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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme
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DERNIÈRES ANNÉES ET MORT DE SŒUR MARIE-MARTHE
Le but de cette Notice était simplement de donner un aperçu de la vie de Sœur Marie Marthe en tant que dépositaire et apôtre des saintes Plaies.
Mais ce n'est là qu'un côté de sa vie intérieure. On en trouvera le complément dans un volume plus détaillé.
Les grâces et les communications divines remplissent vraiment toutes les heures de cette vie exceptionnelle, pendant vingt ans ! C’est-à-dire jusqu'à la mort de notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel (30 décembre 1887).
Bien longtemps auparavant, Jésus, montrant à Sœur Marie Marthe les deux Mères qui avaient le secret de toutes ses grâces, lui avait posé cette question : « Ne m'en ferais-tu pas le sacrifice ?... »
Et cette âme, dégagée de tout ce qui n'était pas Jésus, avait acquiescé — avec une réserve, toutefois : c'est que, dès lors, rien ne paraîtrait plus des faveurs dont II la comblait..., que tout resterait bien caché entre eux deux seulement.
Jésus promit et tint parole. Après la mort de notre bonne Mère Thérèse Eugénie, Il couvrit d'un voile toujours plus impénétrable celle qu'il avait résolu de tenir cachée jusqu'à son dernier jour. Dieu permit — par un concours de circonstances trop longues à rapporter, — que les Supérieures qui vinrent ensuite n'eussent qu'une connaissance très vague des grâces reçues : les cahiers qui en contenaient le récit étant déposés en d'autres mains tant qu'elle vécut.
Pendant les vingt dernières années, c'est-à-dire jusqu'à sa mort, rien ne parut à l'extérieur de ces grâces merveilleuses, rien, sinon les longues heures où Sœur Marie Marthe demeurait au pied du Très Saint Sacrement, immobile, insensible, comme en extase !... Et personne n'osait l'interroger sur ce qui se passait dans ces instants bénis, entre son âme ravie et l'Hôte divin du Tabernacle.
Cette trame continue de prières, de travail et de mortification..., ce silence, cet effacement absolu, nous semble une preuve de plus — et non des moins convaincantes, — de la vérité des faveurs inouïes dont elle fut comblée. Une âme d'humilité suspecte, ou même ordinaire, eût essayé d'attirer l'attention, se serait fait une gloire de l'œuvre que Jésus opérait en elle et par elle... Sœur Marie Marthe, jamais !...
Elle se plongeait avec délices dans l'ombre de la vie commune et cachée... Mais, comme le grain de sénevé jeté en terre, la dévotion aux saintes Plaies germait dans les cœurs.
Pendant la dernière nuit de Noël que notre Sœur passa sur la terre, Jésus — nous aimons à le croire —l'avait avertie de son prochain départ de ce monde, et, en même temps, des souffrances qu'il voulait lui demander encore.
Une Sœur, près d'elle, pendant la Messe de Minuit, l'entendit s'écrier avec angoisse : « 0 mon « Jésus, pas cela !... tout, oui tout, mais pas cela !... »
« Cela ! » Ce devait être la maladie pénible, douloureuse...
« Cela !... » Ce devait être surtout le délaissement intérieur, l'absence du Bien-Aimé !...
Elle, habituée à sa chère présence, à sa conversation quotidienne, ne pouvait — sans un déchirement douloureux — en accepter la privation.
Aussi, avions-nous remarqué, dès ce jour, une tristesse profonde empreinte sur sa physionomie.
Atteinte d'un gros rhume, auquel vinrent se joindre diverses complications très graves, elle reçut avec joie l’Extrême-Onction, au début du Carême de 1907.
Un douloureux Calvaire lui restait à gravir : plusieurs semaines de suprêmes purifications pendant lesquelles son Sauveur l'identifia, plus que jamais, pour la rendre davantage semblable à Lui, aux agonies physiques et morales de sa Passion.
A l'avance, Il l'avait prévenue : « Le mal qui te donnera la mort sortira de mes Plaies. »
Nous sentions qu'il y avait quelque chose de mystérieux dans ce dernier combat de la nature...
Le 21 mars, après une nuit de souffrances terribles, un grand calme, un grand silence se fit...
Toute la Communauté entourait la mourante, en récitant des milliers de fois les chères invocations aux saintes Plaies.
Enfin, à huit heures du soir, aux premières Vêpres de sa Compassion, Marie venait chercher l'enfant à qui elle avait appris à aimer Jésus !...
Et l'Époux recevait pour toujours dans la blessure de son Cœur sacré, l'épouse dont II avait fait ici-bas sa Victime bien-aimée, sa Confidente et l'Apôtre de ses saintes Plaies.
(À suivre)
Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de Chambéry. Monastère de la Visitation. 1937
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« Jésus veut que j'écrive la réalité. Pourquoi ? Je ne sais pas.
« J'ai encore une fois compris; le Pape a la lumière pour voir. J'ai compris : le Pape lui-même ne peut plus agir. Il y a une masse formidable à qui le Pape a donné pouvoir.
Jésus m'a laissé voir une masse formidable d'Évêques, massée ensemble, comme tout prêts à se soulever contre toute opposition à leur esprit.
Et, pour éviter ce choc formidable - un choc que Jésus me laisse voir que le Pape Paul VI voit en toute lumière - il lutte dans la prière pour maintenir l’ordre le mieux possible en l’Église pour ne pas laisser envahir la Sainte Église par ses ennemis. Jésus me laisse voir: Il a des vues vivantes, puissantes, contre ses ennemis. »
Elle aperçoit dans l’entourage proche du Saint-Père des cœurs hypocrites, « dont le Pape est dupe », « ses yeux se sont ouverts trop tard. » « Il souffre beaucoup dans son corps, son cœur et son esprit ». Jésus me laisse voir une si grande masse de dignitaires dans l’Église, qui sont les princes, d’une si grande autorité. « Le Pape est tout petit, il s’efface comme un agneau »
Filiola, le 4 mai 1978, aperçoit la menace d’un schisme. Il lui semble qu’on cherche, par une ruse cachée, à couper la Sainte Église en deux ; avec angoisse, elle envisage l’éventualité d’une Église déchirée, qui aurait « deux papes, un saint et un faux »
«Ma fille, tous ceux qui te liront, Me liront. »
« Ma petite fille ceux qui comprennent souffrent en leur cœur et Moi en Mon Amour, et l'Église en son Esprit, qui est tout Moi-Même. On marche vers un abîme de ténèbres, par un égarement qui n'est plus Mon Esprit.
Provoqué par un renouveau mal compris On n'entend plus la voix de Mon Amour, de Mon Esprit. On cherche tout, mais pas Moi.
On veut Me transformer par un mélange d’esprit pour faciliter à l’humanité de venir à Moi, et on déroute les âmes dans un plus grand désastre.
On veut de l’intérieur même de l’Église changer « Celui qui est ».
Le monde est le monde et Moi, Je suis Celui qui est. On n’a plus la foi. On veut changer, transformer l’Évangile par un « esprit nouveau », qui n’est pas Mon Esprit.
Je suis Celui qui Est, et que rien ne peut changer; on veut tout, mais pas changer les cœurs selon Mon Esprit. Je demande qu'on change de cœur et d'esprit. ***
Et Me faire connaître tel que Je suis, sans mélange. On ne peut pas servir deux Maîtres. Je suis le Maître Suprême. Qu’on prenne garde ! Qu’on prenne garde ! Qu’on prenne garde !
***Rappelons- à ce sujet- la pensée de SS Paul VI clairement exprimée le 8 nov.1972 : « Renouveau: ce terme n’a pas toujours été compris exactement Renouveau ne veut pas dire métamorphose, transformation radicale. Le renouvellement souhaité est intérieur, plutôt qu’extérieur "
Extrait du témoignage très important : Journal spirituel de Filiola :
7 Mars 1972 - 4 mai 1978
Filiola est une petite âme, du tiers ordre franciscain, dont Jésus a fait sa confidente compatissante. Jésus lui fait voir les « fumées de Satan » qui dévastent l’Église après le coup d’état des progressistes au concile. Il dénonce l’esprit double, l’esprit de mélange, orgueilleux, hypocrite et menteur qui est tout à l’opposé du Saint Esprit de pureté, de simplicité, de Vérité. Les fruits de ce prétendu « esprit du concile » (qui a si l’on peut dire éclipsé l’action du Saint Esprit) sont la confusion de la créature et du créateur, du naturel et du surnaturel, de la nature et de la grâce, du bien et du mal, du matériel et du spirituel, de l’église et du monde. C’est l’esprit maçonnique préparant la venue de l’antéchrist, et son ambition de gouvernement mondial des corps et des âmes.
Parce Domine
http://amdg.over-blog.fr/article-un-renouveau-mal-compris-117351275.html
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Notre-Seigneur n'est pas moins présent d'une présence d'adoption, d'une présence morale dans les infirmes et les malades que dans les pauvres. Au grand jour du jugement, il dira à ses élus : « J'étais infirme et vous m'avez visité » comme il dira : « J'avais faim et vous m'avez donné à manger. »
Une vraie chrétienne ne se contentera pas de faire l'aumône au pauvre qui tend la main, elle pénétrera sous le toit où gémissent le malade et l'infirme. Elle peut s'y trouver en présence d'une multiple infortune : la maladie, la désolation, l'ignorance religieuse et le péché ! Qu'elle y vienne donc avec une triple aumône : celle des mains, celle du cœur, celle de l'âme.
Oui, pieuses Lectrices, vous irez auprès des malades les mains pleines de dons, pleines de ces petites attentions auxquelles ceux qui souffrent sont plus sensibles que les autres. Si votre âge, vos forces, les convenances vous le permettent, vous ne craindrez pas de descendre aux humbles services d'une Sœur de charité.
Vous entretiendrez l'ordre, la propreté dans ce pauvre réduit ; et, prodigues de vos soins pour les membres souffrants de Jésus-Christ, vous attirerez, sur votre présent et sur votre avenir, les bénédictions promises à ces mains héroïques qui ont l'intelligence des nécessités du pauvre.
Les procédés fraternels gagnent la bienveillance du malade, dissipent ses préjugés, le réconcilient avec le riche, et ouvrent son cœur à la confiance.
Vous irez aussi avec un cœur plein de consolations et de paroles réconfortantes : une misère est rarement seule. Avec la maladie, viennent la désolation, la tristesse, le deuil causé par des séparations que la mort n'a pas faites. Il y a dans ce triste réduit, dans cette pauvre mansarde, des cœurs qui ne s'aiment pas, des caractères mal assortis, des veuvages sans funérailles, des abîmes creusés par la haine entre deux personnes qui s'étaient juré un amour éternel.
Oh ! Que d'angoisses, que de martyres ! Le cœur du pauvre n'est pas moins que le cœur du riche sensible à l'abandon, aux mauvais procédés. Parlez-lui, écoutez-le, consolez-le, qu'il puisse dire : « Je ne suis pas seul au monde, il y a des cœurs qui compatissent à ma peine, il y a un ange de charité qui veille sur moi ! » Il sera moins malheureux.
Mais surtout, allez à lui avec une âme pleine de foi et de zèle ; si la misère que vous avez la mission d'assister est celle de l'âme, si ce malade a fait la plus grande perte qu'on puisse faire au monde en perdant Jésus par sa faute, s'il ne l'aime pas, s'il ne le connaît pas.
Oh ! La magnifique aumône que vous pouvez lui donner, en lui faisant connaître et aimer Jésus ! C'est l'aumône que François Xavier allait porter à l'empereur de la Chine au prix de mille fatigues, et tout l'or de cet immense empire ne pouvait, disait le Saint, la reconnaître dignement. Que rien ne vous coûte pour la faire accepter ; ne comptez ni vos démarches ni vos peines, ni les refus ni l'insuccès.
L'Apôtre compte-t-il ses pas, ses sueurs, ses souffrances ? Oh ! Donnez Jésus ! C'est un besoin de le donner quand on l'aime. Le cœur qui aime Jésus est un foyer, et ce foyer rayonne, il communique ses ardeurs.
O chères âmes, soyez les apôtres des petits et des pauvres, et qu'en vous, autour de vous, par vous, Jésus soit toujours le plus aimé !
Ajoutons ici quelques réflexions pratiques d'un prêtre au cœur d'or, l'abbé Mullois :
« Rien n'est beau, rien ne touche le cœur des pauvres, des malades surtout, comme de voir les personnes riches leur rendre les plus humbles services. C'est pour cela que ceux qui habitent une ville sont si heureux de pouvoir être visités par une Dame de Saint-Vincent de Paul ou une sœur de charité : la délicate bonté de ces anges de Dieu met un baume sur toutes leurs plaies...
« Si vos protégés sont vieux ou malades, il faut leur faire l'aumône d'une grande compassion, l'aumône du cœur et de l'âme ; car la pauvreté toute seule est déjà bien difficile à porter, mais la pauvreté et la maladie, voilà le comble de la misère ; — tout manque à la maison : pain, linge, bois, médicaments, et courage surtout ; — dans la santé, le pauvre se résigne encore, mais dans la maladie, il se laisse abattre et il s'exaspère. Un homme voit sa fille, sa femme malade, et il lui faudrait des médicaments, un traitement, des ménagements; mais il n'a pas le moyen de se procurer le nécessaire, et, faute d'argent, de cet argent que tant de monde dépense inutilement, il est condamné à les voir languir, mourir sans secours sous ses yeux.
Ah ! Si vous saviez comme cela les fait souffrir et leur arrache ces plaintes : « Si j'étais riche, on viendrait me voir ; je pourrais sauver la vie à ma femme, à ma fille ; mais parce que nous n'avons pas d'argent, pauvre femme, pauvre enfant, il faut mourir, il faut mourir !... »
C'est à ce moment qu'un secours et une visite peuvent faire beaucoup de bien.
« Il y a, sur ce point des visites, des choses sublimes à raconter de la part des conférenciers de Saint-Vincent de Paul, d'autant plus sublimes que ceux qui les font ne semblent pas même s'en douter. Que le monde ne les connaît-il ! Il prendrait envie à d'autres de les imiter. Oh ! Quant à vous, suivez bien toutes les inspirations de votre cœur ! »
24 AVRIL, FÊTE DU JOUR: Saint Fidèle de Sigmaringen, martyr.
Fidèle naquit en 1577 d'une illustre famille, à Sigmaringen. Dans sa jeunesse, il s'approchait souvent des sacrements, visitait les malades et les pauvres, et aimait à passer de longues heures au pied des saints autels. Pendant quelque temps Fidèle exerça les fonctions d'avocat et se fit remarquer par son zèle à défendre les pauvres et par son langage toujours respectueux pour ses adversaires.
Il comprit bientôt qu'il était difficile de devenir riche dans sa profession et de rester bon chrétien ; il quitta donc le monde pour un couvent de capucins et embrassa une vie d'austérité et de prière. Les cilices, les ceintures de fer hérissées de pointes, les disciplines étaient pour Fidèle des pénitences trop légères ; il ne rêvait rien moins que le martyre, et fut comblé de joie d'être envoyé en Suisse par la Congrégation de la Propagande, nouvellement établie, pour arracher les âmes aux infernales erreurs de Calvin. Pendant qu'il prêchait à Sévis, un calviniste tira sur lui un coup de feu, mais la crainte de la mort ne l’intimida pas, et il continua à proclamer la vérité.
Après ce sermon, un parti de calvinistes, conduit par un ministre, attendirent Fidèle dans une embuscade, l'attaquèrent et essayèrent de l'amener à embrasser leur prétendue réforme, Saint Fidèle leur répondit : «Je suis venu pour réfuter vos erreurs, et non pour les professer; jamais je ne renierai la loi catholique qui est l'éternelle vérité, et je ne crains pas la mort ». A ces mots les sectaires le percèrent de leurs poignards.
Extrait deL LECTURES MÉDITÉES (1933)
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La Sainte Vierge nous prévient. Extrait d’une extase de Marie-Julie du Crucifix. 9 Août 1881
Ah ! Mes enfants, aujourd’hui, vous voyez encore des âmes de Foi devant vous, vous les entendez encore parler, et bien ! Mes enfants attendez à passer le pas qui se prépare, ce sera après avoir fait le pas, que vous verrez ceux qui vous paraissent solides tomber en défaillance de la Foi.
Vous allez voir le monde de mon pauvre royaume dégénéré en tout ce qu’il possède encore aujourd’hui. Cette dégénération va provenir de ces misérables qui font comme la balance, qui monte jusqu’au sommet où elle peut s’élever, tandis que l’autre qui est remplie ne se relève point. Ils vont faire de même, ils vont monter dans des lois et des autorisations supérieures, mais infernales jusqu’à ce point où tout sera envahi.
Je veux dire qu’ils vont monter au-dessus de tout, s’élever au dessus de tout, voilà l’expression de ma parole, mes enfants.
N’ai-je pas lieu de dire, par là, qu’ils vont tout envahir, tout tenir sous leurs ordres tyranniques, et encore plus barbares ? Mes enfants, je vois partout le mal ; il surpasse le bien, le bien est conduit par le plus petit nombre et le grand nombre emporte sur le bien, l’empire du mal est un triomphe général dans la France entière.
Mes enfants, remarquez bien ma parole : « Si le sujet qu’on vous présente pour donner vos voix (élections, votes) si ce sujet est mauvais, mes enfants de grâce, n’allez pas, n’allez pas, restez dans vos demeures, car ce pas fait, va tout conduire à l’abîme et le malheur va s’élever sans retard. Je vous préviens mes enfants, je préviens les victimes de près ou de loin, parce qu’elles verront mes paroles, je préviens mes serviteurs et mes âmes fidèles (les âmes chrétiennes) qui sauront tout faire pour le bien.
Mes enfants, soyez obéissants à ma parole ; ne vous engagez pas avec ces ennemis, vous l’Église et toutes les autres choses saintes à qui on va déclarer une guerre mortelle, un brisement général partout.
Ceux que l’on va charger de tout démolir, seront escortés des hommes de ceux qui règnent et qui gouvernent ; partout il y aura de ces régisseurs qui suivront et accompagneront les briseurs de Croix, de saints et qui renverseront les lampes sacrées. (Commissaires politiques et surveillants de quartiers.)
Mes enfants, non, ces hommes ne marcheront pas muettement, ils marcheront au son des éclats d’abominations, au son des chants les plus infernaux, au son de ces instruments que vous connaissez sur la terre, au son de ces acclamations : « Vive celui qui a l’autorité gouvernante en attendant mieux ». Mes enfants, ce cri retentira ensuite pour tous les autres qui le soutiennent et l’assistent. Voilà l’état des choses qui s’ouvrent à grands pas et qui depuis longtemps travaillent avec l’esprit coupable. »
Lois sur l’avortement, sur le mariage, sur l’euthanasie, le catalogue des antéchrists démolisseurs de la France n’en finit plus de s’enrichir. Et ce n’est qu’un début; d’autres lois sont en préparation. Il y aura « liberté pour tout »
La loi la plus infâme est une loi visant à couper les liens du clergé d’avec Rome et à reprendre la vieille constitution civile du clergé, établissant un culte interreligieux d’inspiration maçonnique et antéchristique.
Tout cela aura lieu en pleine crise révolutionnaire. La Justice Divine nous prévient : Paris sera brûlée avec sa « salle de l’enfer». « Le signal de la révolution sera la mort d’un « grand » qui sera cachée pendant trois jours.
Babylone subira le sort de Sodome. Mais la Providence n’abandonnera pas les justes… »
http://amdg.over-blog.fr/article-les-lois-infernales-117326736.html
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Permettez-moi, ô Jésus, mon père et mon maître, de vous ouvrir tout mon coeur pour vous montrer à nu toutes ses plaies, et verser dans votre sein, mes gémissements et mes prières.
N'êtes-vous pas le médecin de ceux qui souffrent, la voie de ceux qui commencent, la force des faibles, le docteur des ignorants, le consolateur de ceux qui versent des larmes, le soutien de ceux qui combattent ?
Écoutez-moi, mon Dieu ! Comme David je viens vous avouer mes méfaits. J'ai beaucoup péché dans les jours que vous m'avez donnés, et beaucoup de mes offenses, faiblement pleurées autrefois, se sont déjà perdus dans mon oubli sans que je songe à les pleurer encore ; et beaucoup de celles que je commets tous les jours ne sont suivis d'aucuns gémissements.
Mon Dieu, que d'affreuses ténèbres en moi, et à l'égard des péchés de ma jeunesse, et à l'égard de ma pénitence, et jusque dans le calme apparent de mon âme !
Mon Dieu, souvent aussi le courage me manque sur la route. Il n'y a en moi, malgré toutes vos grâces, que des velléités, des inconstances, des lâchetés et de tristes misères. J'avance bien dans la vie, mais je n'avance pas dans votre amour. Vous usez envers moi d'une patience continuelle, et moi j'abuse tous les jours de vos longanimités, et tous les jours j'accrois mes fautes sans les pleurer.
Oh ! Quand deviendrai-je meilleure, ô mon Dieu ? Quand réformerai-je entièrement ma vie ? Quand mon âme sera-t-elle parfaitement guérie ? Quand serai-je victorieuse de tous mes penchants mauvais ? Seigneur, pourrai-je ressusciter enfin à une vie nouvelle ?
Mon Dieu, qui ne voulez pas que je me perde, donnez-moi donc l'appui de votre grâce spéciale et favorisez-moi du regard de votre miséricorde !
Donnez-moi, mon Dieu, l'esprit de ferveur, car je sens que ma prière languit et s'arrête sans pouvoir retrouver le chemin du ciel. Oh ! Donnez-moi souvent ces larmes qui fécondent la terre aride et lui font porter des fruits de bénédiction !
Que les jours de cet exil sont donc mauvais ! Oh ! Quand passerai-je enfin des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie et du danger de vous perdre à la certitude de vous posséder toujours ?
Oui, je veux tout vous dire, ô mon Dieu ! Pourquoi, lorsque je vous sens en moi si vivant, me retrouve-je bientôt après dans la solitude sans que je puisse même soupçonner votre départ ?
Pourquoi agissez-vous ainsi, ô mon Dieu, envers une servante si faible, si dénuée de vaillance, et qui n'a encore que des offenses à placer à vos pieds ?
Quand donc, ô mon Dieu, dirai-je un éternel adieu à toutes les créatures ! Quand me détacherai-je parfaitement de toutes les frivolités d'ici-bas! Quand mon âme sera-t-elle dans un dépouillement parfait, et décidément uni à vous seule !
Oh ! Lorsque vous la visitez, cette âme, ô mon Dieu, comme alors elle est ravie des biens que vous lui donnez ! Mais souvent, vous vous retirez et alors je gémis comme accablée sous le poids de mon infortune ! Que de maux viennent m'attrister, me distraire de votre souvenir et me priver de vos douces caresses ! Si je vous aimais davantage, mon Dieu, si mon pauvre cœur n'avait pas toujours à rompre quelques liens qui l'attachent aux créatures, oh ! Alors, je jouirais constamment de votre amour, je ne verrais, je n'aimerais, je n'ambitionnerais que vous seul.
Ce ne serait plus moi qui vivrais, ce serait vous, ô mon Dieu ! Vous dans la demeure de Bethléem, vous sur la route du Calvaire, vous sur la croix, comme dans les joies du Thabor.
Eh ! Qui t'empêche donc, ô mon âme, de tout abandonner pour Jésus et de l'aimer enfin uniquement et lui seul ?
Mon Dieu, que cela soit ! Mon âme le désire si vivement ! Elle vous le demande si instamment! Ayez donc pitié de ses faiblesses, pardonnez-lui ses lâchetés et unissez-la si étroitement à vous qu'elle ne puisse plus jamais vous quitter !
FÊTE DU JOUR: le 23 avril
Saint Georges, martyr.
dans sa jeunesse, Georges embrassa la carrière militaire et gagna la faveur de Dioclétien qui le nomma tribun.
Toutefois, lorsque l'Empereur eut commencé sa persécution contre les chrétiens, Georges lui reprocha ouvertement et sévèrement sa cruauté et se démit de son grade.
Ce fut pour lui le commencement de longs tourments qui ne cessèrent que par sa mort sous la hache du bourreau qui le décapita. Il y avait dans la fière allégresse de Georges au milieu des supplices quelque chose de si noble et de si communicatif, que tous les chrétiens considérèrent le triomphe du jeune soldat comme le triomphe du courage chrétien dont la gloire rejaillissait sur chacun d'eux.
Plus tard, saint Georges devint comme le type du chrétien victorieux dans les combats contre le démon ; on le représenta terrassant le dragon infernal ; son martyre fut le thème favori des chants guerriers et des légendes des camps, et tant de renommée forma autour de lui « une ombre si glorieuse » qu'on peut à peine maintenant retracer sa véritable physionomie. Saint Georges reçut un culte d'honneur en dehors même de la chrétienté. Les Sarrasins, dans leurs invasions sur les terres chrétiennes, s'étaient engagés à respecter l'image de celui qu'ils nommaient le blanc chevalier.
Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)
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COMMENT SŒUR MARIE-MARTHE SUT RÉPONDRE AUX DÉSIRS DE JÉSUS
Remuée jusqu'aux plus intimes profondeurs de son être par de semblables révélations, notre chère Sœur s'en laissait imprégner tout entière.
Elle était éprise d'un tel amour pour les Plaies adorables du Sauveur, qu'il lui semblait « qu'elle allait les dévorer ». Son plus ardent désir était de susciter dans l'univers les sentiments d'amour et de reconnaissance qu'elles doivent inspirer, prête à donner sa vie pour l'extension d'un culte qu'elle voulait immense, passionné, sans limite !
Si, d'ailleurs, son ardeur se ralentissait, si les invocations se pressaient moins nombreuses sur ses lèvres, Jésus ne tardait pas à se présenter à elle dans l'état pitoyable où l'ont réduit nos iniquités et, montrant ses Plaies, lui faisait d'amoureux reproches : « Elles te regardent toujours, quand même tu les oublies, toi, qui devrais toujours les regarder... — Tu dois t'appliquer à guérir mes blessures en contemplant mes Plaies. — Je te les ai déjà fait voir si souvent que cela devrait te suffire, mais non, il faut toujours que Je réveille ta ferveur. »
Ou encore : « Les inventions des bourreaux pour me faire souffrir, c'est moi qui les voulais. Je les voulais par amour pour vous et pour satisfaire à mon Père : tout se faisait par ma volonté !... — A présent, ma fille, je te ferai souffrir aussi, parce que je le veux. — Je désire et je veux que tu me dédommages des outrages que je reçois !... — Je te veux victime debout... — Il faut élever vos cœurs et vous jeter dans mes Plaies. »
Se présentant à elle comme dans un tableau : « Il faut me copier », — suppliait-Il un jour, avec un accent d'indicible tendresse et d'ardent désir, — « il faut me copier !... Les peintres font des portraits à peu près conformes à l'original, mais ici, c'est Moi qui suis peintre et qui fais mon image en vous, si vous me regardez. »
Revenant sur cette même invitation, notre divin Sauveur lui enseignait un autre jour : « Ma fille, quand un peintre veut faire un tableau, il prépare d'abord la toile qui doit recevoir son pinceau. » — « Bon Maître, je ne sais pas ce que cela veut dire ? » interrogea-t-elle dans son extrême ignorance. Et Jésus dut expliquer que son âme était cette toile d'attente : « Ma fille, prépare-toi à recevoir tous les coups de pinceau que je voudrais te donner. »
Quelque temps plus tard, Il lui demandait : « Ma « fille, veux-tu être crucifiée avec moi, ou bien veux-tu être glorifiée ? » — « Ah ! Mon bon Jésus, j'aime mieux être crucifiée !... »
A ces mots Sœur Marie Marthe fut soudainement envahie par une grande appréhension et se mit à énumérer ses nombreux défauts, comme un obstacle aux grâces de Dieu : « Tes défauts, répliqua son tendre Maître, paraîtront tous au jour du Jugement, mais pour ta gloire !... — Je reçois toutes tes actions et tes souffrances pour les pécheurs et pour les âmes du Purgatoire, mais il faut que tu demeures collée à mon Cœur, à mes Plaies, ne faisant qu'un avec moi... — Il ne faut pas sortir de mon Cœur, car je ne pourrais plus me communiquer à toi. »
« Bon Maître, faites-moi le catéchisme», demanda-t-elle une fois, avec sa candeur et sa hardiesse d'enfant : « Viens dans ta demeure, mon épouse, » répond Jésus en lui montrant ses Plaies, viens « dans ta demeure : là tu trouveras tout !... Je serai ton prédicateur et je t'apprendrai à t'immoler pour moi et pour le prochain.
« Le Crucifix, voilà ton livre !... Toute la vraie science est dans l'étude de mes Plaies. Quand toutes mes créatures les étudieraient, toutes y trouveraient assez de lumières sans avoir besoin d'aucun livre. — Le livre de ma Passion est celui où tous mes Saints lisent et liront éternellement : c'est le seul que vous devez affectionner. »
« Quand vous puisez dans mes Plaies, lui confie encore Notre-Seigneur, vous soulagez le divin « Crucifié ! » — Puis s'adressant à saint François de Sales et lui montrant sa petite Privilégiée : « Voilà ton fruit ! Une de tes filles qui puise dans les trous sacrés pour donner aux âmes et apaiser ma Justice.
Notre Sœur, dévorée qu'elle était de l'amour de Dieu, profite de cet instant pour demander à notre bienheureux Père de lui obtenir d'aller bientôt, dans la Patrie, jouir du Bien souverain. Mais il répondit à ses supplications : « Ma fille, il faut faire ta tâche !... — Nul ne peut entrer au Ciel avant d'avoir accompli sa tâche ici- bas. — Si tu venais ici, en voyant que ta tâche n'est pas faite, tu voudrais retourner sur la terre pour l'achever, considérant la gloire rendue au divin Maître, et combien tu apaises la Justice de Dieu si fort irritée... »
Ainsi, Sœur Marie Marthe était constamment soutenue, encouragée dans « sa tâche », selon l'expression qui revient sans cesse sur ses lèvres. Cette tâche, nous l'avons vu, c'était, en premier lieu, de faire valoir continuellement les mérites des saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour les besoins de l'Église militante et de l'Église souffrante.
C'était ensuite de travailler à renouveler, dans les limites du possible, cette salutaire dévotion dans le monde entier.
La première partie la regardait personnellement : Notre-Seigneur l'y avait engagée par des promesses solennelles, anciennes déjà et rédigées par la main maternelle :
« Je, Sœur Marie Marthe Chambon, promets à Notre-Seigneur Jésus-Christ de m'offrir tous les matins à Dieu le Père, en union avec les divines Plaies de Jésus Crucifié, pour le salut du monde entier et pour le bien et la perfection de ma Communauté. — Je l'adorerai dans tous les cœurs qui le reçoivent dans la Sainte Eucharistie... Je le remercierai de ce qu'il veut bien venir dans tant de cœurs qui sont si peu préparés... — Je promets à Notre-Seigneur d'offrir toutes les dix minutes, avec le secours de sa grâce et en esprit d'obéissance, les divines Plaies de son Sacré Corps au Père Éternel..., d'unir toutes mes actions à ses saintes Plaies, selon les intentions de son Cœur adorable, pour le triomphe de la sainte Église, pour les pécheurs et les âmes du Purgatoire, pour tous les besoins de ma Communauté, ceux du Noviciat, du Pensionnat, et en expiation de toutes les fautes qui s'y commettent... Tout ceci, par amour, sans obligation de pécher.
— L'invocation : « Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour guérir celles de nos âmes », telle est la formule de cette offrande...
Sœur Marie Marthe avait promis « toutes les dix minutes », mais il ne se passait guère de moment dans la journée, où sa bouche ne la renouvelât, en y joignant la seconde invocation : « Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies. »
L'existence de notre chère Sœur devint ainsi une prière ininterrompue : L'union à Dieu, un silencieux recueillement se lisaient sur sa physionomie. En la voyant, on était frappé de ses yeux presque toujours fermés, de ses lèvres murmurant sans cesse une prière. Au chœur surtout, elle se perdait vraiment en Celui qui daignait se montrer aux yeux de son âme, comme un Père et un Ami.
Quant à la seconde partie de la « tâche », celle de réveiller dans les âmes la dévotion aux saintes Plaies, elle ne dépendait pas uniquement de la générosité héroïque de Sœur Marie Marthe...
Notre-Seigneur avait pris soin de lui en laisser entrevoir les longueurs et les difficultés : « Ton chemin, c'est de me faire connaître et aimer surtout dans l'avenir.
« Il faudra longtemps pour établir cette dévotion. »
Le voile de l'avenir semble bien s'être levé partiellement devant le regard de Sœur Marie Marthe dans une sorte de vision dont notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel déplore, avec un sensible regret, l'obscurité : « Nous n'avons pu en savoir davantage sur la fin de cette vision et sur sa signification.* » * C'était le 29 août 1868. A cette époque, remarquons-le en passant, une Œuvre, commencée en 1843, poursuivait à Lyon ses progrès. Elle fut élevée au rang d'Archiconfrérie en 1875. C'est l'Archiconfrérie des Cinq Plaies, dont le siège était rue de l'Enfance, 65, Lyon.
Sans entrer nous-mêmes dans le détail de ce récit, sans chercher une interprétation qui ne pourrait être que personnelle et, sans doute, fantaisiste, constatons simplement les faits réels :
Sœur Marie Marthe avait, avec l'aide de ses Supérieures, introduit la dévotion aux saintes Plaies dans la Communauté : c'était un premier pas.
De nombreux Monastères ont suivi cet exemple et adopté la dévotion : c'est un second pas.
La concession de 300 jours d'indulgence en faveur de toutes les Visitations du monde est un troisième pas.
Le quatrième pas date de la publication de cette brochure. Il se poursuit magnifiquement :la lecture des grâces accordées à notre Sœur, la bienfaisante influence des paroles de Jésus concernant sa sainte et amoureuse Passion, le zèle des âmes religieuses et de tant de cœurs dévoués, les hauts encouragements reçus... ont provoqué un renouveau d'amour envers le divin Crucifié, si bien qu'à travers le monde entier se multiplient les confiantes invocations aux saintes Plaies.
(À suivre)
Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de Chambéry. Monastère de la Visitation. 1937
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