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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:17

 
 

LES SAINTES PLAIES ET LES AMES DU PURGATOIRE

 

« Le bénéfice des saintes Plaies fait descendre les grâces du Ciel et monter au Ciel les Âmes du Purgatoire.

 

« Chaque fois que vous regarderez le divin Crucifié avec un cœur pur, voue obtiendrez la délivrance de cinq âmes du Purgatoire : une à chaque Plaie.

 

« Vous obtiendrez aussi, en faisant le Chemin de la Croix, si votre cœur est bien pur et bien détaché, la même faveur à chaque station, par le mérite de chacune de mes Plaies.

 

« Quand vous offrez mes saintes Plaies pour les pécheurs, il ne faut pas oublier de le faire pour les Âmes du Purgatoire, car il y a peu de personnes qui pensent à leur soulagement.

 

« Les saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les Âmes du Purgatoire. »

 

C'est ce que le bon Maître voulut montrer à Sœur Marie Marthe. Certain dimanche de Carême, son état de souffrance ne lui permettant pas d'assister à l'instruction, son Bien-Aimé vint à elle et lui dit : « Je vais te donner une occupation : tu offriras tes souffrances en union avec les miennes divines pour les Âmes du Purgatoire. »

 

La Sœur commença à faire cette offrande et, chaque fois qu'elle la renouvelait, elle voyait une âme monter au Ciel. Elle en était à la vingtième, lorsque le Père Éternel apparut : « Je te donne le même pouvoir qu'à mon Fils, pourvu que tu m'offres ton cœur uni au sien. »

 

Elle s'efforça de le faire, et, à chaque acte d'offrande et d'union, c'était vers le Ciel, suivant son expression, une envolée d'âmes, «comme une volée d'oiseaux ».

 

Les âmes délivrées par elle venaient parfois la remercier et lui disaient : « Que la fête qui les avait sauvées, la fête des saintes Plaies, ne passe pas... « Nous n'avons connu la valeur de cette dévotion qu'au moment où nous avons joui de Dieu ! En offrant les saintes Plaies de Notre-Seigneur à son Père, vous opérez comme une seconde Rédemption. »

 

Au nombre de ces âmes, il en est qui tiennent de plus près au cœur d'une Religieuse, ce sont les âmes de ses propres Sœurs. Sœur Marie Marthe priait et souffrait pour elles plus particulièrement, et la Sainte Vierge lui en témoignait de la satis­faction : « Les âmes de vos Sœurs en Purgatoire sont mes filles. Je prends grand plaisir à vous entendre prier pour leur délivrance..., je souffre tant de les voir dans ce feu... Elles y vont presque toutes!... — Je suis Reine et je veux, que ces âmes règnent avec Moi ! Malgré tout notre pouvoir, mon Fils et Moi, nous ne pouvons les délivrer; elles doivent expier. — Mais vous pouvez si facilement les soulager et leur ouvrir le Ciel, en offrant les saintes Plaies pour elles à Dieu le Père. »

 

« Offre-les pour tous leurs manquements à la Règle », ajouta, un jour, Notre-Seigneur.

 

Une de nos Sœurs lui apparaissant glorieuse, peu après sa mort, lui dit :

 

« Je croyais bien faire toutes mes actions purement pour Dieu, et lorsqu'elles m'ont été montrées, je les ai vues toutes remplies de mouvements naturels. C'est la confiance que j'ai eue aux saintes Plaies de Jésus, les derniers jours de ma vie, qui a fait ma perfection. »

 

« Ah! Qu'il fait bon mourir en passant par les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ », disait une autre chère défunte.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:42

Dans ses révélations, Sainte Brigitte de Suède compta 5,480 plaies infligées à Jésus durant Sa Passion.

VOTRE CONSECRATION AUX PLAIES DE JESUS-CHRIST

Dieu tout puissant qui avez voulu vous incarner sous forme de l’une de vos créatures par amour pour moi, afin de supporter l'insupportable, je vous consacre ma vie et mon éternité.

O Saintes Plaies des mains de Jésus-Christ, je vous consacre mes mains, afin de travailler toujours à votre gloire.

O Saintes Plaies des pieds de Jésus-Christ, je vous consacre mes pieds,
afin de marcher toujours à votre suite.

O Saintes Plaies du dos de Jésus-Christ, je vous consacre ma chair,
afin qu'elle soit toujours soumise a Votre Très Sainte Volonté.

O Saintes Plaies de la tête de Jésus-Christ, je vous consacre mon esprit,
afin que mon intelligence ne soit pas un obstacle à ma sanctification.

O Saintes Plaies du Coeur de Jésus-Christ, je vous consacre mon coeur,
afin que, désormais uni au votre, il déborde d'amour pour les hommes, mes frères.

O Très Précieux Sang de Jésus-Christ, je vous consacre tout mon sang,
afin que désormais ne coule dans mes veines, que Foi, Espérance et Charité.



Dévotion à la Sainte Plaie de l’épaule de Jésus

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'Épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix. Jésus lui dit :

«J'ai eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres.

Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée.

Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.»

Cette prière et cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.

Prière :

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, moi pauvre pécheur,
j'adore et vénère la très sainte Plaie que Vous avez reçue à l'épaule
en portant au Calvaire la très lourde croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur.

Je Vous supplie, en vertu des mérites de la dite Plaie, d'avoir pitié de moi, en me pardonnant de tous mes péchés mortels ou véniels, en m'assistant à l'heure de ma mort et en me conduisant dans Votre heureux Royaume.

Amen !


Chapelet des Saintes Plaies      (sur un chapelet normal)

Le chapelet des Saintes Plaies ne doit pas être confondu avec le chapelet de cinq plaies. En effet, le chapelet des Saintes Plaies se récite sur un chapelet normal. De plus, il permet de méditer sur l'ensemble des plaies qui furent infligées au corps meurtri de notre Seigneur Jésus-Christ durant tout son calvaire, c'est à dire du moment de son arrestation à sa crucifixion. L'examen du suaire montre ainsi la torture et la mutilation du corps du Christ (voir rubrique suaire)

Par ce chapelet, nous voyons et méditons sur la mort douloureuse du Christ pour nous, en rachat de nos péchés.

Ce chapelet est dû à Soeur Marie Marthe Chambon (1841-1907) qui assurait tenir de Jésus les deux invocations qui le compose. Elle disait avoir reçu du Seigneur la mission de raviver dans le monde la dévotion aux Saintes Plaies. Jésus lui assura entre autres: "Avec mes plaies et mon Coeur, vous pouvez tout obtenir", "Mes Plaies couvriront toutes vos fautes".  "Offrez les moi souvent pour les pécheurs, car j'ai faim des âmes".
Voici comment réciter ce chapelet:

Sur la croix, on récite la prière suivante:

« O Jésus, divin rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. Amen.
Dieu Saint, Dieu fort, Dieu immortel, ayez pitié de nous et du monde entier. Amen.
Grâce et miséricorde, mon Jésus, pendant les dangers présents. Couvrez nous de votre sang précieux! Amen.
Père éternel, faites-nous miséricorde par le sang de Jésus-Christ votre Fils unique. Faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Amen. »

Sur les gros grains:

« Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes. »

Sur les petits grains:

« Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies. »

A la fin du chapelet on récite 3 fois:

« Père éternel, faites-nous miséricorde par le sang de Jésus-Christ votre Fils unique. Faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Amen. »


http://www.mariereine.com/affiche.php3?ID=963&categorie=4

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:41

LES SAINTES PLAIES ET L'ÉGLISE

 

Notre-Seigneur renouvela souvent à Sœur Marie Marthe la promesse du triomphe de la sainte Église par le pouvoir de ses Plaies et de la Vierge Immaculée :

 

« Ma fille, il faut bien faire ta charge, qui est d'offrir mes divines Plaies à mon Père Éternel, parce que de là doit venir le triomphe de l'Église, lequel passera par ma Mère Immaculée. »

 

Mais, dès le principe, Notre-Seigneur prévient toute illusion, comme toute équivoque. Il ne saurait être question du triomphe matériel, visible, dont rêvent certaines âmes !...

 

A la barque de Pierre, jamais les flots ne se plieront avec une parfaite docilité ; parfois même on pourra trembler devant les fureurs de leur agitation...

 

Lutter, lutter tou­jours, c'est une loi de la vie de l'Église : « On ne comprend pas ce qu'on demande en demandant son triomphe... Mon Église n'aura jamais de triomphe visible. »

 

Toutefois, à travers les luttes et les angoisses, continue de s'accomplir, dans l'Église et par l'Église, l'œuvre de Notre-Seigneur Jésus-Christ : le salut du monde. L'œuvre de Notre-Seigneur Jésus-Christ s'accomplit d'autant mieux que la prière, qui à sa place dans le plan divin, implore davantage les secours du Ciel.

 

Et l'on conçoit que le Ciel se laisse spécialement fléchir quand on l'invoque au nom des Plaies rédemptrices. — Jésus insiste fréquemment sur ce point : « Les invocations aux saintes Plaies lui obtiendront une victoire incessante...

 

« Il faut que tu puises sans cesse dans ces sources pour le triomphe de mon Église.

 

« Hé! Mon bon Maître, depuis le temps que vous me faites faire cela !... et le triomphe ne vient pas », s'exclama-t-elle dans sa familière simpli­cité.

 

« Ma fille, répondit notre Divin Sauveur, vous devriez être déjà bien contentes de ce que je ne vous châtie pas davantage. Tu retiens mon bras.  Je te promets de te donner le triomphe, mais petit à petit. »

 

Et le saint Fondateur vint compléter la leçon du Maître : « Lors même que Notre-Seigneur promet le triomphe par Marie Immaculée, il ne faut pas vous relâcher dans la prière et l'offrande des saintes Plaies. »

 

Au moment d'une grande persécution de l'Église, Sœur Marie Marthe demandait souvent à Jésus de couvrir de la protection de ses saintes Plaies le Souverain Pontife. Cette prière plaisait beaucoup à Notre-Seigneur. Il fit voir à notre Sœur que la grâce surabondait sur le Très Saint Père Pie IX et que les prières faites par la Communauté y con­tribuaient grandement : « De mes Plaies sort une vertu particulière. »

 

Vers la fin de 1867, Notre-Seigneur lui révéla que « Sa Sainteté aurait encore beaucoup à souffrir, qu'il n'y aurait plus de paix, mais que, grâce à la prière, le Pape pourrait subsister sur le Saint-Siège, dans la tribulation ». On voit que Notre-Seigneur ne veut pas d'illusion !

 

Ce qui ne l'empêche pas d'exiger toujours des prières :

 

« Je veux que cette Communauté soit le soutien du Saint-Siège par la prière et surtout par l'invocation à mes saintes Plaies. Vous opposez ainsi, une barrière à mes ennemis. »

 

Ni d'exprimer sa satisfaction pour les prières faites :

 

« Je suis content des prières que ta Communauté fait pour soutenir l'Église. Vous aurez un degré de gloire de plus pour avoir été de bons soldats du Saint-Père. — Vous serez toujours dans le cas de l'être : il faut beaucoup prier pour la sainte Église. »

 

Ni de conclure par l'assurance d'une Protection contre la quelle rien ne saurait prévaloir :

 

« Pendant que mes Plaies vous garderont, vous n'avez rien à craindre, ni pour vous, ni pour l'Église! Si ce bien venait à vous manquer, vous comprendriez alors ce que vous possédez. »

 

   (À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 08:02

 

PROMESSES DE NOTRE-SEIGNEUR

 

Notre-Seigneur ne se contente pas de confier à Sœur Marie Marthe ses saintes Plaies, de lui exposer les motifs pressants et les bénéfices de cette dévotion, en même temps que les conditions qui lui assurent le succès... Il sait aussi multiplier les encourageantes promesses. Ces promesses revien­nent si fréquemment et sous des formes si variées, que force sera de nous limiter ; la pensée, d'ailleurs, reste au fond toujours la même.

 

La dévotion aux saintes Plaies ne saurait décevoir:

 

« Il ne faut pas craindre, ma fille, de vous reposer dans mes Plaies, parce que là, on ne sera jamais trompé, lors même que les choses paraîtraient impossibles.

 

« J'accorderai tout ce que l'on me demandera par l'invocation aux saintes Plaies. Il faut en répandre la dévotion.

 

« Vous obtiendrez tout, parce que c'est le mérite de mon Sang qui est d'un prix infini.

 

« Avec mes Plaies et mon Cœur divin, vous pouvez tout obtenir. »

 

Les saintes Plaies sanctifient et assurent l'avan­cement spirituel :

 

« De mes Plaies sortent des fruits de sainteté. De même que l'or purifié dans le creuset devient plus beau, de même, il faut mettre ton âme et celles de tes Sœurs en mes Plaies sacrées ; là, elles se perfectionneront comme l'or dans la fournaise... Vous pouvez toujours vous purifier dans mes Plaies.

 

« Mes Plaies répareront les vôtres...

 

« Ceux qui les honorent recevront une vraie connaissance de Jésus-Christ.

 

« En les méditant, tu y trouveras toujours un nouvel amour.

 

« Mes Plaies couvriront toutes tes fautes. »

 

Les saintes Plaies donnent du prix à tout :

 

« Ma fille, plonge tes actions dans mes Plaies et elles deviendront quelque chose. — Toutes vos actions, même les moindres, trempées dans mon Sang, acquerront par cela seul un mérite infini et contenteront mon Cœur!...

 

« En les offrant pour la conversion des pécheurs, encore que les pécheurs ne se convertiraient point, vous aurez devant Dieu le même mérite que s'ils s'étaient convertis. »

 

Les saintes Plaies sont un baume et un réconfort dans la souffrance :

 

« Lorsque vous avez quelque peine, quelque chose à souffrir, il faut vite l'apporter dans mes Plaies.

 

« Il faut souvent répéter auprès des malades cette aspiration : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies ! Cette prière « soulagera l'âme et le corps. »

 

Les saintes Plaies ont une efficacité merveilleuse pour la conversion des pécheurs :

 

Un jour, Sœur Marie Marthe, saisie d'angoisse à la pensée des crimes de la terre, s'écriait : «Mon Jésus, prenez soin de vos enfants, ne regardez pas leurs péchés. »

 

Le divin Maître, répondant à son appel, lui apprit l'aspiration que nous connaissons déjà : « Mon Jésus, pardon et miséricorde, etc. », puis Il ajouta :

 

« Beaucoup de personnes éprouveront l'efficacité de cette aspiration. — Je désire, poursuivit le Sauveur, que les Prêtres la donnent souvent à leurs pénitents au saint Tribunal.

 

« Le pécheur qui dira la prière suivante : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur « Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes, obtiendra sa conversion. »

 

Les saintes Plaies sauvent le monde et assurent une bonne mort :

 

« Mes saintes Plaies vous sauveront infailliblement..., elles sauveront le monde.

 

« Il faut expirer la bouche appuyée sur ces sacrées ouvertures... Il n'y aura pas de mort pour l'âme qui expirera dans mes Plaies, elles donnent la vraie vie. »

 

Les saintes Plaies donnent tout pouvoir sur Dieu :

 

« Vous n'êtes rien par vous-même, mais votre âme, unie à Jésus, devient puissante; elle peut même faire plusieurs choses à la fois : mériter et obtenir pour tous les besoins, sans qu'il soit nécessaire de rien particulariser. »

 

Posant sur la tête de la chère privilégiée sa main adorable, le Sauveur ajoutait :

 

« Maintenant, tu as mon pouvoir. C'est toujours à ceux qui n'ont rien comme toi, que je me plais à donner le plus de grâces. — Mon pouvoir est dans mes Plaies: avec elles tu deviens puissante... Oui, tu peux tout obtenir, tu as tout pouvoir ! Tu as même, en quelque sorte, plus de pouvoir que Moi ; tu peux désarmer ma justice, car encore que tout vienne de Moi, je veux être prié, je veux qu'on me demande. »

 

Les saintes Plaies seront, en particulier, la sauve­garde de la Communauté.

 

La situation politique devenant chaque jour plus critique, raconte notre Mère, en novembre 1873, nous avons fait une neuvaine aux saintes Plaies de Jésus. Aussitôt, Notre-Seigneur en témoigna sa joie à la confidente de son Cœur. Puis il lui adressa ces réconfortantes paroles :

 

 « J'aime tant ta Communauté  qu'il ne lui arrivera jamais de mal. »

 

« Que ta Mère ne s'arrête pas aux nouvelles du temps, car souvent les nouvelles du dehors sont fausses. Ma parole seule est vraie! — Je vous le dis, vous n'avez rien à craindre... Si vous laissiez la prière, alors, oui, vous auriez à craindre... — Ce chapelet de la miséricorde fait contre poids à ma Justice, il arrête ma vengeance. »

 

Enfin, ratifiant de nouveau le don de ses saintes Plaies à la Communauté, Notre-Seigneur lui disait : « Voilà ton trésor !... Le trésor des saintes Plaies renferme des couronnes que vous devez prendre et donner aux autres en les offrant à mon Père pour guérir celles de toutes les âmes. — Un jour, les âmes, à qui vous aurez obtenu une sainte mort par vos prières, se tourneront vers vous pour vous remercier... — Tous tes hommes paraîtront, en ce jour du Jugement, devant Moi, et je montrerai alors mes épouses privilégiées qui auront purifié le monde  par mes saintes Plaies... Un jour viendra, où vous  verrez ces grandes choses!...

 

 « Ma fille, ceci est pour vous humilier et non pour vous enorgueillir... Sache bien que tout ceci n'est pas pour toi, mais pour Moi, afin que tu m'amènes des âmes!... »

 

Parmi les promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ, deux seraient à signaler tout spécialement : celles qui concernent l'Église et celles qui concernent les Âmes du Purgatoire.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 05:55

 

LE CŒUR DE JÉSUS !

 

Si le Sauveur découvrait ainsi toutes les beautés et toutes les richesses de ses divines Plaies à l'humble Converse, pouvait-Il ne point lui ouvrir les trésors de sa grande blessure d'amour ?

 

« Voilà la Source où vous devez tout puiser ! » disait-Il, en lui montrant ses Plaies dans une splendeur lumineuse et celle de son Cœur sacré, brillant, parmi les autres, d'un éclat incomparable :

 

« Viens seulement ici dans la Plaie de mon divin Côté... — c'est la Plaie de l'amour d'où il sort des flammes bien vives. »

 

Jésus lui accordait, parfois plusieurs jours de suite, la vue de sa très sainte Humanité glorieuse. Il se tenait alors auprès de sa servante, s'entre­tenait familièrement avec elle, comme autrefois, avec notre sainte Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Et cette dernière, qui ne quitte jamais le Cœur de Jésus, disait : « C'est ainsi que Notre-Seigneur se montrait à moi », tandis que le bon Maître réitérait ses amoureuses invitations :

 

« Viens dans mon Cœur, tu ne craindras rien... Mets ici tes lèvres pour y puiser la charité et la répandre dans le monde... Mets ici ta main pour y prendre mes trésors. »

 

Un jour, Il lui fait part de son immense désir de répandre les grâces dont déborde son Cœur : « Prends, parce que la mesure est comble. Je ne puis plus les contenir tant j'ai envie de les donner. »

 

Une autre fois, c'est une invitation à utiliser encore et toujours ces trésors : « Venez recevoir l'épanchement de mon Cœur qui désire déverser son trop-plein ! Je veux verser en vous de mon abondance, parce que, aujourd'hui, j'ai reçu en ma miséricorde des âmes sauvées par vos prières. »

 

A chaque instant, sous des formes diverses, ce sont des appels à une vie d'union avec son Cœur sacré : « Tiens-toi bien collée à ce Cœur pour prendre et répandre mon Sang.»

« Si vous voulez entrer dans la lumière du Seigneur, il faut vous cacher dans mon Cœur divin... — Si vous voulez connaître l'intimité des entrailles de la miséricorde de Celui qui vous aime tant, il faut vous aboucher sur l'ouverture de mon Sacré Cœur avec respect et humilité.

 

« Voilà votre centre. Personne ne pourra vous empêcher de l'aimer, ni vous le faire aimer sans que votre cœur y corresponde. Tout ce que les créatures diront ne peut vous enlever votre trésor, votre amour!... Je veux que vous m'aimiez sans appui humain. »

 

Ici, Notre-Seigneur insiste, en adressant à toutes ses épouses une exhortation pressante : « Je veux que l'âme religieuse soit détachée de tout, car pour venir à mon Cœur, il ne faut point d'attache, point de fil qui tienne encore à la terre : il faut aller à la conquête du Seigneur dans le seul à seul avec Lui; il faut chercher ce Cœur dans votre propre cœur. »

 

Puis Il revient à Sœur Marie Marthe, mais à travers sa docile servante, Il vise toutes les âmes et plus spécialement les âmes consacrées :

« J'ai besoin de ton cœur pour me dédommager et me tenir compagnie... — Je t'apprendrai à m'aimer, car tu ne sais pas le faire : la science de l'amour de Dieu se donne à l'âme qui regarde le Crucifié et lui parle cœur à cœur. Dans chacune de tes actions, il faut être unie à moi. »

 

—   Et Notre-Seigneur lui fait comprendre les conditions et les fruits merveilleux de l'union intime à son Cœur divin :

 

« L'épouse qui ne se met pas sur la poitrine de son Époux dans ses peines, dans son travail, perd son temps. Lorsqu'elle a fait des fautes, il faut qu'elle se couche sur mon Cœur avec grande confiance. Dans ce foyer ardent disparaissent vos infidélités ; l'amour les brûle, les consume toutes!... — Il faut m'aimer, tout m'abandonner. — Il faut vous reposer sur le Cœur de votre Maître comme saint Jean. — Vous lui procurez une très grande gloire en l'aimant ainsi. »

 

Ah ! Que Jésus désire notre amour ! Il le mendie !

Apparaissant un jour dans toute la beauté de sa Résurrection, Il dit à sa Bien-Aimée : « Avec cela, ma fille, je mendie comme le ferait un pauvre...  — J'appelle mes enfants un à un..., je les regarde avec complaisance quand ils viennent à Moi... Je les attends!... »

 

Prenant vraiment l'aspect d'un mendiant, Il lui répétait encore, plein de tristesse : « Je mendie de l'amour, mais le plus grand nombre, même parmi les âmes religieuses, me refuse cet amour !... Ma fille, aime-Moi purement pour Moi-même, sans avoir égard au châtiment ou à la récompense. » Lui dési­gnant notre sainte Sœur Marguerite-Marie dont le regard dévorait le Cœur de Jésus : « Celle-ci m'a aimé, de cet amour pur et uniquement pour Moi tout seul !... »

 

Et Sœur Marie Marthe s'essayait à aimer de ce même amour. Comme un foyer immense, le Sacré Cœur l'attirait à Lui par des ardeurs indicibles... Elle se portait vers son Bien-Aimé dans des élans d'amour qui la consumaient..., mais qui, en même temps, laissaient en son âme une suavité toute divine ! Et Jésus lui disait : « Ma fille, quand je me suis choisi un cœur pour m'aimer et faire mes volontés, j'y allume le feu de mon amour. — Cependant je n'avive pas ce feu sans interruption, de peur que l'amour-propre ne gagne quelque chose et que l'on ne reçoive mes grâces par habitude. — Je me retire de temps en temps pour laisser l'âme à sa propre faiblesse. Elle voit alors qu'elle est toute seule..., elle fait des fautes : ces chutes la tiennent dans l'humilité... Mais je n'abandonne pas pour ces fautes l'âme que j'ai choisie, je la regarde toujours. Je ne suis pas si délicat : je pardonne et je reviens...

 

« Chaque humiliation vous lie plus intimement à Moi.

 

« Je ne vous demande pas de grandes choses, je veux l'amour de votre cœur tout simplement.

 

« Serre-toi contre mon Cœur, tu découvriras toute la bonté dont il est rempli. — C'est là que tu apprendras la douceur et l'humilité. Viens, mon enfant, te jeter là-dedans. Cette union n'est pas seulement pour toi, mais pour tous les membres de ta Communauté.

 

« Il faut que, par l'humilité et l'anéantissement, vos cœurs s'unissent au mien... — Ah! Ma fille, si tu savais combien mon Cœur souffre de l'ingratitude de tant de cœurs!... — Il faut unir vos peines à celles de mon Sacré Cœur.

 

« Dis à ta Supérieure de venir déposer dans cette ouverture toutes les actions de tes Sœurs, même les récréations : elles seront là comme dans une banque et elles y seront bien gardées. »

 

Détail touchant, entre mille autres : lorsque Sœur Marie Marthe rendit compte ce soir-là, elle ne put s'empêcher de s'interrompre pour demander à sa Supérieure : « Ma Mère, qu'est-ce que cela veut dire ce mot de banque ? » C'était la question de sa candide ignorance...

 

C'est plus particulièrement encore aux âmes chargées de la conduite des autres, directrices ou supérieures, que le Cœur de Jésus s'ouvre avec ses richesses : « Tu feras un grand acte de charité en offrant chaque jour mes divines Plaies pour toutes les directrices de l'Institut.

 

« Tu diras à ta Maîtresse qu'elle vienne remplir son âme à la Source, et demain, son cœur sera plein pour répandre mes grâces sur vous. — Je donnerai à toutes les grâces de comprendre les maximes de mon Sacré Cœur. Par le travail et la correspondance de l'âme, toutes y arriveront à l'heure de la mort.

 

« Ma fille, tes Supérieures sont les dépositaires de mon Cœur, il faut que je puisse mettre dans leurs âmes tout ce que je voudrai de grâces et de souffrances. Dis à ta Mère de venir prendre en ces Sources (son Cœur et ses Plaies) pour tes Sœurs... — Elle doit regarder mon Sacré Cœur et tout lui confier, sans se soucier du regard des hommes. »

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:15

 

LA COURONNE D'ÉPINES

 

Une chose frappante, c'est que Jésus réclame pour son auguste Chef couronné d'épines, un culte très spécial de vénération, de réparation et d'amour.

 

La Couronne d'épines fut pour Lui une cause de souffrances particulièrement cruelles : « Ma couronne d'épines m'a fait plus souffrir que toutes mes autres Plaies, confie-t-il à son épouse, elle a été ma plus cruelle souffrance après le Jardin des Olives. Pour l'alléger, il faut bien observer votre Règle. »

 

Elle est, pour l'âme fidèle jusqu'à l'imitation, une source de mérites : « Voilà, dit-il, cette tête qui a été percée pour ton amour et par les mérites de laquelle tu dois être couronnée un jour. Heureuse l'âme qui aura bien contemplé et encore mieux pratiqué!... — Voilà où est votre vie; marchez-y simplement et vous marcherez assurément.

 

« Si vous contemplez ma couronne d'épines sur la terre, vous serez un jour ma couronne de gloire au Ciel.

 

« Pour un instant que vous contemplerez cette couronne ici-bas, je vous en donnerai une pour l'Éternité... C'est elle, c'est la couronne d'épines qui vous vaudra celle de gloire. »

 

Elle est le don de choix que Jésus fait à ses privilégiés : « Ma couronne d'épines, je la donne à mes privilégiés. Elle est le bien propre de mes épouses et des âmes favorisées. — Elle est la joie des Bienheureux, mais pour mes bien-aimés sur la terre, elle est une souffrance. (A la place de chaque épine, notre Sœur voyait sortir un rayon de gloire impossible à décrire.) Mes vrais serviteurs essayent de souffrir comme moi, mais aucun ne peut atteindre le degré de souffrance que j'ai enduré. »

 

De ces âmes-là, Jésus sollicite une plus tendre compassion pour son Chef adorable. Entendons ce cri du cœur qu'il adresse à Sœur Marie Marthe en lui révélant sa tête ensanglantée, toute percée, et exprimant une souffrance telle, que la pauvrette n'aurait su en quels termes la rendre : « Voilà Celui que tu cherches..., vois dans quel état Il est!... Regarde..., arrache les épines de mon Chef en offrant à mon Père le mérite de mes Plaies pour les pécheurs... — Va à la recherche des âmes. »

 

On le voit, dans ces appels du Sauveur, toujours revient, comme un écho de l'éternel sitio, la préoc­cupation des âmes à sauver : « Va à la recherche des âmes.

 

« Voilà ton instruction : la souffrance pour toi, — les grâces que tu dois prendre pour les autres. Une seule âme qui fait ses actions en union avec les mérites de ma sainte Couronne gagne plus que la Communauté tout entière. »

 

A ces rudes appels, le Maître sait joindre les encouragements qui enflamment les cœurs et font accepter tous les sacrifices. C'est ainsi que, dans le courant d'octobre 1867, Il se présente aux yeux ravis de notre jeune Sœur, avec cette couronne tout irradiée d'une gloire étincelante : «Ma couronne d'épines illuminera le Ciel et tous les Bienheureux !  Sur la terre, il y a quelques âmes privilégiées à qui je la montrerai, mais la terre est trop ténébreuse pour la voir. »

 

Le bon Maître va plus loin. Il l'associe à ses triomphes comme à ses souffrances... Il lui fait entrevoir la glorification future. Lui appliquant avec de vives douleurs cette sainte Couronne sur la tête : « Prends ma Couronne, et dans cet état  mes Bienheureux te contempleront. »

 

Bonheur des Justes, la sainte Couronne est, par contre, pour les méchants, un objet de terreur. — C'est ce qu'entrevit un jour Sœur Marie Marthe dans un tableau offert à sa contemplation par Celui qui aimait à l'instruire en lui dévoilant les Mystères de l'au delà.

 

Tout  illuminé des splendeurs de  cette  divine Couronne, apparut à ses yeux le Tribunal où les âmes sont jugées. Il en passait continuellement devant le Juge souverain. Les âmes qui avaient été fidèles pendant leur vie se jetaient avec confiance dans les bras du Sauveur. Les autres, à la vue de la sainte Couronne, et au souvenir de l'amour de Notre-Seigneur qu'elles avaient méprisé, se pré­cipitaient, terrifiées, dans les abîmes éternels...

 

Si impressionnante fut cette vision, que la pauvre enfant, en la racontant, tremblait encore de crainte et d'épouvanté.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 04:31

 

MOTIFS DE LA DÉVOTION AUX SAINTES PLAIES

 

'     :»      •.

En confiant à Sœur Marie Marthe cette tâche magnifique, le Dieu du Calvaire se plaisait à révéler à son âme ravie les innombrables motifs d'invoquer les Plaies divines, comme aussi les bénéfices de cette dévotion.

 

Chaque jour, à chaque instant, pour l'exciter à s'en faire l'ardente apôtre, Il lui dévoile les inappré­ciables trésors de ces sources de vie :

 

« Aucune âme, après ma sainte Mère, n'a eu comme toi, la grâce de contempler, jour et nuit, mes saintes Plaies.

 

« Ma fille, reconnais bien le trésor du monde!... le monde ne veut pas le connaître. — Je veux que tu les voies ainsi, afin que tu comprennes mieux ce que j'ai fait en venant souffrir pour toi.

 

« Ma fille, chaque fois que vous offrez à mon Père les mérites de mes divines Plaies, vous gagnez une fortune immense. Vous êtes semblables à celui qui trouverait dans la terre un grand trésor ; mais  comme vous ne pouvez pas conserver cette fortune, Dieu la reprend, et ma divine Mère aussi, pour vous la rendre au moment de la mort et en appliquer les mérites aux âmes qui en ont besoin : car vous devez faire valoir la fortune de mes saintes Plaies.

 

« Il ne faut pas rester pauvres, parce que votre Père est bien riche!...  Votre richesse ? C’est ma sainte Passion! Il ne faut pas vous en écarter. Il faut que vous puisiez constamment dans le trésor de ma Passion et dans les trous de mes Plaies sacrées.

 

« Celui qui est dans le besoin, qu'il vienne ici; c'est le trésor et la richesse.

 

« Une de mes créatures m'a trahi et a vendu mon Sang,  mais vous pouvez si facilement le racheter goutte à goutte pour purifier ta terre!...

 

— Une seule goutte suffit... et vous n'y pensez pas!... vous n'en connaissez pas le prix!

« Les bourreaux ont bien fait en me perçant le côté, les mains et les pieds, puisqu'ils ont ouvert par là des fontaines d'où couleront éternellement les eaux de ma miséricorde. C'est seulement le péché qui en a été la cause qu'il faut détester.

 

« Mon Père se complaît dans l'offrande de mes sacrées Plaies et des douleurs de ma divine Mère.

 

« Offrir mes Plaies au Père éternel, c'est lui offrir sa gloire, c'est offrir le Ciel au Ciel.

 

« Voilà de quoi payer pour tous ceux qui ont des dettes ! — Car, en offrant à mon Père le mérite de mes saintes Plaies, vous satisfaites pour les péchés des hommes.»

 

Toutes ces paroles furent prononcées en diverses circonstances, spécialement dans l'année 1868. Tantôt Notre-Seigneur s'adresse à Sœur Marie Marthe seule, tantôt — à travers elle — à la Com­munauté et à tous les fidèles.

 

Jésus la presse  et nous presse avec elle, de venir à ce trésor :

 

« Il faut tout confier à mes divines Plaies et travailler au salut des âmes par leurs mérites. »

 

Il nous demande de le faire avec humilité : « Lorsque mes saintes Plaies ont été faites, il y a eu de la « vanité » pour l'homme qui croyait qu'elles finiraient. Mais non, elles seront éternelles, et éternellement elles seront vues de toutes mes créatures. Je te dis ceci, afin que tu ne les regardes pas par manière de routine, mais que tu les vénères avec grande humilité.

 

«Votre vie n'est pas de ce monde; enlevez les Plaies de Jésus et vous deviendrez terrestres...

 

« Vous êtes trop matériels pour comprendre toute l'étendue des grâces que vous recevez par leurs mérites... — Vous ne regardez pas assez le soleil dans sa plénitude... — Mes Prêtres eux-mêmes ne montrent pas assez le Crucifix : Je veux que l'on m'honore tout entier.

 

« Il ne faut pas craindre de montrer mes Plaies aux âmes... Le chemin de mes Plaies est si simple et si facile pour aller au Ciel. »

 

Il nous demande de le faire avec des cœurs de Séraphins. — Désignant un groupe de ces Esprits angéliques se pressant autour de l'autel, pendant la sainte Messe, il dit à Sœur Marie Marthe : « Ils contemplent la beauté, la sainteté de Dieu!... ils admirent, ils adorent... ils ne peuvent pas imiter. Quant à vous, il faut surtout contempler les souffrances de Jésus pour vous conformer à Lui.  Il faut venir à mes Plaies avec des cœurs bien chauds, bien ardents, et faire, avec grande ferveur, les aspirations pour obtenir les grâces que vous sollicitez. »

 

Il nous demande de le faire avec une foi ardente : « Elles sont toutes fraîches, il faut les offrir comme pour la première fois.

 

 « Dans la contemplation de mes Plaies, on trouve tout pour soi et pour les autres.

 

« Je te les fais voir pour que tu y entres. »

 

Il nous demande de le faire avec confiance : « Il ne faut pas t'inquiéter des choses du temps, ma fille, tu verras dans l'Éternité ce que tu auras gagné par mes Plaies.

 

« Les Plaies de mes pieds sacrés sont un océan. Amène-moi là toutes mes créatures ; ces ouvertures sont assez grandes pour les y loger toutes. »

 

Il nous demande de le faire avec esprit d'apos­tolat, et sans jamais nous lasser : « Il faut beaucoup prier pour que mes saintes Plaies se répandent dans le monde. »

 

Des Plaies de Jésus, aux yeux de la voyante, partirent, un jour, cinq rayons lumineux, cinq rayons de gloire qui enveloppèrent le globe.

 

« Mes saintes Plaies soutiennent le monde.

 

« Il faut me demander l'affermissement dans l'amour de mes Plaies, parce qu'elles sont la source de toutes les grâces. Il faut souvent les invoquer... y porter le prochain... Il faut en parler et y revenir fréquemment, afin d'en imprimer la dévotion dans les âmes...

 

« Il faudra longtemps pour établir cette dévotion, travaillez-y avec courage.

 

« Toutes les paroles dites au sujet de mes saintes Plaies me font plaisir, un plaisir indicible!... je les compte toutes.

 

«Quand même il y en a qui ne veulent pas venir à mes Plaies, il faut que toi, ma fille, tu les y fasses entrer. »

 

Un jour que Sœur Marie Marthe éprouvait une soif ardente, son bon Maître lui dit : « Ma fille, viens à moi, et je te donnerai une eau qui te désaltérera ! Dans le Crucifix, il y a tout : il y a de quoi se désaltérer — il y en a pour toutes les âmes!

 

« Ma fille, je veux que tu puises dans mes Plaies pour donner aux petits.

 

« Vous avez tout avec mes Plaies ! Elles ont fait des œuvres solides, non par la jouissance, mais par la souffrance.

 

« Vous êtes des ouvrières qui travaillez au champ du Seigneur : avec mes Plaies, vous gagnez beaucoup et sans peine.

 

 « Offre-moi tes actions et celles de tes Sœurs, unies à mes saintes Plaies ; rien ne peut les rendre plus méritoires, ni plus agréables à mes yeux : il y a des richesses incompréhensibles, même dans les plus petites. »

 

Il est bon de le remarquer ici : dans les mani­festations et confidences dont nous venons de parler, le divin Sauveur ne se présente pas toujours à Sœur Marie Marthe avec l'ensemble de ses Plaies adorables : parfois Il ne lui en montre qu'une seule à part des autres.

 

C'est ainsi qu'un jour Il lui découvre son pied droit en disant : « Combien dois-tu respecter cette Plaie et t'y cacher comme la colombe! »

 

Une autre fois, Il lui fait voir sa main gauche : « Ma fille, prends dans ma main gauche mes mérites pour les âmes, afin qu'elles soient à ma droite pour l'Éternité... Les âmes religieuses seront à ma droite pour juger le monde, mais auparavant, je leur demanderai compte des âmes qu'elles devaient  sauver. »

 

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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