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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:50

 

Ce qu'elle souffre, cette âme n'a ni paix ni bonheur : Elle n'a point de paix, car, dit Job : « Qui a résisté à Dieu sans perdre la paix ? »

 

Elle n'a point de bonheur : car, dit Jésus à Saul infidèle, « il est dur et pénible de regimber contre l'aiguillon de la grâce. »

 

Elle souffre d'ê­tre privée des consolations de la piété, car, depuis qu'elle est infidèle, elle se sent froide, languissante, dégoûtée.

 

Comment en effet l'Esprit-Saint prodiguerait-Il ses dou­ceurs et ses consolations à l'âme qui lui résiste, qui ne veut ni l'écouter ni lui obéir, qui ne sait pas lui sacrifier une attache, une volonté, une inclination ?

 

Elle souffre de voir ses espérances frustrées ; elle espérait trouver le bonheur dans la satisfaction de ses goûts et de ses caprices, et Dieu répand l'amertume sur ces faux plaisirs.

 

Elle y trouve des peines plus grandes que celles qu'elle fuyait ; c'est au dedans une sombre tristesse ; au dehors des contradictions, des ennuis, des dé­goûts ; elle se tourne en tous sens pour trouver le repos ; et tous ses mouvements ne font que lui enfoncer plus avant l'é­pine dans le cœur.

 

Elle souffre des reproches de sa conscience, qui, mécontente d'elle-même, lui crie sans cesse qu'elle est une ingrate, une indocile, une insensée, qu'elle ressemble au malade qui, de son lit de douleur, voit le remède propre à le guérir et refuse de le prendre!

 

Tu vois clairement ce que tu dois faire, lui dit sa conscience, et tu ne le fais pas. Tu sens bien que tu es déraisonnable, et tu continues ; la grâce est à la porte de ton cœur, t'exhortant, t'offrant sa main charita­ble pour te conduire, et tu n'en tiens aucun compte, et tu la laisses dire.

 

Où est donc ta religion ? Où est ta raison ? » Elle souffre de la part de Dieu, qui la rend malheureuse pour son bien, de peur que se sentant tranquille et à son aise dans son funeste état, elle n'y persévère.

 

Ce qu'elle perd. Tous les biens d'ici-bas sont passagers et de peu de valeur, tandis que la moindre grâce a des consé­quences d'une valeur infinie, puisqu'elle vaut le sang de Jésus-Christ, au prix duquel elle nous a été achetée. Perdre une grâce, c'est perdre l'élément essentiel de notre vie surnaturelle ; c'est imiter l'insensé qui jetterait dans la boue le pain nécessaire à sa subsistance. Perdre une grâce, c'est perdre à la fois toutes les grâces qui eussent été la conséquence de cet­te première grâce bien mise à profit, puisque la fidélité à une première grâce en attire une seconde, celle-ci une troisième, et ainsi des autres ; c'est perdre par conséquent des trésors dont Dieu seul connaît la portée ; et quel malheur pour nous si pau­vres et si indigents ! Voilà ce que perd l'âme infidèle.

 

Ce qu'elle risque. Elle ne risque rien de moins que son salut éternel. Car, comme il y a dans l'ordre physique certaines cau­ses enchaînées entre elles, de telle sorte qu'on n'arrive à la der­nière qu'en passant par celles qui la précèdent, il y a aussi dans l'ordre surnaturel un enchaînement de grâces liées avec notre persévérance finale par des relations secrètes que nous ignorons.

 

Manquer une de ces grâces, c'est perdre le fil qui nous conduisait ; c'est nous exposer à nous écarter de la voie qui devait nous sauver. Qui nous a dit que la grâce à laquelle nous sommes infidèles n'est pas, dans les desseins de Dieu, une de ces grâces décisives ?

 

Sainte Thérèse vit sa place mar­quée au fond des enfers si elle eût résisté à la grâce qui lui di­sait de combattre une tentation d'amour-propre ; et le jeune homme de l'Évangile qui avait pratiqué tous les commande­ments a laissé en doute son salut, pour avoir résisté à la grâce qui lui disait : « Vendez tous vos biens et donnez-les aux pau­vres. »

 

La soustraction des grâces est la peine ordinaire de l'abus qu'on en fait. « Vous avez rejeté ma grâce, dit le Sei­gneur, c'est pourquoi je vous ai rejeté vous-même. » Et n'est-ce pas juste ?

 

Quand l'Esprit divin vient frapper à la porte d'un cœur, et qu'on refuse de lui ouvrir, il s'en va ; quand il parle, et qu'on ne veut pas l'écouter, il se tait. Quand il fait briller sa lumière et qu'on ferme les yeux, il se retire. Châti­ment terrible !

 

Craignez, dit saint Augustin, de laisser passer la grâce de Jésus qui se présente à vous et qui peut-être ne reviendra pas. Car alors le démon, qui s'en aperçoit, multi­plie ses attaques ; et l'homme qui ne s'en aperçoit pas languit dans l'insouciance de la tiédeur qui le conduit à la mort éternelle.

 

Voilà ce qu'on risque en étant infidèle à la grâce.

Ce sont là des vérités bien graves et auxquelles toutes, plus ou moins, nous avons besoin de réfléchir !

 

Saint Eusèbe, martyr.

Après une jeunesse d'une angélique innocence et une édu­cation des plus brillantes, Eusèbe entra dans un monastère et y fit les vœux de religion. Ses vertus le firent choisir plus tard pour évêque de Verceil et, le premier des évêques d'Ita­lie, il sut, comme saint Martin en France et saint Augustin en Afrique, unir la régularité de la vie monastique à l'accom­plissement des devoirs épiscopaux.

 

L'arianisme s'étendait alors dans tout l'Orient comme une plaie contagieuse qui me­naçait même les églises d'Occident. Le pontife romain, pour conjurer le mal, résolut de tenir un concile à Milan. Il délégua à cet effet saint Eusèbe à l'empereur Constance afin de régler les conditions de cette assemblée.

 

Forts de l'appui de l'em­pereur, les évêques ariens, réunis à Milan, y condamnèrent saint Athanase et la foi de Nicée. L'évêque de Verceil qui re­fusa de s'associer à cette condamnation, fut, par ordre de Constance, exilé à Scythopolis.

 

Dès qu'on lui laissa la liberté, il se rendit à Alexandrie, près de saint Athanase ; de là il re­vint en Italie où le Pape lui donna la mission de visiter les églises ruinées par l'Arianisme. Les hérétiques se saisirent de nouveau de lui et il fut leur victime. Il avait alors quatre-vingts ans.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:21

 

 

 

 

    La multiplicité   des   occupations   vous   surcharge   quel­quefois ; eh bien ! C'est un bon moyen pour acquérir les vraies et solides vertus. C'est un martyre continuel que celui de la multiplicité des affaires. Car, comme les mouches font plus de peine et d'ennui à ceux qui voyagent en été que ne fait le voyage même ; ainsi la diversité et la mul­tiplicité des affaires font plus de peine que leur pesanteur même.

 

Vous avez besoin de la patience ; et j'espère que Dieu vous la donnera, si vous la lui demandez soigneusement, et que vous vous efforciez de la pratiquer fidèlement, vous y pré­parant tous les matins par une application spéciale de quel­que point de votre méditation, et vous opiniâtrant à vous mettre en patience le long de la journée, ou autant de fois que vous vous en sentirez distraite.

 

Ne perdez nulle occasion, pour petite qu'elle soit, d'exercer la douceur de cœur envers chacun. Ne comptez pas pouvoir réussir en vos affaires par votre industrie, mais seulement par l'assistance de Dieu ; et, par conséquent, reposez-vous en son sein, croyant qu'il fera ce qui sera le mieux pour vous, pourvu que de votre côté vous usiez d'une douce diligence.

 

Je dis douce diligence, parce que les diligences violentes gâtent le cœur et les affaires, et ne sont pas des diligences, mais des empressements et des troubles. Mon Dieu, nous serons bientôt en l'éternité, et alors nous verrons combien toutes les affaires de ce monde sont peu de chose, et combien il importait peu qu'elles se fissent ou ne se fissent pas ! Main­tenant néanmoins nous nous empressons comme si c'étaient de grandes choses.

 

Quand nous étions petits enfants, avec quel empressement assemblions-nous des morceaux de tuiles, de bois, de la boue pour faire des maisons et de petits bâtiments ! Et si quelqu'un les ruinait, nous en étions bien tristes et nous pleurions : mais maintenant nous connaissons que tout cela importait fort peu. Un jour nous en ferons de même au ciel, lorsque nous ver­rons que nos affections au monde n'étaient que de vraies enfances.

 

Je ne veux pas ôter le soin que nous devons avoir de ces petites bagatelles ; car Dieu nous les a commises en ce monde pour exercices : mais je voudrais bien ôter l'ardeur et la cha­leur de ce soin. Faisons nos enfances, puisque nous somme» enfants ; mais aussi ne nous morfondons pas à les faire : et si quelqu'un ruine nos maisonnettes et petits dessins, ne nous en tourmentons pas beaucoup. Car aussi, quand viendra le soir, auquel il faudra se mettre à couvert, je veux dire la mort, toutes nos maisonnettes ne seront pas à propos. Il faudra se retirer en la maison de notre Père.

 

Soignez fidèlement vos affaires, mais sachez que vous n'a­vez pas de plus dignes affaires que celles de votre salut, et l'acheminement du salut à la vraie et solide dévotion. Ayez patience avec tous, mais principalement avec vous-même ; je veux dire, ne vous troublez point de vos imperfections, et ayez toujours le courage de vous en relever. Faites comme si vous commenciez tous les jours ; il n'y a point de meilleur moyen pour achever la vie spirituelle que de toujours recom­mencer, et ne penser jamais avoir assez fait.

 

Patience donc, et résignons-nous à n'être pas parfaites de si tôt. Il faut, pour bien cheminer, nous appliquer à bien faire le chemin que nous avons plus près de nous, et la première journée ; et non pas s'amuser à désirer de faire la dernière, pendant qu'il faut faire et finir la première.

 

Notre imperfection doit nous accompagner jusqu'au cer­cueil ; nous ne pouvons aller sans toucher à terre. Il ne faut pas s'y coucher ni vautrer ; mais il ne faut pas non plus penser voler : car nous sommes si petites que nous n'avons pas en­core nos ailes. Nous mourons petit à petit ; il faut aussi faire mourir nos imperfections avec nous de jour en jour. Chères imperfections ! Qui nous font reconnaître notre misère, nous exercent au mépris de nous-mêmes, à la patience et dili­gence, et nonobstant lesquelles Dieu considère les bonnes dispositions de notre cœur.

 

Allons terre à terre, puisque la haute mer nous fait tourner la tête et nous donne des convulsions. Tenons-nous aux pieds de Notre-Seigneur avec Marie ; pratiquons certaines petites vertus propres à notre petitesse : ce sont des vertus qui s'exer­cent plus en descendant qu'en montant, et partant elles sont sortables à nos jambes : la patience, le support du pro­chain, le service, l'humilité, la douceur, le courage, l'affabili­té, la tolérance de notre imperfection, et ainsi des autres pe­tites vertus.

 

Ayons un ferme et général propos de vouloir servir Dieu de tout notre cœur et toute notre vie ; au bout de là ne songeons point au lendemain. Pensons seulement à bien faire aujour­d'hui ; et, quand le jour de demain sera arrivé, il s'appellera aussi aujourd'hui, et alors nous y penserons. Il faut faire pro­vision de manne pour chaque jour, et non plus. Et ne doutons point : Dieu en fera pleuvoir demain et après-demain, et tous les jours de notre pèlerinage. ( Saint françois de sales)

 

 

FÊTE  DU   JOUR, le 23 février : Saint Pierre Damien, docteur.

saint Pierre Damien naquit en 988, et perdit de bonne heu­re son père et sa mère. Son frère aîné, à qui il fut confié, le traita si cruellement qu'un autre de ses frères qui était prêtre, ému de compassion, l'envoya à l'Université de Parme, où il acquit une brillante réputation de savoir. Pierre Damien sanctifiait ses études par le jeûne, les veilles et la prière. Trouvant toutefois que ce n'était là que servir Dieu à moitié, il prit la résolution de quitter le monde. Il entra donc au mo­nastère de Pont-Avellin alors en grand renom de sainteté, dont sa prudence et sa piété ne tardèrent pas à le faire nommer supérieur. Les missions les plus délicates et les plus difficiles, furent confiés au saint religieux. Sept Souverains Pontifes le choisirent à la suite pour conseiller ordinaire, et l'un d'eux le créa Gardinal-Évêque d'Ostie. Nommé légat apostolique avec mission de réprimer la simonie, il fut en ou­tre chargé de réconcilier plusieurs évêques et d'apaiser les troubles de l'Église de Ravenne. Il fut saisi, à son retour à Ostie, d'une fièvre pernicieuse qui l'arrêta à Faenza, où il mourut dans un monastère de son ordre, après huit jours de maladie.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 03:50

                        

 

Il n'est pas d'impie si endurci qui ne souhaite néanmoins de bien mourir: Il n'est pas de méchant, si pervers qu'il soit , qui veuille mourir comme il ose vivre, à moins de renier complètement Dieu, de n'avoir aucune notion de l'enfer et de se jouer de l'éternité. Mais comment s'imaginer qu'on puisse recevoir la récompense du mal que l'on a fait ? Comment pré tendre arriver au terme d'une route en lui tournant le dos ? Quis'avisera jamais de planter des ronces pour y recueillir des raisins, de semer de l'ivraie pour en récolter du froment ?

 

La mort est un écho : telle vie, telle fin ; la vie est un et cri jeté à cet écho : la mort sera l'expression fidèle de votre cri, de vos inclinations, de votre conduite. Voulez-vous connaît d'avance quelle mort vous attend ? Voyez ce qu'est votre vie, car la mort bonne ou mauvaise est le fruit d'une bonne ou d'une mauvaise vie : À bon arbre, bon fruit : À sainte vie, sainte mort ; à mauvais arbre, mauvais fruit : à méchante vie, méchante mort.

 

La mort est le véritable miroir de la vie ; si vous lui opposez une vie pure, le reflet en sera pur ; si vous lui présentez une vie criminelle, l'image réfléchie sera hideuse. « Et ce mi­roir, dit saint Augustin, ne flatte personne : il vous montre à vous-même tel que vous êtes réellement. »

 

Il n'est pas en notre pouvoir de vivre ou de mourir ; mais il nous est possible, avec le secours de Dieu, de bien vivre afin de nous assurer une bonne mort ; apprendre à bien vivre, c'est apprendre aussi à bien mourir.

 

« Dans toute l'Écriture, remarque saint Augustin, on ne rencontre qu'un malfaiteur qui ait eu le bonheur de faire une mort après avoir mené une vie de désordre et d'infamie : on en trouve un, pour que personne ne soit tenté de dés­espérer de son salut : mais on ne trouve non plus que celui-là, afin que personne ne se berce d'une vaine espérance. » Ne vous flattez pas d'avoir le même bonheur, mais craignez de mourir en réprouvée si vous voulez vivre en réprouvée.

 

Tout homme esquisse dans sa vie le tableau de sa mort, ta­bleau repoussant ou agréable dont les œuvres de l'homme for­ment en quelque sorte les traits et les contours. Il n'y a d'ail­leurs que les souillures du péché qui rendent la mort hideuse.

 

Si vous voulez ne pas craindre la mort, il vous faut crain­dre le péché qui en fait toute l'horreur. Pour bien finir votre vie, il faut avant tout cesser de mener une vie mauvaise. C'est une triste et funeste erreur que de se proposer de bien vi­vre quand on ne peut plus vivre : qu'une bonne vie précède donc votre mort, afin qu'une mort misérable ne succède pas à une misérable vie.

 

L'arbre tombera du côté où il penche : si vous n'avez pen­ché pendant toute la vie que du côté du mal, de la négligence, de la tiédeur, quelle chute terrible, ou du moins périlleuse, n'a­vez-vous pas lieu d'appréhender à la mort ! Il est temps, grand temps de vous redresser et d'incliner vers le bien, dût-il vous en coûter même une extrême violence.

 

En mourant, le cygne fait entendre le chant du cygne, et le corbeau pousse le désagréable croassement de ses pareils : votre mort bonne ou mauvaise ne sera que l'expression et l'écho des habitudes de votre vie. Comment vous dépouille­riez-vous à cette heure-là des vices auxquels vous vous seriez étroitement attachée ? Adonnée de cœur au monde et à ses vanités, compteriez-vous goûter tout à coup, au moment fa­tal, la douceur des biens célestes ? Pourriez-vous alors haïr sans transition ce que vous auriez constamment aimé ? Se­riez-vous soudainement éprise de ce qui vous aurait toujours répugné ?

 

Un malade ressemble fort à un vaisseau qui fait naufrage : ceux qui s'y trouvent ne savent à quoi se cramponner pour échapper à la mort : l'un saisit une planche, l'autre se jette à la mer, un autre se confie à une chaloupe : tous font retentir l'air de leurs cris et de leurs lamentations.

 

Tel est aussi l'état d'une âme qui voit son corps prêt à se dissoudre : elle est si troublée qu'elle n'a pas même le temps de songer à elle-même: elle ne s'occupe que d'éluder la mort : elle s'attache à tout en qu'elle rencontre pour y parvenir; elle résiste, elle se confond en gémissements et en regrets; puis, lorsqu'elle se voit con­trainte de partir, elle s'écrie avec amertume et désespoir : « O mort ! Je ne vous savais pas si proche! Ô enfer ! Je ne vous croyais pas si épouvantable ! Ô éternité ! Je ne vous avais jamais supposée si horrible ! »

 

Cessez donc de différer la plus importante de toutes vos affaires jusqu'à ce moment décisif où vous serez incapable d'en accomplir la moindre chose ! Est-il temps de fortifier une place déjà assiégée ? D'établir ses comptes au moment où il faut les rendre ? De se préparer à un voyage quand le vaisseau est sous voiles ? Attention ! L'ennemi est à vos portes, l'huissier est à vos trousses, la cloche a sonné le départ du navire qui doit vous déposer sur les rives de l'éternité !

 

En résumé, commencez dès aujourd'hui à vivre comme vous souhaitez mourir : aimez maintenant ce que vous voudrez aimer à la mort ; fuyez ce que vous voudrez alors avoir évité et faites ce que vous voudrez avoir fait ; par-dessus tout, maintenez-vous toujours en état de grâce.

 

«O miséricordieux Jésus, accordez-moi cette grande grâce de devenir telle que je souhaite être trouvée à l'heure de ma mort : donnez-moi la force de fuir le péché, de mépriser la vanité, et de vivre de la vie des élus, afin que je n'aie pas un jour le malheur de mourir en réprouvée. »

(R. P. HILLEGEER)

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 03:40

 

 

 

 

 

Le  Christ  est  vainqueur ! Le Christ règne ! Le Christ  commande !

 

A Paul VI,  souverain  Pontife et pape universel, la paix, le bien et le salut éternel !

 

Que viennent des temps meilleurs ! Vienne la paix du Christ !

 

Que le règne du Christ et de Marie vienne !

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:07

 

Notre-Seigneur fit connaître, Ses desseins, à Sœur Marie Marthe Chambon (1841-1907) en ses termes :

 

« Je t’ai choisie pour réveiller la dévotion à Ma Sainte Passion dans les temps malheureux où vous vivez…

 

« Je veux que, par cette dévotion, non seulement les âmes avec lesquelles tu vis se fassent saintes, mais beaucoup d’autres encore…

 

«Ma fille, chaque fois que vous offrez à Mon Père les mérites de Mes Divines Plaies, vous gagnez une fortune immense…

 

«Que celui qui est dans le besoin vienne avec foi et confiance, qu’il puise constamment dans le trésor de Ma Passion.

 

«Voilà de quoi payer pour tous ceux qui ont des dettes. Il ne faut pas craindre de montrer Mes Plaies aux âmes… 

 

« Dans la contemplation de Mes Plaies on trouve tout pour soi et pour les autres.

 

«J’accorderai tout ce que l’on Me demandera par la dévotion aux Plaies. Ceux qui les honorent auront une vraie connaissance de Jésus-Christ. » (Vie, pp. 61 et 62.p)

 

 

http://amdg.over-blog.fr/article-ce-n-est-pas-pour-rire-116285599.html


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 01:19
Première oraison        Pater et Ave

    O Jésus-Christ ! Douceur éternelle  pour tous ceux qui vous aiment, Joie qui surpasse  toute joie et tout  désir,  salut et espoir de tout pécheur.  Vous qui avez témoigné n'avoir pas de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la fin des temps pour l'amour d'eux.

    Souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.

    Souvenez-vous Seigneur, lorsque faisant la Cène avec vos  disciples,  après leur avoir lavé les pieds, Vous leur avez donné votre corps sacré et votre  précieux sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.

    Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvés en votre âme, comme vous le témoignâtes vous-même, en disant : " Mon âme est triste jusqu'à la mort."

    Souvenez-vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand après avoir prié trois fois en répandant une Sueur de Sang, vous fûtes trahi par Judas votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevé, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges en la fleur de votre jeunesse dans le temps solennel de la Pâques.

    Souvenez-vous, que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision, qu'on vous voilà les yeux et la face, qu'on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d'épines, qu'on vous mit un roseau à la main et qu'attaché à une colonne vous fûtes déchiré de coups, accablé d'affronts et d'outrages.

    En mémoire de toutes ces  peines et douleurs que vous avez endurés avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort, une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. 

    Ainsi soit-il.

 

Deuxième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Vraie liberté des Anges, Paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et de la tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, ainsi que des lions furieux vous entourèrent, et par mille injures, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs vous tourmentèrent à l'envi.

    En considération de ces tourments, je vous supplie ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles, de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel !            Ainsi soit-il.

 

Troisième oraison         Pater et Ave

     O Jésus, Créateur du Ciel et de la terre, que nulle chose  ne peut borner  ni  limiter,  Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds  très délicats à la croix, les  percèrent  d’outre en outre avec de  gros clous  émoussés, et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient, pour  contenter   leur   rage, ils agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur et par une cruauté inouïe,  vous allongèrent  sur la  croix  et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres.

    Je vous conjure ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour !  

    Ainsi soit-il.  

                  

Quatrième oraison        Pater et Ave

    O Jésus, Céleste médecin,  élevé  en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs  et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres,  dont   aucun  ne  demeura en sa place, en  sorte qu'il n'y eut douleur  semblable  à la vôtre. Depuis la plante des  pieds  jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre corps ne fût sans tourment. Cependant, oubliant  toutes vos souffrances,  Vous n'avez  cessé  de  prier votre  Père  pour vos  ennemis,  en  lui disant :  " Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font."

    Par cette grande Miséricorde et en mémoire de ces douleurs, faites que le souvenir de votre très amère passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés.

    Ainsi soit-il.

  

Cinquième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. 

    Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par votre grande miséricorde envers Dismas, le bon larron, lorsque vous lui avez dit: "En vérité, je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec Moi dans le Paradis."

    Je vous supplie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort, vous me fassiez aussi miséricorde !     

    Ainsi soit-il.

 

Sixième oraison         Pater et Ave

   O Jésus, Roi aimable et  tout  désirable, souvenez-vous de la  douleur que vous avez eue, quand nu  comme un misérable, Vous étiez  élevé  et  attaché à la croix, ou tous  vos parents et amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée, Marie Madeleine, les saintes femmes  et Saint Jean, qui demeurèrent très fidèlement auprès de vous  dans  votre   agonie, c’est à cette occasion que vous recommandâtes votre  fidèle disciple à Marie en disant:

" Femme, voilà votre Fils ! " et à saint Jean : " Voilà votre Mère ! "

   Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre Sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes   mes afflictions et tribulations tant corporelles que spirituelles et de m'assister dans toutes mes épreuves, surtout à l'heure de la mort.

   Ainsi soit-il.

   

Septième oraison         Pater et Ave  

   O Jésus, Fontaine de pitié inépuisable, qui par une profonde affection d’amour, avez dit sur la Croix :                     " J'ai soif ". 

   Oui, la soif du salut du genre humain.  Je vous prie ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle ainsi que l'ardeur des appétits mondains.

   Ainsi soit-il.

 

Huitième oraison       Pater et Ave

   O Jésus, Douceur des cœurs et suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûté sur la Croix pour l'amour de nous, donnez-nous la sagesse de la croix et accordez nous, de désirer  recevoir spirituellement chaque jour, votre corps et votre sang précieux, pour donner à nos âmes soutien et réconfort pendant notre vie et surtout à l'heure de notre mort.     

   Ainsi soit-il.

 

Neuvième oraison      Pater  et  Ave

   O Jésus, Vertu royale et joie de l'esprit, ayez souvenance de la douleur,  que vous avez endurée pour nous, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, vous criâtes à hautes voix que vous aviez été abandonné  par  votre  Père  en  disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?"

   Par cette angoisse, je vous en conjure ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort.                

   Ainsi soit-il.   

   

Dixième oraison        Pater et Ave

   O Jésus, Qui êtes en toutes choses, commencement et fin, vie et vertu. Souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et facile pour ceux qui vous aiment.

   Ainsi soit-il.

 

Onzième oraison       Pater et Ave

   O Jésus, Abîme très  profond de  Miséricorde, je vous en supplie en mémoire de vos plaies qui ont  passé  jusqu'à  la moelle de vos os et de vos entrailles, de  me  tirer moi misérable,  submergé par mes offenses,  hors du péché et de me cacher de votre face  irritée dans  les trous  de  vos  plaies,   jusqu'à ce que votre colère et votre  juste indignation soient passées.

   Ainsi soit-il.  

 

Douzième oraison        Pater et Ave

   O Jésus,  Miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude des plaies dont  vous avez  été  blessé de la  tête  aux  pieds, déchiré  et  tout rougi  par  l'effusion  de votre sang adorable.

   O grande et universelle douleur, que vous avez soufferte pour l'amour de nous  en  votre  chair  virginale !  Très doux Jésus qu'avez-vous pu faire pour nous, que

 vous n'ayez fait !

   Je vous en conjure, O mon  Sauveur, de marquer avec votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon  cœur,  afin que j'y lise sans cesse votre douleur  et votre amour.

    Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, que votre amour y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à Vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, O très doux Jésus, dans la vie éternelle.

    Ainsi soit-il. 

 

Treizième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée pour nous de toutes vos forces, tant du cœur que du corps et à la fin, étant entièrement épuisé, vous inclinâtes la tête en disant :           "Tout est consommé".

    Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi  en la  dernière  heure de  ma  vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit  sera  troublé.       

   Ainsi soit-il.  

   

Quatorzième oraison     Pater et Ave

   O Jésus, Fils unique du Père, Splendeur et  figure de  sa   substance,  souvenez-vous  de l'étroite et humble recommandation  que  vous fîtes  à  votre  Père  en disant :   "Père, je remets mon Esprit entre vos mains".

   Votre corps étant tout déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré. Par cette précieuse mort, je  vous   supplie  O  Roi  des  saints ! Confortez-moi, donnez-moi le secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je ne vive  qu'en  Vous  seule.

   Recevez, je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilé   qui retourne vers vous.     

   Ainsi soit-il. 

 

Quinzième oraison       Pater et   Ave

   O Jésus, Vrai et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandu de votre corps sacré ainsi que le raisin sous le pressoir.

   De votre côté, transpercé d'un coup de lance par Longin, vous avez répandu du sang et de l'eau, en telle sorte  qu'il  n'en  est  plus  demeuré une seule  goutte  et  enfin,  comme  un faisceau de myrrhe élevé au haut  de  la Croix, votre chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est  tarie et la moelle de vos os s'est séchée.

   Par cette amère passion et par l'effusion de votre précieux sang, je vous supplie, O doux Jésus, blessez mon cœur afin que mes larmes de pénitence et d'amour, nuit et jour, me servent de pain. Convertissez-moi entièrement à  vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation,  que ma conversation vous soit agréable et que la fin de ma vie soit tellement  louable, que  je  mérite  votre Paradis pour vous louer et vous  bénir à jamais avec tous les saints.

   Ainsi soit-il.

 

Transcrit le 4 janvier 2000, revue 15 mars 09. Par G. G.

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 04:19

C’est à Sainte Angèle de Foligno que fut dite cette parole :

 

« Tous ceux qui aimeront et qui partageront Ma pauvreté, Mes douleurs, Mon abaissement, sont Mes fils légitimes et ils seront les tiens, les autres ne le sont pas. Ceux qui auront l’esprit fixé sur Ma Passion et sur Ma Mort, en dehors desquelles il n’y a pas de vrai salut, ceux là sont Mes enfants légitimes ; les autres ne le sont pas ». (Doncoeur, p. 241 ; Ferré p. 343.)

 

Une autre fois Dieu lui dit : « A tes fils présents et absents Je donnerai le feu du Saint-Esprit, Il les enflammera tous, et par l’amour il les transformera totalement en Ma Passion.

 

 Il y aura, cependant, entre eux de grandes différences : ceux qui se souviendront davantage de Ma passion M’aimeront davantage ; ceux qui M’aimeront davantage Me seront plus unis. »        (Doncoeur, p. 223 ; Ferré, p. 231.)

 

Et à Sainte Mechtilde :

 

 « Autant de fois, au souvenir de Ma Passion, l’homme gémit du fond de son cœur, autant de fois il semble appliquer une rose fraîche sur Mes plaies, et il en part pour atteindre son âme un trait d’amour qui lui fait une blessure de salut. » (Ire part., ch. XVI.)

 

 

A la vénérable Agnès de Langeac :

 

« C’est Moi qui suis l’amour même. Je l’ai montré dans l’excès de Ma Passion. Oh ! Bienheureux sont ceux qui s’y entretiennent, quoique le nombre en soit fort petit ! Ceux qui la méditent n’auront pas peur des dernières paroles que Je dirai aux pécheurs lors du dernier jugement. » (Vie, par Lantage, t. II, IIIe part., ch. v, p.129.)

 

Sainte Mechtilde ayant demandé au Seigneur ce qui lui plaisait le plus en l’homme, Il répondit :

 

 « C’est qu’il médite avec un profond sentiment de reconnaissance et garde dans une perpétuelle mémoire tous les actes de vertu que J’ai accomplis sur la terre, toutes les peines et les injures que J’ai supportées pendant trente trois ans, en quelle misère J’ai vécu, quels affronts J’avais à supporter de Mes créatures, et enfin que Je suis mort en croix de la mort la plus amère, pour l’amour de l’âme de l’homme que J’ai acheté de Mon Sang Précieux, afin d’en faire Mon épouse. Que chacun ait pour tous ces bienfaits autant d’affection et de reconnaissance que si J’avais souffert pour son salut à lui seul. » (I part., ch. XVIII.)

 

http://amdg.over-blog.fr/article-ce-n-est-pas-pour-rire-116285599.html

 

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