« Cet enfant… est destiné à être un signe de contradiction », disait le saint vieillard Siméon à Marie, lors de la Présentation de Jésus au temple (Luc, 2, 35). Trente ans plus tard, Jésus dira : « Une fois élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes »; et l'Évangéliste ajoute : « Il disait cela pour signifier de quelle mort il devait mourir » (Jean, 12, 32). Depuis dix-neuf siècles, du haut de la Croix, le Christ attire les hommes, mais un grand nombre ne comprennent pas, résistent ou s'éloignent de Lui... Signe de victoire, LE CRUCIFIX est aussi un signe de contradiction.
« Nous prêchons le Christ crucifié : scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils », disait saint Paul (I Cor., 1, 23) ; ajoutons : pierre d'achoppement pour les artistes.
En effet, ce n'est pas facile de représenter un HOMME-DIEU ravalé au rang des scélérats, souffrant et mourant, cloué sur un gibet. . . et pourtant vainqueur de la mort et des enfers ! « Mors et vita duello : La mort et la vie ont engagé un stupéfiant combat : l'Auteur de la vie, étant mort, règne encore vivant » (Séquence de Pâques).
Nous assistons à une désaffection de la Croix dans la vie de nos chrétiens, et à la dégradation de la Croix dans le domaine artistique.
Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton
Édition LE BIEN PUBLIC (1972)
Trois-Rivières, Canada.
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