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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 16:14

Le Psaume 135  

(La Bible de Jérusalem, 1998) :

Ps 135, 01 : Alléluia ! Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour !
Ps 135, 02 : Rendez grâce au Dieu des dieux, car éternel est son amour !
Ps 135, 03 : Rendez grâce au Seigneur des seigneurs, car éternel est son amour !
Ps 135, 04 : Lui seul a fait des merveilles, car éternel est son amour !
Ps 135, 05 : Il fit les cieux avec sagesse car éternel est son amour !
Ps 135, 06 : Il affermit la terre sur les eaux, car éternel est son amour !
Ps 135, 07 : Il a fait les grands luminaires, car éternel est son amour !
Ps 135, 08 : Le soleil pour gouverner sur le jour, car éternel est son amour !
Ps 135, 09 : La lune et les étoiles pour gouverner sur la nuit, car éternel est son amour !
Ps 135, 10 : Il frappa l'Égypte en ses premiers-nés, car éternel est son amour !
Ps 135, 11 : Et de là fit sortir Israël, car éternel est son amour !
Ps 135, 12 : À main forte et à bras étendu, car éternel est son amour !
Ps 135, 13 : Il sépara en deux parts la mer des Joncs, car éternel est son amour !
Ps 135, 14 : Et fit passer Israël en son milieu, car éternel est son amour !
Ps 135, 15 : Y culbutant Pharaon et son armée, car éternel est son amour !
Ps 135, 16 : Il mena son peuple au désert, car éternel est son amour !
Ps 135, 17 : Il frappa des rois puissants, car éternel est son amour !
Ps 135, 18 : Fit périr des rois redoutables, car éternel est son amour !
Ps 135, 19 : Sihôn, roi des Amorites, car éternel est son amour !
Ps 135, 20 : Et Og, roi du Bashân, car éternel est son amour !
Ps 135, 21 : Il donna leur terre en héritage, car éternel est son amour !
Ps 135, 22 : En héritage à Israël son serviteur, car éternel est son amour !
Ps 135, 23 : Il se souvint de nous dans notre abaissement, car éternel est son amour !
Ps 135, 24 : Il nous sauva de la main des oppresseurs, car éternel est son amour !
Ps 135, 25 : À toute chair il donne le pain, car éternel est son amour !
Ps 135, 26 : Rendez grâce au Dieu du ciel, car éternel est son amour !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 10:25

IL CONVENAIT AUX TROIS PERSONNES DIVINES QUE MARIE FUT CONÇUE SANS LE PÉCHÉ ORIGINEL.

Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a jamais eu en vous aucune tache. (Cantique, 4.)

La fête de l'Immaculée Conception de la très sainte Vierge ayant été établie par l'Église universelle qui célèbre l'instant où l'âme de Marie fut créée et unie à son corps, il est inutile de s'arrêter à prouver la vérité de ce beau privilège dans la Mère de Dieu.

Le Pape Alexandre VII, dans sa bulle Sollicitudo omnium ecclesiarum, publiée en 1661, déclare que « l'Église rend à la Conception de Marie le même culte que lui attribue la pieuse opinion qui veut qu'elle ait été conçue sans la tâche du péché originel."

Saint Alphonse de Liguori disait : "Il convenait à chacune des trois personnes divines de préserver Marie du péché originel, le Père la considérant comme sa fille, le Fils comme sa mère, et le Saint Esprit comme son épouse."

Développons les motifs de cette triple convenance pour la gloire de Marie et pour notre propre consolation.

Il convenait à Dieu le Père d'exempter Marie du péché originel, parce qu'elle était sa fille, sa fille aînée, comme elle l'atteste elle-même : "Je suis née avant toutes les créatures…" (Eccles., 24.) Ce passage a été appliqué à Marie par les interprètes, par les saints pères et par l'Église même, dans la fête de son Immaculée Conception ; car, soit qu'on lui donne ce titre de fille aînée parce qu'elle fut prédestinée en même temps que son Fils dans les décrets de Dieu avant la création du monde, selon l'opinion des Scotistes, soit qu'on la reconnaisse pour fille aînée de la grâce, comme prédestinée pour être la mère du Rédempteur après la prévision du péché comme le prétendent les Thomistes, tous pourtant accordent à l'appeler la fille aînée de Dieu. D'après cela, il convenait bien que Marie n'eût jamais été l’esclave du démon, et qu'elle eût toujours été en possession de son Créateur… ; c'est donc avec raison que Denis, archevêque d'Alexandrie, appelle Marie la seule et unique fille de la vie, pour la distinguer des autres qui, naissant dans le péché, sont filles de la mort. Il convenait que le Père éternel la créât en état de grâce, puisqu'il la destinait à être la pacificatrice, la réparatrice du genre humain, la médiatrice entre Dieu les hommes. Il convenait que Dieu préservât Marie de la tache originelle, puisqu'il la destinait à écraser la tête du serpent ; or si Marie devait être la femme forte dans le monde pour vaincre Lucifer, il ne fallait pas qu'elle eût d'abord été vaincue par ennemi, ni qu'elle fût soumise à son pouvoir. Grâce à la bonté divine, Marie reçut la faveur signalée d'être exempte de toute tâche du péché, et par ce moyen elle put abattre et confondre l'orgueil de son ennemi.

Mais il convenait surtout au Père éternel d'exempter Marie du péché originel, parce qu'il la destinait à être la Mère de son divin Fils, dit saint Bernardin de Sienne. Quand Dieu n'aurait pas eu d'autre motif que l'honneur de son Fils, ce motif suffisait pour qu’il créât Marie pure et sans tache.

Le premier des avantages pour les enfants, c'est de naître de parents nobles… (Prov. 17) ; dans le monde on souffre plus facilement la privation de la science et des biens que celle d'une naissance distinguée ; car, si l'on est pauvre on peut s'enrichir par son industrie, si l'on est ignorant on peut s'instruire par l'étude ; mais si l'on est d'une naissance ignoble, il est difficile d'acquérir un titre de noblesse ; et supposé qu'on l'obtienne, on n'en sera pas moins exposé à s'entendre reprocher la bassesse de son origine. Ainsi Dieu devait faire naître son Fils d'une mère noble en la préservant du péché ; il ne pouvait vouloir le faire naître d'une mère infectée du péché, en permettant que Lucifer pût toujours reprocher à notre Sauveur, comme un opprobre, d'être né d'une mère qui eût été son esclave et ennemie de Dieu! Non sans doute, et le Seigneur pourvut amplement à la gloire de son Fils, en faisant que sa Mère fût toujours immaculée. " La liturgie de l'Église grecque, au 25° jour de mars, dit : « par un décret spécial de la divine Providence », la sainte Vierge, dès le commencement de son existence, eut toute la pureté qui convenait à celle qui devait être la digne Mère de Jésus-Christ." L'Église latine, déclare dans ses prières, que Dieu prépara le corps et l'âme de Marie pour en faire une demeure digne de son divin Fils sur la terre.

C'est un axiome parmi les théologiens, qu'il ne fut jamais accordé de don à aucune créature, dont la sainte Vierge n'ait été aussi enrichie. Cela posé, dit saint Anselme, le grand défenseur de l'Immaculée Conception de Marie, aurait-il donc été impossible à la divine Sagesse de préparer à son Fils une demeure pure, préservée de la tache commune au genre humain ? Dieu a pu, continue le même saint, conserver purs les anges fidèles dans le ciel, lorsqu'un si grand nombre d'entre eux se perdaient, et il n'aurait pas pu préserver de la chute commune la Mère de son Fils et la reine des anges ? (Sermon sur la Concept.)  Dieu aurait pu accorder à Eve de venir au monde sans tache, et il n'aurait pas pu en favoriser Marie ?

Oui, il l'a pu, et il l'a réellement fait, puisqu'il convenait que la Vierge, à laquelle Dieu avait résolu de donner son Fils unique, fût douée d'une pureté qui surpassât non seulement celle de tous les hommes et de tous les anges, mais qui fût la plus grande qu'on pût imaginer après la sienne propre ; afin qu'il pût dire à cette fille chérie : " Vous êtes parmi mes autres filles, comme le lis entre les épines,  puisqu'elles sont toutes tachées du péché, mais vous fûtes toujours immaculée, toujours en grâce avec moi."

De plus, Dieu étant pur et parfait, il convenait aussi qu'il eût une mère pure, parfaite et sans tache, et voilà précisément ce qui arriva, dit saint Bernardin de Sienne. Cette doctrine est appuyée sur celle de saint Paul qui dit " qu'il était convenable que notre Rédempteur fût séparé non seulement des péchés, mais encore des pécheurs ;" et comment Jésus-Christ pouvait-il se dire séparé des pécheurs, s'il eût eu une mère pécheresse ?

Le Saint-Esprit dit " que la gloire du fils est " l'honneur du père, et que son déshonneur en est l'opprobre." (Eccl., l3.) Voilà pourquoi Jésus-Christ préserva de la corruption le corps de Marie après sa mort, parce qu'il ne lui était pas honorable de laisser corrompre cette chair virginale dont il s'était revêtu lui-même, comme le dit saint Augustin ; or, si c'eût été un opprobre pour le Rédempteur de naître d'une mère dont le corps aurait été sujet à la corruption, c'eût été un opprobre bien plus grand de naître d'une mère dont l'âme aurait été infectée de la corruption du péché. D'ailleurs "la chair de Jésus Christ est la même que celle de Marie, continue le même saint Augustin, de sorte que la chair du Sauveur, après sa résurrection, est restée la même que celle qu'il avait prise dans le sein de Marie.  Enfin, conclut-il, si ce glorieux privilège ne convient point à la sainte Vierge elle-même, il convient au Fils qu'elle a mis au monde… " (Hom. de Ass. 37.)

Saint Augustin, parlant des péchés, ne veut pas " qu'il soit question de Marie, par respect, dit-il, pour "le Dieu qu'elle a mérité d'avoir pour fils, et qui lui fit la grâce d'être préservée de tout péché. (De grat., tom. 7., C. 37.)

Il ne fut point honteux à Jésus-Christ de s'entendre appeler, par mépris, fils de Marie, comme fils d'une pauvre femme, puisqu'il vint sur la terre pour donner des exemples d'humilité et de patience ; mais c'eût été pour lui un opprobre de s'entendre dire par le démon : N'est-il Pas né d'une mère pécheresse qui fut autrefois notre esclave ?

Le Fils de Dieu vint au monde pour racheter le genre humain. Il y a deux manières de racheter selon saint Augustin, l'une en relevant celui qui est déjà tombé, l'autre en empêchant qu'il tombe. Cette dernière manière est sans doute la plus noble, ajoute saint Augustin, parce qu'ainsi l'on évite même le dommage ou la tâche que contracte par la chute. "En conséquence, dit saint Bonaventure, c'est de cette manière plus noble et plus convenable à la Mère de Dieu, que l'on doit croire que Marie fut rachetée."

Le cardinal Hugues ajoute à ce sujet : Le Rédempteur délivre tous les autres hommes du péché déjà contracté, mais il délivra sa Mère de l'ignominie de contracter le péché.

" Allaitez, ô Marie! Allaitez votre Créateur ! S’écrie saint Ildefonse, allaitez celui qui vous a donné l’être et qui vous l'a donné dans un degré si éminent de pureté et de perfection qu'il vous a rendue digne de lui communiquer à lui-même l'existence humaine."

Enfin, puisqu'il convenait au Père de préserver de la tâche du péché originel Marie comme sa fille, et au Fils de la préserver comme sa Mère, il convenait aussi au Saint-Esprit de l'en préserver comme son épouse.

Si un excellent peintre devait épouser une belle femme telle qu'il la peindrait lui-même, quel soin ne mettrait-il pas à lui donner le plus de beauté qu'il pourrait ? Comment croire que le Saint-Esprit ait agi autrement avec Marie son épouse ? Sans doute il lui a donné toute la beauté possible, comme nous en assure le Seigneur lui-même, quand il dit, en s'adressant à Marie: " Vous êtes toute belle, et il n'y a point de tâche en vous." Ces paroles, selon saint Ildefonse et saint Thomas, s'entendent proprement de Marie; saint Bernardin de Sienne et saint Laurent Justinien assurent qu'elles s'entendent précisément de son Immaculée Conception.          

C'est aussi ce que marqua l'Esprit-Saint quand il donna à Marie son épouse le nom de jardin fermé, de fontaine scellée, en effet la sainte Vierge fut ce fermé et cette fontaine scellée, puisque l’ennemi du genre humain n'entra jamais en elle pour la souiller, mais qu'elle fut toujours exempte de ses traits, toujours pure et sainte d'âme, aussi bien que le corps.

Ce divin époux aima Marie plus que tous les anges et les saints réunis ; il l'aima dès le commencement, et l'éleva en sainteté par-dessus tous les hommes, dit le Prophète royal, pour exprimer que Marie fut sainte dès le moment de sa conception. Toutes les âmes justes sont filles de la divine grâce ; mais Marie fut l'unique conçue dans la grâce.

L'ange, avant même qu'elle fût Mère de Dieu, la trouva déjà pleine de grâce, de sorte, dit saint Thomas, que la grâce ne sanctifia pas seulement l'âme mais encore la chair de Marie, pour qu'elle pût en suite en revêtir le Verbe éternel. Ainsi Marie fut dès sa conception, enrichie et remplie de grâce par le Saint-Esprit.

Ayons donc pour l'Immaculée Conception de Marie la plus grande dévotion ; honorons-la surtout avec la plus grande pureté possible ; avec cette angélique vertu nous nous rendions agréables à la divine Vierge, qui ne manquera pas de nous en récompenser.

EXEMPLE DE SA PUISSANCE.

Heureux résultats de la dévotion à l'Immaculée Conception de Marie.

En 1629, l'empereur d'Autriche, Ferdinand III, se voyant menacé par les Suédois, enflés de leurs succès et de leurs conquêtes, eut recours à la protection de la sainte Vierge. Il fit élever, sur la grande place de Vienne, une magnifique colonne ornée d'emblèmes qui sont autant de figures de l'Immaculée Conception de la Mère de Dieu. Aux quatre angles du piédestal voyait un ange armé qui foulait un monstre sous ses pieds, symbole de la victoire que Marie a remportée sur le péché originel, sur le haut de la colonne s'élevait la statue de la sainte Vierge écrasant de son pied la tête du serpent infernal ; au bas on en latin cette inscription : " Au Dieu très bon et très grand souverain empereur du ciel et de la terre, par qui les rois règnent.

A la Vierge Mère de Dieu, conçue sans la tâche du péché originel, et par qui les princes commandent ; choisie en ce jour, par une dévotion particulière, pour patronne de l'Autriche. Ferdinand, empereur, troisième du nom, lui confie, dévoue et consacre tout ce qu'il possède, sa personne, ses enfants, " ses peuples, ses armées, ses provinces, et en mémoire." perpétuelle de cette dévotion, il lui a érigé cette statue.''

On ne vit jamais de fête plus solennelle, que la bénédiction de ce superbe monument; ce fut vraiment le triomphe de l'Immaculée Conception de Marie.

Le religieux empereur, accompagné de son fils Ferdinand IV, roi de Bohême et de Hongrie, de sa fille Marie Anne d'Autriche, reine d'Espagne, de divers ambassadeurs, de toute la noblesse, de toutes les communautés religieuses, de tout le clergé et suivi d'une foule innombrable, se mirent en procession et vinrent prononcer leurs vœux à haute voix, édifiant la cour et le peuple par sa tendre piété.

On passa le reste du jour en exercices religieux, et le soir, un des plus édifiants et des plus pompeux spectacles termina la fête par le zèle de l'impératrice Marie Eléonore, veuve de l'empereur Ferdinand II. Tandis que toutes les maisons de la ville étaient illuminées à l'envi, la grande place surtout magnifiquement éclairée, la colonne chargée de flambeaux de cire blanche parut tout en feu, et la statue de la sainte Vierge entourée d'un arc-en-ciel de lumières.

Cet acte si pieux et si éclatant en l'honneur de l'Immaculée Conception de Marie plut tellement à Dieu qu'on vit peu de jours après les effets de la protection toute-puissante d'une si grande patronne ; car l'empereur s'étant immédiatement rendu à Erga, ville voisine de l'ennemi, arrêta tout à coup les rapides conquêtes des Suédois, qui avaient jeté la consternation dans toute l'Allemagne ; il les obligea de se retirer, et les contraignit de faire une paix glorieuse à tout l'empire. (Le Père Croiset, Année chrétienne.)

PRATIQUE (De saint François Xavier.)  EN L'HONNEUR DE MARIE.

Ayez pour l'Immaculée Conception une tendre dévotion, et invoquez la sainte Vierge sous le titre d'Immaculée, surtout dans les tentations contre la pureté ; c'est par cette pratique que le grand Saint François Xavier opéra tant de prodiges aux Indes et au Japon, dont il mérita de devenir l'apôtre, en baptisant onze rois et en convertissant un million d'infidèles. C'est aussi par cette pratique que les dévots de Marie sont victorieux du démon de l’impureté.

L'ANNUAIRE DE MARIE (Page 462-8) souvenir pour le 8 décembre…

LXVI° EXERCICE.  LE 8 DÉCEMBRE (Nous rappelons que ce qui suit a été écrit en 1831.)

POUR LA FÊTE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION DE LA SAINTE VIERGE

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 04:49

         La Prophétie des papes de Conchita, a été tordue dans tous les sens, par les modernistes, les anticatholiques de Vatican 2.

Jean XXIII et Paul VI sont considérés par la Vierge de Garabandal, comme de véritables papes. C’est la confirmation de l'authenticité de la prophétie de Saint Malachie, que Conchita livra lors d'un des messages les plus controversés de ce lieu de pèlerinage. Nous citerons d'abord les extraits d'un ouvrage sur le sujet, puis nous les commenterons, afin d'expliquer la raison du caractère controversé de ces révélations : 

Nuit du 19 au 20 décembre 1962

Le señor Francisco Clapes Moymo, alors présent à Garabandal et témoin de l'extase de Conchita, note dans son carnet : ... Conchita a eu une extase de 3h 15 à 5h 15(...). Durant l'extase on l'a entendue dire à sa vision : ... Mercedes Salisachs prétend que saint Malachie a prophétisé au sujet des papes, et que maintenant il n'en reste que deux... Après l'extase Conchita nous a communiqué la réponse de la Vierge : ... après l'actuel (Jean XXIII) il y en aura encore trois ; ensuite il n'y en aura désormais plus... ?      « Ramon Ferez, Les apparitions de Garabandal, l'ultime avertissement. »

 

Autrement dit, la Sainte Vierge répond à la question liée à la prophétie de Saint Malachie, corrigeant l'interprétation de Mercedes Salisachs. C'est une manière, pour notre Mère, de confirmer l'authenticité de cette prophétie, qui de fait a toujours été très vénérée, malgré les attaques. 

3 juin 1963

Le Père Rodrigo s.j, professeur de théologie morale à l'Université pontificale de Santander, qui eut comme élèves de nombreux évêques espagnols actuels, est décédé le 30 mars 1973. Sur son lit de mort il déclara avoir reçu une preuve non équivoque de la vérité de Garabandal.  

Il rapporte cet épisode :

« C'étaient les premiers jours de juin 1963 : les cloches de Garabandal commencèrent à sonner. Conchita, qui était dans la cuisine avec Aniceta sa mère, s'exclama immédiatement :

— Les cloches sonnent pour un mort ! C'est sûrement pour le pape. Maintenant, il n'en reste plus que trois.

— Quelle sottise dis-tu ? répliqua Aniceta.

— Je ne dis aucune sottise. La Vierge me l'a dit : « Après ce pape (Jean XXIII), il n'y en aura plus que trois (...). »

 

Toujours début juin 1963, Conchita avait même prédit, que Vatican II, se poursuivrait :

« Un autre pape viendra et le concile continuera, dit Conchita sans nous regarder. Maximina répliqua :

 

— Bien sûr, un autre Pape viendra, mais pour ce qui est de la continuation du concile, le nouveau Pape peut le dire terminé.

 

— Je vous répète qu'un nouveau Pape viendra, et que le Concile se poursuivra, et je vous dis aussi qu'il n'y aura plus que trois papes. C'est la Vierge qui me l'a dit : « après ce Pape qui vient de mourir, il n'en resterait que trois ; et après, c'est la fin des temps. »

 

À l'occasion d'une conversation sur le sujet, une personne me fit cette observation très pertinente : « Il est à noter ici que Conchita annonce la nomination d'un nouveau pape, et la continuation du Concile, avant l'élection de Paul VI, et qu'elle transmet un message dont le sens lui échappe complètement. On remarquera aussi qu'aucun texte ne dit par exemple : « plus que trois avant le Grand Avertissement » ; ce qui aurait pu signifier qu'avant tel événement il ne restera plus que trois papes, mais qu'après il pourrait y en avoir d'autres. Au cours des années suivantes, la question du dernier pape et de la fin des temps sera posée à Conchita une multitude de fois, et elle fera toujours la même réponse.

: : : :

 

Les inventions au sujet de l'Avertissement sont récentes. Comme on ne voyait rien venir et qu'on en était officiellement à trois papes, puis quatre, puis cinq, de nouvelles interprétations de ces paroles ont surgi. Mais à l'origine, c'était : trois papes avant la fin des temps.

 

Cette question, du nombre des papes à venir, est la plus sensible des apparitions de Garabandal, parce que la Vierge parle de Jean XXIII comme d'un pape, et elle annonce le Pape Paul VI qui continuera le concile. Mais ensuite, elle n'en compte que deux. 

 

Si l'on pense que les « papes officiels » sont légitimes, alors on ne peut pas croire à Garabandal, d'où cette désaffection annoncée à propos de ces apparitions.

 

Par ailleurs, Jean XXIII et Paul VI sont considérés comme des papes par la Vierge, ce qui ne correspond pas à la thèse sédévacantiste. C'est pour cette raison que cette prophétie des papes de Conchita a été tordue dans tous les sens, par ceux qui voulaient croire en même temps à Garabandal et aux nouveaux « papes » : on lui a fait dire « plus que trois papes avant le début des tribulations », ou « plus que trois avant le Grand Avertissement », etc.

 

Mais tant qu'on n'aura pas compris que les hommes qui siègent (aujourd'hui) au Vatican ne sont pas des papes pour la Vierge, on ne pourra pas affronter les vraies paroles de Conchita : « plus que trois papes avant la fin des temps. » C'est pourtant simple.

 

Autrement dit, ni les modernistes ni les ni les sédévacantistes ne peuvent croire aux messages de Garabandal, s'ils interprètent strictement les mots de Conchita. Par conséquent, à l'expression « il ne reste plus que trois papes », les modernistes ont rajouté « avant le Grand Avertissement » ; quant à la plupart des traditionalistes, ils ne peuvent comprendre le sens des paroles de Conchita.

 

Or, concernant la survie de Paul VI, ces paroles sont très claires : les devises De mediatate lunae et De labore sots, concerne les quatre antipapes, qui seront regroupés, les deux Jean Paul et les deux derniers faux ; il ne reste donc que trois véritables papes après Jean XXIII : Paul VI, De gloria otivae, et Petrus Romanus. 

 

Une preuve de plus que seule la thèse de la survie de Paul VI correspond aux prophéties de la fin des temps. 

 

En effet, les exorcismes suisses nous ont appris que Jean XXIII et Paul VI étaient des papes valides, et que tant que Paul VI serait en vie, tous ceux qui seraient élus pendant son règne seraient invalides. Si l'on suit bien cette explication de la prophétie de Saint Malachie, il n'y a donc plus que trois papes après Jean XXIII. Malheureusement, la plupart des traditionalistes préféreraient récuser Garabandal, plutôt que d'admettre cette vérité, car la survie du Saint-Père fait affront à leur intelligence.  

 

Inspiré de : La survie de Paul VI et le Secret de Fatima. Jean-Baptiste André. Je vous recommande ce volume, il contient des trésors d’informations : Voir ses vidéos sur You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=RgOjPo1J28U

https://www.youtube.com/watch?v=V_a5brRIfGQ

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 09:04

VISITE DE SAINT THOMAS D'AQUIN

(EXTRAITS de l’extase de Marie-Julie du Crucifix du 4 Juillet 1878)

Saint Thomas d'Aquin est ainsi nommé, parce qu'il est né à Aquino, en Italie, en 1225. On l'appelle aussi l'Aquinate, ou le Docteur Angélique. Il entra dans l'ordre de Saint Dominique en 1245.  Il enseigna la théologie à Paris et à Rome. Ses œuvres les plus célèbres sont la Somme Théologique et la Somme contre les Gentils. Son influence fut immense et l'Église le considère comme un de ses plus grands Docteurs. Il fut un grand contem­platif; on lui doit l'Office du Saint Sacrement. Ce fut le Chantre de L'Eucharistie, entre autres titres de gloire. Il mourut en 1274, à l’âge de 49 ans. Fête le 7 Mars.

Il est venu plusieurs fois pendant la vie de Marie-Julie du Crucifix.

« Que la paix du Seigneur soit dans ton âme, que la Paix entiè­re soit toute en toi, je suis Saint Thomas d'Aquin.

Marie-Julie: Oh! Bon Saint, je vous connais depuis longtemps! 

« Je viens de la part du Bon Jésus, avant l'entrée du Saint Noviciat.

« Je vois avec bonheur s'ouvrir la grande voie de la Croix. Sache bien qu'il n'y a rien que les souffrances, les humiliations et les délaissements qui ouvrent cette grande voie de la perfection.

« Personne n'entrera dans le Royaume des Cieux, s'il n'a souffert et porté sa croix. Il faut porter sa croix et souffrir avec Jésus. C'est une nécessité ...

« Les souffrances de la terre sont le premier paradis de l'âme; après que l'âme a passé dans ce paradis d'épreuves, Dieu lui ouvre un autre Ciel où elle Le voit, L'adore et L'aime bien davantage.

«Il faut que l'âme soit entièrement épurée et que l'esprit soit dégagé de toute pensée humaine, de tout amour de la terre. Pour entrer dans la grande voie parfaite, il est absolument nécessaire d'être éprouvé et humilié sur la terre. 

« C'est la preuve la plus éclatante que Dieu donne à ses vrais amis pour les distinguer et pour être Ses vrais enfants d'adoption. Dans la voie de la sublime élévation, la marque la plus certai­ne de la vérité, c'est la paix de l'âme et en même temps, la paix de la partie toujours révoltée du cœur humain.

« Quand bien même on aurait sur la terre toutes les épreuves de Saint Paul et des autres Saints qui se sont élevés aux hauts degrés de la perfection, toutes ces épreuves, toutes les tempêtes de l'ennemi ne font pas perdre la paix de l'âme ...

« Si Dieu, nous laissait toute la vie la jouissance, sans tentation et sans épreu-ves, nous n'aurions aucun mérite, nous ne serions pas les vrais enfants de Dieu. Dieu permet parfois épreuves, peines sur peines ; c'est à ce moment-là que notre âme fait des progrès rapides vers la perfection divine ; l'épreuve est une sauvegarde, aussi une lumière et une défense pour l'âme ... »

 

(EXTRAITS de l’extase de Marie-Julie du Crucifix du 4 Juillet 1878)

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 14:13

PRIÈRE DE L'ADOLESCENT

Seigneur je voudrais aimer,

Seigneur j'ai besoin d'aimer.

Tout mon être n'a que ce désir.

Mon cœur et mon corps se tendent dans la nuit vers un inconnu à aimer.

Mes bras battent l'air et je ne puis saisir l'objet de mon amour.

Je suis seul et je voudrais être deux.

Je parle et personne n'est là pour m'écouter.

Je vis et personne n'est là pour cueillir ma vie.

Pourquoi être si riche et n'avoir personne à enrichir ?

D'où vient cet amour ?

Où va-t-il ?

Seigneur, j'ai besoin d'aimer, je voudrais vous aimer.

Seigneur, voici le soir et tout cet amour inemployé.

*******

Écoute-moi bien, mon petit,

Arrête-toi, et dans le silence fais un long pèlerinage,

Va jusqu'au fond de ton cœur.

Marche le long de ton amour tout neuf, comme on remonte le ruisseau pour en trouver la source.

Et tout au bout, tout au fond, dans l'infini mystère de ton âme troublée,

C'est Moi que tu rencontreras,

Car je m'appelle l'Amour.

Et je ne suis qu'Amour, depuis toujours,

Et cet Amour est en toi.

Inspiré des "Prières de Michel Quoist"

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 10:06

Beaucoup de personnes se font illusion sur la portée du commandement qui défend de s'approprier ou de garder le bien du prochain.

La violence, l'adresse, la fraude, l'usure et l'usurpation sont les manières les plus habituelles de prendre ce qui ne nous appartient pas.

En premier lieu.  On prend par violence lorsqu'on enlève de force au prochain ce qui lui appartient, comme font les voleurs de grands chemins qui demandent la bourse ou la vie. Cependant ils ne sont pas les seuls ; il y en a bien d'autres qui l'exercent d'une manière presque aussi désastreuse. Ce sont tous ceux qui abusent de leur crédit, de leur autorité, de leur force pour contraindre les faibles à leur céder leur bien ; ceux qui profitent de la timidité, de la faiblesse, des besoins pour dépouiller le pauvre, la veuve et l'orphelin ; ceux qui menacent de faire des procès dispendieux à des malheureux qui n'ont pas les moyens de se défendre en justice ; les gros habitants d'une commune qui intimident les petits, qui les surchargent d'impôts ou de redevances ; ceux qui profitent, du besoin des indigents pour acheter à trop bon marché ou pour vendre trop cher ; ceux qui s'accordent pour tirer tout à eux dans certaines enchères, ce qu'on appelle monopole ; ces accapareurs maudits des peuples qui rassemblent les grains et qui les retiennent dans leurs greniers, pour forcer les malheureux qui ont faim à passer par leurs mains; ceux qui s'enrichissent des disettes publiques, qui s'abreuvent des larmes et s'engraissent de la substance du pauvre ; tous ces gens en place qui exploitent les peuples : en un mot, tous les puissants qui dévorent les petits, sont-ils moins barbares que les voleurs de grands chemins, qui dépouillent les voyageurs le pistolet à la main ?

En second lieu.     On prend par adresse : c'est ce qu'on appelle larcin ou vol furtif ; c'est dérober en cachette, en usant de ruse et d'artifice pour prendre le bien d'autrui, par exemple, les larrons qui ont des clefs ou qui forcent les serrures, qui se glissent dans les maisons pour dérober ; les filous qui trouvent moyen d'attraper quelques effets, les maraudeurs, qui prennent des fruits dans les champs et les vergers ; les enfants qui dérobent à leurs père et mère ; les domestiques infidèles qui prennent ou se payent de leurs mains, qui donnent à l'insu de leurs maîtres pour se faire des amis, qui font de petits repas furtifs ; les femmes qui dépensent séparément et contre le gré de leurs maris des choses dont elles n'en ont point la propriété ; les veufs ou les veuves qui soustraient des effets aux inventaires.

Ah! Mon Dieu ! Combien de voleurs dans le monde qui se croient bien cachés aux yeux des hommes ! mais vous les voyez, car vos regards sont plus pénétrants que les rayons du soleil.

En troisième lieu. On prend par fraude, et cette espèce de vol n'est que trop commune. Les uns vendent à faux poids ou à fausse mesure, et de là que de torts faits aux particuliers et au public ! Ce n'est que quelques grammes, mais à la longue, ces grammes forment des quantités, et si ce commerce dure un certain nombre d'années, voilà des sommes considérables. D'autres trompent dans la qualité des marchandises, en cachant ou en déguisant les défauts, en faisant des mélanges qui les gâtent, en donnant du mauvais pour du bon, une espèce pour une autre, de mauvais bois, de mauvaises étoffes, etc. C'est un marchand de bétail qui cherche à se défaire d'une bête vicieuse; il profite de l'ignorance, de la bonhomie, de la bonne foi d'un autre pour l'attraper ; ou il cherche à étourdir, à intimider, à enivrer, à faire perdre la tête pour faire un bon marché. Ce mesureur de blé sait entasser plus ou moins, racler plus ou moins légèrement ; ce marchand d'étoffes diminue sur chaque mètre ; cet autre sait faire incliner la balance, etc. Je ne finirais pas si je voulais entrer dans tous les détails des fraudes et des artifices qui ont lieu dans le monde.

En quatrième lieu.         On prend par anticipation : ce genre de vol consiste à empiéter sur l'héritage du prochain. C'est la plainte éternelle des habitants des campagnes. On prend un sillon d'un côté, une perche de l'autre ; on arrache une limite, on la transporte, on la fait disparaitre ; on falsifie des titres, on suscite des procès, on fait des échanges trompeurs, etc., pour étendre ses possessions aux dépens d'autrui. A ces usurpateurs violents ou artificieux, que restera-t-il de tout ce bien mal acquis ? Emporteront-ils à la mort ces terres usurpées...? Un creux de six pieds, un monceau de terre sur leur cadavre, voilà tout ce qui leur restera, après que leurs âmes auront été précipitées dans l'enfer.

En dernier lieu.   On prend le bien d'autrui par usure : les usuriers sont maudits de Dieu et des hommes. Prêter cent francs et exiger qu'on rende cent dix francs ; prêter une mesure de blé et exiger qu'on en rende une mesure et demie, n'est-ce pas une véritable injustice ?

Ah ! Seigneur, je frémis lorsque je considère les différentes espèces d'injustices qui se commettent sur la terre ; il n'y a presque personne qui ait les mains vides du bien d'autrui. En faisant un retour sur moi-même, n'ai-je pas à me reconnaître coupable d'un grand nombre de fautes contre le septième commandement ?

J'ai causé sans doute parfois du dommage à mon prochain. Si je n'ai pas encore réparé ces injustices, je vais m'acquitter de cette importante obligation.

Vous voyez la résolution où je suis de ne plus me rendre coupable d'aucun larcin, d'aucune fraude ; en me pardonnant mes péchés, aidez-moi d'une grâce victorieuse, afin que je ne m'écarte plus du sentier de l'équité.

L'abbé REYNAUD.

FÊTE DU JOUR: 26 novembre

Saint Léonard de Port-Maurice, confesseur.

Tandis que Léonard de Port-Maurice s'adonnait tout entier à l'étude et à la pratique des œuvres de charité, Dieu l'appela à la vie religieuse, et après une mûre délibération il entra dans l'Ordre de Saint-François. Pendant cinq ans, la santé du fervent religieux fut languissante, mais guéri par une intervention secrète de la très Sainte Vierge, il se consacra, par reconnaissance, à la conversion des pécheurs. Sa première action en quittant sa cellule fut de faire le chemin de la croix, puis, il se mit à parcourir toute l'Italie en prêchant la pénitence ou l'enfer ! Le saint prédicateur donna trois cent seize missions et établit l'adoration perpétuelle du Très-Saint-Sacrement dans deux cent seize églises. I1 ne vivait que d'aumônes et voyageait toujours à pied d'une ville à l'autre. On le voyait souvent se flageller publiquement en chaire jusqu'à tomber inanimé. « Je ne désire pas rester sur la terre, disait-il, mais j'aspire au paradis. Lorsqu'on admirait son empressement à offrir le Saint Sacrifice : « Une messe, répondait-il, vaut mieux que tous les trésors du monde.» Dans l'intervalle des missions, il avait la coutume de se donner une mission à lui-même par une retraite sévère. Saint Léonard mourut en 1751, à l'âge de soixante-quinze ans, en se rendant à Rome pour y prêcher.

Extrait des Lectures Méditées (1933)

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 15:57

Dieu vous a laissé libre, il va respecter votre choix…

Ta foi t'a sauvée. Le bon Maître félicite l'hémorroïsse de sa foi ; il a récompensé cette vertu partout où il l'a rencontrée ; ainsi dans le paralytique, la Madeleine, et d'autres. Parfois il a ajouté, après avoir sur ce point rendu témoignage à ceux qu'il avait guéris dans leurs corps ou dans leurs âmes. « Va en paix ». D'où nous inférons que cette foi est génératrice : Du Salut, et de la Paix.

Le Salut. — Le Maître a proclamé très haut la puissance de la foi pour obtenir une intervention extraordinaire et miraculeuse de Dieu. En avoir gros comme un grain de sénevé rendrait capable de dire à une montagne de se précipiter dans la mer et elle s'y précipiterait.

La vie des saints, de ceux même qui sont tout proches de nous, un Curé d'Ars, un Père Chevrier, une Thérèse de l'Enfant-Jésus, illustre d'impressionnante façon cette affirmation du Seigneur. Croire vraiment en Dieu et avoir une confiance illimitée en sa bonté, c'est lui offrir un hommage de justice et d'amour qui le touche et l'incline la bienveillance.

L'enseignement apostolique est constant sur ce point. Parce que « la foi coopérait aux œuvres d'Abraham » disait saint Jacques (2, 22), il fut justifié. Aussi, faut-il entendre qu'elle a un pouvoir salutaire pour l'âme autant que pour le corps. C'est la foi de la femme malade qui l'a sauvée ; c'est la foi de Madeleine qui l'a purifiée et sanctifiée. Au dire de saint Jean, la foi est la racine de la charité, ainsi elle facilite l'observation des préceptes : « Ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu, remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde c'est notre foi » (1 Jean., 5, 34).

Ayons bien la foi et vivons-en bien : « Mon juste vit de la foi » (Rom., 10, 38). Un véritable homme de foi se distingue parmi les autres. Plus solides seront ses œuvres, plus conquérant son apostolat, plus profonde son action, plus durables ses entreprises : « Les saints par la foi ont conquis des royaumes » (Hebb., 10, 33).

O Jésus, suis-je cet homme de foi que votre Cœur désire ? Il faut que je le sois. Aussi je vous en conjure : « Augmentez ma foi » (Luc, 17, 5). Je vous le demanderai tous les jours.

La Paix. — Irremplaçable trésor, la paix ne peut s'acquérir sans la foi, ni pour le présent, ni pour l'avenir, ni pour l'intérieur, ni pour l'extérieur. Les événements, nos préoccupations fatales, nos travaux, nos épreuves nous agitent et nous troublent. Elles nous enlèvent toute quiétude et diminuent ainsi notre puissance d'action, parce que nous sommes privés de la pleine possession de nos moyens.

Nous montrant Dieu avec nous, la foi nous pacifie : « Dieu est au milieu d'elle, elle ne sera pas ébranlée » Psaume, 45, 6). Que nous importent les gens et les choses, si Dieu est là.

Notre âme peut être inquiétée, angoissée de bien des manières : la conscience n'est pas tranquille, la vie morale est douloureuse, l'intelligence est anxieuse. Tout se calme avec la vision de Dieu, sur qui effectivement l'on s'appuie les yeux fermés. Ce Dieu très bon et miséricordieux est toujours prêt à absoudre celui dont le repentir est sincère ; il permet la souffrance du cœur, pour élever et sanctifier, ménageant d'ineffables consolations aux généreux ; il ne trompe pas, et donnera sûrement la lumière en temps opportun.

Devant les problèmes éternels, surtout nous sommes tourmentés. Insondables, ils ont une telle importance, qu'on a peine à les envisager avec tranquillité. Saint Paul nous est, à ce sujet, un exemple encourageant. Autant qu'un autre il pouvait être hésitant sur son avenir éternel : et cependant, il le voit venir en paix, et pour cette raison : « j'ai gardé la foi ». A cause de cela seulement, il est rassuré sur ce demain mystérieux « Il ne me reste plus qu'à recevoir la couronne de justice que me donnera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge » (2 Tim., 4, 7, 8).

O Jésus, je puis et je dois moi aussi, donner à mon existence, à ma vie, à ma mort, la tranquillité la plus grande. Je le ferai, appuyé sur ma foi en votre amour: « Nous avons cru en l'amour que Dieu a pour nous » (1 Jean., 4, 16).

Extrait de : STELLA MATITUNA Méditations quotidiennes Monseigneur A. GONON.

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