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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 01:32

J'aime mon prochain, mais je ne puis oublier…                      

Point de miséri­corde à celui qui…

Nous devons faire réparation pour ceux qui ne pardonnent pas; d'abord, par un sentiment de charité, de pitié, d'inquiétude pour le malheureux état de leur âme, puisque chaque fois qu'ils ré­pètent l'oraison dominicale, ils prononcent leur propre condamnation; puisque, selon la parole terrible de la sainte Écriture : point de miséri­corde à celui qui n'a pas fait miséricorde.  (Jac., II, 13); nous devons faire réparation pour consoler le Cœur de Jésus qui est si doulou­reusement affecté quand il voit dans des cœurs chrétiens l'esprit d'inimitié et le ressentiment.

Nous le devons aussi par un sentiment de justice, principalement quand nous sommes nous-mêmes l'objet de ce ressentiment, parce que nous ne devons pas croire qu'il est sans objet, mais penser au contraire que, par la fragilité de notre nature, nous avons été la cause du mécon­tentement, de l'aversion de notre frère et que nous devons donc l'aider de nos prières à le surmonter.

Mais, si nous faisons un examen sincère de notre âme, nous trouverons ample matière à réparer pour nous-mêmes, car il n'est peut-être pas de prescription de la loi chrétienne dans l'observation de laquelle l'illusion se glisse plus facilement que dans la loi du pardon des offenses.

Nôtre-Seigneur, sur ce sujet délicat, n'a rien laissé au hasard de nos interprétations; il nous a tracé lui-même le programme que nous devons remplir; méditons-le, et sans distinguer ce qui est de prescription absolument rigoureuse de ce qui n'est que de conseil de perfection, exami­nons-nous sur toutes les manifestations que, selon notre divin éducateur et modèle, doit revêtir notre pardon pour être sincère et parfait, et nous assurer la récompense promise.

Aimez vos ennemis (Matt., v, 44). C'est-à-dire, au minimum, ne vous réjouissez pas de ce qui les afflige. Le propre de l'affection vraie, c'est de rendre communes les joies et les peines; c'est là, dans la matière, un critérium certain : tenez pour assuré que si vous ressentez une joie maligne de voir ou éprouvé, ou humilié celui qui vous déplaît, vous n'avez pas encore commencé à observer le précepte; j'entends, bien entendu, une joie que vous ne combattez pas ; car il n'est question que de sentiments délibérés et acceptés. L'illusion se glisse ici bien facilement. Oh! certes, se dit-on, ce n'est pas par rancune que je me réjouis, mais, au contraire, par un sincère sentiment d'amitié, parce qu'une telle humiliation ne peut être que très utile à un caractère naturellement orgueil­leux, etc. A cela je réponds : Êtes-vous parfait ? Êtes-vous parvenu à ce sommet où l'âme, vivant dans la clarté de Dieu, voit de suite tous ses mo­biles intérieurs, sans pouvoir s'y tromper ? Si oui, vous pouvez peut-être tenir ce raisonne­ment, mais alors, comme instinctivement, vous y joindrez de suite la pitié sympathique et la prière pour que la grâce vienne abondante à celui que l'épreuve visite.

Autre illusion : J'aime sincèrement mon ennemi, donc je pardonne. Mais on ne peut tout de même me demander d'être avec lui, comme auparavant ; il est pour moi mon pro­chain, et rien de plus.

Je réponds que ce prétendu amour est suspect et très probablement illusoire. Sans doute, notre amour pour le prochain comporte des degrés et des préférences légitimes mais ces degrés et préférences tiennent, non point au plus ou moins de satisfaction que nous ressentons des liens avec le prochain, mais de la proximité de ces liens. Vous aimiez hier comme un frère, par exemple, parce qu'il était vraiment votre frère, selon la nature, ou selon la grâce d'une vocation commune celui qui vous a offensé ; si vous ne l'aimez plus aujourd'hui que comme votre pro­chain ordinaire, ne dites pas que vous avez par­donné, vous êtes dans l'illusion, car vous devriez dans ce cas l'aimer, comme si l'offense n'avait pas existé.

J'aime, mais je ne puis oublier. Si vous voulez dire, par là, que la sensibilité reste émue, mais que vous combattez courageusement et loyalement ses retours, ne vous inquiétez pas ; l'heure viendra de l'oubli, et la récompense de votre générosité sera une affection plus profonde qu'auparavant, mais si vous voulez vous per­suader qu'il vous suffit de cette prétendue affec­tion de volonté, sans commander à vos nerfs, à vos yeux, à votre bouche, vous êtes dans l'illu­sion, et vous y resterez.

Dites du bien de ceux et à ceux qui vous disent du mal. (Luc., VI, 28).

La bouche parle de l'abondance du cœur, dit Nôtre-Seigneur lui-même. Voilà donc un moyen de s'assurer de ce que ressent le cœur. Ce que ressent le cœur de votre ennemi n'est que trop manifeste, puisqu'il vous diffame ; si vous faites de même, comment pourriez-vous croire que vous n'avez aucun ressentiment ?  Mais il faut bien que je me défende ? Si je ne réponds du tac au tac, je serai vite perdu de réputation.  Mais la question n'est pas de savoir ce que vous devez faire au jugement du monde, mais ce que Dieu demande de vous ; vous pouvez, à coup sûr, protester contre des allégations fausses, mais rien de plus.

D'ailleurs Nôtre-Seigneur nous demande quel­que chose de plus que de ne pas maudire nous-mêmes, il nous demande de dire du bien de qui dit du mal de nous et surtout de parler douce­ment et avec bonté à qui est mal disposé pour nous. Oh ! La puissance d'une bonne parole pour dénouer les malentendus et apaiser les que­relles !

C'est ce que le Père Faber appelle " les vertus médicinales ", des paroles de bonté. Elles demandent un effort, c'est vrai, parfois un effort qui n'est pas loin de l'héroïsme, mais aussi presque toujours elles emportent la place d'assaut, car un cœur implacable, "un cœur inacces­sible au pardon est un monstre assez rare"; le cœur de notre adversaire n'est pas fait autrement que le nôtre, et nous savons bien qu'une parole de bonté n'est jamais perdue auprès de nous, qu'elle finit par triompher de nos résistances.

Que si nous ne sentons pas l'énergie intérieure pour faire cette avance, même à celui qui, à notre jugement, a eu tous les torts, humilions-nous devant Dieu et implorons son aide; nous avons encore beaucoup à faire pour pouvoir arguer devant Dieu, dans notre propre cause, d'un pardon sincère accordé à notre frère.

Que si, surtout, nous nous retranchons dans notre dignité et attendons que le coupable fasse les premiers pas, nous pouvons bien nous faire illusion, mais la vérité est que nous avons peut-être la sagesse mondaine, mais non certes pas la prudence et la générosité chrétiennes.

Faites du bien à ceux qui vous haïssent. (Matt., V, 44). Ici nous entrons plus avant dans le domaine de la per­fection, mais aussi plus grande est notre sécurité contre l'illusion, car, puisque nous dépassons ce qui est strictement exigé, c'est que nous sommes mus par le désir non seulement de pardonner sincèrement, mais de reconquérir le cœur de notre frère, non seulement pour nous, mais pour Nôtre-Seigneur. Oh! La belle entreprise ! Se dire: Voilà une âme aigrie, une âme dès lors qui ne connaît plus la paix des enfants de Dieu, qui souffre et qui pèche, qui ne sait plus prier; je veux à force de bonté, d'oubli de moi-même, la rendre à Nôtre-Seigneur. Oh! Que les chrétiens seraient puissants dans notre monde si troublé s'ils étaient bien pénétrés, bien enveloppés de la bonté et de la mansuétude du Cœur de Jésus. C'est là l'apostolat par excellence ; celui qui ne laisse après lui aucun insuccès. C'est l'honneur de l'Eglise catholique d'en manifester à tous les âges et à tous les siècles la toute-puissance sur le cœur humain.

Priez pour ceux qui vous persécutent. (Matt., V, 44.)

Tous ne peuvent pas atteindre directement ou par la bonne parole ou par le bienfait ceux qui les haïssent, les diffa­ment, les poursuivent; il y faut certaines condi­tions, mais ce que nous pouvons tous c'est prier, et du fond du cœur et avec ferveur, pour ceux contre lesquels nous sentons en nous des mou­vements de colère et de ressentiment. Oui, prier pour eux et prier pour nous en même temps, confondre aux pieds de Jésus leurs intérêts avec les nôtres, opérer dans le Cœur de Jésus cette fusion que les circonstances extérieures rendent impossible ou imprudente. Oh! Certes, ce faisant, nous accomplissons la loi dans sa plénitude, nous n'avons plus l'illusion à craindre, car enfin, nous sentons bien que nous prions sincèrement et il dépend toujours de nous, de notre volonté de le faire avec persévérance.

Et quels merveilleux résultats n'a pas la prière dans  ces conditions !  Tout  d'abord, elle nous pacifie nous-mêmes ; par un mystère où se sent l'action ineffable du Cœur de Jésus, il se fait peu à peu comme une transformation de nos senti­ments,   l'amertume   disparaît et bientôt c'est l'affection qui revient, l'affection éprouvée, vrai­ment surnaturelle. Et chose plus  merveilleuse encore et qui se vérifie bien souvent, sinon tou­jours, il y a comme une action insensible  de cette prière sur l'âme de .celui auquel nous avons ainsi pardonné ; bien souvent les torts sont réci­proques, eh bien!

Il suffit de  prier pour  un adversaire, pour celui qui nous est hostile, pour que Dieu lui inspire de prier aussi pour nous. Oh! Qu'il sera doux et beau, au dernier jour, de contempler ce monde intérieur de la grâce, d'admirer ses merveilles, de voir quelle récompense Dieu donnait à une prière sincère, quelles répercussions inconnues de nous, elle avait sur d'au­tres cœurs. Oh ! Que nous sommes puissants, sans le savoir et, hélas ! Sans excuse de nous servir de cette puissance !

Humilions-nous aux pieds de Jésus, faisons amende honorable à ce Cœur sacré qui est le lien de nos cœurs; demandons-lui pardon d’être si rebelles à ses ordres, si indifférents à ses exemples, si peu généreux, en sa société à Lui qui l'est tant, et prenons la résolution de ne jamais garder sans lutte d'aigreur contre qui que ce soit. Entre ceux qui se font gloire d'appartenir au Cœur de Jésus, de vivre en commun de Lui, il n'y a qu'un unique sentiment permis, possible : la divine charité.

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 19:26

S.S. PAUL VI aura 120 ans le 26 septembre…

Si vous avez encore la foi catholique, pouvez-vous offrir, avec nous quelques prières pour notre saint Vicaire en  exil.

Père céleste, le Vicaire de votre Fils sur la terre, le Pape Paul VI, le guide la barque de l'Église, est aux prises avec de terribles tempêtes.  La haine et la trahison de ses ennemis à l'intérieur comme à l’extérieur, menacent votre Saint Église.  Paul VI est empêché d'exercer son office et son rôle de successeur de Pierre.  
Son appel à l'aide : " Sauvez-nous, Seigneur, nous périssons! "  Bouleverse nos cœurs de la même manière que le cri de l'apôtre Pierre qui toucha le coeur de Jésus-Christ.  

Père miséricordieux, nous Vous supplions par le Coeur Sacré de Jésus et par le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie,  de délivrer notre Pape Paul VI de ses entraves et des liens qui l’empêche encore de donner à notre Église la paix et l'ordre.  

Très Sainte trinité, ayez pitié du Pape Paul VI !  

Marie, Mère de l'Église et Divine Pastourelle, et vous les anges et les saints, intercédez pour le Pape Paul VI!  

Saint Pierre et Saint Paul et vous les apôtres, les Pontifes romains qui sont dans les cieux, bénissez, protégez, fortifiez et tenez par la main le Vicaire de Jésus-Christ qui peine sur la terre ! 

Ainsi soit-il !  

O très puissant patriarche, saint Joseph, patron de l'Église universelle, votre Église vous a toujours invoqué dans ses anxiétés et ses tribulations, abaissez donc du trône élevé de votre gloire un regard de compassion sur le monde catholique.

Que votre coeur paternel s'émeuve à la vue de l'épouse mystique et du vicaire de Jésus-Christ brisés par la douleur et persécutés par des ennemis puissants.

Je vous en conjure par les angoisses si amères que vous avez endurées ici-bas, séchez, dans votre bonté, les larmes de notre vénéré Pontife Paul VI ; défendez-le, délivrez-le, et intercédez pour lui près du donateur suprême de la paix et de la charité, afin que toute adversité disparaisse, toute erreur soit dissipée, et que l'Église entière puisse servir Dieu dans une liberté parfaite. Amen.

Puis réciter 1 dizaine de chapelet à cette intention.  

Notre-Dame de Lourdes, soutien de la Sainte Église, protégez Notre Saint Père le Pape Paul VI, remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à notre amour filial. Que nous soyons toujours fidèles à sa voix, que ceux qui se sont égarés reviennent au sein de l’Église pour consoler le coeur de notre Pontife bien-aimé.
Oh ! De grâce, notre Avocate, tournez vers nous vos regards pleins de miséricorde. O notre Mère, daignez venir en aide au Pape Paul VI !

Personne n'est plus digne que vous de parler au Coeur de Jésus; Nous ne connaissons pas de miséricorde au-dessus de la vôtre, après celle de Jésus, pour prendre nos intérêts et faire triompher la cause du retour de notre vénéré Pontife sur la chaire de Pierre.  Écoutez favorablement nos prières et daignez les exaucer,  Ô notre bien-aimée Souveraine !

Saint Michel Archange, protecteur de la Sainte Église et notre défenseur dans le combat, intercédez pour nous ! 

Nous vous remercions pour lui.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 11:51

Notre-Dame de la Merci

Dans les notes sur la vie de saint Pierre Nolasque et de saint Raymond de Pennafort on peut voir que la Sainte Vierge manifesta d'une manière authentique son désir qu'un Or­dre fût institué pour le rachat des captifs, notamment de ces malheureux chrétiens qui si souvent étaient faits prisonniers par des pirates musulmans et couraient le plus grave danger de perdre la foi et la vie.

Pour conserver le souvenir de cette faveur et en témoigner à Dieu une particulière reconnaissance, le Pape Paul V institua la fête de Notre-Dame de la Merci, ordonnant qu'elle se célébrerait dans l'Ordre de ce nom.

In­nocent XII l'a étendue à toute l'Eglise, et l'a fait insérer au martyrologe romain, en la plaçant au 24 septembre. La très sainte Vierge n'a cessé de protéger l'Ordre qu'elle avait fondé ; il produisit en effet, sous ses auspices, des hommes d'u­ne charité admirable, qui, non contents d'employer les aumô­nes des fidèles au rachat des captifs, se sont souvent donnés eux-mêmes, pour rendre la liberté à ceux dont la foi était en péril au milieu de ces peuples barbares.

Pendant de longs Siècles, Marie s'est montrée, en Afrique, la douce consola­trice des affligés et des exilés.

Extrait des Lectures Méditées (1933)

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 01:52
Neuvaine à Saint Michel Archange

Si chacun a bien sûr à coeur de se placer personnellement sous la protection du Grand Archange et de le prier à ses intentions particulières ; chacun a aussi le devoir de recommander instamment la Sainte Eglise à la protection du Prince des Armées Célestes dans les combats qu’elle doit mener aujourd’hui contre l’esprit des ténèbres, et également d’invoquer l’archange victorieux très spécialement pour la France, que plusieurs de nos Souverains ont placée d’une manière spéciale sous sa protection.

Conformément à l’usage de l’Eglise, nous proposons d’accomplir cette neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel en la faisant débuter le 20 septembre, de sorte qu’elle s’achève le 28 au moment des premières vêpres de la fête.

Chaque jour de la neuvaine :

  1. Réciter le « Confiteor » ;
  2. Puis réciter cette prière :
    Saint Michel Archange, rempli de la Sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et mon protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l’intercession du Bienheureux Archange Saint Michel, je Vous supplie, Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit, de m’accorder la grâce…
  3. Réciter ensuite la prière attribuée à chaque jour (voir ci-dessous).
  4. Terminer en récitant un « Pater noster », un « Ave, Maria » et un« Gloria Patri », suivis de l’invocation :
    « Saint Michel Archange, priez pour nous, défendez-nous !».

Premier jour : en l’honneur des Anges.

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l’Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge ; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu’ils m’épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l’Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux.
Ainsi soit-il.

* * *

 Deuxième jour : en l’honneur des Archanges.

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, – si semblable à celle de Dieu, qu’après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, – à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l’homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse.
Ainsi soit-il.

 * * *

Troisième jour : en l’honneur des Principautés.

Ô Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d’organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j’abandonne le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu’engendrent en moi mes misères et mes malheurs.
Ainsi soit-il.

 * * *

Quatrième jour : en l’honneur des Vertus.

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu.
Ainsi soit-il. 

* * *

Cinquième jour : en l’honneur des Puissances.

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d’introduire dans la Céleste Félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse Miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l’abîme, pour qu’il ne séduise plus les nations.
Ainsi soit-il.

 * * *

Sixième jour : en l’honneur des Dominations.

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l’ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu.
Ainsi soit-il.

* * *

Septième jour : en l’honneur des Trônes.

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l’Église, terrassez l’hérésie, exterminez les schismes et confondez l’incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre Foi. Que l’Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s’agrège des royaumes entiers afin qu’elle puisse peupler le Ciel d’âmes élues, pour la plus grande Gloire du Divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité.
Ainsi soit-il.

* * *

Huitième jour : en l’honneur des Chérubins.

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l’accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l’enfer.
Ainsi soit-il.

* * *

Neuvième jour : en l’honneur des Séraphins.

Prince très Glorieux de la Milice Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l’air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l’image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon.
Ainsi soit-il.

POSTED BY PIERRE-ALAIN DEPAUW ON 20 SEPTEMBRE 2017 IN BRÈVEEXPORT MCINEUVAINE À SAINT MICHEL ARCHANGERELIGION CATHOLIQUE 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 01:38

Sommes nous des mé­chants serviteurs…                

Nous sommes les débiteurs de Dieu, par le fait même que nous existons, puisque nous ne sommes que des créatures, que nous n'avons pas en nous-mêmes la raison de notre existence et que nous tenons de la libéralité gratuite de Dieu tout ce que nous avons et tout ce que nous som­mes, et dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce : Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu, dit saint Paul : ( I Cor, IV, 7.).

Mais ce n'est pas de ces dettes que nous de­mandons à Dieu la remise, ce lui serait injurieux et ce serait monstrueux, car de ces dettes, nous avons toujours le moyen de nous acquitter, et c'est par la reconnaissance que nous en témoi­gnons à notre Créateur et le bon usage que nous faisons de ses dons.

Les dettes dont nous demandons la remise, ce sont les péchés dont nous sommes coupables et les peines et châtiments qu'ils méritent. Le péché, explique saint Thomas d'Aquin, est bien une dette que nous contractons envers Dieu, dans le sens strict du mot, parce que, par le péché, nous usurpons contre son droit.

Le droit de Dieu, en effet, c'est que nous accomplissions sa volonté de préférence à la nôtre, parce que nous lui appartenons tout entier ; comme créatures, nous sommes son bien, sa chose. Or, selon l'axiome de droit qui traduit un principe fondamental de justice contre lequel rien ne peut prévaloir : les fruits de toute chose appar­tiennent à son propriétaire : les fruits de notre nature, de notre personne consistent dans l'exer­cice de nos facultés; nous ne pouvons donc jamais légitimement disposer de nous-mêmes, de ce qui nous appartient contre la volonté con­nue et manifestée de Dieu ; cet usage abusif qui constitue le péché est donc bien une usurpation du droit de Dieu et crée de nous à lui une dette dont sa justice l'oblige à poursuivre contre nous le recouvrement.

Or, cette dette, qu'il s'agisse du péché mor­tel ou même du péché véniel, nous sommes, par nous-mêmes, totalement incapables de l'acquit­ter ; nous ne pouvons offrir, de ce qui nous appar­tient, une réparation adéquate, puisque, en réalité, rien ne nous appartient et que nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes ; il reste donc que le seul moyen, en notre pouvoir, c'est de sollici­ter humblement de Dieu la remise gratuite de notre dette.

Nous savons d'ailleurs par la foi que Dieu, en nous remettant nos dettes, ne lèse pas les droits de sa justice, parce qu'elle a été une fois pour toute satisfaite par une réparation d'un prix infini, par le sacrifice sanglant de la divine Victime, Nôtre-Seigneur Jésus-Christ ; donc quand nous deman­dons à Dieu la remise de notre dette, selon ce que Nôtre-Seigneur nous l'a appris lui-même, c'est équivalemment lui demander qu'il veuille bien nous appliquer les fruits de la Passion, pour  satis­faire à sa justice au moyen des mérites infinis de son divin Fils.

Et comme nous sommes tous pécheurs, que, comme nous le déclare l'apôtre saint Jean, " si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous ", parce que " le juste lui-même tombe sept fois par jour ", que, même le péché pardonné, il reste une peine temporelle à acquit­ter en ce monde ou en l'autre, et que d'ailleurs, tant pour obtenir le pardon du péché que pour accomplir les œuvres satisfactoires qui diminue­ront la peine, nous avons besoin de la grâce de Dieu qui nous y dispose, il suit que ce sont tous les hommes sans exception qui doivent dire du fond du cœur : Pardonnez-nous nos offenses.

La prière est ainsi la première condition de la remise de nos dettes envers Dieu, et cela appa­raît si clairement aux esprits les plus bornés ou les plus infatués qu'il n'est personne qui ne se soumette facilement à cette condition si bénigne.

Mais il en est une autre condition indiquée par Nôtre-Seigneur dans la demande même que nous fai­sons du pardon, condition qui, d'après ces ter­mes, apparaît avec le caractère de condition sine qua non, en tant qu'elle constitue de Dieu à nous, comme de nous à Dieu, un véritable con­trat, à titre onéreux pourrait-on dire, qui engage les deux parties, dès que la condition est remplie, et cette condition est indiquée par les dernières paroles de notre demande : comme nous-mêmes faisons remise à nos débiteurs ; et comme la réa­lisation de cette condition ne va pas sans diffi­cultés, il s'ensuit que tout l'effort de notre esprit, pour avoir la pleine intelligence de cette prière, doit porter sur cette condition même.

C'est bien une condition que Nôtre-Seigneur nous impose, une condition stricte, indispen­sable, car ce qu'il n'a pas fait pour les autres de­mandes de sa prière, il revient sur celle-là pour la commenter, dès qu'il a indiqué les sept deman­des : " Si, en effet, vous pardonnez aux hommes leurs péchés, votre Père céleste vous pardon­nera, lui aussi, vos fautes. Mais si vous ne par­donnez pas, ne comptez pas sur le pardon de votre Père céleste. " (Math., vi, 14-15.)

C'est donc bien une condition formelle, pré­cise, indispensable, à la fois positive et négative : Pardonnez et Dieu vous pardonnera. Si vous refusez le pardon, Dieu aussi vous le refuse. Et c'est une condition uni­que; Dieu ne nous demande pas autre chose pour nous pardonner: condition positive unique.

Tout ce que nous pouvons faire, par ailleurs, sans l'accomplissement de cette condition: les prières les plus ferventes, les aumônes les plus abondantes, les mortifications les plus héroïques, rien ne peut suffire à nous obtenir le pardon : condition unique négative.

Il faut bien le reconnaître, le pardon des in­jures, des offenses du prochain est difficile, c'est ce que là religion de Jésus présente de plus hé­roïque, de plus sublime, de plus parfait, parce qu'il s'agit ici, comprenons-le bien, d'un pardon sincère, d'un pardon qui vienne vraiment du cœur: d'un pardon entier et sans réserve, d'un oubli complet des torts du prochain ; c'est une œuvre au-dessus de la nature, à l'opposé de toutes les tendances naturelles ; c'est ce qu'il y a de plus parfait dans la charité, c'en est l'épreuve aux deux sens du mot, car le pardon sincère et complet est l'exercice le plus difficile de l'amour de Dieu, et donc sa manifes­tation la plus sûre et la moins sujette à l'illusion.

Mais précisément la chose la plus désirable pour un chrétien digne de ce nom, pour celui qui pense à son salut et comprend que c'est pour lui la grande, l'unique affaire, c'est de savoir, avec la plus grande certitude qui puisse lui être donnée ici-bas, qu'il aime vraiment Dieu, d'un amour véritable et non illusoire et d'imagination, puisque à cet amour de charité que nous ressen­tons pour Dieu correspond toujours infaillible­ment l'amour de Dieu pour nous et l'abondance de ses secours de grâce. Eh bien, de tous les témoignages que nous pouvons nous donner de notre amour pour Dieu, il n'en est pas de plus sûr que le pardon sincère que nous accordons à ceux qui nous ont offensés. Et pourquoi? parce qu'il n'y a que l'amour pour Dieu et un amour déjà parfait qui puisse nous déterminer à ce par­don. Ce n'est point la nature qui nous y porte, puisqu'au contraire c'est une victoire contre la nature ; ce n'est point le monde, puisqu'il professe les maximes toutes contraires; Dieu seul est donc le motif de ce pardon, le seul amour de Dieu en est le principe, et si l'illusion est encore possible dans le pardon que nous croyons accor­der sincèrement, elle ne peut exister dans la conclusion que nous établissons du pardon dès qu'il est sincère, à l'existence en nous de la véri­table charité.

D'un autre côté, si le pardon des offenses est ce qui coûte le plus à notre nature, il faut dire aussi que, avec le secours de la grâce qui ne nous fait jamais défaut, c'est ce qui dépend le plus de nous et de notre volonté. Or, il n'y a rien de plus possible pour nous que ce qui dépend unique­ment de nous et n'est soumis à aucune autre condition de temps, de lieu, d'âge, de santé, etc. Pour pardonner, il nous suffit de le vouloir: le pardon est dans la volonté, et tous les actes qu'il entraîne ne sont que les conséquences de l'acte de volonté et en même temps des preuves de sa sincérité.

Ainsi d'une part, parce que le pardon des offenses est une victoire de la grâce sur la nature et a pour principe habituel la charité, Dieu ne déroge pas à sa justice et à ses lois, s'il est per­mis de parler ainsi, en en faisant l'unique condi­tion pour pardonner lui-même; et d'un autre côté parce que ce pardon est toujours en notre pouvoir, avec le secours assuré de sa grâce, Dieu manifeste toute l'étendue de sa miséricorde en ne posant que cette unique condition pour nous pardonner.

Car enfin, quelle proportion y a-t-il entre l'of­fense que nous recevons et l'injure que nous fai­sons nous-mêmes à Dieu par le péché? Et pour­tant !

" Nous exagérons sans mesure les fautes qu'on fait contre nous ; et l'homme, ver de terre, croit que le presser tant soit peu du pied c'est un attentat énorme, pendant qu'il compte pour rien ce qu'il entreprend hautement contre la sou­veraine majesté de Dieu et contre les droits de son empire! " (Bossuet.)

Nôtre-Seigneur a mis lui-même en lumière dans une parabole ce contraste tout à notre avantage et l'iniquité qu'il y a pour nous à ne pas souscrire à un marché qui nous est si avantatageux : c'est la parabole du roi qui fait remise de dix mille talents à l'un de ses serviteurs, touché qu'il est par ses supplications : " Mais ce servi­teur ne fut pas plutôt sorti que, trouvant un de ses compagnons qui lui devait cent deniers, il le prit à la gorge et l'étranglait en disant : Paie-moi ce que tu me dois.

Son compagnon, se jetant à ses pieds, le conju­rait en disant: Accordez-moi quelque délai et je vous paierai tout.

Mais il ne le voulut point et il alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il payât sa dette. "

Nous savons ce que pensa le prince et ce qu'il fit quand ce fait odieux lui fut rapporté : " Mé­chant serviteur, je t'avais remis toute ta dette, parce que tu m'en avais prié. Ne devais-tu donc pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ?... " (Math., XVIII, 23-35.)

Ne retenons pour le moment, de cette para­bole, que le contraste expressif qu'établit Nôtre-Seigneur entre la gravité de nos offenses envers lui et le peu de gravité que représentent toujours les offenses dont nous avons à nous plaindre de la part de nos frères et dont notre imagination, notre susceptibilité, notre orgueil font souvent tous les frais. Mais si grave relativement que puisse être l'offense que nous avons reçue, en­core est-il qu'elle est d'un homme comme nous, tandis que nos offenses vis-à-vis de Dieu revê­tent, parce qu'elles s'adressent à une majesté infinie, un caractère de malice quasi infinie que Dieu seul, parce que seul il se connaît, peut apprécier à sa juste valeur. Ainsi cette clause de pardon fait ressortir la mansuétude, la miséri­corde de Dieu qui, pouvant exiger de nous une satisfaction adéquate à l'offense, se contente d'une satisfaction si disproportionnée.

Je vous adore, divin Sauveur Jésus, comme mon souverain Maître, auquel j'appartiens, à qui je dois compte de tout ce que je suis, de tout ce que je fais, de mes pensées, de mes désirs, de mes paroles, de mes actes et qui, de tout, me demanderez un compte rigoureux au jour de vos  justices. J'adore cette justice infinie que vous avez apaisée par le sacrifice de votre précieux Sang sur la croix. J'adore votre infinie sagesse qui se manifeste si éclatante dans la condition que vous posez à votre pardon, c'est-à-dire à l'acquisition du ciel: cette condition même est aussi une preuve de votre amour pour nous; car si aujourd'hui peut-être c'est à moi de pardonner à mon frère, demain c'est lui qui devra user en­vers moi de miséricorde ; ainsi cette loi du pardon n'est qu'une manifestation de l'ardent désir de votre cœur, que vous exprimiez au soir de la Cène :

" O Père, que tous soient un, comme tu es en moi et que je suis en toi ; qu'ils soient tous un en nous... Moi en eux et toi en moi afin qu'ils soient consommés dans l'unité. "

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 07:50

Nous devons solliciter le pardon et nous devons pardonner…

«Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés».

Les trois premières demandes de l'Oraison dominicale ont pour objet la gloire de Dieu et notre fin dernière, c'est-à-dire la béatitude, la possession de Dieu ; la quatrième demande se rapporte aux moyens positifs de sanctification.

Les trois dernières demandes concernent les moyens négatifs, c'est-à-dire la suppression des obstacles au salut, car, dit saint Thomas d'Aquin, nous sommes ordonnés à la béatitude. Or, le premier des obstacles à l'obtention de la béatitude, c'est le péché, et tout d'abord le péché mortel qui nous exclut formellement du royaume de Dieu, selon cette expression de l'Apôtre (I Cor., vi, 9): " Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adul­tères... ne seront héritiers du royaume de Dieu. "

Puis le péché véniel et la peine temporelle qui reste due après que le péché mortel a été pardonné, car ce sont là des obstacles à l'obtention de la béatitude, des dettes qu'il nous faut néces­sairement acquitter avant de recevoir la récom­pense.

C'est à la suppression de ces obstacles que répond la 5e demande: Pardonnez-nous nos offenses...

Dans la méditation de cette 5e demande, nous trouverons le motif de l’Adoration dans la con­sidération du souverain domaine de Dieu contre lequel le péché usurpe ; de sa justice qui en pour­suit l'expiation ; de sa miséricorde qui ne met que deux conditions au pardon 

Nous devons le solliciter et que nous pardonnions nous-mêmes.

Nous trouverons les motifs de l'Action de grâ­ces tout d'abord dans la considération du bien dont cette obligation du pardon faite à tous est la source dans l'ordre social  et dans la consi­dération des secours puissants que nous offrent les exemples de Jésus et son Eucharistie pour pardonner de tout cœur, afin d'obtenir nous-mêmes le pardon de Dieu.

Le motif de la Réparation dépendra de nos résistances à cette loi de pardon et des illusions que nous entretenons trop souvent en nous sur ce sujet.

Et notre Prière aura pour objet de demander au Cœur adorable de Jésus, par l'intercession de notre très sainte Mère, la grâce de mettre notre vie en plein accord avec cette demande que nous répétons si souvent. (A suivre)

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 17:53

Formule pour une sincère communion  spirituelle… 

SEIGNEUR très saint, Père tout-puissant, Dieu O  éternel, je vous remercie parce que, dans votre miséricorde, et sans aucun mérite de ma part, vous avez daigné me nourrir du corps précieux et du sang de  votre  Fils,  notre   Seigneur  Jésus-Christ, quoique je sois pécheur et votre serviteur indigne.

Comme je ne puis vous recevoir dans une sainte  et réelle communion, voici mon saint désir : Devant Vous, je me reconnais comme un pécheur et humblement je vous demande pardon et miséricorde pour mes péchés, par les mérites des Saints Plaies de Seigneur Jésus-Christ.

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Faites, je vous en prie, que cette communion  spirituelle soit sincère et serve  salutairement à m'obtenir le pardon. Faites-en une arme pour ma foi et un bouclier de bonne volonté.

Puisse-t-elle me libérer de mes vices et étouffer les flammes de mes mauvais désirs. 

Qu'elle fasse croître  ma charité et ma patience, mon humilité et mon obéis­sance,  et  toutes  les  vertus. 

Qu'elle  me soit  une défense contre les embûches de tous mes ennemis, visibles et cachés.

Qu'elle apaise et mette le calme dans tous  les  mouvements  désordonnés  tant  de l'esprit que de la chair.

Que j'adhère fortement et uniquement  à vous,  le  seul vrai  Dieu,  qui  êtes l'heureuse consommation de ma fin.

Et, je vous en prie, daignez me conduire, moi pécheur, à ce festin où, en union avec votre Fils et le Saint-Esprit, Vous êtes pour vos saints, la vraie lumière, la satisfac­tion complète, l'allégresse éternelle, la joie entière et le bonheur parfait.

Par le même Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il. 

Inspiré de la Prière de Saint Thomas D'Aquin

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