Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 14:14

Jésus-Christ a donné un sens à ma vie…               

La vie qui ne serait, sans Notre Seigneur Jésus-Christ que l'en­fantement de la mort, devient, par lui, l'enfan­tement d'une vie plus haute: nous devrions trou­ver en Lui l'exemple de cette transformation, en même temps que sa cause.

 

Le Christ est né, a vécu et est mort; il est en­suite ressuscité; il est parti et il est aussi demeuré; la terre et le ciel sont deux mondes que réunit et anime Sa présence.

 

Quand nous naissons dans ce monde, nous ne sommes rien; c’est seulement  après notre baptême, nous avons droit au Royaume des cieux.  Nous devons grandir dans le « corps spirituel de Jésus-Christ» ; quand nous vi­vons chrétiennement, nous enrichissons notre corps; quand nous mourons, nous le transférons pour notre part en son lieu, celui où l'ascension en a porté la « Tête ».

 

La mort chrétienne prend ainsi son ultime signification. Elle est conformité ; elle est union ; elle est confiance et amour, dans la coïncidence des croix et le mélange des auréoles.

 

Voyez, au cimetière, ce qui surgit des tombes comme un symbole de foi et comme un étendard de victoire. Les morts sont dans la terre; on di­rait que leurs bras sortent pour brandir la croix. Par là où Il a passé, Lui, par là aussi nous passons. De la « douce lumière du ciel », comme disaient les vieux Grecs, nous monterons à la vraie lu­mière, d'une ardeur plus profonde, et dont il nous en a apprit la douceur.

 

Comme les souffrances de N.S. J.-C, n'ont pas aboli nos souffrances, ils en ont changé le signe : ainsi sa mort n'a pas aboli notre mort, mais elle lui a donné un sens de vie, une portée de triomphe.

 

Il a voulu être semblable à nous jusqu'au tré­pas. Lui qui ne devait pas mourir est mort pour que ne meurt pas d'une mort définitive celui qui avait mérité de mourir : c'est bien le moins que nous acceptions de lui être à notre tour sembla­bles. Il a obéi à son Père jusque-là, nous a aimés jusque-là : jusque-là aussi nous voudrons obéir et aimer.

 

La mort a été pour lui un dernier acte: « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains » : ce dernier acte sanglant de la « comédie », nous en serons aussi les acteurs volon­taires, et c'est unis à lui que nous répéterons ses paroles : « Mon Père, je remets mon esprit en­tre tes mains. »

 

Il n'est plus vrai qu'on meurt seul, quand on a un tel compagnon, un tel introducteur dans le mystérieux royaume. L'épouvantable solitude n'est que du côté de la terre; un ami sûr a pris notre main pour nous conduire au ciel.

 

Oh ! Si nous vivions de la vie du Christ, comme il nous serait facile, et doux, de vivre aussi sa mort! Il y a un moyen bien simple de ne plus redouter le trépas : c'est de nous attacher à Celui qui l'a vaincu et nous en délivre.

 

Tous les désastres de la mort, comme tous ceux de la vie, ne sont jamais que pour celui qui trahit où qui doute.

 

Celui qui croit et qui aime vivra ; il est vi­vant déjà, au milieu de ces fantômes qui usent et voient tomber pièce à pièce, avec une effroyable hâte, ce qu'ils appellent la vie.

 

Inspiré de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935) 217-8-9

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 11:54
Descendez en esprit, dans les ca­chots ténébreux du Purgatoire ; placez-vous en présen­ce d'une personne de votre âge, de votre pays, de votre condition, et demandez-lui pour quelles fautes elle souffre de si cruels tourments.

 Voici à peu près ce qu'elle vous répondra : — « Pour mes distractions pendant mes prières et ma curiosi­té à l'église. Pour mes impatiences, mes immortifications et mes négligences. Pour mes mensonges, mes jugements témé­raires et quelques légères médisances. Pour ma vanité et mon désir de paraître; puis pour beaucoup d'autres fautes plus graves dont je me suis dûment confessée, mais qui n'ont pas été expiées avant ma mort. »

Et vous, que répliquerez-vous à cette pauvre captive du Purgatoire, pour qui il n'est plus temps de se corriger ? Ah ! Vous lui avouerez sans doute que ses fautes ressemblent à celles que vous commettez tous les jours. Mais n'ajouterez-vous pas que vous voulez profiter de son malheur et améliorer votre conduite, pour ne pas par­tager un jour les mêmes supplices ?

Oui, certes, c'est le résultat principal que doit avoir pour nous  la méditation du Purgatoire: nous  obliger à rentrer en nous-mêmes, à nous amender, à embrasser un genre de vie foncièrement conforme à la morale évangélique.

De quel œil en effet les souffrances qu'on endure dans la prison du Purgatoire ne doivent-elles pas nous faire envisa­ger la paresse, la tiédeur, l'amour de nos aises ? Quelles ré­flexions ne nous suggèrent-elles pas sur notre façon d'accom­plir nos dévotions comme par manière d'acquit ou par rou­tine ? Quel changement tout cela ne doit-il pas amener dans notre vie? Quel soin dans nos examens, dans nos confessions, dans les communions, et dans nos prières ? Il semble désor­mais que la grâce des grâces, pour laquelle nous ne devrions pas cesser d'importuner Nôtre-Seigneur, soit de haïr le péché d'une haine semblable à celle dont il le poursuit lui-même.

Ah ! Si le Purgatoire est tant à craindre, et si nous ne pou­vons en toute sécurité compter que sur nous pour en abréger la durée, par les prières et les bonnes œuvres de notre vie, ayons toujours présente à la mémoire la pensée des supplices qu'on endure au fond de ces brasiers ardents; ce sera pour nous un soutien, un aiguillon, en même temps qu'un préservatif des plus salutaires. Pensons au Purgatoire dans la joie, pour nous rappeler que nous expierons plus tard ce qu'elle aurait de désordonné ou de coupable. Pensons-y dans la tristesse, en nous disant que toutes nos douleurs ne sont rien auprès de celles du Purgatoire. Pensons-y le matin, pour nous encourager à passer saintement la journée; pensons-y le soir afin de renou­veler notre propos de mourir plutôt que d'offenser Dieu, afin aussi de prier pour ces millions d'âmes qui n'ont d'autre lit qu'un feu dévorant. Avant chaque action importante, de­mandons-nous si un jour dans le Purgatoire nous serons con­tente de l'avoir faite.

Que de généreuses résolutions nous inspirera ce souvenir, fréquemment renouvelé !

Saint François Xavier allait plus loin. Il suggérait, au su­jet du Purgatoire, une réflexion dont tous les chrétiens de­vraient faire leur profit. « Vous pensez, disait-il, à vos frères qui souffrent dans un autre monde; vous avez la religieuse ambition de les soulager; c'est très bien, mais pensez d'abord à votre salut. Avant d'entreprendre de soustraire des âmes du Purgatoire, commencez par délivrer la vôtre de l'enfer. «Que ce conseil est sage ! Et qu'il importe de le suivre ! Or, pour se préserver de l'enfer, il faut avant tout vivre en état de grâce.

Voilà la première leçon que nous donnent les âmes du Purgatoire. « Si vous voulez éviter nos tourments, et à plus forte raison, ceux des damnés, gardez-vous de commettre le péché. » Du reste, même pour être utile à ces pauvres âmes, pour gagner les indulgences de l'Église, nous devons nous trouver en état de grâce. Mort au péché ! Telle doit être la de­vise de toute chrétienne. 

Lisez la vie de St-Stanislas ; il appartenait à une noble famille de Pologne. Dès son enfance on vit briller en lui une telle innocence qu'on disait qu'étant déjà un ange, il serait plus tard un saint. Si, à la table du comte de Kostka, quelque parole légère ve­nait à être prononcée, Stanislas pâlissait aussitôt, et il tom­bait en faiblesse si la conversation continuait.

A quatorze ans, le saint enfant alla, avec son frère aîné Paul, étudier au col­lège des jésuites à Vienne. La sévérité de sa vie parut à Paul un reproche continuel de ses habitudes trop libres, et malgré sa douceur et son caractère joyeux, Stanislas eut à souffrir de la part de son frère les plus indignes traitements.

Ces sé­vices et les mortifications qu'il s'imposait le firent tomber dan­gereusement malade. Stanislas et son frère logeaient chez un protestant qui n'eût admis la présence d'aucun prêtre catho­lique. Dans cette extrémité, Stanislas se souvint que sainte Barbe, sa patronne, n'avait jamais laissé mourir sans le saint Viatique ceux qui l'imploraient : il l'appela donc dévotement à son aide, et la sainte lui apparut avec deux anges qui lui ont donné la sainte com­munion.

La Sainte Vierge rendit elle-même la santé à Stanislas, et lui ordonna d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Pour échapper à l'opposition de son père, Stanislas dut s'en­fuir de Vienne, et après avoir prouvé la fermeté de sa résolu­tion, il fut reçu au noviciat à Rome où il s'était rendu à pied depuis Vienne. C'est dans ce pieux asile que Stanislas mourut à dix-sept ans, le jour de l'Assomption, comme il l'avait de­mandé à Marie. Né le 28 octobre 1550 à Rostkowo (Pologne) et mort le 15 août 1568 à Rome, était un novice jésuite.

 

LECTURES MÉDITÉES pour chaque jour de l’année  (Décembre 1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:39

LE COMBAT D'UNE ÂME COMMENCE À SA PROCRÉATION

"A cet effet, je suis obligé d'insister, une fois de plus, sur le fait que les livres d'Anne-Catherine Emmerich et Marie d'Agréda rendent de très grands services et seraient de grande utilité, si on les lisait.

On y peut juger, surtout dans les livres de Marie d'Agréda, comment les démons se disputent d'un homme, même s'il est encore dans le sein de sa mère, même s'il n'est pas encore né. Tout de suite après la conception commence le combat. Il commence dans la mesure où nous, les démons, nous crions ;

"Cet homme est à nous; il est conçu dans le péché originel !"

Nous devons insister sur cela, une fois de plus. Je répugne à dire cela. Plus les parents ont péché, plus nous avons le droit - pour ainsi dire - sur cet enfant, qui va naître. Pour nous cet homme est du bon butin que nous voulons avoir pour toujours. C'est pourquoi nous incitons la mère à avorter, afin que cet homme n'ait pas droit à la pleine béatitude. C'est surtout une grande perte pour vous, surtout si cet homme est encore bien et serait éventuellement devenu un saint. Nous voulons empêcher cela avec tous les moyens qui sont à notre disposition.

A cet effet, nous devons dire quel grand devoir les anges doivent remplir à ce moment-là. Ils sont obligés de mener, dès le premier moment de la conception, un combat incomparable. Ils com­battent énergiquement pour cette petite créature, qui en effet n'a pas encore l'air d'une créature. Ils le font avec tous les moyens. Si l'enfant est né dans le péché, c'est-à-dire, s'il n'est pas né légitimement et dans l'ordre de Dieu, le combat est alors plus difficile.

J'aimerais mieux ne pas parler. Je suis Belzébul, la contre­partie de l'archange Jehudiel. Je n'ai pas abandonné jusqu'aujourd'hui. Dans la mesure où Lui et tous les autres anges veulent conduire les créatures à la lumière, c'est dans la même mesure que moi et l'enfer voulons les tirer en bas. "

LE COMPORTEMENT DES PARENTS

"Il est d'une très grande importance de savoir comment les parents vivent, quel sentiment ils ont lors de la procréation. Car personne n'imaginerait à quel point nous, les démons, nous nous efforçons d'agir là où il y a quelque chose qui n'est pas en ordre, même si c'est le plus petit milligramme. Nous avons moins de pouvoir et moins de prise sur les enfants dans le sein de la mère dont les parents se sont mariés légalement dans la vraie Eglise catholique que lorsqu’ils vivent dans le concubinage et que le mariage n'as pas été béni dans l'Eglise, de sorte que l'enfant est conçu dans le péché. Mais si l'en­fant est conçu dans le péché et naît dans l'alliance du mariage de l'Eglise, nous avons déjà beaucoup moins de pouvoir, en supposant que les parents continuent courageusement leur chemin, même si cela est un sacrifice pour eux et que le mariage n'est peut-être pas excellent mais il faut qu'ils portent les charges avec patience et dans l'esprit de réparation. Si les parents ne reconnaissent pas que l'alliance de l'Eglise est nécessaire, et qu'ils continuent de pécher, alors nous avons une puissance incompa­rable."

 

L'ENGAGEMENT INCOMPARABLE DES SAINTS ANGES

"Les anges mènent un combat très grand contre nous; personne sur terre ne peut l'imaginer. Ce n'est que dans le ciel que vous verrez comment ils engagent toute leur puissance pour chaque enfant qui est dans le péché, ainsi que pour des enfants non-nés dans un mariage légal, d'autant qu'ils ne sont pas encore baptisés. C'est pourquoi les mères devraient bénir le fœtus qui n'est pas encore né. Il serait bon qu'un prêtre bénisse avec de l'eau bénite et l'étole les enfants pas encore nés. Il pourrait se rendre dans les appartements des femmes en­ceintes. Il ne devrait pas y aller tout seul ; quelqu'un pourrait l'accompagner. Même deux prêtres pourraient y aller, ce qui renforcerait la bénédiction. Alors nous n'avons pas le droit de mener ce combat gigantesque contre les en­fants non-nés et contre les mères. Moins de mères auraient tendance à avorter si elles avaient fait cela et si le mariage était lié dans l'Eglise, et par conséquent ce mariage serait sanctifié dans une grande mesure par la bénédiction du Tout Saint."

 

LES GRANDES TENTATIONS DE NOTRE SEIGNEUR

C'est dans la grandeur de la souffrance de réparation de notre Seigneur que nous voyons la gravité de notre faute et de nos péchés. Nous pouvons simplement imaginer la puissance et l'aide des saints anges, surtout de l'ange Lechitiel, à qui est confié, en particulier, le grand devoir de l'assistance et de l'aide du Père pour son fils bien-aimé. Ce n'est que grâce à nos prières et à notre supplication que l'aide de Lechitiel et de tous les anges pour nous, les prêtres et toute l'Eglise devienne parfait. Dans plusieurs révélations privées nous prenons con­science des grandes souffrances de notre Seigneur  pendant son jeûne de 40 jours et de ses tentations dans le désert par les mauvais esprits.

Le second dans le rang des anges-démons a été contraint par le ciel de parler plusieurs fois de l'époque difficile du jeûne de notre Seigneur et de nous montrer la grande puissance et l'aie des saints anges, afin que nous aussi, nous les implorions dans notre détresse.

 

LE JEÛNE DE 40 JOURS DE NOTRE SEIGNEUR

"Priez et jeûnez, afin que vous ne succombiez pas à la tentationI" Notre Seigneur s'est nourri dans son jeûne de 40 jours que de racines et de l'eau. Il devait faire cela en tant qu'homme, car la Divinité ne lui venait pas en aide. Il jeûnait et priait comme les hommes devraient le faire aussi. Il éprouvait la faim et la faiblesse comme chaque homme, même davantage.

Extrait : Saint Lechitiel, l’ange puissant du Mont des Oliviers –Heinrich Kreuser

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 10:50

Le plaisir de mourir sans peine…

Beaucoup d’impies se plaisent à dire que personne n’est revenu de l’autre vie, pour nous dire ce qui s’y passe. Voici deux apparitions, appuyées sur l’indiscutable autorité de saint Thomas d’Aquin, la gloire de l’Église et de l’esprit humain. Cet illustre docteur de l’Eglise fut toujours pénétré d’un grand zèle pour les pauvres âmes, et il pensait toujours à elles dans ses messes, ses prières et ses mortifications. Étant à Paris, il vit apparaître devant lui l’âme de sa sœur, qui le conjura d’avoir pitié d’elle, parce qu’elle souffrait cruellement dans les flammes de l’autre vie, et avait grand besoin d’être secourue. Le saint s’empressa de prier, de jeûner, et de faire faire les mêmes choses par ses amis. Ayant été envoyé à Rome, sa sœur se montra à lui de nouveau ; mais dans tout l’éclat du triomphe et de la joie. Elle lui dit qu’elle s’envolait au ciel. Saint Thomas lui demanda ce qu’étaient devenus deux de ses frères, morts aussi depuis quelque temps. L’âme répondit que celui qui s’appelait Armand, jouissait dans le ciel d’un haut degré de gloire, pour avoir défendu le Pape, contre l’empereur Frédéric, d’Allemagne, et avoir souffert persécution à cause de cela ; mais que Landolphe était encore au purgatoire, où il attendait qu’on priât pour lui. Elle ajouta : “ Pour vous, mon frère, hâtez-vous de finir vos admirables écrits ; car vous viendrez bientôt nous rejoindre au paradis, où une magnifique récompense vous attend, pour tout ce que vous avez fait pour l’Eglise.”

Une autre fois, S. Thomas priait dans l’église Saint-Dominique, de Naples. Il aperçut, tout-à-coup, le père Romain, qu’il avait laissé à Paris. Pensant qu’il vivait encore et qu’il venait le voir, il s’informa de son voyage et de sa santé. Le bon religieux lui dit que sa vie terrestre était finie, qu’il était au ciel et que Dieu l’envoyait pour lui donner un nouveau courage dans ses travaux, pour la gloire divine et celle de l’Eglise. S. Thomas lui demande : “ Suis-je en état de grâce ? — Oui, répond le père Romain, en souriant.— Et vous, demanda Thomas, comment êtes-vous? — Je suis dans la gloire céleste, après avoir été quinze jours dans le purgatoire. ” Et la vision disparut, laissant Saint Thomas dans un très grand désir de monter au ciel, lui aussi, pour jouir de la présence de Dieu.

On voit ici que la mort n’est rien et n’inspire aucune crainte aux vrais serviteurs de Dieu.

Le plaisir de mourir sans peine vaut plus que la peine de vivre sans plaisir.

Ne l’oublions pas. (57e apparitions des âmes du purgatoire)

Extrait de : Livre d’Or des Âmes du Purgatoire. J-S. Benoit, Prêtre. (1925)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:11

   La définition dogmatique de l'Immaculée Conception. Rien peut-il porter davantage à l'édification, en ce jour si glorieux pour la sainte Vierge, que de rappeler dans quelles circonstances le dogme si consolant de la Con­ception Immaculée a été défini le 8 décembre 1854 ?

   Cet événement, pour la religion catholique, est un des plus importants du XIXe siècle, mérite bien qu'on s'y arrête un peu. Il y a vraiment de quoi nourrir sa piété, augmenter sa dévotion envers Marie que de contempler le beau spectacle qu'offrit Rome ce jour-là au ciel et à la terre !

Environ deux cents prélats se trouvaient réunis dans les salles du Vatican pour délibérer sur la forme à donner à une dé­cision appelée par tant de vœux.

   Cependant l'aurore du 8 décembre annonce au monde chré­tien un beau jour et une belle fête. Le canon du fort Saint-Ange, se mariant au son de toutes les cloches, annonce à la Ville éternelle qu'une fleur nouvelle va s'épanouir sur la couronne de la Reine des cieux. Bientôt le temple de Saint-Pierre, où sont conservées les reliques des Apôtres, le plus vaste monument qui soit au monde, se remplit de pieux pèlerins accourus pour vénérer Marie et assister à un nouveau lever de cette Etoile du matin. Plus de soixante mille personnes remplissent l'enceinte de la basilique. Les cardinaux, les ar­chevêques, les évêques, les prêtres de tous les ordres, couverts de leurs plus riches ornements, devancent le Pontife romain, qui s'avance à travers la foule respectueusement agenouillée pour demander et recevoir sa bénédiction. Rien ne saurait exprimer la dignité, la pompe et la majesté de ce cortège, composé presque tout entier de vieillards.

   Le Pontife, descendu du trône sur lequel il était porté par des serviteurs respectueux, va s'agenouiller devant l'autel du Seigneur, pour montrer encore combien est grand Celui devant qui s'humilient les grandeurs de la terre. Sur le point de porter une sentence contre laquelle il ne peut y avoir au­cun appel, il invoque l'assistance du Saint-Esprit et chante : Venez, Esprit créateur... A peine a-t-il commencé, que soixante mille voix, s'unissant à la sienne, font redire aux voûtes sa­crées son harmonieuse invocation.

   Jamais l'Eglise universelle ne fut mieux représentée dans l'enceinte de la basilique romaine. C'est l'Eglise avec son chef, ses apôtres, ses docteurs, ses enfants de tous les pays en hié­rarchie complète, et, pour nous servir des expressions de l'Écriture, l'Eglise, avec son admirable variété dans l'unité.

   C'est le monde chrétien attendant la parole que va prononcer celui à qui il a été dit : ....Je serai avec vous jusqu'à la fin des siècles.

   Cette parole ne se fait pas attendre. Debout vis-à-vis du tombeau des Apôtres, celui qui leur a succédé s'exprime ainsi : « Après avoir invoqué l'Esprit consolateur,... nous déclarons, nous prononçons, nous définissons que la doctrine affirmant que la bienheureuse Vierge Marie a été dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial du Tout-Puissant, et en vue des mérites de Jésus-Christ, Sau­veur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu ; qu'elle doit par conséquent être crue fermement et inviolablement par tous les fidèles. »

   Pendant que le juge suprême prononçait ces paroles, sa voix s'altérait, des larmes de bonheur coulaient sur son visa­ge, et les émotions de son âme passaient dans tous ceux qui le voyaient et qui l'entendaient. « Ah ! disait un protestant témoin de cette scène, il y a des moments où il ferait bon être catholique ! »

   Le Vicaire de Jésus-Christ n'avait pas fini de prononcer le décret, que déjà le bruit du canon, le son des cloches, celui des instruments de musique, se mêlant aux cris de « Gloire à Marie ! » ébranlaient de toutes parts le ciel romain. Au même instant, le télégraphe publiait la sentence du chef de l'Egli­se aux confins de l'Italie et le canon de Naples proclamait le triomphe de la Reine des cieux avec celui de Rome.

   Plus de preuves de l'Immaculée Conception à chercher ni dans l'Écriture, ni dans les oracles des prophètes, ni dans le témoignage des Pères, ni dans le langage des saints, ni dans l'accord des peuples chrétiens ; la règle de notre foi s'est mani­festée, nous avons un témoignage qui renferme tous les autres : le prince des pasteurs, du haut de la chaire de l'infaillibilité, a annoncé que Marie a été conçue sans péché ; Rome a parlé, la cause est finie. Il ne nous reste qu'à répéter tous les jours de notre vie : Marie, conçue sans péché, priez pour nous !....

 

FÊTE DU JOUR: L'Immaculée Conception.

   La Conception de l’auguste vierge Marie fait aujourd'hui la joie et le bonheur de l'Église, qui tressaille d'allégresse en voyant paraître cette aurore dont la pourpre annonce le lever pro­chain du Soleil de Justice ; mais ce qui la remplit d'une satisfaction non moins vive, c'est la pensée que la Conception de Marie n'a rien eu de la honte et de l'infamie de celle des autres humains. Jamais le souffle du péché n'a effleuré l'âme de Ma­rie, et elle n'a pas été un seul instant sous l'empire du démon.

   L'Église qui ne peut jamais se tromper, a fait de la Concep­tion immaculée de Marie un article de foi, et il n'est pas diffi­cile à des chrétiens de croire une vérité qui ne peut être, pour eux, qu'un ineffable sujet de contentement. En dehors de la décision formelle de l'Église, la simple réflexion montre qu'il devait en être ainsi.

   Marie est Mère de Dieu, et elle a pour fils Jésus-Christ, le Saint des Saints ; il fallait que le tabernacle dans lequel le Sauveur des hommes devait venir reposé n'eût jamais été souillé. Satan ne devait pas pouvoir se glorifier d'a­voir été un seul instant le maître et le possesseur de la Mère de Dieu ; il y aurait eu là pour l'Homme-Dieu un sujet d'oppro­bre et de honte.

   L'exemption du péché est inséparable de la grâce sanctifiante. Cette grâce fut donnée à Marie dans un de­gré plus éminent qu'à aucune créature ; elle fut plus grande que celle des anges et des saints, parce qu'elle fut proportion­née sans nul doute à la dignité que devait posséder Marie. Cette grâce eut tous les avantages de la justice originelle ; elle soumettait dans la vierge, à qui elle était donnée, l'esprit à Dieu, la chair à l'esprit, les mouvements de la nature à la raison, et donnait une puissance parfaite de ne jamais pécher ni mortel­lement, ni véniellement.

   Nous pouvons donc aujourd'hui crier avec de saints transports : « Votre Immaculée Concep­tion, ô Mère de Dieu, a rempli de joie toutes les créatures. Tout y est saint ; tout y est digne de la Mère d'un Dieu ; tout y est digne de Celui qui doit naître de vous, de Celui dont le Corps adorable sera un jour la rançon du monde. »

Extrait de : Lectures méditées, 1933.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:31

AVIS DU SAUVEUR JÉSUS, aux âmes désireuses  de leur sanctification…

Je vous ai déjà accordé bien des grâces, mes enfants, je veux en ajouter de nouvelles en vous éclairant davantage sur vos devoirs et en vous donnant des avis sur les principaux moyens que vous devez pren­dre pour vous sanctifier. Aujourd'hui je vais vous parler des dispositions avec lesquelles vous devez commencer chaque journée.

Comprenez bien, mes enfants, que chaque jour que je vous donne est comme une nouvelle création. Je ne vous devais pas le jour nouveau que vous voyez luire; mais dès que je vous l'accorde, vous devez l'employer tout entier à ma gloire et à votre sanctifi­cation. C'est à moi, et à moi seul, que ce jour appar­tient ; je ne fais que vous le prêter à la condition que vous m'en consacrerez tous les instants. Tâchez donc d'abord de bien le commencer ; pensez à votre réveil, que vous êtes ma créature, l'œuvre de mes mains, et, ce qui est plus précieux encore et plus consolant pour vous, mes enfants de prédilections.

Pendant votre sommeil je veillais sur vous ; je vous regardais avec ten­dresse ; j'attendais votre réveil avec un amour infi­niment plus vif que n'est celui qui fait battre le cœur d'une jeune mère, lorsque près du berceau de son fils unique, elle attend, le matin, son premier regard et son premier sourire.

Donnez-moi donc aussi, le premier sou­rire de votre cœur; il me sera bien plus agréable que la splendeur des astres du matin, qui me louent cependant à leur manière, parce qu'ils figurent par leur éclat le joyeux concert des enfants de Dieu (Job, 38,7.). Montrez-vous joyeuse de vous retrouver avec moi après avoir été pendant de si longues heures privée de m'avoir à la pensée. Faites comme un enfant qui revoit son père après une absence, et qui se montre ingénieux à lui témoigner sa tendresse.

Prenez vos vêtements avec la pensée que cinq personnes ont continuellement les yeux sur vous : les trois personnes de la divine et éternelle Trinité, ma  sainte et auguste Mère et votre Ange gardien. Pensez après cela que vous pouvez encore employer la journée de trois manières : en m'offensant,  en me servant avec tiédeur et lâcheté,  en me ser­vant avec amour et générosité.

M'offenser ! Pouvez-vous même hésiter à cette pensée ? M'offenser ! Moi qui suis votre créateur, votre père, votre meilleur et votre plus fidèle ami, le seul qui vous restera quand tous les autres vous  auront abandonnée.

Offenser votre Sauveur qui vous nourrit de sa chair et qui vient en vous avec un, amour qui surpasse   tous les amours ! Non, vous ne ferez pas cela: vous allez vous engager, au contraire,  à ne pas commettre pendant ce   nouveau jour que vous donne ma miséricorde la plus légère faute PLEINEMENT VOLONTAIRE.

 

Vous savez combien est immense le nombre de ceux qui m'offensent ; si j'étais le plus grand ennemi de mes créatures, il semble qu'elles ne pourraient pas mettre plus d'acharnement à me faire la guerre; mais au milieu de cet océan de crimes qui sub­merge le monde, combien doivent s'estimer heu­reuses les âmes que je protège d'une manière toute spéciale pour les préserver de cette submersion : or, mon enfant, vous êtes du nombre de ces âmes pri­vilégiées ; voudriez-vous renoncer à cette faveur et vous unir malgré moi à ceux qui me haïssent ? N'avez-vous pas commis assez de fautes par le passé, et n'est-il pas temps de marcher dans la voie de l'innocence, au moins de l'innocence réparée ?

Me servir avec tiédeur et lâcheté ! N'est-ce pas ce que vous avez fait bien souvent ? O mon enfant! Rentrez en vous même, et considérez mieux que vous ne l'avez fait jusqu'ici, combien la tiédeur à mon service est de nature à me blesser et à m'inspirer ce dégoût dont parle de ma part, dans l'Apocalypse, mon disciple bien-aimé. Est-ce que moi je vous aime avec tiédeur ? Est-ce que je vous accorde mes grâces avec indifférence ? Et vous, ingrate créature, vous vous êtes montrée dédaigneuse à l'égard de cet amour immense dont, en quelque sorte, je ne suis pas le maître. Est-ce que, à cette pensée, vous ne sentez pas les larmes vous venir aux yeux, le re­mords vous oppresser, la confusion vous accabler ? Vous avez manqué de cœur pour le Jésus de votre première communion !

Vous n'avez donc qu'un parti à prendre, c'est de me servir avec amour et générosité, aujourd'hui et tous les jours de votre vie. D'ailleurs avez-vous ja­mais trouvé la paix en agissant autrement ? Vous avez besoin de ma grâce, il est vrai, mais demandez et vous recevrez. J'ai l'ait cette promesse dans mon Évangile et j'y suis toujours fidèle. De votre côté, travaillez courageusement à vous faire violence pour surmonter tous les penchants de votre nature oppo­sés à ma grâce.

PRATIQUE : Renouveler souvent la résolution de ne commettra aucune faute pleinement volontaire.

Ce texte est inspiré de : Le Formulaire de prière. Abbé Richaudeau. (1873)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 09:46

Le Christianisme sans Jésus-Christ…             

Dans un collège catholique, dans les années 1960, un professeur s'avisa, de poser aux élèves des classes supérieures la question suivante : « Si vous deviez exposer à un incroyant, qui ignore totalement en quoi consiste, dans ses grandes lignes, la religion catholique, comment vous y prendriez-vous ? »

Imaginez l'étonnement et presque l'ahurissement du professeur quand il dépouilla les réponses des élèves. Plus des 4 sur 5 n'avaient pas même cité le nom de Jésus. La plupart ne voyaient dans la religion chrétienne, la leur, qu'une vague adoration d'un être suprême, éloigné, distant; d'autres n'y décou­vraient qu'une sorte de règlement de police tracassier, destiné plus à nous comprimer qu'à nous élever et nous épanouir.

Quant au Christ, Il n'avait pas même les honneurs d'une mention. Quarante-cinq élèves sur cinquante d'un collège catholique avaient réussi ce tour de force : définir le christianisme sans le Christ...

 

Adorons-Le dans le mystère.

Il est la Voie qui mène à l'intimité de Dieu; nul ne va au Père sinon par LUI;

Il est la Vérité qu'il faut croire pour que soient dissipées toutes les incertitudes et les énigmes de la vie, pour que le travail ait un prix, la douleur une valeur de rachat, et la mort un sens d'éternité.

Il est la Vie, qui envahit notre petite vie, pour l'entraî­ner dans le flot infini de la Vie Divine.

Il est notre Médiateur, notre Sauveur, notre Roi.

 

La Sainte Messe, c'est son sacrifice de la croix renouvelé sur les autels...

Les sacrements sont ses instruments de vie...

L'Esprit-Saint qu'il nous envoie est son Esprit de lumière.

La grâce qu'il nous communique, c’est la grâce sanctifiante.

L'Église est son prolongement et son achève­ment...

Le Pape Paul VI est son Vicaire...

Le prêtre... un autre Lui-même...

Le chrétien... un de ses membres...

Aimons-Le   comme   un   ami.

Est-Il pour toi plus qu'une abstraction, un fantôme, un personnage historique, distant, indifférent, plus qu'un illustre mort ?

Est-Il vraiment quelqu'un de bien vivant ?... Que L'on a comme rencontré... Qui vous a tout de suite séduit et subjugué... Dont on veut savoir, gestes et paroles, afin de mieux Le connaître en attendant d'aller Le voir...

Es-tu pour Lui...

Celui qui ne conçoit plus la vie, ni rien dans la vie, sans Lui...

Celui qui L'aime et le Lui dit souvent, sincèrement, simplement et virilement...

Celui qui va vers Lui, en tout, comme d'instinct...

Celui sur lequel Il peut toujours compter...

Celui qui ne trouve jamais trop dures ses exigences...

Celui qui est prêt à tout Lui donner, même sa vie, même son sang?

 

Extrait de : AU LARGE – Méditations pour Étudiants. (1960) (97-8)  Jean Le Presbytre.

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0