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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 07:09

   

 

L'ÉLUE DE JÉSUS CRUCIFIÉ…

 

« Une chose me fait de la peine, disait le doux Sauveur à sa petite servante, c'est qu'il y a  des âmes qui regardent la dévotion à mes Plaies  comme étrange, comme méprisable, comme une chose qui ne convient pas..., c'est pour cela qu'elle  tombe et qu'on l'oublie.

 

«Au Ciel, j'ai des Saints qui ont eu une grande  dévotion à mes saintes Plaies, mais sur la terre,  Il n'est presque plus personne qui m'honore de cette manière-là. »

 

Cette plainte n'est que trop fondée ! Dans un monde où « jouir » semble l'unique préoccupation, combien de personnes, même chrétiennes, ont comme perdu le sens du sacrifice !... Trop peu d'âmes comprennent la Croix! Trop peu s'atta­chent à méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, que saint François de Sales appelle si justement « la vraie école de l'amour, le plus doux et le plus violent motif de la piété ».

 

Or, Jésus ne veut point que reste inexploitée cette mine inépuisable, que demeurent oubliés et perdus les fruits de ses saintes Plaies. Il se choi­sira — n'est-ce pas sa coutume ? — le plus humble des instruments pour accomplir son œuvre d'amour.

 

Le 2 octobre 1867, Sœur Marie Marthe assistait à une « Prise d'Habit », lorsque la voûte des cieux s'entrouvrant, elle vit s'y dérouler la même céré­monie dans une splendeur bien autre que celle de la terre. Toute la Visitation du Ciel était présente : Les premières Mères se tournant vers elle, comme pour lui annoncer une bonne nouvelle, lui dirent, joyeuses :

 

« Le Père Éternel a donné à notre saint Ordre son Fils en trois manières :

1° Jésus-Christ, sa Croix et ses Plaies, à cette Maison plus particulièrement.

   2° Son Cœur Sacré.

  3° Jésus Enfant. Il faut que vous ayez toute la simplicité de l'enfant dans vos rapports avec lui. »

 

Ce triple don ne semble pas nouveau. En remon­tant aux origines de l'Institut, nous retrouvons, dans la vie de notre Mère Anne Marguerite Clément, contemporaine de sainte Jeanne de Chantal, ces trois dévotions dont toutes les Religieuses formées par elle portèrent le cachet.

 

Peut-être, et nous aimons à le croire, est-ce cette âme, également favorisée qui, de concert avec notre Sainte Mère et Fondatrice, vient aujour­d'hui les rappeler à l'élue de Dieu.

 

Quelques jours plus tard, notre T. H. Mère Marie Pauline Deglapigny, décédée depuis dix-huit mois, apparaît à son ancienne fille et lui confirme ce don des saintes Plaies :

 

«La Visitation avait déjà une grande richesse, mais elle n'était pas complète. Voilà pourquoi est heureux le jour où  j'ai quitté la terre, parce que, dès ce jour, au lieu d'avoir seulement le Cœur Sacré de Notre-Seigneur, vous aurez toute la sainte Humanité, c'est-à-dire, ses sacrées Plaies. J'ai demandé cette grâce pour vous. »

 

Le Cœur de Jésus? Ah ! Qui le possède ne possède-t-il pas tout Jésus ? Tout l'amour de Jésus ?... Sans doute. Mais les saintes Plaies sont comme l'expression prolongée — et combien éloquente — de cet amour. Aussi, Jésus veut-il que nous l'hono­rions tout entier, et qu'en adorant son Cœur blessé, nous sachions ne pas oublier ses autres Plaies, ouvertes, elles aussi, par l'amour. — Et il n'est pas sans intérêt, à ce propos, de rapprocher le don de l'humanité souffrante de Jésus, fait à notre Sœur Marie Marthe, de celui dont fut gra­tifiée à la même époque notre vénérable Mère Marie de Sales Chappuis : le don de l'Humanité sainte du Sauveur.

 

Saint François de Sales, notre bienheureux Père, qui, très souvent, visitait sa chère fille pour l'ins­truire paternellement, ne manque pas de l'affermir dans la certitude de « l'élection divine ».

 

Un jour qu'ils s'entretenaient ensemble : «Mon Père lui dit-elle avec sa naïveté ordinaire, vous savez que nos Sœurs n'ont guère confiance en mes  affirmations, parce que je suis bien imparfaite. »  — Ma fille,répondit le Saint, «les vues de Dieu  ne sont pas celles de la créature— la créature juge selon les vues humaines, — Dieu donne ses grâces à une misérable qui n'a rien, afin que toutes retournent à Lui. Tu dois être bien contente des imperfections que tu as, parce qu'elles cachent les dons de Dieu. — Dieu t'a choisie pour compléter la dévotion au Sacré-Cœur : le Cœur a été montré à ma fille Marguerite-Marie et les saintes Plaies à ma petite Marie Marthe !... C'est un besoin pour mon cœur de Père, que cet honneur soit rendu par vous à Jésus Crucifié! Cela fait le complément de la Rédemption que Jésus a tant désirée! »

 

La Très Sainte Vierge vint aussi, un jour de la Visitation, confirmer la jeune Sœur dans sa voie. Accompagnée de nos saints Fondateurs, de notre sainte Sœur Marguerite-Marie : « Je donne mon Fruit à la Visitation, comme je l'ai porté à ma cousine. Elisabeth, lui dit-elle avec bonté. — « Ton saint Fondateur a reproduit les travaux, la  douceur et l'humilité de mon Fils; ta sainte Mère de Chantal ma générosité, en passant par-dessus tous les obstacles pour s'unir à Jésus et faire sa sainte volonté; ta bienheureuse Sœur Marguerite-Marie a reproduit le Sacré Cœur de mon Fils pour le donner au monde... Et toi, ma fille, tu es choisie pour arrêter la justice de Dieu, en faisant valoir les mérites de la Passion et des saintes Plaies de mon unique et bien-aimé Fils, Jésus!... »

 

Et comme Sœur Marie Marthe opposait quelques objections : « Ma fille, reprit l'Immaculée Vierge, « vous n'avez pas à vous inquiéter, ta Mère et toi, mon Fils sait bien ce qu'il doit faire... Pour vous, faites seulement, jour par jour, ce que veut Jésus. »

 

Les invitations et les encouragements de la Très Sainte Vierge iront, d'ailleurs, se multipliant et prendront toutes les formes : « Si vous voulez des richesses, il faut aller puiser dans les saintes Plaies de mon Fils... Toutes les lumières du Saint-Esprit sortent des Plaies de Jésus, mais vous recevrez ces dons à proportion de votre  humilité...»

 

« — Je suis votre Mère et je vous dis: allez puiser dans les Plaies de mon Fils!... Sucez le sang jusqu'à l'épuiser, ce qui n'arrivera cependant  jamais.»

 

« — Il faut que toi, ma fille, tu appliques les Plaies de mon Fils sur les méchants pour les convertir. »

 

Après les interventions des premières Mères, de notre saint Fondateur et de la Sainte Vierge, nous ne saurions oublier, dans ce tableau, celles de Dieu le Père, pour qui notre chère Sœur ressentit toujours une tendresse, une confiance d'enfant et qui en fut vraiment divinement gâtée. — On sait comment Il l'avait instruite de sa mission future. De temps à autre, Il la lui rappelle : « Mon enfant, je te donne mon Fils pour t'aider tout le long du jour, afin que tu puisses payer tout ce que tu dois à ma justice pour tous.»

 

« Tu prendras constamment dans les Plaies de Jésus de quoi payer les dettes des pécheurs. »

 

La Communauté faisait des processions et des prières pour différents besoins : « Tout ce que vous me donnez là n'est rien, déclara Dieu le  Père. » — « Si ce n'est rien, riposte l'audacieuse enfant, je vous offre alors tout ce que votre Fils a fait et souffert pour nous. » — « Ah ! Reprend le Père Éternel, ceci est grand!... »

 

De son côté, Notre-Seigneur, pour fortifier sa servante, lui renouvelle, à plusieurs reprises, l'assurance qu'elle est bien réellement appelée à raviver la dévotion aux Plaies rédemptrices : «Je t'ai choisie pour réveiller la dévotion à ma sainte Passion dans les temps malheureux où vous vivez. » Puis, lui montrant ses saintes Plaies comme un livre où Il veut lui apprendre à lire, le bon Maître ajoute : « Ne bouge pas les yeux de dessus ce livre et tu en apprendras plus que les plus grands savants. La prière aux saintes Plaies comprend tout. »

 

Une autre fois, pendant le mois de juin, tandis qu'elle était prosternée aux pieds du Très Saint Sacrement, Notre-Seigneur, ouvrant son Cœur Sacré comme la source de toutes les autres Plaies, insiste encore : « J'ai choisi ma fidèle servante Marguerite-Marie pour faire connaître mon divin Cœur, et ma petite Marie Marthe pour insinuer la dévotion à mes autres Plaies!... Mes Plaies vous sauveront infailliblement ; elles sauveront le monde. »

 

Dans une autre circonstance : « Ton chemin, lui dit-il, c'est de me faire connaître et aimer, surtout dans l'avenir. » Il lui demande d'offrir incessamment ses divines Plaies pour le salut du monde : « Ma fille, le monde sera plus ou moins troublé, suivant que tu auras fait ta tâche... Tu es choisie pour satisfaire ma Justice. — Enfermée dans ta clôture, tu dois vivre ici-bas comme l'on vit au Ciel, m'aimer, me prier sans cesse par mes Plaies pour apaiser ma vengeance.»

 

« Je veux que, par cette dévotion, non seulement les âmes avec lesquelles tu vis deviennent saintes, mais beaucoup d'autres encore! — Un jour, je te demanderai compte si tu as bien pris dans ce trésor pour toutes mes créatures.»

 

« Vraiment, lui dira-t-il encore plus tard, vraiment, mon Épouse, j'habite en ce lieu et dans tous les cœurs!... J'y établirai mon règne et ma paix, je détruirai par mon pouvoir tous les obstacles, parce que je suis le Maître des cœurs et que je connais toutes les misères... Toi, ma fille, tu es le canal de mes grâces. Apprends que le canal  n'a rien de lui-même, il n'a que ce que l'on fait passer dedans. Il faut, comme canal, que tu ne gardes rien et que tu dises tout ce que je te communique. — Je t'ai choisie pour faire valoir les mérites de ma sainte Passion pour tous; mais je veux que tu sois toujours cachée. — A moi de faire connaître plus tard que c'est par ce moyen que le monde sera sauvé et par les mains aussi de ma Mère Immaculée!... »

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 03:41

(Divins Enseignements à Sœur Marie du Sacré-Cœur)

 

Un autre jour le Sauveur Jésus m'a ainsi parlé: Ma fille, les Israélites se trouvant dans le désert, sans nourriture, commencèrent à murmurer contre Dieu et contre Moïse, qui les avaient retirés de la servitude d'Égypte. Moïse essaya de calmer le peuple et pria le Seigneur, et Dieu envoya aux Israélites, malgré leur indignité, la Manne pour les nourrir.

 

Ne reconnaissez-vous point là, Ma fille, la dégradation et l'ingratitude de l'homme? Ne voyez-vous point  l’image d'une âme convertie, qui a embrassé la vie intérieure ? Dieu, pour l'éprouver, la prive de ses douceurs de ses consolations, et cette âme s'impatiente, murmure et regrette les consolations du monde auxquelles elle a renoncé, comme les Israélites regrettaient les oignons d'Égypte.

 

Que ceux qui sont dans l'affliction ou dans les épreuves imitent plutôt la conduite de Moïse. Qu'ils mettent en Dieu leur confiance; qu'ils espèrent tout de Lui et Il leur enverra toutes sortes de biens; Il les comblera de tous Ses bienfaits, et la grâce coulera sur eux comme une manne céleste qui leur donnera force, courage et vigueur pour traverser le désert de la vie.

 

En une autre circonstance, le Sauveur Jésus me dit:

Ma fille, pendant que Moïse recevait de Dieu les lois qui devaient régir son peuple, les Israélites firent un veau d'or et l'adorèrent. Moïse, descendant de la montagne, brisa ce veau d'or avec indignation.

 

Quelle folie, quelle ingratitude et quel aveuglement dans les Israélites en agissant ainsi! Ainsi agissent les orgueilleux vis-à-vis de Dieu. Ils aiment à être élevés, à être honorés et glorifiés; ils se complaisent en eux-mêmes, et loin de rapporter à Dieu le bien qui est en eux, ils se l'attribuent comme s'ils en étaient les auteurs véritables. Agir comme cela, c'est dérobé à Dieu l'honneur qui lui est dû.

 

 « Je viendrai comme Moïse briser ces ingrats, ces aveugles et ces orgueilleux, et ils ne se relèveront point. »

 

«Ma fille, fuyez l'orgueil, les honneurs et l'estime des hommes ; ne cherchez que l'humilité et l'oubli, et vous ne perdrez point la gloire seule véritable, qui consiste dans la vue, la possession et l'amour de Dieu. »

 

Ceci doit nous servir de leçon dans la longue épreuve que subit l’Église et la France. Nous nous impatientons et cessons de croire et de combattre. Veillons à ne pas mettre notre confiance dans de faux sauveurs ou en des capacités seulement humaines. Tout vient de Dieu et tout doit servir la gloire de Sa Miséricorde et de Sa Justice. Que Sa Volonté soit faite… ! A Son Heure… !

 

SS Paul VI n’est-il  pas comme un nouveau Moïse qui doit manifester la Volonté divine après son long exil, regroupant par la révélation de la Vérité, le troupeau dispersé dans la confusion et tenté par les idoles et les faux sauveurs ?

 

 Pour mémoire : Moïse mourut à l’âge de 120 ans… en pleine lucidité…

 

http://amdg.over-blog.fr/article-l-epreuve-du-desert-116995387.html

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 03:35

 

JUGEMENT DES SUPÉRIEURS ECCLÉSIASTIQUES

 

La Supérieure et la directrice d'une âme aussi privilégiée ne pouvaient prendre sur elles seules la responsabilité de cette voie extraordinaire...

 

Elles consultèrent les Supérieurs ecclésiastiques, notamment : M. le Chanoine Mercier, Vicaire général et Supérieur de la Maison, prêtre de grand sens et de grande piété ; le R. P. Ambroise, provincial des Capucins de Savoie, homme de haute valeur morale et doctrinale ; M. le Chanoine Bouvier, surnommé « l'Ange des Monts », aumônier de la Communauté, dont la réputation de science et de sainteté franchissait les limites même de notre Province.

 

L'examen fut sérieux et complet. Les trois examinateurs s'accordèrent à affirmer que la voie où marchait Sœur Marie Marthe portait le cachet divin.

 

Ils conseillèrent de tout mettre par écrit; mais, prudents autant qu'éclairés, ils jugèrent, d'autre part, qu'il fallait garder ces faits sous le voile du secret, jusqu'à ce qu'il plût « à Dieu de les révéler lui-même ».

 

Voilà pourquoi la Communauté demeura igno­rante des grâces insignes dont elle était favorisée en l'un de ses membres, — le moins apte, dans le sens humain, à les recevoir.

 

Voilà aussi pourquoi, tenant pour une consigne : sacrée l'avis des Supérieurs ecclésiastiques, notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel se mit à relater jour par jour, avec une exactitude scrupuleuse — allant jusqu'au respect de certaines fautes, fruits de l'ignorance ou du manque de mémoire, — les récits de l'humble Converse, à qui, d'ailleurs, Nôtre Seigneur donnait l'ordre de ne rien cacher à sa Supérieure.

 

« Nous déposons ici, en la présence de Dieu et de nos Saints Fondateurs, par obéissance et le plus exactement possible, ce que nous croyons nous être envoyé du Ciel par une prédilection tout amoureuse du divin Cœur de Jésus, pour le bonheur de notre Communauté et pour le bien des âmes.»

 

« Dieu semble avoir choisi dans notre humble famille l'âme privilégiée qui doit renouveler en  notre siècle la dévotion aux saintes Plaies de Notre  Seigneur  Jésus-Christ. C'est notre  humble petite  Sœur domestique, Sœur Marie Marthe  Chambon,  que le Sauveur gratifie de sa présence sensible. Il lui montre chaque jour ses divines Plaies, afin  qu'elle en fasse valoir constamment les mérites, pour les besoins de la sainte Église, la conversion des pécheurs, les nécessités de notre Institut, — et surtout pour le soulagement des âmes du  Purgatoire.»

 

« Jésus en fait son Jouet d'amour et la victime de son Bon Plaisir... — et nous, pleines de reconnaissance, nous éprouvons à chaque instant l'efficacité de ses prières sur le Cœur de Dieu. »

 

Telle est la déclaration par laquelle s'ouvre le récit denotre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel, digne confidente des faveurs d'En Haut. — C'est à ses notes que sont empruntées toutes les citations qui vont suivre.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:05

« O très miséricordieux Seigneur Jésus-Christ, vraie Lumière destinée à éclairer les nations, nous supplions Votre clémence de considérer la perte de tant d'âmes, qui, par la fraude de l'antique serpent, et par la tromperie des hérétiques, sont tombées dans les plus profondes ténèbres de l'erreur.

 

O très miséricordieux Jésus, est-il possible que ces âmes malheureuses, rachetées au prix de Votre Sang très précieux, soient trompées par Satan, et que vous souffriez qu'elles soient soumises à son empire? Est-il possible que Vous laissiez tant d'âmes si dignes de compassion tomber tous les jours, pour avoir perdu la vraie foi, dans les abîmes de l'enfer?

 

Rappelez-vous, O Jésus, combien de voyages péniblesVous avez entrepris pour leur salut, combien de blessures et de plaies Vous avez reçues pour les racheter.

 

Nous vous supplions donc, par la vertu de Votre très amère Passion et de Votre mort, de daigner éteindre entièrement ces exécrables hérésies et ramener à la vraie Foi les cœurs endurcis et les esprits aveuglés des hérétiques. Ainsi soit-il. »

 

(Et daignez- nous redonner le Lien de la Foi, notre pape légitime SS Paul VI .)

Notre Père. Je vous salue, Marie. Gloria…

 

http://amdg.over-blog.fr/article-la-verite-est-le-chemin-de-la-vie-116964458.html


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 02:55

 

 

SES VEILLES ET SES PÉNITENCES CORPORELLES…

 

Les Supérieures, s'inclinant devant des signes certains de la volonté du Ciel — signes sur les­quels nous ne pouvons nous arrêter en cette courte Notice, — se décident peu à peu, malgré leurs appréhensions, à la livrer aux exigences de ce Jésus Crucifié.

 

Sœur Marie Marthe se voit d'abord invitée à passer les nuits étendue sur le plancher de sa cellule. Puis elle reçoit l'ordre de porter  jour et nuit un rude cilice. Bientôt, elle doit se tresser une couronne d'épines aiguës, qui ne lui permet plus de reposer la tête sans ressentir une vive souffrance.

 

Au bout de huit mois, en mai 1867, non content des nuits passées à terre, avec le cilice et la couronne d'épines, Jésus exige de Sœur Marie Marthe le sacrifice de son sommeil même, en lui demandant de veiller, seule, pendant que tout dort dans le Monastère, auprès du Très Saint Sacrement.

 

A de telles exigences, la nature ne trouve guère son compte ! Mais n'est-ce pas le prix habituel des faveurs divines ?... Dans le silence des nuits, Nôtre Seigneur se communique à sa servante de la façon la plus merveilleuse. Parfois, sans doute, Il la laisse lutter péniblement, pendant de longues heures, contre la fatigue et le sommeil. Mais, le plus souvent, Il s'empare d'elle immédiatement et l'emporte dans une sorte d'extase. Il lui confie ses peines et ses secrets d'amour, Il la comble de caresses, dérobe son cœur pour le plonger dans le sien. Ses emprises sur cette âme très humble, très simple et docile, vont grandissant chaque jour.

 

TROIS JOURS DE GRACES EXCEPTIONNELLES

 

Trois jours du mois de septembre 1867, les 26, 27 et 28, furent, pour la chère voyante, trois jours de grâces exceptionnelles...

 

Toute la splendeur des cieux vint illuminer son humble cellule où descendit la Trinité Sainte. Dieu le Père, lui présentant Jésus dans une hostie, lui dit : « Je te donne Celui que tu m'offres si souvent », et Il la communia. Puis Il lui dévoila les mystères de Bethléem et de la Croix, éclairant son âme de vives lumières sur l'Incarnation et la Rédemption.

 

Tirant ensuite de Lui-même son Esprit comme un rayon de feu, Il lui en fit don : « Il y a là-dedans, affirma-t-il, la lumière, la souffrance et l'amour!... L'amour sera pour moi ; la lumière pour découvrir ma volonté ; la souffrance, enfin, pour souffrir de moment en moment, comme je veux que tu fasses. »

 

Le dernier jour, l'invitant à contempler, dans un rayon éblouissant de lumière, la Croix de son Fils, le Père céleste « lui donna de mieux comprendre les Plaies de Jésus pour son bien personnel ».

 

En même temps, dans un autre rayon partant de la terre pour aboutir au ciel, elle vit comme un appel à faire valoir les mérites des Plaies de Jésus pour le monde entier.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:59

 

SES PREMIÈRES ANNÉES DE RELIGION

 

Lorsque la Visitation Sainte-Marie de Chambéry lui ouvrit ses portes, Françoise Chambon avait vingt et un ans. Deux années plus tard, en la fête de Notre Dame des Anges, 2 août 1864, elle pronon­çait les saints Vœux et prenait place définitivement — sous le nom de Sœur Marie Marthe — parmi les Religieuses du voile blanc.

Rien, à l'extérieur, ne prévenait en faveur de la nouvelle épouse de Jésus-Christ. La beauté de la fille du Roi était vraiment tout intérieure... Dieu qui, sans doute, se réservait des compensations, avait, sous le rapport des dons naturels, traité Sœur Marie Marthe avec une réelle parcimonie ! Des manières et un langage rustiques ; — une intelligence plutôt médiocre, que nulle culture, même sommaire, n'était venue développer : Sœur Marie Marthe ne savait ni lire ni écrire ;

 

(Note : Il importe de ne jamais perdre de vue cette complète ignorance de Sœur Marie Marthe : d'une part, on sera émerveillé de trouver tant « d'exactitude doctrinale et de justesse d'expression » chez une personne si peu cultivée ; d'autre part, on excusera volontiers ce qui peut laisser à désirer dans « certains détails ne se rapportant pas à la substance des choses ». (Appréciation du R. P. Mazoyer, S. J.)

 

— des sentiments qui ne s'élèveront que sous l'influence divine ; — un tempérament vif et quelque peu tenace ; les Sœurs, ses compagnes le disent volontiers, en souriant : « 0h ! Pour une sainte, c'était une vraie sainte ! Mais une sainte parfois agaçante, et énervante ! »

 

La « sainte » le savait bien ! Et, dans sa naïveté touchante, elle se plaignait à Jésus d'avoir tant de défauts : « Tes imperfections, lui répondait-il, « sont la plus grande preuve que tout ce qui se passe en toi vient de Dieu. Je ne te les enlèverai jamais ; elles sont la couverture qui cache mes dons. Tu as  bien envie de te cacher ? J'en ai encore plus envie  que toi!... »

 

En regard de ce portrait, on aimerait à en placer un second aux lignes autrement attrayantes. Sous les dehors d'un bloc passablement informe, l'obser­vation plus attentive des Supérieures ne tarda pas, en effet, à deviner, puis à reconnaître une physio­nomie morale déjà très belle, et s'embellissant tous les jours sous l'action de l'Esprit de Jésus. On note­rait ici de ces traits frappés aux signes infaillibles qui révèlent l'Artiste divin... et le révèlent d'autant mieux que les disgrâces de la nature n'ont point disparu : dans cette intelligence si fruste, que de lumières, que de vues profondes ! Dans ce cœur sans culture naturelle, quelle innocence, quelle foi, quelle piété, quelle humilité, quelle soif de sacrifice !

 

Il suffira, pour le moment, de rappeler le témoi­gnage de sa Supérieure, N. T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel : « L'obéissance est tout pour elle.  La candeur, la droiture, l'esprit de charité qui l’anime, sa mortification, et, par-dessus tout, son humilité sincère et profonde, nous paraissent les plus sûrs garants de la conduite de Dieu sur cette âme. Plus elle reçoit, plus elle entre dans un vrai mépris d'elle-même, étant presque habituellement écrasée par la crainte d'être dans l'illusion. Docile aux avis qui lui sont donnés, les paroles du Prêtre et de la Supérieure ont une grande puissance pour lui rendre la paix... Ce qui nous tranquillise sur­tout, c'est son amour passionné pour la vie cachée; son besoin impérieux d'échapper à tout regard humain, et la frayeur qu'elle a qu'on aperçoive ce qui se passe en elle. »

 

Les deux premières années de vie religieuse de notre Sœur s'écoulent à peu près normalement. A part un don d'oraison peu commun, un recueil­lement perpétuel, une faim et une soif de Dieu toujours croissantes, rien de vraiment particulier et qui fasse prévoir des choses extraordinaires.

 

Mais, en septembre 1866, la jeune Converse commence à être favorisée des fréquentes visites de Notre-Seigneur, de la Très Sainte Vierge, des Âmes du Purgatoire, des Esprits Bienheureux.

 

Jésus crucifié, surtout, lui offre presque chaque jour à contempler ses Plaies divines, tantôt resplen­dissantes et glorieuses, tantôt livides ou ensan­glantées, en lui demandant de s'associer aux dou­leurs de sa sainte Passion.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:56

CANTIQUE en attendant le Jugement de Dieu.   

(Mgr Ghika 1872-1954)

 

Larmes et sourires, bénissez le Seigneur.

Regrets et repentirs, bénissez le Seigneur.

Fièvres et ferveurs, bénissez le Seigneur.

Péchés laves et pardonnes, bénissez le Seigneur.

Crimes expies et répares, bénissez le Seigneur.

Injustices devenues servantes du salut, bénissez le Seigneur.

Bourreaux absous et victimes volontaires, bénissez le Seigneur.

Oublies dont Dieu se souvient, bénissez le Seigneur.

Ingratitudes doucement accueillies, bénissez le Seigneur.

Secrets du fond des âmes, bénissez le Seigneur.

Mensonges agenouilles devant la Vérité, bénissez le Seigneur.

Énigmes et perplexités, bénissez le Seigneur.

Appels, attentes et recherches, bénissez le Seigneur.

Misères faites pour être comblées, bénissez le Seigneur.

Espérances faites pour être dépassées, bénissez le Seigneur.

Impatiences faites pour être confondues, bénissez le Seigneur.

Obstacles faits pour être surmontés, bénissez le Seigneur.

Ténèbres et éblouissements, bénissez le Seigneur.

Extases et délaissements, bénissez le Seigneur.

Fatigues et agonies, bénissez le Seigneur.

Offrandes et sacrifices, voeux et serments, bénissez le Seigneur.

Choses données et point reprises, bénissez le Seigneur.

Rêves et désirs, bénissez le Seigneur ...

Nos saintes et bienheureuses ignorances, bénissez le Seigneur.

Frémissements de la vie de Dieu dans tout ce qui est, bénissez le

Seigneur.

Pensées plus hautes que les cieux, soucis tout proches de 1'humble

Terre, bénissez le Seigneur.

Mystères de la Providence et du salut, blottis jusque dans les plus

Petites choses, bénissez le Seigneur.

Morts et poussières, bénissez le Seigneur.

Ma mort a moi, bénis le Seigneur !

Les choses qui naîtront de moi, quand je ne  serai plus de ce monde,

bénissez le Seigneur.

Le silence autour de ma mémoire, bénis, toi aussi, le Seigneur.

Mon   âme,   qui   ne   doit jamais   mourir,   crie   ton   éternité  déjà

commencée, en bénissant, des maintenant et éternellement, le Seigneur. »

 

http://amdg.over-blog.fr/article-louanges-et-benedictions-2-2-112531552.html

 

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