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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:16

     

Dans l’état de Lazare au tombeau on peut voir une vive image de l'état spirituel d'une âme tombée dans le péché. Regardons par quelle voie on arrive à un si déplorable état.

 

On commence par la langueur. A la langueur succède un profond sommeil. Au sommeil succède la mort. Après la mort viennent 1'ensevelissement et la sépulture. La sépulture est bientôt suivie de la corruption.

 

Lazare commence par être dans un état de langueur. — Le mort, qu'était-il, peu de temps auparavant ? C'était un jeune homme à la fleur de 1'age. Qu'étiez-vous peut-être, vous-même ? Un modèle de vertu. Quand vous faisiez avec exactitude et ferveur vos exercices de piste, quelle paix ! Quelle joie ! Quelle félicite était la votre !...

 

La langueur et la tiédeur ont commence a s'emparer de vous ; « A quoi bon ces scrupules ? » vous ont-elles dit. Aujourd'hui, vous abrégiez, demain vous différiez, un autre jour vous omettiez la prière, la méditation, 1'examen et les exercices spirituels...

 

Ces pratiques sont bonnes pour les religieux, pour les gens oisifs... pensiez-vous. Voila 1'origine de tout le mal: Seigneur, dirai-je avec Marie, si vous fussiez demeure ici, si cette personne n'avait pas abandonne l'oraison, elle ne serait pas tombée, elle ne serait certainement pas la proie du péché. Vous trouvez-vous dans cet état ? Avez-vous déjà commence a abréger et a abandonner vos exercices de piété ? Tremblez, car c'est par la qu'on s'achemine vers la mort.

 

A la langueur succède le sommeil. « Notre ami dort ». Au commencement ces infidélités humilient, émeuvent l’âme, et la troublent par des remords salutaires. Mais bientôt elles cessent de lui faire impression. Privée des secours spéciaux de la grâce, et accoutumée a commettre des fautes volontaires, 1'ame perd peu a peu la sainte crainte de Dieu ; et a 1'exception de 1'enfer et des péchés les plus énormes et qui sont évidemment mortels, rien ne lui fait plus horreur.

 

Comme elle peut dire : « Ce n'est qu'un léger manquement, une désobéissance léger, une plaisanterie ou un murmure de peu de conséquence, une petite liberté ; en ceci il n'y a aucun scandale... » Elle se tranquillise. Une calamite publique viendra : un sermon éloquent sera prêché ; les pécheurs les plus endurcis se troubleront et se convertiront; seule elle dormira tranquille, insensible a toutes les menaces du ciel. Éprouvez-vous en vous-même une si fatale léthargie ? Est-ce que rien ne vous émeut de ce qui n'est pas évidemment grave ? Malheur a vous ! Car vous êtes exposée à mourir de la mort du péché.

 

Au sommeil succède la mort. Oui, qu'il tremble celui qui sent en lui-même cette léthargie ! Je ne parle pas de 1'aridite dont Dieu se sert pour éprouver une âme juste, mais de 1'endurcissement du coeur qui porte l’âme tiède à s'abandonner aux manquements volontaires. Tremblez, vous dis-je, parce que plus vous vous ferez illusion en disant : « Ce n'est qu'une faute légère », plus vous serez près de tomber dans une faute grave, comme il est arrive pour le sommeil de Lazare: « Jésus parlait de sa mort, alors qu'ils crurent qu'il leur parlait d’un sommeil ordinaire. »

 

En effet, la voila donc tombée dans une faute grave, cette chrétienne autrefois si fervente. Quel malheur ! Une privilégiée, devenue esclave de Satan, ennemie de Dieu, digne des peines de 1'enfer !

 

Si au moins 1'infortunée connaissait son triste état ! Mais hélas ! Le démon et les passions l’aveuglent. Son extérieur est encore composé et édifiant... peut-être même la regarde-t-on encore comme une personne pieuse ; mais a quoi cela lui servira-t-il si elle est morte devant Dieu ?

 

Après la mort viennent l'ensevelissement et la sépulture. Si cette chrétienne tombée dans le péché mortel allait de suite se confesser, on pourrait se rassurer. Mais hélas ! Le démon l’en détourne toujours. Enfin, le démon lui liant les pieds et les mains, comme on fit a Lazare, arrive a 1'enfermer dans le sépulcre des mauvaises habitudes.

 

Sa première chute, elle la voit avec horreur ; la seconde, elle la regarde seulement avec crainte ; c'est avec indifférence qu'elle voit celles qui suivent, et bientôt elle considère avec plaisir les autres dont elle se rend coupable, jusqu'a ce qu'enfin, transporte par un délire qui surpasse toute fureur, elle se jette tête baissée dans le vice, se créant une sorte de nécessite de pécher.

 

Oh ! Comme saint Augustin tremblait en considérant un si triste état ! « Combien difficilement se corrige, disait-il, celui sur qui pèse le poids énorme d'une habitude mauvaise ! Et si le démon au tribunal de la pénitence arrive a fermer l'infect sépulcre du coeur avec la pierre de la honte maudite !... Oh! Combien d'âmes, cette honte de confesser son crime, a ensevelies dans les entrailles de 1'enfer!»

 

La corruption. Peut-il exister un plus grand malheur, et une misère plus profonde ? Quelle infection est produite par le cadavre de Lazare, et aussi quel scandale ne donne pas la pauvre prodigue ! Quels regards lancent ses yeux ! Quelles paroles sa langue profère !... Quelles maximes elle répand ! Et les anges, comme ils tremblent en la voyant !

 

Vous qui lisez ces lignes, avez-vous le grand bonheur de ne pas vous trouver en cet état ? Vous tenez-vous debout à cette heure ? Remerciez humblement le Seigneur, et marchez avec crainte et circonspection, car d'autres plus saints que vous sont tombés.

 

Avez-vous eu le malheur de tomber ? Ne perdez pas courage ; Dieu a mis ces pages entre vos mains ; méditez-les posément ; Dieu vous convie au pardon ; faites avec ferveur quelques exercices spirituels ; continuez au moins ces méditations et faites une confession générale. Dieu vous recevra, si vous vous réfugiez, dans le sein de sa miséricorde !           (P. mach).

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:21

 

Nous vous suggérons en cette fin du carême, de constater combien encore N.S. J.- Christ, est trahi de nos jours…

 

Voir : http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-le-christ-renie-l-homme-venere-73064050.html

 

Aussi :  http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-a-vous-qui-voulez-comprendre-63072767.html

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 01:36

 B... le nouveau capitaine a  demandé aux journalistes de faire l'effort de saisir la nature non «politique» de l'Église mais «spirituelle».

Et il a bouleversé l'assemblée au moment de la bénédiction finale qu'il a donnée «en silence» et dans le respect des «consciences» de chacun.

C'est nouveau également et c'est une marque typique de la spiritualité jésuite: «parce que beaucoup parmi vous n'appartiennent pas à l'Église catholique et que d'autres ne sont pas croyants, je vous donne cette bénédiction dans mon cœur, en silence, à chacun de vous, en respectant la conscience de chacun mais en sachant que chacun de vous est fils de Dieu»

Il n'a pas prononcé une parole ni fait le signe de croix....

 On commence à voir que ses notions de rituel et de liturgie sont très "évolutives."

Par ««humilité»», ayant refusé la mission de chef, de souverain pontife, de représentant du Roi des rois, il va donner, par souci de collégialité à chaque évêque la liberté de faire ce que bon lui semble.

En un mot le pire des fléaux, l'anarchie va faire exploser en quelques mois ce qui reste de l'institution.

Parce Domine "Adjutorium nostrum " in Nomine Domini" SS Paul VI.

Au secours nous périssons...

http://amdg.over-blog.fr/article-chronique-d-un-naufrage-suite-116256831.html

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 01:32

 

Il faudra mourir, fussiez-vous âgée de plus d'un siècle : Il vous faudra mourir, car la mort n'accepte ni otage, ni rançon, ni remplaçant : point de discussion, point de raison qui vaille ici : Que vous le vouliez ou non, le sort en est jeté: il faudra bien partir.

 

Vous mourrez, vous qui lisez ces mots, et peut-être ne pen­sez-vous pas à la mort !

 

Vous mourrez, vous qui jouissez d'une santé florissante, vous qui portez si haut la tête et qui mijotez mille projets dans votre imagination... vous mourrez : l'arrêt en est porté, et c'est un arrêt sans appel.

 

Riches, vous mourrez ; et à qui tomberont en partage ces biens que vous vous êtes amassés ? Vous devrez les abandon­ner à des étrangers, sans rien garder vous-mêmes, et le tom­beau sera votre demeure.

 

Vous qui méprisez, aujourd'hui, le pauvre Lazare et qui vous livrez tous les jours aux plaisirs de la bonne chère, vous mourrez ! Et où vous retrouverez-vous alors ? Hélas ! Peut-être en enfer avec le mauvais riche de l'Évangile.

 

Orgueilleux, vous mourrez ! Et a quoi vous serviront alors les pompes et la vanité de vos grandeurs ?

 

Voluptueux, vous mourrez ! Et privés de ce qui faisait vos délices, vous croupirez dans une tombe infecte.

 

Tous, tant que nous sommes, nous irons dans cette « de­meure de l'éternité » d'où personne ne revient.

 

L'empereur Maximilien Ier, sur le point de mourir, ordon­na qu'on exposât son cadavre en public afin, disait-il, que son exemple apprît à tous qu'il n'y a ni couronne, ni richesse, ni puissance qui affranchisse de la mort celui qui les possède.

 

Ne vous imaginez pas avoir ici-bas une demeure stable, de peur de devoir en sortir sans y être préparée.

 

La même civière qui emportait hier un vieillard a porté ce matin un florissant jeune homme : demain ce sera une mère de famille, puis une jeune fille, puis un enfant au berceau.

 

A moi aujourd'hui ! A toi demain ! C'est le dernier salut et le dernier avertissement que nous jette ce mourant sur le bord de sa tombe. « Hier, c'était notre tour, aujourd'hui c'est le vôtre : cri universel que les morts nous adressent du fond de leur tombeau. — Pensez à la mort, ajoutent-ils, pensez a l'éternité qui n'aura point de fin ni pour vous, ni pour nous, ni pour personne ! En un clin d'oeil, vous viendrez nous rejoindre. »

 

Et en effet, l'heure va venir où l'on dira de vous : « On recommande aux prières des fidèles l'âme d'une telle, décédé aujourd'hui... les funérailles auront lieu tel jour, à telle heure : De profundis!Qu'elle repose en paix!» Et cependant vous, vous laissez aveugler peut-être par votre amour-propre qui vous persuade que vous ne mourrez pas de si tôt.

 

S'il n'y avait au monde qu'une seule personne qui dût mourir et qu'informée de son arrêt, elle mît aussi peu de zèle et d'empressement à s'occuper de son âme et de son salut qui nous en manifestons nous-mêmes, mon Dieu ! Que de reproches et de remontrances n'aurait-elle point à subir ! « Ne voyez-vous pas, lui crierait-on, qu'un trait mor­tel va percer votre cœur ? Ne voyez-vous pas le tombeau et les vers qui attendent déjà leur hideuse pâture ? Ne voyez-vous pas le jugement, le compte que vous  allez avoir à rendre, compte si obscur et si chargé ? Hélas ! Vous gaspillez le temps en plaisirs, en frivolités, en vaines distractions, en entreprises de tout genre, en mille chimères, en mille rêves de succès et de bonheur ! Et la grande, l'importante affaire du salut, vous l'oubliez complètement, vous la perdez tout à fait de vue !» — Ah ! Que chacune de nous se dise ces choses à soi-même, puisque nous sommes tous condamnés à la mort par un arrêt inévitable de la justice divine.

 

Bien que la voix de Dieu nous avertisse que la mort est près de nous, le démon néanmoins nous fait accroire qu'elle est encore, bien, bien loin; il nous la représente comme un boiteux dont la marche est lente et mal assurée : et nous, pauvres insensées, nous nous la figurons comme en effet bien éloignée ! Nous voyons ses victimes autour de nous, et nous jouons avec autant de sécurité que si nous ne devions pas demain grossir leur nombre !

Dites-vous souvent : entre la mort et moi, il n'y a qu'un pas ; regardez la mort comme le seuil de l'éternité et imaginez-vous à chaque instant être sur le point de le franchir.

 

Demeurez toujours ici-bas comme si vous étiez sur le point de déménager: Que toutes vos actions portent l'empreinte de cette utile réflexion : demain, je devrai plier ma tente et la porter ailleurs ; et cet ailleurs, c'est le tombeau, c'est l'éter­nité. Mon Dieu, non, je ne veux plus rien faire que pour cette éternité : travailler pour l'éternité, parler pour l'éternité, lire, écrire pour l'éternité!... Cette vie, cela n'en vaut vraiment pas la peine !

 

Voici une bonne pratique. Lorsque vous passez devant un cimetière, que vous apprenez la mort d'une personne, que vous voyez un convoi funèbre, que vous entendez sonner le glas des trépassés, ne priez pas seulement pour le soulage­ment des pauvres âmes, mais faites aussi un retour sur vous-même, et souvenez-vous de votre fin prochaine. Demandez-vous : Si j'étais mort, en quel état serais-je aujourd'hui ! serais-je riche en bonnes œuvres ? Et peut-être je mourrai de­main ! Faites dès maintenant tout ce qu'il est en votre pou­voir de faire pour bien mourir.    (R. P. HELLEGEER.)

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 20:18

http://a392.idata.over-blog.com/300x300/3/00/73/24/1/sans-titre-copie-5.png

Chers amis, gardez bien cette photo dans vos archives. Elle aura une grande valeur pour l'histoire de l'Église.

 

C'est l'illustration d'une généalogie.

A la façon de la généalogie de Jésus qui introduit l'Évangile de Saint Matthieu, on peut dire:

W....engendra... R…

R.... engendra…B…

C'est le même esprit qui est au travail  par violence (excommunications) ou séductions. (pseudo restauration) et tente de réduire à néant le Petit Reste des catholiques qui préfèrent mourir plutôt que de trahir.. 

Le troisième acteur B.....va, en peu de temps, disloquer toute la doctrine et l'institution. Le travail sera alors achevé. Le grand plan de religion mondiale sera accompli et l'antéchrist, président politique et chef de la religion, de lui-même pourra se montrer à découvert.

"Déjà l'antéchrist est parmi vous, son esprit est parmi vous..". (Les démons sont forcés de l'avouer  lors des exorcismes ).

Ces trois personnages sont des marionnettes entre ses griffes. Pour l'heure, ils incarnent ce qu'on peut appeler" la continuité dans la rupture".   Prions pour qu'ils se convertissent. Prions, prions, prions, dans nos catacombes, car c'est parce qu'il n'y a pas eu assez de prières et de sacrifices qu'ils ont pu édifier une telle contre-façon du corps mystique. Comme le pensent des personnes bien informées, il sera "impossible de faire pire". C'est donc à ce point qui semblera fatal que le Ciel fera entendre Sa voix.

 Déjà, en nous redonnant le pape légitime, SS Paul VI, il terrassera la Bête et ses mensonges, et un temps de paix sera donné au monde avant le grand choc final.

Ne faiblissons pas et restons éveillés, comme les vierges sages, car le Maître va venir... à Son Heure...   Union De Prières … Merci

http://amdg.over-blog.fr/article-genealogie-d-un-desastre-116241627.html

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:03


   Moi,... indigne servante de Dieu, enfant coupable de son Église, mais profondément repentante de mes fautes, je me prosterne en ce moment aux pieds de la très sainte Trinité, de la sainte et immaculée Vierge Marie, de mon ange gardien, pour attester mes dernières volontés et la manière dont je veux vivre et mourir : et je fais le testament suivant en vue de l'éternité, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de mon âme.

 

1. Je vous remets, ô très adorable Trinité, mon corps et mon âme, comme à mon principe et ma fin, avec tous les biens spirituels et corporels que j'ai reçus et que je recevrai encore de votre main, et dont je vous bénis avec une humble recon­naissance et la ferme résolution de les consacrer à votre gloire.

 

2. Je croîs tout ce que l'Église catholique a toujours proposé à notre! Foi : c'est dans cette foi que je veux vivre et mourir en véri­table enfant de la sainte Église : je désire recevoir avec une humble et sincère contrition le sacrement des mourants et avoir part aux mérites et à la mort de Jésus. Je déteste et j'abjure d'avance et dès ce moment tout ce que les suggestions de l'esprit malin, la violence de la maladie ou la privation de connaissance pourraient me faire dire ou penser alors contre la foi, ou contre mon divin Sauveur.

 

3. Je confesse que mes péchés sont innombrables et que j'ai mille fois mérité l'enfer ; mais je crois en même temps, ô Dieu de toute miséricorde, que votre clémence surpasse in­finiment ma malice et que les mérites de Jésus l'emportent immensément sur mes péchés. Aussi je veux particulière­ment fonder mon espérance sur la bonté infinie de Dieu, sur la souveraine efficacité du sang de Jésus-Christ et sur l'immua­ble vérité de ses promesses. O mon Sauveur, vous ne permet­trez pas que je perde une âme qui vous a coûté tant de sang, tant de souffrances, tant de travaux, et la mort même !

 

4. Je déteste tous mes péchés et j'en conçois un vif et pro­fond repentir, par pur amour pour vous, ô mon Dieu, le plus indulgent des pères, et je voudrais que mon repentir fût mille fois plus vif encore, prête à souffrir tout avec joie plutôt que de consentir à rien qui fût l'ombre d'une offense contre vous. Je vous offre, en satisfaction de mes fautes, les trésors infinis des mérites de mon Sauveur ; je me réfugie dans ses plaies sacrées pour laver dans le sang de l'Agneau mes infidélités sans nombre.

 

5. J'accepte avec un entier abandon ce que décidera la volonté divine touchant mon corps et mon âme, et je suis prête à agir, à souffrir, à vivre, et à mourir, selon le bon plaisir de votre Providence éternelle et infaillible.

 

6. Je déclare maintenant et pour l'heure de ma mort, que je désire participer aux indulgences que je puis mériter de quelque manière que ce soit, ainsi qu'aux bonnes œuvres, aux messes et aux prières qui se feront jusqu'au jour du jugement.

 

7. Je me mets sous la protection de la très sainte Vierge, ma mère ; je me recommande dans mon agonie à saint Joseph, à mon bon ange et à mes saints patrons, et je les conjure hum­blement de bien vouloir m'assister à mes derniers moments, m'encourager, me défendre et m'obtenir toutes les grâces et les vertus dont j'ai besoin pour faire une sainte mort.

 

8. Je souhaite que mes dernières paroles soient : Jésus ! Marie ! Joseph ! Et s'il arrivait que mes lèvres fussent muettes à ce moment redoutable et que j'eusse perdu l'usage de la rai­son, je dis à présent pour alors, avec toute la ferveur, le res­pect et la soumission dont je suis capable : Jésus, Marie, Jo­seph, je remets mon esprit entre vos mains.

 

9. Enfin, ô mon Dieu, je vous consacre toutes les affections de mon âme et toutes les actions de mon corps, avec tous les instants qu'il me reste à vivre : Je vous en offre l'hommage irrévocable : je veux en outre, dès maintenant et pendant toute l'éternité, n'honorer et ne servir que vous !

 

10. Daignez, ô miséricordieux Jésus, confirmer, par votre grâce et votre bénédiction, ces dispositions suprêmes que je veux maintenir pendant toute ma vie et jusqu'après ma mort, afin que j'y conforme toute mon existence et que je ne vive plus que par vous, ô mon Jésus, dans le temps et dans l'éter­nité !             Ainsi soit-il.

 

 

On engage les personnes pieuses a lire fréquemment cette pro­testation, tout au moins une lois chaque année.

 

FÊTE DU JOUR, le 3l décembre : Saint Sylvestre, pape.

 

Saint Sylvestre naquit à Rome vers la fin du troisième siè­cle. Il venait d'être ordonné prêtre lorsque éclata, sous le règne du cruel Dioclétien, la dernière, mais la plus violente des persécutions contre les chrétiens. Des idoles étaient éle­vées dans tous les carrefours, sur les places publiques, devant les fontaines, de telle sorte qu'il était à peu près impossible à un chrétien de sortir de chez lui sans être mis en demeure d'offrir un sacrifice aux dieux et d'avoir à choisir entre l'apos­tasie ou la mort.

Pendant ces jours de cruelles épreuves, Syl­vestre fortifiait les chrétiens et les encourageait à mourir pour Jésus-Christ. Dieu, toutefois, préserva le généreux prê­tre de tout danger, lui destinant une autre couronne que celle du martyre.

En 312, en effet, une nouvelle ère commença pour l'Église. Constantin, ayant remporté sous l'étendard de la croix une victoire qui lui assurait l'empire, se déclara le pro­tecteur des chrétiens, éleva des basiliques splendides, et en particulier l'église de Saint-Jean de Latran, et donna au pape, si longtemps l'objet de la haine des païens, un palais digne de son auguste puissance.

C'est dans ces heureuses cir­constances que saint Sylvestre fut élevé sur la chaire de Saint Pierre et, le premier de tous les papes, il put gouverner le troupeau de Jésus-Christ en toute sécurité. Il mourut, re­gretté des prêtres et des fidèles, en 355.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:59

 

Vous mourrez bien certainement : Mais quand ? De quelle manière ? En quel endroit ? À quel âge ? En quel état Vous l'ignorez complètement.  Sera-ce  à l'improviste ou après une longue attente ? Sera-ce d'une maladie ou d'un accident ? Sera-ce privée de sentiment ou en pleine connaissance ? Nul ne le sait.

 

Il n'existe point d'horloge dans le monde, quelque artistement façonnée qu'elle soit, qui puisse vous avertir de votre dernière heure, et vous indiquer le moment de la visite du Seigneur.

 

La mort est comme un voleur, qui se gardera bien de venir vous prévenir que tel jour, à telle heure, il viendra vous dévaliser chez vous : au contraire il se glisse dans la maison au moment où l'on s'y attend le moins.

 

Quand vous jouiriez de la santé la plus florissante, soyez sur vos gardes et méfiez-vous des embûches de la mort. C'est une perfide ; elle n'a jamais su que trahir.

 

Il y avait, dans un couvent, un cimetière où se trouvait tou­jours une fosse ouverte, pour le premier religieux qui viendrait à mourir : Et chaque jour tous les frères visitaient cette fosse que chacun regardait comme destinée à lui-même. Voilà des gens avisés !

 

Mais vous, qui vous bercez de l'espoir d'une longue vie et qui n'êtes pas un jour, pas une seconde à l'abri des coups de la mort, êtes-vous sage ? Combien d'autres qui partageaient votre sécurité, et qui ont été surprises par une mort soudaine !

 

Croyez-vous que de tous ceux qui sont morts cette année il y en ait eu beaucoup qui s'y attendissent ? Et que d'autres doi­vent mourir aujourd'hui même et qui ne le soupçonnent pas !

 

Est-il une heure, une minute, dont Vous puissiez dire avec assurance : Ce ne sera pas la dernière pour moi ? Des milliers d'heures ont passé sur vous, et vous ont épargnée ; mais vous avez beau faire : une seule vous terrassera et ce sera celle que vous redoutez le moins, celle peut-être où vous serez exposée à offenser Dieu !

 

Car la mort est partout : Elle peut vous être occasionnée par un homme, par un animal, par le feu, par l'eau, en un mot, par mille accidents.

Comme la rouille détruit le fer, et la vermoulure le bois, l'homme porte, en lui-même le principe de sa propre dissolu­tion. Oui, nous portons la mort dans nos flancs et elle som­meille pour ainsi dire en nous ! La mort surprend l'homme de mille manières : elle se tient à la porte des vieillards, elle dresse aux jeunes gens des embûches secrètes : Tel entrait hier dans une salle de festin, qui est aujourd'hui frappé par la mort ; tel aujourd'hui paraît à tout le monde plein de vigueur et de santé, dont on emportera dans trois jours peut-être la dépouille au champ des morts.

 

Que d'hommes sont précipités par la mort dans les flammes éternelles sans pouvoir même se reconnaître ! Arrachés de la vie, les uns à table, au bal, au jeu, dans l'ivresse, les autres en dormant, d'autres en voyageant ou en travaillant, ils descen­dent subitement dans la mort.

 

Quel serait votre désespoir si vous deviez être de ce nombre ! Soyez donc toujours prête et vivez de telle sorte que la mort ne vous prenne à l'improviste en aucun temps, ni en aucun lieu. Puisque la mort vous guette partout, soyez aussi toujours en garde contre ses pièges.

 

C'est en vain que vous vous fieriez à votre âge, à vos forces, à votre santé : la faux de la mort tranche le fil de la vie la plus vigoureuse comme de la plus débile et de la plus languissante !

 

Dieu ne vous a pas donné la vie en propriété, mais il vous l'a confiée comme un dépôt, qu'il est en droit de vous redemander à toute heure : Heureux qui peut dire aussi en tout temps: « Mon cœur est prêt, et Dieu seul est mon attente ! »

 

Qui peut vous assurer d'ailleurs que vous ne mourrez pas demain? Si le jour présent devait être votre dernier jour, se rait-il pour vous le commencement de l'éternité bienheureuse? Certes, si vous saviez devoir mourir aujourd'hui, vous vous abstiendriez avec soin de commettre la moindre faute. Donc si vous voulez mourir, bien préparée, passez chaque jour comme s'il devait être le dernier de votre existence.

 

Quelle salutaire réflexion serait celle-ci : Cette messe, cette confession, cette communion, cette affaire est peut-être la der­nière de ma vie ! Avec quelle ferveur et quelle attention sou­tenue nous accomplirions tous les actes, grâce à cette pensée !

 

Et cependant il y aura une messe, une communion, une confession, qui sera bien la dernière de notre vie !

 

Si un médecin vous affirmait que vous n'avez plus que deux heures à vivre, comment les emploieriez-vous ? Et vous qui n'êtes pas sûre d'en avoir seulement encore une, car vous ne connaissez ni le jour ni l'heure, vous paraissez néanmoins aus­si peu inquiète de votre âme que si vous étiez assurée de vivre encore un siècle... N'est-ce pas le comble de l'aberration !

 

Nous vous conseillons la pratique suivante : dites en vous levant : « Peut-être n'irai-je pas jusqu'au soir », et priez Dieu de passer la journée comme si elle devait être la dernière de votre vie.

 

Dites avec saint Jean Berchmans, en vous couchant : « Incertaine de ma vie et de mon salut, j'entre dans le tom­beau ; ces draps dans lesquels je vais dormir seront peut-être le linceul où l'on m'ensevelira. »

 

O Dieu très sage, qui avez voulu dans votre amour paternel me cacher le jour, l'heure et le genre de mort qui me sont réservés, afin que je veille sans cesse sur moi-même, accordez-moi la grâce de passer tous les jours de ma vie dans une telle sollicitude pour mon salut que ma dernière heure soit bénie et heureuse et que je mérite d'être un jour comptée au nombre des serviteurs vigilants qui auront attendu votre visite.        Ainsi soit-il.                (R. P. hillegeer.)

 

 

FÊTE DU JOUR, (20 décembre) : Saint Dominique de Silos, confesseur.

A près de sérieuses études théologiques, Dominique fut ordonné prêtre et chargé d'administrer la paroisse de Santa-Maria, en Espagne, qui dépendait de son couvent. Ses succès dans cette paroisse le firent choisir comme prieur du couvent de Saint-Millano.

Peu après, Garcia, roi de Navarre, ayant osé par cupidité piller l'église et la sacristie de ce cou­vent, saint Dominique lui reprocha cette faute avec tant de fermeté que le roi l'exila avec quelques-uns de ses religieux.

Dominique trouva un asile auprès de Ferdinand Ier, roi de Castille, qui le nomma abbé du monastère de Silos, jadis très florissant, mais alors presque en ruine. Par son habile direc­tion, l'abbaye de Silos retrouva la splendeur et la ferveur des anciens jours. Toutefois le zèle de saint Dominique ne pouvait se restreindre dans les étroites limites de son monastère ; sa charité s'étendait à tous les pécheurs, à tous les pauvres et surtout aux chrétiens captifs des Maures.

Rien ne lui coûtait pour rendre à la liberté ces malheureux esclaves, et Dieu lui-même l'aida plus d'une fois par des miracles à les délivrer. Le saint abbé de Silos mourut le 20 décembre de l'an 1153.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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