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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:04

I.                  LA  FLAGELLATION.                 

 

L'atroce flagellation arracha du Corps Sacré de Notre-Seigneur des lambeaux de chair et l'on enseigne que ces souffrances eurent lieu pour la rédemption de l'humanité mais plus spécialement en réparation du péché des sens.

 

C'est aujourd'hui le Corps mystique du Christ qui est fla­gellé. Les membres qui s'en détachent, comme des lam­beaux de chair, le font souvent à cause de leurs sens qui les poussent à rechercher celle à qui ils avaient renoncé pour suivre Dieu.

 

Si cette flagellation est douloureuse pour l'Église entière, en soi d'abord, et aussi parce que les fidèles ne recevront plus renseignement de ces prêtres, ni le pardon de leurs lèvres sacrées, ni les sacrements de leurs doigts consacrés, elle l'est plus particulièrement pour le Saint-Père qui voit affluer vers le Vatican des flots de demandes de prêtres vou­lant être relevés de leurs vœux, lesquels, ces dernières années, ont quitté le ministère à la cadence de vingt par jour. Voici plus de dix ans (en 1974) que des prêtres commencèrent à se plaindre publiquement du fardeau de la continence, en accusant le séminaire de les avoir conduits à prononcer des vœux, alors qu'ils en voyaient mal les conséquences. (Combien sont entrés en religion, celui-ci avec l'irréflexion de l'enfance, celui-là par crainte, cet autre par quelque chagrin, quel­ques-uns attirés par des flatteries. Mais l'important est qu'ils s'y exer­cent dans la vertu et qu'ils y persévèrent jusqu'à la mort. Ce n'est pas sur les dispositions qu'ils y apportent en entrant que l'on peut juger de leur perfection, mais d'après leur persévérance (Dieu à sainte Catherine de Sienne).

 

C'était l'épo­que où, aux abords du Vatican où se tenait le Concile, des propagandistes annonçaient que viendrait le temps où l'on verrait les prêtres mariés. On sait que S. S. Paul VI ne voulut point laisser au Concile le soin d'étudier pleine­ment la question du célibat des prêtres, et il s'en réserva le soin, ce qui aboutit, un an et demi plus tard, à l'encyclique Sacerdotalis Caelibatus (24 juin 1967), encyclique dont trop d'âmes sacerdotales ont fait fi et, qui plus est, sembla être remise en cause lors du Synode de 1971. Être Pape, vicaire du Christ, désigné par la volonté de l'Esprit-Saint, et voir, le cas que l'on fait d'une si importante décision doit être douloureux, et ceci nous conduit au couronnement d'épines.

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:02

 

 

L'Ancienne France, depuis ses origines, était chré­tienne et apostolique: Clovis et saint Remi, Charlemagne et saint Louis, saint Hilaire et saint Martin, Bossuet et le Cardinal Pie, sainte Jeanne d'Arc et sainte Gene­viève, sainte Bernadette et sainte Thérèse de Lisieux, saint François de Sales et saint Vincent de Paul, Ozanam et Louis Veuillot, les Martyrs de la Vendée et les Zoua­ves Pontificaux, etc. ...

 

La Mère Patrie nous a donné Jacques Cartier, qui a planté LA CROIX à Gaspé, à Trois-Rivières, à Ville Marie, en 1534-5, à Stadaconé (Québec) en 1536 : « Ayant élevé la Croix (30 pieds de haut), nous nous agenouillons tous, ayant les mains jointes, l'adorant à la vue des sau­vages, et nous leur faisions signe, en leur montrant le ciel, que d'elle dépend notre rédemption. » Prise de pos­session de notre sol, au nom de Dieu et du Roi de France. Et Cartier donne le nom de Saint-Laurentau grand fleuve, où il entre le 10 août, fête de ce saint Martyr de la primitive Église.

 

Puis vient Champlain, fondateur de Québec en 1608, qui affirmait chrétiennement : « Le salut d'une âme vaut mieux que la conquête d'une empire. » Notre premier évêque, le grand Mgr de Lavai, fonde l'Église du Ca­nada ... dont il porte la lourde Croix pendant 50 ans : 25 ans d'épiscopat, puis 25 ans de souffrances, étant reti­ré à cause de ses infirmités.

 

Mais il faut surtout nous arrêter devant le géant des missions canadiennes, saint Jean de Brébeuf. Ayant éta­bli son centre aux villages hurons de la Baie Géorgien­ne (Nord Ontario), en 1628, il plante une grande CROIX, à laquelle il fixe son CRUCIFIX de missionnaire, et il apprend à ses néophytes à baiser la Croix, à adorer No­tre Seigneur crucifié, à le prier avec une simplicité fer­vente ...

 

Avec la Croix il réussit à confondre le sorcier, agent du diable qui dominait les Indiens. . . Ayant subi toutes sortes de persécutions et d'obstacles à son aposto­lat, il fait le voeu, en 1639, de ne jamais manquer à la grâce du martyre ...

 

Réponse du ciel, un jour il voit dans le firmament une immense CROIX lumineuse, qui, ve­nant du pays des Iroquois, s'étendait vers celui des Hurons et l'embrassait tout entier. Dieu révélait ainsi au Père de Brébeuf le martyre qui devait subir bientôt, avec le Père Lallemant, en 1649.

 

Ayant fait du ministère à Trois-Rivières, le Père de Brébeuf quitta pour aller évangéliser les Hurons et féconder, de ses souffrances et de son sang, le pays où il avait planté LA CROIX.

 

L'Église a glorifié SAINT JEAN DE BREBEUF, en 1930, lors de la canonisation des huit Martyrs Jésuites, apôtres de la Nouvelle-France.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:36

 

 

I.                  LE JARDIN DE GETSÉMANI.

 

L'Église enseigne qu'au jardin de Gethsémani, le Christ, dans son agonie, porta le fardeau de tous les péchés de l'humanité et que lorsqu'il apparut à ses apôtres, ceux-ci le reconnurent à peine. (C'est en vue de cette heure que Pierre, Jacques et Jean, qui l'accompagnaient à proximité immédiate du lieu de l'agonie, ont eu la grâce de Le voir transfiguré sur la montagne du Thabor.)

 

L'Église, aujourd'hui, porte le fardeau des péchés de ceux qui la composent. L'effacement du sens du péché consécutif au silence que l'on fait sur les commandements, la licence des mœurs, la désaffection pour le sacrement de pénitence, les sacrilèges, les insultes au Christ et à Sa Mère, des ministres du culte devenus pécheurs publics, font qu'elle est, en quelque sorte, défigurée au point que ses ennemis s'en réjouissent et sont prêts à crier victoire.

Pendant ce temps, alors que des prêtres souffrent le mar­tyre et que des catholiques sont meurtris de douleurs, com­bien d'apôtres dorment sans se rendre compte de la situa­tion angoissante et dramatique dans laquelle se trouve l'Église, comme les apôtres dormaient au mont des Oliviers ?

 

Ajoutons qu'aujourd'hui des prêtres et des séminaristes abandonnent le sacerdoce comme les apôtres abandonnèrent Jésus au moment de son arrestation.

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:34

   

 

Sur le Calvaire, Satan est vaincu.

 

C'est Satan qui est écrasé par la Croix, et non pas le Christ. C'est bien ce que nous redit la Préface de la Messe, pendant tout le temps de la Passion: « Seigneur, Vous qui avez placé le salut du monde dans l'arbre de la Croix, pour faire jaillir la vie, là même où la mort avait pris naissance, et pour vain­cre par le bois celui (Satan) qui jadis triompha par le bois (au Paradis terrestre). »

 

Et tandis que les fidèles vénèrent la Sainte Croix, le Vendredi Saint, l'Église nous fait chanter, sur le mo­dèle d'un Acathiste du rite oriental : « Sanctus Deus ! Sanctus fortis ! Sanctus immortalis, miserere nobis ! » — Frères, ne l'oubliez pas : le Crucifié que vous baisez, c'est le Dieu saint, le Dieu fort, le Saint immortel !

 

On voit déjà l'aberration des artistes qui mutilent la Rédemption, en nous présentant sur la Croix un « ver de terre écrasé » (citation tronquée du Psaume 21, qui s'achè­ve en chant de victoire).

 

Écoutons plutôt l'apôtre saint Paul, dont l'Église rappelle la doctrine sublime, pendant les jours saints : « Le Christ s'est humilié, se faisant obéissant jusqu'à la mort de la Croix ; c'est pourquoi Dieu l'a exalté...» (Phil., 2, 8).

 

«Quant à nous, il faut nous glorifier dans la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ; en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et c'est par lui que nous avons été délivrés et sauvés » (Galat., 6, 14 — texte adapté dans l'Introït de l'Invention de la Sainte Croix, 3 mai).

 

Devant les profanateurs de la Croix,

les conscients, ( les sans-Dieu communistes, tyrans persécuteurs, révolu­tionnaires impies, francs-maçons sacrilèges, chrétiens apostats)

les inconscients, (artistes qui font le jeu de nos ennemis en dégradant le Christ comme un raté, en ou­bliant sa divinité et sa victoire en Croix), redisons fière­ment l'apostrophe inscrite sur l'obélisque de la Place Saint-Pierre, à Rome, dans laquelle est insérée une re­lique de la Vraie Croix :

 

« Ecce Crucem Domini: fugite partes adversae: vicit Léo de tribu Juda !»

 

« Voici la Croix du Seigneur ! Fuyez, hordes adver­saires ! Il a vaincu, le Lion de la tribu de Juda ! »

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 23:15

 

Demandes toutes spéciales faites aux petites âmes, victimes des avortements sauvages, qui étaient condamnées a errer dans les limbes pour toute l’éternité, mais qui furent baptisées selon la formule prescrite par N.S.J.C. , il y a plus de 40 ans.

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-comment-secourir-les-enfants-victimes-d-avortement-93534350.html

 

«Chères petites âmes, vous qui furent victimes de ce massacre des saints innocents moderne, depuis les 40 dernières années, nous vous prions d’intercéder en faveur de notre Saint Père Paul VI en exil. 

 

Demandez pour nous à la Sainte Vierge Marie de le réconforter et de hâter son retour, si cette demande rencontre le plan Divin.

 

Priez pour nous et pour les âmes expiatrices.  Ainsi soit il.»

 

Note :

Elles sont nombreuses, elles sont les préférés du Père céleste. Elles ont donc beaucoup de pouvoir.  J’ai eu recours a elles et j’ai été exaucé récemment. Essayez et vous verrez.  Donnez m’en des nouvelles.

 

Union de prières… Ensemble et avec la foi, on peut tout.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:24

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

Introduction

                  

Le mal progressiste ou néo-moderniste est maintenant ins­tallé dans le monde et solidement ancré en France. Il s'étend sans cesse en surface en ce sens que chaque jour il conquiert un grand nombre d'âmes, le plus souvent à leur insu, mais surtout il s'enfle, il s'enfle constamment, déme­surément. Les petites erreurs du début se sont multipliées et ont augmenté en gravité. Les faibles atteintes à la doctrine qui inquiétaient tant de bons chrétiens, voici quinze ou vingt ans, semblent aujourd'hui des égratignures si on les compare aux coups de sabre contre les dogmes. Saint Pie X avait dit du modernisme qu'il était le rendez-vous de toutes les hérésies, le jugeant d'après les théories de Loisy et de quelques autres.  (L'abbé Loisy est le principal auteur du modernisme. Exégète, répétiteur d'hébreu à l'Institut catholique, maître de conférences, professeur d'Écriture sainte, il vit cinq de ses ouvrages être mis à l'index en 1903. En 1904 il déclarait ne plus croire à la divinité de Jésus et ajoutait : « Si je suis quelque chose, c'est plutôt panthéo positivo humanitaire que chrétien. » Il fut excommunié en 1908)

 

 On peut en dire autant du néo-modernisme. La différence entre l'heure actuelle et ce début de siècle, c'est qu'en ce temps-là le catholique moyen ne pouvait de lui-même déceler les méfaits d'une hérésie qui reçut un coup d'arrêt avant d'avoir provoqué de grands ravages et que beaucoup ne connurent que par la condamnation portée par saint Pie X dans son encyclique Pascendi Dominici Gregis, tandis qu'aujourd'hui elle s'étale au vu et au su de tous, du moins de ceux qui ne sont ni sourds ni aveugles, au point d'avoir provoqué quelques mises en garde des évêques et du Saint-Siège.

 

Mais avant d'aborder l'ensemble des erreurs, des nouveau­tés et leurs conséquences, il est bon que nous nous pen­chions encore sur la situation douloureuse de l'Église.

 

Jadis elle semblait resplendir, elle était à l'image du Christ annon­çant la vérité au monde. Elle apparaît aujourd'hui comme apparut le Christ sur le chemin du Golgotha, couverte de crachats, de boue, de plaies.

 

Comme Lui, elle reçoit calomnies, sarcasmes, injustices. Au temps du Christ, ses maux venaient surtout du peuple élu ; aujourd'hui, ils viennent surtout des consacrés contestataires ou infidèles, ces Judas dont parlait S. S. Paul VI.

 

Nous savons par l'Écriture que l'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint et que le sacrifice perpétuel sera aboli : ainsi sera crucifié le Corps mystique du Christ. Nous n'en sommes pas encore là (NDLR : ce texte fut écrit en 1974) : le Corps mystique vit les mystères douloureux par les­quels est passé Notre-Seigneur. Mais avant de décrire ces moments, faisons nôtre cette remarque : « Le Concile Vati­can II, tout tendu vers une mise en contact de l'Église et du monde, rappelle, de façon frappante, la gloire éphémère du dimanche des rameaux. » (La Passion de l'Église d'Antonio Pacios, missionnaire du Sacré-Cœur aux Éditions du Cèdre)

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:23

 

« Voici le bois de la Croix, sur lequel le salut du monde a été sus­pendu : venez, adorons-le ! »

 

Adoration qui est un culte de latrie relatif : nous adorons le bois qui a été baigné du Précieux Sang et qui a servi à la Divinité pour opé­rer notre salut. En réalité, l'adoration s'adresse à Dieu plutôt qu'à la Croix.

 

En ce grand jour, le Vendredi Saint,  l'Église adopte la poésie splendide de Venance Fortunat, ce troubadour qui devint évêque de Poitiers (+ 604) :

 

«L'Étendard du Roi s'avance: il rayonne à nos yeux le mystère de la Croix, où la Vie souffrit la mort, et par sa mort nous rendit la vie... : Tu es beau, éclatant et orné de la pourpre du Roi, ô Arbre dont le bois eut l'honneur de toucher des membres si saints... : Salut, ô Croix, notre unique espérance ! ... : Que toute âme vous glorifie, ô Trinité, source de salut! Vous nous don­nez la victoire par la Croix, ajoutez-y la récompense ! »

 

Sans doute, en ce jour de deuil, l'Église médite sur les souffrances du Christ; elle vénère les Clous, les Épines, les Fouets de la Flagellation, la Croix baignée du Précieux Sang : elle chante tout cela dans son hymne Pange lingua gloriosi, lauream certaminis.

 

Mais, c'est remarquable, dans toutes les fêtes de la Sainte Croix, et même le Vendredi Saint, c'est un chant de victoire qui domine dans la Liturgie : « Dieu règne par le bois ! » (Ps. 115, 10, cité au Vexilla Régis).

 

On dirait que l'Église, subtile pédagogue, craint que nous considérions la Passion du Christ comme une défaite, un désastre. Elle rappelle la divinité du Crucifié, elle fait entrevoir sa résurrection, en auréolant la Croix de la lumière pascale.

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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