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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:31

Connaissez-vous le MMS

Le MMS peut prévenir le virus Con 19 

Supplément Minéral Miracle du 21ième siècle

   Cette vidéo est en français et elle explique bien le rôle d’une médecine naturelle. C’est formidable.  Faites votre part pour la faire connaitre.

   N’oubliez pas de revenir à la prière personnelle. Marie, la Mère du Fils de Dieu, est notre médiatrice par excellence ; elle débuta sa mission publique lors des noces de Cana. Jésus répondit à sa demande et changea l’eau en vin.

https://www.youtube.com/watch?v=r7His6MnMM0

https://www.youtube.com/watch?v=HRzgt0uWITw

elogofioupiou.over-blog.com

 

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:27

Pour faire grand, il faut être grand, et je suis petit…

       Je le comprends, mon Dieu, pour faire grand, il faut être grand, et je suis petit. Mais si je vis de vous, par vous, je suis haussé à votre taille. Gardez-moi en vous, comme un Père garde son enfant.

 

      Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi.

      Jusqu'à la fin de sa vie le Christ rencontre des oppositions, il subit des discussions où l'orgueil de ses ennemis les empêche d'entendre ses réponses péremptoires. Une preuve qu'il est le Fils de Dieu, et ce témoignage est irréfragable, c'est bien qu'il fasse les œuvres de Dieu.

     Parce que nous voulons le continuer ici-bas, nous sommes constamment aux prises avec des ennemis volontairement inaccessibles à un raisonnement. Ils ne pourront pourtant pas ne pas s'incliner devant des faits. Voilà pourquoi nous devons :

1° Faire les œuvres de Dieu.

       Il est évident que l'effet révèle la cause, comme celle-ci caractérise celui-là. Au milieu des hommes nous rencontrons forcément antipathie, indifférence ou sympathie. Cela n'a qu'une importance relative, si notre manière de parler, d'agir, par quoi se manifestent nos sentiments, est de nature à faire malgré tout une impression bonne sur ceux qui en sont les témoins : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Matt., 7, 16).

      Devant telle vie de prêtre, de bon croyant, les anticléricaux les plus acharnés sont obligés, du moins dans leur jugement intime, de reconnaître une indiscutable et une supérieure valeur morale. Qu'ils n'en tirent pas les conclusions, c'est leur affaire, mais, c'est notre devoir de leur apporter cet argument en faveur de ce que nous enseignons. Nous sommes les « hommes de Dieu », donnons-en la preuve ; comme tels nous enseignons et défendons la vérité, qu'elle reluise en nous.

     Or, ces œuvres de Dieu sont celles qu'on accomplit « au nom du Père céleste ». Le départ est facile à faire, avec cette estampille, entre ce qui est de lui et ce qui ne l'est pas.

    Tout ce au bas de quoi nous ne pouvons pas mettre la signature de Dieu, doit être éliminé. Il y a des habitudes de langage, des façons de se tenir, qui certainement ne peuvent être inspirées par Dieu ; d'autres, au contraire, qui imposent la conclusion : « Le doigt de Dieu est là. » (Exod., 8, 19).

       Puissè-je, ô mon Dieu, faire toujours « vos œuvres » ; c'est une partie notable de mon activité. A cette fin, accordez-moi la grâce d'obéir comme d'instinct au conseil de l'apôtre : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » (I, Cor., 10, 31).

 

2° Les faire avec Dieu.

      Au cours de sa réponse indirecte aux accusations perfides de ses opposants, le Maître prononce cette imposante affirmation « Le Père et moi nous sommes un ». C'est la grande raison pour laquelle il opère au nom de son Père et il peut ainsi convaincre de la hauteur de sa mission.

      A nous aussi de tendre par tous nos efforts à réaliser cette unité avec le Père, qui fait le principal objet de la prière après la Cène. Si nous avions une foi suffisante, nous souvenant que Jésus a dit à son Père : « Je savais que vous m'exaucez toujours » (Jean., 11, 42), nous aurions la conviction de posséder essentiellement, profondément, de précieuses grâces l'union à Dieu.

     Ayons cette foi, correspondons à ces grâces, et par notre orientation de pensées, de sentiments, dirigeons-nous obstinément vers Dieu, réalisons sa présence en nous, inclinons-nous docilement sous son influence, qui imprégnera de surnaturel notre activité entière, et lui donnera le cachet nécessaire pour qu'elle « rende témoignage ».

      Jésus rappelle aux Juifs : « N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit, vous êtes des Dieux ? » (Jean., 10, 24), et il ajoute : « Et l'Écriture ne peut être anéantie. » Souvenons-nous en nous-mêmes et tenons-nous au niveau d'où cela nous oblige à ne pas descendre.

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

Je vous recommande la vidéo suivante : 

https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 09:11

OUI, OUI, c’est bien un châtiment de Dieu…

Ce que la Divine Providence attend de nous, c’est une amande honorable de nos fautes et le retour au respect intégral de ses 10 commandements.

Dieu ne veut pas la mort des pécheurs, mais leur conversions.

 

https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 08:51

Personne ne parlait publiquement de lui…

Les « cousins » de Jésus ne croyaient pas en lui, mais ils le savaient capable d'opérer des œuvres merveilleuses. Inspirés par un motif tout humain, ils l'incitaient à aller en faire en Judée. Lui s'y refuse. Et secrètement il monte à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. La foule réunie là à cette occasion parle de lui en termes bien différents.    C'est toujours la même chose :

 

1° On discute Jésus. — Comme naguère, il en est qui croient en lui, d'autres qui doutent, d'autres qui nient. Pour personne il ne passe inaperçu. Il est le centre de la religion, et de celle-ci sont préoccupés et s'occupent tous les esprits. Indifférents réels, athées sincères, on peut rencontrer, et c'est une anomalie, des individus qui sont tels, mais non pas des collectivités. Il n'est pas un peuple qui n'ait une divinité, un culte quelconque. D'instinct les hommes se sentent dominés par une force supérieure, à laquelle, en certaines circonstances, ils éprouvent le besoin de recourir. On n'a qu'à parcourir les diverses collections de lois des États, il n'en est pas une qui ne contienne des textes relatifs à la religion, et dans la majorité des cas, ces textes sont persécuteurs. Par ailleurs, on ne peut compter le nombre des livres écrits contre Jésus et son Église, ses dogmes et sa morale. Nombreux sont les auteurs, savants à l'esprit fort, dont l'orgueil secret a fait sombrer la foi, qui ont tenu école contre lui, avec une mauvaise volonté plus ou moins évidente. Se réalise ainsi le mot sinistre du saint vieillard Siméon à son sujet : « un signe de contradiction » (Luc., 2, 34). Des âmes saines et bonnes peuvent, soit subir quelque peu l'influence dangereuse de ces intellectuels, soit passer par des phases de tentations, et être éprouvées par des anxiétés, des troubles que leur intelligence a de la peine à dominer, et de quoi une âme fervente même n'est pas à l'abri.

      Plaçons-nous en face du fait. Hérauts du Christ, nous n'avons pas le droit d'en mésestimer la gravité, de le prendre à la légère. Attristons-nous-en, et par la prière, l'étude, le travail, gardons-nous. Puis, tâchons de préserver du mal ceux qui nous sont confiés.

     O Maître, vous l'aviez prévu : « Voici que Satan voue a réclamés pour vous cribler comme le froment ». (Luc, 22,31); c'est pourquoi vous avez doté votre Vicaire, le Souverain Pontife, d'une ferme stabilité dans la foi, afin qu'il pût confirmer ses frères ; c'est pourquoi, encore, vous avez prié votre Père, qu'il le garde du mal. Je vous fais la même demande ; je vous supplie de ne pas permettre le moindre nuage entre vous et moi.

 

2° A nous de l'affirmer. — Comme le Christ a rendu témoignage à son Père, ainsi devons-nous faire à son égard : « Faisons connaître Jésus-Christ. » (1 Cor., 1, 23), écrivait saint Paul, « il est un scandale pour les Juifs, une folie pour les Gentils », il a toujours été en butte à des contradictions. Et l'apôtre précise de quelle façon il faut le faire connaître : « Insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte avec une entière patience et en instruisant. » (2 Tim., 4, 2). Prenons bien conscience de ce programme ; il insinue un zèle ardent, inlassable, intrépide ; nous n'avons pas le droit de rester tranquilles ; notre Maître est attaqué, défendons-le ; on lui enlève les âmes, redonnons-les-lui ; on ne l'aime pas, aimons-le et faisons-le aimer. Mais remarquons les deux dernières recommandations : « En toute patience » ; il faut avoir la force d'attendre, la puissance d'être doux. Ce qu'on n'obtient pas aujourd'hui viendra demain ou après-demain : « Et en instruisant » ; nous avons à faire à forte partie, science fausse, déloyale, science quand même ; il y a parfois érudition et labeur remarquables. Il faut être fort pour attaquer avec sécurité certaines positions. Se borner aux connaissances rudimentaires, ne pas se tenir au courant du mouvement de la pensée, ne permet pas d'être un témoin sérieux du Christ. Cela expose aux moqueries des ennemis et leur permet de triompher plus fort.

     O Maître, je mettrai toute mon intelligence et tout mon cœur à vous défendre ; mais, assistez-moi et inspirez-moi.

 

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:57

     Avoir soif est une expression employée par le Maître pour désigner un désir ardent : « Ceux qui ont faim et soif de la justice ». L'âme humaine est remplie de désirs, les uns bons, les autres mauvais ; les premiers -accusent de nobles besoins, les seconds manifestent des appétits répréhensibles. Daniel fut loué par Dieu d'être « un homme de désirs ». Soyons-le, et dans le bon sens. Pour cela, il faut'. 1° Désirer comme le Christ, 2° Désirer le Christ.

1° Désirer comme le Christ. — Le désir joue un grand rôle dans la vie, c'est un phénomène psychologique - moteur ; rien ne soulève la volonté de celui qui en est dépourvu. Aussi, est-il important de lui donner une bonne direction. Le Christ, parce qu'il était homme, avait des désirs, et nous les connaissons. L'éducation des nôtres doit évidemment consister à les adapter aux siens. Or. Il a désiré avant tout la gloire de son Père : « J'honore mon Père... Je ne cherche pas ma propre gloire. » (Jean. 59, 50).

     Cette gloire, il la réalisera par la conquête des âmes, aussi désire-t-il les sauver. Ce salut, il ne l'obtiendra que par son immolation, et finalement, celle-ci, est, pourrait-on dire, sa hantise, et à la veille de son grand sacrifice, il l'avoue à ses apôtres étonnés : « J'ai désiré d'un grand désir manger cette pâque avec vous. »  (Luc.,22, 15).

     La gloire de Dieu, le salut des âmes, un chrétien zélé doit passionnément les désirer, et en faire la dominante de sa vie tout doit se ramifier autour de cet apostolique besoin. Mais, ira-t-il jusqu'à désirer la souffrance rédemptrice, salvatrice ? Chacun sa grâce, « Souffrir et ne pas mourir » « Souffrir et être méprisé pour vous » ô mon Dieu ! voilà des mots d'ordre qui ne peuvent être communs. En tout cas, si l'on n'est pas obligé de désirer la souffrance, on l'est de ne pas la fuir et de ne pas chercher la jouissance.

     Mon Jésus, je suis entre vos mains. Je n'oublie pas que mon amour pour vous m'invite impérieusement à vous suivre dans votre passion. Je m'abandonne à votre sagesse, et ne désirant que vous plaire, je m'efforcerai d'obéir au conseil des saints : « Ne rien demander, ne rien refuser. »

2° Désirer le Christ. — Corrélatif au désir de la gloire de Dieu, celui de notre perfection doit remplir notre cœur ; en définitive, notre sainteté résume tout. C'est le saint qui veut et peut glorifier Dieu, sauver ses frères en leur disant « J'ai tout sacrifié et je me dépense moi-même pour vos âmes. » (2 Cor., 12, 15). Or, notre sainteté, c'est la possession du Christ : « Celui qui me trouve a trouvé la vie. » (Prov., 8,35). Il insinue à la Samaritaine ( Devenue Ste Photine ) qu'elle doit lui demander à boire, à lui : « Une source d'eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle. » k. Il crie dans le temple : « Si quelqu'un a soif qu'il vienne à moi. » (Jean., 7, 37), et celui-là qui le possédera sera à son tour une source de vie jaillissante : « une source d'eau vive ».

      Il veut se donner à nous, puisqu'il veut vivre, agir par nous. Si donc nous le désirons, notre désir allant à la rencontre du sien, sera sûr d'être satisfait. Pour tout le reste, même dans l'ordre du bien, nous nous heurtons à des difficultés parfois insurmontables. Là, c'est la certitude d'aboutir, et il n'y a pas de mesure à garder, tout au contraire, on doit désirer sans mesure. Nous sommes parfois importunés, fatigués, par des sollicitations déprimantes, dangereuses ; un- appel fréquent, obstiné, au Christ, élimine ce qui est lourd, sombre, mauvais, et ouvre un horizon lumineux, chaud, fascinant.

     « O Jésus, j'ai faim et soif d'être de plus en plus uni à vous ! » Vous comblez tous les désirs, parce qu'en vous ils sont tous réalisés.

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 14:17

     Les pharisiens s'acharnaient après Notre-Seigneur, comme une bande de loups poursuivant un voyageur et épiant le moindre faux-pas pour se jeter sur lui et le dévorer. Jésus se retournant vers eux, ergoteurs de mauvaise foi, leur lance ce superbe défi : « Qui d'entre vous pourra m'accuser de péché », et ainsi, il leur ferme la bouche. Notre vie exemplaire doit être : 1° Un argument de défense. 2° Un moyen de conquête.

 

1° Argument de défense. — Le disciple n'est pas plus que le Maître ; nous en sommes avertis et, nous pouvons le constater assez souvent. Les pharisiens modernes, les incrédules, les mauvais esprits cherchent à nous nuire. Meurtrière, et ils l'emploient, est l'arme de la calomnie, de la médisance exagérée, pour ruiner notre influence, en anéantissant notre prestige.

      Tenons-nous bien : « Montre-toi à tous égards un modèle de bonnes œuvres, afin de confondre nos adversaires qui n'auront aucun mal à dire de nous. » (Tit., 2, 7-8). « Les chiens aboient et la caravane passe ! » La meilleure réponse aux attaques ennemies c'est notre vie réellement et notoirement vertueuse. Qu'on ne se défende pas autrement : le silence, la dignité, le calme, la possession de soi, font taire les menteurs, usent les dents des fauves « Jésus se taisait. » (Marc., 14, 61).

      Discuter, protester, faire de la polémique, attise le feu, excite les passions, nous expose aux investigations sournoises des ennemis voulant à tout prix nous prendre en défaut. « Trop parler nuit », trop écrire, surtout. Ceux qui savent rester muets sont les plus forts, c'est parce qu'ils n'ont rien dit qu'ils ont le dernier mot! Mais, la condition essentielle, absolue, d'une telle attitude, c'est notre vertu réelle : « Dans une vraie charité » (2 Cor., 6, 6) ; s'il y a une fissure, le dard méchant s'y enfoncera et l'édifice courra des dangers. Soyons constants et forts, « en doctrine, en intégrité, en gravité » (Tit., 2, 7), il y va de notre sécurité, de notre capacité d'apostolat, de l'honneur de l'Église.

     O Jésus, les hommes ne savent pas, mais vous savez. Puis-je vous dire à vous : « M’accuserez-vous de péché ? » hélas ! vous connaissez trop mes misères. Que par votre grâce, je sois assez pénitent, généreusement fidèle, pour qu'elles ne ressortent pas et qu'on n'aperçoive en moi que de la lumière.

 

2° Moyen de conquête. — Le vrai disciple de Jésus-Christ est un exemple et un entraîneur, ceci dans la mesure de cela : « Les paroles persuadent, les exemples entraînent ». Le Maître nous l'a recommandé : « Vous êtes la lumière du monde... Que votre lumière brille devant les hommes afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matt., 5, 14).

     Pour essayer de convaincre, il faut s'y employer ardemment : mais nul argument n'est aussi convaincant que la sainteté. Il y a des chrétiens peu savants, moins qu'éloquents, et qui font un bien immense, auxquels d'instinct vont toutes les âmes. C’est parce qu’ils sont pauvres, désintéressés, détachés, ils donnent tout ce qu'ils ont, ils n'amassent rien ; ils sont charitables, patients, jamais une parole de critique ne tombe de leurs lèvres ; ils sont humbles, se tiennent effacés, n'ont pas ombre d'ambition ; ils sont prudents sans être prudes, réservés sans être froids, bons sans être trop familiers ; ils ne bravent pas l'opinion, ne se ventent pas que leur conscience ne leur reproche rien, pour continuer telle relation qui étonne, malédifie, scandalise.

     Comment des hommes ainsi préservés de l'humain, aptes, par conséquent, à être remplis de divin, ne seraient-ils pas des apôtres conquérants ? Si nous étions « lumière qui brûle et qui luit (Jean., 5, 35), nous aurions une force incalculable. Puisons, du moins, dans la pensée que nous devons l'être, un tonique énergique pour notre volonté de croître en vertu.

     O Jésus, votre divin Cœur est source de vie et de sainteté, je me consacre à lui, puisque vous avez promis qu'à son contact « les tièdes deviendront fervents ; les fervents deviendront parfaits ».

 

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 07:48

                                                 LA MORT

Il viendra comme un voleur pendant la nuit. (1 Thés., V, 2)

    Qu'est-ce que la mort ?

    C'est la séparation de l'âme d'avec le corps.

    Par conséquent, l'arrachement à tous les biens de ce monde, à tous les plaisirs corporels.

    A quoi bon nous attacher à ce qui passe, à ce qu'il va falloir lâcher dans si peu de temps ?

    Sur la terre, quelques vivants, au nombre desquels nous sommes pour le moment.

    Sous la terre, des millions de milliards de morts, au nombre desquels nous allons être bientôt.

                                    Certitude de la mort.

Dieu nous la rappelle sans cesse.

L'Église nous l'affirme le jour des Cendres en nous disant:

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu vas retournera en poussière. »

   Chaque seconde qui passe est un pas vers ce terme.

   Chaque battement de notre cœur; chaque oscillation du balancier de l'horloge nous rapproche du moment   fixé par Dieu de toute éternité.

   Ce sera telle année, tel mois, tel jour, telle heure que Dieu seul connaît.

Incertitude du moment.

   Nous pouvons faire des conjecturés raisonnables, d'après notre âge, notre état de santé, notre genre de vie. Seulement, Nôtre-Seigneur nous a affirmé que c'était inutile:

" Veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure ".

     Ceux qui ne l'attendent pas seront surpris; mais heureux celui qui vit dans l'attente de cette bienheureuse rencontre : " Heureux le serviteur que son Maître trouvera veillant! "

Proximité.

                    Quand bien même, nous vivrions cent ans, ce sera comme un songe rapide, comme un nuage qui passe.

     Un fait d'expérience: plus on avance en âge, plus le temps semble précipiter sa course.

Préparons notre mort nous-mêmes.

 

     Il n'est pas sage de compter sur les autres. Après quelques prières et quelques larmes plus ou moins sincères, bien vite, ce sera l'oubli.

     La vie continuera sans nous; le soleil brillera, chacun vaquera à ses affaires.

Heureux ceux qui se seront préparés, qui seront prêts.

‘Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!’

(Charles PEGUY)

Horreur de la mort.

      Cauchemar des incroyants, dont elle empoisonne la vie, elle reste terrible pour la plupart des chrétiens.

     Toutefois, elle apparaît à ceux qui vivent de la foi comme un terme heureux. Pour ces fidèles, l'horreur de la mort a été enlevée par Jésus-Christ. Il leur a mérité cette grâce par son agonie.

     Tous les chrétiens devraient envisager la mort avec joie, comme le voyageur qui contemple de loin le port vers lequel il se dirige.

     C'est la porte de l'éternité, la porte du ciel, pour les bons serviteurs de Dieu.

     C'est la réception de la récompense.

     C'est le paiement du salaire gagné dans cette journée de travail qu'est la vie terrestre.

     Ici-bas, nous sommes dans la nuit de la foi: nous ne voyons pas Dieu, ni le monde invisible auquel nous croyons. La mort sera la grande révélation, la grande rencontre où nous tomberons entre les bras, sur le Cœur de notre Père céleste.

    Pour le juste, c'est la fin de toute crainte, de toute tentation, de toute souffrance.

Mais quelle pitié d'entendre dire à la mort de quelqu'un dont il y a tout lieu de craindre la damnation:

« Il est bien heureux; il ne souffre plus! »

     Au contraire, la mort est le commencement de la souffrance éternelle pour un grand nombre, dit Notre-Seigneur.

Quand et comment nous préparer?

Tout de suite, car demain ne nous appartient pas.

Serons-nous vivants ce soir?

    Seul, l'instant présent est à nous. Le passé ne nous appartient plus. Et la minute qui vient nous trouvera-t-elle vivants?

N'attendons pas le dernier moment, car nous dit Jésus:

" Beaucoup chercheront à entrer (au ciel) et ne pourront pas. " (S. Luc, XIII, 24.)

    Bienheureux le serviteur que son Maître trouvera veillant!

    Si nous ne sommes pas prêts aujourd'hui, comment le serons-nous demain?

                 Quelle folie d'attendre la dernière maladie!

   Si une petite fièvre, un léger mal de tête nous empêchent de prier, comment pouvons-nous espérer prier et nous préparer au dernier moment, quand toutes nos forces seront parties?

   La meilleure préparation, c'est une bonne vie. On meurt comme on a vécu.

   Il y en a qui se convertissent au moment de la mort; mais ce sont en général des gens de bonne volonté, qui péchaient surtout par ignorance. Ce ne sont pas des âmes qui ont calculé, et remis leur conversion au dernier moment, afin de jouir des plaisirs défendus de ce monde.

 

Vivre saintement pour mourir saintement.

   Nous serons récompensés selon nos œuvres. Donc, préparons notre mort par la pratique des bonnes œuvres.

   Erreur lamentable des gens qui se rassurent en disant : " Je n'ai jamais fait de mal à personne ". Cela ne suffit pas; il faut faire du bien.

   Que ces gens écoutent leur condamnation de la bouche de Nôtre-Seigneur lui-même:

« Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche... S'adressant ensuite à ceux qui seront à sa gauche, il dira: Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vêtu; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. Alors eux aussi lui diront: Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l’avez pas fait. Et ceux-ci s'en iront à l'éternel supplice, et les justes à la vie éternelle ». (S. Mat. XXV, 31)

   On voit par-là que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, et le même enseignement nous est donné par la parabole du mauvais riche, qui va en enfer pour n'avoir pas secouru le pauvre Lazare.

   Remarquons toutefois que ce qui compte aux yeux du Seigneur, dans nos bonnes œuvres, c'est la charité, l'amour que nous y mettons. S'il est important de secourir les corps, il est encore bien plus important de réchauffer les cœurs. Une aumône donnée comme on jette un os à un chien ne mérite rien pour le ciel. " Au soir de cette vie, nous dit S. Jean de la Croix, on vous interrogera sur l'amour. " Du reste, c'est l'enseignement des Saints Livres.

   Préparons-nous par des prières spéciales. Faisons attention à celle que nous adressons si souvent à la Sainte Vierge: Priez pour nous... à l'heure de notre mort.

   La mort sera particulièrement douce à ceux qui auront eu l'habitude d'assister les mourants et de prier pour eux.

   Chaque jour, il meurt environ deux cent mille personnes. Prions pour elles avec ferveur plusieurs fois par jour. Toutes ces âmes que nous aurons aidées, le sauront, dans la lumière de Dieu, et nous aideront quand notre tour sera venu.

   Prions spécialement la Sainte Vierge, S. Joseph, S. Michel, S. Benoît, protecteurs des mourants.

   Il y a aussi des grâces spéciales, au dernier moment, pour ceux qui méditent souvent sur la passion et la mort de Nôtre-Seigneur.

   Enfin, désirons voir Dieu. Que ce désir, qui est un acte d'amour parfait, aille en grandissant dans notre âme, et celle-ci sera, à la fin, comme un beau fruit mûr, qui se détachera et tombera pour ainsi dire tout seul dans la main du Seigneur.

   Méditons plutôt sur le ciel que sur la mort: c'est bien plus utile.

   Rappelons-nous, enfin, la parole de Nôtre-Seigneur: " En vérité en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. " (S. Jean, VIII, 51)

   C'est absolument vrai, non seulement en ce sens que les âmes fidèles ne connaîtront pas la vraie mort, qui est l'enfer; mais aussi parce que, pour les âmes saintes, l'horreur de la mort disparaît, au moins au dernier moment; elles ne la voient pas; elles semblent ne voir que Dieu et le ciel.

   Et quel réconfort dans ces paroles de Jésus à Marthe: " Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. " (S. Jean, XI, 25).

Nous vous recommandons :

 https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

Après la mort, viendra le Jugement particulier, votre jugement, y avez-vous pensé aujourd’hui, y pensez-vous tous les jours ? Si vous n’y pensez pas tous les jours, vous risquez de ne pas y penser, lorsqu’elle se présentera devant vous.

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