Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 07:28

     Mourir, c'est un mot fort simple : mais quel orateur, même doué de la plus prestigieuse éloquence, ne pourra jamais faire un parfait tableau de toutes les circonstances qui précèdent, accompagnent et suivent la mort ?

        La mort est une privation universelle : Une inévitable et éternelle séparation de tous les biens du corps, de tous les agréments de la nature, de toute richesse, de toute gloire, de toute dignité, de toute puissance: Séparation des parents, des époux, des proches, des enfants, des amis, des familiers, de tous les hommes en un mot, et séparation si complète qu'il n'est pas un de ceux à qui vous vous êtes attachée à plaire, pour qui vous vous êtes sacrifiée, qui voulût vous suivre, dans ces régions inconnues et mystérieuses qui s'étendent au-delà de la vie ! Voilà le terme de toute grandeur humaine.

      Un moribond s'écriait en gémissant : « Hélas ! Pourquoi ai-je tant travaillé pour les miens et si peu pour moi ! » Parole vraie, mais alors bien inutile.

     Vous êtes entrée en ce monde pauvre de tout bien ; et pauvre vous en sortirez. Fussiez-vous plus riche que Crésus, il ne vous sera pas donné d'emporter un grain de vos champs, une obole de vos trésors ! Votre corps lui-même, vous devrez l'abandonner à la terre, livide, défiguré, affreux à voir, d'ailleurs destiné à devenir la pâture des vers.

     « Qu'il repose en paix ! » voilà tout ce qu'on dira de vous et puis, peut-être ne sera-t-il jamais plus question de vous dans le monde. Que de fois la mémoire des morts s'évanouit avec le dernier tintement des cloches ! Mais dût-on parler beaucoup de vous après votre mort, en seriez-vous plus avancé.  

     Mourir, c'est aussi lutter pour le salut de son âme, dans une étroite arène, seule, faible et sans appui, baignée de sueur, ayant à tenir tête à la puissance des ténèbres, au démon, à un ennemi rusé et méchant.

     Épouvantable lutte ! Moment terrible, après lequel, le Maître suprême vous assignera à son tribunal pour vous juger avec une inflexible rigueur !

     Mourir ! C'est aller, sans guide, sans compagnon de voyage, vers une contrée lointaine, pour notre demeure éternelle, où l'on n'a égard qu'à la vertu et à la sainteté ; où toutes les choses périssables du monde sont de la fausse monnaie et hors de cours ; où l'âme doit entendre prononcer une sentence sans appel et recevoir une couronne éternelle ou une éternelle réprobation.

       O mort! Ô fatal instant qui embrasse la durée des siècles ! Ô moment suprême dont tous les moments de notre vie devraient être le but et la fin !  Moment d'où dépendent une éternelle félicité ou une éternelle amertume, un règne éternel ou une éternelle captivité, les supplices de l'enfer ou les ravissements du ciel ! Oh ! Oui, cet instant suprême devrait être sans cesse présent à notre souvenir, si nous avions un grain de sagesse et de véritable bon sens !

     Examinez-vous vous-même, avant de subir l'examen du Juge souverain, et corrigez sans retard ce qui vous inspirerait le plus de crainte s'il vous fallait mourir sur-le-champ.

     O Jésus crucifié, quelle démence de ma part que d'avoir poursuivi les biens périssables de la terre, parfois même au détriment de ce que je vous devais !

     Quelle impiété que d'avoir si souvent préféré, à votre amitié, qui pourra seule nous rassurer à l'heure de la mort, l'amitié des hommes qui seront alors dans l'impuissance de m'assister en rien !

     Je reviens à vous avec douleur et je vous dis avec une profonde humilité et un sincère   repentir : Jésus, ayez pitié de moi, ne m'abandonnez pas dans ce dernier combat dont l'issue décidera de mon bonheur ou de mon malheur éternel !

     Bonne réflexion et prions ensemble.

     https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

     Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 10:02

     Cette affirmation correspond bien au raisonnement d’un faible d’esprit.

     Dire que, quand on est mort « on ne sait pas qu’on est mort », et que c’est pour les autres que c’est plus difficile.    C’est en partie vrai pour la dernière partie soulignée.

     Cependant, affirmer que, quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort, c’est vraiment être ignorent de la réalité.  

Voici mon raisonnement, pour ceux qui veulent bien réfléchir sur la vérité, réalité :

St-Paul nous dit: « On ne meurt qu’une seule fois. » (Héb, 9. 5) Donc la réincarnation est un mensonge du démon.

     Celui qui est mort, fait face à une réalité :

     Il faut savoir que la personne qui meurt se retrouve, en une fraction de seconde, devant une réalité qu’il ne pourra jamais nier. 

Il constatera donc, qu’il y a :

Un JUGEMENT après la vie,

Il y a le CIEL, ou l’ENFER…!

 

Chacun (doit) devra rendre des comptes à Celui qui nous a prêté la Vie.

 

     Comme il n’y a pas de vrai justice sur la terre, comment pouvez-vous penser que les êtres humains, qui sont supposé être intelligent, en soient arrivé à croire qu’ils ne valent pas plus que des singes.  Vous êtes bien libre de penser que vous descendez du singe, mais moi, je ne fais pas partie de cette lignée.  Par le baptême je suis devenu fils de Dieu et cohéritier du Ciel.

     Le non croyant apprendra trop tard, que pour aller en enfer, il n’est pas nécessaire d’y croire; mais pour lui, il sera trop tard hélas, pour y changer quoi que ce soit…

     Au contraire, pour aller au Ciel, il faut en plus d’y croire, il faut suivre scrupuleusement les DIX Commandements de Dieu.  Ces dix commandements qui résument bien les moyens et le chemin à suivre pour avoir droit à la récompense promise…

     Nous devons tous travailler pour cette victoire finale, cette couronne de gloire éternelle….

     Si vous travaillez seulement pour l’argent, ce crottin de Satan, vous courrez le grand risque d’être terriblement déçu en plus de souffrir éternellement. Ce sont les avertissement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 08:39

     Vous savez tous déjà, c'est qu'éventuellement nous allons tous mourir. Comme nous ne savons pas, ni le jour, ni l’heure, le plus important consiste à se tenir prêt, pour ce jugement prévu par notre Créateur, au sortir de la vie actuelle.

     Mourir c'est le commencement de la vraie vie, c’est le jour de la paye, la récompense éternelle.

     Si nous voulons gagner le Ciel, nous devons donc y travailler. Il nous faut respecter intégralement les 10 commandements de Dieu.

     Ce virus est le petit, invisible comme l'est le démon. Avec la prière nous pouvons nous immuniser contre le démon, qui est mille fois plus dangereux, que le Con 19.

     Prier, c'est demander du secours à notre Père du Ciel, qui nous a enseigné à demander ce que nous voulons recevoir.

     Pour être en position de réclamer son aide, nous devons, commencer par nous humilier devant Lui, faire comme fit l'enfant prodigue : « Père, j’ai péché contre le Ciel et contre toi ; je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi seulement comme l’un de tes serviteurs. » (Luc. XV, 21)

Ceux qui sont confinés, devraient commencer à réfléchir sur leurs fins dernières.

Les fins dernières, c'est la mort, suivi du jugement particulier et le verdict à savoir le Ciel ou l’enfer.

Avec les systèmes d'éducations, sans référence à un Dieu créateur et père, il devient important, pour nous qui croyons, osions nous servir des moyens de communication actuel, pour essayer de faire réfléchir, les personnes qui nous sont chères, sur le pourquoi nous avons été créés.

Une suggestion de prière pour aujourd'hui

Mon Jésus, mon divin Sauveur ayez pitié de nous et faite en sorte que le monde des croyants voit dans cette épreuve, une occasion  de revenir au père, comme l'enfant prodigue a choisi le retour plutôt que la misère. Ainsi soit-il.

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 12:13

     Le Catéchisme est le plus important des livres à être mis entre les mains des enfants ; c'est celui que l'on doit apprendre par cœur avec le plus de soin ; mais, c'est malheureusement celui que les élèves comprennent le moins ; il n'est pas nécessaire de s'occuper longtemps de l'enseignement religieux dans une école primaire pour se convaincre de cette vérité.

     Il n'y a à cela rien de surprenant : le rôle de l'instituteur ou de l'institutrice se borne presque uniquement à faire apprendre le texte et à le faire réciter pour s'assurer qu'il est fixé dans la mémoire des enfants. Aucun devoir d'application ne vient, comme pour les autres matières du programme, prouver que l'enfant a compris ce qu'il a appris par cœur, et, en fait, le plus souvent, il n'a presque rien saisi du sens de ce qu'il récite.

     Quelque parfaite, en effet, que soit la rédaction du catéchisme, il contient toujours une foule de mots ou d'expressions dont les enfants ne comprennent pas le sens, parce que ces mots ou ces expressions ne sont pas employés ou ne le sont que très rarement dans le langage usuel.

     Si l'on considère de plus, la difficulté qu'il y a pour un enfant de huit à quatorze ans, à saisir et à s'assimiler les idées très abstraites et bien supérieures à la portée et à la culture de son intelligence, on ne sera, pas surpris de constater que dans ces jeunes mémoires le texte est souvent absolument indépendant du sens qu'il renferme.

     Ne serait-il pas opportun pour remédier à cet inconvénient, de faire pour le catéchisme, ce que l’on a fait pour les autres branches de l'enseignement: un livre du maître qui puisse servir de guide aux personnes chargées de faire étudier le catéchisme aux enfants, pour leur donner, en même temps que la leçon à apprendre, une explication littérale et sommaire des mots qu'ils ne comprennent pas.

     Ce serait rendre aux élèves l'étude du catéchisme plus facile et plus profitable et les enfants seraient ainsi mieux préparés à comprendre et à retenir les explications et les développements donnés par les pasteurs dans les catéchismes paroissiaux. C'est le but que je me suis proposé d'atteindre par ce petit livre.

     L'idée n'est pas nouvelle, elle a déjà été réalisée, en particulier par Monsieur l'abbé Gayrard dans l'explication du catéchisme de Paris. J'ai puisé très largement dans cet excellent ouvrage. A vrai dire, je n'ai guère fait autre chose que de l'adapter au texte du catéchisme des provinces de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski. J'y ai bien ajouté quelques explications spéciales, mais ce que j'ai emprunté au travail de Monsieur l'abbé Gayrard forme la plus notable et, sans aucun doute, la meilleure partie du présent ouvrage.

     Ce livre n'est pas un développement de la doctrine catholique ; d'autres en ont fait l'exposé détaillé et complet, et ils l'ont bien fait ; il ne faut donc chercher ici que l'explication nécessaire ou utile à l'intelligence du texte.

     Il est évident que ces explications, quelque élémentaires qu'elles soient, ne s'adressent pas indistinctement à tous les élèves : ce petit ouvrage n'est qu'un guide à l'usage de l'instituteur, à lui de choisir les explications qui conviennent le mieux à l'âge et à la culture intellectuelle de ses élèves ; à lui d'en modifier les termes pour les mettre à leur portée. Ce serait une erreur de chercher dans ce livre un travail tout fait, dispensant le maître de préparer lui-même la leçon ; la préparation personnelle du professeur sera toujours la meilleure et la plus efficace, mais je crois que tel qu'il est, ce petit livre peut rendre service.

     C'est dans cette pensée que je le présente aux instituteurs et aux institutrices des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski. Je serai très heureux, si j'ai le bonheur, de les avoir aidés un peu dans l'instruction chrétienne des chères âmes qui leur sont confiées.

E. LASFARGUES, prêtre S. V.

(REMARQUE SUR LE 1023e MILLE, Cette édition reproduit la lettre du Catéchisme des Provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski selon l'édition officielle publiée depuis 1924.) (1,023 x 1,000 = 1,023,000 exemplaires soit plus d'un million.

La quatrième question de ce catéchisme était : Pourquoi Dieu vous a-t-il créé ?

Dieu nous a créé pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde pour être heureux avec lui dans l’Éternité.

Profitons de l'épreuve actuelle, pour faire confiance en la Divine Providence, et mettons-nous à genoux et récitons la prière que Jésus nous a enseigné : Notre Père qui êtes aux cieux…  Et votre acte de Contrition.

Note de l’auteur du blog : Le catéchisme sert à guider ceux qui veut bien comprendre la Sainte Bible. 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:01

     Vous n’avez plus le choix. 

Jésus nous a dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »

     Si nous refusons Marie, la sainte Mère du Fils de Dieu incarné, nous refusons cette médiatrice qui fut à l’origine de notre rédemption.

C’est son OUI, à l’archange Gabriel, qui est le point de départ. C'est cette fête que l'on célèbre le 25 mars.

     Pour surmonter cette épreuve, que nous traversons, nous devons reconnaître devant DIEU, que nous sommes tous des pécheurs, c’est le premier étape.

     Avec votre prière de regret, (de contrition,) vous retrouverez ce que l’on appelle l’État de Grâce. 

     La seconde étape, doit d’abord être, un humble remerciement pour tout ce que la divine providence vous a donné gratuitement jusqu’à ce jour, ensuite faite votre demande.

     Souvenez-vous de la prière que fit l’enfant prodigue à son père…

« Père je ne suis pas digne d’être appelé votre fils … 

« Traitez-moi comme un de vos serviteurs etc…

 

Connaissez-vous le pouvoir de l’Acte de contrition ?   

Article déjà publié sur le blog : elogofioupiou.over-blog.com.

          

La contrition est l'acte par lequel l'âme se détourne du péché et se retourne vers Dieu pour lui demander pardon et pour implorer en même temps le secours de sa grâce afin de ne plus pécher à l'avenir.  Etc…

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 08:21

ON appelle vertus chrétiennes, celles que Notre-Seigneur Jésus-Christ a lui-même enseignées et pratiquées.

     Cette simple notion révèle déjà l'importance de ces vertus. Tout ce qui touche à la vie et à la doctrine du divin Maître intéresse les chrétiens et mérite leur attention. Les disciples des anciens philosophes avaient une telle vénération pour les enseignements de leurs maîtres, qu'ils les possédaient jusqu'aux moindres détails, s'en entretenaient du matin au soir et se faisaient un bonheur de les transcrire pour l'instruction d'autrui. Ils imitaient également leurs actions avec une fidélité si scrupuleuse qu'ils reproduisaient les défauts de ces grands hommes en même temps que leurs qualités.

     Les disciples d'Aristote marchaient le dos courbé parce que ce philosophe avait l'habitude de se tenir ainsi. Ceux de Pythagore conformaient invariablement leur manière de voir à la sienne, et ils n'avaient qu'une seule réponse à donner à toutes les objections qu'on pouvait leur faire : « Le maître l'a dit ! »

     Serez-vous moins pieux, lecteur ou lectrice, pour le Fils de Dieu, la Sagesse incarnée, l'auteur de tout bien, le modèle de toute perfection, que ces pauvres païens ne faisaient pour des hommes mortels, sujets aux faiblesses et aux erreurs de leurs semblables ? Ne serez-vous pas enflammée d'ardeur pour connaître les vertus de notre divin Sauveur et pour les pratiquer ?

     Mais, non seulement ces vertus sont le plus digne objet de votre étude ; elles sont encore nécessaires, indispensables. Une personne qui n'en accomplirait jamais les actes, ne saurait être véritablement chrétienne.

     C'est pour ne l'avoir pas compris que tant de jeunes personnes se sont engagées dans la voie mauvaise quelque temps après leur première communion. Elles se fiaient à leur régularité extérieure, au sentiment du devoir gravé dans leur cœur ; elles croyaient n'avoir rien à craindre parce qu'elles portaient le scapulaire et la médaille, et que leur nom était inscrit sur les registres de telle confrérie. Tous ces moyens n'ont pu les prémunir contre les tentations de l'adolescence, ni surtout leur donner la force nécessaire pour y résister.

     Cette force, c'est précisément la vertu qui la communique, aidée de la grâce du bon Dieu. Le mot latin que nous traduisons par vertu, ne signifie pas autre chose que la force de l'âme, l'énergie, le courage de faire le bien. Voilà ce qui vous est nécessaire, nécessaire à tout prix, soit que vous ayez conservé votre innocence, soit que vous ayez eu le malheur de la perdre par l'habitude du péché.

     En premier lieu, si vous êtes-vous encore pure ? Votre âme n'a-t-elle pas été souillée par le vice ou défigurée par les graves défauts qu'on rencontre chez tant de jeunes personnes ? La vertu est le principal et même l'unique moyen de vous conserver dans cet heureux état.

     Croyez-le bien, votre cœur ne saurait rester vide : si vous n'y mettez pas l'amour de Dieu et tous les sentiments généreux qu'il inspire, bientôt le démon y mettra l'amour des plaisirs coupables ou, tout au moins, des vanités et des frivolités mondaines. Votre cœur appartiendra à celui qui s'en sera emparé le premier.

     Voyez les saints : quels n'étaient pas leur innocence, leur éloignement du péché ! Et cependant, se sont-ils contentés de cette répugnance instinctive qu'ils avaient pour le mal ?

     Ont-ils compté sur leurs bonnes dispositions, pour rester fidèles à la loi divine ? Non certes ! car nous voyons dans leur vie que, dès l'âge le plus tendre ou dès leur conversion, ils pratiquaient les vertus chrétiennes à un degré presque héroïque ; ils ne passaient aucun jour sans en multiplier les actes. Si donc, avec un tel amour du bien et avec une si parfaite innocence, ils ont jugé qu'ils ne pouvaient se maintenir dans la bonne voie sans la pratique des vertus, combien ne devez-vous pas la regarder vous-même comme nécessaire ?

     A ces exemples, on pourrait opposer la chute prématurée d'une foule innombrable de jeunes, qui ravissaient d'abord leurs parents par la pureté de leur vie. Ces belles qualités qu'on admirait en elles ressemblaient à l'édifice bâti sur le sable, dont parle l'Évangile : le vent des passions est venu et l'a renversé, parce qu'il lui manquait le fondement solide des vertus chrétiennes.

     En second lieu, si déjà vous avez eu le malheur de perdre votre innocence, la pratique de la vertu est encore le seul moyen d'arracher de votre cœur les mauvaises habitudes qui s'y sont formées.

     Au premier abord, cela vous semblera probablement paradoxal ?

     « Je suis sujette à la colère, dites-vous, et vous exigez que je fasse en toute occasion des actes de douceur : c'est impossible ! N'est-il pas plus naturel de commencer par diminuer le nombre ou la gravité de mes impatiences, par en concevoir de l'horreur, que de vouloir produire des actes de la vertu contraire. »

      Eh bien ! non, et l'expérience le prouve tous les jours ; il faut un contrepoids aux passions ; c'est par l'amour de la douceur que vous parviendrez à détester la colère : c'est en vous faisant violence pour être aimable que vous triompherez de vos brusqueries naturelles, et pas autrement !

     Écoutez plutôt un des plus savants docteurs de l'Église, saint Grégoire le Grand. « Le médecin céleste, nous présente pour chacune de nos maladies spirituelles un remède opposé à la nature du mal. De même que les médecins guérissent les affections produites par le froid en recourant à la chaleur, et celles qui sont occasionnées par la chaleur en y opposant le froid, ainsi Dieu nous guérit de nos péchés en nous faisant recourir aux vertus contraires. Aux personnes mondaines, il prescrit la pureté ; aux avares, la générosité ; aux personnes irascibles, la douceur ; aux orgueilleuses, l'humilité ».

     Appliquez-vous donc à cette belle étude des vertus, et surtout joignez la pratique à la théorie. Si parfois l'acquisition de certaines d'entre elles vous semble difficile, souvenez-vous qu'elles feront votre force et votre bonheur et qu'elles doivent assurer votre salut.

     Triomphez alors courageusement des faiblesses de la nature et mettez tous vos soins, à accomplir chaque jour un grand nombre d'actes de ces vertus si précieuses, qui vous ouvriront la porte du ciel !

 

Inspiré de :  Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 08:15

     Vie de Sainte Catherine de Gênes, veuve…

« NON, mon Dieu, je ne veux plus du monde, je ne veux plus du péché ...

     Telles furent les paroles par lesquelles, à vingt-six ans, Catherine se donna irrévocablement à Dieu. D'une illustre naissance, remarquable par sa beauté, Catherine avait résisté dès son enfance aux séductions du monde, et demandé au divin Maître de lui faire partager ses souffrances.

     A treize ans, elle avait sollicité son admission dans un couvent de la stricte observance, mais sa jeunesse l'avait fait refuser. Trois ans plus tard, son père la donna en mariage à un jeune noble de mœurs dissolues, qui la traita avec tant de rudesse que poussée à bout par cinq années de cruels tourments, elle renonça à la sévérité de sa vie pour se mêler à la société mondaine de Gènes.

     Mais la grâce divine l'ayant éclairée sur les dangers de son état, Catherine résolut de se couper à tout jamais avec le monde, et de s'adonner désormais à la prière et à la plus austère pénitence. Une longue et douloureuse maladie acheva de perfectionner l'union de Catherine avec Dieu, jusqu'à ce que, purifiée par la souffrance dans son corps et dans son âme, elle rendit le dernier soupir en l'année 1510.

 

Extrait de :  Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0