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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:16

 

I.   LA  DESUNION.  (Écrit en 1974)

Si par des lectures, des conversations et une observation constante on essaie d'avoir une vue d'ensemble sur les aspects extérieurs de l'Église, on garde d'abord l'impression puis la certitude qu'elle n'est plus « une ». Ici et là on rejette des rites et des coutumes pour en adopter d'autres, exac­tement comme si, en faisant peau neuve, on parvenait à plaire à ceux qui, croyants ou encore incroyants, voudraient une Église à leur goût. Chez certains, prêtres et laïcs, on découvre un véritable acharnement à bannir tout ce qui peut rappeler l'Église d'avant le Concile. Des déviations nom­breuses, dues à des initiatives particulières prises le plus souvent en l'absence de toute autorité et de tout bon sens chrétien, mises en parallèle avec ce qui est resté stable en maintes paroisses, jettent le trouble chez la plupart des catholiques qui ne savent plus où est la vérité, laissant indif­férents les endormis qui s'habituent à tout.

 

La désunion existe à tous les échelons. Sans parler d'évêques publiquement en désaccord, comme cela s'est produit à propos du sacerdoce, citons simplement le triste et remarquable exemple qui nous est donné par l'affaire dite de la « communion de Boquen ». Ce désaccord est double. Il y eut d'abord un différend entre l'ancien prieur conventuel de l'abbaye de Boquen, de l'Ordre cistercien, située dans le diocèse de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) et le groupe des évêques de Bretagne. Celui-ci, avec une modération réflé­chie, fit connaître les distances qu'il devait tenir par rapport au style de recherche de la communion de Boquen (dont l'animateur faisait parler de lui depuis 1968) et déclara qu'il ne pouvait laisser croire qu'il approuvait une réunion organisée à Rennes, par ladite communion, au printemps 1972. Ainsi prenait corps une division latente depuis quelques années.

 

La seconde naquit aussitôt la publication de la note annonçant la position épiscopale, non du fait que la réunion ou plus exactement le « rassemblement des chrétiens en recherche et des communautés de base » eut lieu malgré les évêques, mais parce qu'une quinzaine d'associations et de mouvements catholiques s'élevèrent, protestèrent contre cette atteinte à la recherche collective. Sans doute y en eut-il d'autres qui ne s'exprimèrent point, puisqu'un an plus tard, un mouvement d'action catholique féminine, dont l'un des périodiques tire à un million d'exemplaires, consacra 25 lignes d'une colonne, en publicité pour des journées et cessions de ladite communion de Boquen, dont le respon­sable avait fait fi de l'avertissement de la hiérarchie, et déclaré sa détermination sereine à poursuivre sa recherche. Laissons ce cas important et typique et descendons dans le rang.

 

Telle paroisse est restée saine, telle autre s'est entièrement contaminée, tandis qu'ailleurs c'est la division en deux clans, cette division pouvant exister entre parents et enfants.

 

Dans tel village, le prêtre ne croit plus à la présence réelle, pas du tout, plus loin on y croit encore durant la messe mais, Dieu merci, il est encore des couvents où l'on reste en ado­ration devant le Saint-Sacrement.

 

Ici, la paroisse prie, animée par son curé ; à la ville voi­sine les laïcs ont dû réaliser un groupe de prières pendant qu'ailleurs on se désintéresse de ce que l'on considère comme du « rabâchage », lorsqu'on ne conteste pas son utilité ou qu'on ne nie pas une efficacité incompatible avec le progrès temporel.

 

Certains croient aux miracles et participent aux pèlerina­ges, d'autres n'acceptent pas les premiers et voient dans les mouvements vers Lourdes, La Salette et autres lieux saints, des manifestations d'un autre âge réservées aux vieilles bigotes. De ci, de là, on conteste à propos de l'enfer, des anges, de la virginité de Marie, du baptême, de la résur­rection du Christ.

 

La plus grande partie du clergé prêche encore la morale évangélique, sinon dans sa totalité, du moins dans son intégrité, mais d'autres, dans la ligne du nouvel enseignement, voient une grâce dans le fait que « l'étreinte du moralisme

s'est desserrée » et en oublient plusieurs Commandements. Des prêtres ne croient plus guère au péché, certains croient seulement au péché social, pendant que parmi les autres il s'en trouve pour provoquer des examens de conscience orien­tés et collectifs, donnant une large absolution à l'ensemble des participants et une pénitence préfabriquée.

 

En quelques milieux on croit encore à la doctrine sociale de l'Église et on considère le socialisme comme contraire au christianisme, tandis qu'ailleurs on voudrait faire rimer évangélisation et socialisation.

 

Maints hommes de Dieu à qui la foi éclairée permet de voir dans les riches et les pauvres (comme dans les Blancs et les hommes de couleur), des âmes à conduire au Ciel, se donnent entièrement à tous, alors que d'autres choisissent, se donnant aux uns et négligeant les autres, sous prétexte de ne point se compromettre auprès des riches et des patrons. L'esprit démagogue accroît les divisions sociales que le seul christianisme peut effacer.

 

On a les yeux rivés sur tout ce qui est injustice sociale ou qui semble tel (car on confond souvent l'inégalité et l'injus­tice), oubliant que la pire des injustices est de ne point rendre à Dieu ce qui lui est dû : amour, honneurs, louanges.

 

Ici, des foules féminines têtes nues, assistent à la messe ; près d'elles, fidèles à l'Église et à saint Paul, d'autres se refusent à abandonner la coutume traditionnelle. Dans la rue on voit des prêtres en soutane et d'autres que l'on identifie à ce « je ne sais quoi » dont il leur est difficile de se départir. Chez les religieuses, où tant de sœurs ont lutté pour ;     conserver une tenue qu'elles savent plaire à Dieu, une tenue qui les protège et engendre le respect, on rencontre des personnes en qui on voit seulement la femme, la femme élégante et soignée.

 

Mentionnons simplement pour mémoire que des pays communient traditionnellement, tandis que dans les pays voisins ceux qui le désirent reçoivent le Corps vivant du Christ dans la main, que dans une même église les uns font d'une manière, les autres de l'autre, qu'en divers endroits des laïcs donnent la communion malgré la présence des prêtres inactifs, qu'en telle paroisse on communie sous les deux espèces, qu'en telle autre le prêtre donne aux fidèles l'hostie trempée dans le sang. Les célébrants consacrent comme le veut l'Église, mais il en est qui fractionnent d'abord l'hostie, tendent les deux fractions vers les assistants (Il le donna à ses disciples), puis consa­crent. Parfois un bol tient lieu de calice, une soucoupe rem­place la patène (cela fait plus pauvre).

 

Ici le latin survit, là il est totalement abandonné.

Pendant que des séminaires agonisent, des prêtres réunis­sent des jeunes en communautés pour les orienter vers le même sacerdoce que le leur tandis que Mgr Lefebvre qui a créé un séminaire en Suisse ne peut accueillir toutes les vocations qui se présentent…

 

A la suite de tels conditionnements, la jeunesse, avec acuité, prend conscience qu'elle existe et forme un tout, par­fois en désaccord avec ses aînés, n'ayant déjà plus la même religion, la même morale surtout. Un bel optimisme peut per­mettre de penser à des crises de croissance, mais pour celui qui sait que nous vivons à la fin des temps et qui, d'autre part, a lu la Bible, ces faits peuvent être causes d'inquiétude. Sans être oiseau de mauvais augure, on peut rester pensif devant certaines paroles de l'Écriture.

(A suivre)

 

 

     Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                       Guy Le Rumeur (1974)

                       79290 Argenton-L’Église

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:12

 

C’est une maxime d'un philosophe païen ; combien donc ne nous oblige-t-elle pas impérieusement à bien faire toutes nos actions, nous qui sommes des chrétien­s, nous à qui s'adresse cette parole du divin Maître à ses disciples : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est par­fait ! »

Mais, sans doute, plusieurs s'effarouchent de cette décla­ration et se disent : Comment puis-je prétendre à la perfec­tion, vivant dans le monde et exposée à commettre tant de fautes ?

C'est là une regrettable illusion. Il y a des saints dans tous les états. Nous pouvons toutes nous sanctifier, et qui plus est, nous le devons, car Dieu dit dans l'Écriture : «Soyez saints parce que je suis saint... Que celui qui est déjà saint se sancti­fie encore davantage... » Mais est-il difficile de devenir saint ? Nullement.

Saint Bonaventure avait au nombre de ses religieux un frère convers nommé Gilles, presque dépourvu d'instruction et d'une grande simplicité. Ce bon frère se plaignit un jour en ces termes à son vénérable supérieur : « Ah ! Mon Père, vous êtes bienheureux, vous autres, savants et théologiens, vous pouvez aimer Dieu bien plus que nous et devenir des saints. — Vous êtes dans l'erreur, frère Gilles, répondit dou­cement saint Bonaventure, car, avec le secours de la grâce, tout le monde peut aimer Dieu autant qu'il le veut et parvenir à la perfection. — Quoi ! reprit le frère, les ignorants peuvent-ils aimer Dieu tout aussi bien que ceux qui ont fait de longues études ? Ils peuvent devenir des saints ? — Mais certainement, répondit le grand docteur ; bien plus, une pauvre paysanne peut quelquefois aimer Dieu plus parfaite­ment et s'élever à une vertu plus éminente qu'un savant théologien. » A ces mots, le frère Gilles se sent transporté de joie. Il court au jardin, ouvre la porte qui donne sur la rue et se met à crier de toutes ses forces : « Eh ! Pauvres gens ! Eh ! Bonnes femmes qui ne savez ni lire ni écrire, venez ap­prendre une grande merveille : si vous le voulez, vous pouvez aimer le bon Dieu autant qu'un théologien, autant même que notre Père Bonaventure, et vous pouvez devenir tous des saints... »

Cet appel de l'humble frère s'adresse à nous toutes tant que nous sommes, riches ou pauvres, savantes ou ignorantes, jeu­nes ou vieilles. Une femme du monde, une jeune fille peut devenir une sainte, absolument comme une religieuse vouée aux plus effrayantes austérités. Mais que faut-il faire pour ce­la ?

Le voici en trois mots :

Faire ce que Dieu veut ;

Le faire pour Dieu ;

Le faire comme Dieu le veut.

 

1. Il s'agit d'abord de faire ce que Dieu veut. Plus de capri­ces, plus de volonté propre ni d'attache à ses idées person­nelles. Mais, dites-vous, comment saurai-je ce que Dieu veut, ce qu'il attend de moi ? Vous le saurez, com­me les soldats savent quels sont les ordres de leur prince sans pourtant l'avoir entendu, par l'intermédiaire de ses officiers. Le bon Dieu vous manifeste également ses volontés par l'or­gane de certaines personnes qui le représentent : ce sont vos parents, vos supérieurs si vous en avez, votre confesseur. Faites exactement tout ce qu'ils vous diront.

2. Il faut en second lieu le faire pour Dieu. Hélas ! Com­bien de chrétiens oublient cette grande règle et perdent ainsi tout le mérite de leurs œuvres ! Cette jeune fille va sou­vent à l'église, mais ce n'est pas pour Dieu qu'elle le fait, c'est par vanité, pour se faire remarquer ; telle autre apporte le plus grand soin à son travail, mais c'est pour ne pas encou­rir les reproches de sa maîtresse. Une troisième s'applique avec un entrain extraordinaire à certains ouvrages peu re­cherchés, mais par goût naturel, parce que ce genre de travail lui convient. Enfin, beaucoup d'autres prennent part chaque jour à quantité d'exercices plus ou moins pénibles, mais elles le font sans aucun motif, par   routine, par   habitude, par manière d'acquit, pour faire comme tout le monde. Toutes ces œuvres sont excellentes en elles-mêmes, et cependant, elles ne sanctifient pas, elles ne sont pas méritoires.

Qu'est-ce qui leur manque ? D’être faites pour le bon Dieu. Oh ! Tâchez de purifier ainsi votre intention, puisque c'est à la fois si im­portant et si facile. Chaque matin, offrez à Dieu toutes les ac­tions de la journée, et de temps en temps, particulièrement avant les principaux exercices, renouvelez  cette intention. Demandez-vous à vous-même pourquoi vous allez faire telle ou telle œuvre, et répondez intérieurement : je ne veux pas la faire pour paraître, pour être applaudie, pour mon plaisir et ma satisfaction personnelles : je veux la faire pour plaire à Dieu.

3. Il faut faire ses actions comme Dieu le veut. Et comment veut-il que vous les fassiez ? Religieusement, ponctuellement, parfaitement.   Cela veut dire qu’on doit agir autrement que les personnes du mon­de des incroyants ; on doit sanctifier son travail, en le faisant précéder et suivre d'une courte prière et en élevant quelquefois son cœur à Dieu. Ponctuellement, c'est-à-dire au lieu et temps mar­qués. Parfaitement, en prenant soin des moindres détails, et en évitant les plus légers défauts. Remarquez que ce der­nier point s'applique aux petites actions, aux œuvres les plus communes et les plus ordinaires aussi bien qu'aux plus rele­vées, parce que rien n'est petit devant Dieu.

Voilà tout le secret de la sainteté. Est-ce difficile à réaliser ? Non. Mettez-vous donc à l'œuvre sans retard. A douze ans, saint Louis de Gonzague était déjà parvenu à un degré de perfection auquel peu de personnes arrivent à la fin de leur vie. Saint Jean Berchmans avait marqué dans son carnet spirituel : « Je veux devenir un saint, un grand saint, et en peu de temps. » Or il le voulait avec une si puissante énergie qu'il le devint en effet, comme chacun le sait. Proposez-vous de les imiter.  Vous serez content, à l'heure de votre mort, d'avoir fidèlement suivi cette généreuse résolution !

 

FÊTE DU JOUR: (17 février) Saint Anastase, martyr.

en 614, Chosroês, roi des Perses, s'empara de Jérusalem et en emporta la vraie Croix. Anastase, un de ses soldats, entendant parler de cette précieuse relique, se fit dire l'his­toire de Celui qui y avait été suspendu.

Le récit de la passion sacrée du Sauveur toucha tellement son âme qu'il quitta l'armée et se rendit en Syrie, pour se faire instruire davan­tage de la foi chrétienne. Les images des martyrs dans le tem­ple d'Hiérapolis achevèrent sa conversion ; il fut baptisé à Jérusalem et entra dans un monastère situé près de cette ville. Les superstitions de sa vie passée étaient sans cesse présentes à sa pensée pour le troubler, mais son cœur brûlait d'un ardent désir de mourir pour Jésus-Christ.

Après sept années de vie religieuse, on l'envoya en pèlerinage près des saintes reliques de la Palestine. A Césarée, il blâma hardiment deux devins persans, et fut jeté en prison.

Rien ne fut épar­gné pour l'amener à renier Jésus-Christ. On lui offrit la li­berté et une haute dignité à la Cour ; on le frappa avec des bâtons noueux, on le suspendit par une main ; sa chair fut déchirée jusqu'aux os à grands coups de lanières. Anastase resta inébranlable. Enfin il fut étranglé et son corps aban­donné aux chiens.

 

Extrait de : LECTURES   MÉDITÉES (1933)

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:53

 

il y a un danger aussi à craindre et peut-être plus à craindre pour une jeune personne que les mauvaises lectures, c'est un(e)  ami(e) dissipé(e) et mondain(e). A ce danger peu de vertus peuvent résister. Et la présomption qui le fait affronter est toujours punie.

L'ami des méchants leur deviendra semblable. L'expérience de tous les jours montre jusqu'à l'évidence la vérité de la sen­tence du Sage. Peu de jeunes personnes, en effet, ont assez de force pour résister à l'influence des exemples et des discours d'une ami(e), légèr(e) et mondain(e).

L'exemple exerce toujours un grand empire sur notre cœur, surtout quand il nous est donné par une personne que nous aimons, et que d'ailleurs il favorise le penchant que nous avons au mal. Si on ne cède pas d'abord, on finit presque toujours par le faire ; et, à force de voir son amie fréquenter le monde, se lancer dans tous les divertissements et les plai­sirs, négliger les exercices de la religion et de la piété, et ne mettre son bonheur que dans les choses frivoles, on partage bientôt soi-même cette façon de penser et d'agir.

Mais, quand bien même vous résisteriez à l'exemple d'une amie mondaine, résisteriez-vous à ses sollicitations et à ses instances ? Seriez-vous assez forte pour ne pas faire, au moins à l'extérieur, ce que votre cœur désavoue ? Car, si vous pa­raissez aimer la piété, rechercher la retraite et le silence ; si vous vous approchez souvent du tribunal de la pénitence et de la sainte Table; si vous fuyez les plaisirs du monde et les frivolités, cette conduite, qui sera une vraie critique de celle de votre amie, lui deviendra insupportable, et elle mettra tout en œuvre pour vous faire changer. Elle louera peut-être vo­tre retenue, elle parlera de la beauté de la vertu et du bonheur de ceux qui la pratiquent, mais elle vous rappellera en même temps que la vertu n'est ni farouche ni sauvage, qu'elle peut très bien s'allier avec les plaisirs et les divertissements du monde, et qu'une jeune personne ne doit pas vivre dans le siècle comme dans le cloître, qu'elle doit  laisser une foule de petites pratiques minutieuses qui ne sont bonnes que pour la vie religieuse. Et vous savez, mon enfant, ce qu'on entend dans le monde par ces pratiques minutieuses bonnes seule­ment pour les communautés : ce sont les moyens les plus propres à se maintenir dans la vertu, telles que la méditation, la lecture spirituelle, l'assistance de tous les jours au saint sa­crifice de la messe, la confession et la communion fréquentes. Or, pensez-vous qu'il vous sera facile de résister à ces atta­ques insidieuses, surtout quand elle aura recours, pour ébran­ler votre constance, aux caresses, aux protestations de l'ami­tié la plus tendre ? Quand elle vous inspirera de la défiance pour les personnes sages et pieuses qui ont quelque empire sur vous, qu'elle vous plaindra d'être assujettie à un joug si pesant, d'être obligée de partager des conversations si fa­des et si ennuyeuses, qu'elle traitera de sévérité excessive les   avertissements   d'un  confesseur  charitable,   serez-vous assez forte, je vous le demande, pour résister à toutes ces at­taques ? N'est-il pas, au contraire, grandement à craindre que vous ne finissiez par agir comme cette dangereuse amie, quand même vous n'approuveriez pas sa conduite au fond de votre cœur ? Pour lui faire plaisir, vous l'accompagnerez un jour   dans   des   sociétés mondaines,  bien résolue à garder ; votre cœur contre ces vanités ; mais ces résolutions ne dure­ront pas longtemps, elles s'affaibliront peu à peu ; et, après vous être laissée traîner, pour ainsi dire, dans ces assemblées, bientôt votre cœur y sera tout entier, et vous ne soupirerez qu'après le moment où vous pourrez y reparaître. Pour faire plaisir encore à  celle que vous  aimez,  ou bien par crain­te de ses critiques, vous soignerez votre toilette plus que ne le demande votre position ou la modestie, et insensiblement votre cœur se laissera prendre à l'amour des frivolités, amour incompatible avec celui de Dieu. Pour ne pas contrister vo­tre amie, vous ouvrirez ces livres futiles qui ne renferment que  d'imaginaires  et  dangereuses histoires,  ne repaissent l'esprit que de chimères, et souvent corrompent le cœur ; et bientôt vous les dévorerez et ne pourrez plus supporter d'autre lecture. Telles sont les leçons de l'expérience. Oh ! Combien de jeunes personnes nées avec les plus heureuses dis­positions pour la vertu, dont le cœur, cultivé par la plus sainte éducation, ne promettait que des fruits de piété et d'innocence,  ont été malheureusement perverties par  des amies mondaines et ont  ainsi rendu inutile tout ce que la nature, la grâce et les soins d'une mère vertueuse avaient fait pour elles ! Ici que de réflexions se présentent en foule !

Mais j'entends vos réclamations.

— Comment voulez-vous que je rompe avec cette jeune per­sonne et que je renonce à l'amitié qu'elle me porte ? J'avoue qu'elle est frivole et légère, que même, dans sa compagnie, J'ai perdu un peu le goût de la piété ; mais nous avons passé ensemble notre première  enfance,  nous  avons les  mêmes attraits et les mêmes penchants; puis elle m'aime d'une amitié si vraie que je n'aurai jamais le courage de rompre avec elle. D'ailleurs, je voudrais le faire que la chose ne me serait pas |possible : une union intime règne entre sa famille et la mienne : Mettrai-je le trouble et la désunion entre nos parents en cessant de la voir ? Telles sont les raisons qu'apportent beau­coup de jeunes personnes pour ne pas se séparer d'amies qui cependant leur causent bien du mal. Or, ces prétextes n'ont rien de solide, rien qui soit capable de faire impression sur un cœur qui aime véritablement le Bon Dieu.

Sans doute, mon enfant, quand on a passé avec une person­ne les premières années de sa vie, qu'on a partagé avec elle ces premières joies dont le souvenir ne s'efface jamais, il est difficile de ne pas l'aimer et de ne pas resserrer davantage ces liens, dans un âge plus avancé. Rappelez-vous toutefois ces paroles de Jésus-Christ: «Si votre œil droit vous scanda­lise, arrachez-le ; si votre main vous scandalise, coupez-la et jetez-la  loin  de vous : »  c'est-à-dire,  si  ce  que vous avez de plus cher est pour vous un sujet de péché, ne balancez pas à en faire le sacrifice. Si donc cette jeune personne que vous aimez est pour vous une occasion prochaine d'offenser le Bon Dieu, si son amitié vous est dangereuse et ne vous inspire que l'at­tache aux choses de la terre, ne délibérez pas un instant, détachez-en promptement votre cœur, et rompez une liaison qui vous serait funeste. Peut-être objecterez-vous la difficul­té ; mais dites-moi, si elle avait une maladie contagieuse, hési­teriez-vous ? Eh bien, sa légèreté, sa mondanité, ses senti­ments corrompus sont la pire des maladies. Quand bien mê­me, en vous conduisant de la sorte, vous devriez la choquer et l'irriter contre vous et votre famille, il faudrait supporter ce mal, dont vous seriez innocente, plutôt que la perte de vo­tre âme.

Mais, direz-vous peut-être encore, qui sait si, en continuant de voir cette personne, je ne finirai pas par la ramener à Dieu et la fixer entièrement dans le bien ? Ce n'est même que pour cela que je continue à lui parler. C'est là le langage de la pré­somption. Hélas ! Loin de la fixer dans le bien, ne devez-vous pas craindre qu'elle vous entraîne, au contraire, dans le pé­ché ? Consultez votre conscience, et considérez si déjà elle ne vous fait pas du mal, et peut-être beaucoup de mal. Croyez-moi : priez plutôt pour elle ; la prière faite avec dévotion sera mille fois plus efficace que tous vos avis et toutes vos remontrances, et ne vous présentera aucun danger.

 

   Extrait de : LECTURES   MÉDITÉES (1933)

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:51

 

Il fut donc supprimé parce qu'il refusait de jouer la comédie alors que le pape légitime était encore en vie...

Voici un résumé des faits…

En 1905, 60 ans après ces plans, paraissait un ouvrage « Il Santo » écrit par Fogazzaro (moderniste italien), qui nous révèle des choses très importantes. D'abord le succès obtenu au moyen des idées mises en circulation par les sociétés secrètes 60 ans auparavant : il existe désormais dans l'Église ce que les personnages du livre appellent une franc-maçonnerie catholique, se jugeant d'ailleurs assez puissante pour étaler au grand jour les visées jusque-là confinées dans des groupes d'initiés. Fogazzaro nous révèle enfin le but que se proposait cette maçonnerie catholique, véritable secte infiltrée aux entrailles et aux veines de l'Église : « Nous sommes un certain nombre de catholiques (...) qui désirons une réforme de l'Église. Nous la désirons sans rébellion, opérée par l’Autorité légitime. Nous désirons des réformes dans l'enseignement religieux, des réformes dans le culte, des réformes aussi dans le suprême gouvernement de l’Église. Pour cela, nous avons besoin de créer une opinion qui amène l'autorité légitime à agir selon nos vues, ne serait-ce que dans 20 ans, dans 30 ans, dans 50 ans...»

Aujourd'hui, en 1993, ne devons-nous pas constater que ces plans maçonniques se sont accomplis à la lettre ? Voici, selon la thèse que nous allons à présent exposer, comment la révolution dans l'Église a pu être « opérée par l’Autorité légitime ». Elle peut surprendre de prime abord, mais sachons qu'elle est accréditée par beaucoup de points forts que nous développerons ci-après. Tout a commencé à se réaliser après la mort de Pie XII. Jean XXIII, tout d'abord, ne fit pas du tout preuve de sage prudence lorsque, au concile, il ouvrit trop grande la fenêtre de la liberté dans l'Église catholique. Certes, il était entouré et déjà trop embrigadé par les francs-maçons, qui, du reste, ne se firent pas faute de l'influencer. A sa mort, le Pape Paul VI reçut un héritage malheureux, car le ver était dans le fruit, « la fumée de Satan dans l'Église », comme il l'exprimera lui-même en 1972. A son élection, la situation de l'Église était difficile et très mal engagée, car toutes les vannes du modernisme étaient déjà ouvertes. A cela s'ajoute le fait qu'au début, Paul VI voulait continuer le concile en marchant sur les pas de Jean XXIII et en tenant compte de tout ce que ce dernier et les cardinaux avaient déjà préconisé. Car il est vrai qu'avant son pontificat, Mgr Montini était plutôt « imbu des principes humanitaires », comme disaient les documents maçonniques du siècle dernier. Son père n'était-il pas directeur d'un journal progressiste ? Son langage et sa pensée arrangeaient bien l'alliance moderniste du concile, déjà dominante. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il fut élu. Le complot maçonnique pensait pouvoir l'utiliser à son gré... Mais devenu Pape, l'Esprit Saint l'éclaira progressivement et il sentit rapidement l'existence des grandes pressions négatives exercées de tous les côtés sur le concile (voir notamment « Le Rhin se jette dans le Tibre » de R. Wiltgen).

 

Comme, par ailleurs, il était de bonne volonté, la pleine clarté lui fut accordée. Il regretta amèrement et se mit à supplier le ciel de l'aider à pouvoir changer le cours des choses. Alors commença son martyre. Son fardeau devint plus douloureux du fait qu'il ne pouvait plus rien annoncer ni proclamer à la chrétienté, car ses collaborateurs, prélats félons, neutralisèrent l'exercice de son pouvoir. La route lui fut barrée lorsqu'il voulut annuler la réforme liturgique et toutes les innovations nuisibles du modernisme (cf. témoignage de l'avocat rotal et « La Révolution permanente dans la Liturgie », plaquette magistrale prouvant que Paul VI voulait garder la Messe de toujours, et qui nous dévoile la lutte qu'il mena, tout seul à Rome, contre la subversion dominant le Vatican).

 

On lui administra des drogues neutralisantes (cf. le témoignage de Mgr Basile Harambillet, avocat rotal à Rome, et les révélations de Bayside). Les communiqués officiels du pape étaient ou confisqués ou faussés avant parution. Pour comble de félonie et de machiavélisme, ses bourreaux lui substituèrent un sosie (par intermittence à partir de 1972, puis quasi en permanence à partir de Noël 1975) qu'ils installèrent au Vatican comme faisant fonction de Pape à la place de Paul VI.

 

Et le monde, globalement, ne s'est pas aperçu de l'imposture dont Paul VI fut la victime. Celui qui décéda le 6 août 1978 à Castel Gandolfo n'était pas le Pape Paul VI. L'analyse du dessin morphologique des oreilles de celui qu'on a présenté au public sur son lit de mort en août 1978 prouve sans doute possible qu'il s'agissait du sosie. Il dut mourir parce qu'il commençait à devenir un danger pour les comploteurs eux--mêmes.

 

Le sosie de Paul VI disparu, le souriant Albino Luciani fut désigné comme successeur. Il ignorait complètement la survie de Paul VI. Lorsqu'il fut mis au courant, par Villot, ce fut l'effroi pour lui : il voulut tout révéler au public et démissionner. Il fut donc supprimé parce qu'il refusait de jouer la comédie alors que le pape légitime était encore en vie...

 

   Extrait de :   Points de repères dans la crise effroyable que l'Eglise traverse actuellement. pdf (Objet application/pdf)

 

 

 

http://steponestep.free.fr/Vert/Boanerg%E8s%20(de)%20Louis/Points%20de%20rep%E8res%20dans%20la%20crise%20effroyable%20que%20l%27Eglise%20traverse    %20actuellement.pdf

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 05:30

 

 

 

 

Comme la Bienheureuse Mechtilde désirait ardemment saluer de la manière la plus sublime la Bienheureuse Vierge, celle-ci lui apparut portant écrite sur son cœur la salutation angélique et disant : Nulle salutation ne surpasse celle-ci; et jamais personne ne pourra me saluer plus agréablement, qu'en le faisant avec un respect tel que Dieu le Père m'a témoigné en me saluant, etc., comme suit :

 

« Je vous salue, Marie, en m'unissant à ce même respect avec lequel Dieu le Père vous a saluée par l'Ave de l'Ange et vous a délivrée par Sa Toute Puissance de toute malédiction du péché

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

--Priez pour nous, pauvres pécheurs;

--Hâtez le retour d’exil du pape Paul VI;

--Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il. (1)

 

«« Je vous salue, Marie, m'unissant à cet amour avec lequel le Fils de Dieu vous a éclairée par Sa Sagesse et vous a rendue semblable a un astre éclatant destiné à illuminer le ciel et la terre.»

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

--Priez pour nous, pauvres pécheurs;

--Hâtez le retour d’exil du pape Paul VI;

--Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il. (1)

 

««« Je vous salue, Marie, m'unissant à la douceur de l'Esprit-Saint, douceur dont Il vous a inondée, et qui vous a rendue si ravissante de grâce, qu'il n'est personne qui cherche par vous la grâce sans la trouver. »

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

--Priez pour nous, pauvres pécheurs;

--Hâtez le retour d’exil du pape Paul VI;

--Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il. (1)

 

«««« Souvenez-vous Très Pieuse Vierge Marie, de cette admirable opération desTrois Adorables Personnes divine  en vous, lorsque que l'Auguste Trinité unit la substance tirée de votre chair en une seule Personne avec la nature divine, de sorte que Dieu devint homme et l'homme retrouva ainsi son droit au céleste héritage  (1) .

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

--Priez pour nous, pauvres pécheurs;

--Hâtez le retour d’exil du pape Paul VI;

--Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il. (1)

 

««««« O heureuse Mère, la douceur qui pénétra votre cœur, lors de l’Annonciation, la joie qui vous fit tressaillir, nul homme ne pourra jamais la redire ni l’éprouver. Aussi toute créature reconnaît avec transport et confesse que vous êtes bénie et exaltée incomparablement au-dessus de tout ce qui fut créé au ciel et sur terre, et que Béni est le Fruit de vos entrailles, Jésus, qui vivifie, sanctifie et bénit tout dans les siècles des siècles.»

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

--Priez pour nous, pauvres pécheurs;

--Hâtez le retour d’exil du pape Paul VI;

--Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il. (1)

 

Cette prière fut inspirée en partie  de l’article de :

http://amdg.over-blog.fr/article-notre-dame-marie-109999474.html

 

(1)    Les parties en italique sont de : elogofioupiou

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 05:28

 

IX  PAROLES DE JÉSUS SUR LA CROIX...  

 

Certaines des paroles de Jésus en Croix vont nous per­mettre de pousser encore plus loin la comparaison entre ce qui se passe aujourd'hui et ce qui se passait à Jérusalem le vendredi saint de l'an 33.

Comme le Fils le demandait au Père (Mon Père, par­donnez-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font), c'est aujourd'hui Marie qui implore miséricorde pour nous.

 

En outre, de même que Jésus agonisant se sentit aban­donné de Son Père, de même, devant le chaos actuel de l'humanité, avons-nous l'impression de son abandon. Bien des événements mondiaux : guerres, révolutions, déséquili­bres économiques, affaire du pétrole, (Le 2l novembre 1973, le ministre des Finances du Koweït aurait dit : « L'Europe va terriblement souffrir... Nous irons, s'il le faut, jusqu'à paralyser l'économie du monde occidental. ») nous autorisent à nous demander si les paroles du psaume 66 qui disent que Dieu gouverne les peuples et conduit les nations, sont toujours d'actualité, et si celles-ci ne sont pas livrées à elles-mêmes. En tant qu'hommes soumis à Dieu, le Seigneur ne nous abandonnera jamais.

 

Comme le dit « Le grand message d'amour », « Jésus est toujours présent, toujours actif dans le cœur de l'homme. Il est le compagnon fidèle qui ne trahit et n'abandonne jamais, et est toujours prêt à tendre ses bras pleins d'amour vers Sa Créature. » Mais il n'est pas exclu qu'au cours des événements par lesquels se manifestera la colère divine, nous ayons l'impression d'être abandonnés.

 

Mais la comparaison la plus frappante qui puisse être exprimée concerne le cri de Jésus : «J'ai soif». L'Évangile nous dit qu'il y avait là un vase plein de vinaigre. On imbiba donc de vinaigre une éponge qu'on fixa autour d'une bran­che d'hysope et on l'approcha de Ses lèvres.

 

Depuis plusieurs années, quelques messages divins nous disent et insistent sur le fait que Notre-Seigneur a soif d'amour. On peut affirmer que le Christ qui souffre de voir son insondable amour rejeté par l'humanité pécheresse et apostate, mendie un peu d'amour humain. Dans un mes­sage du diocèse d'Avezzano, il précise qu' « Il a besoin de tout cet amour qui Lui est refusé », et que « seul l'amour de Sa créature ne lui appartient pas, et c'est lui qu'il cher­che ».

 

Notre-Seigneur a soif d'Amour. Il le dit aux hommes. Ceux-ci répondent par l'éponge imbibée d'outrages, de sacri­lèges, d'indifférence et parfois de haine.

 

Marie, lors de la passion de son Fils en a suivi tous les moments, soit directement, soit mystiquement, participant à toutes Ses souffrances. Dans la Passion qui meurtrit au­jourd'hui sa Fille l'Église, elle sort de sa vie cachée et inter­vient dans le monde entier par ses apparitions et ses mes­sages. De même que la Vierge rencontra son Fils sur le chemin du Golgotha, elle rencontre sa Fille l'Église, parti­culièrement en la personne de tous ceux qui croient à ses apparitions et qui souffrent qu'elle soit volontairement igno­rée et incomprise, à l'heure la plus grave de l'humanité.

 

En résumé, nous appartenons aujourd'hui à une Église dont les apôtres dorment ou semblent dormir pendant qu'elle

souffre du poids des péchés de ses membres, à une Église flagellée  couronnée d'épines en la personne du Vicaire du est, chargée de sa Croix, avançant sur la voie du Cal­vaire, y rencontrant sa Mère en pleurs qui lui rappelle com­ment sera traité le bois  sec. 

 

La crucifixion est proche « Je laisserai la barque de Pierre couler à fond, puis Je la sauverai », a dit Jésus dans Son Grand Message d'Amour. Déjà l’Église est dépouillée de ses vêtements, dépouillement auquel s’ajoutent des arrachements d'une extrême gravité car ils concernent la sainte doctrine, l'Écriture et la Tradition. Leur examen nous conduit à aborder les différents aspects du néo-modernisme dont l'ensemble rend la sainte église méconnaissable, comme fut un jour méconnaissable le divin Rédempteur.

 

Fin

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 05:26

 

 

L'hymne Vexilla Régis, que l'Église chante au temps de la Passion, a été composée au VIe siècle, par le Père Venance Fortunat, religieux poète, à la demande de sainte Radegonde, veuve de Clotaire 1er, roi de France. Ayant fui la cour pour devenir religieuse moniale, elle fonda le monastère de Sain­te-Croix, à Poitiers, dont le P. Venance Fortunat était l'aumônier. Plus tard, celui-ci devint évêque de Poitiers. Voici la traduction de cette hymne ad­mirable, dont le latin et le grégorien ont enchanté et édifié tant de générations de chrétiens :

 

1—L'Étendard du Roi s'avance : voici que brille le mys­tère de la Croix, sur laquelle celui qui est la Vie a souffert la mort, et par cette mort nous a donné la vie.

 

2—C'est là que, transpercé du fer cruel d'une lance, son côté épancha l'eau et le sang, pour laver la souil­lure de nos crimes.

 

3—Il s'est accompli l'oracle de David, qui, dans ses vers inspirés, avait dit aux nations : «Dieu régnera par le bois ».

 

4—Tu es beau, tu es éclatant, arbre paré de la pourpre du Roi ; noble tronc appelé à l'honneur de toucher des membres si saints.

 

5—Heureuse Croix ! Tu as porté, suspendu à tes bras, Celui qui fut le prix du monde. Tu es la balance où fut pesé ce Corps, notre rançon ; tu as enlevé à l'enfer sa proie.

 

6—Salut? Ô Croix, notre unique espérance ! En ces jours de la Passion du Sauveur, accrois la grâce dans les justes, efface les crimes des pécheurs.

 

7—Que toute âme vous glorifie, ô Trinité, principe de notre salut ! Vous nous donnez la victoire par la Croix, daignez y ajouter la récompense.

 

Amen.

 

Fin de cette série

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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