanité sache que ma Miséricorde n'a pas de limites. C'est le signe des derniers temps. Il sera suivi du jour de la justice"...

Une autre fois, le Seigneur parla ainsi à sa servante: "Répète sans cesse ce chapelet que je t'ai appris. Celui qui le dira souvent sera protégé par la Miséricorde divine pendant sa vie et surtout au moment de la mort. Les prêtres le tendront comme une perche de salut aux pécheurs agonisants... Je désire que le monde entier connaisse ma Miséricorde. Je veux accorder des grâces inconcevables aux âmes qui auront confiance en ma Miséricorde."

Tiré de la brochure "Jésus miséricordieux, j'ai confiance en Vous"

Elogofioupiou.over-blog.com

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 14:27

NOUS recherchons tous le bonheur. Et si nous étions raisonnables, nous prendrions la peine d'étudier les trois lois qui gouvernent le plaisir et qui, si l'on s'y conforme, rendent la conquête du bonheur incomparablement plus facile.

Première loi. — Si vous voulez vous amuser, il vous faut organiser votre existence de telle manière qu'elle ne comporte pas uniquement des amusements. Le plaisir est comme la beauté. Il est conditionné par le contraste. Une femme qui désire mettre en valeur une robe de velours noir, ne la présentera pas, si elle est avisée, devant une tenture noire, mais devant une tenture blanche. Les feux d'artifice ne nous enchanteraient pas si on les faisait jaillir dans l'éclat du soleil de midi : ils ont besoin d'obscurité pour produire tout leur effet. Les nénuphars nous donnent un plaisir esthétique tout particulier parce que leurs pétales émergent, de façon surprenante, des eaux souillées des étangs. Le contraste est nécessaire pour nous aider à découvrir dans chaque chose sa valeur propre.

Selon le même principe, le plaisir est d'autant plus délectable qu'il se présente comme une aubaine contrastant avec des expériences beaucoup moins agréables. Nous commettons une grave erreur si nous essayons de faire des nuits de fête de toutes nos nuits. Jour d'action de grâces, serait sans saveur si nous mangions tous les jours de la dinde. Et nous ne serions pas dans l'allégresse pour le réveillon du jour de l'an si les sirènes retentissaient tous les jours à minuit.

L'amusement dépend d'un contraste. Il en est de même du plaisir que provoque en nous une situation comique. Si la mitre d'un évêque a été placée de travers par un maître des cérémonies négligent, cela nous fait rire, cela ne serait pas drôle du tout si les évêques portaient toujours leur mitre sur l'oreille.

Le plaisir de vivre se trouve singulièrement accru si nous suivons les préceptes spirituels qui nous enjoignent de pratiquer la mortification et le renoncement. Cette pratique nous préserve de la lassitude, elle sauvegarde la joie de vivre.

L’autodiscipline ranime en nous les enthousiasmes de notre enfance, de ce temps où nos plaisirs étaient rationnés, où nous mangions notre dessert à la fin du repas, jamais au début.

Deuxième loi. -- Le plaisir devient plus profond et plus intense lorsqu'il survit à une période d'ennui ou de douleur. Cette loi nous aide à faire durer toute la vie les plaisirs auxquels nous accordons le plus d'importance. Pour y parvenir, il nous faut persévérer dans ce que nous avons entrepris jusqu'à ce que nous ayons trouvé notre deuxième souffle. On jouit beaucoup mieux d'une ascension en montagne après être passé par les premiers moments de fatigue et de découragement. On s'intéresse beaucoup plus à son métier après avoir surmonté l'envie d'y renoncer.

De même, le mariage ne devient stable qu'après les déceptions qui mettent un terme à la lune de miel. Ce qui donne toute leur valeur aux vœux conjugaux, c'est qu'ils préservent l'union du couple au cours de la première querelle, ils lient le mari et la femme pendant la période des premiers ressentiments, jusqu'à ce que les conjoints trouvent leur deuxième souffle et connaissent un bonheur véritable dans leur union. Comme toutes les grandes joies, les joies du mariage s'enfantent, plus ou moins dans la douleur. Il nous faut casser la coquille pour manger la noix, de même, dans la vie spirituelle, la croix doit précéder la couronne.

Troisième loi. -- Le plaisir est un sous-produit e non un but. Le bonheur doit être notre demoiselle d'honneur et non notre épouse. Beaucoup de gens commettent la grave erreur de se préoccuper uniquement du plaisir, ils oublient que le plaisir ne découle que de l'accomplissement d'un devoir ou de l'obéissance à une loi, car l'homme est fait pour obéir aux lois de sa propre nature auxquelles on ne peut plus échapper qu'aux lois de la gravitation. Lorsqu'il mange de la crème glacée, un enfant y trouve du plaisir, car il se conforme à l'un des impératifs de la nature humaine : manger. Mais s'il en mange plus de crème glacée que les lois de son corps n'autorisent, il cesse de trouver le plaisir qu'il recherche et il finit par avoir mal au cœur. Rechercher le plaisir sans se soucier de la loi, c'est le manquer à coup sûr.

Devons-nous commencer par le plaisir ou finir par le plaisir ? Il y a deux réponses à cette question, la chrétienne et la païenne. Le chrétien dit : « Commence par le jeûne et termine par le banquet; alors tu le savoureras vraiment. » Le païen dit : « Commence par le banquet et termine par la gueule de bois... »

Extrait de : Le chemin du bonheur.  Monseigneur Fulton Sheen

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 08:35

 

Mourir, c'est un mot bien simple : mais quel orateur, fût-il doué de la plus prestigieuse éloquence, pourra jamais faire un parfait tableau de toutes les circons­tances qui précèdent, accompagnent et suivent la mort ?

La mort est une privation universelle : une inévitable et éternelle séparation de tous les biens du corps, de tous les agréments de la nature, de toute richesse, de toute gloire, de toute dignité, de toute puissance : séparation des parents, des époux, des proches, des enfants, des amis, des familiers, de tous les hommes en un mot, et séparation si complète qu'il n'est pas un de ceux à qui vous vous êtes attachée à plaire, pour qui vous vous êtes sacrifiée, qui voulût vous suivre dans ces régions inconnues et mystérieuses qui s'étendent au delà de la vie ! Voilà le terme de toute grandeur humaine.

Un moribond s'écriait en gémissant : « Hélas ! Pourquoi ai-je tant travaillé pour les miens et si peu pour moi ! » Parole vraie, mais alors inutile.

Vous êtes entrée en ce monde pauvre de tout bien ; et pauvre vous en sortirez. Fussiez-vous plus riche que Crésus, il ne vous sera pas donné d'emporter un grain de vos champs, une obole de vos trésors, une toison de vos troupeaux ! Votre corps lui-même, vous devrez l'abandonner à la terre, livide, défiguré, affreux à voir, d'ailleurs destiné à devenir la pâture des vers.

« Qu'elle repose en paix ! » Voilà tout ce qu'on dira de vous, et puis, peut-être ne sera-t-il jamais plus question de vous dans le monde. Que de fois la mémoire des morts s'évanouit avec le dernier tintement des cloches ! Mais dût-on parler beau­coup de vous après votre mort, en seriez-vous plus avancée ? Voyez ces orateurs, ces poètes, ces hommes de guerre, ces diplomates qui ne rêvent que la gloire et ne songent qu'à pas­ser à la postérité : en supposant que leurs vœux soient accom­plis, qu'y gagneront-ils ? Les voilà morts : sauront-ils au moins qu'on rappelle leurs talents et leurs œuvres ? Ils n'en sauront absolument rien et par conséquent leur situation ne sera pas meilleure que celle du dernier paysan qui ignorera, lui, qu'on l'a complètement oublié. O sottise et enfantillage que cette ambition de se survivre !

Mais qu'est-ce encore que mourir ?

Mourir, c'est lutter pour le salut de son âme, dans une étroite arène, seule, faible et sans appui, baignée de sueur, ayant à tenir tête à la puissance des ténèbres, au démon, à un enne­mi rusé et méchant. Épouvantable lutte ! Moment terrible après lequel le Maître suprême vous assignera à son tribunal pour vous juger avec une inflexible rigueur !

Mourir ! C'est s'en aller, sans guide, sans compagnon de voyage, pour une contrée lointaine, pour la demeure de l'éter­nité, où l'on n'a égard qu'à la vertu et à la sainteté ; où toutes les choses périssables du monde sont une monnaie fausse et hors de cours ; où l'âme doit entendre prononcer une sentence sans appel et recevoir une couronne éternelle ou une éternelle réprobation.

O mort ! Ô fatal instant qui embrasse la durée des siècles ! Ô moment suprême dont tous les moments de notre vie devraient être le but et la fin ! Moment d'où dépendent une éternelle félicité ou une éternelle amertume, un règne éternel ou une éternelle captivité, les supplices de l'enfer ou les ravissements du ciel ! Oh ! Oui, cet instant suprême devrait être sans cesse présent à notre souvenir, si nous avions un grain de sagesse et de véritable bon sens !

Examinez-vous vous-même, avant de subir l'examen du Juge souverain, et corrigez sans retard ce qui vous inspire­rait le plus de crainte s'il vous fallait mourir sur-le-champ.

O Jésus crucifié, quelle démence de ma part que d'avoir poursuivi les biens périssables de la terre, parfois même au détriment de ce que je vous devais ! Quelle impiété que d'a­voir si souvent préféré à votre amitié qui pourra seule nous rassurer à l'heure de la mort, l'amitié des hommes qui seront alors dans l'impuissance de m'assister en rien ! Je reviens à vous avec douleur et je vous dis avec une profonde humilité et un sincère repentir : Seigneur Jésus, ayez pitié de moi, ne m'aban­donnez pas dans ce dernier combat dont l'issue décidera de mon bonheur ou de mon malheur éternel !

 

Ce texte, est extrait du volume LECTURES MÉDITÉES imprimé en 1933.

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 08:12

Le parti de Notre Seigneur Jésus-Christ

QUE signifie Cette expression : le Parti de Jésus-Christ ?

En droit, il ne saurait exister de parti de Jésus-Christ, car ce mot est un non-sens, une impossibilité, il n'y a pas de parti là où se trouve l'unanimité, là où tous les suffrages se rallient autour du même drapeau; tout parti suppose plusieurs drapeaux en présence, et des suffrages qui se divisent.

Or, tout appartient à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est le Roi, le Maître ! Roi universel, roi des siècles et de l'espace, roi des peuples et roi des âmes ; son immense royaume embrasse tout: le temps, les lieux, les intelligences, les cœurs.

Mais le droit n'est pas d'accord avec le fait. En droit, monarque universel, Notre-Seigneur ne l'est pas en fait : Ce qui se passe dans l'âme, ce petit monde, se renouvelle dans le grand ; l'âme est un centre où Jésus devrait régner seul et sans partage : et cependant que de fois l'âme est partagée, que de fois elle résiste à Notre-Seigneur ! où l'intelligence se soumet, il arrive que la volonté s'insurge, et les sens ne suivent pas sans frémir la direction de l'âme. Il y a, dans l'âme, le parti de la grâce et le parti de la nature.

Cet antagonisme se retrouve dans le grand monde, en présence des droits de Notre-Seigneur. Il y a un parti pour lui, un parti contre lui. Il y a le parti de ceux qui croient toujours que les droits du Sauveur ne changent pas, que son règne est éternel et que, du haut de son trône immuable, il voit passer devant lui les vicissitudes des régimes qui s'en vont : et il y a le parti de ceux qui répètent le vieux blasphème des Juifs !  « Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous! »

Nous ne voulons pas que la soumission à Ses mystères humilie notre intelligence ; que le joug de ses préceptes meurtrisse nos épaules, ni que le glaive de la mortification évangélique déchire notre cœur. Non, nous n'en voulons pas ! nous sommes les partisans de la libre pensée et des libres plaisirs : tout dire, tout faire, c'est: notre programme: « Nous ne voulons pas du Christ. »

Et ils l’ont mis hors la loi, hors de l’école, hors les mœurs; et ils ont proscrit son image, son jour, son culte ! (On pourrait dire aujourd’hui, hors de l’église, ou mieux hors la secte de Vatican 2)

Eh bien! quelle sera l'attitude de ceux qui se disent encore du parti de Jésus-Christ ? Des larmes, des doléances, des regrets impuissants en face des désastres qui s'accumulent, des ruines plus grandes qui se préparent, est-ce assez ?

Regarder faire en se croisant les bras, en formant des vœux pour le triomphe de la bonne cause, est-ce assez ?

Oui, s'il s'agissait de combats simulés, de courses à l'Hippodrome ou de régates sur le fleuve voisin ! mais la lutte est sérieuse: tout ce qu'il y a de saint, de sacré, au monde, est en jeu ; c'est notre cause à nous qui se décide, c'est l'âme elle-même, c'est l'Église, c'est le salut de la chrétienté !

Et nous nous contenterions de vœux et de doléances platoniques !  Non, quiconque aspire à être du parti de Jésus-Christ doit se prononcer pour lui, parler, agir, souffrir pour lui; il fait de la cause de Jésus sa cause ; il y met tout ce qu'il a, tout ce qu'il est, tout ce qu'il peut ; il y met son temps, son intelligence, sa fortune ; il y met sa santé, ses forces, sa vie même ; il paye de sa personne, il s'expose aux coups, il succombe s'il le faut ; tant mieux ! ... pourvu que Notre-Seigneur triomphe !

Il n'y a pas d'autre nécessité que celle-là. Il n'est pas nécessaire, entendez-vous, fils du Christ, que vous vous portiez bien, que vous viviez heureux et longtemps, mais il est nécessaire qu'il règne. « Oportet ilium regnare ! »

Que faites-vous pour Jésus, êtes-vous vraiment de son parti ? Voilà la question à vous poser !

R. P. LETIERCE.

Après cette véhémente expression du dévouement cordial et ardent, on ne lira pas sans quelque fruit les réflexions suivantes d'un autre auteur sur la parole de Jésus-Christ :

« Suis-moi ! » sois mon disciple, sois mon défenseur, sois mon soldat ! Enrôle-toi sous ma bannière, prends ta croix à ma suite et marche courageusement sans craindre, ni la fatigue, ni la souffrance ! « Viens et suis-moi ! » telle était la première parole que Jésus adressait à ceux dont il voulait faire ses disciples. Cette parole, ô mon Dieu, vous me l'avez adressée, à moi aussi, au jour de la première communion. Deux routes s'ouvraient sous mes pas, celle du monde qui conduit à l'abîme, celle de la vertu qui conduit au ciel. Et, me prenant doucement par la main, vous m'avez dirigée vers cette dernière en me disant : « Viens et suis-moi ; c'est ton bonheur que je veux, c'est la conservation de ton innocence: tu ne les posséderas qu'à condition de me suivre. »

Cette même parole, vous me l'adressez encore tous les jours. « Viens et suis-moi ! » me dites-vous ; c'est-à-dire Ne reste pas dans un coupable repos ; ne suis pas ta volonté propre ni l'exemple des chrétiens relâchés, ni les séducteurs qui t'attirent vers le monde sous mille vains prétextes. C'est moi seul qu'il faut suivre.

« Viens et suis-moi. » Je ne t'offre ni bien-être, ni récompenses temporelles. A ma suite on se fatigue, on endure des privations, on porte sa croix, car c'est ainsi que je suis monté au Calvaire. On ne fait son salut qu'à ce prix.

Seigneur, vous dirai-je avec une humble assurance, vous m'avez tout donné et vous vous êtes vous-même donné à moi: comment pourrais-je ne pas vous suivre avec un cœur dévoué et généreux ? Vous êtes mon chef, vous êtes mon guide, je n'en veux point d'autres !

FÊTE DU JOUR - Saint Louis, évêque.

SAINT Louis était fils de Charles II, roi de Naples et de Sicile, et de Marie, fille d'Etienne V, roi de Hongrie ; il était aussi neveu de saint Louis. Ce jeune prince ne démentit pas une origine à la fois si illustre et si sainte. Son enfance se passa à la cour du roi son père, sans que son innocence ne perdît rien de sa pureté, sans que sa piété se refroidît un seul instant. A quatorze ans, Louis fut envoyé comme otage en Catalogne à la place de son père vaincu et fait prisonnier par le roi d'Aragon au siège de Messine. Les grandes épreuves mûrirent rapidement les vertus du noble enfant ; son humilité s'accrut avec son amour de la pauvreté dans la compagnie des Franciscains de Barcelone à qui il s'était confié complètement. Atteint, au château de Sura, d'une grave maladie, Louis fit le vœu, s'il guérissait, de renoncer au monde et d'entrer dans l'ordre de saint François. Rendu enfin à la liberté après sept années de captivité à Barcelone, le jeune prince refusa la main de la princesse de Majorque et la couronne de Naples que lui promettait son père. Louis n'avait qu'une pensé, être à Dieu, pour toujours. Son père consentit enfin à son abdication, et le pape Boniface VIII lui conféra la cléricature malgré sa jeunesse et le nomma évêque de Toulouse en 1296. Le jeune évêque, dans les trois années de son épiscopat, se distingua par tant de charité et de vertus, que moins de vingt ans après sa mort et du vivant de son heureuse mère, le pape Jean XXII lui décerna les honneurs de la canonisation.

Extrait de : Lectures méditées (1933)

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