Le 24 mars 1967, S. S. Paul VIa participé lui-même, devant une foule immense, au Chemin de la Croix du Vendredi Saint, dans le Colisée de Rome. A la fin, le Pape a porté la Croix jusqu'à l'autel, puis, dans son discours, il a blâmé ceux qui veulent enlever de l'Évangile les pages qui relatent la fin tragique de Jésus-Christ.
« Que serait l'Évangile, dit-il, sans la Croix ? Ce serait un christianisme sans rédemption. Chacun doit porter sa Croix à la suite du Christ avec courage, et savoir comprendre la douleur, afin de savoir aimer. »
Sans doute pour illustrer cet enseignement, S. S. Paul VI, lorsqu'il officie pontificalement, tient dans sa main droite une Crosse ou Bâton pastoral surmonté d'un grand Crucifix, avec le Corps du Christ souffrant, immolé.
On peut aussi supposer que, par ce geste, le Souverain Pontife fait allusion à sa situation douloureuse, lorsqu'il gouverne l'Église dans une période de crise, de désacralisation, qu'il a lui-même déplorée :
Le Vicaire du Christ est crucifié avec son divin Maître, et il implore notre compassion et nos prières.
Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton
Édition LE BIEN PUBLIC
Trois-Rivières, Canada.
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