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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:27

Pour faire grand, il faut être grand, et je suis petit…

       Je le comprends, mon Dieu, pour faire grand, il faut être grand, et je suis petit. Mais si je vis de vous, par vous, je suis haussé à votre taille. Gardez-moi en vous, comme un Père garde son enfant.

 

      Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi.

      Jusqu'à la fin de sa vie le Christ rencontre des oppositions, il subit des discussions où l'orgueil de ses ennemis les empêche d'entendre ses réponses péremptoires. Une preuve qu'il est le Fils de Dieu, et ce témoignage est irréfragable, c'est bien qu'il fasse les œuvres de Dieu.

     Parce que nous voulons le continuer ici-bas, nous sommes constamment aux prises avec des ennemis volontairement inaccessibles à un raisonnement. Ils ne pourront pourtant pas ne pas s'incliner devant des faits. Voilà pourquoi nous devons :

1° Faire les œuvres de Dieu.

       Il est évident que l'effet révèle la cause, comme celle-ci caractérise celui-là. Au milieu des hommes nous rencontrons forcément antipathie, indifférence ou sympathie. Cela n'a qu'une importance relative, si notre manière de parler, d'agir, par quoi se manifestent nos sentiments, est de nature à faire malgré tout une impression bonne sur ceux qui en sont les témoins : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Matt., 7, 16).

      Devant telle vie de prêtre, de bon croyant, les anticléricaux les plus acharnés sont obligés, du moins dans leur jugement intime, de reconnaître une indiscutable et une supérieure valeur morale. Qu'ils n'en tirent pas les conclusions, c'est leur affaire, mais, c'est notre devoir de leur apporter cet argument en faveur de ce que nous enseignons. Nous sommes les « hommes de Dieu », donnons-en la preuve ; comme tels nous enseignons et défendons la vérité, qu'elle reluise en nous.

     Or, ces œuvres de Dieu sont celles qu'on accomplit « au nom du Père céleste ». Le départ est facile à faire, avec cette estampille, entre ce qui est de lui et ce qui ne l'est pas.

    Tout ce au bas de quoi nous ne pouvons pas mettre la signature de Dieu, doit être éliminé. Il y a des habitudes de langage, des façons de se tenir, qui certainement ne peuvent être inspirées par Dieu ; d'autres, au contraire, qui imposent la conclusion : « Le doigt de Dieu est là. » (Exod., 8, 19).

       Puissè-je, ô mon Dieu, faire toujours « vos œuvres » ; c'est une partie notable de mon activité. A cette fin, accordez-moi la grâce d'obéir comme d'instinct au conseil de l'apôtre : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » (I, Cor., 10, 31).

 

2° Les faire avec Dieu.

      Au cours de sa réponse indirecte aux accusations perfides de ses opposants, le Maître prononce cette imposante affirmation « Le Père et moi nous sommes un ». C'est la grande raison pour laquelle il opère au nom de son Père et il peut ainsi convaincre de la hauteur de sa mission.

      A nous aussi de tendre par tous nos efforts à réaliser cette unité avec le Père, qui fait le principal objet de la prière après la Cène. Si nous avions une foi suffisante, nous souvenant que Jésus a dit à son Père : « Je savais que vous m'exaucez toujours » (Jean., 11, 42), nous aurions la conviction de posséder essentiellement, profondément, de précieuses grâces l'union à Dieu.

     Ayons cette foi, correspondons à ces grâces, et par notre orientation de pensées, de sentiments, dirigeons-nous obstinément vers Dieu, réalisons sa présence en nous, inclinons-nous docilement sous son influence, qui imprégnera de surnaturel notre activité entière, et lui donnera le cachet nécessaire pour qu'elle « rende témoignage ».

      Jésus rappelle aux Juifs : « N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit, vous êtes des Dieux ? » (Jean., 10, 24), et il ajoute : « Et l'Écriture ne peut être anéantie. » Souvenons-nous en nous-mêmes et tenons-nous au niveau d'où cela nous oblige à ne pas descendre.

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

Je vous recommande la vidéo suivante : 

https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

Elogofioupiou.over-blog.com

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