L'Église approuve trois sortes de Croix :
1) Croix sans Christ. C'est évidemment admis, dans bien des cas : comme insigne sur les vêtements, en façade des édifices, sur les clochers des églises, dans les inscriptions, etc.
2) Croix avec Christ souffrant. Ce genre de CRUCIFIX est exigé sur les autels, pour rappeler que la Sainte Messe est le renouvellement non sanglant du Sacrifice du Calvaire; au contraire, l'hérésie protestante de Luther rejette le Crucifix, change la Messe en simple repas.
3) Croix avec Christ glorieux. On le voit dans plusieurs églises et aussi dans l'iconographie : images et peintures. Il représente excellemment le Christ vainqueur de Satan, ressuscité glorieux et immortel, le Christ prêtre et roi, le Christ actuellement au ciel, présentant à son Père ses Plaies glorieuses, afin d'intercéder en notre faveur, comme dit S. Paul (Hébreux 7, 25).
(Nous verrons plus loin, la note sur les Crucifix glorieux).
On doit regretter que ces notions fondamentales de notre religion soient parfois ignorées ou faussées. Certains profitent de la Catéchèse pour cacher la Croix, comme un objet de scandale ou une folie (S. Paul, I Cor., 1, 23) on présente une religion faussée par l'orgueil : culte de l'homme...
On a aussi tendance à diminuer le Vendredi Saint pour exalter uniquement le Mystère pascal; on risque ainsi de tuer l'esprit de pénitence, et par suite, les gens se détournent du CRUCIFIX pour se livrer aux plaisirs de l'Amour sensuel.
On fait des funérailles amusantes: Imitant les nègres païens qui conduisent leurs morts au cimetière en dansant et en riant, car l'homme ne veut plus accepter la mort comme châtiment en réparation du péché: « Stipendium peccati, mors » disait S. Paul (Rom., 6, 23).
Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton
Édition LE BIEN PUBLIC
Trois-Rivières, Canada.
elogofioupiou.com