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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 18:20

« Recommandez votre foi à Dieu : Notre-Seigneur a promis à Sainte Mechtilde, que quiconque le ferait de la manière qui va suivre, y trouverait un puissant moyen de n'être jamais ébranlé dans la vraie foi jusqu'à sa mort."


« Cette foi que je viens de professer, je la recommande à Votre Toute Puissance, O Père éternel, et je Vous prie de m'y affermir si solidement par Votre Force divine, que je ne l'abandonne jamais.


Je la recommande aussi à Votre impénétrable Sagesse, ô Fils unique de Dieu, et je Vous supplie de m'éclairer si vivement des rayons de Votre Divine Intelligence, que l'esprit d'erreur ne me pervertisse jamais.

Je la recommande enfin à Votre très tendre Bonté, O Saint-Esprit Consolateur, Esprit de Vérité et de Charité et je Vous supplie de la rendre tellement active en moi par la Charité dans toutes mes actions qu'à l'heure de ma mort elle soit entière et parfaite. »


Les prières de Sainte Mechtilde montrent qu’il est possible d’exprimer une prière alliant une doctrine très sûre et une profonde piété affective. La référence constante au dogme fondamental de la Sainte Trinité, Puissance, Sagesse et Bonté, donne à sa prière une profonde et forte beauté. Tête et cœur y sont étroitement unis. C’est l’intelligence qui dirige la volonté. Si l’esprit est dépourvu de clarté, s’il n’est pas bien nourri de solides connaissances, la volonté, puissance d’élan et d’attachement, court un grand risque de se perdre, faute de guide, de forme, de modèle. Le sentiment livré à son seul élan est comme une rivière qui n’a plus de rives. Il devient un marécage, un chaos, ou une agitation informe, infestée d’illusions.


C’est pourquoi il faut se méfier de ceux qui parlent exclusivement de l’amour sentiment sans faire connaître ce qu’il faut aimer, et de quelle façon. L’antéchrist n’a pas d’autre moyen de séduction. Soyons méfiants à l’égard de prières modernes qui utilisent les grandes idées de paix, d’amour, d’unité, de grandes « valeurs » et qui éliminent la Sainte Trinité et Jésus-Christ, nommément invoqués, comme sources de la vertu de foi. Le Nouvel Age qui souhaite une « religion universelle, plus naturelle, sans dogmes est un nouveau paganisme, une ruse de l’Adversaire.


La foi est adhésion de l’esprit aux vérités révélées, et mieux à La Vérité faite homme (l’hébreu parle même d’une adhérence). La foi est une vertu, c’est à dire une force. C’est un acte de présence, éclairé, ferme, vivant dans les jours de ferveur comme dans les jours de sécheresse. Il faut se nourrir pour être forts et grandir. Saint Vincent de Paul disait à ses Filles de Charité, en pensant à l’Eucharistie « Vous voulez la Charité, mangez-en… »  Il aurait pu en dire autant de la foi et de l’espérance…


Unissons nous à SS Paul VI « fort dans la foi » défenseur  et martyr du Credo, comme nous  le révélera l’histoire. Patience. Il lui sera beaucoup pardonné.


http://amdg.over-blog.fr/article-forts-dans-la-foi-117871923.html

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 00:17

(L’occultation est l’action de masquer une source de lumière)

Instructions à une religieuse italienne-12 septembre 1938

Ces paroles s’adressent à nous aussi qui vivons la Passion mystique de Jésus dans Son Église, frappée à la tête.

(Voici l’ère du Saint Esprit. Édition Tequi-1975)

Après la Sainte Communion, Jésus se montre comme Il fut durant la nuit de Sa douloureuse Passion ; assis, les yeux bandés, les mains liées, entouré des juifs qui Lui tendent le poing et le frappent à la Tête, l'air railleur, ils s'inclinent devant Lui par dérision ...

J'en éprouve un serrement de cœur. Il me semble qu'Il demande réparation pour de tels outrages, aussi je me propose de lui offrir ma Communion les trois jours suivants. Je fais ainsi en méditant cette douloureuse scène. Ce mystère !...

Le 13, Jésus me dit :


NS - C'est à la tête, maintenant, que sont dirigés les coups de Mes enfants. En visant à la tête, en faisant un mauvais usage de leur intelligence, ils Me frappent à la partie la plus noble. Je suis dans l'Église et dans la société, dans les individus et dans les collectivités. C'est vers Moi que sont dirigés vos coups ; c'est Moi que vous déchirez lorsque vous vous disputez. Je suis au milieu de vous et J'y suis selon la façon dont vous Me traitez.


L.L. Jésus, je ne comprends pas bien ... pourquoi frappent-ils maintenant à la tête plus spécialement ?


NS – Parce qu'ils veulent toujours raisonner, ce sont des raisonneurs. Ma lumière ne se manifeste pas aux orgueilleux ; en Me bandant les yeux, ils s'aveuglent eux-mêmes !...


De cette nuit jaillira une grande lumière sur l'humanité ... De l'abaissement de cette heure, Je resplendissais pour les siècles ... Je souffrais pour l'heure présente afin de vous préparer des triomphes de lumière ... Tournez-vous vers l'Astre qui se lève aujourd'hui pour vous ; puisez à sa Lumière .... Je vous l'ai méritée par Mes humiliations lors d'une nuit de ténèbres, nuit divine parce que nuit de Rédemption...


Je resplendirai comme un soleil dans les maisons qui M'honorent en ce mystère, sur cette image. Je réchaufferai les demeures les plus froides. J'inonderai de joie chacune des âmes. Combien de lumière jaillira de Mes yeux bandés!...


Ce qu'ils Me firent alors n'est rien en comparaison de ce qu'ils Me font à présent. Leur péché est d'autant plus grave que la lumière est maintenant plus grande. On me frappe en plein jour, car c'est volontairement qu'ils ferment les yeux à la lumière et qu'ils bandent les yeux à Mes enfants afin qu'eux aussi ne puissent plus voir ... Ils mettent un voile entre eux et Moi ; ils interceptent Ma Lumière. Cela c'est un péché grave, plus grave que celui qui a frappé au moment des ombres, des incertitudes qui précèdent le lever de l'aurore.


On pouvait douter alors, mais celui qui doute maintenant est un aveugle volontaire, il se bande les yeux. Ouvrez les yeux, hypocrites, encore que Je puisse y lire à fond même si vous les tenez fermés et si vous interposez des bandeaux entre vous et Moi. Je vous connais intimement et Je connais votre malice même si vous la dissimulez.


Vous préférez les ténèbres à la clarté du jour ; les ténèbres conviennent bien à qui se livre à des œuvres de ténèbres.


Mais vous, Mes fidèles, venez à la Lumière, luttez dans la Lumière, parce que lorsque vous Me suivez, vos œuvres sont des œuvres de Lumière. Confondez-les avec la lumière de votre vie et avec les armes de lumière, que Je mettrai en vos mains au moment voulu ... Je vous les ai acquises avec Mon Sang!... »


Ce texte évoque l’ouverture annoncée du sixième sceau dans l’Apocalypse de Saint Jean dont le premier signe est l’obscurcissement du Soleil.


Au sens symbolique, Assise, fruit ténébreux d’un concile obscur, est une occultation de la Vérité, de la seule Voie de Lumière qui mène à la Vie éternelle, Jésus notre Unique Sauveur.


« De medietate lunae » est la devise des pseudo-papes .Comme une lune qui, s’interposant entre le soleil et la terre, occulte la lumière et prétend ainsi devenir la source de toute clarté. Et ainsi comme dit Notre Dame de la Salette : l’Église subit les effets d’une « éclipse »., Elle est dans la souffrance de n’avoir plus son chef, son soleil, qui lui indique clairement ce qu’il faut faire. Cette interprétation est toute personnelle et n’engage que son auteur.


  http://amdg.over-blog.fr/article-la-verite-occultee-117848397.html

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 00:15
Jésus-Christ est roi ; il n’est pas un des prophètes, pas un des évangélistes et des apôtres qui ne Lui assure Sa qualité et Ses attributions de roi. Jésus est encore au berceau, et déjà les Mages cherchent le roi des Juifs (Ubi est qui natus est, rex Judoerum) ? 
Jésus est à la veille de mourir : Pilate lui demande : Vous êtes donc roi : (Ergo rex es tu) ? Vous l’avez dit, répond Jésus.
Et cette réponse est faite avec un tel accent d’autorité que Pilate, nonobstant toutes les représentations des Juifs, consacre la royauté de Jésus par une écriture publique et une affiche solennelle.
Écrivez donc, écrivez, ô Pilate, les paroles que Dieu vous dicte et dont vous n’entendez pas le mystère. Quoi que l’on puisse alléguer et représenter, gardez-vous de changer ce qui est déjà écrit dans le ciel. Que vos ordres soient irrévocables, parce qu’ils sont en exécution d’un arrêt immuable du Tout-puissant.
Que la royauté de Jésus-Christ soit promulguée en la langue hébraïque, qui est la langue du peuple de Dieu, et en la langue grecque, qui est la langue des docteurs et des philosophes, et en la langue romaine qui est la langue de l’empire et du monde, la langue des conquérants et des politiques. Approchez, maintenant, ô Juifs, héritiers des promesses ; et vous, ô Grecs, inventeurs des arts ; et vous, Romains, maîtres de la terre ; venez lire cet admirable écriteau ; fléchissez le genoux devant votre Roi.
Entendez les derniers mots que N.-S. adresse à Ses apôtres, avant de remonter au ciel : Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez toutes les nations.
Remarquez, mes frères, Jésus-Christ ne dit pas tous les hommes, tous les individus, toutes les familles, mais toutes les nations. Il ne dit pas seulement : Baptisez les enfants, catéchisez les adultes, mariez les époux, administrez les sacrements, donnez la sépulture religieuse aux morts. Sans doute, la mission qu’Il leur confère, comprend tout cela, mais elle comprend plus que cela, elle a un caractère public, social car Jésus-Christ est le roi des peuples et des nations.
Et comme Dieu envoyait les anciens prophètes vers les nations et vers leurs chefs pour leur reprocher leurs apostasies et leurs crimes, ainsi le Christ envoie Ses apôtres et Son sacerdoce vers les peuples, vers les empires, vers les souverains et les législateurs pour enseigner à tous Sa doctrine et Sa loi. Leur devoir, comme celui de saint Paul, est de porter le nom de Jésus-Christ devant les nations et les rois et les fils d’Israël.
Ainsi, Jésus-Christ donne à Ses apôtres la mission officielle de prêcher son règne social, bien plus, Il veut que ce règne soit proclamé par tous les fidèles.
 Il le fera demander chaque jour par tout chrétien dans la prière du Pater. Jamais le divin fondateur du Christianisme n’a mieux révélé à la terre ce que doit être un chrétien, que quand il a enseigné à Ses disciples la façon dont ils devaient prier.
En effet, la prière étant comme la respiration religieuse de l’âme, c’est dans la formule élémentaire qu’en a donnée Jésus-Christ qu’il faut chercher tout le programme et tout l’esprit du christianisme. Écoutons donc la leçon actuelle du Maître.
Vous prierez donc ainsi, dit Jésus. Sic ergo vos orabitis. Notre Père qui êtes dans les cieux, que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne arrive, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Le chrétien, ce n’est donc pas comme semble le croire et comme l’affirme tous les jours et sur tous les tons un certain monde contemporain, ce n’est donc pas un être qui s’isole en lui-même, qui se séquestre dans un oratoire indistinctement fermé à tous les bruits du siècle et qui, satisfait pourvu qu’il sauve son âme, ne prend aucun souci du mouvement des affaires d’ici-bas. Le chrétien, c’est le contre-pied de cela.
Le chrétien, c’est un homme public et social par excellence, son surnom l’indique : il est catholique, ce qui signifie universel.
Jésus-Christ, en traçant l’oraison dominicale, a mis ordre à ce qu’aucun des siens ne pût accomplir le premier acte de la religion qui est la prière, sans se mettre en rapport, selon son degré d’intelligence et selon l’étendue de l’horizon ouvert devant lui, avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou empêcher le règne de Dieu sur la terre.
Et comme assurément les œuvres de l’homme doivent être coordonnées avec sa prière, il n’est pas un chrétien digne de ce nom qui ne s’emploie activement dans la mesure de ses forces, à procurer ce règne temporel de Dieu et à renverser ce qui lui fait obstacle.
Mgr Pie – 8 novembre 1859 – Homélie sur le panégyrique de saint Émilien

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/04/14/jesus-christ-est-roi/

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:13


" Le propre de l'erreur, c'est de n'avoir qu'un moment à elle. L'erreur est pressée. Le propre de la Vérité, c'est d'avoir devant soi l'éternité. La vérité est patiente, l'erreur suit la mode, la vérité n'est jamais démodée. Satan, le prince du mal est appelé le Prince de ce monde et l'Église dit à Dieu qu'Il règne dans les siècles des siècles. La Parole de Jésus se fait entendre au jardin des oliviers, à l'oreille de ceux qui venaient Le saisir :


 " Voici votre heure et le pouvoir des ténèbres. "Votre heure ! Elle accordait au mal un triomphe d'une heure, mais Elle disait à Ses amis : " Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Une heure ! Des siècles ! Que d'enseignements dans ce contraste! Et pendant cette heure, accordée aux ténèbres, Jésus promet au bon Larron ce Paradis où la gloire doit vivre dans les éternités d'éternité.


Il est donc dans les habitudes, dans la Sagesse de la Toute-Puissance de laisser au néant, quand il a fait un effort, la récompense illusoire d'un faux succès momentané, l'illusion d'un triomphe qui porte en lui son ironie: et pendant qu'Elle se joue ainsi du vaincu, au point de lui permettre de lui concéder une apparence de victoire, la Sagesse de la Puissance Se garde pour Elle-même, comme Sa réserve assurée, comme Sa chose inaliénable, la revanche éternelle de l'Être !


L'erreur fait deux choses, elle se hâte et se dissout. Elle se hâte et pendant qu'elle s'agite, croyant presser sa vie, elle presse sa mort. Plus elle réussit, plus elle va se dissoudre. Si l'erreur entendait mieux ses intérêts, elle resterait dans le demi-jour. Elle aimerait le secret, car pour elle, la seule manière d'être longtemps, c'est d'être peu à la fois. La seule chance qu'elle ait pour durer, c'est ne pas montrer sa face... Si elle se découvre, nul ne peut tenir devant sa laideur et cette laideur est frappée de honte en face d'elle-même dès qu'elle s'aperçoit... Dès qu'elle se montre, la voilà perdue. Il faut donc qu'elle prenne une autre forme, mais elle est à la fois dupe et fripon. L'histoire de l'erreur est une mascarade et son masque est sa condition nécessaire : démasquée, elle serait détruite à l'instant même. L'erreur est une fausse route qui ne conduit à rien, un détour. Elle engendre beaucoup d'erreurs, à la faveur, non de la logique, mais des passions soulevées.


Le saint dit la Vérité et donne la paix aux âmes qui l'entendent et d'âge en âge, cette vérité et cette paix se perpétuent. Le menteur introduit la confusion, la discussion, la mort. Plus vite il est démasqué, moins le mensonge est nocif, mais rien n'est plus dangereux qu'un mensonge bien subtilement déguisé en vérité. Il est long à mourir, car il faut du temps pour le démasquer et il a le temps de semer le désordre. Mais ce temps est limité et il le pressent, c'est pourquoi il commet des erreurs de tactique, se montre trop, et tôt ou tard, est pris en flagrant délit.


Observons le travail du Menteur par excellence : Satan. Il inspire tous les hérétiques, les révoltés, les faux savants. Jamais (jusqu'alors du moins) en se montrant lui-même. Cela il le fera sous la forme de l'Antéchrist. Maintenant il délègue à ses" disciples "le soin de déformer la vérité de façon à travailler le plus longtemps possible. Il a le sens de la manœuvre oblique. Combien sont, parmi les hommes, les adorateurs de Lucifer ? Très peu directement et lucidement. Innombrables par contre, sont les adorateurs des idoles qu'il met à la disposition des hommes : l'Argent, l'Ambition, le Moi, l'intelligence, la Science, la Révolution, la Liberté, l'Amour même. Tout est idole, qui est contemplé sans référence à Dieu. C'est pourquoi Satan, le Malin, ne laisse jamais une idole triompher sans la remplacer par une autre plus subtile. " Vous n'aimez pas les mensonges de l'Argent, aimez donc ceux de la Révolution ".


Satan est d'accord pour un christianisme " humain ", seulement humain, sans grâce, sans Dieu. C'est sa façon de faire la part du feu. Pour cela il suffit de séparer la morale du dogme. " Unissez-vous pour une morale universelle, mais surtout laissez tomber les dogmes particuliers ! " C'est la morale qui rapproche les hommes, c'est le dogme qui les divise ". " Si vous voulez la paix, sacrifiez les dogmes catholiques ", la Création, l'Incarnation, la Rédemption, la Présence Réelle, l’Immaculée Conception et tous les grands luminaires de l'Église.


Car il sait que tous ces dogmes sont protégés par la Puissance de la Vérité Éternelle qui a pour Elle les siècles des siècles.

Mais Satan est pressé de semer le plus d'ivraie possible dans le temps qui lui est accordé pour son œuvre de ténèbres ; lui sait qu'il ment, mais ceux qui le suivent « ne savent pas toujours ce qu’ils font ».


Les vérités révélées sont conçues de l’Esprit-Saint ; aucune n’est inutile, ni en trop, pour les siècles des siècles. Veillons donc avec le Christ pendant l’heure des ténèbres »       

                 

(E. Hello)


 Venez Esprit Saint de Vérité à notre secours....Nous périssons...!

 

http://amdg.over-blog.fr/article-verite-invincible-un-beau-texte-d-actualite-117823061.html

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:11

"Qu'il soit flagellé" commande Pilate à un centurion…

"Combien de coups ?"

"Autant qu'il te semble...

Le tout est d'en finir. Et je suis ennuyé. Va."

Jésus est emmené par quatre soldats dans la cour au-delà de l'atrium. Dans cette cour, toute pavée de marbre de couleur, il y a au milieu une haute colonne semblable à celle du portique. A environ trois mètres du sol elle a un bras de fer qui dépasse d'au moins d'un mètre et se termine en anneau. On y attache Jésus avec les mains jointes au-dessus de la tête, après l'avoir fait déshabiller. Il ne garde qu'un petit caleçon de lin et ses sandales. Les mains, attachées aux poignets, sont élevées jusqu'à l'anneau, de façon que Lui, malgré sa haute taille, n'appuie au sol que la pointe des pieds... Et cette position doit être aussi une torture.


J'ai lu, je ne sais où, que la colonne était basse et que Jésus se tenait courbé. Possible. Moi, je dis ce que je vois.


Derrière Lui se place une figure de bourreau au net profil hébraïque, devant Lui une autre figure pareille. Ils sont armés d'un fouet fait de sept lanières de cuir, attachées à un manche et qui se terminent par un martelet de plomb. Rythmiquement, comme pour un exercice, ils se mettent à frapper. L'un devant, l'autre derrière, de manière que le tronc de Jésus se trouve pris dans un tourbillon de coups de fouets. Les quatre soldats auxquels il a été remis, indifférents, se sont mis à jouer aux dés avec trois autres soldats qui se sont joints à eux.

Et les voix des joueurs suivent la cadence des fouets qui sifflent comme des serpents et puis résonnent comme des pierres jetées sur la peau tendue d'un tambour. Ils frappent le pauvre corps si mince et d'un blanc de vieil ivoire et qui se zèbre d'abord d'un rosé de plus en plus vif, puis violet, puis il se couvre de traces d'indigo gonflées de sang, qui se rompent en laissant couler du sang de tous côtés. Ils frappent en particulier le thorax et l'abdomen, mais il ne manque pas de coups donnés aux jambes et aux bras et même à la tête, pour qu'il n'y eût pas un lambeau de la peau qui ne souffrît pas.

Et pas une plainte... S'il n'était pas soutenu par les cordes, il tomberait. Mais il ne tombe pas et ne gémit pas. Seulement, après une grêle de coups qu'il a reçus, sa tête pend sur sa poitrine comme s'il s'évanouissait.

"Ohé ! Arrête-toi ! Il doit être tué vivant" crie et bougonne un soldat.

Les deux bourreaux s'arrêtent et essuient leur sueur.

"Nous sommes épuisés" disent-ils. "Donnez-nous la paie, pour que l'on puisse boire pour se désaltérer..."

"C'est la potence que je vous donnerais ! Mais prenez... !" et le décurion jette une large pièce à chacun des deux bourreaux.

"Vous avez travaillé comme il faut. Il ressemble à une mosaïque. Tito, tu dis que c'était vraiment Lui l'amour d'Alexandre ? Alors nous le lui ferons savoir pour qu'il en fasse le deuil. Délions-le un peu."

Ils le délient et Jésus s'abat sur le sol comme s'il était mort. Ils le laissent là, le heurtant de temps en temps de leurs pieds chaussés de caliges pour voir s'il gémit.

Mais Lui se tait.

Extrait de l’œuvre de : Maria  Valtorta

Pourquoi dans ce cas de flagellation, n’a-t-on pas respecté la loi juive qui disait qu’il ne fallait pas dépasser 40 coups ? ( 2 Cor, 11)

Serait-ce a cause que nous les pécheurs nous ne comptons pas nos péchés?

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 00:19
Le miracle de l’arbre abattu devint aussi populaire que « le partage du manteau ». Cet arbre, dédié à quelque dryade gauloise, n’était pas un chêne ; c’était un pin, un gigantesque pin. Il se dressait sur la place du bourg à côté d’un vieux temple que les clercs de Martin (316 – 397) venaient d’abattre. Les habitants médusés, désarmés par le prestige de l’évêque, n’avaient fait que peu d’opposition à cet acte brutal et sacrilège à leurs yeux.
Mais quand Martin émit l’intention de porter la hache au pied de l’arbre, dans leur cœur ulcéré l’indignation agissante se réveilla. Tuer un arbre, c’est tuer bien plus qu’un symbole, qu’un monument, qu’une statue ; son bois est une chair, sa sève un sang ; on le voit chaque année grandir et pousser de nouvelles branches.
-          Nous défendrons notre arbre, clamaient les paysans.
-          Mais il n’y a rien de divin en lui, répondait-il, et votre forêt en est pleine…
Comme la discussion se prolongeait, le plus résolu des païens, qui se croyaient en outre le plus fin, lança ce défi à l’évêque :
-          Soit ! Nous le couperons nous-mêmes, mais à une condition : que tu restes dessous pour le recevoir. Tu nous dis toujours que ton Seigneur est avec toi ; tu ne risques donc rien, il retiendra l’arbre. Si tu refuses de tenter l’épreuve, c’est que tu n’as pas confiance en lui. Pourquoi veux-tu que en ayons plus que toi et que nous renoncions au nôtre ?
-          J’accepte, répondit Martin.
On le plaça debout, du côté où l’arbre penchait, afin qu’il fût écrasé dans sa chute. Du côté opposé, on attaqua le tronc, à coups de hache, à ras du sol. Un public nombreux s’était amassé, une multitude de païens et, perdus parmi eux, quelques chrétiens honteux ou lâches ; au fond du cœur, presque tous souhaitaient la revanche éclatante de leurs idoles sur le Dieu étranger. Les haches redoublent, les cordes tirant sur les branches pour diriger la chute du géant, on entendit un premier craquement, ligneux et sourd ; puis on vit le pin s’incliner, vaciller, fléchir sur sa base et porter tout le poids de son ombre et de ses rameaux au-dessus de l’homme en prière.
Ses compagnons, maintenus à l’écart, blêmes d’angoisse, attendaient le grand cri de l’arbre et l’écrasement de Martin ; ils avaient perdu tout espoir. Mais lui, leur évêque, leva la main, comme pour retenir l’énorme tronc d’arbre et opposa à la masse croulante le signe du salut. Or dans le même instant, le pin, subitement ramené en arrière, par l’effet d’une sorte de tourbillon, décrivit une courbe inverse et s’abattit au milieu des païens qui se croyaient en sûreté. Il semble que Martin leur donna le temps de s’enfuir ; comme sa foi avait rejeté l’arbre, sa charité daigna en ralentir l’effondrement. Ils avaient eu une fière peur, la punition était suffisante.
On imagine l’effet de cette coupe théâtrale. Stupéfaire et émerveillée, l’assemblée acclamait le Christ et son pontife, tendait le front à l’imposition des mains, se déclara chrétienne avant de l’être. De sorte que la région, presque totalement idolâtre, devint, en peu de temps, un des centres religieux les plus florissants du pays gaulois ; elle regorgeait déjà d’églises et de monastères au temps de Sulpice Sévère a consigné l’événement. Car, précise celui-ci, partout où Martin détruisait une chapelle, il édifiait une église ou un couvent.
Henri Ghéon – Saint-Martin, l’évêque des païens (1941)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/05/13/saint-martin-destructeur-des-idoles-gauloises-vermoulues/comment-page-1/#comment-1338

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 00:17
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