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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:32

LA LUMIÈRE DE LA FOI…          

Des dieux-greffés, tels nous sommes !

Sur notre nature humaine une nature divine est entée.

La substance de l'âme est divinisée par la grâce sanctifiante et nos facultés par les vertus théologales; l'intelligence par la foi, la volonté par l'espérance et la charité.

 

Une intelligence divine

Considérons comment la foi nous gratifie d'une intelligence vraiment divine. Par la foi nous participons à l'intelligence de notre Père. En promenade avec son père qu'il questionne sur tout ce qu'il rencontre, le petit enfant participe à la science de son père. La foi, ce sont les renseignements que notre Père nous don­ne sur le monde surnaturel : sur lui-même, l'âme, le ciel, et tous les moyens de mener une vie divine. Sur tous ces points, impé­nétrables à notre intelligence humaine, nous voilà, moyennant la foi, renseignés comme notre Père : chez-lui et chez-nous même certitude sinon même profondeur.

Par la foi, nous participons à la sagesse de Dieu. Ce qui dis­tingue la foi de toute autre connaissance, ce qui lui est essentiel c'est la base ou le motif sur lequel elle s'appuie. Son motif formel c'est l'autorité de Dieu. Or l'autorité de Dieu est faite de deux attributs : sa science infinie et sa véracité absolue : Dieu sait tout et parle toujours dans la vérité. Voilà pourquoi croire c'est con­naître avec une certitude absolue tout ce que Dieu veut bien nous apprendre : croire c'est participer à la science et à la sagesse divine...

 

La foi est avant tout notre lumière. Sans doute pâle — lampe qui brille dans les ténèbres jusqu'à la pointe du jour (II Petr. I, 10), — elle peut cependant guider nos pas et suppléer à l'insuf­fisance manifeste de nos vues humaines. Même le monde matériel est rempli de mystères, que dire du monde spirituel où il nous faut évoluer ? Situation parfaitement illustrée par Nicodème, docteur en Israël, étonné des premières leçons de Jésus. Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel ? (Jean III, 12).

 

L'esprit de foi

La foi, c'est l'intelligence de Jésus transposée en nous. Nous parlons de ce que nous savons et nous attestons ce que nous avons vu, proclame Jésus... Nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui en est descendu, le Fils de l'homme (Jean III, 11-13).

La foi, c'est l'éducation, la formation de l'intelligence chrétienne. C'est la science de Jésus, ce sont ses vues, ses convictions participées par nous. A la science humaine qui guide dans les affaires hu­maines, correspond, pour guider dans la vie chrétienne la science des saints, nommée encore l'esprit de foi, les vues de foi, etc.

Pas de vie raisonnable sans intelligence; sans esprit de foi, pas de vie chrétienne ou surnaturelle. La foi est à la charité ce qu'est l'intelligence à la volonté c'est-à-dire la base; « La foi est le fon­dement de ce qu'on espère ». (Hébr. XI, 1).

Pourquoi l'intransigeance de l'Eglise en matière de foi, sinon pour cette raison suprême, semble-t-il, que l'amour vit de vérité comme l'œil de lumière ?

La foi, c'est la vérité possédée et aussi pratiquée. Notre Père nous fait connaître le monde surnaturel, non pas seulement pour nous ravir d'admiration, mais pour nous le faire conquérir et nous le donner. Tout le monde connaît le dilemme de saint Jac­ques : foi vivante ou foi morte ! A quoi sert la foi sans les œu­vres ? Montre-moi la foi que tu prétends avoir sans avoir les œuvres ? Pour moi, c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi (Jac. II, 18). Les œuvres de la foi, c'est la logique d'une vie conforme à la vérité, c'est-à-dire une vie pareille à celle de Jésus et des saints, toute commandée par les réalités substantielles du monde surnaturel, la gloire de Dieu et le salut des âmes. Autre­ment la foi ne serait qu'un aveuglement...

Là où l'esprit humain est compétent, la foi ne le contredit jamais. N'oublions pas cependant combien courte est la vue humaine. Il est évident que Pilate a été injuste en condamnant Jésus; la foi n'obligera personne à nier cette injustice; mais elle nous apprend — ce que l'esprit humain ignore — que Jésus portait volontairement la responsabilité de nos crimes et que Dieu s'est vengé sur lui se servant de l'injustice de Pilate.

Mais si l'esprit humain aveuglé par la passion ou séduit par un sophisme se trompe, il ne faut pas s'étonner que la foi, tou­jours infaillible, le contredise. C’est la loi : la lumière et les té­nèbres se fuient. Quiconque fait le mal hait la lumière et ne va pas à la lumière, pour que ses œuvres ne soient pas condamnées. Mais celui qui fait la vérité va à la lumière, pour manifester que ses œuvres sont faites en Dieu (Jean III, 20s.).

Haute sagesse alors que de se soumettre. Il peut en coûter à l'orgueil naturel, mais la vraie conception de la foi, à savoir, l'in­faillible autorité de Dieu, facilite admirablement cette soumis­sion. Ce n'est pas un geste aveugle qui est demandé, c'est un acte de confiance, héroïque souvent, mais simplement digne de l'ab­solue autorité de Notre Père...

En définitive, la foi c'est la méditation et la contemplation; c'est le silence et le recueillement; c'est la germination et la crois­sance en l'âme de la parole de Dieu. Une âme intérieure ou de foi s'exerce, à longueur de vie, à agir comme si elle voyait Dieu et ses grands biens, ceux dont il la comble déjà et ceux qu'il ré­serve dans l'éternité.

A cette règle se jugent les âmes : les mortes qui nient Dieu dans leurs actes, les médiocres qui le connaissent si peu et les saintes.

Nérée-M. Beaudet, o.f.m.

Extrait de : NOURRITURES Spirituelles (Tome 1) 1956

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 13:00

DIEU AVEC VOUS ;  Dieu se fait homme…           

Tout rendait là, Adam, les prophètes et la maison royale de David, les siècles, les empires et l'unité romaine, l'espérance, d'Israël et l'attente des nations — vers cette mère penchée sur cet enfant. Désormais rien ne fera que Dieu n'ait été « le petit Jésus » qui sourit et qui pleure et qui dort gorgé de lait...

Agenouillons-nous un instant.

Si étonnante que la chose puisse paraître à ce siècle dur, concret, réaliste, « né du croisement de l'homme et de la machine », c'est l'humanité du Sauveur que les premiers hérésiarques ont niée, et non sa divinité. Attirés par la nuit de l'invisible, déroutés par le mystère du mal, ils ont dans leurs vastes élaborations gnostiques, nié qu'il y avait un sens divin à la matière, cachot de l'esprit, objet de honte, principe du mal, anathème. Le Christ, s'il est Dieu, ne saurait avoir de corps réel.

O vérité de la chair du Christ, je vous adore, fait d'une femme, dit saint Paul, Marie, sa mère, précise saint Matthieu, Verbe de vie que nous avons entendu, vu de nos yeux, touché de nos mains, insiste saint Jean. Mais le paradoxe est trop énorme, folie pour tous les diocètes honteux de leur corps.

Deux évangiles, ceux de Matthieu et de Luc, donnent des généalogies qui établissent, quelles que soient les différences d'exégèse, l'appartenance de Jésus à une lignée humaine, voire pécheresse. Marcion les rejette : dans saint Marc, Jésus apparaît brusquement « en ces jours-là », sans qu'il soit né et sans qu'il ait grandi. Valentin soutient que le corps du Christ est d'une autre nature qu'humaine, né par Marie, non de Marie, le sein de la Vierge n'ayant servi que de lieu de passage. Et ainsi de suite ...

Il ne faut pas sourire; l'Eglise ne l'a pas pris si à la légère. Elle a maintenu, avec toute l'énergie d'une épouse indignée, la réalité des faits historiques. Sans vrai corps, Jésus n'a pas eu vrai­ment sommeil dans la barque, vraiment faim au désert, vraiment soif sur la croix. Sans vrai corps, pas d'agonie, pas de mains clouées, pas de côté percé. Pas de rédemption. Bien plus, la chair assumée par le Verbe, le Verbe ne l'a jamais abandonnée même dans la mort : ce corps, enseigne l'Eglise, au risque de faire sou­rire la sagesse de ce siècle, n'est pas un cadavre, mais le corps d'un homme mort; au ciel, revêtu de lumière et de gloire et de majesté, il jouit de toutes les prérogatives qui lui revenaient de droit ici sur terre. Pour toute l'éternité, la seconde Personne de la Sainte Trinité, Dieu de Dieu, est vraiment l'un des nôtres.

Oui, l'un des nôtres. Et pleinement. Si l'incroyable audace de langage le Verbe s'est fait chair a donné le terme dogmatique d'incarnation, c'est pour mieux souligner la profondeur des ané­antissements du Christ, non pour nier que le Christ soit un hom­me complet. Tel est cependant le scandale de l'Incarnation que, la vérité de la chair du Christ une fois affermie, c'est dorénavant la perfection de son humanité que rejetteront les hérétiques.

Apollinaire divise l'homme en trois parties, le corps, l'âme, l'esprit, et refuse de donner au Christ un « intellect humain ». Nestorius veut deux personnes dans le Christ. Ne possède-t-il pas deux natures ? Et comment penser à « un Dieu de deux ou trois mois » ? Eutychès raisonne en sens inverse : puisque le concile d'Éphèse définit que, dans le Christ, seule subsiste la personne du Verbe, il ne saurait y avoir en lui qu'une seule nature, mélange de chair et de divinité, « chose monstrueuse », dira le concile de Chalcédoine. Au fond, c'est toujours la même erreur et le même refus de l'Incarnation totale. Mais qu'on ne se fasse pas d'illusions sur la grandeur de ces luttes : voilà cinq siècles que l'Eglise ba­taille, définit, excommunie.

 

Pour que l'homme devienne dieu

Et pourtant, le vieux rêve de l'humanité, celui qui séduisit nos premiers parents et qui séduisit même les anges, innombra­bles comme leurs essences : Vous serez comme Dieu, le voici réa­lisé par le Verbe incarné.

Cet enfant qui voit le jour d'une vierge et qui s'insère dans l'histoire — puisqu'il naît sous l'empereur César Auguste, pendant que Quirinus commandait la Syriedéborde l'histoire — puisqu'il était au commencement et qu'en lui était la vie. Il est la vie. L'histoire hors de lui n'est que l'écume des faits. Il est l'océan infini. Il vient pour faire couler dans nos âmes des fleu­ves... la vie en abondance.

L'abîme est franchi, le double abîme de notre indignité com­me créature et comme pécheur. Unique en son indépendance, im­pénétrable en son mystère, incomparable en son bras, roi des siècles devant qui toutes les créatures sont comme n'étant pas, Dieu naît de sa créature, grandit, aime sa mère en enfant qui demande d'être aimé. Dieu ne peut rien faire de plus, pour se montrer dans le temps, que de s'anéantir ainsi.

Par la création de l'homme, il a comblé merveilleusement 1’écart entre la matière et l'esprit; par son Incarnation il a comblé plus merveilleusement encore l'écart insondable entre le Créateur et la créature. Il a résumé la création dans l'homme; il la récapi­tule tout entière, visible et invisible, matière et esprit, corps et âme, dans l'unité de la Personne du Verbe incarné. Du même coup, l'œuvre de Dieu reçoit son accomplissement suprême, et le péché sa réparation. Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.

La vie de Dieu ! La religion comporte plusieurs aspects : dogme, morale, législation, liturgie. Sacrifier une seule de ces valeurs serait impiété; en exagérer une serait pharisaïsme; les dépasser toutes en les orientant vers ce nouvel Être, cette réalité de la vie divine en nous, est christianisme authentique. La re­ligion est plus que dogme, morale, législation, liturgie; elle est Quelqu'un, Quelqu'un d'ineffable que Jean a vu, entendu, touché, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, par qui et en qui nous recevons la vie en abondance dans le baptême qui prolonge sa naissance, en qui et par qui nous sommes nourris et assimilés à la Table de communion qui prolonge la crèche, en qui et par qui sans abolir notre destinée personnelle, il n'y a plus, pour employer le langage si sûr de saint Augustin, qu'un Homme uni­que qui dure jusqu'à la fin des temps. Dieu devient homme pour que l'homme devienne Dieu.

Tout tendait là. Au printemps, à l'Annonciation, la Colombe a frémi des ailes et couvert de son ombre la Rosé toute belle de Saron; l'Amour a veillé sur le lit virginal de son sein où le Verbe s'est uni à une chair d'homme. Voici Noël : au cœur de la nuit, la Lumière du monde naît de l'étoile de Jacob, et au cœur de l'hiver, la tige de Jessé donne sa fleur unique...

Mais que cessent les figures ! Au fond de la grotte, une mère est penchée sur son enfant qu'elle adore. Adorons avec elle la Bonne Nouvelle, l'Em­manuel, Dieu avec nous.

Luigi d'Apollonia, s.j.

Extrait de : NOURRITURES Spirituelles (Tome 1) 1956

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 10:33

BÉNI SOIT LE NOM DE JÉSUS…            

Cet enfant, victime d'amour descendue du ciel pour relever l'homme déchu, comment se nommera-t-il ? Saint Joseph se sou­vint alors du message céleste et lui imposa ce doux nom choisi par Dieu et murmuré à son oreille par des lèvres angéliques : Tu l'appelleras Jésus, lui avait dit l'archange Gabriel. Jésus, c'est-à-dire, la bonté, la douceur, la force, la miséricorde; Jésus, c'est-à-dire, Sauveur !

Il s'attache aux noms que la célébrité a consacrés, une sorte de prestige. A les entendre prononcer, ou à les lire dans les pages de l'histoire, on éprouve un sentiment irrésistible de respect et d'admiration. Derrière le nom, on voit se dresser dans le rayon­nement de sa gloire, le personnage illustre qui l'a porté. Passons en revue tous les noms dont on a gardé le souvenir; nous n'en trouverons pas de plus universellement connu, de plus noble, de plus glorieux que celui de Jésus.

 

Le nom de Jésus

Qu'il est beau et riche de souvenirs, ce grand nom ! Méditons-le pieusement, car il évoque Jésus lui-même et il est pour nous le mémorial de tous ses bienfaits. Il revient sans cesse dans nos priè­res et nos yeux le rencontrent à chaque page de nos livres d'heu­res. Mais si notre prière le redit, est-ce toujours avec cette véné­ration et cette attention qui lui sont dues ? Nous qui avons pro­fondément chéri un père, une mère, un ami intime et qui ne pouvons entendre leur nom sans un sourire ou une larme, com­prenons-nous ce que doit être pour une âme pieuse le nom sacré de Jésus ?

Jésus ! Ce nom me dit toute la laideur du péché, l'horreur que Dieu en a conçue et tout le sang versé pour effacer la tache hi­deuse.

Jésus ! Ce nom me rappelle qu'un jour, victime de mes erreurs et des ruses de Satan, j'ai été arraché par pur dévouement des flammes de l'enfer.

Jésus ! Cela veut dire l'amitié de Dieu recouvrée, le secours assuré et au soir de la vie le bonheur sans fin.

Jésus signifie donc Sauveur, libérateur. Oui, mais ce rôle sup­pose le sacrifice, la souffrance, l'héroïsme. Est-il quelqu'un qui ait souffert plus que Jésus ? Trente-trois ans d'une vie pauvre, humiliée avec l'agonie, le mépris, l'abandon, la croix et la mort désolée. Voilà tout ce que me rappelle le nom de Jésus.

Ah ! Si un jour voguant sur les flots, le vent faisait soudain chavirer ma barque, quelle reconnaissance et quel amour ne té­moignerais-je pas à cet ami dont la main m'aurait sauvé de l'abî­me. Son seul nom serait pour moi en vénération.

De ce nom de Jésus, ne doit-il pas s'échapper comme un par­fum d'amour qui ouvre à ma reconnaissance une source intaris­sable, capable de provoquer la plus grande générosité et le dé­vouement le plus saint. Ce nom est grand au ciel, sur la terre et dans les enfers. Le Christ, nous disent les saintes Écritures, possédant la substance divine, égal en tout à son Père, s'est ané­anti, prenant la condition de l'esclave et se faisant semblable à nous. C'est pourquoi Dieu lui a donné un nom qui est au-dessus de tous les noms et devant lequel tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans les enfers.

 

Le culte qui lui est dû

Sous les voûtes splendides du ciel, il est chanté par les anges; il forme la note la plus harmonieuse de leur concert et les bien­heureux l'écoutent dans le ravissement et l'extase. Sur la terre, c'est le sanglot de l'âme repentante; c'est l'hymne des âmes pures, des apôtres, des martyrs et des vierges. Aux enfers, c'est le re­mords et le tremblement des damnés.

Quiconque invoquera le nom de Jésus sera sauvé... Quiconque... il n'exclut personne, il n'excepte aucun cas. Nous pourrons nous éloigner; nous pourrons commettre, hélas ! Des fautes; mais nous revien­drons : ce nom béni nous éclairera et nous ramènera dans le bon chemin.

Jésus est donc un nom d'espérance, il nous dit que la terre n'est qu'un lieu d'exil et qu'au delà du temps il est une vie qui demeure et une patrie où le bonheur est sans fin.

Voilà pourquoi il était toujours sur les lèvres des saints et des âmes pieuses.

Ce beau nom est tout pour moi, disait une âme aimante du Christ. Oh ! Oui, ce nom c'est ma vie. Quand je mis seul, il est sans cesse sur mes lèvres et ma plume est comme forcée de répé­ter : Jésus, Jésus, Jésus ! Toujours Jésus ! À la vie, Jésus ! À la mort, Jésus ! Au ciel, Jésus !

Ah ! Qu'il est consolant de se dire qu'à côté des ingrats qui le blasphèment, Jésus trouve en grand nombre, et dans le cloître et dans le monde, des cœurs délicats, ardents, vaillants, immolés, qui le bénissent, le chantent, l'aiment et n'aspirent qu'à le faire aimer, des cœurs qui vivent et meurent pour lui.

Soyons de ces âmes. Ne prononçons jamais le nom de Jésus avec indifférence. Inclinons la tête et découvrons nos fronts, com­me marque extérieure des sentiments qui nous animent, chaque fois que nous l'entendons.

Que notre cœur surtout en comprenne bien le sens et que, pénétré de respect et d'amour, il s'humilie et adore. Ayons un culte spécial pour le nom de Jésus. L'Eglise a institué une fête en son honneur; célébrons-la dignement pour réparer les blas­phèmes des méchants.

L'aimer et le vénérer, cela ne suffit pas; il faut l'honorer par la dignité de notre vie. Quel outrage de le chanter, de le saluer en courbant le front, si nous crucifions de nouveau Jésus par le péché ! Ne serait-ce pas le baiser de Judas ?

Faisons-le connaître comme un nom révélateur d'amour et de salut. Portez ce nom jusqu'aux confins de la terre, disait un jour Jésus à ses Apôtres. Cette mission n'est pas exclusivement celle du prêtre, elle appartient à toute âme chrétienne; elle peut s'exer­cer par l'exemple aussi bien que par la parole.

Charles Charron, c.s.c.

Extrait de : NOURRITURES Spirituelles (Tome 1) 1956

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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 11:02

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE …

Une bonne année.

Une année bonne, cela signifie aux yeux de la raison purement terrestre une année exempte de maladies, d'insuccès, de revers, d'épreuves; une année qui apporte avec la plénitude de la santé et le développement de l'activité naturelle, l'acquisition abon­dante des biens terrestres, l'estime plus marquée de ses sembla­bles, le succès encourageant, l'amélioration de sa condition so­ciale. C'est là le sens exclusif que les hommes, en général, et trop de chrétiens aussi, attachent à leurs souhaits du nouvel an. Sans doute, très légitimes peuvent être ces souhaits, mais ils restent incomplets. Pour un chrétien, ils ne sauraient suffire, car ils ne sont que l'envers de la médaille de la vie : c'est de l'autre côté qu'on doit en chercher la vraie signification.

Et cet autre côté porte les traits évangéliques : dans l'Évangile seul nous en trou­verons la vraie signification. Personne n'est bon que Dieu seul : Dieu seul est complètement, définitivement bon, et nous sommes bons à proportion de nos rapports toujours plus intimes avec lui. Il nous apparaît, en ce temps-ci, dans la crèche où Il est descendu, pour nous donner les moyens de nous diriger vers Lui en esprit et en vérité; pour nous indiquer la voie qui nous permet­tra d'entrer en communication avec la Trinité Sainte, pour mettre entre nos mains débiles le prix du royaume des cieux : Ne crai­gnez pas, petit troupeau, il a plu à votre Père de vous donner un Royaume.

C'est vers ce bien promis que doit regarder un chrétien pour comprendre la signification de sa vie, et juger de la bonté de ses années. Laissons les fils des hommes se livrer à une concurrence aveugle, brutale, autour d'une parcelle d'autorité, d'un lambeau de gloire terrestre ou d'un morceau de richesses; nous sommes nés pour quelque chose de plus grand; l'objet de nos désirs et de nos vœux est plus élevé : c'est le Royaume que nous a promis notre Père qui est aux cieux.

Ce Royaume, nous en avons les titres de possession dès ici-bas. Nous sommes réellement par la grâce sanctifiante les fils de ce Père, les cohéritiers de ce royaume. C'est la vie de Dieu com­mencée en nous et qui tend à se développer si nous ne laissons pas la nature entraver son travail.

Celui qui se préoccupe de faire ma volonté, nous viendrons en Lui, nous dit Jésus, et nous établirons en lui notre demeure. L'âme de ce .Royaume intérieur, l'Esprit-Saint, met en nos cœurs ces sentiments d'amour filial qui nous permettent de nous écrier avec une sainte hardiesse, en nous adressant à Dieu : Notre Père.

 

Voilà les éléments essentiels de la véritable bonté.

L'année qui apportera avec elle la fuite du péché — seule ma­ladie qui peut porter atteinte à cette vie divine en nous — l'année qui apportera un accroissement de cette vie; qui fera déborder en nos actes quelque chose de ces richesses divines dont l'Esprit-Saint nous remplit; qui raffermira nos titres à la possession du seul véritable royaume; qui doublera nos actions sur ces valeurs surnaturelles; cette année-là sera bonne.

N'est-ce pas ce que nos pères, guidés par l'instinct d'une foi profonde, avaient compris ? N'est-ce pas là tout ce qu'ils expri­maient dans cette formule simple et sublime à la fois, parce que chrétienne : Bonne et heureuse année et le Paradis à la fin de vos jours. Formule qui, loin de nous faire sourire, devrait mettre dans nos cœurs un sentiment d'admiration profonde pour ces géné­rations dont nous descendons, et qui savaient, dans la vie de cha­que jour, rester en contact intime avec les réalités d'ordre sur­naturel. Demandons pour tous ceux qui nous sont chers que l'an­née soit bonne dans ce plein sens chrétien...

 

Une heureuse année

Et si l'année est bonne dans ce plein sens, chrétien et sacer­dotal, elle sera heureuse. Cette bonté pleine et entière suffirait déjà à nous assurer dans nos préoccupations d'ici-bas, la joie cal­me, la paix, le bonheur que le monde recherche avec ardeur. Cherchez d'abord le Royaume de Dieu, et toutes ces choses vous viendront par surcroit.

Mais elle est surtout la source d'un bonheur plus profond, elle livre le secret d'être heureux, non pas de cette joie bruyante, de ce bonheur tapageur, dont le siège est à la surface de la sensibilité mais d'être heureux de ce bonheur fondé sur la paix et la joie que Dieu donne à ses élus. Cette paix-là, source du vrai bonheur, elle habite les profondeurs de l'âme dans laquelle elle s'épanouit sous l'influence de la Trinité bienheureuse qui établit en nous sa de­meure, en attendant de se donner à nous dans la paix et le bon­heur complet et définitif de la vision et de l'amour béatifiques.

C'est le bonheur de vivre pour Dieu, et en vivant pour lui, de se rapprocher de lui toujours davantage. Ce bonheur ne fuit pas devant le sacrifice, les souffrances, l'épreuve, difficultés néces­saires pour l'approfondissement de la vie spirituelle, difficultés que le monde redoute par-dessus tout, parce qu'il ne voit que la croix et ne sait rien de l'onction qui rend la croix légère. Ou souf­frir ou mourir, disait sainte Thérèse.

N'est-ce pas le sens profond des béatitudes évangéliques qui resteront un éternel paradoxe pour tous ceux qui n'ont pas com­pris l'esprit de l'Évangile, qui resteront une loi abstraite et loin­taine pour ceux qui ne vivent pas de l'Évangile ? Heureux les pauvres en esprit, heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. Voilà le secret du bonheur, de la joie, de la paix chrétienne...

Demandons-nous si nous avons compris ainsi, dans leur sens complet les souhaits du nouvel an, et l'orientation que nous de­vons donner à notre vie pour qu'elle soit réellement bonne et heureuse. Demandons pardon à Dieu de nous être si souvent éloi­gnés, au cours de l'année qui vient de s'écouler, de cet idéal de bonté.

Comme bouquet spirituel, conservons le plein sens de la for­mule traditionnelle des souhaits du nouvel an :

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE et le Paradis à la fin de vos jours !

Mgr Emile Yelle,  év.

Extrait de : NOURRITURES Spirituelles (Tome 1) 1956

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 17:24

LA BÉNÉDICTION PATERNELLE…         

Solliciter la bénédiction de nos parents, au matin du Jour de l'An, nous paraissait l'acte qui démontrait, de la façon la plus sincère et la plus vivante, notre volonté de remplir envers nos parents, tout le reste de l'année, le quatrième commandement de Dieu : Père et mère honoreras, afin de vivre longuement.

 

Invitons instamment les chefs de famille à bénir leurs enfants au matin du Jour de l'An. Les uns et les autres trouveront dans cette bénédiction un grand profit religieux, familial et social...

 

Le sacerdoce des parents

Il est facile de rappeler aux parents, qu’ils représen­tent Dieu auprès de leurs enfants et participants de l'autorité divine, ils exercent en quelque sorte, dans leur foyer, un sacer­doce royal. (Petr. II, 9), comme le rappelait saint Pierre aux pères chrétiens de son temps.

Rois et prêtres du foyer, les parents ont le droit et le devoir de bénir leurs enfants. Les livres saints en fournissent de nom­breux et touchants exemples que doivent imiter nos chefs de famille : c'est la bénédiction de Noé sur ses fils Sem et Japheth (Gen. IX, 26-27), d'Isaac sur Jacob (Gen. XXVII, 28-29), de David sur Salomon (I Reg. II, 2-9), de Raguel sur son gendre Tobie (Tobie, VII, 7), de Mathathias sur ses fils (I Mach. II, 49-69).

Il faut se rappeler par-dessus tout l'exemple de Jésus, qui, en bénissant les petits enfants de la Pérée sous les regards de leurs pères et entre les bras de leurs mères, a montré aux uns et aux autres ce qu'ils devaient faire après lui. C'est ainsi que la bénédiction de Jésus aux enfants de la Judée et de la Galilée est passée, par le ministère des parents, aux enfants de tous les pays et de tous les siècles chrétiens...

 

Un acte de religion

Ne l'oublions pas, la bénédiction paternelle est excellemment un acte de religion.

Elle renferme mieux qu'un souhait humain; elle est une véri­table et solennelle prière, que ne peut ne pas entendre ni exaucer Notre Père qui est aux Cieux. Sur les deux ou trois générations, qui, au matin du Jour de l'An, se jettent aux genoux de l'aïeul, et le prient de les bénir au nom du Bon Dieu, le ciel s'ouvre et les grâces célestes tombent comme une pluie bienfaisante.

Le Saint-Esprit l'affirme : La bénédiction du père est l'affer­missement de la maison de ses fils (Eccl. III, 11). Les patriarches de l'Ancien Testament, on l'a vu, en bénissant leur postérité, lui transmettaient un incomparable héritage : le privilège de don­ner naissance au Messie. Dans le christianisme, les enfants bénis par leurs parents reçoivent une grâce plus grande encore et toute personnelle, celle d'être les dignes fils de Dieu, les frères de Jésus-Christ, ses cohéritiers à un royaume plus beau et plus durable que celui de David.

La bénédiction paternelle assure encore un autre bienfait que, dans notre siècle particulièrement, il faut apprécier et rechercher : la leçon sacrée du respect. Respect des enfants pour leurs parents; respect des parents pour leurs enfants et pour eux-mêmes, pour leur redoutable mission d'éducateurs d'hommes et de saints.

Le fils qui courbe son front sous la bénédiction paternelle pourra-t-il s'empêcher désormais de révérer en son père une di­gnité surhumaine et de s'incliner devant lui comme devant le re­présentant de Dieu ? Il aura vu en son père le marquant du signe de la croix une sorte de sacerdoce qui le consacre à ses yeux, et il lui sera plus facile que jamais de comprendre quelle autorité et quels pouvoirs son père possède sur lui; quelle obéissance et quelle confiance il lui doit ! Si sa tendresse elle-même n'en peut pas être augmentée, du moins elle en sera marquée d'un tel res­pect religieux qu'elle méritera le beau nom de piété filiale.

De même, le père qui bénit son fils prend une conscience plus  nette, plus forte, plus chrétienne de sa dignité et de ses respon­sabilités naturelles et surnaturelles. Appelé à bénir au nom de Dieu, il faut bien réaliser qu'il est le collaborateur de Dieu dans l'ordre de la sanctification tout autant que dans l'ordre de la gé­nération; qu'il doit à ses enfants bien plus que les soins corporels, l'enseignement des vérités divines, l'apprentissage des vertus morales; qu'enfin il ne pourra lui-même remplir son auguste et redoutable mission que par les leçons et les exemples quotidiens de sa propre vie réglée sur l'idéal évangélique.

Toute la famille se trouve donc ennoblie, consacrée et sanc­tifiée par la bénédiction paternelle. Les parents qui la donnent et les enfants qui la reçoivent sont unis à jamais d'une affection surnaturelle qui, loin de briser les liens de la nature, les rend infrangibles, en donnant à tous, parents et enfants, des gages de paix, de générosité réciproque et de mutuel dévouement. Au con­traire, là où l'on ne sait plus, où l'on ne veut plus bénir, le foyer cesse d'être un sanctuaire, les parents sont découronnés de leur autorité et les enfants privés d'une sauvegarde et d'une protec­tion que rien ne remplacera jamais.

La bénédiction paternelle du Jour de l'An est une tradition qu'il faut maintenir ou rétablir.

Mgr Anastase Forget, Év.

Extrait de : NOURRITURES Spirituelles (Tome 1) 1956

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 10:02

RÉPONSE AUX OBJECTIONS des révélations démoniaques

Le R.P. Renz a répondu aux questions et aux objections à propos des révélations démoniaques contenues dans la première partie de ce livre.

lere question

Le Christ n'a pas accepté le témoignage des démons. Il leur a ordonné : «Taisez-vous !»

Réponse, a) Le Christ lui-même était là. Il n'avait pas encore révélé sa divinité. Il n'avait pas besoin de se faire rendre témoignage par les démons. Son Père témoignait pour lui.

b) Le Christ a aussi ordonné à ses Apôtres de se taire : après sa Transfiguration au mont Thabor, il donna cet ordre aux trois Apôtres : «Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts».

c) Le Christ a préparé progressivement les hommes à la révélation de sa divinité. C'est pourquoi il a décliné le témoignage des démons. Il a pourtant permis qu'ils disent : «Nous savons qui vous êtes: le Saint de Dieu !» 11 aurait pu les empêcher de faire cette déclaration; il ne l'a pas fait.

2ème question

Nous avons l'enseignement de l'Église, nous n'avons pas besoin des révélations des démons.

a) Les démons ne nous apprennent pas de vérités de la foi. Quand ils parlent d'eux-mêmes - notamment quand ils disent ce qu'ils veulent - alors, ils mêlent habituellement, et habilement, la vérité et l'erreur.

b) II ne faut pas poser des questions curieuses. Quand on en pose, il faut s'attendre à des réponses mensongères. Cela vaut non seulement pour les démons, mais aussi bien pour les voyants et les âmes privilégiées.

Malheureusement, on les prend souvent pour des bureaux de renseignements. Par exemple, on demanda au Curé d'Ars: «Mon mari est-il au Purgatoire ?» Il répondit : «Je ne peux pas vous le dire : je n'y ai pas été». Dans un autre cas, par contre, il répondit : « L'homme en question est sauvé. Il a eu le temps de faire un acte de contrition ». Dans ces cas, il y avait toujours un motif spécial. Ce n'était pas la réponse à une question curieuse.

c) L'existence des démons est un fait. L'Écriture Sainte nous renseigne sur l'existence de l'enfer et des démons. Le Pape parle de l'existence et de l'action des démons. Malgré cela, beaucoup n'y croient pas. Ainsi la Vierge Marie dit à don Gobbi : «Le Pape souffre et prie ; il est sur une croix qui le consume et qui le tue. Cette fois, il a parlé aussi, mais, sa voix tombe dans un désert. Mon Église est devenue pire qu'un désert».

Par les possédés, l'existence et l'action des démons devient palpable. Elle est ainsi un soutien pour notre foi.

d) Des vérités enseignées par l'Église sont aujourd'hui passées sous silence. Par exemple, qui a encore parlé, ces dernières années, de l'enfer et des démons ? L'enfer et les démons étaient pratiquement des sujets tabous pour la prédication dans l'Église, dans le Royaume de Dieu. Il a fallu le cas de Klingenberg pour ramener ce problème à la discussion, à l'échelle mondiale. Résultat : une division des esprits : les uns croient, les autres nient et Satan et l'enfer. Il en a donc résulté, pour une part, une dénégation des faits, et pour une autre part, une foi renouvelée. Beaucoup se sont tout de même mis à réfléchir sur l'enfer et sur l'action de Satan. Cela ne se serait pas produit dans une telle proportion sans le cas de Klingenberg.

e) Nous n'aurions besoin ni des révélations dans les lieux d'apparitions, ni des révélations de voyants et d'âmes privilégiées, si nous lisions plus sérieusement l'Écriture Sainte. Ainsi, par exemple, Marie dit à don Gobbi : «Mes messages se multiplient d'autant plus que la voix de mes serviteurs se refuse à l'annonce de la vérité. Les vérités si importantes pour la conduite de votre vie aujourd'hui ne sont plus annoncées, par exemple l'enseignement sur le Paradis qui vous attend, sur la Croix de mon Fils qui vous sauve, sur le péché qui blesse le Cœur de Jésus et le mien, sur l'enfer dans lequel d'innombrables âmes se précipitent de jour en jour, sur l'urgence de la prière et de la pénitence».

f) Si les démons ne parlaient que d'eux-mêmes, il faudrait refuser leurs révélations. Mais justement, dans ces derniers cas de possession, la Sainte Vierge montre sa puissance et sa souveraineté. Elle force les démons à exprimer des vérités nécessaires à notre temps, à faire des révélations nécessaires à l'Église d'aujourd'hui, qui ont besoin, les unes et les autres, d'être remises en mémoire.

g) Les enseignements de l'Église sont récusés, tout comme les messages de la Sainte Vierge aux lieux d'apparitions, de même que les révélations des âmes privilégiées. On récuse les larmes, et les larmes de sang de la Maman. Maintenant, la Sainte Vierge essaie ENCORE le moyen des révélations des démons. Mais celles-ci à leur tour ne sont reçues que là où il existe au moins une petite étincelle de bonne volonté.

h) Les révélations des démons sont elles-mêmes une faveur du Ciel, un témoignage de l'amour plein de sollicitude de la Sainte Vierge.

i) La Sainte Vierge a dit aux noces de Cana : «Faites tout ce qu'il vous dira». Mais aujourd'hui, on ne fait pas ce qu'il nous dit. La Sainte Vierge nous répète aujourd'hui, d'une manière pressante : «Faites ce qu'il vous dira». Elle nous le dit, même par l'intermédiaire des démons, pour que nous soyons sauvés et que nous sauvions les autres.

j) Comme «Mère de l'Église», comme l'a appelée le Pape (PAUL VI) au concile, elle veut tout faire pour sauver ses enfants, les rachetés de son Fils. Les âmes auraient-elles moins d'importance pour elle que pour l'enfer, qui met tout en œuvre, qui travaille sans relâche pour perdre les âmes ?

3ème question

Mais les démons ne vont tout de même pas parler contre eux-mêmes, parler au détriment de l'enfer ? Ils ne veulent tout de même que du mal à l'Église !

a) II est bien entendu que les démons ne cherchent qu'à nous nuire. Ils ne veulent pas nous dire ce qui contrarie l'enfer. Ils ne peuvent que nuire à l'Église, partout où cela leur est possible. Mais déjà Gœthe faisait dire au diable : «Je suis la Force qui veut toujours le mal et qui pourtant fait toujours le bien».

b) Précisément, chez les possédés, la puissance de la Sainte Vierge s'exprime de manière tangible, quand elle force les démons à annoncer le bien, la vérité.

c) Les démons ne veulent pas faire ces révélations. Ils ne les font que forcés, sous l'empire du pouvoir et sur l'ordre de la Sainte Vierge, et sur l'ordre de la Très Sainte Trinité. Ils ne font ces révélations que lorsqu'ils sont sommés : au nom de la Très Sainte Trinité, au nom de la Très Sainte Vierge, du Cœur Immaculé de Marie, au nom de Jésus; lorsqu'ils sont sommés de dire la vérité et rien que la vérité (Dans le texte, ces sommations faites aux démons sont pour la plupart abrégées ou omises, faute de place et pour que la lecture ne soit pas trop fastidieuse). Mais sans ces sommations, il peut arriver - et il est arrivé - ce dialogue: Le démon : «Maintenant, tu as quand même du toupet ! -Pourquoi ? - Tu dis simplement: «Dis la vérité !» Si tu ne parles qu'en ton propre nom, alors, nous ne sommes pas obligés de dire quoi que ce soit».

d) Ces révélations sont un don que le Ciel fait à l'Eglise. Si l'on s'y conforme, elles peuvent faire beaucoup de bien ; pour maintes âmes, elles peuvent signifier le bien spirituel et le salut, et elles peuvent amorcer le renouveau de l'Église. C'est pourquoi les possédés doivent horriblement souffrir, souffrir jusqu'à la limite du possible.

Ainsi par exemple, la jeune Annelise Michel, décédée après l'exorcisme. «Nous l'avons tourmentée au-delà de toute mesure, dit le démon des Avertissements de l'Au-delà ; à tel point qu'elle aurait dû capituler et tomber dans le désespoir, et nous espérions bien qu'elle désespérerait et tomberait entre nos mains. Mais nous avons échoué. Elle a tenu bon, et nous autres démons avons été terriblement injuriés par Lucifer». Et les démons durent avouer : «Même si elle n'est pas allée immédiatement au Ciel, elle est tout de même arrivée haut, bien haut».

Celui qui connaît la vie de la possédée des «Avertissements» peut se faire une idée des souffrances indicibles qu'elle endurait depuis des années et qu'elle endure encore. De telles souffrances et une telle vie sont une garantie de l'authenticité de cette possession et de ces révélations. Elle a au préalable souffert cruellement en vue de ce livre et de ces révélations. C'est pourquoi ce livre sera une œuvre importante pour le bien des âmes et pour l'Église.

e) L'enfer s'agite et cherche à détruire le livre. Si la Sainte Vierge et la Sainte Trinité n'avaient pas veillé sur le livre, les obstacles et les difficultés n'auraient pas pu être surmontés. Le livre n'aurait jamais été publié. Les démons eux-mêmes ont dû l'avouer. C'était d'ailleurs une certitude pour ceux qui y ont pris part, même sans les révélations diaboliques. Celles-ci n'ont fait que le confirmer.

f) Pour les exorcismes et adjurations, allant du 10 juin au 13 juillet 1977, je peux dire que je m'en suis tenu aux prescriptions du Rituale Romanum, d'après lesquelles l'exorciste ne doit pas se laisser aller au bavardage ni aux questions oiseuses ou curieuses, surtout sur l'avenir et les choses secrètes, ce qui n'entre pas dans son rôle.

g) Tout le déroulement des «Avertissements» a montré que la Sainte Vierge -apparemment comme une dernière ressource - a voulu dire par le moyen des démons ce qui est utile pour l'Église et pour le bien des âmes. C'est dans cet esprit qu'on a posé des questions et réclamé de nouvelles révélations, mais «rien que la vérité et ce que veut la Sainte Vierge !»

h) Avant des révélations importantes, certaines prières étaient demandées : «pour que nous (démons) soyons obligés de dire la vérité».

i) Si les démons ne parlaient pas le «langage de l'enfer», une possession ne serait pas authentique. Les démons en reviennent toujours à exprimer leur propre point de vue. Le lecteur reconnaîtra facilement quand les démons expriment leur propre point de vue.

j) Les démons sont liés à l'instrument dans leur façon de parler. Aussi est-il possible que les idées de l'instrument (de la personne possédée) se mêlent à leurs révélations. C'est pourquoi, il est toujours nécessaire de confronter les révélations à l'enseignement certain de l'Église. «Examinez tout, retenez ce qui est bon», dit Saint Paul (1 Thess. 5, 21).

k) En un temps où les démons sont particulièrement puissants - et cela semble bien être le cas aujourd'hui - il paraît souverainement opportun que la Sainte Vierge, «victorieuse de toutes les batailles de Dieu», qui écrasera la tête de Satan, les force, contre leur volonté, à faire des révélations pour le bien des hommes et de l'Église. Cela aussi est un triomphe de Marie.

Tout au long de la réalisation de ce livre, on a beaucoup prié. Les démons eux-mêmes devaient toujours redemander, de la part de la Sainte Vierge, certaines prières déterminées. «Priez beaucoup le Saint-Esprit !»

Extrait de l’exorcisme du 30 mars 1976.

Avertissements de l’Au-Dela à l’Église Contemporaine. Aveux de l’Enfer 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 17:50

La Vierge Marie se sert des démons pour

Voici comment la Sainte Vierge Marie, prend le moyen le plus inusité pour faire connaître la doctrine de son Fils, alors que ceux qui ont cette mission, sont devenus des chiens muets.

Dans les visions de la grande sainte Catherine d’Emmerich, il y a des endroits condensés et résumés, qui sont effroyablement étendus pour nous. On y apprend par exemple à avoir une bonne contrition - laquelle joue le principal rôle dans la confession. On apprend aussi à ne plus tant offenser le Seigneur, qui a tant souffert. Ses souffrances y sont décrites d'une manière plus profonde que dans n'importe quel autre livre (il grogne).

On devrait les avoir dans tous les étalages de librairie, en tout cas dans tous les étalages catholiques. On devrait les avoir en quantité, non seulement un exemplaire.

E : Béelzéboul, dis-nous quelque chose sur les souffrances secrètes du Christ, le Jeudi Saint, au nom... !

B : Nous n'aimons pas en parler. Mais parce que c'est le temps du Carême, Elle aime qu'au moins quelques phrases...

E : Donc, parle des souffrances secrètes du Christ, comme tu les as vues ; au nom... !

 

La Passion du Christ

B : Nous n'avons pas beaucoup regardé, nous ne voulions pas du tout voir cela. Nous voltigions autour comme des flèches et nous nous sommes blessés mutuellement de colère et de rage (il crie). Naturellement, nous savions ce qui se passait. Nous en savons naturellement encore davantage. Mais à celle-là, à cette Emmerich, cela a été montré d'une manière positive. Elle a vu, par exemple, que Notre Seigneur Jésus-Christ au Jardin des Oliviers a souffert beaucoup plus terriblement qu'on ne peut seulement se l'imaginer.

Déjà pendant sa vie, il a souvent sué du sang d'angoisse. Nous, démons, l'avons terriblement persécuté au Jardin des Oliviers. Il a vu notre foule affreuse arriver sur lui. Nous avions la forme des péchés que les hommes devaient commettre plus tard. Par la vue de cette horreur, nous voulions ôter au Fils de Dieu le courage de supporter cette Passion.

Il vit une horreur immonde, qui lui fit sortir des pores la sueur de sang. Il pensait, devant cette obscurité et cette horreur monstrueuses, que sa Passion,

qui n'était jamais que celle d'un homme - il était aussi Dieu, bien entendu, mais à ce moment-là, il ne se sentait plus qu'homme - ne suffirait plus à effacer et expier un péché si énorme.

Il voulait se retirer, il frissonnait sous la violence de la souffrance. Mais alors vint l'Ange avec le calice qui devait le fortifier. Mais en réalité, ce calice, ce n'était que l'acceptation de cette souffrance. En buvant ce calice, il confirmait qu'il acceptait la Passion (il soupire) et qu'il boirait tout le calice jusqu'au fond (il gémit). Grâce à cela, vous autres, damnées ordures, vous verrez un jour le Ciel qui nous est fermé (furieux).

Plus tard, le Christ fut encore haché. A la flagellation, il fut lacéré et déchiré jusqu'à l'os. Quand il fut crucifié, il n'avait même plus la moitié de ses cheveux. Ils lui furent presque tous arrachés, mais c'était bien fait pour lui.

Il avait Je type très fin, et des pieds de voyageur. A force de marcher à pied, il avait la peau dure et des callosités. Les mains étaient très fines, bien trop fines pour porter cette horrible croix (il crie).

Si nous avions goûté de son Sang répandu, si nous pouvions seulement encore en goûter un millième, alors, nous aussi, nous L'adorerions jusque dans toute l'éternité (il pleure). Mais il ne nous le permet plus. Pour nous, il est trop tard (il soupire).

Alors, sur la croix, quand il était suspendu à la croix, il a fait cela pour vous. Qu'il ait fait cela pour les hommes, cela déchaîne la fureur de l'enfer. Quand il était suspendu à la croix, il était comme un ver, comme l'a déjà dit Akabor ; il n'était plus un homme... pour vous. Pourquoi a-t-il fait cela pour vous ? Pour nous, il n'aurait plus fait cela (il gémit à fendre l'âme). Un ver, et non plus un homme, qu'il était, écrasé par tous (il pleure) !

C'était comme s'il s'était chargé du péché de toute l'humanité ; il lui semblait qu'il était le plus grand des criminels. Il lui semblait qu'il était abandonné et repoussé par Dieu le Père ; ses bourreaux l'avaient lardé de coups, haché, flagellé et laissé étendu dans son sang (il grogne). Qu'il ait fait cela pour vous ! Pourquoi n'avons-nous pas pu empêcher cela ? (il pleure).

Si le Seigneur lui-même a tant fait pour vous, combien ne devriez-vous pas réparer les uns pour les autres, pour empêcher d'autres hommes de venir en enfer ? Lui, qui était Dieu et n'avait aucun péché, s'il a accompli quelque chose de si démesuré, quelque chose que jamais aucun homme n'accomplira, s'il a pris sur lui de si atroces tortures, alors vous devriez passer toute votre vie comme sous la hache du martyre. Ce ne serait pas trop pour vous, vous ne l'auriez que mérité. Mais les hommes ne comprennent pas cela. Ils se figurent qu'ils doivent avoir la vie belle, même si leur Maître a marché devant eux avec la croix et le bon exemple, et a enduré une si affreuse torture d'enfer.

C'était une torture d'enfer, ce qu'il a enduré, mais pas longtemps. Nous-mêmes, nous l'admirons, nous l'admirons dans notre rage d'avoir fait cela pour vous. Nous n'aurions jamais pensé qu'il subirait quelque chose de si grave pour de telles ordures. Nous l'avons bien deviné, mais qu'il le ferait dans une telle mesure, nous ne l'aurions jamais imaginé.

Avec tout cela, je dois dire qu'il faut proclamer en chaire qu'on doit, spécialement pendant le Carême, faire pénitence avec le Christ, le Seigneur Jésus. Il a jeûné quarante jours, comme jamais aucun homme n'a jeûné... lui aussi a été tenaillé par la faim...

 

La Croix et le Saint Sacrifice de la Messe ouvrent le Ciel

B : ...II s'est préparé pendant quarante jours à sa vie publique, et aussi à son grand Sacrifice. Il savait que ce serait un sacrifice vaste comme le monde, d'une efficacité universelle, que lui, Dieu, devrait offrir au Tout-Puissant pour la réparation de la coulpe du péché, afin que vous puissiez parvenir à la vision éternelle de Dieu.

Sans cela, vous auriez au mieux vu le paradis, rien d'autre, à supposer encore que vous l'eussiez vu. Il serait aussi arrivé beaucoup plus d'hommes en enfer, parce qu'ils n'auraient pas eu part aux grâces qu'apportait le Saint Sacrifice de la Messe. Des grâces incalculables découlent du Sacrifice non sanglant de la croix, à l'offrande duquel le Sang du Christ coule à nouveau.

Nous, là en bas (il montre en bas), nous haïssons ce Sacrifice de la Messe, qui est célébré tous les jours dans beaucoup d'Églises. Il est vrai qu'il n'est plus célébré convenablement dans beaucoup de maisons de Dieu. Jadis, c'était fou pour nous, quand on célébrait le véritable, l'ancien sacrifice de la Messe. Effectivement, c'est de nouveau le sacrifice du Christ sur la croix, qui efface les péchés et procure des grâces merveilleuses pour le salut des âmes, lesquelles, sans cela, se perdraient par milliers et viendraient chez nous.

Je dois encore dire ceci: c'est que vous me forcez (il soupire). Je ne dis rien, je ne veux plus parler.

Je ne veux pas le dire. Je n'ai plus le droit de parler. Si je dois parler, alors il faut que vous disiez encore un petit exorcisme. Lucifer est en fureur. Il voudrait m'étrangler; je ne devrais pas dire cela. Si je parle encore, il va me prendre au collet quand j'arriverai en bas.

E : (Après la récitation de l'exorcisme) : Sur l'ordre de la Sainte Vierge, Lucifer n'a pas le droit de faire cela, parce que tu as parlé pour l'Église. Il n'a pas le droit de te faire encore du mal !

B : J'étais un grand Ange, j'étais le deuxième en grandeur. C'est pourquoi Lucifer se met en fureur et il dit : «Puisque tu es si grand, tu devrais savoir que tu ne dois pas dire des âneries comme ça. Tu devrais avoir plus de plomb dans la tête !» Voilà ce qu'il va dire (il claque violemment des dents).

Elle (il montre en haut) m'a ordonné de parler parce que j'étais déjà présent à la chute des Anges. J'étais le deuxième en dignité, c'est pourquoi c'est moi qu'elle force à parler de cette «saloperie». Elle a toujours le pouvoir de nous régenter là en bas (il grogne avec véhémence).

 

Du nom des démons angéliques

B : Je dois encore dire ceci : En écrivant ces révélations, vous devez mentionner mon nom. Vous devez citer mon nom. Avec les autres démons aussi, vous devez toujours signaler qui a parlé. Vous le devez ; ce n'est pas pour rien que nous disons qui parle. Qu'est-ce que vous croyez donc ?

Elle permet que nous disions nos noms... qui parle, et ensuite, elle veut aussi qu'on note qui a parlé. Surtout pour les questions importantes, elle veut qu'on sache quel démon elle a choisi, lequel devait parler... précisément parce qu'on me connaît bien, il faut que mon nom soit mentionné.

 

La bêtise humaine

B : Véroba a déjà parlé, le 12 janvier 1976, de l'Avertissement et de la catastrophe. Il a dit alors que cela aussi devait être consigné dans le petit livre. Il a dit aussi pourquoi l'Avertissement n'est pas encore venu, et que c'était paradoxal de prier. Vous, les hommes, vous ne valez rien (rire de joie mauvaise), vous n'êtes rien et vous ne serez rien. Vous êtes des ânes, on peut vous répéter sept fois la même chose. Avez-vous une cervelle de mouche ou bien avez-vous une passoire ?

Si Celui là-haut (il montre en haut) n'était pas, tous vos os s'écrouleraient; ce n'est que Lui qui porte votre carcasse à chaque seconde, sinon vous seriez des guenilles et des chiffons. C'est pourquoi nous, là en bas. nous ne pouvons pas comprendre que des professeurs, des docteurs, et qui sais-je encore, ont une si folle présomption ; qu'on puisse avoir une telle présomption, alors qu'ils ne sont que de la boue qui sera mangée des vers !

A propos de cette présomption, elle veut qu'on dise encore ceci: Elle trouve tout à fait déplacé de la part de ces gens de s'exalter si démesurément ; ils sont en abomination devant le Seigneur. Elle trouve cela tout à fait déplacé, alors qu'elle-même s'est comportée avec une parfaite humilité.

Elle aurait eu sujet de porter haut la couronne et de brandir le sceptre. Elle en aurait eu tout motif. L'a-t-elle jamais fait ? En tout cas, pas sur terre. Alors, elle a été élevée conformément à l'Ecriture, car Jésus a dit : «Quiconque s'abaisse sera élevé, et quiconque s'élève sera abaissé». C'est-à-dire que celui qui s'élève lui-même sera ensuite abaissé d'une façon extraordinaire, non seulement d'un degré, mais de degrés innombrables.

Comprenez-vous ce que nous voulons dire ? Celui qui s'élève ne sera pas abaissé d'autant, mais un million de fois plus et davantage encore. Mais celui qui s'abaisse lui-même, si haut placé soit-il - nous sommes savants, nous savons cela ! (il souligne la voix, du geste du doigt) - selon la parabole du festin, où Jésus a dit : «Celui qui se met à la dernière place, sera peut-être placé par le maître du festin à la première»... Je veux dire que ceux qui s'abaissent ainsi, ne seront pas élevés d'autant, ils seront placés un million de fois plus haut qu'ils n'étaient - et cela vaut pour l'éternité.

Je dois dire que c'est un paradoxe et une bêtise monumentale de s'élever soi-même sur terre. Je dois le dire, car c'est une abomination pour le Seigneur. Si les hommes savaient ce qu'ils font, ils auraient horreur d'eux-mêmes (rire de joie mauvaise).

 

La vertu fondamentale d'humilité

B : Si Elle ne s'était pas toujours mise à la dernière place, même au-dessous de Saint Joseph, qui pourtant reconnaissait bien haut sa dignité, et si elle n'avait pas été si humble, elle n'aurait pas aujourd'hui, jamais, au grand jamais, ce pouvoir sur l'Église et sur le monde. Vous n'auriez pas en elle cette Mère qui fait tout pour vous et qui vous procure les grâces inexprimables qu'elle peut maintenant procurer, si elle ne vous avait pas d'abord donné l'exemple.

Elle a exercé l'humilité, dans toutes les parties de toutes les vertus, jusqu'au dernier degré de l'héroïsme. Si elle n'avait pas exercé ces vertus, et spécialement cette maudite vertu d'humilité, nous aurions quand même pu nous traîner jusque près d'elle. Cela aurait quand même dû nous réussir, diable, encore une fois! (Cri d'amertume).

Il en est de même pour les hommes. C'est clair comme le jour : quand un homme n'est pas humble, tous les vices s'ensuivent. Nous avons prise sur un homme dès que sa propre sagesse - ou de quelque nom que vous l'appeliez -lui monte à la tête... De longtemps l'homme n'est point sage, de longtemps il a une cervelle de moucheron. Même s'il se croit sage et alors s'élève un tout petit peu, il tombe aussitôt, selon l'esprit de Celle là-haut (il montre en haut).

Mais je ne veux pas dire cela. Je le sais bien assez, parce que cela nous est arrivé à nous. Comme nous sommes tombés, mille et mille fois, diable, encore une fois ! (il hurle lamentablement).

C'est pourquoi, vous autres prêtres, vous devez parler en chaire du péché originel, de l'orgueil. Vous devriez vous efforcer de promouvoir la vertu d'humilité. Parlez des saints qui ont pratiqué à un degré éminent cette perfection divine, par exemple Catherine Emmerich, et des milliers d'autres saints, et Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Prêchez sur Saint Jean-Marie Vianney. Il se nourrissait de pommes de terre, il mangeait quinze jours de temps des pommes de terre suries, moisies (il soupire). Il ne voulait même pas se mettre dans le lit qu'on lui avait installé. Il trouvait qu'il était trop confortable pour lui.

Nous n'avons pas tellement de pouvoir sur des gens qui ont une si piètre idée d'eux-mêmes qu'ils ne veulent même pas se coucher dans un bon lit ; et qui ne le font pas pour paraître devant les hommes, en disant par exemple : «Voyez, je ne vais pas dans le bon lit, je suis bon, je vais dans le lit plus mauvais». Eux, ils le cachent devant les hommes. Jean-Marie Vianney cachait toujours qu'il ne mangeait pas convenablement. Il avait la véritable humilité.

De même, Catherine Emmerich: elle ne voulait pas montrer comme elle était mal, ni ce qu'elle portait sur son corps. Ce n'est que lorsque les gens sont venus et ont dit : «Mais elle est dans un état lamentable, il faut faire quelque chose !». Alors, elle s'est laissée déplacer parce que c'était absolument indispensable ; et encore a-t-elle voulu rester dans une extrême pauvreté. Elle couchait dans une monture de lit misérable, à moitié fichue. Elle voulait toujours vivre retirée; c'est pourquoi les oiseaux du ciel venaient se poser sur ses épaules.

Les saints ont de telles faveurs; les saints en général, mais surtout les saints humbles. Ceux-ci sont très en faveur là-haut ; ils montent rapidement au Ciel, quand les autres se traînent péniblement, pas à pas, sur le dur chemin qui y conduit.

La vertu d'humilité doit avant tout être prêchée de nouveau en chaire ; c'est seulement après celle-ci que viennent toutes les autres.

Ensuite vient la vertu de pureté, bien adaptée à notre temps (il respire péniblement) ; ensuite la véracité, et toutes les autres. Il faut dire où cela mène. Et il faut encore citer des exemples.

Il faut dénoncer en premier lieu, le vice de l'orgueil. Il faut dire que la vertu d'humilité devrait être inscrite en très grandes lettres. Ensuite vient, naturellement, la colère, le vol et tout le reste. Il faut toujours tâcher de citer des comparaisons et des exemples vécus, trouvés et vérifiés dans la vie des saints (cri effrayant). Laissez-moi !

C'est bien ce que vous faites, c'est bien, mais vous devez le faire avec plus d'insistance ; vous devez signaler avec plus d'insistance l'effet dévastateur du péché, En ce temps de carême surtout, mettez l'accent sur la gravité du péché, qui passe toute imagination. Faites connaître les conséquences du péché en toute clarté. Il est beaucoup plus affreux que vous ne pouvez le dépeindre.

C'est le péché que vous devez dépeindre, et vous devez tâcher d'expliquer très clairement quelles en sont les suites. Vous l'avez maintenant tous entendu, mais les autres prêtres doivent en faire autant, cela ne vaut pas seulement pour vous. S'ils ne le font pas, bien qu'ils y soient obligés, ils subissent un grand dommage et ils se privent, eux-mêmes et aussi ceux qui dépendent d'eux, de beaucoup de grâces. Tous leurs fidèles en pâtissent, et ils ne reçoivent pas les grâces qu'ils pourraient recevoir.

A propos de ces vertus, je dois encore dire que cette saleté de bouquin : L'Imitation de Jésus-Christ, de Thomas a Kempis, que nous craignons tant, là en bas; ce satané bouquin (il pleure comme un chien) devrait être diffusé, et qu'il faudrait le lire. Il ne doit manquer dans aucune maison catholique, et il doit être lu. Le mieux serait d'en lire un chapitre tous les soirs et de s'efforcer d'y conformer sa vie. Dans la mesure du possible, il faudrait lire l'ancienne édition non abrégée de l'Imitation de Jésus-Christ. Dans le livre récent ils ont déjà trouvé le moyen de changer quelque chose. Mais ils changent tout le temps tout. Alors vous devez rechercher les vieux exemplaires. S'il n'yen a pas assez, il faudrait le rééditer.

En tout cas, vous devriez vous-mêmes prêcher sur l'Imitation du Christ, utiliser et développer les sujets qui s'y trouvent, et les inculquer au cœur des fidèles. «L'Imitation du Christ», c'est du pur froment, ce n'est pas de la balle; elle vient du Ciel. Le Ciel la veut et la recommande, ne serait-ce que parce qu'elle met la croix du Christ sous les yeux d'une manière concrète, et qu'elle dit comment on imite la croix du Christ. De la sorte, l'homme apprend comment le Christ a souffert, et comment il doit faire lui-même, s'il veut avancer d'un pas, ou d'un décimètre, à la suite du Christ; qu'avec cela, il est encore loin d'être un saint, qu'il doit continuer à avoir très petite opinion de lui-même. Voilà ce que vous devez absolument dire.

Il y a des milliers de gens, on pourrait dire des millions, qui croient qu'ils sont bons parce qu'ils ont fait ceci ou cela. Mais cela est loin de suffire. Ils ne seront bons que quand ils ne s'estimeront pas encore bons, et penseront qu'ils en ont fait bien trop peu et qu'ils pourraient en faire beaucoup plus. Ils ne seront bons que lorsqu'ils s'estimeront peu de chose et feront toujours tout ce qu'ils pourront pour le Christ.

 

Les devoirs de la femme vus par la Sainte Vierge

B : La Sainte Vierge dit : Alors qu'elle-même s'est toujours acquittée des devoirs de son ménage - qu'elle a toujours tout fait avec humilité et pour la plus grande gloire de Dieu et qu'elle n'a jamais servi que le Christ - il ne convient absolument pas qu'une personne veuille s'élever au-dessus de son service et de ses devoirs.

Elle fait dire que jadis, elle n'était même pas présente quand le Christ a commencé sa vie publique, quel que fût son désir d'aller avec Lui. Elle aimait son Fils à tel point que ce fut pour elle la plus grande douleur et le plus grand tourment de le laisser partir. Elle lui était attachée presque comme s'il eût fait partie de son propre corps, pourrait-on dire. Elle était beaucoup plus liée avec lui qu'un frère avec sa sœur ou qu'un père avec la mère. Elle ne se trouvait bien que dans sa proximité. Mais elle s'est effacée, et elle est restée à la maison. A partir de ce moment, elle ne le vit plus que très peu.

En se conduisant de la sorte, elle montra son humilité, pour que les hommes apprennent eux aussi à être humbles. A-t-elle jamais fonctionné à un autel ou à une messe, comme personnage principal ? Elle se mettait toujours en retrait, bien qu'elle fût la créature la plus élevée, la plus universelle. Elle est beaucoup plus élevée que tous les prêtres et tous les religieux ensemble ! Elle est la Toute Grande, choisie par Dieu pour guider l'Église et pour être un Signe, pour être le grand Signe et la Mère du Sauveur. Elle est aussi la Reine des Anges. Mais il faudrait dire à tous les hommes que malgré cela, elle a vécu retirée dans son ménage.

Il ne sied pas à la femme de paraître dans les fonctions publiques, par exemple comme conseiller du Gouvernement, ou doctoresse es sciences ; le diable sait comment ils appellent tout cela. Il n'est pas bon de parader ainsi et, à côté de cela, de mépriser les devoirs d'une ménagère.

Même le dernier, le plus humble office d'une ménagère qui sert Dieu et sa famille de tout son cœur, pèse plus que la plus brillante, la plus belle et la meilleure conférence de telle femme docteur, même si son discours est répété par tous les micros, enregistré par tous les reporters et paraît dans tous les journaux. Une telle femme vaut beaucoup moins Là-haut qu'une mère qui porte sa croix quotidienne, qui élève bien ses enfants, et qui dit oui quand il lui vient un enfant.

Quand elle supporte tout avec patience, qu'elle fait humblement son travail, soigne, entoure, élève, habille ses enfants, elle est beaucoup plus haut devant toute la Clique des Trois Là-haut qu'une femme qui veut faire la grande. Ici, on pourrait appliquer la parole : «Celui qui s'abaisse sera élevé, et celui qui s'élève s'envolera comme une flèche». Quand une femme ne veut pas prendre sur elle les devoirs du ménage et vise à la grandeur, la plupart du temps, elle ne pourra pas rester humble. Toutes les femmes qui veulent s'élever seront abaissées au Ciel ; toutes celles qui, au contraire, s'abaissent, sont sur le bon chemin. Elles obtiennent pour leurs familles et pour les peuples, beaucoup plus de grâces qu'une femme qui veut briller.

Mais en même temps, il y a l'avortement, qui est une conséquence de l'orgueil. On ne veut pas jouer la mère poule dont le rôle est d'élever des enfants. On veut être et paraître quelque chose. C'est un des motifs pour lesquels beaucoup d'enfants meurent par avortement. Il y a toujours des mères qui sont dans une grande détresse. On devrait les aider, en paroles et en actions. Elles doivent mener leur enfant à terme, même si c'est très dur pour elles. Cela leur tournera en bénédiction.

Si les femmes restaient encore à leur fourneau, pour préparer à leurs hommes un bon repas, il n'y aurait pas tant de divorces, comme c'est maintenant le cas. Si les femmes remplissaient mieux les devoirs de leur ménage et préparaient à leurs maris un foyer plus agréable, il y aurait beaucoup moins de mésentente et de séparations.

Si hommes et femmes ne vivaient pas en union libre, il y aurait beaucoup plus de partenaires doués d'esprit de sacrifice, et beaucoup moins de foyers qui sombrent. Quand ils ont désappris, dans l'union libre, ce qu'est le sacrifice, et ne savent pas se renoncer, comment voulez-vous qu'ils fondent une famille? A leurs yeux, le mariage exige trop de sacrifices et de privations. Il en est ainsi, il en va ainsi, il en sera ainsi.

Parmi les gens qui ont longtemps vécu dans l'union libre et se sont mis en ménage avec n'importe qui, peu se marieront plus tard. Avec cela, il est dur pour une personne qui a longtemps vécu à sa guise de revenir en arrière et de se corriger. Même si elle voulait changer de vie, cela lui serait beaucoup plus dur qu'à une autre qui a vécu normalement, qui n'a pas pu divaguer à droite et à gauche, pour grappiller ici les raisins, cueillir là les radis, à sa fantaisie.

 

Bonnes lectures et images pieuses

B : Il faut que je dise encore ceci : Le livre : La douloureuse Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ ; les livres de la Vénérable - sainte pour le Ciel -Catherine Emmerich, ainsi que de la moniale Marie de Jésus, d'Agréda, et le petit livre De l'Imitation de Jésus-Christ, de Thomas a Kempis, ont une grande valeur (il gémit). Je ne veux pas le dire.

Il faut répandre ces livres-là. Mais il faut aussi y puiser des thèmes de sermons, y puiser des idées qui sont très importantes pour le monde d'aujourd'hui en désarroi, pour les fidèles d'aujourd'hui.

Je dois dire encore quelle grande valeur ont ces fichues images avec prières. J'ai dû en parler une fois. Vous devez proclamer cela du haut des chaires, et il faut aussi que cela soit noté dans le petit livre. Surtout les images qui contiennent des promesses ont une grande valeur. Vous devez faire connaître les promesses qui sont faites à ces personnes dévotes. Beaucoup ne le savent pas : jusqu'à présent, ils ne l'ont jamais lu.

Sur l'image de l'agonie du Christ, où le Christ est agenouillé au Jardin des Oliviers avec le calice, il y a une prière à laquelle sont attachées des promesses importantes. Il faut mentionner aussi l'image de Jésus miséricordieux et du Rosaire de Jésus miséricordieux, auxquelles II a aussi attaché d'importantes promesses.

Il faudrait avoir partout ces images en réserve, en grandes quantités, et les distribuer, et presque... je ne dis pas, les lancer, vous ne pouvez pas, mais les attacher à chacun dans le dos. Vous êtes encore bêtes comme vos pieds... de telles images, de telles promesses, de tels privilèges... et vous ne les utilisez pas, en tout cas la masse des gens ne les utilise pas.

Il y a encore beaucoup d'images semblables, par exemple de Sainte Brigitte de Suède et du Sacré-Cœur. La dévotion au Sacré-Cœur est actuellement écrite en tout petit. Là aussi, sont attachées d'importantes promesses, de même qu'à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. La parfaite dévotion (à la Sainte Vierge), d'après Saint Grignon de Montfort, est aussi dans une très large mesure tombée dans l'oubli. Ces images que je viens de citer, en particulier celles de la Sainte Face, de l'Agonie du Christ, de Jésus miséricordieux, vous les encadreriez dans l'or en même temps que le Rosaire, si vous saviez quelle valeur elles ont (il pousse un terrible rugissement).

La dévotion au Sacré-Cœur et celle au Cœur Immaculé de Marie, avec leurs importantes promesses, le Rosaire de la Miséricorde, la contemplation de Tanière agonie du Christ et la dévotion à la Sainte Face, ces cinq choses-là viennent au premier rang. Diffusez-les partout où vous pouvez. Elle (il montre en haut) le veut. Vous devez en parler dans vos sermons. Ces dévotions renferment en elles de grandes vertus. Beaucoup de gens, s'ils avaient su cela ou s'ils avaient toujours prié, se seraient convertis ou ne seraient jamais tombés si bas (il soupire).

 

Le Pape et l'Église

B : La situation est maintenant grave pour le monde. Le Pape en souffre beaucoup. Il ne peut pour ainsi dire plus voir cela. C'est un martyr, il souffre plus que le martyr Saint Etienne. Comme il n'a pratiquement plus rien à dire, vous devez du moins vous remettre à diffuser largement les livres de Marie de Jésus d'Agréda et de Catherine Emmerich, et de l'Imitation de Jésus-Christ. C'est ce que souhaitent Ceux là-haut.

Il y aura naturellement un grand combat, un grand combat. Celle là-haut (il montre en haut) le sait bien.

Le Pape souffre terriblement à cause de la nouvelle messe. Il sait que le document concernant la messe n'a pas été accueilli comme il l'avait voulu, et que la nouvelle messe... (il pousse des cris terribles).

Ah ! nous n'aimons pas parler du Pape ! Nous avons autre chose à faire pour le moment. Nous devons nous occuper des hommes. Nous ne pouvons plus tellement nous attaquer au Pape en personne (il grommelle avec dépit).

Nous avons déjà dit une fois que le Pape Paul VI avait élaboré et voulait promulguer un document en faveur de l'ancienne messe. Il y a eu ceci : le Pape avait voulu ré introduire la messe de Saint Pie V. Il avait rédigé en bonne et due forme un document pour cela. Il voulait alors le publier urbi et orbi.

Quelques-uns de ses subordonnés délibérèrent pour voir comment ils pourraient empêcher la restauration de l'ancienne messe. Ils rédigèrent un autre document, qui imitait le premier de façon si parfaite, dans son format et sa rédaction, qu'on ne s'apercevait pas au premier coup d'œil que c'était un document faux. Le Pape, le bon Pape, vérifia la teneur du document et nous l'aveuglâmes à tel point qu'il ne s'aperçut pas que la «copie» était falsifiée. Parce qu'alors ce document portait sa signature, les gens crurent... et ils disent que cela vient effectivement du Pape. Et on en est là (rire de joie mauvaise).

E : Pourquoi Je Saint-Esprit permet-il cela dans l'Église ? Béelzéboul, dis la vérité, au nom de la Très Sainte Trinité..., de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu !

B : II permet cela, pour que l'Ecriture soit accomplie. Il y a longtemps qu'on dit qu'il viendra un temps de grand désarroi, un temps où chacun dira : «Le Christ est ici ! Le Christ est là !» Aujourd'hui, chacun dit : «Ceci est mieux, cela est mieux, telle chose est mieux...» et personne ne sait ce qu'il veut. Chacun croit qu'il est bon, qu'il est supérieur et on se met en avant. Il y a même des gens qui suivent beaucoup de Christs... et ceux qui n'en suivent qu'un, suivent habituellement le faux (Rire de joie mauvaise).

E : Pourtant l'Église catholique est guidée par le Saint-Esprit, au nom... !

B : Bien surf le Saint-Esprit guide l'Église, mais si, embrouillant tout à ce point, certains Cardinaux et Evêques ne sont pas meilleurs, ce n'est pas de notre faute, s'ils se laissent prendre par nos ruses.

Au fond, l'Église ne devrait pas surmonter cette crise, mais il faut que les choses se passent de telle manière que le monde soit passé au crible, selon la prédiction du Christ. Il y aura bientôt un temps où il n'y aura plus qu'une gauche et une droite, et pas de situation intermédiaire. Cela n'aurait peut-être pas eu lieu, si l'on n'en était pas arrivé à un tel embrouillamini. Il faut bien que le monde soit passé au crible. Les chrétiens qui resteront seront meilleurs que l'Église n'a été dans les cinq derniers siècles.

Je dois dire encore une fois, moi Béelzéboul, que les révélations de l'Apocalypse de Saint Jean, telles qu'elles sont consignées dans la Bible, sont mal comprises de la plupart des gens, parce qu'elles sont écrites dans un langage mystérieux. Pour mieux les comprendre, ils doivent consulter le livre de Marie de Jésus d'Agréda. Là, on leur explique clairement beaucoup de choses concernant les révélations. Ce sont maintenant les derniers temps, c'est pourquoi tous les fidèles devraient prendre en mains ces livres-là et les suivre. Alors ils seraient bien mieux renseignés sur toutes choses.

 

Vraies et fausses âmes privilégiées

B : C'est aujourd'hui, un temps de grand désarroi et de guerres. Ce que Ceux là-haut (il montre en haut) regrettent beaucoup aussi, c'est le fait qu'aujourd'hui, il se lève de très nombreuses «âmes privilégiées» qui n'en sont pas. Un grand nombre de ces âmes privilégiées ne sont plus authentiques aujourd'hui. Je dois dire encore - mais je le dis malgré moi - que de très nombreux fidèles ont tendance à suivre avec fanatisme ces soi-disant âmes privilégiées. De toute façon, il est plus facile de les suivre que de suivre la croix.

Chez les âmes privilégiées authentiques, on trouve surtout la croix, l'incrédulité, les oppositions et contradictions. Cela a lieu parce que nous, démons, nous sommes derrière, et que nous ne voulons pas le bien. Mais la plupart des fidèles, en tout cas beaucoup d'entre eux, ont tendance à suivre, non les âmes privilégiées authentiques, mais celles où il y a beaucoup de passe-passe et où l'on opère avec beaucoup de fanatisme.

Il n'y a encore jamais eu autant de fausses âmes privilégiées qu'à présent. C'est pourquoi beaucoup de fidèles, même de fidèles pieux, sont fourvoyés dans l'erreur, surtout des gens qui ne sont pas très intelligents. Nous avons un grand pouvoir, et nous l'utilisons avant tout pour tenter les bons. Nous sommes maintenant terriblement à l'œuvre.

Beaucoup de «miracles» qui se produisent dans certaines sectes et chez les fausses âmes privilégiées viennent d'en-bas (il montre en bas). On prétend qu'ils sont opérés au nom du Saint-Esprit, mais en réalité ils sont opérés en notre nom (il montre de nouveau en bas), au nom de l'enfer. Nous pouvons nous transformer en «anges de lumière».

Il est possible de guérir des malades en notre nom, quand cela tourne à notre avantage. Il est plus facile à des gens pervers d'opérer par l'enfer, et en son nom, des choses extraordinaires, qu'aux âmes privilégiées authentiques d'obtenir du Ciel des choses extraordinaires et de vrais miracles. Chez ces dernières, il faut beaucoup de prière et de vertu ; c'est pourquoi chez les âmes privilégiées authentiques, il y a souvent beaucoup moins de miracles visibles.

Par ailleurs, il arrive parfois que des âmes privilégiées authentiques dévient à gauche. Il faut être très méfiant. Ici aussi, il faut se rappeler l'avertissement : «Examinez tout, retenez ce qui est bon».

 

Les derniers temps

B : Le Christ a dit : «Un temps viendra où l'on dira : «Le Christ est ici», ou : «il est là». Si quelqu'un vous dit : «II est dans le désert !» ne le croyez pas et n'y allez pas, car il y aura de faux messies et de faux prophètes, jusqu'à tromper, si possible, les élus eux-mêmes». On pourrait appliquer très bien ces paroles aux fausses âmes privilégiées. Beaucoup d'hommes se précipitent chez ces gens-là comme chez des faux Christs. L'Antichrist surgira bien comme un faux Christ, mais ces paroles s'appliquent aussi à ce que je viens de dire.

Vous êtes maintenant dans l'épreuve, mais l'Église ressuscitera dans une nouvelle splendeur.

Écoutez «une comparaison prise du figuier : quand ses rameaux poussent leurs feuilles, vous savez que l'été est proche. Ainsi, vous aussi, quand toutes ces choses arriveront, sachez que le Royaume de Dieu est proche». - Maintenant, ce temps est terriblement proche.

Elle (il montre en haut) fait dire : «Courage ! Faites pénitence et convertissez-vous pendant qu'il en est encore temps»... car Son jour va venir (il rugit comme un lion), et le jour de la juste colère de Dieu !

Extrait de l’exorcisme du 30 mars 1976.

Avertissements de l’Au-Dela à l’Église Contemporaine. Aveux de l’Enfer 

Elogofioupiou.over-blog.com

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