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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:20

Sainte Gertrude était doucement pénétrée du souvenir de la Passion du Seigneur, et désirant avec ardeur payer de retour l'amour de son Bien Aimé, Lui dit: « Enseignez-moi, Vous mon unique espérance et vrai salut de mon âme, comment je pourrais au moins Vous remercier un peu, pour toutes ces souffrances qui Vous furent si cruelles et qui me sont à moi si salutaires. »

 

Le Seigneur lui répondit: « Si quelqu'un renonce à sa propre volonté pour suivre la volonté de Dieu, dans celle d’un supérieur légitime, il Me dédommage de la captivité que J'ai subie, des liens et des injures que J'ai supportés au matin de Ma Passion.

 

«Celui qui, avoue humblement ses fautes, Me dédommage de l'accusation portée contre Moi par de faux témoins et de la sentence de mort qui suivit.

 

«Celui qui, s’impose des privations, des sacrifices, compense la flagellation que J'ai endurée à la troisième heure.

 

«Celui qui, se soumet à des supérieurs, même mauvais et exigeants, rend moins acérées les épines de Ma couronne.

              

«Celui qui, après avoir été offensé, fait le premier les démarches pour obtenir la paix, allège le fardeau de Ma Croix.

 

«Celui qui, se livre tout entier aux œuvres de charité, Me dédommage de l'extension violente de Mes membres quand Je fus crucifié à la sixième heure.

 

«Celui qui, ne craint ni le mépris, ni la souffrance lorsqu'il s'agit de retirer le prochain du péché, Me paie la mort que J'ai soufferte à la neuvième heure pour le salut des hommes.

 

   «Celui qui répond avec humilité aux insultes, Me dépose de la Croix.

 

«Enfin, celui qui préfère le prochain a lui même, et le trouve plus digne de recevoir les  avantages et les honneurs, celui-là Me dédommage de Ma sépulture. »

 

   Inspiré de :   http://amdg.over-blog.fr/article-divins-enseignements-suite-112634267.html

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 02:31

 

       

 

Nous proposons aux jeunes filles et aux femmes chrétiennes,   des termes de comparaison qui leur permettront de voir avec bien plus de clarté si elles agissent sagement ou imprudemment dans la gestion de leurs intérêts spirituels. On ne doit jamais oublier la grande parole de Notre-Seigneur: «Les hommes du siècle sont plus sages dans leurs affaires que les fils de la lumière dans celles de Dieu.» Obligeons-nous donc, si nous voyons que nous n'avons pour nous ni le bon sens ni la logique, a changer de vie, a opérer une reforme manifestement indispensable, de façon a pouvoir nous dire, la main sur la conscience : S'il s'agissait de gagner une fortune, je ne ferais pas mieux ! N'est-ce pas le moins qu'on puisse demander a des chrétiennes qui se piquent de gagner le ciel ?

 

Comment se comporte une personne quelconque lorsqu'un petit tison enflamme ou une simple étincelle vient a tomber sur ses vêtements ? S'amuse-t-elle à regarder ce qui va advenir de cette étincelle, et l'effet qu'elle produira ? Attend-elle de sentir l’odeur de roussi, en se disant qu'il est inutile de s'en préoccuper tant qu'il n'y a pas de danger évident de brûlure ou d'incendie ? Assurément non. Une personne qui agirait ainsi passerait pour une folle. Bien loin d'attendre et de se tenir tranquille lorsqu'on voit une étincelle sur ses vêtements, on se seconde en toute hâte et l’on fait disparaître toute trace de noircissure. Eh bien, n'est-ce pas également ce que je dois faire lorsqu'une pensée mauvaise se pressente a mon esprit ? Il ne m'est pas permis de m'amuser a la considérer un peu, sous prétexte que c'est comme rien, que je ne cours ainsi aucun risque ; il faut la rejeter al’instant même, car cette pensée, c'est une étincelle qui tombe sur mon âme et qui peut y allumer un incendie si je ne l'éloigne énergiquement. Quelle leçon, dans ce simple petit fait !

 

 Lorsqu'une chose est prescrite ou défendue par une loi, ne suis-je pas extrêmement attentive a la faire dans le pre­mier cas, a l'éviter dans le second ? Pensez donc ! Si on allait voir arriver chez moi la police ou les gendarmes !... Mais la loi de Dieu, formulée dans le Décalogue, en ai-je le même souci ? Et pourtant, l'enfer avec ses supplices serait-il moins a craindre que les policiers ou les prisons de ce monde ?

 

 Lorsqu'un pauvre ouvrier apprend qu'un de ses parents habitant une ville éloignée vient de mourir et qu'il lui laisse toute sa fortune assez considérable, quelle n'est pas sa joie ! Avec quel empressement il se hâte d'aller cueillir son  héritage! Ne suis-je pas précisément dans le cas de jouir du même bonheur ? Le ciel est cet héritage auquel Jésus-Christ m'a donne des droits, et c'est l'héritage le plus riche, le plus désirable qui se puisse imaginer, puisqu'il doit me procurer une source intarissable de gloire, de plaisirs et de félicite. Et pourtant, combien ma conduite diffère de celle du pauvre ouvrier !  A voir le peu d'empressement et d'ardeur que je manifeste pour re­cueillir cette incomparable succession, on dirait que je n'en fais aucun cas, Ne faut-il pas même m'exhorter à prendre les précautions nécessaires pour ne pas risquer de la perdre ? Ne faut-il pas me menacer ? O raison, ô sagesse humaine, si attentive et si sure quand il s'agit des futiles bagatelles de ce monde, que deviens-tu lorsque tu dois t'exercer sur les affaires capitales et les inserts suprêmes de l'éternité !

 

 Lorsqu'un fleuve menace de déborder dans la campagne, on construit des digues avec une activité fébrile ; on s'impose des travaux inouïs; le temps, les ressources, les matériaux, tout est sacrifie sans hésitation. Lorsqu'il s'agit d'un incendie ou de tout autre flot a conjurer, même empressement, même dévouement. Personne ne se plaint des gènes qu'il éprouve, des privations qu'il endure. On exciterait l'indignation universelle si, au lieu de prêter son concours aux travailleurs, on allait à ses affaires et à ses plaisirs. Et moi, je suis infailliblement menacée du feu de l’enfer, et je reste insouciante, apathique; je ne songe qu'à mes diver­tissements. L'Église a beau me répéter que, si je n'ai pas recours a la pénitence, a la prière ou aux bonnes oeuvres, je serai un jour la proie de ce feu redoutable et inextinguible, je fais la sourde oreille, je me récrie sur tant d'exigences et, lorsque je finis par m'y soumettre, c'est en murmurant et en maugréant. Quelle injustice et quelle aberration ! Les prêtres ou les livres qui m'avertissent n'ont en vue que mon bonheur ; ils veulent m'empêcher de m'endormir dans une funeste sécurité, et je les traite d'importuns ! Encore une fois, ou est le bon sens ? Où est la raison ?

 

Que de rapprochements peut faire naître dans 1'esprit la pensée d'un homme de guerre, si surtout l’on se rappelle les nombreux textes des Livres saints qui comparent notre vie a un combat ! Voila un soldat qui se soumet de bon coeur, ou plutôt avec un empressement remarquable, a toutes les fatigues d'une vie aventureuse et pénible ; il quitte sa famille, il s'expose aux dangers de la guerre, il consent a souffrir de la chaleur et du froid, a faire des marches forcées, a coucher sur la dure ; il court sur les champs de bataille au milieu d'une pluie de balles et d'obus ; il risque a chaque instant de recevoir d'horribles blessures ou même la mort. Et tout cela, pourquoi ? Pour obéir à un chef qui n'est qu'un homme comme lui ; pour obtenir un grade, une médaille, un peu de cette vaine fumée qu'on appelle gloire. Est-ce que je consentirais, moi, a faire et a souffrir la dixième partie, la centième partie de tout ce qu'il fait, non plus pour une autre personne, mais pour moi seule ? Non plus pour une gloire d'un jour, mais pour la gloire éternelle !

 

Et sans aller si loin, combien de pauvres ouvriers, autour de moi, à qui il en coûte plus pour gagner du pain qu'il ne m'en coûterait pour devenir une grande sainte dans l’Église de Dieu ! O inconséquence, de ne pas faire pour mon salut, pour mon âme qui est immortelle, une faible partie, de ce que tant de personnes du monde font journellement pour les plus misérables motifs ! Quand les intérêts de mon âme sont en jeu, je ne suis plus capable de rien souffrir et je me plains que 1'Église en demande trop.

 

 Un employé d'une maison de commerce est charge d'un voyage pour les affaires de son patron, qui lui donne toutes les instructions nécessaires et lui recommande même de ne pas trop se laisser distraire par les choses curieuses et nouvelles qu'il aurait 1'occasion de voir. Le moment venu de rendre compte de sa mission, il cite a son maître maints personnages dont il a fait la connaissance, lui nomme les lieux qu'il a visités, les usages qu'il a observes, les genres de commerce qu'il a étudies sur place, les acquisitions ou transactions dont il estime l'opportunité ; mais de ses affaires pas une seule de terminée ; rien que des renseignements vagues et beaucoup de promesses ! Et que répond-il aux trop justes reproches qu'on lui adresse ? Qu'il n'avait jamais été inoccupé et qu'il lui avait semble que tout ce qu'il faisait ou examinait avait une réelle importance. Allons donc ! Lui réplique le patron : En fait, c’est pour tout cela que je vous avais envoie ? Que m'importe tout ce que vous avez fait, du moment que vous avez néglige l'unique chose dont vous étiez charge, le soin de mes affaires ?

 

Cette réponse est topique pour une chrétienne comme moi! Si Dieu me demandait compte des affaires qu'il m'a confiées, ne serais-je pas vis-à-vis de lui dans la même position que cet employé par rapport a son patron ?

 

J'ai fait de tout sur la terre, excepte de m'occuper sérieusement de mon âme, ce qui était la grande, 1'unique affaire pour laquelle j'ai été placée ici-bas. J'ai acquis des connaissances variées, j'ai un réel talent comme musicienne, je fais bonne figure en société ; mais le salut de mon âme, n’y ai-je jamais sérieusement pensé ?

 

Et Dieu ne pourrait-il pas me dire : « Que m'importent vos entreprises, votre science et vos richesses, si vous avez oublie la seule affaire pour laquelle je vous ai créée et mise au monde ? »

 

O mon Dieu, ne vais-je pas enfin commencer a raisonner de la bonne sorte et, en vraie logicienne, embrasser avec ardeur la pratique des vertus et des oeuvres qui doivent me préparer une place dans votre beau ciel ?  Pour que je le fasse plus sûrement, et aussi plus joyeusement, affermissez ma foi, ô mon Dieu ; pénétrez mon intelligence de ces vives lumières qui dissipent toutes les incertitudes et donnent un nouveau courage pour marcher a la conquête du royaume éternel.

 

Daignez encore, Seigneur, inspirer a ceux qui vivent loin de vous les réflexions auxquelles une sage et droite raison ne peut manquer de souscrire lorsqu'elle médite de sang-­froid sur les mystères de l’autre vie, afin qu'ils aient le bonheur de se convertir !

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:36

La manifestation qui vient de se dérouler à Paris  n'a pas donné les résultats escomptés.  On peut en retenir une grande leçon. Il y manquait un chef.

La "collégialité" aboutit au désordre. A toute institution il faut un chef légitime et des membres obéissants. Il faut aussi une seule foi, une seule doctrine qui soutient les buts et les méthodes. Contrairement à ce qu'on rabâche, ce ne sont pas les différences qui nous enrichissent, c'est l'union des intelligences et des volontés, des têtes et des cœurs dans une seule et même direction.

C'est à de véritables manifestations chrétiennes, que nous convoque notre Chef. Voici ce qu'il ordonnait en pleine anarchie post conciliaire. Cet ordre n'est pas périmé.




Entre 1966 et 1975, Il  a  appelé une âme, en France, à faire en sorte qu’un prélat français remette en mains propres à Paul VI, une série de messages divins demandant au Pape de conduire de grands pèlerinages de pénitence à la célèbre basilique de Vézelay (et aussi, à partir de 1972, de rétablir l’usage de la Messe Tridentine). Les messages ont reçu le titre du Chant de Carême, Parce, Domine, Populo Tuo… (Épargnez, Seigneur, Votre Peuple) A l'époque seule l'association TRC en a diffusé la teneur.

16-X-66 : Le monde est au bord de la catastrophe. Cependant, crois bien que la supplication de quelques âmes humbles a un grand pouvoir sur Mon cœur.

3-III-68 : Tu diras au Saint Père qu’il chante le Parce, Domine en imploration, les bras en croix, devant les foules réunies à Vézelay, qu’il entraînera lui-même.

2-III-70 : Si mon appel est méprisé, les eaux de Ma colère submergeront tout. Que de pleurs et de gémissements alors, mais il sera trop tard.

13-II-71 : Dis aux prêtres qu’ils demandent prière et pénitence dans la Chrétienté en déroute, et donnent eux-mêmes l’exemple. Sinon il y aura des massacres sur la terre de France. Si vous refusez de faire monter vers Mon Père les voix de l’humble prière pénitente, vous ferez monter, de force, celles de votre terreur. Choisissez!

25-III-71 : Mes petits enfants, si vous ne voulez pas de processions d’amour, vous aurez des processions de haine. Déjà celles-ci s’ébranlent. Que vous faut-il de plus pour croire à Mon appel?

28-IV-72 : S’ils ne veulent pas faire de génuflexion devant le Saint Sacrement, ils en feront d’autres dans les mines de sel !

10-VII-72 : Si le Pape ne fait pas ce que j’ai demandé, la Justice divine s’abattra lourdement sur le monde et vous aurez tellement à souffrir que si les détails vous en étaient connus maintenant, vous en sécheriez de frayeur.

15-VII-72 : Je fais appel à mes fidèles enfants. Ne trouverai-Je que des déserteurs? Si vous saviez, Mes enfants, ce qui vous attend, comme vous vous hâteriez de répondre à Mes désirs. Mais bientôt la justice se fera. Vous crierez vers Moi dans votre terreur, mais il sera trop tard.

6-XI-72 : Si je vous montrais ce qui vous attend, ce sont des nuits entières de prière que vous passeriez à mes pieds, pour éloigner le terrible châtiment.

13-VII-73 : Les laïcs sont actuellement l’espoir de l’Église. Priez pour vos pasteurs défaillants.

2-V-75 : Dans les temps mauvais qui viennent, il faudra que les familles Chrétiennes se groupent et s’entendent pour recueillir Mes pasteurs fidèles et subvenir à leurs besoins, tandis que ceux-ci seront contraints à un ministère clandestin. Il faut revenir aux catacombes. Il n’y a pas d’autre voie."

Parce Domine, parce populo Tuo..

http://amdg.over-blog.fr/article-les-manifestations-que-le-seigneur-exige-116563417.html

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 02:52

 

 

Encore quelques comparaisons, pour éprouver notre bon sens…                            

 

Faisons  encore  diverses  comparaisons,  pour  nous  for­mer une idée bien nette de tous les torts spirituels que   nous   nous   causons   a   nous-mêmes,   et   surtout pour reformer de graves abus que condamnent tout a la fois le bon sens et la réflexion chez quiconque a conserve la foi. Le malheur de beaucoup de personnes pieuses, lorsqu'elles méditent, c'est de se perdre dans la sphère des nuages, de rester dans le vague, de se borner à des considérations spéculatives. Il faut descendre au beau milieu du domaine des choses pratiques, et la, voir, examiner, approfondir, comparer, puis se questionner soi-même et s'obliger a répondre.

 

Il m’arrive de critiquer ceux qui mendient continuellement. Mais moi, est-ce que je n'exerce pas chaque jour le vil métier de mendiante en demandant aux créatures des plaisirs, des jouissances qu'elles font difficulté de me donner et qui sont incapables de me rassasier, tandis que si je m'adressais a Dieu, il me donnerait le vrai bonheur en ce monde et me préparerait un riche palais et un océan de délices pour 1'eternite ?

 

 Si, dans un festin, l’un des convives se bornait a exa­miner 1'ordonnance de la table, le choix des mets, et a porter des appréciations, a formuler des critiques sur tout ce qui serait servi, sans cependant rien manger ni boire, je dirais qu'il a perdu 1'esprit. En quoi cependant ma conduite diffère-t-elle de la sienne lorsque je vais écouter la parole de Dieu? La aussi un repas est prépare, c'est mon âme qui doit s'en nourrir. Mais, au lieu de profiter des choses que dit le prédicateur et de les faire servir a mon alimentation spirituelle, je m'arrête a la forme du discours, je remarque s'il est soigne ou négligé, je critique intérieurement les passages faibles ou de mauvais goût, les défauts du style et jusqu'aux imperfections du geste et du débit. Parfois encore j'applique à d'autres tel conseil ou tel reproche, mais je ne prends rien pour moi, je ne tire aucune conclusion pour la réforme de ma vie. Aussi, je sors de ce festin spirituel a jeun comme j'y étais arrivée. Ma conduite est-elle plus sensée que celle de cet idiot qui se met a table et se contente d'examiner, sans toucher à aucun mets ?

 

 Que dirais-je d'un voyageur qui se ferait traiter en prin­ce dans toutes les villes ou il passerait, sans jamais regarder a la dépense, et qui, parvenu au but de son voyage, n'aurait même pas un abri pour la nuit, n'ayant songe ni a se faire préparer un logement, ni a conserver des ressources pour obtenir du moins une chambre dans un hôtel ? Assurément je trouverais que c'est la le comble de 1'extravagance. Mais n'est-ce pas ce que je fais moi-même tous les jours ? Je ne suis qu'une voyageuse sur la terre, en route pour l'éternité.

 

Or, toute mon occupation consiste à rendre plus agréables les diverses étapes par lesquelles je dois passer ; dans cette vie je poursuis avidement les honneurs, les richesses et les plaisirs. Il semble que mon raisonnement soit celui-ci: Pourvu que je sois bien pendant le voyage, qu'importe si je manque de tout en arrivant au terme ? Raisonnement aussi absurde que celui de l'imprudent dont je viens de parler.

 

Ah ! Que les saints étaient plus sensés et plus avises ! Ils ne se souciaient en aucune sorte des gîtes ni des accidents du voyage, comprenant que le tout était de s'assurer un heureux asile lorsqu'ils parviendraient au but de leur pérégrination. Est-ce que je veux désormais, raisonner comme les saints, ou comme les mondains ?

 

 Que dirais-je encore d'un locataire, qui, n'ayant qu'un bail de neuf années, se mettrait a faire dans toutes les chambres de la maison qu'il occupe des embellissements coûteux, et qui couvrirait toutes les murailles de peintures d'une grande valeur et multiplierait les plantations dans son jardin ? Le bail expire, toutes ces dépenses seraient perdues, le propriétaire seul en profiterait. De telles suppositions semblent si extravagantes qu'a peine on ose les exprimer ; et cependant n'est-ce pas la ce que je fais moi-même ?

 

Ne suis-je pas la locataire du bon Dieu pour la vie dont il me permet de jouir ? Cependant la possession de cette vie ne m'est même point garanti pour neuf années ; elle ne m'est pas seulement assurée pour un jour. Et malgré cela, je me préoccupe uniquement de la rendre agréable, commode, délicieuse ; je me fais construire des demeures de pierre et de fer, comme si je devais y vivre des siècles ; je forme des projets immenses quant à leur étendue et à leur durée. Et tout a l'heure, au moment ou j'y penserai le moins, Dieu dira: « Cette vie que je vous ai prêtée, je vous la redemande ; votre temps est fini, il faut quitter le monde».

 

A quoi me serviront alors toutes les belles choses que j'aurai faites …? Les plus solides constructions m'apparaîtront comme des châteaux de cartes que les enfants bâtissent pour s'amuser. Les affaires auxquelles je me serai consacrée avec une sorte de frénésie, au point d'en perdre le sommeil et la santé, me sembleront des bagatelles ridicules.

 

O folie ! Me dirai-je, folie inconcevable ! Est-ce bien moi qui ai été assez stupide pour refuser un quart d'heure de réflexion a la grande, a 1'unique question de savoir quelle sera ma demeure après ces jours fugitifs, passés dans une maison étrangère, tandis que je m'épuisais de soins et d'attention pour des niaiseries et des enfantillages ?

 

 Je puis me comparer très justement aussi au jardinier. Le jardinier est toujours attentif à arracher les mauvaises herbes, à détruire les insectes et à arroser les jeunes plantes. Il surveille avec un soin jaloux les branches des arbres qui doivent donner des fruits, mais il élague sans miséricorde celles qui épuiseraient la sève. Et moi, qui ai aussi un jardin à cultiver, le jardin de mon âme, ne l'ai-je pas presque constamment laisse en friche ?

 

N'ai-je pas néglige d'en extirper les défauts, les mauvaises habitudes, d'en éloigner les tentations, les occasions de péché, les mauvais exemples ; de lui procurer la rosée de la grâce par le moyen de la prière! N'ai-je pas oublié de favoriser en moi le progrès des vertus chrétiennes et tremblé de retrancher par la mortification tout ce qui pouvait nuire a leur épanouissement ?

 

Le jardinier se donne donc beaucoup plus de peine pour la culture d'une terre inerte, destinée à produire des légumes ou des fruits, que je n'en prends pour mon âme appelée a des destinées immortelles !

 

Je veux décidément songer à tout cela et agir, non plus comme une étourdie ou une incroyante, mais comme une personne sensée et une vraie chrétienne.

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:42

     

 

Personne  au monde ne veut avoir l'honneur de manquer de bon sens et de logique dans ses entreprises ou dans sa conduite. Et cependant, c'est ce qui arrive chaque jour et a chaque instant dans l'ordre spirituel. Lorsqu'on réfléchit un peu sérieusement aux affaires de son âme et qu'on établit un parallèle entre la manière dont on les gère et celle dont on use dans le maniement des affaires humaines, on constate que l’on commet dans les premières des imprudences si énormes, des méprises si lourdes, des bévues si nombreuses que c'est véritablement quelque chose d'inexplicable. D'ou vient cela ? Pourquoi le bon sens semble-t-il nous avoir abandonnée lorsqu'il s'agit de nos intérêts spirituels ? Sont-ils moins importants que ceux de cette misérable vie ? Ne suffit-il pas au contraire d'un instant de réflexion pour nous convaincre qu'ils sont infiniment plus sérieux, plus graves, plus décisifs, qu'ils sont même les seuls sérieux, et que les affaires les plus colossales de ce monde ne sont que des jeux d'enfant en comparaison ?

 

 Ces rapprochements sont d'une grande utilité et disent plus efficacement que les livres la nécessite de se reformer, de faire au moins pour Dieu et pour le ciel ce qu'on fait pour éviter un rhume, pour gagner quelques pièces d'argent ou pour se procurer une jouissance grossière, incertaine et fugitive. Dans cette lecture on trouvera de ces contrastes qui offrent ample matière aux plus salutaires réflexions.

 

Trois fois par jour je prends de la nourriture; je me gar­de bien de laisser jamais mon corps souffrir de la faim ni de la soif. Y a-t-il une ombre de rapport entre ce soin si fréquent et si minutieux de ma réfection corporelle et celui que je prends de ma nourriture spirituelle ? Quand donne ai-je recours à cette dernière, qui consiste principalement dans le pain de la prière, le pain de la parole de Dieu et le pain eucharistique ? Oh ! Que ce mot de David s'appliquerait bien a mon âme : « Je me suis dessèche, j'ai perdu toute ma force, parce que j'ai oublie de manger mon pain ! » Et dire qu'il s'agit par ce pain de nourrir mon âme pour qu'elle vive éternellement, qu'elle soit éternellement bienheureuse, tandis que la nourriture matérielle ne doit servir que pour prolonger de quelques années une vie de travail et de misères! Où est le bon sens dans un tel renversement des choses ? Le moins que je puisse faire n'est-il pas de pourvoir aussi soigneusement à la nourri­ture de mon âme qu'a celle de mon corps ? C'est évident, et c'est ce que je veux faire désormais, aussi bien par raison que par foi.

 

 Lorsqu'il est question de vêtir mon corps, de le parer, je suis encore bien plus attentive qu'en ce qui regarde sa nourriture. Un habit grossier ne me convient pas, quoique rationnellement ce soit toujours trop bon pour un corps de boue destine a rentrer un jour dans la boue. II me faut des étoffes fines, des vêtements à la mode, et je n'y souffre pas la moindre malpropreté. Le soin de ma toilette me prend un temps appréciable et je ne voudrais pas paraître publiquement en néglige. Maintenant, suis-je fidèle à prendre les mêmes soins pour vêtir et orner mon âme ? Suis-je atten­tive a la conserver dans 1'innocence, a la préserver des moindres souillures ? Suis-je exacte a consacrer a cette occupa­tion un moment chaque jour ? Me fais-je scrupule de paraître à 1'eglisc devant Notre-Seigneur Jésus-Christ sans ce vêtement intérieur de I'humilité, de la modestie, de toutes les vertus ? Quelle différence, encore une fois entre ce que je tais pour mon corps et ce que je fais pour mon âme ! Et pourtant!

 

 Lorsque mon corps est atteint d'une maladie, ou qu'il éprouve une simple indisposition, mon attention se porte aussitôt de ce c6te. Je suspends mon travail, j'appelle le médecin, je prends des remèdes, je m'assujettis à un régime, je me prive des choses qui me plaisent le plus. Et quand mon âme est atteinte de la dangereuse maladie du péché, je reste quasi insouciante, je néglige mon mal. Est-ce la raisonner ? Le pis qui puisse arriver a mon corps, c'est de mourir ; et qu'est-ce que cela ? II faut tout de même mourir un jour. Mais mon Sine, des qu'elles est en état de péché mortel, court le péril des plus effroyables malheurs, de malheurs irréparables, inoui's, éternels. N'est-ce pas pour mon corps que devrait être 1'indifference en cas de maladie, et pour mon âme toute la sollicitude, toute 1'inquietude, en cas de péché ?

 

 Si, pour goûter un plaisir coupable, il fallait consentir a 1'amputation d'un de mes membres ou a la mort, jamais je ne voudrais d'un tel plaisir ; je trouverais absurde qu'on me le proposât ; je regarderais même cette offre comme un affront a mon bon sens. Et que devient donc ce bon sens lorsque, pour le même plaisir, je ne crains pas de sacrifier la vie de mon âme en commettant une faute grave ? La sagesse la plus élémentaire ne demande-t-elle pas que je repousse avec horreur,  avec indignation I'offre qui m'est faite de ce plaisir défendu !  La perte d'un de mes bras ou d'une de mes jambes peut-elle jamais entrer en comparaison avec la perte de mon âme ? Tous ces raisonnements peuvent paraître naïfs ; je vois pourtant avec la dernière évidence qu'ils sont d'une parfaite exactitude,  ou plutôt qu'ils restent bien au-dessous de la vérité, puisque mon âme mériterait une estime incomparablement plus grande que mon corps. Les naïfs, ce sont ceux qui se jettent volontairement dans les plus pernicieuses illusions et qui refusent, par orgueil, d'arrêter leur esprit à ces considérations dont la justesse les crispe et les impatiente. Hélas ! Ils auront l'éternité tout entière pour se détromper.

 

 Si je me voyais atteinte de la petite vérole et que je parusse le risque de conserver d'affreuses cicatrices sur ma figure en portant la main aux boutons qui la couvrent, ne serais-je pas des efforts héroïques pour résister aux plus cuisantes démangeaisons ? Mais lorsque 1'esprit mauvais me tourmente par ses tentations importunes, ne m'arrive-t-il pas au contraire de céder au premier assaut et de justifier ma faiblesse par cette banale excuse : « C'est trop difficile de résister ; la passion est plus forte que moi ? » J'ai donc moins de courage pour préserver mon corps et mon âme des feux éternels que pour protéger une beauté fragile qui sans doute n'échappera cependant pas aux ravages de la fatale maladie !

 

Il n'est pas douteux qu'en poursuivant mes comparaisons je ne trouvasse partout et toujours de nouveaux sujets de m'humilier, de me condamner, de me reconnaître illogique et inconséquente avec moi-même. D'ou vient cela ? D'ou vient que, raisonnant d'une manière très satisfaisante dans les choses du temps, je sois si peu intelligente ou plutôt si déraisonnable dans celles de l'éternité ?

 

D'ou vient que j’aie la vue très claire et très perçante pour les premières, et qu'un énorme bandeau offusque mes yeux lorsque j'examine les secondes ? Hélas ! Hélas ! N'est-ce pas que je cherche à me tromper moi-même quand j'agis en dépit de toute sagesse et de toute prudence ? C'est bien la pire des tromperies !

 

Mais, ô mon Dieu, je ne veux plus tomber a 1'avenir en de telles aberrations : daigne votre miséricorde m'aider de la lumière et de la grâce céleste afin que j'aie du moins le bon sens de tenir cette capitale résolution et de n'être plus dupe de moi-même et de mes passions !

 

FETE: Saint Irénée de Sirmium, martyr.   (24 mars)

 

ce Saint fut élevé très jeune sur le siège épiscopal de Sir­mium; néanmoins ses vertus prouvèrent qu'il était digne de cette charge sublime, et sa mort montra que, détache de tout, sauf de ce qui concernait le service de Dieu, il était bien ce serviteur de l’Évangile qui n’a rien a redouter de son maître.

 

Traîné devant le tribunal du lieutenant de l’Empereur en Pannonie, pendant la persécution de Dioclétien, il refusa, de sacrifier aux dieux, et répondit aux menaces de mort proférées contre lui : «Je supporterai avec joie toutes vos tortures, afin de participer a la Passion de mon Dieu. » Ses parents et ses amis s'apitoyaient sur sa jeunesse, et le pressaient de sauver sa vie. Mais Irénée était sourd a leurs instances, il avait hâte d'arriver au ciel, et ni les larmes de l'amitié, ni les tourments ne purent ralentir sa course ou refroidir son désir de mourir pour Jésus-Christ. Le noble martyr excitait les bourreaux.

 

En arrivant sur le pont de Diane d'on il devait être précipite dans le fleuve, Irénée se dépouilla lui-même de ses vêtements, leva les mains vers le Ciel, et adressa a Jésus une fervente prière qui sembla augmenter encore son héroïque courage. Brutalement saisi, il fut décapite et son corps jeté dans les flots. Son martyre eut lieu le 25 mars de Van 304.

 

Extrait de: LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 23:50

Très Sainte Trinité, dans cette longue nuit de l'histoire, je vous offre l'amour que la Très Sainte Vierge Marie a pour Vous; je vous offre l'inimitié et la haine qu'Elle a reçues en don, contre le démon, cet ennemi infernal qui travaille à abaisser le Fruit Béni de Ses Entrailles, à Le faire placer sur le même plan que les faux dieux, et à rabaisser Sa Sainte Religion au même plan que les fausses religions…

 

Très Sainte Trinité, je vous offre l'inimitié que la Très Sainte Vierge porte à la volonté du démon, occupé à soustraire les âmes à Dieu par la séparation de l'Église et de l'État.

 

O Très Sainte Vierge Marie, par la grâce de ce mystère d'inimitié, que Vous avez pour le serpent, laissez-moi unir mon esprit au Vôtre pour que je ne sois pas vaincu par les œuvres du démon; ne permettez pas que je respecte l'ennemi de Dieu, même si la presque totalité des hommes le font aujourd'hui.

 

«O Très Sainte Trinité, je vous offre aussi l'acte de foi solitaire, cruel et parfait que fit la Très Sainte Vierge Marie le Samedi Saint, lorsque tous avaient perdu la foi» (Saint Bernard).

 

O Notre-Dame, par la grâce de ce mystère, donnez-nous de garder la Foi en ce Samedi Saint de l'Église, faite que nous ne craignions pas de nous retrouver seuls à croire aux conséquences de la Divinité de Votre Fils !

 

        O Notre-Dame, pour nous obtenir ces grâces, offrez à la Très Sainte Trinité, par vos Mains très pures, ce Trésor caché qu'est le Saint Sacrifice de la Messe encore célébré sur la terre.  (Abbé Tam)

 

Inspiré de : http://amdg.over-blog.fr/article-priere-dans-la-nuit-115758641.html


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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:59

Présentation de Marie au Temple.     

 

Ce qui se passa ce jour la, dans l’âme très sainte de la petite Marie, innocente par son âge et surtout par sa conception immaculée est le Secret  Divin. Marie enfant est présentée au Temple, pour y être consacrée, par ses parents, Sainte Anne et Saint Joachim, obéissant à l’inspiration du Saint Esprit. Sous l’action du même Souffle l’enfant offrit toute sa personne, corps et âme au service de Dieu.

 

C’est sa vocation de Servante, qui commençait. Il y aura toute sa vie une infinité d’événements où elle pourra offrir dans la joie, la douleur et la gloire son Fiat et son Magnificat.

 

Nous pouvons nous unir spirituellement à l’offrande mariale  en faisant nôtre cette sublime prière de Sainte Gertrude, pour que les consacrés et leur chef légitime retrouvent la place d’honneur dans l’Église.

 

La bienheureuse Gertrude ayant offert cette prière d’offrande à Dieu, Notre-Seigneur lui apparut, et lui représenta cette offrande qu'elle venait de faire, sous la forme d'un riche présent envoyé à l'Auguste Trinité; et tandis que ce présent s'élevait dans les Cieux, les Anges paraissaient fléchir par respect le genou devant lui à son passage. Elle comprit alors que lorsqu'on offre à Dieu des prières ou de saints désirs, la Cour céleste entière les reçoit et les élève vers Son Trône, comme des dons qui lui sont agréables  mais lorsqu'on ajoute à ses propres mérites ceux de Jésus-Christ, les Saints témoignent en outre leur respect de la manière qu'on vient de dire.

 

« O Dieu de gloire, Maître suprême du ciel et de la terre, tout indigne créature que je suis, je Vous offre sur l'Autel sacré du Très doux Cœur de Jésus, je Vous offre dis-je et sans réserve ma personne, tout ce que je suis, tout ce que je puis, et aussi tous les biens que le flot infini de Votre Bonté a laissé déborder sur moi. De plus, je Vous offre tous les trésors et toutes les richesses du monde, les monarchies, les royaumes, les principautés, les honneurs et les dignités; je Vous les offre, disposé de telle sorte que, si je possédais tous les trésors du monde, je voudrais les employer à soulager les pauvres ou à faire des bonnes œuvres, et ce serait en même temps, pour moi un bonheur de rester dans ma situation présente.

 

Je vous offre ensuite, sur le même Autel,  toutes les vertus, les dévotions, les mérites et la sainteté de tous les justes; je vous offre toutes les afflictions, les croix, l'indigence et la pauvreté, de tous les pauvres, de tous les affligés et de tous les infirmes; je vous offre toutes les peines, les tourments, les plaies, les supplices sanglants et la mort de tous les martyrs; je vous offre toutes les pénitences, les mortifications, les veilles, les jeûnes et les austérités de tous les confesseurs; je vous offre tout l'amour, la continence et la pureté de toutes les vierges; et je Vous offre tous ces mérites comme s'ils m'appartenaient, et comme si je les possédais; je Vous les offre avec l'intention la plus pure pour Votre gloire, pour le Pape Paul VI, pour votre Sainte Église en péril et pour les âmes expiatrices.

 

Je Vous offre cette plénitude de grâce et de gloire, dont Vous avez enrichi avec tant de magnificence Vos Saints dans le ciel, et surtout la très haute et très digne Marie, la Mère de Votre Fils Unique, trésors dont il est impossible à l'intelligence humaine de s’en figurer la grandeur.

 

Mais par dessus tout, je Vous offre les vertus que Votre divin Fils a pratiquées et les mérites qu'Il a acquis sur la terre; je Vous offre toutes les grâces et tous les dons puisés dans le trésor infini de la Très Sainte Trinité et que Vous avez répandus sur Sa Très Sainte Humanité.

 

A la vue de tant de merveilles, je veux au nom du ciel, de la terre et des enfers, célébrer Votre magnificence; je veux, accompagné des plus ravissants accords divins, du Cœur déifié de Votre Fils, dont l'Esprit-Saint fait raisonner les accents d'amour; je veux chanter à Votre gloire des hymnes de louanges et d'actions de grâces au nom du ciel, de la terre et des enfers, et Vous rendre ainsi ce qui Vous appartient.

 

               Enfin je Vous offre le trésor inestimable, le trésor infini de Vos richesses et de Vos perfections, trésor que renferme Votre Divine Essence et que les Personnes divines se communiquent entre elles avec le plus doux et le plus ineffable amour. Je Vous remercie avec toute l'affection dont je suis capable de ce bonheur dont Vous jouissez; je Vous félicite de posséder en Vous et pour Vous ces immenses trésors de délices et de les communiquer éternellement à Vos élus. Ainsi donc, O mon Roi, vivez éternellement, jouissez éternellement de ce bonheur qui n'est autre que Vous-même, et daignez nous envoyer, à nous pauvres exilés de cette vallée de larmes, quelques miettes de cette magnifique table où sont assis Vos élus. Ainsi soit-il. »

 

http://amdg.over-blog.fr/article-le-zele-de-ta-maison-me-devore-112669781.html

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