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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 13:02

 

jésus est dépouillé de ses vêtements.

Pour l’homme il y a aussi une préparation à la mort…

(CHEMIN   DE  LA  CROIX DIXIÈME   STATION)

 Nous vous ado­rons, ô jésus, et nous vous bénissons ;

 Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte croix.

« Ils se divisèrent ses vêtements en les tirant au sort. »

jésus est dépouillé et abreuvé de fiel ; de nouvelles tortures et de nouveaux outrages ;

Ils servent à pré­parer la victime pour son dernier supplice.

Réflexion

Et moi, qu'ai-je tant besoin des choses de la terre, puisque je suis sur le point de tout quitter ?

Un chrétien atteignant l'âge d'homme ne meurt pas d'un seul coup ;

Il y a pour lui une mort prépara­toire à la mort, c'est le dépouillement.

Méditation :

Mon Sauveur, qu'à cette même place où l'on vous arrache vos habits,  moi, j’accepte de quitter généreusement tout ce qui surcharge mon cœur. J'ai encore des liens à briser, des attaches à rompre, quelques affec­tions à supprimer ou à rectifier, fai­sons-le humblement sans plus tarder.

La nature a pour habitude d'entasser et de com­pliquer ; mon esprit religieux, au con­traire, doit tout simplifier et tout ramener à l'unique nécessaire.

Rendez-moi libre, ô jésus, pour que je puisse livrer plus sûre­ment mon dernier combat.

 

Notre Père, etc.

Je vous salue, Marie, etc.

Gloire au Père, etc.

Ayez pitié de nous, Seigneur.

Ayez pitié de nous.

Que, par la misé­ricorde de Dieu, les âmes des fidèles tré­passés reposent en paix.

Ainsi soit-il.

O sainte Mère, gra­vez profondément dans mon cœur les plaies de jésus cru­cifié.

 

Inspiré de : Le Chemin de la Croix. Extrait de : LE CRUCIFIX par Abbé Chaffanjon. (1925)

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 11:39

La Sainte Vierge d’après St-Mathieu, Évangéliste…

Beaucoup de chrétiens de nos jours professent, au sujet de la personne de Marie, et du culte qui lui est dû, des idées incomplètes ou fausses.

On n'en est plus, il est vrai, au temps où de pré­tendus disciples de Jésus-Christ, engagés dans la fu­neste hérésie de Nestorius, refusaient à la Sainte Vierge le titre de Mère de Dieu.

Mais combien, parmi nos modernes hérétiques, ont renoncé à toutes marques de respect, à toute pratique de dévotion envers Marie !

Combien même n'ont pas craint de dire qu'elle est une femme comme les autres, et que ceux qui l'invo­quent font acte d'idolâtrie !

Ce serait Rome qui, d'après eux, aurait introduit, aux quatrième et cinquième siècles, cette superstition dans l'Eglise.

Mais d'un autre côté, la piété des catholiques en­vers la Mère de Dieu est peut-être plus grande que jamais.

Cependant chez plusieurs, cette piété repose plutôt sur le sentiment ; elle est une habitude heureusement contractée dans l'enfance, et non moins heureusement conservée avec les joies et les consolations si douces qui y sont attachées ; elle ne repose pas suffisamment sur les bases solides de la doctrine et de la foi.

Un exemple fera mieux comprendre cet état d'es­prit qui existe chez plus de catholiques qu'on ne le croit, parmi ceux même qui paraissent le plus dévoués à Marie.

Il n'y a pas un siècle, une jeune fille appartenant à une famille catholique avait renoncé à sa foi, peu de temps avant de contracter alliance avec un parti pro­testant.

Comme bien on peut penser, rien ne fut épargné pour la ramener dans la voie du devoir.

Une personne qu'elle avait jusque là particulière­ment estimée, lui ayant demandé, dans l'espoir d'arriver à toucher plus facilement son cœur, comment elle pourrait abandonner la dévotion à la Sainte Vierge qui lui avait toujours été si chère, en reçut cette réponse : " La dévotion à la Sainte Vierge, il n'en est pas même question dans l'Évangile."

Elle avait évidemment puisé cette erreur dans le nouveau milieu où elle s'était imprudemment engagée ; mais si elle eut mieux connu l'origine et le caractère de la dévotion à Marie, elle ne serait peut-être pas tombée dans un piège aussi grossier.

Il importe donc de savoir sur quels fondements inébranlables l'Esprit Saint a établi le culte de Marie, en l'appuyant sur les paroles mêmes de l'Évangile.

C'est ce que nous entreprenons de démontrer en vue de répandre et défaire fructifier, dans la mesure de nos forces, une si salutaire dévotion, persuadés que nous sommes qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr. Puisse la Mère de Dieu bénir nos humbles efforts, et les faire contribuer à maintenir dans son amour ses enfants fidèles et à y amener ceux qui ne l'ont jamais priée, ou qui auraient eu le malheur de l'abandonner !

 

CHAPITRE I

Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ. (St-Mathieu 1,16.)

Dès le premier chapitre de l'Évangile, Marie nous est annoncée comme la Mère de Dieu, la Mère du Verbe, fait homme pour notre salut.

L'Esprit Saint ne pouvait enseigner d'une manière plus formelle à tous les chrétiens que la dévotion envers la Sainte Vierge est inséparable du culte infiniment plus grand, du culte d'adoration qu'ils rendent à Jésus-Christ.

Car ce serait évidemment manquer à l'un des pre­miers devoirs envers le Sauveur lui-même, que de re­fuser à sa Mère l'honneur qu'exigé l'amour qu'il lui porte et la haute dignité dont il l'a revêtue.

Il n'est pas de bon fils qui ne se réjouisse de voir honorer sa mère, et Jésus est le meilleur des fils, infi­niment élevé sous ce rapport, comme dans ses autres perfections, au-dessus de tous les enfants des hommes ; il ne saurait ne pas avoir pour souverainement agréables les témoignages de respect, de vénération et d'amour dont sa Mère est l'objet de la part de ses vrais servi­teurs.

" Je vous ai donné l'exemple, nous a-t-il dit, afin que vous fassiez comme j'ai fait. " (Jean XIII, 15.)

Or Jésus a honoré, aimé Marie ; il lui a été sou­mis ; et il lui a demandé, tout Dieu qu'il est, ce qu'un fils demande avec confiance à sa mère, en observant dans la famille l'ordre établi par Dieu lui-même.

Nous devons donc aimer et honorer Marie, nous consacrer à son service et la prier de nous obtenir les grâces et les secours dont nous avons besoin pour nous associer à la vie divine de Jésus-Christ.

Les seules paroles de Saint Mathieu : " Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ " suffisent ainsi à démontrer la nécessité pour tout chrétien de professer le culte de la Mère de Dieu.

Le pieux lecteur se convaincra de plus en plus de cette vérité, nous en avons la ferme confiance, à mesure qu'il parcourra les divers chapitres de ce modeste travail.

 

CHAPITRE II

«Celui qui est conçu en Marie est le fruit de l'Esprit Saint.» (St-Mathieu 1,20.)

C'est par ces paroles que l'Ange de Dieu annonça au bienheureux Joseph le grand mystère de l'Incarna­tion du Verbe.

Marie, qui l'avait appris de l'Archange Gabriel (Luc 1, 28.) avait gardé discrètement dans son cœur, au milieu du recueillement et de la prière, la parole de l'envoyé divin.

Joseph suivit l'exemple de sa sainte épouse.

De leur côté, Zacharie et Elizabeth à qui le ciel avait fait pressentir le glorieux événement, observèrent la même loi du silence, puisque Jean-Baptiste déclara au jour où Jésus-Christ vint à lui, pour être baptisé, qu'il ne le connaissait pas. (Jean I, 33)

Ainsi se réalisa la parole de l'Esprit Saint : " Il est bon de ne pas révéler le secret du Roi." (Tobie XII, 7)

Aux yeux du monde, Marie n'était donc que la femme d'un vulgaire ouvrier de Nazareth, tandis que Dieu et les exécuteurs de ses desseins, voyaient en elle ce qu'elle est en réalité, l'épouse de l'Esprit Saint et la mère du Verbe incarné.

Ces deux titres d'où découle toute la grandeur de Marie établissent sur les bases les plus solides la dé­votion que lui portent les chrétiens dignes de ce nom.

En effet, si la mère et l'épouse d'un roi reçoivent après lui la plus grande part des hommages de ses sujets, combien plus celle qui réunit ces deux éminentes dignités, mère de Dieu le Fils, épouse de Dieu le Saint-Esprit, a-t-elle le droit de recevoir tout l'honneur dont puisse être entourée dans le ciel et sur la terre une pure créature !

Et de même que, par l'entremise de la mère et de l'épouse d'un roi, on peut en obtenir les plus grandes faveurs, ainsi et à plus forte raison, l'intercession de la Mère du Fils de Dieu et de l'Épouse de l'Esprit-Saint doit-elle être assez puissante pour faire descendre sur ceux qui la prient, l'abondance des grâces divines.

Il suffit de considérer ces vérités pour être pénétré de la plus grande dévotion envers la Sainte Vierge.

Mère du Verbe fait chair, épouse de l'Esprit-Saint, Marie est en même temps la fille de prédilection du Père céleste, auteur de tout don parfait ; elle est sortie de ses mains, toute pure, pleine de grâces et ornée des plus augustes prérogatives, puisqu'il convenait à la sagesse et à la puissance de Dieu, de rendre digne de ses complaisances, dès sa conception et à jamais, celle qui devait avoir avec lui des rapports à la fois si intimes et si élevés.

 

CHAPITRE III

«Les  Mages... entrant dans  la maison, trouvèrent l'enfant avec sa mère, et se proster­nant, ils l'adorèrent.» (St-Mathieu, II, 11.)

Déjà les bergers des environs de Bethléem, avertis les anges, étaient venus adorer le Sauveur qu'ils avaient trouvé couché dans une crèche, auprès de Marie et de Joseph. (Luc II 16)

Pour les petits comme pour les grands, devant les peuples et les rois, Jésus se présente, accompagné de sa 1ère, aux adorations de ceux qui le cherchent.

Il eut suffit, ce semble, aux évangélistes, de dire que les bergers et les Mages étaient venus adorer le Seigneur naissant ; mais le riant tableau de l'Enfant Divin dans les bras de sa mère, adoré ainsi par ses pieux serviteurs, devait être pour tous les chrétiens un sujet d'instruction et de sanctification, et l'ornement de leurs autels et de leurs demeures dans toute la suite des siècles.

C'est qu'il ne se trouve pas dans l'Évangile un seul passage qui n'ait été écrit sous l'inspiration de l’Esprit-Saint, et qui ne s'impose par là même à notre foi et à notre piété ; il n'en est pas un dont nous ne devions nous efforcer de pénétrer le sens profond, et de nous appliquer les saints enseignements.

" Vous lisez avec soin les Écritures, disait Jésus-Christ aux Juifs, parce que vous croyez y trouver la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi."  (Jean V 39.)

On ne saurait donc douter que Saint Mathieu et avec lui Saint Luc n'aient voulu, en faisant une mention spéciale de Marie dans ces deux scènes de l'Évangile, nous faire voir que, pour trouver Jésus, il faut aller à sa mère, qui nous l'a donné ; c'est bien ce que nous prouve d'ailleurs l'expérience des siècles chrétiens ; car tous les grands serviteurs de Jésus ont toujours professé envers Marie la plus tendre et la plus profonde dévotion, tandis que ceux qui ont abandonné le culte de la mère de Dieu se sont de plus en plus éloignés de son divin Fils. Un grand nombre d'entre eux ont même fini par nier tout à fait la divinité de Jésus-Christ.

Ce sont donc deux grands devoirs de la vie chré­tienne que d'adorer Jésus-Christ, et d'honorer la Sainte Vierge.

On ne saurait, après cela, se faire une trop grande idée de la nécessité de la dévotion envers la Mère de Dieu.

 

CHAPITRE IV

Levez-vous,   prenez   l'enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. (St-Mathieu II, 13.)

Dans tout ce qu'ils ont écrit sur la vie de la Sainte Vierge, les auteurs sacrés ne se sont pas seulement pro­posé de nous instruire à son sujet, mais aussi de nous engager à suivre ses exemples, comme elle-même a suivi avec la plus grande fidélité les exemples de son divin Fils.

En effet, combien plus que Saint Paul, l'auguste Mère de Dieu a-t-elle le droit de dire à tous les chré­tiens : " Soyez mes imitateurs comme je l'ai été moi-même de Jésus-Christ ! " (Cor. XI, 1)

Rien assurément dans le culte que l'on rend à Marie, ne saurait lui être plus agréable, ni la glorifier davantage, que l'imitation de ses vertus ; c'est pourquoi l'Évangile a plus particulièrement insisté sur ce point, dans tout ce qu'il dit de la bienheureuse Vierge.

Jésus-Christ, le soleil de justice, est le premier et le parfait modèle de toute sainteté ; mais la pensée de le former en nous, (Gal. IV, 19) suivant l'expression de Saint Paul, effraie souvent notre faiblesse.

C'est alors une grande consolation, que de pouvoir le considérer dans son miroir le plus parfait et le plus aimable qui est Marie.

L'imitation des saints nous initie de plus en plus à l'imitation de Marie, l'imitation de Marie à celle de Jésus-Christ, et c'est ainsi que, en obéissant à l'attrait de la grâce, nous pouvons être amenés à réaliser de plus en plus en nous la sublime recommandation du Sauveur: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (Math. V, 48)

" Celui qui attend de Dieu son secours, avait déjà dit le prophète David, prépare son cœur aux ascensions", (Ps. 4XXXIII-6) c'est-à-dire aux progrès incessants dans les voies de la sainteté.

Telles étaient les dispositions de la Sainte Vierge ; elles doivent être les nôtres, et c'est en considérant les principaux actes, les phases les plus importantes de sa vie, que nous serons portés à marcher sur ses traces.

Une étude sur l'exil de Marie en Égypte nous sera tout à fait précieuse sous ce rapport.

La descente de la sainte famille dans cette contrée, le long séjour qu'elle y fit, et son retour dans la Galilée font surtout briller en Marie les vertus de foi, de rési­gnation, de patience et de renoncement absolu à elle-même, en vue de Dieu.

C'est au milieu de la nuit, que Joseph, prévenu par un ange, lui annonce qu'il faut partir à l'instant pour l'Égypte avec le divin enfant.

Le chant céleste, " Gloire à Dieu au plus haut des cieux," (Luc II, XIV) entonné à la naissance du Sauveur, venait à peine de résonner à ses oreilles, les rois de l'Orient s'étaient la veille prosternés aux pieds de l'Enfant-Dieu, (Math. II, 11.) et voici que la sainte famille reçoit l'ordre de partir sans tarder pour la terre étrangère, une terre plongée dans les ténèbres du paganisme, et où ne pouvaient l'attendre que les misères et les afflictions de toutes sortes.

Il fallait, pour atteindre cette contrée, passer à travers des déserts inhabités que sillonnaient des troupes de brigands, et elle ne pouvait compter sur aucun secours humain pour une si pénible et si dangereuse entreprise.

En de telles conditions, se condamner à l'exil, sans en connaître la durée, demandait de la part de Marie une foi sans borne et la plus parfaite soumission à la volonté divine.

Mais c'est de foi et d'amour que vivait la pieuse vierge ; elle ne s'informe pas même du motif d'un ordre si subit et si étrange.

Obéissant à la voix de Joseph, elle prend l'enfant dans ses bras, et se met en route, pour se diriger vers le pays qu'il plaît à Dieu de lui assigner.

La tradition rapporte que la sainte famille étant tombée, durant ce périlleux trajet, entre les mains d'une bande de voleurs, l'un d'eux, frappé de l'éclat surhu­main qui rayonnait autour d'elle, et touché par la grâce, la prit sous sa protection, et la fit échapper aux dangers dont elle était menacée : il aurait ainsi mérité d'en­tendre de la bouche du Sauveur mourant ces consolantes paroles : " Vous serez avec moi aujourd'hui dans le paradis." (Luc XXIII, 43.)

C'était le bon larron que l'Eglise a mis au nombre de ses saints, et que nous devons prier pour obtenir d'être à son exemple les serviteurs dévoués de Marie.

CHAPITRE V

Demeurez  (en Égypte) jusqu'à  ce que je vous dise d'en revenir. (St-Mathieu II, 13.)

L'Égypte où la sainte famille, fidèle à la parole de l'ange, passa de cinq à sept années, garde encore de ce séjour plus d'un précieux souvenir.

Non loin du Caire, près de l'emplacement de l'antique Héliopolis, est une fontaine d'eau douce et rafraîchissante que l'on assure avoir surgi, pendant que la sainte famille faisait halte à cet endroit.

En effet, on ne boit d'ordinaire en Égypte que l'eau du Nil ; car celle qui gît à quelque profondeur du sol est saumâtre, toute cette contrée étant presque au niveau de la mer.

Tout préside la fontaine s'élève un grand arbre que l'on suppose être le rejeton de l'un de ceux qui prêtèrent leur ombrage à la sainte famille.

C'est là, depuis un temps immémorial, un lieu de pèlerinage pour les chrétiens ; ils s'y abreuvent avec bonheur, et emportent quelques pieux souvenirs de cet endroit où Jésus, Marie et Joseph firent probablement 1’une de leurs premières étapes, à leur entrée dans le pays des Pharaon.

Les traditions de l'Égypte offrent un caractère particulier d'authenticité ; car la riche vallée du Nil a été constamment visitée, depuis les premiers temps historiques, par les représentants de toutes les nations civilisées.

La sainte famille y a laissé des traces profondes de son passage ; car elle erra longtemps à travers les campagnes et jusque dans le désert ; elle y mena une vie non moins merveilleuse et non moins pénible que celle des anciens Hébreux au temps de Moïse.

Elle portait avec elle le salut du monde qu'avaient attendu les prophètes, et après lequel soupiraient alors les païens eux-mêmes.

Aussi a-t-il été vraiment inspiré, le peintre chré­tien qui nous représente la Sainte-Vierge, assise avec l'enfant Jésus dans ses bras, sur le rocher du Sphinx qui avoisine les grandes pyramides de Ghiseh.

Le Sphinx était pour les Égyptiens une divinité qui gardait les secrets de l'avenir ; en montrant ainsi Jésus et Marie, il semble découvrir au monde le grand mystère, espoir des nations, qui devait bientôt être connu jusqu'aux extrémités de l'univers.

C'est alors que furent déposés dans la terre de l'Égypte les précieux germes du salut ; le divin Enfant y répandit ses plus abondantes bénédictions, et l'on vit bientôt s'y établir une des plus florissantes églises des commencements du Christianisme.

La sainte famille occupa pendant un certain temps un pauvre réduit dans un des carrefours du Caire. Les deux chambres étroites qui le composent se voient encore au sous-sol d'un temple arménien.

Cette demeure du Caire offrit à la sainte famille un gîte non moins humble que celui de la grotte de Bethléem ; par où l'on voit que, sous une forme  ou sous une autre, Jésus a porté sa croix de Bethléem au Golgotha, et que ce n'est pas par pure imagination que certains artistes nous représententent dans   leurs tableaux l'enfant Jésus crucifié.

Il est donc facile de comprendre cette parole de Notre Seigneur : " Que celui qui veut être mon disci­ple prenne sa croix, et qu'il me suive. " (Math. XVI, 24.)

Marie et Joseph portèrent leur croix à la suite de Jésus, et ainsi ont toujours fait ses vrais serviteurs et ses fidèles servantes.

Mais la croix dont furent chargés les membres de la sainte famille, pendant leur séjour en Égypte, fut particulièrement lourde.

Joseph, pauvre ouvrier, qui ne fabriquait que de grossiers instruments de travail, eut sans doute grande peine à fournir la subsistance strictement nécessaire à la famille, sur cette terre ennemie du nom Juif où il ne fit, on doit le présumer, d'autre travail que celui dont les Égyptiens de la classe pauvre elle-même dédaignaient de se charger.

Et lorsque fut arrivé le terme de leur exil, Jésus, sa Mère et St Joseph, ayant reçu du ciel l'ordre de retourner en Galilée, eurent à prendre une route plus longue et plus pénible que celle qu'ils avaient suivie pour sortir de la Palestine ; il leur fallut éviter de passer par la Judée où régnait Archélaus, (Math. II, 22) fils d'Hérode, dont ils avaient à craindre la défiance et la cruauté ; ils côtoyèrent le littéral de la Méditerranée, et ce ne fut qu'après avoir atteint le mont Liban, qu'ils purent se diriger vers Nazareth.

Après tant d'angoisses et de souffrances, Marie entra sans doute avec joie dans le modeste patrimoine de ses ancêtres, où, à la suite de ses épousailles avec Saint Joseph, elle avait fixé sa demeure.

C'est là, que pendant plusieurs années, Marie et son saint époux, goûtèrent le bonheur de vivre en Dieu dans la pratique de toutes les vertus et dans la profes­sion de la sainte virginité, dont ils avaient fait vœu au Seigneur, et qu'ils observaient d'un seul cœur et d'une seule âme dans une joie toute céleste.

C'est ainsi que Dieu se plaît toujours à mêler ses consolations aux épreuves par lesquelles il veut faire passer ses serviteurs pour les conduire au ciel.

Extrait de : La Sainte Vierge d’après l’Évangile

Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Ca­nada, en l'année mil neuf cent dix par l'abbé Louis napoléons, au Ministère de l'Agriculture, à Ottawa.  (1910)

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 02:03

L'Ascension de Notre Seigneur J.-Christ…

C’est aujourd’hui que nous fêtons cette belle fête. Prions pour S.S. Paul VI

Pendant les quarante jours qui suivirent Sa Résurrection, le divin Sauveur prépara Ses Apôtres à supporter la perte de Sa présence, en leur montrant ce que leur apporterait le Consolateur qui devait venir.

Pendant quarante jours Il leur apparaissait et leur parlait  du Royaume de Dieu. (Actes 1,3.)

Ce n'était pas une période de distribution de dons, c'était celle où II donnait des lois et préparait la structure de Son Corps Mystique, l'Église. Moïse avait jeûné pendant des jours avant de recevoir la Loi; Élie avait jeûné pendant quarante jours avant de rétablir la Loi ; et voici que pendant quarante jours le Sauveur Ressuscité posait les piliers de Son Église en même temps qu'il donnait la nouvelle Loi de l'Évangile. Mais les quarante jours touchaient à leur fin et les Apôtres devaient attendre jusqu’au cinquantième, le jour de jubilé.

Le Christ conduisit les Apôtres jusqu'à Béthanie où devait avoir lieu la scène du dernier adieu. Ce n'est pas en Galilée, mais à Jérusalem, où II avait souffert, que se passerait le retour vers Son Père céleste. Son sacrifice étant achevé, alors qu'il était sur le point de remonter vers Son trône du Ciel, Il éleva Ses mains portant les traces des clous. Ce geste serait avec un autre un des derniers souvenirs que garde­raient les Apôtres. Les mains furent élevées d'abord vers le ciel, puis abaissées vers la terre comme pour attirer les béné­dictions célestes sur les hommes. Des mains transpercées sont plus aptes à distribuer les bénédictions. D'après le Lévitique, la lecture de la promesse prophétique du Messie, devait être suivie de la bénédiction du Grand Prêtre; ainsi, après avoir montré que toutes les prophéties étaient accomplies en Lui, le Christ S'apprêtait à entrer dans le sanctuaire céleste. Les mains qui tenaient le sceptre de l'autorité dans le ciel et sur la terre donnaient maintenant la dernière bénédiction:

Et tandis qu'il les bénissait, II se sépara d'eux et fut enlevé au ciel...  Luc 24, 51.

Et II est assis à la droite de Dieu. Marc 16, 19.

Et eux, L'ayant adoré, retournèrent à Jérusalem avec grande joie, et ils étaient continuellement dans le Temple, louant et bénissant Dieu. Luc 24, 52-53

Si le Christ était resté sur la terre, la vue aurait pris la place de la foi. Au ciel, il n'y aura plus de foi puisque les disciples du Christ Le verront, il n'y aura plus d'espérance, puisqu'ils Le posséderont ; mais il y aura la charité, car la charité doit durer éternellement! Le départ du Sauveur asso­ciait ensemble la Croix et la Couronne qui avaient réglé jus­qu'aux moindres détails de Sa vie. L'Ascension eut lieu sur le mont des Oliviers, au pied duquel se trouvait Béthanie. Jésus conduisit Ses Apôtres par Béthanie, ce qui veut dire qu'ils passèrent par Gethsémani et par l'endroit même où II avait pleuré sur Jérusalem! Ce n'est point du haut d'un trône, mais du haut d'une montagne surplombant le jardin aux oli­viers tordus rougis de Son Sang, qu'il manifesta pour la dernière fois Sa puissance divine! Son Cœur n'avait pas été aigri par Sa Croix, car l'Ascension était la conséquence du Crucifiement. Comme II l'avait dit, il convenait qu'il souf­frît pour entrer dans Sa gloire.

Lors de l'Ascension le Sauveur n'abandonna pas le vête­ment de chair dont II avait été revêtu. Sa nature humaine devait être en effet le modèle de la gloire future de toutes les autres natures humaines qui Lui seraient incorporées en prenant part à Sa propre vie. Profonde et intrinsèque était la relation entre Son Incarnation et Son Ascension. L'Incar­nation ou le fait d'avoir assumé une nature humaine donnait au Fils de Dieu la possibilité de souffrir et de racheter. L'Ascension élevait à la gloire cette même nature humaine qui avait été abaissée dans la mort.

Un Couronnement sur la terre, au lieu d'une Ascension dans le ciel, aurait enfermé les hommes dans des idées ter­restres sur le Messie, tandis que l'Ascension ferait s'élever au-dessus de la terre les esprits et les cœurs. Quant à Lui-même, il convenait que la nature humaine qui Lui avait servi d'instrument pour enseigner, légiférer et sanctifier ait part à la gloire comme elle avait eu part à la honte. Il était difficile de croire que Celui qui était l'Homme des Douleurs, ayant connu l'affliction, était le Fils bien-aimé en qui le Père mettait Ses complaisances. Il était difficile de croire que Celui qui n'était pas descendu d'une Croix pourrait monter au ciel, ou que la gloire qui avait émané de Lui momenta­nément sur la montagne de la Transfiguration était une pro­priété permanente. L'Ascension chassait tous ces doutes en introduisant Sa nature humaine en communion intime et éternelle avec Dieu.

La nature humaine assumée par le Verbe avait été ridicu­lisée en tant que Prophète lorsqu'on avait enveloppé Son visage d'un voile et qu'on Lui avait demandé, après L'avoir frappé, qui était l'auteur du coup. Il avait été ridiculisé en tant que Roi lorsqu'on L'avait revêtu d'un oripeau de couleur royale et Lui avait donné un roseau en guise de sceptre. Finalement, II avait été ridiculisé en tant que Prêtre lors­qu'on L'avait défié de descendre de la Croix sur laquelle II S'offrait Lui-même en Victime. Dans l'Ascension, Sa triple mission de Docteur, de Roi et de Prêtre était hautement pro­clamée. Mais la proclamation serait parachevée lorsqu'il vien­drait pour juger les hommes dans cette nature humaine qu'il avait empruntée aux hommes. Aucun de ceux qui seraient jugés ne pourrait se plaindre, en prétendant que Dieu ne connaît pas les épreuves auxquelles les humains sont soumis. Son aspect même de Fils de l'Homme prouverait qu'il avait combattu les mêmes combats que les hommes et subi les mêmes tentations que ceux qui comparaissaient à Son tribu­nal. Son jugement trouverait tout de suite un écho dans leurs cœurs.

Une autre raison de Son Ascension, c'est que le Christ pourrait plaider auprès de Son Père avec une nature humaine commune à tous les hommes. Il pourrait dorénavant montrer les stigmates de Sa gloire, non seulement comme trophées de victoire, mais aussi comme emblèmes d'intercession. La nuit où II se retira dans le jardin, II pria comme s'il était déjà à la droite de Son Père, dans Sa demeure céleste; II pro­nonça une prière qui était moins celle de quelqu'un qui allait mourir que celle d'un Rédempteur qui s'élève.

« Afin que l'amour dont Vous M'avez aimé soit en eux, et que Moi aussi Je sois en eux. » Jean 17, 26.

Dans le ciel, le Sauveur glorifié ne sera pas seulement un Avocat des hommes auprès du Père, II enverra le Saint-Esprit qui sera aussi, avec Lui, l'Avocat de l'humanité. Le Christ, siégeant à la droite du Père, représentera l'humanité auprès du trône de Dieu ; le Saint-Esprit, habitant parmi les fidèles représentera en eux le Christ remonté vers le Père. Dans Son Ascension, le Sauveur a pris avec Lui tous nos besoins pour les présenter au Père; grâce au Saint-Esprit, le Rédempteur sera introduit dans les cœurs de tous ceux qui croiront en Lui.

L'Ascension donnera au Christ le droit d'intercéder effica­cement pour les mortels :

 « Puisque nous avons en Jésus, le Fils de Dieu, un Grand Prêtre qui a pénétré dans les cieux, demeurons fermes dans notre foi. En Lui nous n'avons pas un Grand Prêtre incapable de compatir à nos faiblesses; au contraire, II est passé par toutes les mêmes épreuves que nous, sauf le péché. » Hébreux 4, 14.

Extrait de : La vie de Jésus, écrite par Mgr Fulton Sheen

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 09:25

L'apparition de bactéries résistantes aux médicaments se multiplie de façon alarmante.

Par exemple, le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies estime qu'au cours des cinq années écoulées, le taux de résistance du streptocoque pneumonique à la pénicilline s'est accru de plus de 300 % et la résistance à la cefotaxime de plus de 1000 %. Parallèlement à l'augmentation des souches de bactéries résistantes

aux médicaments, on a constaté une augmentation de la mortalité et de la morbidité dues aux maladies infectieuses. Aux États-Unis, la mortalité due aux maladies infectieuses a augmenté de 58 % entre 1980 et 1992, malgré l'introduction de nouveaux agents antibiotiques puissants. Cette augmentation est due en partie au phénomène de résistance aux antibiotiques.

Aux États-Unis, [près de] 25 000 tonnes d'antibiotiques sont prescrits chaque année, moitié pour l'homme et l’autre moitié pour l'agriculture et les animaux. Ceci correspond approximativement à [41 grammes] d'antibiotiques [par personne] par année.

Considérer les antibiotiques comme des ''ressources précieuses et limitées'' est un changement d'attitude qui s'impose si l'on veut préserver l'efficacité de ces agents.

Sinon, l'apparition d'organismes tels que Staphylo-coccus aureus, possédant une résistance intermédiaire à la vancomycine, menace de nous renvoyer à l'époque antérieure à la mise au point des antibiotiques.

L'utilisation courante des antibiotiques chez les animaux a récemment été mise en cause, du fait qu'une telle utilisation semble bien favoriser la résistance aux antibiotiques utilisés chez l'homme et pose donc un risque pour sa santé. On a constaté que les organismes résistants peuvent se transmettre des animaux aux humains par contact direct et par l'intermédiaire de produits alimentaires d'origine animale.

Un rapport antérieur (juin 2000) publie par le Ministère Sante américaine 4 dit en substance :

Les hôpitaux sont devenus un environnement fertile pour les pathogènes résistants aux médicaments. Le contact rapproché des malades et l'usage intensif des antimicrobiens obligent les pathogènes à devenir résistants. La résistance microbienne s'est manifestée dès l'introduction de la pénicilline voici près de cinquante ans, avec l'apparition rapide d'infections causées par le staphylocoque doré. Aujourd'hui, les hôpitaux du monde entier se trouvent confrontés à une

crise sans précédent due à l'apparition et à la dissémination rapide d'autres microbes résistants à un ou plusieurs agents microbiens.

En 1992, des statistiques ont montre que plus de 13 000 malades sont morts aux États-Unis suite a des infections provoquées par des souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

De nouvelles études publiées par les CDC 5 indiquent une brutale augmentation des bactéries

résistant aux médicaments. Chaque année, on estime que de 60 000 a 80 000 malades meurent d'infections acquises a l'hôpital, et que plus de 50 % de ces morts sont attribuables aux souches bactériennes résistantes aux antibiotiques. Ajoutez à cela l'apparition soudaine de virus inconnus, telle la récente épidémie de "pneumopathie atypique" qui a fait plus de 800 victimes et contre laquelle la seule arme semblait être la mise en quarantaine ! Et puis la menace d'un "terrorisme bactériologique", dont les enveloppes "empoisonnées" aux bacilles du charbon pourraient représenter un avant-gout !

Le hasard faisant parfois bien les choses, certains chercheurs ont été amènes plus ou moins fortuitement à redécouvrir l'argent colloïdal jeté aux oubliettes dans les années quarante.

Cependant, à l'heure actuelle, la médecine orthodoxe ignore a peu prés tout de son existence ; les laboratoires pharmaceutiques ne s'y intéressent pas (vu qu'il ne peut être breveté) et le perçoivent même comme un dangereux concurrent susceptible de menacer directement leurs intérêts financiers.

En effet, si par une étonnante ironie du sort, c'était cette fois l'argent colloïdal qui devait un jour supplanter les antibiotiques, cela priverait les grandes entreprises pharmaceutiques d'une source de revenus considérable. Plus inquiétant encore, les instances administratives des pays concernes, probablement de connivence avec l'industrie pharmaceutique,tentent par tous les moyens et avec une mauvaise foi évidente de s'opposer a son utilisation et a la diffusion d'informations a son sujet.

Si bien que pour l'instant l'argent colloïdal a rejoint l'arsenal des médecines dites "parallèles", ce qui n'empêche pas certains scientifiques de déclarer : ≪ Avec la montée des bactéries résistantes aux antibiotiques, l'argent va se retrouver dans la position d'un médicament moderne, parce qu'aucun organisme pathogène n'a réussi à acquérir une immunité contre lui ≫6.

Si la lutte contre les microbes et l'infection constitue la fonction principale de l'argent colloïdal, celui-ci a encore bien d'autres cordes à son arc. Voici une liste partielle de ce qu'il peut accomplir:

− Grace a ses propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives, il soulage immédiatement brulures, ulcères, allergies, piqures d'insectes, dermatites, hémorroïdes, etc.

− Il accélère la cicatrisation des brulures et des blessures.

− Il peut être incorpore dans la structure de pansements extrêmement efficaces.

− Il favorise la régénération osseuse et tissulaire.

− Il stimule le système immunitaire.

− Il contribue à la purification de l'eau et de l'air.

− Il peut être utilise comme désinfectant des eaux usées et des piscines.

− Il peut être utilise sur les plantes et les animaux.

 

Tous ces points feront l'objet de développements dans le cours de ce livre qui inclut aussi une importante sélection de témoignages fournis par les utilisateurs d'argent colloïdal. Ils offrent la preuve concrète de l'efficacité du produit dans des cas les plus divers, y compris de graves maladies déclarées "incurables" par la médecine officielle, comme l'hépatite C, la sclérose en plaques, la maladie de Lime etc…

Aussi merveilleux que puisse être un remède, y compris l'argent colloïdal, il faut toutefois se souvenir qu'en dernière analyse le vrai "guérisseur" c'est en fait l'organisme lui-même, avec son système immunitaire et son énergie vitale.

La véritable sante se construit patiemment au moyen d'un mode de vie et d'un régime alimentaire adéquats. Il faut aussi se souvenir que, dans notre monde moderne, de dangereuses toxines sont malheureusement devenues omniprésentes et polluent l'air, l'eau et les aliments que nous consommons ; il est donc indispensable de minimiser leur absorption et de maximiser leur élimination. En soutenant notre système immunitaire, l'argent colloïdal participe également à cette tache essentielle.

Référence :

1 Pour une étude détaillée de cette «crise», voir par exemple l'ouvrage de Jean-Paul Boye, Vie et mort des antibiotiques,

Librairie de Medicis, 2000.

2 Sciences et Avenir, octobre 2002.

3 Combating Antibiotic Resistance [Lutte contre la résistance aux antibiotiques], 2001.

4 National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) [Institut national des allergies et des maladies infectieuses].

5 Centers for Disease Control [Centres pour le controle des maladies].

6 Zhao G., Stevens S.E., Multiple Parameters for the Comprehensive Evaluation of the Susceptibility of Escherichia Coli to the Silver Ion, Bio Metals (11), 28, 1998.

Extrait de:

eBook offert par : http://www.argent-colloide.com 

Ce document date de 2004

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 14:06

Un prêtre dénonce le Nouvel Ordre Mondial

Regardez et écoutez bien son observation, c’est sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=D5LNe7JzxTw

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 08:27

LA SAINTE VIERGE, A LA MORT DE SON FILS,

ET ELLE ASSISTE A SES FUNÉRAILLES.

Vous serez remplie du calice de douleur et  d'amertume, et  vous en serez rassasiée en le buvant jusqu'à la lie. (Ezéch., chap 23.)

Il suffit de dire à une mère que son fils est mort, pour exciter tout son amour envers ce fils qu'elle vient de perdre ; les regrets sont quelquefois atté­nués par les chagrins qu'il lui a causés, mais cette triste consolation n'appartenait point à Marie : Jésus fut toujours le plus respectueux, le plus obéissant, le plus aimable de tous les fils. Qui pourrait donc comprendre l'immense douleur de Marie ? «Je   vous présente, ô mon Dieu, dit-elle au Père  éternel, l'âme immaculée de mon Fils et le vôtre, qui vient de vous obéir jusqu'à la mort. Votre justice est entièrement satisfaite, et votre volonté accomplie. Marie contempla le corps de son Fils, et dit : « O plaies causées par l'amour, je vous adore!  C’est par vous que le salut a été accordé au  monde ; vous resterez ouvertes  pour être le refuge de   tous   ceux qui recourront à vous ; oh !  Combien de pécheurs recevront par vous le pardon  de leurs fautes, et s'enflammeront pour le souverain bien ! »

Les   Juifs   voulaient  que  le  corps de Jésus  fût aussitôt enlevé de la croix ; mais comme il n'était pas permis d'en détacher  les   criminels  avant que leur mort fût constatée, les soldats  rompirent les jambes aux   deux   voleurs   qui   avaient  été  crucifiés avec le  Sauveur;  à  cette vue   Marie  frissonna   et   leur dit : « Hélas ! Mon Fils est déjà mort !  Gardez-vous de l'insulter davantage, épargnez-moi ce tourment, à moi  qui suis   sa  Mère ! »  A l'instant un soldat perça d'un coup de lance le cœur de Jésus ;  l'injure de coup de lance fut faite  à  Jésus-Christ, mais la douleur  fut  le  partage    de  la  Mère. Les   saints pères   pensent   que  c'est  là  proprement  le  glaive mentionné dans  les  prédictions  de  saint Siméon à Marie : glaive non de fer mais de douleurs, qui perça  son âme dans le cœur de Jésus, où elle demeurait toujours.

Marie craignant pour son Fils de nouvelles insultes, pria Joseph d'Arimathie d'obtenir de Pilate le  corps de Jésus pour le garder après sa mort et le garantir de tout outrage ; Pilate y consentit, et l'on descendit de la croix le corps du Sauveur. O Vierge Sainte ! Vous avez avec tant d'amour livré au monde votre Fils pour notre salut : le monde vous le rend, en quel état ! Il a perdu toute sa beauté, il est tout défiguré ! Oh ! Combien de glaives, dit saint Bonaventure quand vinrent frapper l'âme de cette divine Mère, quand on lui présenta le corps de son Fils descendu de la croix ! Marie  serre dans ses bras le corps de Jésus, considère ses plaies, et dit : " Ah ! Mon fils, à quel état vous a réduit l'amour que vous avez, eu pour les hommes ! Mais quel mal aviez-vous fait pour qu'ils vous traitassent de la sorte ? Si Marie était encore susceptible de douleurs, que nous dirait-elle ? Quelle peine n'aurait-elle pas, ci: voyant que les hommes, après la mort de son Fils continuent à le déchirer et à le crucifier par leurs péchés !

Quand une mère se trouve présente au supplice et à la mort de son fils, elle ressent et souffre toutes ses peines ; mais quand après sa mort on va l'ense­velir, et que cette mère affligée est sur le point de se séparer de lui, la pensée qu'elle ne le reverra jamais est une douleur qui l'emporte sur toutes les autres : tel était l'état de Marie, quand, après avoir assisté Jésus sur la croix, après l'avoir embrassé lorsqu'il fut mort, elle dut enfin le laisser dans le sépulcre.

« Mon cher Fils, lui dit-elle, toutes vos belles qualités, vos vertus, votre beauté, vos manière aimables, les marques spéciales d'amour que vous m'avez données, les faveurs singulières que j'ai reçues de vous, tout s'est changé en autant de traits de douleur : car plus j'avais été embrasée d'amour pour vous, plus je ressens maintenant la peine de vous avoir perdu ! Ah ! Mon Fils bien-aimé, en vous perdant j'ai tout perdu ! » C'est ainsi que la fait parler saint Bernard.

Marie se consumait de douleur en tenant son Fils entre ses bras ; les disciples craignant que cette pauvre Mère n'expirât, se hâtèrent de le dérober à sa sensibilité pour l'ensevelir ; ils le lui arra­chèrent, et après l'avoir embaumé, ils l'envelop­pèrent dans un linceul où le Seigneur voulu laisser l'impression de son visage, comme on le voit encore à Turin. Les disciples le portent sur leurs épaules, les anges accourent du ciel et se rangent suite, les saintes  femmes l’accompagnent ayant au milieu d'elles la Mère affligée. Quand on fut arrivé près  du  tombeau,   Marie  s'y serait volontiers ensevelie toute vivante avec son Fils ; mais comme la volonté de Dieu n'était  pas   telle, elle suivit le saint corps jusque dans  le sépulcre,  où furent placés, dit Boronius, les clous et la couronne d'épines. Les tourments  de  Marie redoublèrent   quand   elle  dut   en sortir.

On ferma le sépulcre ; mais Marie y avait laissé en cœur enseveli avec Jésus, parce que Jésus était tout son trésor ; avant de s'éloigner du tombeau elle l’avait béni en disant : "O pierre bienheureuse, qui ren­fermes maintenant celui que j'ai porté neuf mois dans mon sein, je te bénis, et j'envie ton sort.  Je te laisse en dépôt ce Fils qui est tout mon bien, tout mon amour ; Père éternel, c'est votre Fils et le mien, je vous le recommande. » Après avoir ainsi donné dernier adieu à son Fils  et au sépulcre, elle s'en retourna si   affligée  qu'elle  faisait  compassion; les disciples pleuraient sur elle  plus  que sur Jésus; les toutes femmes   l'avaient   enveloppée,   comme   une veuve, d'un manteau de deuil qui lui couvrait presque tout le visage.

Marie, en passant devant la croix couverte du sang de Jésus, fut la première à l'adorer : «O croix sainte, s'écria-t-elle, je te baise et t'adore, car tu n'es plus maintenant un bois infâme, mais un tronc  d'amour, et un autel de miséricorde consacré par le sang de  l'Agneau de Dieu, qui vient d'y être sacrifié pour le salut du monde. »  Elle quitte la croix et retourne à son logis ; là, dans son affliction elle retrouve tous les souvenirs de l'admi­rable vie et de la cruelle mort de Jésus ; elle se rappelle les caresses et les soins donnés à son Fils dans l'étable de Bethléem, la réciprocité de son affection, les paroles de vie éternelle sorties de sa bouche divine, les conversations qu'elle avait eues avec lui dans la maison de Nazareth ; elle croit voir encore la scène d'horreur de sa Passion, les clous, les épines, la chair déchirée de son Fils ; elle con­sidère ses plaies profondes, ses os décharnés, sa bouche ouverte, ses yeux fermés et éteints ; ah ! Quelle nuit cruelle ! Marie pleurait sans cesse, et avec elle tous ceux qui étaient présents ; elle persévéra dans cette situation jusqu'à ce qu'elle eût eu le bonheur de revoir son divin Fils ressuscité, glorieux et triom­phant.

exemple.

Ceux qui sont dévots aux douleurs de Marie pendant leur vie, goûtent de grandes douceurs à leur mort.

Le bienheureux Joachim Piccolornini, célèbre par sa tendre dévotion envers Marie, commença dès son enfance à visiter trois fois par jour une image de Notre-Dame des sept douleurs, et le samedi, en son honneur, il ne prenait aucune nourriture ; il se levait à minuit pour méditer sur ses douleurs. La sainte Vierge le récompensa : d'abord elle lui apparat quand il était jeune, et lui dit d'entrer dans l'ordre de ses serviteurs, comme il le fit. Vers la fin de sa vie, elle lui montra deux couronnes, l'une de rubis en récompense de la compassion qu'il avait toujours eue pour ses don leurs, l'autre de perles, pour prix de sa pureté, qu'il lui avait con­sacrée ; enfin, à sa dernière apparition, le bienheureux lui de manda la grâce de mourir le même jour que Jésus-Christ : " Pré­pare-toi, lui dit Marie, parce que demain, vendredi, tu mourra-subitement, comme tu le désires, et dès demain tu seras avec moi en paradis." En effet le lendemain, quand on chantait à l'église de Passion selon saint Jean, à ces mots, Stabat juxta crucem Mater. Joachim s'évanouit, et à cet autre passage, inclinato capite, tradidit spirituam, le bienheureux expira, et l'église fut remplie d'une grande clarté et d'une odeur des plus suaves. (Tiréde sa vie.)

pratique en l'honneur de marie.

(Rapportée par saint Liguori.)

Jésus-Christ a attaché beaucoup de grâces à la dévotion aux douleurs de Marie ; on est fondé à croire que Marie avant de­mandé à son Fils quelque grâce spéciale pour ceux qui honore­raient ses douleurs, Jésus lui en promit pour eux quatre princi­pales :

1. Qu'ils feraient avant leur mort une vraie pénitence de leurs péchés.

2. Qu'il les assisterait dans leurs tribulations et surtout à l'heure de leur mort.

3. Qu'il graverait bien avant dans leur cœur la mémoire de sa Passion, pour les récompenser ensuite dans le ciel.

4. Qu'il les confierait à Marie, afin qu'elle disposât d'eux et leur obtînt toutes les grâces qu'elle voudrait.

PRIÈRE A LA SAINTE VIERGE.

(De saint Liguori, Gloires de Marie.)

O Mère affligée, je ne veux pas vous laisser pleurer seule, je

veux unir mes larmes aux vôtres.  Je  vous demande aujourd'hui

de m'obtenir  un  souvenir  continuel  et  tendre de la Passion de

JÉSUS-Christ et de la vôtre, afin   que  tous les jours qui me restent à vivre soient employés à pleurer sur vos douleurs. Ò ma Mère,

Ô Mère du Rédempteur, faites que ces douleurs me donnent assez

de confiance à l'heure de  ma  mort pour ne point me désespérer

a vue de mes péchés, qu'elles m'obtiennent maintenant la persé- vérance, et enfin le paradis où je serai avec vous, pour chanter

miséricordes infinies de mon Dieu et les vôtres. Ainsi soit-il.

Extrait de : L’ANNUAIRE DE MARIE. M. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 05:11

LA SAINTE VIERGE   SUR  LE  CALVAIRE…

O mon cher fils, ô mon  cher fils, plût à Dieu qu'il me fût permis de mourir pour vous ! (L. des Rois, chap. 18.)

Aux approches de la Passion de Jésus-Christ, les yeux de Marie étaient toujours pleins de larmes, en pensant au Fils bien-aimé qu'elle était sur le point de perdre en ce monde ; une sueur froide coulait sur tous ses membres, par la crainte qu'elle avait de ce prochain spectacle de douleur. Ce jour étant enfin arrivé, Jésus prit congé de sa mère, pour aller à la mort. Les disciples de Jésus-Christ se rendaient tour à tour auprès de cette mère affligée, pour lui porter des nouvelles de leur maître ; mais ils ne portaient que des nouvelles alarmantes, et Marie ne recevait aucune consolation ; l'un lui annonçait les mauvais traitements que Jésus avait soufferts chez Caïphe, l'autre les mépris qu'il avait essuyés chez Hérode. Saint Jean vint ensuite, et lui apprit que l'inique Pilate avait condamné le Sauveur, dont il avouait l'innocence, à mourir sur la croix. «Ah ! Mère infortunée, lui dit saint Jean, votre fils vient d'être condamné à mort, et déjà il est sorti, en portant lui-même sa croix, pour aller au Calvaire ; hâtez-vous, si vous voulez le voir et lui dire le dernier adieu, sur le chemin où il doit  passer. »

Marie part avec saint Jean, et les traces de sang lui  indiquent  le  chemin qu'a suivi son Fils.  Que de paroles injurieuses elle entend  contre lui ! Que d'insultes contre elle-même ! Mais sa douleur est au comble quand elle voit les clous, les marteaux, les cordes et tous les instruments de la mort la plus ignominieuse : le héraut  qui publiait au son de la trompette la sentence rendue contre Jésus, l'exécuteur de la justice qui le suivait, le peuple accou­rant en foule, tout cet  appareil  déchirait le cœur de Marie.  Elle aperçoit enfin un   homme tout couvert de  sang, et dont le  corps ne présente qu'une plaie depuis les pieds jusqu'à la tête ; il est couronné d'épines, et une lourde croix pèse sur ses épaules ; elle le regarde, et ne le reconnaît presque pas ; les blessures, les meurtrissures, le sang dont il est couvert, le rendent semblable à un lépreux ; son amour seul   peut   lui   faire   retrouver en cette image défigurée et sanglante le plus beau des enfants hommes.   Quels   furent   alors,   dit   saint   Pierre d’Alcantara,   l'amour   et  la   crainte   qu'éprouva   le coeur de Marie ? D'un côté elle désirait bien le voir, l'autre elle n'osait considérer une figure si digne compassion. Jésus écarta de ses   yeux un grumeau de sang qui les  offusquait, il regarda sa Mère, et la Mère regarda son Fils ! Regards  douloureux qui comme  autant   de traits, percèrent ces deux belles âmes si étroitement attachées l'une à l'autre. Lorsque Marguerite, fille de Thomas Morus, rencontra son père que l'on conduisait  à la mort, elle ne lui dire que ces mots : O mon père, mon père ! Et elle s'évanouit à ses pieds.  Marie, à la vue de son Fils qu'on menait sur le Calvaire, ne  s'évanouit point, parce qu'il n'était pas convenable que cette divine Mère perdît l'usage de la raison, dit Suarez ; elle ne mourut point, parce que Dieu, la réservait à une plus grande douleur ; mais, si elle ne mourut point, elle eut une douleur capable de lui donner mille morts.

Marie voulait embrasser Jésus, les soldats la repoussèrent. Vierge sainte ! Où allez-vous ? Au Calvaire ? Aurez-vous la force d'y voir attacher à la croix celui qui est votre vie ? Mais, quoique le spectacle de la mort de Jésus dût causer à sa Mère la plus affreuse des douleurs, Marie ne voulut point l'abandonner ; le Fils précède, et la Mère suit pour être aussi crucifiée avec lui : compatissons à ses douleurs, et tâchons d'accompagner la sainte Vierge et son Fils, en portant avec patience la croix que le Seigneur nous envoie.

Dès que notre divin Sauveur fut arrivé au lieu de son supplice, les bourreaux le dépouillèrent de ses vêtements, et attachèrent à la croix ses pieds et ses mains adorables. Après l'avoir crucifié, ils se retirèrent et l'y laissèrent mourir. Les bourreaux l'abandonnent, mais il n'en est pas ainsi de Marie ; elle s'avance alors plus près de la croix, pour assis­ter à sa mort. Pourquoi, ô ma Reine, lui dit saint Bonaventure, pourquoi aller sur le Calvaire voir mourir ce Fils bien-aimé ? N'auriez-vous pas dû être retenue par la honte, puisque son opprobre était aussi le vôtre ? Voir un Dieu crucifié par ses propres créatures ! L'horreur d'un tel forfait ne devait-elle pas vous arrêter ? Vous oubliez vos propres dou­leurs, pour ne penser qu'à la mort de votre cher Fils, vous voulez y être présente pour compatir à ses maux. Ah ! Véritable Mère, rien, pas même la crainte et les horreurs de la mort, rien n'a pu vous séparer de votre Fils bien-aimé ! Quel spectacle cruel ! Ce Fils si cher à sa Mère, à l'agonie sur la croix ; et sous cette même croix la Mère agonisante qui souffrait les mêmes angoisses que son Fils.

En effet, toutes les peines de Jésus-Christ étaient autant de blessures au cœur de Marie. Il y avait sur le Calvaire, dit saint Jean Chrysostome, deux autels où se consommaient deux grands sacrifices, l'un dans le corps de Jésus-Christ, et l'autre dans le cœur de Marie ; ou plutôt il n'y avait qu'un seul autel, c'est-à-dire la seule croix du Fils, où étaient immolées deux victimes à la fois, le Fils et la Mère.

O Marie! Où êtes-vous donc? Êtes-vous près de la croix ? Ah ! Je dirai avec bien plus de raison que vous êtes sur la croix, pour vous y sacrifier avec votre Fils !

Les mères évitent la présence de leur fils mourant ; mais si jamais une mère est obligée d'assister son fils à ses derniers instants, elle lui fournit tous les soulagements possibles, elle lui offre tout ce qui peut calmer sa douleur ; pour vous, ô la plus affligée de toutes les mères, ô Marie, vous assistez Jésus mourant sans pouvoir même le soulager. Marie entend son Fils indiquer sa soif, et il ne lui est point permis de lui donner un peu d'eau pour l'étancher ! Mon fils, lui dit-elle, je n'ai que l'eau de mes larmes, ainsi que lui fait dire saint Vincent Ferrier.

Elle voyait que, retenu par les clous sur ce lit de dou­leur, son Fils ne pouvait y trouver de repos ; elle aurait voulu l'embrasser, mais elle lui tendait vaine­ment les bras, dit saint Bernard.

La douleur de Marie fut encore augmentée lors­qu'elle entendit Jésus se plaindre sur la croix que le Père éternel même l'avait abandonné ; elle ne pouvait lui offrir aucune consolation, et ses propres tourments ne faisaient qu'ajouter aux souffrances de ce divin Fils. Jésus souffrit plus encore de com­passion pour sa Mère que de toutes ses autres dou­leurs, de sorte que Marie vivait en mourant sans pouvoir mourir.

On s'étonnait qu'il n'échappât à Marie ni paroles ni plaintes. Marie ne parlait point ; mais que d'ex­pression dans son silence ! Son cœur offrait à la divine justice la vie de son Fils pour notre salut : par les mérites de ses douleurs, elle coopéra à nous faire renaître à la vie de la grâce, de sorte que nous sommes les enfants de ses douleurs. Si, dans cette mer de tristesse, il entra dans le cœur de Marie quelque soulagement, ce fut de savoir que par le moyen de ces mêmes douleurs elle procurait notre salut éternel. En effet, ce furent là les der­nières paroles de Jésus, le dernier gage de son amour pour nous ; il nous laissa Marie pour Mère en nous déclarant ses enfants dans la personne ne saint Jean.

Marie commença dès lors à remplir envers nous l'office de Mère ; c'est par ses prières que le bon larron se convertit et se sauva ; depuis cette époque Marie ne cesse et ne cessera jamais de contribuer à notre salut.

EXEMPLE.

La dévotion aux douleurs de Marie est un germe de salut. Un grand seigneur de très mauvaise vie s'était donné au démon, il l’avait servi pendant 60 ans. Aux approches de la mort, Jésus Christ, pour lui faire  miséricorde, ordonna à sainte Brigitte de dire à son confesseur d’aller le visiter et de l’exhorter à se confesser.

Le prêtre y alla, et le malade répondit qu'il n'avait pas besoin de confession. Le confesseur y retourna, et l'esclave du démon con­tinuait à le repousser : le confesseur s'y rendit une troisième fois, lui déclara la révélation faite à la sainte, et lui annonça que le Seigneur voulait lui pardonner. A cette nouvelle le malade s'attendrit et versa des larmes. «Mais, comment puis je être sauvé, s'écria-t-il, moi qui depuis 60 ans ai servi le démon, dont je m'é­tais fait l'esclave, moi qui me suis rendu coupable d'innombra­bles péchés ?

 

Mon fils, lui répondit le prêtre, n'en doutez pas, si vous vous repentez, je vous promets le pardon de la part de Dieu même. Le prince commença alors à prendre confiance, et dit au confesseur : "Mon père, je me croyais damné, et je désespérais de mon salut, mais à présent je sens une douleur de mes péchés qui m'anime à la confiance. Ainsi puisque Dieu ne m'a pas encore abandonné, je veux me confesser.» En effet, ce jour-là même, il se confessa quatre fois avec un grand repentir ; il communia le lendemain, et six jours après il mourut tout content et résigné. Après sa mort, Jésus-Christ déclara à sainte Brigitte que ce pé­cheur était en purgatoire, et qu'il s'était sauvé par l’intercession de Marie sa Mère, parce que, au milieu de ses dérèglements, il avait toujours conservé la dévotion aux douleurs de Marie, et que toutes les fois qu'il y avait pensé il en avait eu compassion. (Œuvres de sainte Brigitte.)

VIIIe PRATIQUE EN L'HONNEUR DE MARIE.

(De saint Bernard.)

Le grand dévot saint Bernard a pratiqué toutes les dévotions envers la sainte Vierge, mais il avait une affection toute particu­lière pour ses douleurs, au souvenir desquelles il ne pouvait rete­nir ses larmes, et c'est cette salutaire pratique qui lui mérita tant de grâces et de faveurs signalées, comme nous le voyons dans sa vie.

PRIÈRE   A  LA   SAINTE   VIERGE.

(De saint Liguori.)

O Mère de douleur ! Reine des martyrs et des souffrances ! Vous avez, tant pleuré votre Fils mort pour mon salut! Mais à quoi me serviront vos larmes, si je viens à me damner? Par les mérites de vos douleurs, obtenez-moi donc un véritable repentir de mes péchés, et un vrai changement de vie, avec une tendre compassion des souffrances de Jésus-Christ et des vôtres, Puisque Jésus et vous, quoique innocents, avez tant souffert pour moi, faites que je souffre aussi quelque chose pour votre amour, moi qui par mes péchés ai mérité l'enfer.

O ma divine Mère, je vous supplie par l'affliction que vous éprouvâtes en voyant votre Fils baisser la tête et expirer sur la croix, de m'obtenir une bonne mort. Ah ! Ne manquez pas d'assister mon âme affligée et combattue à ce grand passage !

Je ne pourrai peut-être pas alors invoquer de ma bouche Jésus et Marie, je les invoque d'avance, et je vous conjure, ô saint objet de mon espérance, de me secourir au dernier moment. Ainsi soit-il.

Extrait de : L’ANNUAIRE DE MARIE. M. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

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