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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:47

 

Tout le monde était fatigué, épuisé, après l'accueil triom­phal, mais tumultueux, que Jérusalem avait réservé la veille à Paul VI. Les journalistes n'en durent pas moins se lever à deux heures du matin, pour pouvoir franchir la fameuse Porte de Mandelbaum qui constitue, dans la rigide séparation, partout ailleurs impérative, le seul lien entre la Jordanie et Israël. Pour la première fois depuis de nombreuses années, cette Porte qui ne peut normalement être franchie que dans un sens, sans possibilité de retour en Jordanie, devait rester ouverte toute la nuit, pour permettre le passage des journa­listes à la suite du Pape.

 

Paul VI se leva à cinq heures, une demi-heure avant qu'à l'horizon, sur les collines de Judée, aussi sèches et rugueuses que celles de la crèche, le ciel ne se peignît d'un rosé léger, pour annoncer l'aurore imminente.

 

A sept heures, le cortège se mit en route, vers la frontière arabo-israëlienne, vers Jenin. Cette localité avait été choisie pour éviter toute équivoque sur la signification d'un accueil réservé au Pape par les autorités israéliennes à Jérusalem. Si le Pape et le chef de l'état israélien s'étaient rencontrés dans la Jérusalem israélienne, les arabes auraient pu interpréter le fait comme une reconnaissance de la ville, en tant que capitale d'Israël.

 

Le choix de Jenin supprimait toute possibilité de complication politique. La rencontre avec les autorités israéliennes, eut lieu à Meghiddo, premier poste frontière, et le Souverain Pontife, en réponse à l'hommage que lui adressait le Président Zalman Shazar, dit, entre autre : « Votre Excellence sait, et Dieu nous est témoin, que nous ne sommes, dans cette visite, guidés par aucune consi­dération qui ne soit d'ordre purement spirituel. Nous venons comme des pèlerins, nous venons vénérer les Lieux Saints, nous venons pour prier. » II y eut un échange de cadeaux (le Pape offrit deux candélabres d'argent finement ciselés et un moderne appareil pour électrocardiogrammes, comme il l'avait déjà fait pour un hôpital jordanien); puis le cortège rejoignit Nazareth et, à la basilique de l'Annonciation, le Pape célébra la Sainte Messe et prononça un nouveau dis­cours, entièrement consacré à l'exaltation de la Sainte Vierge. Puis on se remit en route vers le lac de Tibériade, en passant par Cana, la ville où Jésus changea l'eau en vin, pendant le fameux repas de noces. La Galilée est une terre heureuse et le Christ l'aimait tendrement; il vécut longuement à Naza­reth, jusqu'à l'âge de trente ans, et y travailla le bois comme Joseph. Les menuisiers, les charpentiers, les artisans sont encore nombreux en Palestine; et c'est à Nazareth que le P. Gauthier a fondé sa congrégation des « Compagnons de Jésus Charpentier » : le Père, entouré de dizaines d'ouvriers arabes, était présent au passage du cortège et présentait un gigantesque écriteau de bienvenue.

 

Voici le lac de Tibériade, le « Lac de Jésus », sur lequel il navigua plusieurs fois en barque et où il marcha sur les eaux; le Pape s'arrêta à l'endroit exact où Jésus donna à Pierre son pouvoir; il descendit trois marches, se baissa, plongea les doigts de la main droite dans le lac, s'agenouilla, se signa; puis il se releva, se retourna et bénit la foule.

 

Le cortège pontifical rejoignit ensuite le mont des Béati­tudes, où le Pape lut la fameuse page de l'Évangile, qui a donné son nom à la localité : une colline haute de cent cin­quante mètres. Ses paroles, vibrantes d'émotion, semblaient acquérir, plus que jamais, une vitalité et une actualité pres­santes, en cet endroit de la terre où la douceur et la justice sont tellement oubliées. C'était l'écho toujours vivant, tou­jours identique, qui montait du fond des siècles, pour dicter les règles de ceux qui veulent suivre le Christ.

 

Dans le couvent tenu par les « Franciscains de la Garde de Terre Sainte », le Pape prit ensuite un déjeuner frugal et s'accorda un moment de repos.

 

Puis on se rendit à Capharnaüm, via Tag bah. Capharnaüm fut, après Nazareth, la ville préférée de Jésus : c'est là qu'il s'installa, qu'il enseigna, qu'il accom­plit la plupart de ses miracles, dans ces rues et sur ces places. Les gens venaient l'écouter de la Galilée, de la Samarie, et même de la Judée et, certains jours, pour échapper à la foule qui voulait à tout prix un prodige, il devait se réfugier sur les berges du lac de Tibériade. C'est à Capharnaüm qu'il annonça l'institution de l'Eucharistie. Quand le Pape fut dans les ruines de la Synagogue devant laquelle Jésus avait prêché, il accomplit un geste qui parut improvisé, mais qui avait certainement été longuement médité : il annonça à Mgr Martin et à Mgr Kaldan, de la Garde de Terre Sainte, qu'il les avait nommés évêques. Mgr Martin tomba à genoux. Ces deux nominations, communiquées individuellement, avaient, certes, une signification qui dépassait la reconnais­sance envers les personnes; c'était une réaffirmation de la primauté de Pierre, à qui il revient de confirmer ses frères.

 

Le voyage en Israël allait finir. Quand le Pape, accompagné seulement des trois cardinaux Tisserant, Cicognani et Testa, et de son confesseur, le P. Bevilacqua, monta au mont Tabor, le soleil se couchait presque.

 

Jésus aussi laissa tous ses autres disciples et, « entouré de Pierre, de Jacques et de Jean, monta seul sur une montagne pour prier ». Et, tandis qu'il était en oraison, son visage devint lumineux comme le soleil, ses vêtements blancs comme la neige. Ce fut la Transfigura­tion.

 

Sur la route du retour, le Pape s'arrêta au Cénacle, à la Dormition (l'endroit où l'on croit que la Vierge s'est endormie dans le Seigneur) au mont Sion. Puis il entra dans la Jérusalem jordanienne, par la Porte de Mandelbaum, symbole de la guerre et de la haine. Il la franchit en priant pour la paix.

 

Et nous voici arrivés à la grande rencontre historique!

 

A suivre…

 

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:55

 

Le  23 janvier 1977, (il y a 36 ans)  Notre Seigneur révéla à la Porte-voix qu'il y a des Cardinaux Francs maçons,  au Vatican, qui retiennent le Saint Père prisonnier et qui lancent des excommunications.   Il dit:

 

 " Ne lancez pas le  ban de  l'excommunication,  quand vous-mêmes êtes excommunies   ipso facto.»

 

Selon un article du 13 février,  1975,  issu du "Wanderer",   les Catholiques  sont maintenant  libres de joindre  les Maçons.  Mais  regardez de plus près, les mots  et  la tournure de phrase de cet article.   "  La permission citée, (  i.e.,  de joindre les Maçons   )   était contenue dans un document,   envoyé en juillet 1974,  par le Cardinal Seper et la Sacré Congrégation pour la Doctrine de la foi,   ( note:   elle ne fût pas envoyée par le Pape )  à certaine conférences,   ( pourquoi pas,  toutes  les conférences épiscopales;  l'Église n'est t’elle pas Universelle ) incluant celle des États-unis, dans laquelle, il était dit aux  Évêques   ( en attendant la prochaine publication du nouveau Code du Droit Canon ),    qu'il  pouvaient,  en toute confiance, enseigner et appliquer l'opinion de ces auteurs,  qui maintiennent que le Canon 2335,   ( ordonnant 1'excommunication pour les Catholiques qui deviennent Francs-maçons  ) se réfère uniquement aux Catholiques inscrits dans des associations qui conspirent vraiment contre l'Église.  "

 

Le Pape n'a pas et n'a jamais  sorti un document en contradiction avec le Droit Canon.   L'approuva t’il ?  Était-il seulement au courant ?  Il y a positi­vement de sérieuses raisons de croire,  qu'il ne pouvait pas  le savoir et encore moins 1'approuver.

 

Au moins huit   (8)   Papes ont à plusieurs reprises,  condamné la Maçonnerie,  et réitéré  l'excommunication comme peine pour l'engagement,   les  Évêques et  les prêtres joignent maintenant leur " fraternité ".  Mais ce document cité plus haut, ne pouvait pas  et n'a pas   levé le ban de  l'excommunication,  un fait confirmé quand Notre Seigneur s'adressent aux Cardinaux Maçons dans  le Vati­can,  en disant:  " Vous-mêmes,  vous êtes  excommuniés, Ipso facto.  " Les prêtres et les évêques de plusieurs pays,  qui sont Maçons,  sont certainement responsables pour la rapide progression du modernisme dans  l'Église,  aujourd'hui.

 

 

 

Dans le Message du 23 janvier, 1977, Notre Seigneur les avertit:

 

"Vous êtes du rebelles et des insensés, et vous approchez de la fin !  Quand l'âme du Pape. Paul VI, quittera son corps, il viendra à Moi, et J'irai au Vatican avec, lui à Ma Droite, et Je révélerai cette infâme, trahison ! Car, s'ils ne  cessent pas leurs sataniques manipulations, Je les détruirai  du souffle de Ma bouche. " 

 

Extrait de : INFORMATIONS DU PERE J.F. GAUDZE, supérieur fondateur des: Frères Minimes Franciscains du Verger de Mexico.

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:53

 

 

Lorsque Paul VI arriva à la porte de Damas, ce fut une explosion de délire populaire. Toutes les minutieuses dispo­sitions du protocole et toutes les mesures de sécurité furent annulées par le fougueux élan populaire et la Mercedes noire du Pape fut si entourée, pressée, qu'il n'en put descendre. Cet immense enthousiasme,  qui n'était pas  sans  danger, dépendait d'un fait, lointain dans le temps, mais présent à chaque époque : il y avait une foule identique, menaçante certes, mais tout aussi hurlante, quand Jésus entouré de soldats monta au Calvaire, sur cette même route que le Pape voulait maintenant parcourir en un pieux recueille­ment.

 

Les gens voyaient en Paul VI, le 262° successeur de saint Pierre, le Vicaire du Christ. Aucun personnage civil, si important et célèbre qu'il soit, n'a jamais reçu et peut-être ne recevra jamais un accueil aussi triomphal. Le Pape l'a reçu parce que, dans sa personne, est représenté le Christia­nisme. C'est une réalité que tout le monde a constatée à Jérusalem, à Nazareth, à Bethléem, dans chacun des lieux où il s'est arrêté, pendant les trois jours de son pèlerinage. Pressé par la foule, le Souverain Pontife réussit enfin à descendre de l'auto, protégé par les soldats qui distribuaient des coups de cravache à droite et à gauche, pour contenir les plus déchaînés; plusieurs personnes furent malheureusement touchées, membres de la suite pontificale et journalistes ainsi que le secrétaire du Pape, don Macchi, qui y laissa ses lunettes. Paul VI… fut porté par la vague humaine vers la Via Dolorosa et le cardinal Eugène Tisserant, voyant ce tumulte, eut bien raison de dire : « C'est vraiment un chemin de Croix! » Selon le programme, le Pape aurait dû s'arrêter en différentes stations, pour prier et écouter les méditations de son confesseur, le Père Bevilacqua; mais tout cela tomba à l'eau, y compris l'hymne Mater Dolorosa qu'aurait dû chanter la fameuse cantatrice libanaise Feyroz.

 

Tout à coup, on entendit un cri : « Sauvez le Pape! » et l'on put penser en cet instant que Paul VI, qui n'avait jamais été aussi peu Souverain et aussi mêlé à la foule, était vraiment Père. Il semblait serein, bien qu'un peu fatigué par le voyage et par ce tohu-bohu qui ne lui laissait aucune trêve; la sueur perlait sur son front et quelques pétales de fleurs s'étaient collés sur ses joues et ses cheveux. « Sauvez le Pape! » le colonel Angelini, commandant de la gendar­merie pontificale, était à ses côtés. Le Pape lui demanda : « Que faisons-nous ?» — « Sainteté, il faut trouver un refuge. » Et ce fut un refuge providentiel et pleinement évangélique : le couvent des « Petites Sœurs de Jésus », fondé par le P. Charles de Foucauld.

 

Le Pape franchit le seuil de leur humble maison, descendit un petit escalier raide, entra dans la misérable chapelle de la communauté et s'agenouilla, ou plutôt se prosterna devant l'autel de pierre, nu et dépouillé, sans nappe blanche, réduit à l'essentiel. La tête entre les mains, il était en colloque intime avec Dieu; autour de lui se tenait une couronne de petites sœurs, dans leurs habits bleus, humbles et silencieuses.

 

C'était une scène merveilleuse, d'une indicible émotion. Le Pape priait, réussissant à se recueillir, malgré les clameurs qui parvenaient de l'extérieur, où, évidemment, les soldats jordaniens continuaient à frapper comme des sourds.

 

Une demi-heure plus tard, quand l'excitation de la foule se fut un peu calmée, le Pape se releva, adressa un sourire aux Petites Sœurs et les bénit, en disant : « Priez pour moi, … pour la paix, pour l'unité des chrétiens et surtout, pour les buts de ce pèlerinage. » Il put sortir et gagner le Saint-Sépulcre, lieu où, selon la tradition, fut déposé le corps du Christ.

 

Cette basilique, partagée entre les différentes communautés chrétiennes, est maintenant réduite à un état pitoyable, toute étayée par des soutiens provisoires, en attendant que soient entreprises les réparations prévues par l'accord conclu en 1958 entre catholiques et orientaux dissidents. Elle est le miroir de la division des chrétiens, le scandale architectural de ces neuf siècles  de  séparation. Dans  la  chapelle du Saint-Sépulcre,  tenue par les catholiques, le Pape dit la Sainte Messe, au milieu d'une foule qui l'entourait de très près. Au moment de la consécration, un câble électrique s'incendia et la lumière s'éteignit pendant quelques minutes; avant que ne se mettent à fonctionner les groupes électrogènes déjà installés, les lieux furent éclairés par la lueur tremblante des bougies, comme aux temps de la chrétienté primitive. Puis, ce fut l'affolement; les gens fuyaient de tous côtés, en criant « Au feu!... au feu!... »

 

Seul le Pape resta calme et tranquille et poursuivit la célébration, tandis que le petit incendie était dompté d'un jet d'extincteur. Lorsqu'il prononça les paroles de la consécra­tion, la voix de Paul VI fut brisée par un sanglot, comme cela était déjà arrivé, un peu plus tôt, à la lecture du passage de l'Évangile qui raconte l'apparition à Marie-Madeleine, de Jésus déguisé en jardinier. Et de nouveau les larmes jaillirent de ses yeux lorsqu'il prononça cet admirable discours, qui n'était pas un discours, mais un entretien de prière avec la foule, des invocations alternées, commencées par le Pape et complétées par les fidèles.

 

Aucune messe de Jean-Baptiste Montini, pas même la première — qu'il célébra en 1921 — ne l'aura ému autant que celle-ci, célébrée sur les lieux mêmes de la sépulture du Christ. Quand le Pape sortit de la basilique, il fut littéralement soulevé par la foule; on le vit ondoyer, tandis que, soutenu par la marée, il descendait l'escalier pour regagner sa voiture.

 

Aussitôt après eut lieu l'audience accordée au Patriarche grec orthodoxe Benedictos et au Patriarche arménien orthodoxe, Derderian, au siège de la délégation apostolique, sur le Mont des Oliviers. Paul VI, en un geste extraordinaire, rendit sa visite à Benedictos, au siège du Patriarcat grec orthodoxe, distant d'un kilomètre environ, toujours sur le Mont des Oliviers. Puis, rentré à la délégation, le Pape dîna très simplement, à la même table que le Délégué apostolique, Mgr Zanini, le P. Bevilacqua et ses deux secrétaires.

 

La délé­gation apostolique est une modeste villa, qui rappelle bien des maisons bourgeoises, avec des corridors étroits, pleins de bouquets de fleurs et de cadeaux pour l'hôte illustre. La salle à manger est au fond du couloir à droite, au rez-de-chaussée. A 22 h 02 la porte s'ouvrit et Paul VI se trouva face à un groupe de journalistes, qui stationnaient là, dans l'attente de détails. Tous s'agenouillèrent, mais le Pape, les saluant avec amabilité, leur dit : « Ne vous dérangez pas, ne vous dérangez pas, » et il remonta rapidement l'escalier qui conduit à l'étage supérieur, où se trouvait son appartement.

 

II allait réciter le bréviaire : « Je dois encore dire Vêpres et Complies, » avait-il expliqué, quelques minutes plus tôt, à ses quatre commensaux. Les trois sœurs « Filles de Notre-Dame du Mont Calvaire », au service de la délégation, apparurent timidement sur le seuil de la cuisine, quand le Pape fut remonté dans sa chambre. Elles étaient radieuses, mais, en même temps, craintives. L'un des prélats les ras­sura : « tout s'est très bien passé. »

 

Mais la première journée historique de Paul VI en Terre Sainte n'était pas encore terminée. Il se rendit d'abord au collège gréco catholique de Sainte-Anne, où il reçut la hié­rarchie catholique orientale, puis à la basilique de Gethsémani, pour l'Heure Sainte. C'est là que Jésus pleura, qu'il pria, « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que ta volonté soit faite! » C'est là que son âme fut «triste jusqu'à la mort », là qu'il fut capturé après la trahison et le baiser de Judas. Chaque premier jeudi du mois et chaque Vendredi Saint, pour rappeler cet épisode de la Passion de Jésus, on répète l'Heure Sainte et le Pape a voulu le faire aussi, comme le plus humble des pèlerins, pour conclure sa première journée.

 

Le chœur chantait à voix basse les versets évangéliques, qui rappellent la Passion; puis, de temps à autre, un religieux lisait un passage de l'Évangile en diverses langues : latin, grec, arabe, arménien, slave, copte égyptien. Après chaque lecture, Paul VI récitait une prière. A la fin, il s'approcha de l'autel et se prosterna à terre, pour baiser la roche sur laquelle le Christ passa les mémorables heures de sa veillée douloureuse, pendant que ses disciples dormaient.

 

La voûte qui domine l'autel représente justement cette scène : le Christ est assis sur un rocher, qui a presque la forme d'un trône; il est abattu, prostré, mais son regard est ferme; en haut, apparaît la vision du Père. Le Pape, avant la bénédiction, commença le Pater noster, récité par tous les assistants. Puis, sans prononcer le discours que son secrétaire tenait déjà prêt dans une bourse en cuir, il retourna à la délégation apostolique.

 

A suivre…

 

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:28


 

Cette lettre du Pape Paul VI, à l'Archevêque Marcel Lefebvre, datée du 11 octobre, 1976, fut publiée le 9 décembre, 1976, provenant de 1'Observatore Romano, et exploitée et republiée par plusieurs journaux et revues dites 'Catholi­ques', incluant le "Wanderer" est un faux.

 

Le style et les expressions n'étaient pas celles du Pape Paul VI, et en réalité, cette lettre ne fut pas écrite par le Saint Père.

 

Parlant à la 'Porte-voix', le 18 janvier, 1977, le Christ demanda la publication de Son Message, afin que le monde puisse connaître la vérité et l'innocence de Son bien-aimé Vicaire, Paul VI.

 

Il dit: " La lettre, qu'eux, (les maçons du Vatican) ont maintenant publiée, concernant Le, (Cardinal) Lefebvre,... n'est pas de Paul VI; il n’est même pas au courant..."

 

Quand le Saint Père rencontra l'Archevêque Lefebvre, à  Castel Gandolfo le 11 septembre 1976, l'Archevêque Benelli était présent et prenait des notes. Ces notes ont apparemment servi comme base à la dite lettre. Et com­me Mgr. Lefebvre n'y donnait pas de réponse, ils la publièrent dans 1'Observa­tore Romano, dont l'assistant directeur est le Franc maçon, Mgr. Virgilio Levi.

 

Ainsi, en envoyant des lettres du Vatican, à Mgr. Lefebvre, les ennemis de l'Église, donnent l'impression que le Pape et Lefebvre sont en oppo­sition l'un contre l'autre, alors qu’en réalité, ils ne le sont pas du tout.

 

L'Archevêque Lefebvre est un Cardinal... !

 

Les mots dont le Christ s'est servi, en parlant à la 'Porte-voix', le 18 janvier, 1977, étaient: " La lettre qu'eux (les Maçons du Vatican), ont maintenant publiée, n'est pas, de. Paul VI... "

 

Pourquoi le Christ parle t’Il de lui comme d'un Cardinal ??? Au dernier Consistoire, quand Paul VI nomma (les) deux Cardinaux et les éleva officielle­ment au rang de Princes de l'Église, il retint deux noms. Alors, deux évêques furent élevés 'in pectore', dans son coeur. Il y eut spéculation dans la pres­se, à savoir que ces deux (non mentionnés), pouvaient être des évêques de pays communistes, et que leurs noms ne furent pas révélés en raison de leur propre sécurité.

 

Maintenant, dans Son Message, Notre Seigneur nous éclaire: L'Archevê­que Lefebvre fut élevé au rang de Cardinal, par Paul VI, in pectore, dans son coeur.

 

Évidemment, il récompensait Mgr. Lefebvre, pour s'être tenu debout, à la défense des vrais enseignements de l'Église, de la Tradition et des sept Sacrements. Aux yeux de Dieu, quand un évêque est élevé au rang de Cardinal, publiquement ou in pectore, il est un Cardinal pour toute l'éternité.

 

Extrait de : INFORMATIONS DU PERE J.F. GAUDZE, supérieur fondateur des: Frères Minimes Franciscains du Verger de Mexico.

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:27

 

 

Deux minutes avant que le soleil du 4 janvier 1964 ne se levât, le Pape était descendu dans la cour de Saint-Damase, au Vatican, et avait pris place dans sa voiture, la Mercedes immatriculée SCV I. En quittant la place Saint-Pierre, il avait demandé au chauffeur de s'arrêter en cours de route, à la prison de Regina Coeli. Ainsi son pèlerinage s'ouvrait-il sur un épisode vraiment évangélique. Comme Jean XXIII l'avait fait à Noël 1958, il parla aux détenus en un langage simple et émouvant.

 

« Je suis venu vous apporter ma bénédiction et vous dire qu'en Terre Sainte je me souviendrai de vous dans ma prière. »

 

Puis, le cortège pontifical, salué par des milliers de per­sonnes malgré l'heure matinale, avait atteint Fiumicino, où les autorités italiennes conduites par le Chef de l'État et les diplomates accrédités auprès du Saint-Siège et du Quirinal, avaient présenté leurs hommages au Pape, avant qu'il ne prît place dans l'avion d'Alitalia. L'appareil, un DC 8 flam­bant neuf, dédié à Léon Pancaldo, était arrivé à Fiumicino le 13 décembre, de l'usine de Long Beach. Avant le départ, Paul VI avait voulu connaître, un par un, tous les membres de l'équipage, depuis le commandant Jean-Marie Zuccarini jusqu'au steward Grégoire Farabegoli; il s'était ensuite rendu dans la cabine de sa suite pour lui souhaiter bon voyage.

 

Puis il s'était retiré dans sa cabine avec ses secrétaires Don Pascal Macchi et don Bruno Rossi. Il avait pris place dans le fauteuil qui lui était réservé, un fauteuil d'avion ordi­naire, et avait attaché sa ceinture de sécurité. A 8h. 30, l'avion commença à rouler pour se mettre en position de vol. Puis il prit sa course et augmenta sa vitesse, tandis que les quatre réacteurs rugissaient. Le Pape regardait par le hublot et suivait la manœuvre avec un extrême intérêt.

 

« Le rêve de ma vie a toujours été de visiter la Terre Sainte » avait-il dit, pendant la première session de Concile, à Mgr Hackim, archevêque de Nazareth. L'avion volait maintenant à 900 km à l'heure, et son rêve, continuellement renvoyé en raison de ses engagements, se réalisait enfin.

 

A bord, le Saint-Père conversa avec les cardinaux Tisse­rand et Cicognani et avec Mgr Dell'Acqua; pour son déjeuner, il demande un bouillon léger, du poulet avec de la purée et une pomme; il ne voulut aucune boisson, sinon un peu d'eau minérale. Au-dessus de Chypre, il y eut un moment d'inquié­tude : d'Ammam parvenait la nouvelle qu'une brume épaisse pesait sur l'aéroport et que, si elle persistait, l'atterrissage serait très problématique, étant donné qu'il n'y avait pas de radar. Que faire ? La décision fut remise au Pape. « Atten­dons,  dit-il,  nous  déciderons plus  tard.   »

 

Pendant cette demi-heure  d'incertitude, les gens vécurent des moments d'enthousiasme à Beyrouth et à Damas, les deux aéroports de dégagement, dans l'espoir que le brouillard augmenterait et que, par conséquent, l'avion du Pape atterrirait sur l'un des deux terrains. Un bimoteur de la ligne aérienne libanaise fut aussitôt préparé à Beyrouth, pour accueillir le souverain pontife et sa suite et les conduire à Ammam, où un appareil plus petit qu'un quadriréacteur peut atterrir sans difficulté, par n'importe quelles conditions atmosphériques. Mais l'espé­rance des Libanais et des Syriens fut d'aussi courte durée que les sombres préoccupations des jordaniens qui attendaient le Pape avec impatience. Le brouillard se dissipa sur Ammam et la visibilité devint meilleure.

 

A l'aéroport, un vent glacé d'hiver ridiculisait les télé­grammes répétés d'un journaliste américain, qui avait demandé quelques jours auparavant au Tourist Office, de lui réserver une « chambre avec salle de bains, et surtout, avec air conditionné ».

 

Avec un quart d'heure de retard, le quadriréacteur du Pape apparut dans le ciel : il était 13-14 h (heure locale) et le départ de Rome avait eu lieu trois heures et vingt-cinq minutes plus tôt. L'atterrissage fut parfait et, quand Paul VI apparut dans l'encadrement de la porte, des applaudisse­ments frénétiques éclatèrent, en même temps que les vivats en italien, en arabe et dans toutes les langues du monde. Les Viva il Papa alternèrent sans interruption avec l'expression arabe équivalente Ya Ya el Baba. Tout en écoutant les hymnes, pontifical et jordanien, sur le podium à côté du roi Hussein, le Souverain Pontife souleva son chapeau et l'agita, en signe de salut. Ce geste provoqua de nouvelles manifestations délirantes. Après une brève conversation avec le roi Hussein, la présentation des personnalités et un échange de discours chaleureux, le Pape commença son voyage vers Jérusalem.

 

Les  rues  d'Ammam  regorgeaient  de  monde,  une  foule misérable dans laquelle se trouvaient des milliers de ces réfugiés palestiniens qui vivent dans des baraques, sur les collines, autour de la capitale. Arcs de triomphe partout, orchestres et ensembles de cornemuses : une fête populaire mais contenue dans les limites de la discipline. Du reste, les ordres d'Hussein étaient précis et sans équivoque : tirer à vue, au moindre signe de troubles. Mais ces dispositions, dictées par une excessive prudence, étaient superflues, et leur caractère radical montrait bien qu'elles constituaient un aver­tissement  plutôt  qu'une  réelle  menace;   autrement,  elles auraient été en opposition évidente avec la signification de la visite du Pape, héraut de la paix.

 

Quoi qu'il en soit, on pouvait voir les mitrailleuses sur les toits, sur les balcons, aux coins des rues et partout des blindés, comme pour un siège. Sur la route carrossable, ouverte en 1958, d'Ammam à Jérusalem, et longue de 94km, le déploiement de forces était également imposant : sur chaque hauteur, un soldat, et, ici et là, des patrouilles motorisées et blindées.

 

Le Pape traversa la Judée, une région si âpre, si sauvage, misérable et triste que la passion, la mort (mais aussi la résurrection) de Jésus, ne pouvaient se dérouler dans un cadre géographique plus approprié.

 

Quelques kilomètres après la dépression de la Mer Morte, on arrive au pont sur le Jourdain, qui, jusqu'à il y a vingt ans, séparait la Palestine de la Transjordanie. Le Jourdain est un tout petit fleuve, à peine plus qu'un ruisseau; son eau est jaunâtre et bourbeuse et pourtant il est sans conteste le fleuve le plus important de l'histoire humaine : le Tibre, le Danube et la Moscova disparaissent devant lui. Ici, Jésus fut baptisé; ici, il fut annoncé par Jean-Baptiste. On peut se demander, en regardant cette eau, comme l'a fait le Pape en une halte pleine de dévotion, ce que serait le monde d'au­jourd'hui si, il y a deux mille ans le Christ n'était pas venu, et ce que serait la civilisation, radicalement transformée par ce misérable Galiléen, qui reçut dans ces eaux un baptême sans pompe et sans solennité.

 

Le Souverain Pontife s'arrêta pour les contempler et, autour de lui, les autorités s'écartèrent, respectant sa brève méditation. On fit de nouveau une courte halte à Béthanie, où Jésus ressuscita Lazare, frère de Marthe et Marie : c'est une pauvre bourgade qui, en arabe, s'appelle El Lazaria, pour rappeler justement le prodige accompli par le Christ. En Palestine, chaque pierre, chaque vallée, chaque colline ramène au Christ et c'est là qu'est la signification, très simple et très profonde, du pèlerinage de Paul VI; signification que notre monde compliqué ne parvient pas à comprendre, cherchant de secrètes raisons, d'autre nature, qui n'existent pas. Et pourtant, quel autre lieu que la Terre Sainte pouvait constituer le but logique, naturel, du voyage d'un Pape ?

 

Enfin, au terme de cet après-midi du samedi 4 janvier, le cortège pontifical arriva à Jérusalem, à la Porte de Damas, dans la vieille ville, juste à l'entrée de la Via Dolorosa. C'est une ruelle tortueuse qui serpente parmi les maisons serrées et si proches qu'on peut les toucher en ouvrant les bras; d'habitude, il y a un marché arabe, l'un de ces souks orientaux où l'on peut trouver de tout, parmi mille odeurs où domine l'acre parfum du rôti de mouton. Dans ce boyau étroit et suffocant se pressait une foule fantastique, incroyable, que la police, pourtant nombreuse et décidée, ne réussissait déjà plus à contenir, une heure avant l'arrivée du Pape. Sur les côtés de la route en lacets qui, de la vallée du Cédron monte à Jérusalem, il y avait des milliers et des milliers de personnes, arabes et européens, musulmans et catholiques,  orthodoxes  et  coptes ;   des  groupes   d'enfants   des  écoles  catholiques   présentaient   des   branches   de   palmiers,   des rameaux d'oliviers et des bouquets de fleurs comme l'avaient fait leurs ancêtres il y a deux mille ans, quand le Christ était entré dans la cité sainte, monté sur une ânesse, symbole de paix et de douceur.

 

C'était maintenant le Pape qui venait, le premier Pape qui posât le pied en Terre Sainte, vingt siècles après le passage de Jésus, et tous se rendaient compte de l'immense privilège qui les avait touchés. A quelques pas de la Porte de Damas, au sommet de Jérusalem, courent des fils de fer barbelés et des chevaux de frise qui forment une nouvelle couronne d'épines, posée cette fois sur la tête de la ville pour séparer la partie jordanienne de l'israélienne. Au milieu, pour bien marquer la division, il y a la « terre de personne », le no man's land, représentation exacte de la haine et de l'abandon.

 

Les maisons sont vides, démolies par les canonnades et tout autour pousse la broussaille, comme dans une jungle. D'un côté les Israéliens, de l'autre les Arabes : ils s'ignorent mais sont pourtant prêts à tirer les uns sur les autres au moindre prétexte. C'est ainsi depuis quinze ans, depuis la guerre de 1948 : la paix, l'armistice plutôt, est très précaire et, en cinq ans, la présence du Pape a apporté le premier souffle de sérénité et de détente. Au cours des journées qui ont précédé son arrivée, Arabes et Israéliens ont travaillé, coude à coude, à mettre les routes en état, à nettoyer les places, à installer les arcs de triomphe et les drapeaux sur leurs hampes. Ce sentiment de sérénité momentanée était presque un soulage­ment pour la longue, l'exaspérante tension, et on le sentait dans le cœur des gens, de ceux qui remplissaient les routes et les places de la Jérusalem jordanienne, comme de ceux qui se pressaient aux fenêtres, sur les murs, les tours et les toits de la Jérusalem israélienne.  

 

A suivre…

 

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:54

 

 

 

A la mi-août, Paul VI trouva donc dans son courrier le pli provenant de Nazareth. Il le lut attentivement. Il était accompagné d'une lettre signée par Paul Gauthier, et par une quinzaine de prêtres de la congrégation et d'ouvriers chrétiens arabes et juifs. La lettre disait en substance : « Saint Père, pourquoi ne venez-vous pas en Terre Sainte ? Le monde comprendrait un geste de ce genre. » Paul VI dut être frappé par cette invitation qui coïncidait avec sa secrète inspiration. Il demanda au cardinal Lercaro des informations plus détaillées sur les Compagnons et le cardinal lui apporta un petit livre du P. Gauthier, intitulé « Jésus, l'Église et les pauvres ». Il paraît qu'il l'a longuement médité, en cette veille de la reprise du Concile, qui devait débattre de thèmes sociaux en même temps que de grands problèmes théolo­giques. Aux premiers jours de novembre deux ecclésias­tiques partirent pour la Terre Sainte protégés par un secret absolu qui n'a jamais été divulgué; ce n'étaient pas deux quelconques pèlerins mais don Pascal Macchi, secrétaire privé du pape, et Mgr Jacques Martin, de la Secrétairerie d'État. Ils restèrent cinq jours en Palestine et y rencontrèrent de nombreuses personnalités pour préparer le voyage du Souverain Pontife.

 

L'annonce en fut donnée par Paul VI en personne, dans le cadre le plus solennel, à Saint-Pierre, devant 2,200 pères conciliaires, qui assistaient à la cérémonie de clôture de la seconde session, le mercredi 4 décembre. A la fin de l'allocution et après avoir examiné les résultats des travaux, le Pape suspendit un instant sa lecture, releva les yeux et dit : « Permettez-Nous un dernier mot, pour vous communiquer un projet qui depuis longtemps mûrissait dans Notre âme et que Nous Nous sommes décidés aujourd'hui à rendre public, devant une assemblée aussi choisie et aussi significative. La conviction que, pour l'heureuse conclusion du Concile, il faut intensifier les prières et les travaux, est si vive en Nous que Nous avons décidé, après mûre réflexion et de nombreuses prières, de Nous faire Nous-même pèlerin sur la terre de notre Seigneur Jésus-Christ. »

 

Les applaudissements écla­tèrent dans la Basilique, tandis que la nouvelle, transmise par la radio et la télévision, suscitait une heureuse surprise dans le monde. Le Pape poursuivit, expliquant les raisons, l'esprit et les buts de son pèlerinage : « Nous voulons, en effet, si Dieu Nous assiste, Nous rendre en Palestine en janvier prochain,  pour  honorer  personnellement,  sur  les   Saints Lieux où Jésus naquit, vécut, mourut, ressuscita et monta aux cieux, les premiers mystères de notre salut : l'Incarnation et la Rédemption. Nous verrons ce sol béni d'où Pierre partit et où ses successeurs ne revinrent plus; Nous y retour­nerons très humblement et pour très peu de temps, en signe de prière, de pénitence et de rénovation, pour offrir au Christ son Église, pour rappeler à elle, une et sainte, les frères séparés, pour implorer la divine miséricorde en faveur de la paix parmi les hommes, cette paix qui, ces jours-ci encore, montre à quel point elle est faible et tremblante ; pour supplier enfin le Christ Seigneur pour le Salut de l'humanité toute entière. »

 

Les réactions à cette nouvelle exceptionnelle furent partout immédiates et enthousiastes, de la part des hommes poli­tiques comme des personnalités religieuses, si l'on excepte les quelques manifestations de très mauvais goût auxquelles s'est abandonnée la presse égyptienne, contrôlée par le gouverne­ment. Le patriarche de Constantinople, Athénagoras, qui désirait rencontrer le Pape depuis des années, malgré les difficultés soulevées par l'église grecque orthodoxe, fit une déclaration d'une énorme importance : « Ce serait une œuvre de la Divine Providence si, à l'occasion du pèlerinage sacré de Paul VI, les chefs de toutes les églises d'Orient et d'Occident, des trois confessions (catholique, orientale et protes­tante) se réunissaient dans la ville sainte de Sion, afin d'ouvrir une nouvelle et véritable route de l'unité pour la gloire de Notre Seigneur, pour le bien de l'humanité, pour son salut et pour l'accomplissement de la volonté de Jésus.

 

La proposition de réunion des chefs de la chrétienté autour de Paul VI fut ainsi lancée et suscita à Rome des consen­tements immédiats parce qu'elle coïncidait avec l'ardent désir qui était à l'origine du pèlerinage.

 

Pourtant, on ne sait pas grande chose des réponses précises que firent les diverses églises orthodoxes au projet d'Athénagoras. L'Église de Grèce commença par tergiverser, puis se révéla hostile, dans l'ensemble de sa hiérarchie. Le patriarche orthodoxe de Jérusalem, Benoît Ier, se montra peu favorable au début; puis, devant l'insistance du Gouvernement grec, accepta, à condition que son autorité ne s'en trouvât pas diminuée; il sera donc le premier à rencontrer le Pape et celui-ci rendra sa visite à Athénagoras, au siège du patriarcat. Le patriarche orthodoxe d'Antioche Théodose IV, commu­niqua à une agence qu'il approuvait le dessein d'Athénagoras, dans un esprit de courtoisie chrétienne.

 

Quant au patriarche de Moscou, qui s'était déjà préoccupé de ne pas laisser s'instaurer dans l'orthodoxie, une primauté effective, il se montra réticent au début; quand la rencontre d'Athénagoras avec Paul VI fut décidée, il déclara qu'il considérait la chose comme une initiative personnelle du patriarche de Constantinople, qui n'avait par conséquent rien à voir avec les décisions prises à Rhodes, relatives à la mise en train d'une conversation de toute l'orthodoxie avec l'Église de Rome, sur un pied d'égalité. Dans son message du 28 décembre dernier, Alexis ajoutait qu'il aurait volontiers, lui aussi, effectué un pèlerinage en Terre Sainte, si sa santé le lui avait permis.

 

En attendant, les échanges entre Constantinople et Rome allaient bon train. Le père Duprey, vice secrétaire de la section orientale du Secrétariat pour l'union des chrétiens, apportait le 10 décembre une lettre du cardinal Béa à Athénagoras. Le 27 décembre arrivait à Rome, envoyé officiellement par le patriarche et le Saint Synode de Constantinople, le métro­polite de Thiatira qui s'appelle aussi Athénagoras; il fut reçu le lendemain en audience privée par le Souverain Pontife…  au terme de son entretien avec le souverain pontife, se dit bouleversé par l'émotion et ajouta : «Après des siècles de silence, l'Occident latin et l'Orient grec, mus par un respect, et un amour mutuels, inspirés par l'Évangile et par leurs cœurs chrétiens, s'apprêtent à se rencontrer pour un échange de vues et de salutations fraternelles et pour ouvrir, si possible, un dialogue de compré­hension pour la paix du monde et le progrès de l'Église de Dieu. »

 

II est intéressant de noter que, dans son adresse au Souverain Pontife, le métropolite avait dit : « Votre prédécesseur de bienheureuse mémoire, Jean XXIII, convoqua le second concile Vatican pour un rajeunissement de l'Église Occidental. Peut-être Votre Sainteté est-elle appelée, en qualité : premier évêque de l'Église, avec le consentement des autres patriarches et chefs des Églises d'Occident et d'Orient, convoquer, en une conférence pan chrétienne, tous les représentants des Églises chrétiennes, pour examiner, dans l’amour et dans la compréhension, comment combattre le péché, comment protéger l'Église, la paix, et la liberté du monde, menacées par des ennemis communs : l'athéisme et tyrannie. » On retrouve dans ces expressions les idées chères au patriarche de Constantinople : une réunion de tous les chefs des églises chrétiennes pour une collaboration réciproque et un front commun contre l'athéisme matérialiste communiste. Pour conclure ces échanges, le patriarche Athénagoras annonçait publiquement à ses fidèles, dans son discours du nouvel an, sa rencontre avec Paul VI en Terre Sainte, commentant : « C'est un grand événement que je vous annonce en ce jour de fête. »

 

A suivre…

 

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:52

 

 

Sous prétexte de fausse charité qui veut unir tous les hommes, on a vou­lu atténuer ou même ignorer les divergences religieuses, à l’encontre de la Vérité qui est le Verbe Incarné, Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Une union à réaliser: Celle des Orthodoxes et des Protestants, si l’on veut poursuivre l'union avec les autres sectes.

a) Union avec les Grées Orthodoxes: Qu'est-ce qui sépare les Orthodoxes de l'Église ? Le pouvoir de juridiction du Pape.

 

1.)  Il faudra donc réduire ce pouvoir, en augmentant celui des groupes d'Évêques, des Conférences Épiscopales: qui auront un pouvoir per­mettant d'assimiler les Églises Orthodoxes; qui reconnaîtront au Pape une primauté d'honneur.

Pour cela, faisons valoir le principe de collégialité qui, de soi, tend à obliger le Pape à consulter ses collègues et enfin à res­pecter la majorité des voix.

 

2.)  Par la Sacramentalité de l'Épiscopat, tendre àdonner à l'Évêque sa juridiction de par son sacre et à enlever sa dépendance totale du Pape.     

 

3.)         Enlever tout ce qui, psychologiquement, gêne les Orthodoxes. Multi­plier les contacts, leur rendre les mêmes honneurs qu'aux Évêques catholiques, enlever l'excommunication. Rendre les reliques qui leur ont été enlevées. Offrir des excuses pour ce qui a été fait contre eux, etc...

 

Jusque là, la foi pouvait paraître sauve; paraître: car c'était toucher à la constitution fondamentale de l'Église basée sur la primauté de Pierre. C'était fausser les notions traditionnelles du Collège Apostolique, en essayant de lui ap­pliquer la notion de collégialité abstraite. C'était introduire à nouveau 1'êpis-copalisme, soit un ferment d'indépendance dans l'épiscopat, tenté par la formation d'Églises nationales et autocéphales.

 

b)     Union avec les Protestants. Leur présence au Concile est un fait sans précédent et assez significatif d'une volonté de réduire au minimum les di­vergences.

Si le danger de l'union avec les Orthodoxes étaitpérilleux pour la Véri­té de la Constitution de l'Église, telle que Notre Seigneur l'a voulue, il est beaucoup plus grave de vouloir à tout prix une union avec les Protestants.

 

Toutes les erreurs et conséquences du modernisme, du naturalisme, du libé­ralisme, sont à craindre. Le protestantisme véhicule toutes ces erreurs, et en a été la source. Ne plus obliger à l'abjuration des erreurs, mais chercher à détrui­re les barrières qui nous séparent des protestants: barrières liturgiques, canoni­ques, théologiques, scripturaires qui justifient les barrières liturgiques et ca­noniques.

 

C'est l'Église entière, dans sa définition, sa constitution, ses relations avec la société civile, son droit public: en définitive, toute sa tradition, sa conception du sacerdoce, de son esprit missionnaire, sa sociologie, qui en seront bouleversées.

 

C'est l'introduction d'un humanisme naturaliste, négateur de toute foi, du Credo, de la grâce, du Sacrifice propitiatoire, du péché originel, qui détrui­ra l'Église de fond en comble.

 

D'où les schémas d'oecuménisme, de liberté des religions, de l'Église dans le monde, où prédominent la conscience personnelle, le libre examen, la li­berté dans la culture et les arts, dans le mariage, la reconnaissance de l'objection de conscience, le pacifisme, etc…

 

Pour arriver à ce rapprochement, à cette réunion, on sacrifiera l'honneur de l'Église, la dignité de Pierre, de l'Épiscopat catholique, la dignité incomparable du Sacerdoce catholique, le trésor mystique de la Liturgie, du Sacrifice et des Sacrements. Rien ne résistera au désir de cette folle unité: ni la gloire de Dieu, ni le Sang du Christ Rédempteur, ni le mérite des martyrs, ni le zèle des missionnaires. On fera bon marché de tout cela pour cette chimère de l'unité dans l'erreur et le mensonge.

 

Que l'on songe aux conséquences pour l'Église, de cette fureur oecuménique, et l'on s'apercevra que rien n'a résisté. Malheur à ceux qui s'y opposent; malheur bien plus certain à ceux qui sont à l'origine de ces blasphèmes et de ces sacrilèges, qui ignorent la gloire de Dieu et la pérennité de la Vérité et de Sa Parole: ceux-là encourront les malédictions divines.

 

D'où, nous ne pouvons pas, ne pas conclure que ce dernier Concile a été rédigé et inspiré par des modernistes et que tout a été fait en fonction de ce but, consciemment par certains, inconsciemment par d'autres.

 

On ne sortira de cette impasse que par le retour à la foi pure et intégrale. La foi est une et intègre: elle n'autorise pas de compromis avec l'erreur.

 

On ne fait pas 1'aggiornamento de la Foi.

 

Marcel Lefebvre,

Archevêque de Synnade,

Melbourne, le 19 février 1973.

 

Note de l'Éditeur australien.

D'autres écrivains, Patric Omlor en particulier, ont démontré que Vatican II, est en vérité un Concile hérétique, qui doit être totalement rejeté, malgré les bons points qu'il a soulignés: parce que ces bons points ne sont pas nouveaux. On peut les retrouver dans le contenu de l'ensemble des enseignements catholiques. Mais on s'en est servi d'une manière diabolique pour dorer la pilule des nombreu­ses hérésies de ce Concile. Personne n'a encore répondu aux arguments basés sur la raison, présentés par Omlor: nos Évêques ont opté pour la politique du silence.

 

Yves Dupont,

World Trends

P.O.Box 180, Hawthorne,

Vie. 3122, Australia.

 

Extrait des cahiers de :

Louis de France, T.O.S.F.   (1975)

 

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