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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 07:59

 

Offrande de votre Heure Sainte.

 

   Ce pieux exercice consiste, à faire mémoire de tous les outrages endurés par Jésus-Christ pendant la nuit qui précéda sa mort. Les réflexions qui suivent, sont courtes et pratiques, afin d’aider les fidèles, à bien méditer les mauvais traitements que le Divin Sauveur a supportés pour notre salut.

 

   Je vous offre, Seigneur Jésus, le temps de cette méditation que je veux passer avec vous, pour bien me souvenir de votre sainte Passion.

   Je veux que ce moment de prière et de solitude, au milieu des ombres de la nuit, soit le témoignage de ma reconnaissance pour vos pénibles travaux, et l’amende honorable pour tous les péchés du monde. Je viens pleurer sur vous, sur moi, sur l'impiété des uns, sur l'indifférence des autres, sur les négligences de tous, et vous dire : Seigneur ayez pitié de nous !...

 

   Je vous offre cette heure sainte pour la sainte Église et pour son chef, PAUL VI qui, par votre volonté adorable, ont une si large part au calice de vos douleurs...

   Daignez, par votre amour me pénétrer pro­fondément, par les preuves sanglantes qui le recommandent à mon cœur et faite que mon cœur ne mérite pas, dans ce pieux exercice, le reproche que vous adressiez à vos trois apôtres : « Vous n'avez pu veiller une heure avec moi... Veillez et priez ! »

I

La dernière Cène  

 

   « En vérité, l'un de vous me trahira. » Ainsi commence la très douloureuse Passion de notre Sauveur. Lors de la première communion des douze, il y a un sacrilège. Et si c'est la proportion parmi les convives de l'Eu­charistie, mon Dieu, que de profanations depuis vingt siècles ! A toutes les messes où il y a des commu­niants, Jésus-Christ ne pourrait-il pas encore dire : « En vérité, l'un de vous me trahira ; ou même plusieurs me trahiront ! ... »

   Aussi, dans l'ardeur d'un zèle éploré, j'irai jusqu'au bout du monde, et j'en fouillerai tous les recoins ; je prendrai ces saintes Espèces profanées qui n'ont point encore reçu de réparation : les unes livrées par des Judas ; les autres, reniées par les présomptueux et par les lâches ; celles-ci oubliées par les indifférents ; celles-là délaissées par les tièdes...

   O mon âme, ouvrons, le ciboire de notre amende honorable, et recueillons- y, pieusement toutes ces saintes hosties...

   Dans cet acte de religieuse réparation, qui doit s'accomplir avec l'effusion des larmes, j'insisterai sur tout ce qui m'est plus personnel. Que d'autels m'ont vu à genoux ! Que de saintes tables m'ont reçu comme convive ! Que de ciboires se sont ouverts pour moi !

   Quelle fut ma foi dans ma jeunesse, et quelle est ma foi aujourd'hui pour le très saint Sacrement ?  Bientôt j'emporterai toutes mes hosties reçues, devant mon juge.

   Ah ! Que pas une, ne m'accuse ; ou tout au moins, que chacune reçoive avant ma mort, la réparation et l'honneur qui lui est due. C'est ce que je me propose de faire en ce moment, avec la sincérité de tous mes regrets pour mes manquements.

II

Au jardin de l'Agonie.

 

   « Jésus tomba en agonie. » Après l'Eucharistie c’est immédiatement le combat qui commence. Au jardin des Oliviers, pieux rendez-vous des contemplatifs, il n'y a ni bour­reaux, ni fouets, ni clous, ni lance et cependant voici Jésus, l'âme triste jus­qu'à la mort et le corps broyé au point de répandre   une suer de sang. Il agonise sous le seul effort de la contrition. Comment ne pas comprendre le mal du péché, le souvenir de nos péchés devrait mettre notre âme en pleurs et en agonie. 

  O Jésus, pour me guérir, donnez-moi vos larmes et votre sang versés à Gethsémani et pour m'instruire, donnez-moi ces cris du cœur, qui vous ont échappé dans les ténèbres et dans la solitude de votre combat. « Mon âme est triste jus­qu'à la mort... Veillez et priez. »

   O Jésus, pitié pour tous les tristes de ce monde ; pardon pour ceux qui ne savent pas méditer vos douleurs, ni comment vous soulager par l’offrande de leurs propres douleurs. — « Que ce calice s'éloigne de moi ! Mais que votre volonté se fasse, ô Père, et non la mienne. »

   O Jésus, pitié pour ceux qui demandent comme vous, que le calice s'éloigne et le pardon pour ceux qui refusent de dire : « Père, non pas ce que je veux, mais ce que vous voulez. »

   « Vous n'avez pu veiller une heure avec moi... » Mon bon Jésus, pitié pour tous les égarés de ce monde et pardon pour tous ceux qui dorment, alors qu’ils devraient veiller et prier...

    Qu'à cette heure, au moins, je sois comme dans une sainte agonie, l'âme et le corps broyés par le repentir, la vo­lonté propre anéantie, heureux de boire le calice pour expier...

 

III

La trahison.

 

   « Ils se saisirent de lui et le lièrent. »

   Voilà Judas avec son hypocrite baiser ! Et Jésus, dans son inaltérable bonté lui dit : « Ami, à quel dessein êtes-vous venu ! Vous trahissez le Fils de l'Homme par un baiser. »

 

   Dans cette arrestation sacrilège, quelle image de la mêlée humaine ! Partout les traîtres, suivis par les dociles instruments qu'ils ont payés pour ce crime. Ils viennent sourdement, traînant des chaînes. O Jésus, ô sainte Église, ces chaînes sont pour vous et aussi pour nous, saints et justes, hum­bles et petits.

   Quelques amis du Maître, souvent plus téméraires que forts, « tirent l'épée » comme Pierre, mais ne persévèrent pas dans le combat pour la cause de Dieu...

   Je ne regarderai que Jésus, dans la mêlée ; Lui, le modèle des victimes et des combattants. « Qui cherchez-vous ? — Nous cherchons Jésus de Nazareth. — C'est moi. »  Ils furent tous renversés par terre, par ce ferme aveux.

   Ah ! Si les chrétiens, étaient aussi sans compromis et sans faiblesse, s’ils savaient et osaient bien dire : « Oui, je suis chrétien » ; voici ma conduite et mes œuvres, que prétendez-vous ? Rien ne me fera chan­ger, ni pactiser avec vous... Devant cette ferme attitude, que de projets pour le mal seraient détruits ou évités !

   Pardon, Seigneur Jésus, pour tous ceux qui vous lient et qui dans le monde, « cachent la vérité ». Prenez en pitié tous ces faibles qui se laissent entraîner au mal ; brisez les liens honteux des pé­cheurs, pour qu'ils passent à « la liberté des enfants de Dieu » ; et bénissez vos disciples qui, comme saint Paul, tien­nent au grand honneur d'être enchaînés pour votre cause. « Avec Jésus-Christ nous vaincrons. »

IV

Au milieu des prétoires.

 

    Je suivrai Jésus mon roi et mon divin Guide, qui est traduit devant les tribu­naux de Jérusalem. Je ne saurais m'étonner ni de la brutalité du peuple, personnifiée par ce valet qui ose le frapper au visage ; ni par la jalousie haineuse des prêtres d'Israël ; ni par les mo­queries d'Hérode ; ni par la froide injus­tice de Pilate.

   Mon expérience me permet de constater que la persécution, contre les justes, continue avec les mêmes tactiques et les mêmes instruments. Que Jésus seul, m'apparaisse et captive toute mon attention.

    Le voici, doux et silencieux, devant les juges et les faux témoins, au milieu des ingrats qui demandent sa mort, déjà les amis l'abandonnent. Et Pierre est de ce nom­bre : le premier à jurer « qu'il le suivra jusqu'à la mort » et fût le premier à jurer « qu'il ne connaît pas cet homme ».

    Mon Dieu, que le cœur humain est faible ! Quelle horrible peur de faire rire de soi ! Quelle promptitude à délaisser, à renier l'ami devenu malheureux, quelle bassesse devant l'injustice, surtout quand cette injustice est la force ! Même l'ironie d'une servante, est suffisante pour con­sommer la ruine d'une conscience.

    Au moment où l'apôtre blasphème, et renie son maître pour la troisième fois, voici que son maître, par la rapidité et la tendresse de ses yeux, regarde Pierre, et Pierre est sauvé, « il sort et pleure amère­ment ».

    O Seigneur, je ne vous demanderai pas pardon pour votre apôtre, car il a tant pleuré son crime que ses larmes ont creusé deux sillons sur ses joues.    Mais je vous dirai seulement :

    Pardonnez à ceux qui vous renient et qui ne pleu­rent pas, pardonnez aussi à ces âmes es­claves du respect humain et à ces hommes plus lâches que les femmes ne sont timides.

   S. V. P. Seigneur pardonnez-moi car ma vie compte tant d’indignes défections.

V

Les faux témoins.

 

    Il est donc vrai, qu'avec un peu d'argent, on peut facilement tout acheter, même des consciences. Trente deniers pour faire de Judas un traître ! Et un peu moins sans doute, pour trans­former quelques hommes en faux té­moins contre Jésus !

   Ah ! de ces âmes vé­nales, on en trouvera toujours, jurant devant le crucifix, de dire la vérité et n'affirmant que le mensonge !... Souvenons-nous, que le faux témoignage n'a qu'un but : affirmer avec serment que tel inno­cent est coupable ou que tel cou­pable est innocent.

   O Jésus, qui êtes la Vérité même, amende honorable pour ceux qui vous outragent !  Que l'infamie des menteurs me préserve de l'être moi-même ; que la vérité soit toujours pour moi « un be­soin de première nécessité. »

 

VI

Les juges.

 

    « Il mérite la mort... Qu'il soit crucifié ! » Hélas ! Ils ont osé le dire ; les uns par haine et par jalousie, les autres par ingratitude et par faiblesse. Aujourd’hui ils osent encore le répéter, tous ces succes­seurs des Juifs impies et c'est pour moi un sujet d'étonnement, autant que de tristesse.

   Que l'on n'ait pas le courage, de se renoncer, de porter notre croix tous les jours et de suivre Jésus-Christ, je peux essayer de le comprendre.

    Mais refuser d’admirer sa morale évangélique et oser prétendre que Jésus ne fut ni bon, ni doux.  

    Comment peut-on refuser de voir le bien qu’il a fait et sa vie exemplaire en tout point. Voilà ce qui ne peut se concevoir et c’est vraiment de la mauvaise foi.

   Vive Jésus ! Vive le Roi du Ciel et de la terre !

   Puisse ce cri de mon âme, Vous dédommager des cris de mort, que les juges iniques de tous les siècles, font encore retentir contre Vous Seigneur.

VII

Hérode et sa cour.

    « Hérode se moqua, de lui, ainsi que toute sa cour. » Quand le supérieur donne le signal de l'insulte, les inférieurs s'empressent d'y répon­dre.

   A partir de ce moment, Jésus-Christ n'a pas cessé d'être traité d'insensé, lui et tous les disciples, qui s'attachent à sa personne. Il est toujours vrai de dire avec saint Paul : Nous ne sommes que les ba­layures de ce monde.

   Il y a donc un rire cruel et permanent dans le monde, jeté à ces imitateurs de Jésus-Christ qui le suivent en ce monde, à tous les amis de la croix et de l'autel. Mon Dieu, comme tout cela tient du juif et de l'enfer !

   Le Christ y est sensible, et d'avance il dit aux railleurs : Un jour ce sera moi qui rirai de vous.

    O Maître, faites qu'ils cessent de se moquer et pardonnez-moi, s’il y a eu dans ma vie des paroles inutiles, des sarcasmes plus puérils que méchants, sortis de mes lèvres contre les personnes et les choses saintes.

 

VIII

La dernière nuit.

 

    Et voici maintenant que la grande et suprême nuit commence. Les juges vont dormir et les soldats vont boire, chanter et abuser de Jésus. Ils lui crachent au visage ; ils lui arrachent la barbe ; ils le poussent dans tous les sens et se le renvoient brutalement au milieu d'infernales clameurs...

    Mon Dieu, quel tumulte font les méchants en ce monde ! Il semble qu'il n'y ait de place que pour eux, pour leurs orgies et pour leurs insolents triom­phes. Quelle preuve frappante qu'ils ne sont pas dans le vrai ! Leur ridicule folie est poussée si loin, qu'ils ne savent plus ce qu'ils font, ni pourquoi ils blasphèment...

    J’espère, ô mon Dieu que vous n’entendrez jamais ma voix au milieu de ces fureurs bruyantes !

    Accordez-moi de passer ici-bas en faisant le bien sans bruit, donnez-moi d'aimer la solitude, pour penser à vous, jours et nuits, loin des émeutes organisées contre vous.

    Ils, lui attachèrent un bandeau sur les yeux. O Vérité Sainte, les méchants vous réservent toujours les mêmes outrages. Ils s'efforcent de couvrir, Votre sainte Vérité de leurs erreurs et de leurs sophismes. Mentons, mentons encore, disent-ils et c'est ainsi que, sans pouvoir vous supprimer, ils réussiront à en détourner un grand nombre et ainsi de les priver des saintes clartés de votre visage...

     Jésus, dont les yeux sont bandés par la violence et par le sacrilège, vous serez toujours pour moi, le seul qui rende la vue aux aveugles, la « seule lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde ».

    Je plains ceux « qui ne vous ont pas reçu », et je m'engage à continuer de crier la vérité, car vous qui êtes « plein de grâce et de vérité ».

    Ils le frappaient en criant : Prophétise, dis-nous qui t'a frappé ? Jésus prophétiserait, que ses ennemis n'en continueraient pas moins leurs insultes.

    Quand, par une intervention miraculeuse de Dieu, le bûcher se refusait à brûler les martyrs, on les jetait alors dans l'arène ; et si les bêtes féroces se couchaient aux pieds des vic­times, au lieu de les dévorer, on avait recours au glaive.

    Le cœur qui résiste à la bonté et à la douceur de Jésus ne peut être accessible à la leçon du miracle.

    Ô mon Dieu, la Patience de Jésus, au milieu des insultes, l'Évangile, l'Eucharistie et sa Mi­séricorde qui tous les jours me par­donne, voilà les quatre miracles permanents mis au service de ma foi, faites qu'ils augmentent en moi mes convic­tions et ma reconnaissance.

    « Ils placèrent un roseau dans ses mains, et fléchissant le genou, ils di­saient : Nous vous saluons, roi des Juifs ! » C'est ainsi que pas un des attri­buts du Sauveur n'aura échappé à l'in­sulte. Ils ont outragé sa bonté, sa puis­sance, sa science, sa royauté.

    Plus j'entendrai le monde blasphémer la royale personne de Jésus, plus je la célébrerai, en lui donnant le tribut de mon respect.

    O royauté si digne d’être aimée ! O mon Roi, je vous salue, je vous aime et je vous adore. 

    Régnez sur moi, et faites-moi comprendre que « bien vous servir, c'est régner avec vous ».

    Ils se lassèrent enfin, et enfermèrent jésus dans une étroite prison. Permettez, ô mon Maître, que j'y pénètre avec vous et que, prosterné à vos pieds, j'enlève une à une toutes les traces des opprobres et des coups...

   O saint Martyr, épuisé de lutte et succombant sous le poids des injures !

   O premier Confesseur de la foi, que vous apportez sur la terre ; recevez de mes mains le Viatique que je vous présente pour votre dernier combat : ma com­passion, mes pieuses prières, mes regrets du passé, et surtout mes promesses de fidélité pour toujours.

    O saint tabernacle de l'autel, prison eucha­ristique, pourquoi celui que vous gardez vivant, sous les ombres du mystère, ne peut-il pas attirer mon cœur invincible­ment ? Oui, je serai désormais un fidèle ami du sanctuaire, et je m’attacherai à la Sainte Messe, qui est le renouvellement non sanglant du Sacrifice Perpétuel de la Passion de mon Divin Sauveur.

    Mon Heure de sainte méditation s'achève. Chaque semaine je veux essayer de renouveler ce pieux exercice, mon horreur pour un monde qui persécute tout ce qui est saint et pur, et mon amour pour le divin Maître, qui souffre tou­jours, bénit et pardonne.

    O Jésus trahi, insulté, flagellé, couronné d'épines et crucifié, je veux souffrir, travailler pour vous. Je désire vivre avec vous et mourir humblement dans vos bras. Ainsi soit-il !

Inspiré de : Le Crucifix.  Abbé Chaffanjon (1925)

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 19:17

Larmes et sourires, bénissez le Seigneur Jésus.

Regrets et repentirs, bénissez le Seigneur Jésus.

Fièvres et ferveurs, bénissez le Seigneur Jésus.

Péchés lavés et pardonnés, bénissez le Seigneur Jésus.

Crimes expiés et réparés, bénissez le Seigneur Jésus.

Injustices devenues servantes du salut, bénissez le Seigneur Jésus.

Bourreaux absous et victimes volontaires, bénissez le Seigneur Jésus.

Oublies dont Dieu se souvient, bénissez le Seigneur Jésus.

Ingratitudes doucement accueillies, bénissez le Seigneur Jésus.

Secrets du fond des âmes, bénissez le Seigneur Jésus.

Mensonges agenouillés devant la Vérité, bénissez le Seigneur Jésus.

Énigmes et perplexités, bénissez le Seigneur Jésus.

Appels, attentes et recherches, bénissez le Seigneur Jésus.

Douleurs et souffrances, généreusement acceptées, bénissez le Seigneur Jésus.

Espérances dépassées, bénissez le Seigneur Jésus.

Impatiences surmontées, bénissez le Seigneur Jésus.

Obstacles dépassés, bénissez le Seigneur Jésus.

Ténèbres et éblouissements, bénissez le Seigneur Jésus.

Extases et délaissements, bénissez le Seigneur Jésus.

Fatigues et agonies, bénissez le Seigneur Jésus.

Offrandes et sacrifices, bénissez le Seigneur Jésus.

Vœux et serments, bénissez le Seigneur Jésus.

Choses données et point reprises, bénissez le Seigneur Jésus.

Rêves et désirs, bénissez le Seigneur Jésus.

Nos saintes et bienheureuses ignorances, bénissez le Seigneur Jésus.

Frémissements de la vie de Dieu, dans tout ce qui est, bénissez le Seigneur Jésus.

Pensées plus hautes que les cieux, bénissez le Seigneur Jésus.

Soucis tout proches de 1'humble Terre, bénissez le Seigneur Jésus.

Mystères de la Providence et du salut, blottis jusque dans les plus Petites choses, bénissez le Seigneur Jésus.

Morts et poussières, bénissez le Seigneur Jésus.

Ma mort à moi, bénira le Seigneur Jésus !

Les choses qui naîtront de moi, quand je ne serai plus de ce monde, béniront le Seigneur Jésus.

Le silence autour de ma mémoire, bénira avec moi, le Seigneur Jésus.

Toi mon âme, qui ne doit jamais mourir, crie ton éternité déjà commencée, en bénissant dès maintenant le Seigneur Jésus.

Inspiré de : Cantique en attendant le Jugement de Dieu.  (Mgr Ghika 1872-1954)

 

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 08:32

Cette grande semaine gravite autour du Calvaire.

Méditons y la Passion. Antithèse du péché, comme celui-ci est orgueil, elle sera humiliation. Le Christ fut humilié par les forces aveugles, par les hommes, par son Père. Arrêtons-nous aujourd'hui à la première humiliation.    Ce qui est hors du Christ et ce qui tient au Christ.

1° Ce qui est hors du Christ.

     Au cours de sa prédication il s'était montré supérieur aux éléments, il les domptait. Nous l'avons vu sur le lac en tempête : « Il commanda aux vents et à la mer et il se fit un grand calme. » (Matt., 8, 26). Devant un figuier qui lui refuse des fruits, il le maudit et l'arbre dessèche.

      A l'heure de sa Passion il ne domine plus rien, il est dominé par tout. Les coups que lui assènent les brutes qui l'arrêtent le Meurtrissent, les cordes qui l'attachent ensanglantent ses bras, le bois de la croix lui est lourd, il chancelle sous son poids, les clous qui le fixent sur son gibet d'infamie lui brisent les os, lui froissent les nerfs.

     Aveugles, les choses obéissent quand même à une volonté supérieure, mystérieuse, qui leur a imposé des lois, et dont elles sont les agents inconscients. Souvent elles nous brisent nous-mêmes et nous font souffrir. Nous ne sommes pas plus forts qu'elles.

     Du haut d'un rocher au pied duquel nous nous sommes assis, une pierre peut tomber et nous tuer. Tenons-nous petits devant les desseins de la Providence. Les éléments sont à son service. Utilisons-les, défendons-nous parfois contre eux, inclinons-nous toujours devant l'impossible, en esprit de soumission à Dieu.

     O Jésus, je ne puis, comme vous, calmer la tempête ; je puis comme vous accepter humblement d'être le plus faible devant elle. Je veux bien par amour pour vous, accepter généreusement les fatigues, maladies et autres épreuves physiques... Fiat ! AMEN !

2° Ce qui tient au Christ.

    C’est son corps adorable, plus qu'aucun autre corps humain, « temple du Saint-Esprit » (1 Cor., 6, 19). Or, Jésus avait été prophétisé comme « le Fort ». Il ne l'est plus. A Gethsémani il tremble, il chancelle, il pleure, il sue du sang, ses forces l'abandonnent. Il est flagellé, sa chair part en lambeaux sous les coups des fouets qui le laissent tout déchiqueté. Il est couronné d'épines, son front en est transpercé, la douleur est affreuse. Tant il est frappé, bousculé, maltraité, qu'il réalise à la lettre: il est comme un ver et non un homme, et se vérifie ainsi la prédiction : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os. » (Ps., 21, 17).

     Il a été annoncé comme « le plus beau des enfants des hommes ? », il est maintenant hideux à voir : « Depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête il n'y a plus rien de sain en lui. » (Isaïe, 1, 6).

     Son pauvre corps délicat n'est plus que « blessures, meurtrissures, plaies purulentes. » (Ibid.). Au moment où, avant de le crucifier, on lui enlève sa tunique, collée qu'elle était à ses plaies, on doit la lui arracher violemment, et il ressemble à un écorché vivant. Au milieu de ses tortures indicibles et innombrables, il se tient silencieux, confus, brisé et broyé moralement autant que physiquement. Ainsi il expie les sensualités, les impudicités humaines, les jouissances brutales, l'orgueil de la chair qui, au début de la création avait comme dégoûté Dieu d'avoir fait l'homme, qu'il châtia par le déluge, par le feu du ciel, sans réussir à le corriger.

     O Jésus, le spectacle est poignant de vos humiliations par les forces aveugles. J'entends saint Bernard et je le comprends : « Qu'il rougisse le chrétien d'être un membre délicat sous un chef couronné d'épines ». J'ai ma part à apporter d'immolations corporelles. Par votre grâce, et pour votre amour, je vous la donnerai.

 

Extrait des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 09:34

            Quand Dieu fait quelque chose, il n'a pas à y revenir c'est bien fait.

LES COMMANDEMENTS DE DIEU NE CHANGERONT JAMAIS

Souvenez-vous qu’ils sont nos balises vers l’éternelle félicité. AMEN

 

1.         Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement.

    2.     Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement.

     3.    Les dimanches tu garderas, en servant Dieu dévotement.

4.         Père et mère honoreras, afin de vivre longuement.

5.         Homicide point ne sera, de fait ni volontairement.

    6.     Impudique point ne seras, de corps ni de consentement.

     7.    Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

 8.        Faux témoignage ne dira, ni mentiras aucunement.

     9.    L'œuvre de chair ne désireras, qu'en mariage seulement.

  10.     Biens d'autrui ne désireras, pour les avoir injustement.

 

Voici la liste des principaux péchés, qui pourrait vous servir, surtout pour les personnes qui se confessent rarement.

1e  Commandement.  

Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement.

— Nier une vérité de foi ; en douter volontairement ; rougir de sa foi ; s'exposer au danger de la perdre en fréquentant des impies ou en faisant des lectures dangereuses ; parler contre la religion, l'Église, ses ministres.

— Pécher par désespoir, par découragement, par manque de confiance en la providence ou en la miséricorde de Dieu.

— Se livrer à la présomption, en espérant se sauver sans prier, ou obtenir miséricorde sans quitter le péché ; en comptant sur la miséricorde de Dieu pour pécher, différer sa conversion ou s'exposer aux occasions du péché.

— Être superstitieux.

— Pécher par sacrilège : soit à l'égard d'une personne consacrée à Dieu, soit à l'égard d'un lieu ou d'une chose sainte ; se confesser sans contrition, sans bon propos, en cachant un péché mortel ; communier sans être à jeun, ou avec un péché mortel sur la conscience.

— Négliger le grand devoir de la prière.

2e Commandement.    

 Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement.

— Faire de faux serments, des blasphèmes, des imprécations, des malédictions ; violer ses vœux, ses serments, etc.

3e Commandement.      

 Les dimanches tu garderas, en servant Dieu dévotement.

— Manquer à la messe ou la faire manquer à d'autres ; travailler ou faire travailler le dimanche et les fêtes : commettre des irrévérences dans l'église, etc.

4e Commandement.          

 Père et mère honoreras, afin de vivre longuement.

— Manquer au respect, à l'amour, à l'obéissance, à l'assistance que l'on doit à ses parents. — Négliger l'instruction religieuse, la correction, la surveillance de ses enfants ; ne pas les faire prier matin et soir ; les placer dans des écoles sans Dieu, dans des ateliers et des maisons où leur foi et leurs mœurs sont en danger ; les laisser s'exposer aux occasions de péché telles que lectures, compagnies, soirées, bals, théâtres, liaisons dangereuses.

— Pécher, si l'on est marié, par désunion, jalousie, infidélité, précautions homicides, actions criminelles contre la sainteté ou la fin du mariage.

— Manquer au respect, à l'obéissance, à la fidélité, à la probité que l'on doit à ses maîtres. — Ne pas exiger de ses subordonnés les bonnes mœurs et la pratique de la religion ; leur laisser faire le mal, les y exciter ; ne pas payer le salaire dû.

— Négliger ses devoirs d'état, etc.

5e Commandement.       

Homicide point ne sera, de fait ni volontairement.

— Causer ou souhaiter du mal au prochain, à soi-même ; se livrer à la gourmandise, à l'ivrognerie ; blesser quelqu'un, le frapper ; pécher par haine, colère, ressentiment, vengeance, désir de se venger, envie, jalousie, scandale, homicide, meurtres secrets, etc.

6e et 9e Commandements.   

Impudique point ne seras, de corps ni de consentement.                                    

L'œuvre de chair ne désireras, qu'en mariage seulement.

— Blesser la pureté par pensées, désirs, paroles, chansons, regards, lectures, écrits, plaisirs, jeux, familiarités, actions coupables. Obligation de déclarer si on a commis ces péchés seul ou avec d'autres, et d'exprimer les circonstances qui changent l'espèce du péché, par exemple la qualité d'un complice.

7e et 10e Commandements.    

Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

Biens d'autrui ne désireras, pour les avoir injustement.

— Blesser la justice par vol, fraudes, usure ; ne pas restituer le bien d'autrui, ne pas réparer un dommage causé, ne pas payer ses dettes, quand on le peut ; gâter ce qui appartient au prochain ; coopérer aux injustices commises par d'autres, etc.

8e Commandement.             

Faux témoignage ne dira, ni mentiras aucunement.

— Pécher par faux témoignages, mensonges, médisances, calomnies, paroles injurieuses, rapports malicieux ; interprétation maligne des actions et des intentions d'autrui ; jugements téméraires ; soupçons injustes ; divulgation des secrets confiés ; torts non réparés faits à la réputation ou à l'honneur du prochain, etc.

Commandements de l'Église. — Négliger le devoir pascal. — Violer le jeûne ou l'abstinence sans motif légitime, etc.

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX

L'orgueil. — Pécher par une estime ou une opinion exagérée ou trop avantageuse de soi-même ; — par vanité, en faisant valoir ou louer ses qualités ; — par ambition, en recherchant les honneurs et les distinctions ; — par susceptibilité, en se froissant facilement ; — par égoïsme, en faisant tourner tout vers soi ; — par entêtement, en tenant opiniâtrement à sa manière de voir, en résistant à des ordres légitimes.

L’avarice (Voir le 7e commandement.)

La luxure (Voir le 6e et le 9e commandement.)

La colère (Voir le 5e commandement.)

La gourmandise (Voir le 5e commandement.)

L’envie (Voir le 5e commandement : jalousie)

La paresse – Disposition à ne pas travailler et recherche exagérée du repos et de ses aises; paresse spirituelle et corporelle. (Voir le 1e et le 7e commandement.)

Note du blog.. :Rappelez-vous que le bon Dieu, ne veut pas la mort des pécheurs, mais leur conversion. Si vous voulez vous convertir, vous pouvez compter sur son aide. Il a dit que sans Lui, nous ne pouvons rien faire de bien.

(05 avril 2020)

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 14:31

Quand Dieu fait quelque chose, il n'a pas à y revenir c'est bien fait.

LES COMMANDEMENTS DE DIEU NE CHANGERONT JAMAIS

Souvenez-vous qu’ils sont nos balises vers l’éternelle félicité. AMEN

 

1.         Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement.

    2.     Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement.

     3.    Les dimanches tu garderas, en servant Dieu dévotement.

4.         Père et mère honoreras, afin de vivre longuement.

5.         Homicide point ne sera, de fait ni volontairement.

    6.     Impudique point ne seras, de corps ni de consentement.

     7.    Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

 8.        Faux témoignage ne dira, ni mentiras aucunement.

     9.    L'œuvre de chair ne désireras, qu'en mariage seulement.

  10.     Biens d'autrui ne désireras, pour les avoir injustement.

 

Voici la liste des principaux péchés, qui pourrait vous servir,

surtout pour les personnes qui se confessent rarement.

 

1e  Commandement.  

Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement.

— Nier une vérité de foi ; en douter volontairement ; rougir de sa foi ; s'exposer au danger de la perdre en fréquentant des impies ou en faisant des lectures dangereuses ; parler contre la religion, l'Église, ses ministres.

— Pécher par désespoir, par découragement, par manque de confiance en la providence ou en la miséricorde de Dieu.

— Se livrer à la présomption, en espérant se sauver sans prier, ou obtenir miséricorde sans quitter le péché ; en comptant sur la miséricorde de Dieu pour pécher, différer sa conversion ou s'exposer aux occasions du péché.

— Être superstitieux.

— Pécher par sacrilège : soit à l'égard d'une personne consacrée à Dieu, soit à l'égard d'un lieu ou d'une chose sainte ; se confesser sans contrition, sans bon propos, en cachant un péché mortel ; communier sans être à jeun, ou avec un péché mortel sur la conscience.

— Négliger le grand devoir de la prière.

 

2e Commandement.    

 Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement.

— Faire de faux serments, des blasphèmes, des imprécations, des malédictions ; violer ses vœux, ses serments, etc.

 

3e Commandement.      

 Les dimanches tu garderas, en servant Dieu dévotement.

— Manquer à la messe ou la faire manquer à d'autres ; travailler ou faire travailler le dimanche et les fêtes : commettre des irrévérences dans l'église, etc.

 

4e Commandement.          

 Père et mère honoreras, afin de vivre longuement.

— Manquer au respect, à l'amour, à l'obéissance, à l'assistance que l'on doit à ses parents. — Négliger l'instruction religieuse, la correction, la surveillance de ses enfants ; ne pas les faire prier matin et soir ; les placer dans des écoles sans Dieu, dans des ateliers et des maisons où leur foi et leurs mœurs sont en danger ; les laisser s'exposer aux occasions de péché telles que lectures, compagnies, soirées, bals, théâtres, liaisons dangereuses.

— Pécher, si l'on est marié, par désunion, jalousie, infidélité, précautions homicides, actions criminelles contre la sainteté ou la fin du mariage.

— Manquer au respect, à l'obéissance, à la fidélité, à la probité que l'on doit à ses maîtres. — Ne pas exiger de ses subordonnés les bonnes mœurs et la pratique de la religion ; leur laisser faire le mal, les y exciter ; ne pas payer le salaire dû.

— Négliger ses devoirs d'état, etc.

 

5e Commandement.       

Homicide point ne sera, de fait ni volontairement.

— Causer ou souhaiter du mal au prochain, à soi-même ; se livrer à la gourmandise, à l'ivrognerie ; blesser quelqu'un, le frapper ; pécher par haine, colère, ressentiment, vengeance, désir de se venger, envie, jalousie, scandale, homicide, meurtres secrets, etc.

 

6e et 9e Commandements.   

Impudique point ne seras, de corps ni de consentement.                                    

L'œuvre de chair ne désireras, qu'en mariage seulement.

— Blesser la pureté par pensées, désirs, paroles, chansons, regards, lectures, écrits, plaisirs, jeux, familiarités, actions coupables. Obligation de déclarer si on a commis ces péchés seul ou avec d'autres, et d'exprimer les circonstances qui changent l'espèce du péché, par exemple la qualité d'un complice.

 

7e et 10e Commandements.    

Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

Biens d'autrui ne désireras, pour les avoir injustement.

— Blesser la justice par vol, fraudes, usure ; ne pas restituer le bien d'autrui, ne pas réparer un dommage causé, ne pas payer ses dettes, quand on le peut ; gâter ce qui appartient au prochain ; coopérer aux injustices commises par d'autres, etc.

 

8e Commandement.             

Faux témoignage ne dira, ni mentiras aucunement.

— Pécher par faux témoignages, mensonges, médisances, calomnies, paroles injurieuses, rapports malicieux ; interprétation maligne des actions et des intentions d'autrui ; jugements téméraires ; soupçons injustes ; divulgation des secrets confiés ; torts non réparés faits à la réputation ou à l'honneur du prochain, etc.

 

Commandements de l'Église. — Négliger le devoir pascal. — Violer le jeûne ou l'abstinence sans motif légitime, etc.

 

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX

L'orgueil. — Pécher par une estime ou une opinion exagérée ou trop avantageuse de soi-même ; — par vanité, en faisant valoir ou louer ses qualités ; — par ambition, en recherchant les honneurs et les distinctions ; — par susceptibilité, en se froissant facilement ; — par égoïsme, en faisant tourner tout vers soi ; — par entêtement, en tenant opiniâtrement à sa manière de voir, en résistant à des ordres légitimes.

L’avarice (Voir le 7e commandement.)

La luxure (Voir le 6e et le 9e commandement.)

La colère (Voir le 5e commandement.)

La gourmandise (Voir le 5e commandement.)

L’envie (Voir le 5e commandement : jalousie)

La paresse – Disposition à ne pas travailler et recherche exagérée du repos et de ses aises; paresse spirituelle et corporelle. (Voir le 1e et le 7e commandement.)

 

Rappelez-vous que le bon Dieu, ne veut pas la mort des pécheurs, mais leur conversion. Si vous voulez vous convertir, vous pouvez compter sur son aide. Il a dit que sans Lui, nous ne pouvons rien faire de bien.

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 10:38

 

          Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Première douleur de Marie

     Ô Mère affligée ! Je prends part à la douleur dont fut remplie votre âme, lorsque, à la vue, de votre divin Enfant, saint Siméon vous prédit que cet aimable Sauveur serait en butte, aux contradictions des hommes, et qu'un glaive de douleur percerait votre âme.

     Par ce cruel souvenir dont votre cœur était sans cesse déchiré, je vous conjure, ô ma puissante Reine, de m'obtenir la grâce d’avoir toujours gravées dans mon cœur la passion de Jésus et de vos douleurs.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Deuxième Douleur de Marie.

     Ô Mère affligée! Je prends part à la douleur que vous causa votre fuite en Égypte avec votre adorable Fils, déjà poursuivi à mort par les hommes qu'il venait sauver.

     Par les fatigues et les angoisses de ce pénible voyage, par la pauvreté et l’humiliation de votre séjour en Égypte, je vous supplie, mon aimable Souveraine, de m'aider à supporter, avec vous et comme vous, tous les maux de ce triste exil, afin d'arriver heureusement à la céleste patrie.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Troisième Douleur de Marie.

     Ô Mère affligée, je prends part à la douleur que vous causa la perte de Jésus à Jérusalem.

     Pendant trois jours vous l'avez cherché avec gémissements et avec vos larmes, ne pouvant prendre un instant de repos en l'absence de celui qui était votre unique bien.

     Par ces ardentes recherches, par cette séparation si longue et si amère, je vous supplie, ô Vierge sainte de m'obtenir la grâce de ne jamais perdre mon

Dieu par le péché, mais de lui être toujours unie sur la terre et de le posséder éternellement dans le Ciel.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Quatrième Douleur de Marie.

     Ô Mère affligée, je prends part à la douleur qui saisit votre âme à la rencontre de Jésus tout couvert de sang et de plaies, couronné d’épines et succombant sous le poids de sa croix.

Par le glaive qui transperça alors votre cœur et celui de votre Fils bien-aimé, je vous supplie de m'obtenir, Ô très sainte Mère, une parfaite résignation à la volonté de mon Dieu, et la grâce de porter ma croix avec joie, dans la compagnie de Jésus, jusqu'au dernier soupir de ma vie.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Cinquième Douleur de Marie.

     Ô Mère affligée, je prends part à la douleur qui inonda votre âme au pied de la croix de Jésus.

     Mère pleine d'amour, par l’agonie que vous avez soufferte avec votre fils agonisant, et par la bonté ineffable avec laquelle vous nous avez alors reçus pour vos enfants, obtenez-moi de Jésus crucifié la grâce de vivre et de mourir crucifiée à toutes les choses du monde, afin que, vivant uniquement pour mon Dieu, et persévérant dans son amour jusqu'à la mort, je puisse le voir face à face et jouir de lui au paradis.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Sixième Douleur de Marie.

      Ô Mère affligée, je prends part à la douleur qui transperça votre âme, quand vous reçûtes entre vos bras le corps meurtri, et ensanglanté de votre Fils, dont le côté fut ouvert par la lance du soldat Longin.

     Par cette cruelle douleur, je vous supplie de m'obtenir l'entrée du divin Cœur de Jésus, blessé et ouvert pour moi. Que ce Cœur sacré soit ma demeure et toutes mes délices pendant ma vie, et que j'y attende en paix et avec confiance, le moment de ma mort, pour ne plus m'en séparer éternellement.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

Septième Douleurs de Marie

      Ô Mère affligée, je prends part à la douleur où fut plongée votre âme, quand le corps sacré de votre cher Fils fut déposé dans le tombeau, et qu'il fallut vous éloigner, laissant votre Cœur brûlant d'amour, enseveli avec votre Fils.

     Par votre cruel martyre, Ô Mère du pur amour, obtenez-moi le pardon de toutes mes offenses, protégez-moi contre les tentations, assistez-moi à l'heure de ma mort.

     Je remets ma pauvre âme, entre vos mains, objet de la Passion de Jésus et de vos douleurs. Ne l'abandonnez pas, ô Mère de miséricorde, que lorsque vous ne l'ayez introduite dans le séjour du bonheur éternel.

Un « Notre Père... » Sept « Je vous salue Marie… » Un « Gloire au Père... »

Ô Ma divine Mère, faites que mon cœur partage votre Douleur.

 

On récite ensuite trois Je vous salue Marie, en l'honneur des larmes que la sainte Vierge a versées dans ses douleurs.

Priez pour nous, ô Vierge affligée des plus grande douleurs!

Afin que nous soyons faits dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

ORAISON.

     Seigneur Jésus, soyez-nous propice, et accordez-nous la grâce d'éprouver l’heureux effet de votre Passion, dans laquelle, ainsi que l'avait prophétisé Siméon, un glaive de douleur transperça l'âme si tendre de la glorieuse Marie, Vierge et Mère, dont nous célébrons et honorons les douleurs; nous vous en supplions, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Extrait de : FORMULAIRE DE PRIÈRE. (20 AOÛT1845)

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 08:07

(Originalement cette prière se récitait après le Salut du Très Saint-Sacrement. Le prêtre, après avoir donné la bénédiction avec le Saint Sacrement, le dépose sur l'autel, et se met à genoux sur le plus bas degré et récite à haute voix ces louanges, que les fidèles doivent répéter une à une à sa suite.)

Nous pensons qu’en ce temps de crise mondiale, il serait bon de la réciter individuellement tous les jours, pour demander les grâces qui nous aideront à garder la FOI.

 

Dieu soit béni !    

Béni soit son saint nom !        

Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme !       

Béni soit le nom de Jésus !     

Béni soit le Sacré-Cœur !

Béni soit Jésus dans le Très Saint Sacrement de l'autel !         

Bénie soit l'Auguste Mère de Dieu, la très sainte Vierge Marie !       

Bénie soit la sainte et Immaculée Conception !

Béni soit le Saint nom de Marie, vierge et mère !        

Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints !

         

(Léon XIII, par décret du 2 février 1897, accorde une indulgence de deux ans chaque fois qu'on récite publiquement et dévotement ces louanges pendant le salut du Très Saint Sacrement. Cette indulgence est applicable aux âmes du purgatoire.)          

 

Permis d'imprimer : le 15 août 1897.

PAUL, arch. de Montréal.

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