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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:27



 


Qu'est-ce que la grande apostasie ?

La grande apostasie se réalise par une défection massive de la foi catholique et dépassera considérablement celle du temps de la Réforme protestante.

L'apôtre saint Paul en parle comme d'un signe avant-coureur de l'Antichrist: »Car, tant que ne sera pas produite l'apostasie...« (2 Th 2:3). La grande apostasie générale ne peut s'expliquer autrement que par la prévarication des pasteurs et de la présence de beaucoup de séduc­teurs.

 

En quoi consiste la défaillance des pasteurs ?

La défaillance des pasteurs consiste à ce qu'ils ne paissent plus le troupeau, mais eux-mêmes.

Les pasteurs ne se préoccupent plus du troupeau, ils ne pensent et ne travaillent que pour eux-mêmes, et même ils se transformeront en séducteurs du troupeau. »Ses gardiens sont tous aveugles, sans intel­ligence. Tous sont des chiens muets ne sachant aboyer, ils rêvent couchés et aiment le sommeil. Ce sont des chiens voraces et insatia­bles - ce sont de mauvais bergers qui ne font pas attention. Tous suivent leur voie - chacun sans exception selon son profit» (Is 56:10-11).

«Malheur aux pasteurs qui perdent et dispersent les bre­bis de Mon pâturage, oracle de Yahweh. Dieu d'Israël, sur les pasteurs qui paissent Mon peuple: Vous avez dispersé Mes brebis, vous les avez chassés, vous n'en avez pas eu soin. Voici J'aurai soin de vous punir, à cause de la méchanceté de vos œuvres, oracle de Yahweh« ( Jr 23:1-2; cfr également 25:34-38).

«C'est pourquoi pasteurs, écoutez la parole de Yahweh. Par Ma vie, oracle du Seigneur Yahweh, parce que Mes brebis ont été au pillage et que Mes brebis sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteur,- parce que Mes pasteurs ne prenaient pas souci de Mes brebis, mais que Mes pasteurs se paissaient eux-mêmes et ne paissaient pas Mes brebis, à cause de cela, pasteurs, ainsi parle le Seigneur Yahweh: Voici, Je viens aux pasteurs, Je redemanderai Mes brebis de leurs mains et Je les empê­cherai à l'avenir de continuer à paître Mon troupeau; ils ne se paîtront plus eux-mêmes; J'arracherai Mes brebis à leur bouche et elles ne seront plus pour eux une proie .... C'est Moi qui paîtrai Mes brebis, c'est Moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur Yahweh» (Ez 34:7-10; 34:15).

 

Il en faut conclure que Dieu empêchera ces pasteurs à l'avenir de continuer à paître Son troupeau. Le troupeau sera privé de pasteurs (dans une large mesure). Aussi, Dieu Lui-Même prendra soin de paî­tre le troupeau lorsque la fin des temps sera venue.

 

Quels sont les séducteurs?

Les séducteurs ce sont les faux messies, les faux prophètes et les loups vêtus de peaux de brebis.

«Car il se lèvera des faux messies et des faux prophètes qui feront des signes et de prodiges éclatants, jusqu'à égarer les élus eux-mêmes» (Mt 24:24). «Il surgira quantité de faux prophètes qui entraîneront beaucoup de monde dans l'erreur- (Mt 24:11). Il faut ranger parmi les faux messies tous ceux qui veulent prendre la place du Christ mensongèrement. Parmi ceux-là il faudra mentionner spécialement l'Antichrist. Parmi les faux prophètes figurent tous les faux docteurs et les hérétiques. Il faut citer spécialement parmi ceux-ci le Faux Pro­phète lié spécialement à l'Antichrist. «Gardez-vous des faux pro­phètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais qui, à l'intérieur, sont des loups rapaces» (Mt 7:15).

 

Les loups déguisés en peaux de brebis sont d'abord les pasteurs, donc les prêtres et les évêques. «Car de tels êtres sont de faux apôtres, des agents trompeurs déguisés en apôtres du Christ. A cela, rien d'éton­nant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Ce n'est donc pas extraordinaire si mes ministres se déguisent aussi en minis­tres de la justice. Mais leur fin sera selon leurs œuvres» (2 Cor 11:13-15).

Seront-ils nombreux à suivre les séducteurs?

Oui, ceux qui s'opposeront à la vérité seront nombreux.

«Sache que dans les derniers jours apparaîtront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, pleins d'ostenta­tion, orgueilleux, blasphémateurs, indociles à leurs parents, sans reconnaissance, sans sainteté, sans cœur, implacables, médisants, dissolus, sans bonté, ennemis du bien, traîtres, effrontés, enflés d'or­gueil, amis du plaisir plus qu'amis de Dieu, ayant les dehors de la piété, mais en ayant renié la force. Ceux-là aussi, évite-les ... Et de même que Jannès et Jambres se sont opposés à Moïse, ceux-là aussi s'opposent à la vérité, hommes à l'intelligence pervertie, dont la foi est corrompue» (2 Tm 3:1-5,3:8).

 

 

Extrait du Catéchisme de l’Oratoire

(Catéchisme catholique romain, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt)

 

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La grande apostasie

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:07

 

 



 

Appréciation de Son Eminence le Cardinal Felici, qui fut Secrétaire général du Concile :

La Croix de Paris du 10 juillet 1968 :

 

« Le CREDO prononcé par S. S. Paul VI au nom de l'Egli­se est le plus beau couronnement de la doctrine du Con­cile.

 

Dans la Civilta Cattolica de Rome, le R. Père de Rosa, S.J., a relevé que le monde catholique traverse une pé­riode de trouble, fruit de la diffusion d'idées qui mettent en question même des vérités enseignées solennellement par les Conciles. Une intervention du Magistère suprême de l'Eglise s'imposait donc. (Cité par Georges Huber dans La Croix de Paris du 13 juillet 1968).

 

Mais il importe surtout d'entendre le commentaire donné par le Souverain Pontife lui-même, lors de l'audience géné­rale du 3 juillet 1968, où il montre l'importance extraordi­naire de sa Profession de Foi du 30 juin précédent.

 

Cette Profession abrégée des vérités de la Foi exige une étude, un développement, un approfondissement : et c'est là le devoir de tous les croyants...

 

Ceux qui, parmi eux, savent passer des formules du caté­chisme à l'exposition plus complète et plus organique des vé­rités de la Foi, des termes arides au développement doctrinal, et mieux encore : des expressions verbales à une certaine in­telligence réelle des vérités elles-mêmes, (ceux-là) ressentent tout à la fois une joie et un étonnement.

 

La joie de la richesse et de la beauté des vérités religieu­ses, et l'étonnement de leur profondeur et de leur ampleur que notre esprit peut entrevoir, mais non mesurer : c'est la plus grande expérience que puisse faire notre pensée.

 

Tel est aussi le devoir des maîtres, des théologiens, des prédicateurs, à qui cette heure historique de l'Eglise offre une admirable mission : celle d'approfondir, de préciser, d'énoncer les données de la Foi en des termes nouveaux, splen-dides, originaux, vécus, compréhensibles; d'exprimer les tré­sors, toujours identiques et immuables, de la Révélation  avec la même doctrine, donc le même sens, et avec la même pen­sée », comme l'a dit le Premier Concile du Vatican...

 

II nous faut donc nous remettre tous à une étude sérieuse de notre religion. Nous espérons qu'il en résultera, dans tous les pays, une nouvelle et originale efflorescence de la litté­rature religieuse.

 

(Cf. L'HOMME NOUVEAU, Paris, 21 juillet 1968)

 

Extrait de : Sommaire de Théologie Dogmatique, par une Équipe de Théologiens Catholique Romain.

Les Éditions du Bien Public. Trois-Rivières. Canada. (1969)

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:13

Le Pape Saint Pie V organisait définitivement la célébration du Saint Sacrifice de la Messe.

BULLE "QUO PRIMUM TEMPORE "

Pie, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, pour mémoire à la postérité.

Dès le premier instant de Notre élévation au sommet de la Hiérarchie Apostolique, Nous avons tourné avec amour notre esprit et nos forces, et dirigé toutes nos pensées vers ce qui était de nature à conserver la pureté du culte de l’Église, et, avec l’aide de Dieu Lui-même, Nous nous sommes efforcé de le réaliser en plénitude, en y apportant tout notre soin. Comme parmi d’autres décisions du Saint Concile de Trente, il nous incombait de décider de l’édition et de la réforme des livres sacrés, le Catéchisme, le Bréviaire et le Missel ; après avoir déjà, grâce à Dieu, édité le Catéchisme pour l’instruction du peuple, et, pour qu’à Dieu soient rendues les louanges qui Lui sont dues, corrigé complètement le Bréviaire, pour que le Missel répondit au Bréviaire, ce qui est convenable et normal puisqu’il sied qu’il n’y ait dans l’Église de Dieu qu’une seule façon de psalmodier et un seul rite pour célébrer la Messe, il Nous apparaissait désormais nécessaire de penser le plus tôt possible à ce qui restait à faire dans ce domaine, à savoir : éditer le Missel lui-même.

C’est pourquoi Nous avons estimé devoir confier cette charge à des savants choisis ; et, de fait, ce sont eux qui, après avoir soigneusement rassemblé tous les manuscrits, non seulement les anciens de Notre Bibliothèque Vaticane, mais aussi d’autres recherchés de tous les côtés, corrigés et exempts d’altération, ainsi que les décisions des anciens et les écrits d’auteurs estimés qui nous ont laissé des documents relatifs à l’organisation de ces mêmes rites, ont rétabli le Missel lui-même conformément à la règle antique et aux rites des Saints Pères.

Une fois celui-ci révisé et corrigé, après mûre réflexion, afin que tous profitent de cette disposition et du travail que nous avons entrepris, Nous avons ordonné qu’il fût imprimé à Rome le plus tôt possible, et qu’une fois imprimé, il fût publié,afin que les prêtres sachent quelles prières ils doivent utiliser, quels sont les rites et quelles sont les cérémonies qu’ils doivent conserver dorénavant dans la célébration des messes : pour que tous accueillent partout et observent ce qui leur a été transmis par L’Église Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres églises, et pour que par la suite et dans les temps à venir dans toutes les églises, patriarcales, collégiales, paroissiales de toutes les provinces de la Chrétienté, séculières ou de n’importe quels Ordres monastiques, tant d’hommes que de femmes, même d’Ordres militaires réguliers, et dans les églises et chapelles sans charge d’âmes dans lesquelles la célébration de la messe conventuelle à haute voix avec le Chœur, ou à voix basse suivant le rite de l’Église Romaine est de coutume ou d’obligation, on ne chante ou ne récite d’autres formules que celle conforme au Missel que Nous avons publié, même si ces mêmes églises ont obtenu une dispense quelconque, par un indult du Siège Apostolique, par le fait d’une coutume, d’un privilège ou même d’un serment, ou par confirmation apostolique, ou sont dotées d’autres permissions quelconques ; à moins que depuis la première institution approuvée par le Siège Apostolique ou depuis que s’est établie la coutume, et que cette dernière ou l’institution elle-même aient été observées sans interruption dans ces mêmes églises par la célébration de messes pendant plus de deux cents ans. Dans ce cas Nous ne supprimons aucunement à ces églises leur institution ou coutumes de célébrer la messe ; mais, si ce Missel que Nous avons fait publier leur plaisait davantage, de l’avis de l’Évêque ou du Prélat, ou de l’ensemble du Chapitre, Nous permettons que, sans que quoi que ce soit y fasse obstacle, elles puissent célébrer la messe suivant celui-ci.

Par notre présente constitution qui est valable à perpétuité, nous avons décodé et nous ordonnons, sous peine de notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à notre missel que nous venons d'éditer.

Nous avons décidé rigoureusement pour l’ensemble et pour chacune des églises énumérées ci-dessus, pour les Patriarches, les Administrateurs et pour toutes autres personnes revêtues de quelque dignité ecclésiastique, fusent-ils même Cardinaux de la Sainte Église Romaine ou aient tout autre grade ou prééminence quelconque, qu’ils devront, en vertu de la sainte obéissance, abandonner à l’avenir et rejeter entièrement tous les autres principes et rites, si anciens fusent-ils, provenant des autres missels dont ils avaient jusqu’ici l’habitude de se servir , et qu’ils devront chanter ou dire la Messe suivant le rite, la manière et la règle que Nous enseignons par ce Missel et qu’ils ne pourront se permettre d’ajouter, dans la célébration de la Messe, d’autres cérémonies ou de réciter d’autres prières que celles contenues dans ce Missel.

Et même, par les dispositions présentes et au nom de notre autorité apostolique, nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la Messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans recourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu'on pourra valablement l'utiliser librement et licitement, et cela, à perpétuité.

Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chanoines, chapelains et autres prêtres de quelques nom qu'ils seront désignés, ou les religieux de n'importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la Messe autrement que nous l'avons fixé, et que jamais et en aucun temps, qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu'elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force, nonobstant les décisions antérieures et les Constitutions et Ordonnances Apostoliques, et les Constitutions Générales ou spéciales émanant de Conciles Provinciaux et Généraux, pas plus que l’usage des églises précitées confirmé par une prescription très ancienne et immémoriale, mais ne remontant pas à plus de deux cents ans, ni les décisions ou coutumes contraires quelles qu’elles soient.

Nous voulons, au contraire, et Nous le décrétons avec la même autorité, qu’après la publication de Notre présente Constitution ainsi que du Missel, tous les prêtres qui sont présents dans la Curie Romaine soient tenus de chanter ou de dire la Messe selon ce Missel dans un délai d’un mois ; ceux qui sont de ce côté des Alpes, au bout de trois mois ; et, enfin, ceux qui habitent de l’autre côté des montagnes, au bout de six mois ou dès que celui-ci leur sera offert à acheter. Et, pour qu’en tout lieu de la terre il soit conservé sans corruption et exempt de fautes et d’erreurs, Nous interdisons par Notre autorité apostolique et par le contenu d’instructions semblables à la présente, à tous les imprimeurs domiciliés dans le domaine soumis directement ou indirectement à Notre autorité et à la Sainte Église Romaine, sous peine de confiscation des livres et d’une amende de deux cents ducats d’or à payer au Trésor Apostolique, et aux autres, domiciliés en quelque lieu du monde, sous peine d’excommunication et d’autres sanctions en Notre pouvoir, de se permettre en aucune manière ou de s’arroger le droit de l’imprimer ou de l’offrir, ou de l’accepter sans notre permission ou une permission spéciale d’un Commissaire Apostolique qui doit être chargé par Nous de ce soin, et sans que ce Commissaire n’ait comparé avec le Missel imprimé à Rome, suivant la grande impression, un original destiné au même imprimeur pour lui servir de modèle pour ceux que ledit imprimeur doit imprimer, ni sans qu’on n’ait préalablement bien établi qu’il concorde avec ledit Missel et ne présente absolument aucune divergence par rapport à celui-ci.

Cependant, comme il serait difficile de transmettre la présente lettre en tous lieux de la Chrétienté et de la porter tout de suite à la connaissance de tous, Nous ordonnons de la publier et de l’afficher, suivant l’usage, à la Basilique du Prince des Apôtres et à la Chancellerie Apostolique, ainsi que sur le Champ de Flore, et d’imprimer aussi des exemplaires de cette même lettre signée de la main d’un notaire public et munis du sceau d’une personnalité revêtue d’une dignité ecclésiastique, auxquels on devra partout, chez tous les peuples et en tous lieux, accorder la même confiance absolument exempte de doute que si l’on montrait ou exposait la présente.

Qu'absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime notre permission, notre décisions, notre ordonnance, notre commandement, notre précepte, notre concession, notre indult, notre déclaration, notre décret et notre interdiction, ou n'ose aller témérairement à l'encontre de ces dispositions. Si cependant, quelqu'un se permettait une telle altération, qu'il sache qu'il encourrait l'indignation de Dieu tout puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, l’an mil cinq cent soixante dix de l’Incarnation du Seigneur, en la cinquième année de Notre pontificat.

Sa Sainteté le Pape Pie V

Le Missel de saint Pie V, qui ne fut jamais modifié dans son fond, a subi au cours des âges quelques très légères retouches de rubriques par les Brefs de Clément VIII, Urbains VIII et Saint Pie X. Le Canon est inchangé depuis l’âge apostolique, c’est-à-dire d’après l’étude critique de Mgr Batiffol, depuis la fin du III siècle. Le Canon du Missel traditionnel dit de saint Pie V a donc dix-sept siècles.  

 Retour vers "Documentation sur la Messe"


Ce site a été modifié par l'A.M.D.G le mercredi 25 octobre 2000

© Coordination "Ad Majorem Dei Gloriam" – 2000

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 20:00



Dans tout l'univers nous pouvons découvrir des signes de Dieu. Déjà les créatures privées de raison nous Le manifestent d'une manière admirable. Il se manifeste encore dans l'être humain dont l'esprit pro­clame Dieu d'une manière plus admirable que la créature privée de raison. Et pourtant, chez l'homme, l'esprit est lié au corps. A un éche­lon plus élevé la gloire de Dieu se manifeste plus puissamment encore, puisqu< il y a le monde des esprits purs qui ne sont pas liés à un corps. Le royaume des créatures spirituelles c'est le monde des anges.

 

Qu'est-ce que les anges? 


Les anges sont des esprits doués d'une grande intelligence, d'une volonté libre et d'une grande puissance.

Les anges sont les messagers de Dieu, ils sont à Son service et ils disent Sa louange. Comme créatures purement spirituelles ils se trouvent à l'échelon supérieur de la création. Lorsqu'ils apparaissent aux hommes, ils se rendent visibles. Ils savent plus que les hommes, et ils sont doués d'une grande puissance. C'est Michel archange qui remporta la victoire sur les anges déchus. C'est un ange qui libéra Pierre de ses liens.

Dieu a créé des anges innombrables. «Mille milliers Le servaient et des myriades de myriades se tenaient devant Lui» (Dn 7:10). Au mont des Oliviers, Jésus parla de plus de douze légions d'anges. Les anges se répartissent en neuf chœurs: les Anges, les Archanges, les Vertus, les Puissances, les Dominations, les Principautés, les Trônes, les Chéru­bins et les Séraphins. Il y a trois Archanges dont nous connaissons le nom Michel (qui est comme Dieu?), Gabriel (la force de Dieu), Raphaël (médecine de Dieu).

 

Dans quel état se trouvaient tous les anges au commen­cement? 

 

Au commencement tous les anges étaient bons et sans péché. Ils avaient en eux le Saint-Esprit.

Dieu avait préparé le bonheur éternel pour tous les anges. La condi­tion était de le mériter par une épreuve. L'Écriture Sainte ne nous dit pas de quelle nature cette épreuve a pu être.

 

Est-ce que tous les anges sont restés bons et sans péché?

 

Non, beaucoup d'anges sont tombés dans le péché et pour cette raison ils ont été jetés en enfer.

«Car, Dieu n'a pas épargné les anges qui avaient péché, mais les a précipités en enfer, les livrant aux abîmes des ténèbres» (2 Pi 2:4). Le chef des anges rebelles était Lucifer et le prince des anges bons était saint Michel archange. Les anges déchus s'appellent démons ou esprits mauvais. Leur chef est Satan, c'est-à-dire l'ennemi, l'adver­saire. On les appelle mauvais esprits, parce qu'ils sont obstinés dans le mal et veulent continuellement le mal.

Les bons anges ont reçu comme récompense la vision béatifique, le bonheur éternel. C'est pourquoi ils sont bons et bienheureux éternel­lement


Que font les bons anges en notre faveur?

 

1) Les bons anges nous protègent dans notre corps et dans notre âme.

2) Ils nous exhortent à faire le bien.

3) Ils prient Dieu pour nous.

a) Les bons anges nous aiment, parce que nous sommes des enfants de Dieu. Ils nous protègent, parce qu'ils sont   forts alors que nous sommes faibles et exposés au danger.

b) Les anges nous conseillent et nous exhortent sur le chemin de notre vie.

c) Les anges portent nos prières devant le trône de Dieu. C'est ainsi que Raphaël dit à Tobie: «Je présentais le souvenir de votre prière devant la gloire du Seigneur» (Tb 12:12).

II y a des anges que Dieu a donnés aux hommes pour qu'ils les protè­gent spécialement; ce sont les anges gardiens.


 

Comment savons-nous que tout homme a son ange gar­dien?

 

Nous savons que tout homme a son ange gardien, parce que l'Écriture Sainte en parle et que Notre Seigneur nous l'a dit.   «Car II a commandé pour toi à Ses anges, de te garder dans toutes tes voies» (Ps 91:11).

 

Extrait du Catéchisme de l’Oratoire

(Catéchisme catholique romain, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt)

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 19:34


 

 

Dieu permet la souffrance

1) afin de nous punir et de nous corriger,

2) afin de nous éprouver de sorte que nous apprenions à aimer Dieu de plus en plus,

3) afin de nous donner l'occasion de sauver des âmes en imi­tant le Christ,

4) afin de nous montrer qu'il ne faut pas que nous nous ins­tallions dans le monde pour de bon.

 

Les souffrances sont les conséquences du péché originel. Elles sont pour l'homme des compagnons de route jusqu'à sa mort et il ne peut vraiment s'en séparer. Cependant il y a aussi des souffrances que les hommes s'infligent à eux-mêmes; alors ce sont les conséquences d'une vie vicieuse et opposée à Dieu.

 

1)   Par la souffrance le pécheur a la possibilité de payer pour sa faute.

II y a certainement pas mal de pécheurs qui, sans la souffrance ne se seraient pas sauvés, par exemple Ignace de Loyola, Jean de Dieu, Camille de Lellis.

 

2)   De même que le métal précieux est éprouvé par le feu, la vertu elle aussi Dieu l'éprouve dans la souffrance. »Bien-aimés, ne soyez pas surpris de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprou­ver ... Bien plutôt, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous» (1 Pi 4:12 ss). Des exemples: Job, Tobie, tous les saints martyrs. »Car le Seigneur corrige celui qu'il aime« (He 12:6). Pas d'amour sans souffrance.

 

3)  Le Christ a pris sur Lui la souffrance de la Passion afin de sauver les âmes pour le ciel, et nous, nous pouvons coopérer de la même manière à l'œuvre de la rédemption. »Je me réjouis maintenant des souffrances que j'endure pour vous, car ce qui manque aux souf­frances du Christ, je l'achève dans ma chair pour son corps, qui est l'Église» (Col 1:24).

 

4)        Cependant il y a aussi des souffrances dans la création chez les animaux et chez les hommes, qu'on ne peut expliquer comme châti­ment ni comme épreuve, et qui ne servent pas à sauver des âmes; il faut y voir un enseignement, c'est que le monde brisé par le péché n'est pas notre demeure permanente et qu'il doit être transformé un jour (Cf Ap 21:1 -8).

 

«J'estime en effet que les souffrances de cette vie ne peuvent se comparer à la gloire qui doit un jour nous être révélée ... Mais la création espère et elle sera, elle aussi, délivrée de l'escla­vage de la corruption pour partager dans la gloire la liberté des enfants de Dieu. Nous savons en effet que jusqu'à ce jour toute la création gémit et souffre des douleurs de l'enfantement" (Rm 8:18; 8:21 s).

 

 

Pourquoi Dieu permet-Il le péché? 

 

Dieu permet le péché

1)  parce qu'il respecte le libre-arbitre chez l'homme même si ce-lui-ci en abuse;

2)  parce qu'il est à même de tirer le bien du mal.

 

Dieu nous exhorte à faire le bien, mais II ne nous y force pas, car il faut que l'homme serve Dieu librement. Le mal arrive, lorsque l'homme abuse de la liberté. »Pour vous qui méditiez du mal contre moi, Dieu l'a tourné en bien en réalisant ce qui arrive aujourd'hui» (Gn 50:20).

 

Telles furent les paroles de Joseph en Égypte à ses frères. Dieu a même tiré le bien du premier péché dans le paradis terrestre; ce qui fait chanter à l'église pendant la vigile pascale: «O heureuse faute, qui nous a valu d'avoir un tel, un si grand Rédempteur! »

 

Exhortation: Sur la route périlleuse de notre vie il n'y a pas de plus grande consolation que la Providence divine, car nous savons que nous sommes dans les mains de Dieu; nous savons qu'il nous connaît et nous aime. Et s'il nous envoie une épreuve, nous savons pourquoi II le fait. Restons donc fixés dans son amour. «Or nous savons que Dieu fait que tout concoure au bien de ceux qui L'aiment» (Rm 8:28).

 

Conclusion : La conservation et le gouvernement du monde s’appellent la divine providence. Dieu pourvoit à tout. Il sait ce qui arrive et pourquoi cela arrive. Il n'y a rien qui ne soit permis ou voulu par Dieu. Dieu a soin des hommes comme un père a soin de ses enfants et comme un roi a soin de ses sujets. Dieu a soin de tout, parce qu'il nous aime. Nôtre Seigneur Lui-Même nous décrit cette sollicitude en disant: »La paire de moineaux ne se vend-elle pas un as? Pourtant il n'en tombe pas un seul à terre sans la permission de votre Père. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte: vous valez bien plus qu'une foule de moineaux» (Mt 10:29).

 

 

Extrait du Catéchisme de l’Oratoire

(Catéchisme catholique romain, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt)

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 19:20

 

 

La nouvelle Rome

 

Il est essentiel d'en savoir plus sur la nouvelle Rome, qui continue certes à se nommer Église catholique romaine, mais qui s'est éloi­gnée de manière impressionnante de l'Église catholique. Seul celui qui connaît bien la doctrine et les rites de la Rome nouvelle peut évaluer à sa juste mesure le péril qui s'y trouve.

 

Repères pour la compréhension de la nouvelle Rome

 

Existe-t-il des signes prouvant que la nouvelle Rome n'est plus catholique?

 

Oui, il existe de nombreux signes, que tout chrétien peut reconnaître, pour affirmer que la nouvelle Rome n'est plus catholique.

Les signes les plus importants sont:

1) la modification de presque tous les rites catholiques, principale­ment des sacrements,

2) l'interdiction de la sainte Messe transmise par l'apôtre saint Pierre,

3) l'introduction du «pour tous» dans les paroles du Seigneur au cen­tre de la Messe (consécration) en beaucoup de langues vernaculaires - en opposition à la sainte Écriture, la tradition et la vé­rité,

4) l'introduction d'une table tournée vers le peuple à la place de l'au­tel orienté vers Dieu,

5) la communion dans la main,

6) l'usage du vernaculaire pour la célébration eucharistique,

7) la concélébration,

8) l'accès des femmes au chœur pour faire les lectures, distribuer la communion et servir la messe,

9) la désacralisation du dimanche par l'eucharistie «dominicale» du samedi soir,

10) le changement radical de l'année liturgique et du sanctoral,

11) la totale abolition des commandements de jeûne et d'abstinence, ainsi que du jeûne eucharistique,

12) l'inadéquat transfert de pouvoirs aux commissions synodales (conseil paroissial, conseil presbytéral ou diocésain, conférence épiscopale),

13) le bouleversement total de l'enseignement religieux,

14) l'abolition des écoles confessionnelles,

15) la collaboration avec l'ONU,

16) l'introduction des cultes oecuméniques

17) la participation à des services religieux non catholiques, comme la présence de Jean Paul II à un culte luthérien à Rome le deuxième dimanche de l'avent 1984 et dans la synagogue romaine le 13/4/1986, mais surtout la rencontre des représen­tants des religions mondiales le 27 octobre 1986 à Assise,

18) l'abolition de l'excommunication des francs-maçons,

19) la réintégration dans le clergé de prêtres apostats de la foi ou mili­tants communistes, comme par exemple le jésuite Tondi.

 

A part ces signes comment peut-on reconnaître que l'actuelle église romaine n'est plus catholique?

 

Les doctrines fausses largement répandues et la falsifica­tion des sacrements montrent que l'actuelle église romaine n'est plus catholique.

 

L'Église de Jésus-Christ doit être une, sainte, catholique et apostoli­que. C'est d'abord dans l'enseignement et le culte, mais aussi dans les sacrements qu'on doit trouver ces marques.

 

Extrait du Catéchisme de l’Oratoire

(Catéchisme catholique romain, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt)

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:24

 


       


Existe-t-il  des  signes  qui  prouveraient  que  nous sommes à la fin des temps?

Oui, il existe de nombreux signes qui montrent que la fin des temps est bien commencée.

 

Parmi ces signes il faut noter:

1) le nombre effrayant d'armes destructrices,

2) la menace d'une guerre nucléaire très étendue qui peut détruire la terre,

3) le retour des juifs en terre sainte et la fondation de l'État d'Is­raël,

4) la pollution de l'environnement (pluies acides, pollution des mers, voir Ap 8:3), la catastrophe nucléaire de Tchernobyl),

5) l'anéantissement des derniers États chrétiens (Éthiopie, Irlande, Italie),

6) la montée en force des puissances antichrétiennes (libéralisme, Islam, franc-maçonnerie) et des sectes non-chrétienes (témoins de Jéhovah, mormons, anthroposophie, méditation transcendantale, spiritisme, New Age, etc.),

7) les poussées vers un gouvernement mondial unifié,

8) les discours largement répandus sur la paix et la sécurité (1 Th 5:3),

9) la poussée vers l'unité des religions mondiales (oecuménisme), 10) la promulgation de lois antichrétiennes dans des États aupara­vant chrétiens (facilités pour le divorce,  émancipation des femmes, autorisation de l'avortement),

11) l'universel égarement de la jeunesse par la musique rock, d'inspi­ration diabolique,

12) l'accroissement de l'occultisme et du satanisme (magie, sorcelle­rie, messes noires),

13) l'universelle déchéance morale et l'apparition de la nouvelle épi­démie du plaisir, le SIDA,

14) l'entrée en scène de nombreux séducteurs et l'intensification de leur pouvoir par la télévision,

15) mais avant tout la grande apostasie.

 

Le signe le plus important est la grande apostasie.

 

En quoi se manifeste la grande apostasie?

 

La grande apostasie se manifeste dans l'effrayant ébranle­ment de la foi qui s'est emparé partout des catholiques depuis les années soixante.

Des milliers de prêtres ont quitté le sacerdoce. Des milliers de reli­gieux ont regagné le monde. Le nombre des ordinations sacerdotales et des vocations religieuses a régressé d'une manière frappante. Le nombre des pratiquants a diminué d'Une façon significative. — Tout cela prouve le recul du sens de la foi. L'apostasie générale s'est aussi manifestée chez les chrétiens évangéliques, mais avec du retard chez les chrétiens «orthodoxes».

 

Qu'est-ce qui a causé la grande crise de la foi?

 

Les causes de cette grande crise de la foi sont multiples; cependant le soi-disant »concile« de Vatican II y a contri­bué de manière décisive.

Souvent on présente la perte de la foi comme une suite de l'élévation du niveau de vie, par la laïcisation de la vie publique ou par l'action des forces antichrétiennes. De toute évidence ces causes ne sont pas à négliger mais elles n'expliquent pas la rapidité de la perte de la foi, ni son immensité. Là il faut considérer Vatican II comme cause primor­diale. Ce concile lancé par Jean XXIII et poursuivi par Paul VI,  marque le début de l'apostasie générale qui s'est amplifiée ensuite par des réformes et des changements nombreux.

 

Si la grande apostasie est partie de Rome, est-ce exact de dire que Rome a changé?

 

Oui, depuis Vatican II, il faut parler de la nouvelle Rome.

A la Rome chrétienne des papes qui se sont montrés des défenseurs de la foi, il est impossible de leur imputer le déclenchement et l'activation de l'apostasie. Rome a totalement changé.

 

(A suivre)

 

Extrait du Catéchisme de l’Oratoire

(Catéchisme catholique romain, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

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