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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 20:09

CHAPITRE III 

UN COUP D'ŒIL SUR LA BATAILLE ACTUELLE I 

Jetons un coup d'oeil sur la Bataille actuelle pour nous rendre compte du rôle que nous avons à y jouer (que ça nous plaise ou non) !... 

Nous revivons ce qui s'est passé au XVI ième Siècle : le Siècle de la Réforme, où une si grande partie de la Chrétienté sombra dans le Protestantisme. 

Les démons veulent-ils tenter un épilogue... de fin du monde?... Rappelez-vous : Cela commença comme aujourd'hui... par les Moines, les Curés, les Évêques !... Ils tiraient les sœurs de leur couvent, après lès avoir recyclées, se mariaient avec, volaient les biens de l'Église !... 

Pour les hérétiques, l'Église jusqu'à ces temps-là n'avait rien com­pris à la Religion. Luther, lui, allait tout remettre sur pied I... (Au­jourd'hui, on dit : Avant le Concile, l'Église n'avait pas compris !... Maintenant, après le Concile, vous allez voir ça !...) 

On supprimait le Saint Sacrifice de la Messe, « ... cette abomination exécrable, cette comète traînant après elle la vermine de l'Idolâtrie » 

écrivait Luther (Articles de Smalkalde), on la remplaçait par une Cène symbolique, on supprimait les Tabernacles, brisait les Autels remplacés par une simple Table, plus de Table de Communion, plus de génuflexions, ni de communions à genoux, on permettait aux laïcs de toucher l'Eucharistie (une chose après l'autre, mais assez vite, comme maintenant), on supprimait la Confession, on poussait au mariage des prêtres, on niait que l'Ordre soit un Sacrement marquant un homme d'un caractère ineffaçable, «in aeternum», et en faisait un Ministre du Christ, pour exercer en son nom les fonc­tions de Prêtre. Remarquez bien, le centre de l'attaque, c'est la Messe. 

! 

« Si vous cédez sur le Canon Romain et la Messe privée, écrivait Luther à ses représentants à la diète d'Augsbourg, c'en est fini de la Réforme Protestante ! » C'est clair !...

Dites moi, n'est-ce pas ce qui se passa sous nos yeux (depuis le fameux concile) ?

Tabernacles mis de côté, Autels consacrés brisés, plus de Sainte Table, plus de Statues, la Table remplace Autel, Communion dans la main, debout et non à genoux malgré tous les rappels de Paul VI, tout le monde va communier en chantant, sans s'inquiéter si l'âme a la robe nuptiale, plus de confessions. Prêtres apostats venant se montrer à la TV avec leur concubine sacrilège... Leçons de Protes­tantisme sans paroles. On devient peu à peu protestants en en faisant les gestes... la théorie vient après... Personne ne s'en rend compte. On se rassure en regardant les autres... On fait reproches à ceux qui ne veulent pas suivre !... Ce sont des désobéissants !...

(A suivre)

Cette série d’articles est tiré de :

La Messe Catholique est-elle encore permise ?

Auteur: L.M. Barrielle C.P.C.R.-V. (6 Janvier 1974)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 20:32

En 1859, le fait suivant fut raconté à Mgr de Ségur par un prêtre distingué, supérieur d'une importante communauté religieuse. "Voici ce que j'ai su de source certaine, il y a deux ou trois ans, d'un très proche parent de la personne à qui la chose est arrivée. Au moment où je vous parle (Noël 1859), cette dame vit encore; elle a un peu plus de quarante ans.

Elle était à Londres, dans l'hiver 1847-1848. Elle était veuve, âgée d'environ vingt-neuf ans, fort mondaine, fort riche et très agréable de vi­sage. Parmi les élégants qui fréquentaient son sa­lon, on remarquait un jeune lord, dont les assi­duités la compromettaient singulièrement et dont la conduite, d'ailleurs, n'était rien moins qu'é­difiante.

Un soir, ou plutôt une nuit, elle lisait dans » son lit je ne sais quel roman, en attendant le sommeil. Une heure vint à sonner a sa pendule; elle souffla sa bougie. Elle allait s'endormir quand, à son grand étonnement, elle remarqua qu'une lueur blafarde, étrange, qui paraissait venir de la porte du salon, se répandait peu à peu dans sa chambre et augmentait d'instants en instants. Stupéfaite, elle ouvrait de grands yeux, ne sachant ce que cela voulait dire. Elle commen­çait à s'effrayer, lorsqu'elle vit s'ouvrir lente­ment la porte du salon et entrer dans sa chambre le jeune lord, complice de ses désordres. Avant qu'elle eût pu lui dire un seul mot, il était près d'elle, il lui saisissait le bras gauche au poi­gnet et d'une voix stridente, il lui dit: «II y a un enfer1 La douleur qu'elle ressentit au bras. Fut telle, qu'elle en perdit connaissance.

Quand elle revint à elle, une demi-heure après elle sonna sa femme de chambre. Celle-ci sentit en entrant une forte odeur de brûlé; s'approchant de sa maîtresse, qui pouvait à peine parler, elle constata au poignet une brûlure si profonde, que 1'os était à découvert et les chairs presque consumées; cette brûlure avait la largeur d'une main d'homme. De plus, elle remarqua que de la porte du salon jusqu'au lit, et du lit à cette porte, le tapis portait l'empreinte de pas d'homme, qui avait brûlé la trame de part en, part. Par l'ordre de sa maîtresse, elle ouvrit la porte du salon. Plus de traces sur les tapis.

Le lendemain, la malheureuse dame apprit, avec une terreur facile à concevoir, que cette nuit même, vers une heure, son lord avait été trouvé ivre-mort sous la table, que ses serviteurs l'a­vaient rapporté dans sa chambre, et qu'il avait expiré entre leurs bras.

J'ignore, ajouta le supérieur, si cette terri­ble leçon a converti tout de bon l'infortunée; mais ce que je sais, c'est qu'elle vit encore; seulement, pour dérober aux regards les traces d-s sa sinistre brûlure, elle porte au poignet gau­che, en guise de bracelet, une large bande d'or, qu'elle ne quitte ni jour ni nuit.

Je le répète, je tiens tous ces détails de son proche parent, chrétien sérieux, à la parole du­quel j'attache la foi la plus entière. Dans la famille même, on n'en parle jamais; et moi-même je ne vous les confie qu'en taisant tout nom propre."

Malgré le voile dont cette apparition a été et a dû être enveloppé, il me paraît impossible d'en révoquer en doute la redoutable authentici­té. A coup sûr, ce n'est pas la dame au bracelet qui aurait besoin qu'on vint lui prouver qu'il y a un enfer.

Mgr de Ségur rapporte ce fait dans son petit li­vre : L'Enfer, 4e édition, n° 1, p. 37.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 20:30

CHAPITRE II

LA BATAILLE DE FIN DU MONDE !.., PEUT-ETRE LA PLUS GRAVE EN INTENSITE ET EN ETENDUE QUE L'EGLISE AIT JAMAIS LIVREE !...

Il semble bien que s'adresse à notre époque cet Ange de l'Apoca­lypse, dont la voix « plus effrayante que sept tonnerres » s'écrie : « Malheur à la mer et Malheur à la terre ! Voici que le Diable vient à vous avec une grande rage, sachant qu'il n'a plus que peu de temps!... (Apoc. X-XII, 12.)

Attaques d'une intensité terrible !... doublées d'une technique in­connue jusqu'ici !

Attaques lancées de tous côtés à la fois !...

Sur le Plan Politique: Marxisme athée !... Laïcisme impie!... Libé­ralisme refusant de reconnaître le Christ et sa Royauté Sociale? Libéralisme même, dit catholique, qui, sans nier la Royauté du Christ, prétend qu'un Gouvernement humain n'a plus à reconnaîtra l'autorité du «Seul Sauveur» !...

Sur le Plan Moral, ces modes immodestes et impudiques, source! De tant de péchés ! «Planning familial» pour saper le saint Mariage à l'imitation du Pharaon qui ordonnait aux Sages-femmes de jeter les petits hébreux mâles dans le Nil (ainsi en a-t-on décidé aujourd'hui contre les petits chrétiens) !...

Attaques contre ce Bastion de la Loi Naturelle qu'est la Famille ! Dernier rempart du bonheur humain et de la Foi, permettant aux parents et à leurs enfants de faire ici-bas leur Salut Éternel dans Ia sécurité et la joie. La Famille qui, de la naissance à la tombe, avise à tout, supplée à tout, et à la rigueur suffit à tout, quand tout le reste manque !...

Attaques monstrueuses contre ce trésor sacré qu'est l'âme des enfants ! L'Enfance du moins était respectée par les Païens. « Le plus grand respect est dû à l'âme de l'Enfant » disait Sénèque ! Et maintenant, la sexologie à l'École !...

Attaques contre la Paix des Peuples ! Par des révolutions organisées, ou des guerres allant jusqu'au génocide (Biafra, Ouganda, etc.). Tout cela décidé et organisé artificiellement par une oligarchie secrète et internationale... surtout contre des pays catholiques.

Attaques pour obliger artificiellement les Pays à soubassement chrétien à voter officiellement des lois contre la loi de Dieu (Ex. La loi en faveur de l'Avortement). Ces Nations seront ainsi maudites de Dieu, et la subversion pourra alors mieux les réduire e esclavage.

Attaques contre la Constitution divine de l'Église (bâtie sur Pierre et sur les Évêques, unis à Pierre). Fait nouveau et lourd de conséquences, une Maffia est arrivée à s'introduire jusque dans le Dicastères pour gêner le Gouvernement de Pierre (ce n'est plus un secret), et les Évêques avouent qu'ils ne commandent plus dans leur diocèse !...

Attaques perfides contre la Foi, par la Vulgarisation du Catéchisme dit Hollandais maintes fois condamné par le Saint Siège ! Et par un Modernisme prêchant l'Évolution des Dogmes et niant en con­séquence l'«UNAM, SANCTAM, CATHOLICAM et APOSTOLICAM ECOLESIAM »! 

Attaques contre le Célibat des Prêtres, attaques contre la belle et Sainte Liturgie, ossature de toute la vie Chrétienne, attaques contre les Sacrements ! 

Enfin, Attaques contre le Sommet et le Résumé de toute la Religion : La Messe Catholique. 

Toutes ces Attaques ne sont pas des événements fatals !... résul­tats d'une Évolution nécessaire !... dues à un «Déterminisme histo­rique». 

Beaucoup ne veulent pas croire à l'existence de sectes et d'Orga­nismes internationaux, supranationaux, qui dirigent toutes ces «modes», ces «révolutions» inhumaines, ces guerres artificielles qui, tout en criant au «Droit des peuples de disposer d'eux-mêmes», sans consulter nullement les intéressés, réduisent des peuples entiers à l'esclavage, comme à Yalta, etc. Peut-on nier qu'il y ait une main invisible «invisible pour être invincible», qui mène le monde grâce à ses Sociétés Secrètes dont certaines porte le nom de F.M. D'autres ont d'autres noms, mais toutes ne sont que des armées d'esclaves lancés contre l'Église et enchaînés à ces maîtres dont le dessein est de soumettre le monde au totalitarisme d'un Gouvernement mondial antichrétien. 

Dieu, nous le savons, se rira d'eux, et aura le dernier mot. Ils seront une preuve de plus que Jésus-Christ est Dieu et son Église divine. En attendant, Dieu se sert d'eux pour nous châtier de nos fautes, car tous nous avons péché. Quand Dieu punit sur terre, c'est tou­jours une grâce ! Humilions-nous et convertissons-nous. Dieu veut nous guérir, comme le Chirurgien curette la plaie pour la guérir. S'il y a des démons qui mènent le bal, Dieu a ses anges plus nombreux et plus puissants.

A nous d'être fidèles ! Mais... Veillons et Prions ! 


(A suivre)

Cette série d’articles est tiré de :

La Messe Catholique est-elle encore permise ?

Auteur: L.M. Barrielle C.P.C.R.-V. (6 Janvier 1974)

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:39

                   

Toujours en avant ! — II faut, pour bien cheminer, nous appliquer à bien faire le chemin que nous avons plus près de nous, et la première journée ; et non pas s'amu­ser à désirer de faire la dernière, pendant qu'il faut faire et finir la première. Il me semble que ceux auxquels on de­mande le chemin du ciel ont grandement raison de dire, comme ceux qui enseignent, que, pour aller à un tel lieu, il faut toujours aller, mettant les pieds l'un devant l'autre. Allez toujours, dit-on à ces âmes désireuses de leur perfection, allez en la voie de votre vocation en simplicité, vous attachant plus à faire qu'à désirer : c'est le plus court chemin.

Notre imperfection nous doit accompagner jusqu'au cer­cueil ; nous ne pouvons aller sans toucher à terre. Il ne faut pas s'y coucher ni vautrer ; mais il ne faut pas non plus penser voler : car nous sommes si petits que nous n'avons pas encore nos ailes. Marchons donc au petit pas, mais constamment.

N'oublions pas la maxime : Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Ne nous dépitons pas si nous nous voyons toujours très imparfaites et ne rêvons pas une sainteté chimérique, mais faisons à chaque instant tout ce que nous pouvons et aussi bien que nous le pouvons.

La statue dans sa niche. — Si une statue, que l'on aurait mise dans une niche au milieu d'une salle, pouvait parler et qu'on lui demandât : « Pourquoi es-tu là ? — Parce que, dirait-elle, le statuaire mon maître m'a mise ici. —Pourquoi ne te remues-tu point ? — Parce qu'il veut que j'y demeure immobile. — De quoi sers-tu là? Quel profit te revient-il d'ê­tre ainsi ? — Ce n'est pas pour mon service que j'y suis, c'est pour servir et obéir à la volonté de mon maître. — Mais, tu ne le vois pas ! — Non, mais il me voit et prend plaisir que je sois où il m'a mise.— Mais ne voudrais-tu pas bien avoir du mouvement pour aller plus près de lui ? — Non pas, sinon qu'il me le commandât. — Ne désires-tu donc rien ? — Non, car je suis où mon maître m'a mise, et son gré est l'unique contentement de mon être. »

Mon Dieu ! Que c'est une bonne façon de se tenir en la présence de Dieu, que de se tenir en sa volonté et en son bon plaisir I II m'est avis que Madeleine était une statue en sa niche, quand, sans dire mot, sans se remuer et peut-être sans le regarder, elle écoutait ce que Nôtre Seigneur disait, assise à ses pieds, ne se souciant que d'une chose : rester toujours là!...

Proposons-nous d'être devant Dieu, comme la statue dans une niche, toujours contentes en sa sainte présence.

Une coupe qui ne se vide jamais. — Les actes de charité que nous exerçons par le seul amour de Dieu, sans mélange de notre propre intérêt, sont mille fois plus parfaits que les autres, parce que dans ces actes tout tend purement à Dieu ; mais les services et autres assistances que nous rendons à ceux que nous aimons par inclination sont beaucoup moin­dres en mérite, à cause de la grande complaisance et satisfac­tion que nous avons à les faire, et parce que pour l'ordinaire nous les faisons plus par ce mouvement que par celui de l'a­mour de Dieu.

Sainte Catherine propose à ce sujet une belle comparaison. « Si vous prenez, dit-elle, une coupe, et que vous l'emplissiez à une fontaine, et que vous buviez dans cette coupe sans la sortir de la fontaine, encore que vous buviez tant que vous voudrez, la coupe ne se videra point ; mais si vous la tirez hors de la fontaine, quand vous aurez bu, la coupe sera vide. Ainsi en est-il de nos affections ; quand on ne les tire point de leur source, elles ne tarissent jamais. » Prenons garde d'aimer le prochain uniquement par sym­pathie ou par intérêt : ce ne serait ni Dieu, ni lui que nous aimerions, mais nous-même.

 

Assez mangé qui bien digère. — Comment donc se fait-il que les grands saints du désert, mangeant si peu de nos ali­ments spirituels, étaient néanmoins toujours si forts pour tendre à la perfection ; et que nous qui mangeons beaucoup, sommes toujours si maigres, c'est-à-dire si languissants à la poursuite de nos entreprises ?

Grande folie de vouloir manger plus qu'on ne peut digérer ! Nous n'avons pas assez de chaleur spirituelle pour bien digé­rer nos exercices : de là vient qu'ils profitent peu.

Ceux qui font bonne digestion corporelle ressentent une nouvelle vigueur par tout leur corps, par la distribution générale qui s'y fait de la nourriture. Ainsi ceux qui font bonne digestion spirituelle ressentent que Jésus-Christ qui est leur nourriture se répand et se communique à tout leur être. Il redresse tout, il vivifie tout.

Ne nous préoccupons pas de faire beaucoup, mais de bien faire ; de prier longtemps, mais de bien prier.

 

Comme les colombes, et non comme les singes. — Ce que j'ai remarqué dans les colombes, c'est qu'elles pleurent comme elles se réjouissent, et qu'elles chantent toujours un même air, tant pour cantiques de réjouissance que pour can­tiques de douleur. Soit qu'elles soient joyeuses ou tristes, elles ne changent point d'air : c'est toujours le même grom­mellement.

Oh ! Que les saints ressemblent bien à la colombe, qui se réjouit et se lamente toujours sur l'air d'une continuelle éga­lité !

Ne faisons point comme ceux qui pleurent quand la conso­lation leur manque, et ne font que chanter quand elle est revenue : en quoi ils ressemblent aux singes et magots, qui sont mornes et furieux quand le temps est sombre et plu­vieux, et ne cessent de sauter et gambader quand le temps est beau et serein.

Soyons donc bien abandonnés au bon plaisir de Dieu : Fiat ! Telle doit être notre unique devise.

 

(Petites leçons spirituelles d'après S. François de Sales.)

 

Tiré de : Lectures méditées.    (1933)   (105-1)

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:37


    CHAPITRE I


POURQUOI SE DISPUTE-T-ON AU SUJET DE LA MESSE ? DE QUOI S'AGIT-IL EXACTEMENT?

 

Peu de gens se rendent compte de la gravité de la bataille que la Sainte Église doit livrer aujourd'hui contre l'Enfer, pour, défendre te dépôt de la Foi, que lui a confié son Divin Fondateur. Bataille qui fait fureur dans tous les pays et sur tous les points en même temps, mais dont le point central est la Messe.

 

De quoi s'agit-il exactement? La Messe est-elle vraiment menacée ? En quoi est-elle menacée ?... Et serait-ce grave, si ces efforts orga­nisés contre la Messe réussissaient?...

 

Certaine sont persuadés qu'il ne s'agit que d'une question très secondaire. D'une question de prières en Français ou en Latin... (Certes, la question langue liturgique a son importance, mais le nœud de la question n'est pas là !)

 

Certains Ecclésiastiques pensent et disent que nous sommes en face d'un grand progrès !... D'autres estiment qu'il ne s'agit que d'une querelle d'originaux mécontents, ennemis «à priori» de toute évolution ;... de vieux traditionalistes indisciplinés, troublés dans leurs habitudes et refusant d'obéir au Pape !...

 

Un certain nombre de catholiques de bons sens (laïcs, prêtres et mêmes évêques), désireux d'y voir clair là-dessus, m'ont demandé de leur faire un exposé bref et assez complet sur cette question. Ce n'est ni une discussion, ni une contestation. J'ai tâché d'exposer familièrement et brièvement ce problème, le plus objectivement possible. Je le fais d'autant plus volontiers que mes frères en reli­gion, tous pleins de bonne volonté, sont persuadés, à un ou deux près, qu'ils feraient un péché mortel s'ils disaient la Messe catho­lique traditionnelle... tellement est fort bien mené le jeu de la Sub­version. Combien de bons prêtres en sont là aujourd'hui ! (en1974)

 

Or, il ne s'agit pas ici d'opinions facultatives, mais de dogmes de Foi, que tout catholique doit accepter sous peine de damnation. Articles de Foi sur le Saint Sacrifice de la Messe, la Présence Réelle, le Sacerdoce, tels que la Sainte Église, par les Papes et les Conciles, l'a toujours enseigné, et tout récemment encore le Pape, Paul VI lui-même, dans son Encyclique «Mysterium Fidei», sa «Profession de Foi» et ses discours.

 

Vérités de Foi pour lesquelles de nombreux catholiques sont morts au Siècle de la Réforme, et pour lesquelles nous devons tous être prêts, avec la grâce de Dieu, à endurer le Martyre.

 

Je me contenterai ici d'un simple exposé amical, laissant à chacun; le soin de tirer ses conclusions. Ceux qui désirent une documentation plus abondante la trouveront facilement dans la Collection!  «ltinéraires», du «Courrier de Rome», etc., où j'ai moi-même puisé abondamment.    

 

(A suivre)

 

Cette série d’articles est tiré de :

La Messe Catholique est-elle encore permise ?

Auteur: L.M. Barrielle  C.P.C.R.-V.  (6 Janvier 1974)

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:32

 

 

Jeunes filles, c'est principalement à vous que s'adresse cette lecture. Les mains de vos frères, encore sur les bancs du collège ou dans les écoles spéciales, saisiront bientôt le fusil et l'épée : entre vos mains, la Providence a placé aussi des armes, mais qui sont moins meurtrières.  Il y a d'abord les armes spirituelles, dont je nommerai ici les deux principales : le chapelet et le scapulaire. Le chapelet, c'est l'arme de poche. Vous savez combien le revolver est maintenant à la mode : on a souvent affaire à des ennemis hypocrites, on est exposé à de mauvaises rencontres ; le re­volver, pour certaines personnes et spécialement pour les voy­ageurs, est un précieux auxiliaire.

L'Enfant de Marie doit avoir aussi son petit revolver, cette arme mignonne, commode, qui ne pèse pas, qui tient peu de place, qui demande peu d'art à manier, avec laquelle la moins adroite vise toujours juste : c'est son chapelet.

Ah! Que de fois, lorsqu’on promène ses ennuis par monts et par vaux, ou même encore dans la solitude de sa chambrette, on se trouve aux prises avec ce maudit assassin qui vous crie furieusement : Votre trésor !... Le trésor, c'est l'innocence, c'est ce joyau de la pureté, mille fois préférable à tous les biens de la terre. Que ferons-nous, chère enfant, devant cette ter­rible injonction ?

Allons-nous consentir à ce que nous propose le tentateur ? Allons-nous trahir Jésus, notre bien-aimé Sauveur, et Marie, notre bonne Mère ?

Vous ne le voudriez pas, assurément. Mais alors il faut lut­ter, car le démon vous presse, vous harcèle et livre à votre âme un formidable assaut. Vite, le chapelet !  Lancez dans la direction du ciel vos tout-puissants Ave Maria et l'ennemi prendra la fuite.

Seconde arme de la jeune chrétienne : le scapulaire. C'est son bouclier, sa cuirasse.

Oh ! Elle est solide, cette cuirasse ! Elle est à l'épreuve, non seulement de la balle, mais même du canon. Le ministre de la guerre n'a rien à voir dans cette armure ; mais l'Église en tient particulièrement le dépôt dans ses arsenaux. Un si grand nombre de ses enfants ont dû leur salut à cette arme protectrice !

Nous ne vous demandons pas si vous portez le scapulaire ou la médaille qui le remplace ; la chose n'est pas douteuse ; mais vénérez-le comme il le mérite ; matin et soir, baisez-le avec amour.

Dans les dangers auxquels votre âme se trouve exposée, en face de ces fantômes séducteurs que le démon présente à votre imagination, rappelez-vous que l'image de Marie repose sur votre poitrine et promettez à votre Mère de lui rester fidèle. Jamais, sous aucun prétexte, ne consentez à vous sé­parer de votre cher scapulaire.

 

Après les armes spirituelles, il y a celles de la vie privée. Voici les principales d'après un auteur de notre temps.          

La première arme dont une jeune fille peut utilement se servir, c'est la plume. Sans elle, vous lutteriez plus difficilement contre l'oisiveté, ce dangereux ennemi de l'innocence. Usez de la plume pour noter les bonnes pensées qui vous viennent ou que vous lisez dans les livres. Maniez volontiers la plume, pourvu que ce soit avec pureté d'intention, pour la gloire de Dieu et le désir d'acquérir une utile formation.

Sur le même rang que la plume, ou même plus haut encore, il faut mettre l'aiguille. Oh ! Devenez habiles à faire courir cette mignonne aiguille, symbole de l'activité ! II faut l'esti­mer, ce petit instrument, moins pour les gracieuses broderies qui naissent sous vos doigts, grâce a lui, que parce qu'il em­bellit bien des vies de jeunes filles et les empêche de se dé­coudre.

L'aiguille enseigne l'amour du travail et l'humilité. Une jeune fille qui aime l'aiguille ne devient pas une jeune fille boudeuse et ennuyée ; la vierge dont les yeux restent baissés sur sa couture prend l'habitude de la modestie.

J'hésite à nommer la troisième arme, que l'importance de l'ordre  et  de  la  propreté  rend   indispensable   à   la  jeune fille, le balai.

Ah ! Oui, ne faites pas la grimace ! Jeunes chrétiennes, nous se devons pas craindre de nous déshonorer en tenant le balai, |e plumeau entre les mains. En vérité, une faute d'orthographe n'est-elle pas plus excusable que du désordre, de la malpropreté dans vos appartements, de la poussière sur vos meubles, etc. ?

A ces armes, je voudrais ajouter le fuseau, symbole de l'assiduité au foyer de la famille. Qu'elle est touchante cette image de la « Mère admirable » filant la quenouille pour subvenir aux besoins de son Fils I Si le fuseau n'est plus de noire âge, conservons du moins les vertus dont il est l'emblème. Ne soyons pas de ces jeunes filles légères qu'un obscur travail exaspère et qui aiment à courir dans le monde : notre place est auprès de la famille.

Chères Lectrices, passez de temps en temps la revue de vo­te petit arsenal et veillez à ce que les armes qui le composent ne se rouillent pas !... Mais surtout rendez-vous bien compte que vous possédez et utilisez toujours les armes spirituelles recommandées dans la sainte Écriture et chéries des saints de tous les siècles : une foi vive, une charité active et sincère, une vigilance  de tous les instants.  Aimez  à recourir au bon Dieu lorsque le démon veut vous livrer un de ses assauts ; ne négligez jamais la méditation, la fréquentation des I sacrements : voilà ce qui fait les vaillantes, ce qui leur assure lia victoire ici-bas, la palme du triomphe au ciel ! 

 

Tiré de : Lectures méditées.    (1933)  (87-1)

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:29

 Dieu veut nous faire passer une fois de plus, par Celle que Paul VI a proclamée Mère de l'Église.

En notre XX° siècle, Claire Ferchaud ne déroge pas à cette lignée des grandes âmes mariales. Non seulement la soumission, l'amour de l'Église, mais la pureté même de la doctrine, résident dans sa prière. Aucune déviation, aucune déformation n'est permise. Aucune aventure. A l'avance, toute tentation de schisme est anéantie. Si d'aucuns s'exclament : « Jamais tel Pape n'instituera la messe perpétuelle ! », Claire a déjà répondu que l'ordre arriverait quand tout irait contre.

Comment ?  Réponse : Par la Miséricorde de Dieu et la Puissance de l'Esprit Saint, toutes deux sollicitées et obtenues par la Vierge Marie : « Maman ! Maman !... si tu le veux... oui, si tu demandes à Dieu, Il t'écoutera, ô Fille du Père... Il te donnera, ô Épouse de l'Esprit Saint. Il te comblera, ô Mère du Bel Agneau ».

Le don que Dieu veut nous faire passe une fois de plus par Celle que Paul VI a proclamée Mère de l'Église. Aucune autre créature ne peut servir de médiatrice dans cet acte de Dieu, car il s'agit à nou­veau du don du Sauveur lui-même. S'il a pris chair de la Vierge Marie pour assumer la Rédemption, c'est d'Elle à nouveau qu'il procédera pour inspirer au Pape l'institution de la messe perpétuelle.

On dit communément que le règne du Christ-Roi vient par Marie. Une telle vérité est d'une évidence aveuglante avec le message de Loublande. Mère de l'Église parce que Mère du Sauveur qui ne fait qu'un avec son Église, la Très Sainte Vierge Marie est seule à pouvoir nous obtenir la messe perpétuelle :

« Si tu demandes à Dieu, Il t'écoutera... »     D'où la nécessité de prier Notre-Dame des Rinfillières.

En ce décembre 1940, Sœur Claire voit avec douleur la France envahie. Déjà en 1917, le Sacré-Cœur de Jésus a été refusé et, pour elle, cette guerre est la suite de l'autre. « Je n'ai jamais considéré la paix de 1918 comme une guerre finie, mais comme une trêve, d'une durée plus ou moins longue », a-t-elle écrit au Père Lemnius le 26 octobre 1930. Et le 4 juin 1959, elle écrira à nouveau : « Le Seigneur Souverain, une seconde fois dans l'histoire humaine, se heurte à la rébellion des hommes, son plan tout de Miséricorde est détruit, et c'est alors que Dieu décrète le châtiment qui plongera les nations dans le chaos des nuits ».

Aussi, c'est non seulement la Mère du Bel Agneau qu'elle supplie, c'est-à-dire Celle du salut de nos âmes, mais Celle qui épargne et qui protège dans les fléaux.

Réellement, Notre-Dame des Rinfillières a arrêté en 1862, l'épi­démie de typhoïde qui décimait la famille Ferchaud. Réellement, Elle a montré à plusieurs âmes confiantes son efficacité dans les calamités, notamment dans celles de la guerre. La chapelle des Rinfillières est tapissée d'ex-votos de reconnaissance. Des soldats y ont laissé leurs décorations et leurs fourragères. Symboliquement donc, la Vierge Toute Blanche voulait montrer par-là qu'elle est vraiment, Celle qu'il faut prier dans le chaos qui s'annonce (en 2012 ?).

Tandis que Sœur Claire et des âmes expiatrices nous auront mérité, associées aux souffrances du Christ et par un choix du Divin Maître, le don de la messe perpétuelle, c'est Marie qui nous l'assurera.

« La messe qui, dépassant toute sublimité, épanche sur le monde toute la valeur rédemptrice du Christ Sauveur. La messe qui remet l'homme dans l'axe de sa filiation divine, qui restaure les institutions affaiblies, qui consolide les piliers ébranlés de l'Église. La Messe, la seule porte d'accès aujourd'hui pour ouvrir les vannes de la Misé­ricorde divine. La Messe qui paie intégralement la dette des hommes », précise encore Sœur Claire dans sa lettre du 4 juin 1959.

Vraiment, il est URGENT de prier Notre-Dame des Rinfillières pour lui demander d'intercéder auprès de la Sainte Trinité, afin que Celle-ci inspire au Pape (Paul VI) l'institution de la messe perpétuelle, don par lequel le Sacré-Cœur veut sauver l'Église, la France et le monde.

En ces moments de péril extrême, faisons nôtre le cri de Sœur Claire : « Maman aux bras toujours ouverts, dans notre détresse nous nous jetons sur ton Cœur... Replie tes bras sur nous et sauve... oh ! Sauve-nous... »     

(11 juin 1973)   FIN

 

 

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain.  Diffusion de la Pensée Française.

 

    elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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