Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:11

   La définition dogmatique de l'Immaculée Conception. Rien peut-il porter davantage à l'édification, en ce jour si glorieux pour la sainte Vierge, que de rappeler dans quelles circonstances le dogme si consolant de la Con­ception Immaculée a été défini le 8 décembre 1854 ?

   Cet événement, pour la religion catholique, est un des plus importants du XIXe siècle, mérite bien qu'on s'y arrête un peu. Il y a vraiment de quoi nourrir sa piété, augmenter sa dévotion envers Marie que de contempler le beau spectacle qu'offrit Rome ce jour-là au ciel et à la terre !

Environ deux cents prélats se trouvaient réunis dans les salles du Vatican pour délibérer sur la forme à donner à une dé­cision appelée par tant de vœux.

   Cependant l'aurore du 8 décembre annonce au monde chré­tien un beau jour et une belle fête. Le canon du fort Saint-Ange, se mariant au son de toutes les cloches, annonce à la Ville éternelle qu'une fleur nouvelle va s'épanouir sur la couronne de la Reine des cieux. Bientôt le temple de Saint-Pierre, où sont conservées les reliques des Apôtres, le plus vaste monument qui soit au monde, se remplit de pieux pèlerins accourus pour vénérer Marie et assister à un nouveau lever de cette Etoile du matin. Plus de soixante mille personnes remplissent l'enceinte de la basilique. Les cardinaux, les ar­chevêques, les évêques, les prêtres de tous les ordres, couverts de leurs plus riches ornements, devancent le Pontife romain, qui s'avance à travers la foule respectueusement agenouillée pour demander et recevoir sa bénédiction. Rien ne saurait exprimer la dignité, la pompe et la majesté de ce cortège, composé presque tout entier de vieillards.

   Le Pontife, descendu du trône sur lequel il était porté par des serviteurs respectueux, va s'agenouiller devant l'autel du Seigneur, pour montrer encore combien est grand Celui devant qui s'humilient les grandeurs de la terre. Sur le point de porter une sentence contre laquelle il ne peut y avoir au­cun appel, il invoque l'assistance du Saint-Esprit et chante : Venez, Esprit créateur... A peine a-t-il commencé, que soixante mille voix, s'unissant à la sienne, font redire aux voûtes sa­crées son harmonieuse invocation.

   Jamais l'Eglise universelle ne fut mieux représentée dans l'enceinte de la basilique romaine. C'est l'Eglise avec son chef, ses apôtres, ses docteurs, ses enfants de tous les pays en hié­rarchie complète, et, pour nous servir des expressions de l'Écriture, l'Eglise, avec son admirable variété dans l'unité.

   C'est le monde chrétien attendant la parole que va prononcer celui à qui il a été dit : ....Je serai avec vous jusqu'à la fin des siècles.

   Cette parole ne se fait pas attendre. Debout vis-à-vis du tombeau des Apôtres, celui qui leur a succédé s'exprime ainsi : « Après avoir invoqué l'Esprit consolateur,... nous déclarons, nous prononçons, nous définissons que la doctrine affirmant que la bienheureuse Vierge Marie a été dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial du Tout-Puissant, et en vue des mérites de Jésus-Christ, Sau­veur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu ; qu'elle doit par conséquent être crue fermement et inviolablement par tous les fidèles. »

   Pendant que le juge suprême prononçait ces paroles, sa voix s'altérait, des larmes de bonheur coulaient sur son visa­ge, et les émotions de son âme passaient dans tous ceux qui le voyaient et qui l'entendaient. « Ah ! disait un protestant témoin de cette scène, il y a des moments où il ferait bon être catholique ! »

   Le Vicaire de Jésus-Christ n'avait pas fini de prononcer le décret, que déjà le bruit du canon, le son des cloches, celui des instruments de musique, se mêlant aux cris de « Gloire à Marie ! » ébranlaient de toutes parts le ciel romain. Au même instant, le télégraphe publiait la sentence du chef de l'Egli­se aux confins de l'Italie et le canon de Naples proclamait le triomphe de la Reine des cieux avec celui de Rome.

   Plus de preuves de l'Immaculée Conception à chercher ni dans l'Écriture, ni dans les oracles des prophètes, ni dans le témoignage des Pères, ni dans le langage des saints, ni dans l'accord des peuples chrétiens ; la règle de notre foi s'est mani­festée, nous avons un témoignage qui renferme tous les autres : le prince des pasteurs, du haut de la chaire de l'infaillibilité, a annoncé que Marie a été conçue sans péché ; Rome a parlé, la cause est finie. Il ne nous reste qu'à répéter tous les jours de notre vie : Marie, conçue sans péché, priez pour nous !....

 

FÊTE DU JOUR: L'Immaculée Conception.

   La Conception de l’auguste vierge Marie fait aujourd'hui la joie et le bonheur de l'Église, qui tressaille d'allégresse en voyant paraître cette aurore dont la pourpre annonce le lever pro­chain du Soleil de Justice ; mais ce qui la remplit d'une satisfaction non moins vive, c'est la pensée que la Conception de Marie n'a rien eu de la honte et de l'infamie de celle des autres humains. Jamais le souffle du péché n'a effleuré l'âme de Ma­rie, et elle n'a pas été un seul instant sous l'empire du démon.

   L'Église qui ne peut jamais se tromper, a fait de la Concep­tion immaculée de Marie un article de foi, et il n'est pas diffi­cile à des chrétiens de croire une vérité qui ne peut être, pour eux, qu'un ineffable sujet de contentement. En dehors de la décision formelle de l'Église, la simple réflexion montre qu'il devait en être ainsi.

   Marie est Mère de Dieu, et elle a pour fils Jésus-Christ, le Saint des Saints ; il fallait que le tabernacle dans lequel le Sauveur des hommes devait venir reposé n'eût jamais été souillé. Satan ne devait pas pouvoir se glorifier d'a­voir été un seul instant le maître et le possesseur de la Mère de Dieu ; il y aurait eu là pour l'Homme-Dieu un sujet d'oppro­bre et de honte.

   L'exemption du péché est inséparable de la grâce sanctifiante. Cette grâce fut donnée à Marie dans un de­gré plus éminent qu'à aucune créature ; elle fut plus grande que celle des anges et des saints, parce qu'elle fut proportion­née sans nul doute à la dignité que devait posséder Marie. Cette grâce eut tous les avantages de la justice originelle ; elle soumettait dans la vierge, à qui elle était donnée, l'esprit à Dieu, la chair à l'esprit, les mouvements de la nature à la raison, et donnait une puissance parfaite de ne jamais pécher ni mortel­lement, ni véniellement.

   Nous pouvons donc aujourd'hui crier avec de saints transports : « Votre Immaculée Concep­tion, ô Mère de Dieu, a rempli de joie toutes les créatures. Tout y est saint ; tout y est digne de la Mère d'un Dieu ; tout y est digne de Celui qui doit naître de vous, de Celui dont le Corps adorable sera un jour la rançon du monde. »

Extrait de : Lectures méditées, 1933.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0

commentaires